Scrivener 3 : regler les objectifs pour le NaNoWriMo

Le NaNoWriMo2018 commence aujourd’hui 1 novembre. Des milliers d’auteurs s’attellent à leur clavier autour de la planète.

Pour les NaNoScrivoNautes sur Scrivener3 pour Mac voici comment on peut régler les objectifs du projet d’écriture dans Projet. On voit ensuite les objectifs dans la barre de Recherche rapide.


Barre de menu du haut : Scrivener > Projet Afficher les objectifs du projet

NaNoObjectifs

Objectif de Session : par défaut 100 000 mots, on baisse à 50 000 mots pour le NaNo. Lorsque l’échéance est réglée au 30 novembre 2018 (écran suivant), Scrivener calcule l’objectif de session quotidienne, 1 666 mots.

1NaNo-obectifs


Objectif de l’ébauche au 30/11/2018
 2Objectifsebauche


Objectif de session selon vos habitudes d’écriture

3ObjectifSession


Le titre se voit dans la barre de Recherche rapide (si vous avez remplacé Ébauche par le titre de votre ouvrage en cours).

6BarreTitre

Le suivi se voit rapidement dans la barre de Recherche rapide à côté du Mode Groupe. Nombre de mots écrits par rapport aux objectifs du projet et des sessions.

5BarreRechercherapide

Bon démarrage du NaNo2018. Belles écritures !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 1 novembre 2018


portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour MacWindows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.
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Jean Azarel : biographie et bibliographie

Jean Azarel est mon artiste-invité de cette fin de mois d’octobre, my writing guest-star. J’ai présenté hier la genèse de son livre Waiting for Tina. Aujourd’hui, je présente l’auteur, ses influences littéraires, ce qu’il écrit.


Nous nous sommes connus grâce à Bernard Bacos du site Paris 70. Bernard avait ouvert son carnet d’adresses à Jean pour qu’il puisse contacter des personnes ayant connu Tina Aumont. Bernard m’envoyait Jean, poète de l’édition traditionnelle, pour que je l’initie à la publication numérique et le fasse bénéficier de mon expérience en la matière.

Nous nous sommes rencontrés chez moi à Kerantorec, lorsqu’il séjournait en Bretagne et les rencontres ont toujours été passionnantes. Il avait collaboré à un livre avec un poète breton, le poète-marin pêcheur de Plœmeur-Fort-Bloqué, Alain Jégou que j’avais eu l’occasion de croiser lors des Rencontre poétiques à la médiathèque de Bannalec le 28 mars 2009. Je l’avais photographié avec sa consœur et voisine Guenane de Larmor-plage et son confrère Alain le Beuze de Moëlan-sur-mer.

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Alain Jégou, Guénane, Alain le Beuze Rencontre poétiques médiathèque de Bannalec, 28-03-09

Nous avons développé une belle connivence au cours de nos rencontres, dont une avec sa femme Anne Kervoas, qui nous a captés de dos en contemplation sur un banc devant le port le Merrien en fin d’été 2017.

gaelle et jean août 2017

Cet été nous nous sommes retrouvés pour travailler dans mon bureau au manuscrit final de Waiting for Tina. Une belle expérience éditoriale. Travailler sur un beau texte, riche, documenté, est toujours un bonheur et un honneur. Un vrai voyage aussi par les rencontres multiples faites par Jean Azarel à l’occasion de ses recherches. Et enfin, un bel hommage à Tina, contribution à un tombeau digne d’elle.

La fin de la session nous avait trouvés à Kerfany par temps de tempête. Nous avions même réussi à faire un selfie !

Selfie_Azarel_Kermen
Selfie de Jean Azarel et Gaelle Kermen à Kerfany par petit temps de tempête le 26 août 2018

Pour mieux connaitre Jean Azarel, voici sa biographie sommaire.

Biographie de Jean Azarel

Jean AZAREL est né en 1954 dans l’octobre blond du Saint-Laurent (Montréal/Canada). Réside dans le Gard, près d’Uzès. Marié à Anne KERZEAS, peintre et céramiste, deux enfants.

Dans la filiation d’un père journaliste, poète et écrivain, gribouille des petits romans policiers et des histoires de cowboys et Indiens dès l’âge de 8 ans.

Après des années de silence volontaire, retour à l’écriture en 1995. Puise son inspiration dans la comédie du quotidien, la baie d’Audierne et les pentes granitiques du Mont Lozère pour fabriquer des œuvres éclectiques où se côtoient humour acide, témoignages de vie, rock and roll attitude, et romantisme quasi mystique.

Écrivains références : les poètes de la Beat Generation, Luc Dietrich, Arthur Rimbaud, les romanciers scandinaves, et parmi les contemporains Roger Boutefeu, Perrine Le Querrec, Alain Jégou, Jack Alain Léger, Marlène Tissot…

Invité pour des lectures performées, seul ou accompagné d’autres artistes, notamment l’écrivaine Karin HUET, et le musicien KERITY. Depuis 2016, le guitariste de rock Hérold YVARD met ses textes en paysage sonore. Parmi ses dernières prestations : la ZAL (Zone d’Autonomie Littéraire) de Montpellier, les Maisons de la Poésie de Rennes et Avignon, le Festival de Poésie Nomade en Lubéron, Carré d’Art à Nîmes, Voix vives à Sète.

Présent dans de nombreuses revues : Dissonances, Squeeze, Contre Allées, Nouveaux Délits, Traction Brabant, Teste, La Volée, les Cahiers de Tinbad, Violences, Ouste, Microbe…

Écrit régulièrement des chroniques de films et livres, notamment pour le blog de l’association Autour des Auteurs en Occitanie.


Et pour mieux connaitre ce qu’il écrit, voici sa bibiographie.

Bibliographie de Jean Azarel

Trois trous dans la fièvre, poésie, Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1998
Passage du mortel, poésie, L’Itinéraire des Poètes, 2006
Tassage du mortel, poésie, Gros Textes/Arts et Résistance, 2009
Papy Beat Generation, récits, coauteurs : Lucien Suel et Alain Jégou, Hors Sujet éditions, 2010
Marche lente, prose poétique, Samizdat, 2011
Itinéraire de l’eau à la neige, prose poétique, avec des images de Gaspard R, Gros Textes, 2012
Jean Azarel’s poetry and texts lectures, CD audio sur de la musique originale de Kérity, 2013
Love is everywhere, poésie, Gros Textes, 2014
Le ciel du dessous, poésie, La Boucherie Littéraire, 2016
Encore plus nu, poésie, Gros Textes, 2017, avec CD audio accompagné par Hérold YVARD
Trans’ Hôtel Express, récit, Tarmac, 2018, avec CD audio accompagné par Hérold YVARD
Mater Infanticidium, récit, Z4 éditions, 2018
Waiting for Tina, biographie poétique et romancée, Les mots des autres, 2018

À paraître :

Passe montagnes, poésie, Atelier des Monteils, illustrations de Marc GRANIER, printemps 2019
La voie est libre, récits, en duo avec Hélène DASSAVRAY

En cours d’écriture :

Vous direz que je suis tombé, roman d’après la vie et l’œuvre de l’écrivain Jack Alain LÉGER


Contact : jtazarel@gmail.com

Page Facebook : Waiting for Tina – Tina Aumont

Site de Bernard Bacos Paris 70 

Sur Alain Jégou (7 octobre 1948-13 mai 2013) Love is everywhere de Jean Azarel


Waiting for Tina est maintenant achevé. Une campagne de financement est lancée sur Ulele pour le publier en version papier. Parce que Tina le vaut bien et Azarel aussi !


Gaelle Kermen
Kerantorec, le 30 octobre 2018

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portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

Jean Azarel : la genèse de Waiting for Tina

Aujourd’hui, j’invite le poète-écrivain Jean Azarel pour raconter la genèse de son roman biographique sur Tina Aumont, à paraître cette fin d’année 2018 : Waiting for Tina.


De la page blanche à l’actrice Tina Aumont

par Jean AZAREL

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Crédit photo Tina Aumont : Jean Mascolo, dit Outa

En 2006, l’actrice Tina Aumont, fille de deux monstres sacrés du 7e art, Maria Montez et Jean-Pierre Aumont, décédait à soixante ans d’un emphysème pulmonaire. Star consacrée notamment par Losey, Vadim, Fellini ou Bertolucci, icône de l’underground des années 60/70, Tina Aumont a saccagé sa carrière à cause de sa dépendance aux drogues dures avant de mourir dans le dénuement dans un modeste appartement parisien.

Fin 2009, constatant l’absence totale de biographie sur la vie d’“une des dix plus belles filles du monde” (Tinto Brass), j’ai décidé de me lancer à l’aventure en écrivant “Waiting for Tina”.

Ma philosophie de vie a été fortement influencée par les mouvements contestataires post-Mai 68, plus particulièrement la tendance “hippie libertaire”. Arrivé à 55 ans, j’ai éprouvé le besoin de témoigner sur cette époque et le sujet Tina Aumont m’en donnait l’occasion. D’elle, j’avais gardé le souvenir prégnant d’une comédienne présentée à l’époque comme “sulfureuse”, qui m’avait impressionné dans le film de Philippe Garrel Les hautes solitudes.

Par où commencer ? Devant moi, la page était blanche. Je n’avais pas de contacts ou de connaissances particulières susceptibles de m’aider. C’est Internet qui m’a mis le pied à l’étrier. J’ai passé des centaines d’heures à fouiller sur la toile pour récupérer de la matière. Le site “Paris 70” a été l’élément déclencheur. Son créateur, Bernard Bacos a de suite répondu à ma demande quand il a su l’objet et m’a régulièrement aidé en me donnant des mails et téléphones de témoins les plus divers que j’ai pu, à de rares exceptions près, rencontrer. Ensuite, c’est de fil en aiguille que le livre s’est construit, un rendez-vous avec l’un(e) engendrant un rendez-vous avec l’autre. Cinéastes, artistes, musiciens, amis, membres de la famille, chanteurs, acteurs, journalistes, connus ou anonymes ont peu à peu forgé le corps de “Waiting for Tina”.

Parallèlement, j’ai acquis pour les visionner une bonne vingtaine de DVD des films de Tina Aumont, récupéré des photos inédites, accumulé des informations qu’il m’a fallu mettre en forme, trier, croiser, éliminer parfois. J’ai passé des jours et des nuits fébriles. Une biographie c’est une enquête. Le biographe a tout du détective, il est à la recherche du moindre indice pour avancer vers le dénouement d’une affaire.

Pendant près de six ans, je peux dire que j’ai ainsi vécu virtuellement avec Tina Aumont. J’ai appris à la connaître et à m’attacher au personnage, qui fait partie de ces “perdants magnifiques” de l’existence, pour reprendre la traduction du titre d’un roman de Léonard Cohen. Un jour, Bernardo Bertolucci m’a dit au téléphone : “De la façon dont vous en parlez, vous n’êtes pas un peu amoureux d’elle ?”. Abusif sans doute, mais l’amour est aussi protéiforme. Cette période de ma vie a été intense et émouvante à titre personnel. Mon travail sur Tina Aumont m’a permis de rencontrer des gens remarquables, dont certains étaient, sinon mes idoles, du moins mes modèles à suivre, quand j’avais vingt ans.

Le processus créatif, dont je suis coutumier côté écriture, s’enrichissait d’échanges, d’images, de documents, de voyages, d’une matière sans cesse nouvelle et renouvelée. Il m’a bouffé le cerveau par moments et, pour rester à peu près maître de la situation, je me rabattais sur d’autres travaux d’écriture et, heureusement finalement, mes activités professionnelles (je suis un intermittent de la littérature) me lavaient la tête de l’obsession Tina. Rentrer dans la vie de quelqu’un par l’écriture est un exercice fascinant, même s’il se fait par procuration. Il oblige à s’oublier, à ne plus parler égoïstement de soi pour se consacrer à l’autre, révéler sa vérité sans le trahir, en faisant œuvre de “passeur” un peu comme un historien.

J’ai bien sûr eu des blancs, des moments de doute, voire de découragement devant certains refus. J’ai attendu près de quatre ans de pouvoir converser avec des témoins qui me paraissaient essentiels et qui se dérobaient pour des raisons compréhensibles. Lorsqu’on a été intime de quelqu’un, c’est difficile de se livrer à un étranger. Quand un journaliste m’a appelé de New York en pleine nuit, alors que n’y croyais plus, pour un entretien de deux bonnes heures, ce fut comme un miracle. Je prenais des notes à toute vitesse, j’avais mal au poignet, mais quelle joie !

“Waiting for Tina” est aujourd’hui achevé. Il ne m’a pas été facile de dire “stop”. J’aurais encore pu poursuivre les recherches, prolonger une sorte d’amitié amoureuse fantasmée, post mortem, mais de toute façon sans avenir. Il fallait passer à autre chose. Pour moi comme pour elle. Par respect de son histoire. Pour la faire partager puisque le portrait est, je pense, fidèle à l’original, mais bien sûr ça reste une reproduction. J’ai désormais hâte que le livre soit publié. Je le dois en remerciements à tous ceux qui ont bien voulu me recevoir, me faire confiance. C’est comme une dette à payer et certains ne sont plus de ce monde malheureusement. Après des vicissitudes avec les éditeurs, le livre doit paraître en 2018.

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WAITING FOR TINA de Jean AZAREL raconte l’histoire romancée de Tina AUMONT, de l’enfance dorée sous les auspices de Jean COCTEAU, à sa mort en 2009.

Jean Azarel publie sur la page Facebook Waiting for Tina publie de nombreuses photos de Tina Aumont.


Tina-vignette

Après six ans de recherches, rencontres, interviews, doutes et passion« WAITING FOR TINA« , 1ère biographie consacrée à « notre » Tina AUMONT, est prête à être publiée dans un ouvrage d’environ 500 pages, écrit dans un style qui alterne poésie, recueil de témoignages et volonté littéraire, avec des photos et documents inédits
La campagne de pré-financement est disponible sur le site de financement participatif Ulule  https://fr.ulule.com/tina-aumont/

Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #2

La première session francophone d’un roman collaboratif en un week-end a eu lieu le samedi 20 et le dimanche 21 octobre 2018. J’ai raconté la semaine dernière l’essai du chapitre-test. Voici le témoignage de l’écriture d’un chapitre du roman Les mystères d’Arhane, organisé, stimulé, rassemblé, récolé, mis en forme, corrigé, formaté et compilé sur Scrivener3 par Mathieu Nicolas, admin du groupe ScrivenerFR et vaguemestre du site alloe.fr.

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Samedi 20 octobre


 Gaelle Kermen   20 octobre, 07:22

Découvrant mon personnage sur Scrivener iOS au réveil. Impressionnée par l’imagination et l’organisation cérébrale de Mathieu.

AlloePersonnage

#alloe2018 c’est reparti pour la rédaction matinale du #chapitre qui m’est alloué pour #Alloé. Cette fois les deux chattes sont venues s’installer près du support bambou qui soutient l’iPad. Ma prima ballerina impériale Thaï a même tenu à se mettre contre mon épaule, celle qui parfois est douloureuse. Soutien indéfectible de mes deux muses félines siamoises. #ThaïtheWise and #JoyofaToy dites #Thaï et #Toy

iPadThaiToy


 Gaelle Kermen 20 octobre, 13:24

#Alloé 1ère session francophone d’un roman collaborarif en un week-end : décryptage à 4 mains de deux fiches sur carte mentale.

3iPadspour2chapitre

Lise Audoin (auteur de La Grande Flourenn) m’a rejointe au bureau pour que nous analysions ensemble les fiches reçues. Je lui montre comment utiliser SimpleMind, en commençant à mettre les mots-clés sur la carte mentale de départ, comment l’exporter en TXT et récupérer le plan dans son projet Scrivener sur iPad. Ensuite nous nous séparons jusqu’au lendemain après-midi pour écrire chez nous notre propre chapitre.


La carte mentale s’étoffe. Les scènes commencent à se visualiser. Les personnages prennent de la chair et des sentiments.
Magie de l’écriture. #simplemind #alloé2018 #roman #chapitre

MindmapChapitreAlloe


Et la carte mentale devient Plan quand elle est exportée en .txt sur Scrivener…

 alloePlanTexte

Et si la carte mentale était le projet d’un livre entier, je l’exporterais en OPML et j’aurais tous les chapitres prêts à être rédigés.

Exemple sur mon Mac mini de bureau et Scrivener3.
L’opml ne marche pas sur l’iPad ou iPhone, aussi j’exporte en .txt quand je fais des articles pour mes blogs WordPress.
AlloeProjetOPML
L’export en OPML m’a été initiée par Marie Bo dans une de ses vidéos sur son blog Marie Bo Solutions. Dans mes guides Scrivener je l’appelle la « méthode Marie Bo » qui a sacrément changé ma vie d’écriture.

Dimanche 21 octobre

Quelques recherches sur l’histoire de la pollution pour préciser quelques idées au réveil.
Yoga, course pieds nus dans la rosée fraîche de la prairie au lever du soleil. Petit déjeuner solide. Et au boulot !


 Gaelle Kermen 21 octobre, 11:46

Et voila, le chapitre est écrit, en une heure et demie et 2166 mots, je crois avoir fait le tour du cahier des charges. Quand les idées sont bien préparées, la rédaction coule de source. Je peux préparer mon picnic et partir à la côte à vélo pour fêter l’événement ! Trop beau ! Excellente expérience. Merci à Mathieu Nicolas !
Je relirai en fin de journée avec Lise Audoin qui revient cet après-midi ici pour passer nos textes à l’Antidote sur mon Mac de bureau et les envoyer à Mathieu.

DossierchapitreAlloe

Je me suis fait plaisir, le titre du chapitre est L’insoumise.

En exportant la carte mentale en .txt, j’obtiens un texte qui est le plan du chapitre.
En exportant la carte mentale en OPML, j’obtiens un dossier avec plusieurs chapitres.


#Alloé2018 c’est fait, lise audoin et gaelle kermen ont participé. La fête avec un bon thé…


Bientôt le roman collaboratif corrigé !


Icone Facebook : portrait de l’auteur au bandana et panama par Martina Theis (2017)


portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #1

Il y a un an, à quelques jours près, j’ai rencontré Mathieu Nicolas, le créateur du groupe ScrivenerFR. Nous nous connaissions depuis la fin du mois d’août 2017, mon mail lui avait été confié par quelqu’un de l’équipe Literature & Latte avant la formation du groupe. J’avais décliné l’invitation à être admin, ne voulant pas m’engager sur plus de choses que je ne pourrais en tenir, mais en fait je m’implique bien dans ce groupe d’entraide à l’utilisation de Scrivener pour les francophones.

Mathieu Nicolas, l’admin du groupe Scrivener FR, avait demandé à me rencontrer pour boire un café, quand il passerait une semaine en Bretagne à Brandivy pour une retraite d’écriture aux vacances de la Toussaint. Nous avions convenu de nous voir le dimanche 1er novembre pour discuter du lancement du NaNoWriMo. Il repartirait en Morbihan après notre rencontre.

Je vis en louve solitaire, mais quand on doit faire près de 200 kilomètres dans la journée pour me rencontrer, je ne me contente pas d’offrir un café ou un thé à mes visiteurs. J’ai donc invité Mathieu à déjeuner avec moi le dimanche midi. Vu son jeune âge, j’avais fait un solide risotto aux légumes. À 28 ans, on a besoin de se sustenter. Mathieu est arrivé à Kerantorec et c’était comme si on s’était toujours connu. Cet état de grâce arrive parfois. Il est vrai que par Internet, par le groupe ScrivenerFR, nous avions déjà échangé et commencions à nous connaître.

Si j’insiste sur ce moment, c’est parce que Mathieu avait vécu la veille un événement peu courant, une performance littéraire en anglais, A Novel in a Day, NiaD. Et il en était tout rayonnant, comme transformé.

Il avait écrit deux ou trois billets sur Facebook pour transmettre son émerveillement de pouvoir écrire sur son iPad installé à la terrasse d’un café d’un port du Golfe du Morbihan. Je comprenais son excitation, je la vivais depuis que j’avais acquis un iPad mini 4 avec Scrivener for iOS pour pouvoir écrire dehors dans mon jardin ou sur les chemins.

Mais il y avait plus que l’utilisation d’un matériel informatique, aussi performant fût-il. Mathieu venait de vivre une expérience particulière.

Nous étions au coin de la cheminée du salon-bibliothèque. Le feu brûlait joyeusement dans le poêle. Je l’écoutais me raconter son expérience, là où j’avais reçu des gens comme les Badinter, les Groult-Guimard, Pierre Richard, Jean Carmet, Yves Robert et tant d’autres. Surtout je revoyais, assis à sa place, Gwench’lan le Scoezec, médecin-sophrologue et Grand-druide de Bretagne, m’expliquer tant de choses sur la subtilité des énergies captées entre les deux mondes, celui des vivants et celui des morts, que nous allions fêter le lendemain.

Mathieu avait senti que « quelque chose » s’était passé. Il avait éprouvé le besoin d’en faire un article tout de suite sur son blog. Mais certaines expériences intérieures ne se traduisent pas, elles se vivent, Gwench’lan aussi me l’avait appris.

https://mathieunicolas.net/2017/10/22/novel-in-a-day/
https://mathieunicolas.net/2017/10/28/novel-in-a-day-mission-accomplie/


Cet octobre 2018, Mathieu a décidé d’adapter l’expérience anglaise en français et a lancé l’idée sur le groupe ScrivenerFR pour trouver le nom. C’est Alloé qui l’a emporté : « Allez, on écrit ! »

Le titre m’a tout de suite donné envie d’y participer. J’aime particulièrement cette stimulation que nous vivons au moment des NaNoWriMo, quand je sens l’égrégore de l’écriture rayonner autour de la planète.

Mais je pensais qu’un roman ne me concernait pas. Je suis une diariste, je sais écrire des chroniques, des essais, des articles, des fiches et guides pratiques, mais je ne suis pas romancière. Je l’avais décidé très jeune après avoir passé beaucoup de temps à écrire Aquamarine de 1969 à 1973, pendant mes études à la fac de Vincennes-Paris 8, qui va fêter son cinquantenaire en janvier prochain.

Je trouvais que les gens qui écrivent leur journal sont moins bons quand ils romancent leurs histoires. C’était le cas pour Anaïs Nin et pour Benoîte Groult, que j’avais eue comme cliente à la Crêperie à la ferme de Kerantorec, crêperie artistique, musicale et littéraire tenue de 1976 à 1986.

J’avais renoncé à la forme romanesque et j’avais décidé que je n’étais pas douée pour l’imagination et que je ne saurais jamais m’impliquer dans un projet collaboratif en écrivant un chapitre imaginé selon quelques directives et consignes de personnages, lieux, intrigues.

Par certains proches, j’avais été traitée de « rêveuse » qui devait « redescendre sur terre » et j’avais sans doute eu à cœur de montrer que je n’étais pas l’irréaliste qu’on croyait en réalisant des ouvrages en maçonnerie, menuiserie, terrassement, bûcheronnage ou tous Travaux d’Hercule révélant mes talents bien concrets et pragmatiques.

J’ai d’abord négligé l’invitation de Mathieu sur le groupe alloe.fr qui lançait une première session francophone d’un roman en 42 heures les 20 et 21 octobre 2018.

Puis il a lancé un chapitre-test. On pouvait donc essayer sans risque de se mettre en situation et de voir si on pouvait s’impliquer dans un projet commun. J’ai donc fait le chapitre-test.


Le samedi

Au réveil, j’ai ouvert les fichiers envoyés la veille au soir par Mathieu pour m’entraîner à écrire un chapitre en un week-end.

Résumé

En Hiver. L’après-midi touche à sa fin.
Erwin est sur une route de terre battue qui traverse une forêt dense et a priori hostile, surtout en hiver. La route est également peu sûre car elle est largement empruntée pour se rendre à la ville, et les voyageurs sont souvent la cible de personnes mal intentionnées.
Il cherche activement un endroit où établir son campement pour la nuit. Il a froid, il est trempé, et le temps presse.
Il doit rejoindre son maître, Shaya, le lendemain matin. Elle l’attend dans une auberge de Sidhr, une petite ville qui se situe à moins de quatre heures de marche.

Fin du chapitre : Erwin trouve la mort à côté de son feu de camp.

Version : document réalisé le 04/10/18.

J’étais un peu confuse en lisant le résumé avec un vieux doute sur mes capacités à imaginer quelque chose. Je m’étais interdit le roman pour me cantonner aux chroniques d’un journal tenu au long cours, où je savais écrire sur tous les sujets en restant toujours dans la réalité.

Erwin

État Civil : Erwin est un homme d’une vingtaine d’années.
Description Physique : Grand, allure dégingandée. Cheveux blonds et suffisamment longs pour lui tomber régulièrement devant les yeux. Il a le teint pâle et ses grands yeux lui donnent parfois un regard un peu naïf.
Famille/Passif : Inconnu.
Caractère, Points Forts/Faibles : Il est très heureux et s’estime chanceux d’avoir été accepté par Shaya, son maître. Il la respecte énormément. Elle lui enseigne une technique de méditation, le keito, qui permet de percevoir les êtres vivants aux alentours et d’avoir avec eux des échanges primaires (images, sensations…).  Il est cependant un peu perdu et éprouve quelques difficultés avec les exercices qu’elle lui impose.

Version : document réalisé le 04/10/18.

Pourtant, dès la lecture des consignes, les idées ont commencé à arriver, je visualisais le personnage (je le voyais un peu comme Mathieu), j’essayais d’apprécier le stade où il en était sur son parcours et je devais imaginer sa fin, une fin triste, on le retrouvait mort près de son feu de camp le lendemain.

Cette idée de la mort du personnage me perturbait au fil de la journée. Je ne voulais pas de cadavre dans mon texte, je déteste de plus en plus ces livres qui nous présentent la vie comme un danger permanent alors que ce n’est pas le monde dans lequel je vis. Il fallait trouver autre chose.

Des images se formaient et je voyais déjà la conclusion d’une vie après la vie, comme je l’ai déjà expérimentée aussi.

J’avais déjà envie de reporter mes idées sur une carte mentale. C’était plutôt bon signe. Je faisais les prises de notes sur SimpleMind et prévoyais d’écrire le chapitre sur Scrivener dans mon Journal comme je le fais pour des articles de blogs ou des parties de livres en cours.

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Première carte mentaleSimple Mind faite sur iPad 2017

Je ne me sentais pas efficace le samedi pour écrire. Il me fallait faire comme les chattes, dormir, me reposer, rêver. J’ai fait une première carte mentale sur l’iPad prêté par mon ami Bruno pour m’apercevoir que je ne pouvais pas la partager, l’application n’étant pas enregistrée sur son compte iCloud. J’ai exporté la copie écran sur mon iPad mini pour la recopier sur ma version payée.

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Deuxième carte mentale plus étoffée, faite sur Simplemind sur iPad mini 4
IMG_texteScrivener
Report du texte de la carte mentale dans une page de l’application Scrivener for iOS comme première trame du chapitre

Je pensais toujours au sujet du chapitre en me disant que ce n’était pas mon truc ce genre d’exercice de style. Pourtant, je continuais à avoir des idées, des visions, et des phrases et des paragraphes dansaient dans ma tête.

J’ai décidé de laisser passer la nuit. Si l’inspiration venait le dimanche matin, j’écrirais. Si ça m’ennuyait d’écrire, je laisserais tomber et aviserais Mathieu que je ne participerais pas à la performance littéraire.


Le dimanche

Avant de me concentrer sur ma page Scrivener de l’iPad, j’avais fait quelques recherches rapides sur la barbacane du château de Foix et sur le Col des Marrous, qui s’imposaient dans mes visions.

En fait toutes ces images sont dans ma tête, il suffit de les évoquer pour m’y retrouver à distance, même après des décennies. Mais l’écriture m’a fait voyager plusieurs jours dans ces contrées ariégeoises par la grâce du personnage, du décor et du thème proposés par Mathieu. Force et magie de l’écriture en voyage astral au-dessus des montagnes.

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Le col des Marrous (09000 LE BOSC) est un lieu de randonnées pédestres et cyclistes. Le Tour de France y passe parfois, pour mon grand régal.

L’inspiration était venue, qui m’a menée là où j’avais eu quelques visions, dans la forêt primaire dont j’ai eu quelques aperçus cet été au cours de mes randonnées côtières à vélo, mais aussi de la barbacane de Foix jusqu’au Col des Marrous où j’ai vécu dans les années 73-83.

J’avais continué à prendre des notes sur Scrivener pour la trame. Soudain la conclusion s’était imposée au cours de la rédaction alors que j’ignorais au départ de quoi serait fait le chemin parcouru par Erwin.

L’initiation (titre devenu La dernière étape)

Personnages : Erwin le disciple, Shaya le maitre keito

Fin du chapitre : Erwin est trouvé mort près de son feu de camp
Recherches des assistants de Shaia
Battue dans les bois de feuillus

Lieux : Un feu de camp pour la nuit. Erwin seul.
Une route peu sûre. Le col des marrous (des voleurs).
Une auberge : Vallée de Massat. Shaya et ses assistants

La fin : Expérience de Mort Approchée. Au-delà des apparences. Présence intérieure.

Temps :
Jour : Erwin sur la route. Shaya à l’auberge
Soir/Nuit : Feu de camp près d’un oratoire en contrebas de la route

Initiation: Questionnement sur son discipulat. Interrogations. Méditation devant l’immensité du ciel. Demande d’un signe.

Chute d’une météorite : Shaya est réveillée dans la nuit

Matin : Shaya attend Erwin. Recherches au devant vers le col des Marrous

Un cratère s’est creusé devant l’oratoire.
Il ne reste plus d’Erwin que des poussières d’étoile.
On y vient depuis en pèlerinage pour trouver l’illumination, le questionnement sur son destin, on y cherche la fusion cosmique avec le grand Tout. On dit même que la terre magnétisée y est guérisseuse.

Franchement, je ne me croyais pas capable d’imaginer ce genre de fable, mais c’est venu d’un seul jet.

J’avais eu des visions la nuit précédente avant de m’endormir ; le matin au réveil, elles étaient encore là, plus précises. Un seul remède pour me vider la tête : les écrire. Plus de 2000 mots en deux heures. Un bon rendement : à 11:35, j’avais fini l’histoire. J’avais mis deux heures à la rédiger. Il fallait relire l’ensemble un peu plus tard, le passer à l’Antidote et l’envoyer à Mathieu.

En fin de journée, j’envoyais le fichier du chapitre à Mathieu. À l’heure dite à quelques minutes près. J’aurais dû revoir tout de suite ma copie parce qu’en fin d’après-midi j’ai toujours un gros coup de barre. Je le saurai pour la vraie performance d’un Roman collaboratif en 42 heures. Alloé !


La veille de alloe 2018

Cette performance m’a transformée comme celle de l’an dernier semblait avoir transformé Mathieu quand il est arrivé chez moi tout auréolé de lumière. Je suis myope, depuis ma petite enfance j’ai pris l’habitude de voir les gens en intensité de lumière. Je peux dire que Mathieu rayonnait. Je ne sais pas s’il a été conscient de sa transformation, je veux le croire, parce qu’il a publié Les contes de la nuit des marmites cette année et réalisé de belles choses.

Moi aussi, je suis désormais transformée par cette expérience intérieure. J’envisage de romancer certaines parties sensibles de mon Journal que je ne peux publier in extenso. Je peux raconter des histoires sans être trop littérale, mais plus littéraire. Et ça fait toute la différence du monde !

Ce week-end-là, je lisais La trilogie marseillaise de Jean-Claude Izzo et je comprenais que la forme du roman permettait aussi de transmettre des idées, philosophiques, sociologiques, politiques, économiques, écologiques. Jusque-là, je ne l’avais pas cru possible pour mes écrits.


Week-end du 20-21 octobre 2017

Je m’étais donc limitée moi-même. Les barrières sont toujours dans nos têtes.

Ne vous limitez jamais. Jetez-vous à l’eau, nagez, écrivez ! L’adrénaline est aussi forte en performance littéraire qu’elle peut l’être en art ou en sport.

Rendez-vous dans la nuit du 20 au 21 octobre, copies à rendre le dimanche 22 avant 18 heures à mathieu@alloe.fr.

Et un peu plus tard pour voir le résultat final de nos contributions.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 20 octobre 2018

PS pour le texte écrit pendant ce chapitre-test, il est possible que Mathieu publie un bonus où il figurera. A plus tard donc !

Et d’ici là, écrivez, participez !


groupe ScrivenerFR
Literature & Latte (Scrivener)
A Novel in a Day, NiaD (idée de Pigfender)
blog de Mathieu Nicolas
https://mathieunicolas.net/2017/10/22/novel-in-a-day/
https://mathieunicolas.net/2017/10/28/novel-in-a-day-mission-accomplie/
allez on écrit ! alloe.fr
http://alloe.fr/participer-2018
http://alloe.fr/chapitre-test



portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

Publication numérique : feuille de route

Récapitulation pour publier un livre sur une plateforme numérique

Démarches, documents ou information à prévoir avant la publication
Exemple donné pour Smashwords, idem pour les autres Amazon, Iggybook ou les autres plateformes en ligne, à quelques détails près.

Pour avoir les deux petits bonshommes verts souriants après conversion du manuscrit en epub, mobi, pdf, etc. il y a quelques démarches à faire. Informations données pour la France, à adapter pour les autres pays francophones.

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Pour qu’un fichier téléchargé soit validé sur toutes les plateformes de diffusion numériques, il faut que le résultat de la conversion sur Smashwords donne les feux verts pour AutoVetter et Epubcheck

Demande d’ISBN à l’AFNIL

  • Demande gratuite en France, indispensable pour Smashwords, recommandée pour Amazon
  • Un numéro pour chaque version numérique et broché, pour plateformes différentes
  • AFNIL : formulaire de demande d’ISBN

Création du compte PayPal pour Smashwords, Iggybook, etc.

  1. Création d’un compte PayPal
  2. Enregistrer le compte plutôt qu’une carte bancaire
  3. IBAN bancaire
  4. Attendre relevé bancaire pour insérer le code de confirmation du compte (2 ou 3 jours)

Pour Amazon : Information fiscales, prévoir IBAN pour informations bancaires


Informations fiscales

  • (pour ne pas payer 30% de taxes sur les redevances aux USA)
  • Particuliers : numéro fiscal indiqué sur avis d’imposition annuel sur site https://www.impots.gouv.fr/portail/
  • Professionnels : numéro SIRET

Demande d’autorisation de publication des photos d’illustration si elles ne vous appartiennent pas

  • Format minimum de résolution : 300dpi
  • Pour la version numérique : 72dpi

Création d’une couverture pour ebook

  • Photo résolution 300 dpi minimum
  • Taille 1600 x 2400 px au format JPG

Création d’un compte Smashwords (ou Amazon ou autre)

  1. Données personnelles ou d’affaires
  2. Photo
  3. Biographie rapide
  4. Numéro fiscal ou compte SIRET (pour ne pas payer 30% de taxes sur les redevances aux USA)
  5. Email du compte PayPal (pour percevoir chaque mois autour du 20 les redevances sur les ventes)

Création d’une fiche de livre pour Smashwords

1) Avant : vérifier que le manuscrit au format .doc

  1. ne comporte aucun en-tête ni pied-de-page (pas de pages dans un livre numérique)
  2. comporte une table des matières (sans balise de page) en Times 11 ou 10
  3. comporte des sauts de page entre les chapitres et les parties
  4. n’a pas de blancs en fin de page (vérifier avec les pieds de mouche des caractères invisibles)
  5. comporte une page de Copyright avec
  6. titre et sous-titre
  7. nom d’auteur
  8. numéro ISBN
  9. licence Smashwords
  10. ne comporte aucun lien vers Amazon

2) Préparer les documents suivants

  1. Synopsis : Long description = texte de présentation format long (4000 caractères)
  2. Short description = texte de présentation format court (400 caractères)
  3. la couverture au format 1600 x 2400 px minimum en .JPEG
  4. le manuscrit au format .doc
  5. le numéro ISBN du livre

3) Publier

  1. Conversion dans les formats ePub, mobi, PDF, LRF, html, etc.
  2. Réception de l’avis de Smashwords AutoVetter et EPUB :
  • Si deux petits bonhommes verts souriants, c’est bon.
  • Si problème sur ePub, passer le document sur Sigil qui corrigera les fautes de code.
  • Vérifier les versions epub, mobi, pdf sur tablettes et liseuses diverses.

4) Relier le livre à l’URL de la vente des versions brochées

5) Fixer le prix unique en France en bloquant le prix dans Global Pricing.


Gaelle Kermen
Kerantorec, le 6 octobre 2018 (mis à jour le 9 octobre)


Pour plus de détails sur chaque procédure, voir le guide Smashwords plus simple pour les francophones.


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Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour MacWindows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

Recettes de cuisine pour le NaNoWrimo

Préparation du NaNoWriMo de novembre en cuisine

Comment bien gérer la succession des préparations en fonction de leurs cuissons en Instant Pot et au four ? Je suis en train de préparer le mois d’écriture du NaNoWriMo de novembre en cuisinant des plats cuisinés, conservés dans le congélateur.

Cet article ne donne pas des indications à suivre à la lettre, il vous invite plutôt à regarder ce que vous avez dans vos placards, à traiter ce qui nécessite d’être mis en œuvre rapidement comme les légumes frais, ce qui mérite d’être utilisé pour préparer des repas rapidement quand vous aurez fini d’écrire vos chapitres. C’est ainsi que je m’organise, une ou deux fois par mois, selon mon inspiration, ça marche plutôt bien.

Voici ce que j’ai préparé le dimanche 30 septembre, par une belle matinée ensoleillée.


Ustensiles de cuisine

  • 1 petit four
  • 1 Instant Pot
  • 1 micro-onde
  • 1 robot-pâtissier
  • 1 petit mixer
  • 1 petit batteur

Recettes réalisées

  • Caviar d’aubergine au petit four
  • Ratatouille à l’Instant Pot
  • Tapenade de tomates séchées au mixer Moulinex
  • Flan de purée de courge butternut au petit four
  • Crèmes caramel à l’Instant Pot (et au petit four)
  • Meringues au petit four

Temps

  • 2 heures de préparation
  • 1/2 heure de nettoyage
  • plus une heure pour le séchage des meringues

Ingrédients

Caviar d’aubergine

  • 1 aubergine
  • huile d’olive
  • sel si besoin

Ratatouille

  • 1 aubergine
  • 2 grosses tomates
  • 3 piments doux
  • oignons émincés congelés
  • ail
  • origan
  • huile d’olive
  • un peu de bouillon de légumes
  • sel si besoin

Flan de courge butternut

  • Purée de courge déjà cuite
  • 2 œufs entiers
  • un peu de lait
  • un peu de parmesan râpé

Crème caramel

  • 4 jaunes d’œufs (4 blancs réservés)
  • 1 litre de lait
  • 1 petite bouteille de caramel liquide

Meringues

  • 4 blancs réservés
  • 1 pincée de sel
  • Sucre glace

Réalisation

En ce dernier matin de septembre, je viens de faire plusieurs préparations parfaites pour l’été indien, à base de légumes méditerranéens.

Le caviar d’aubergine

J’ai d’abord commencé par le caviar d’aubergine.

J’ai préchauffé le four, pendant que je préparais une belle aubergine. Coupée en deux, je les ai posées dans un plat en fonte, j’ai fait des entailles dans la chair, mis un peu de sel et d’origan et d’huile d’olive. J’ai enfourné le plat dans le petit four chaud, pour 25 minutes à une demi-heure. J’ai surveillé pendant que je faisais les autres préparations.

1aubergine_plat

La ratatouille

J’ai continué par la ratatouille avec l’autre aubergine, deux tomates, trois petits piments doux jaunes.

J’ai allumé l’Instant Pot en mode Sauté, programmé pour 30’ par défaut, au maximum, sans rien y changer. Un peu d’huile d’olive toujours et je mets des oignons congelés déjà émincés à rissoler. J’ajouté les dés d’aubergine avec leur peau. Je remue bien l’ensemble. J’ajouté de l’ail, entier, pour changer, de l’origan toujours, parce qu’il y en avait beaucoup au jardin cet été. Puis les dés de tomates, avec la peau encore, ça va plus vite et conserve les vitamines. Enfin je mets les morceaux de piments doux, jaunes, ils ajoutent de la couleur. Cette fois, j’ajouté des morceaux de purée de courge butternut et un peu de bouillon fait récemment avec des légumes et la butternut. Ce n’est pas forcément la recette originale, mais je cherche la simplicité en utilisant ce que j’ai sur place et je vise plusieurs plats à la fois. En effet, à la fin je récupérerai le bouillon en plus pour une soupe ce soir.

J’ai programmé l’Instant Pot en mode Steam, 15’. J’ai laissé l’appareil sans m’en occuper jusqu’à ce que la valve de fermeture tombe naturellement. Ainsi j’ai moins de vapeur, si ça posait problème dans ma maison, mais pour l’instant tout est ouvert sur le jardin et il fait encore très beau.

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Les petits flans de courge butternut

Pendant cette cuisson, j’ai préparé deux petits flans de courge butternut avec le ramequin de purée que j’avais conservée de ma précédente cuisson du légumes de saison.

J’ai battu deux œufs entiers dans un peu de lait et j’ai malaxé la purée dans le mélange. J’ai réparti l’appareil dans deux ramequins, mis du parmesan sur le dessus et passé au four, chaud, puisque la cuisson des moitiés d’aubergines étaient terminée, elles étaient bien dorées, je venais de les sortir pour les mettre à refroidir avant d’en faire le caviar d’aubergine.

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12_flans

La tapenade de tomates séchées

Alors, j’ai préparé de la tapenade de tomates séchées, de la même façon que je fais de la tapenade d’olives noires ou vertes, en ajoutant des câpres et des harengs à l’huile. Cette fois, j’ai mis un piment au vinaigre, ce n’est pas indispensable. Moi, j’aime ce qui est fort, j’aurais un peu tendance à mettre du piquant fort partout. C’est juste une indication pour utiliser ce qu’on a sous les mains, sans suivre des recettes figées, en faisant preuve de créativité.

J’utilise pour mes tapenades, un petit mixer Moulinex, bien pratique. Pour récupérer le reste de tapenade de tomates séchées à l’huile, j’ai fait le caviar d’aubergine dans le bol du mixer. Là non plus, ce n’est pas la recette d’origine, mais je privilégie les solutions simples, les moins coûteuse en temps et énergie. La préparation de tomates n’était pas incompatible avec la purée d’aubergine. J’ai ajouté du jus de citron (en bouteille sicilienne), deux petites gousses d’ail écrasées au presse-ail et un peu de cumin. J’ai mixé rapidement. Pas trop, juste de quoi enlever les longues fibres récupérées à la petite cuiller dans la peau des aubergines.

J’ai mis en petits pots la tapenade et le caviar. Je préfère faire moins de préparation et en faire des fraîches plus souvent. C’est rapide et pratique quand j’ai un petit creux lorsque j’arrête l’écriture, de me faire une tartine de tapenade. C’est mieux que de prendre un peu de charcuterie, que parfois j’apprécie aussi, mais les légumes doivent être meilleurs pour la santé. Le pâté de campagne que je trouve à Kergroës, qui me rappelle tant ma grand-mère, reste un luxe que je m’offre parfois. Ce n’est pas mon pain quotidien.

Les crèmes caramel

Après la ratatouille, j’ai lavé la cuve intox de l’Instant Pot que j’allais utiliser pour faire des crèmes caramel. J’avais ouvert un pack de lait pour le thé offert à mon ami Bruno, je devais l’utiliser rapidement. Envie de crèmes aux œufs puisque j’avais des œufs frais.

J’ai mis de l’eau dans le fond de la cuve avec le support en grille.

J’ai cassé quatre œufs dans un grand saladier (les œufs qui me restaient après les deux utilisés pour les deux ramequins de flan de courge butternut qui cuisaient dans le four toujours chaud), j’ai mis les quatre blancs tout de suite dans la cuve du robot pâtissier pour faire des meringues dans la foulée, tant que les œufs étaient à température ambiante.

J’ai mis le fond d’un sac de sucre. Je n’ai pas pesé. Au pif ! Encore une fois pour utiliser ce que j’avais sur place. Il est bien de finir les sacs, pas de laisser traîner des fonds de trucs qu’on oublie dans les placards. Tout doit circuler. J’ai sorti un autre petit mixer, Philips celui-là, que je dois avoir depuis les années 90, qui fait batteur à œufs, pratique pour les mayonnaises ou pour monter un blanc d’œuf rapidement. J’ai mis les deux pales pour battre le mélange jaunes d’œuf et sucre jusqu’à ce qu’il blanchisse et même devienne un peu crémeux.

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Pendant ce temps, je faisais chauffer le lait dans le micro-onde, par petites sessions, pour surveiller et éviter que le lait déborde dans le four.

Quand tout était à point, j’ai versé doucement le lait chaud dans le mélange des œufs et du sucre.

J’ai préparé mes ramequins pour faire cuire ma crème caramel. J’ai mis du caramel liquide tout préparé (acheté au rayon pâtisserie en grande surface en petite bouteille) dans le fond des petits pots hérités du restaurant que tenait ma grand-mère du début du XXe siècle jusqu’après la guerre. Mon mélange était plus important, j’ai dû poser sur le dessus des petits pots une autre grille-support et ajouter quatre ramequins de desserts du commerce, conservés à cet usage. J’ai couvert d’un papier d’alu pour éviter que la vapeur d’eau redescende sur les crèmes caramel.

J’ai fermé l’Instant Pot, l’ai scellé, en programmant Manuel, 15’. J’ai laissé la pression retomber naturellement, ce qui a mis 23’.

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Les meringues

Il restait à faire des meringues avec les quatre blancs d’œufs du bol en intox du robot pâtissier.

J’ai bien battu l’ensemble après avoir mis une pincée de sel. J’avais vu que je n’avais plus de sucre normal en finissant le grand sac. J’ai pris du sucre grossier pour les confitures et j’en ai fait du sucre glace en le mixant finement dans le petit mixer Moulinex. J’ai ajouté cuillère après cuillère jusqu’à ce que l’ensemble me semble assez solide pour être mis en grosses meringues. J’ai dû remettre sur 5 pour que l’ensemble durcisse et fasse un vrai bec qui ne soit plus du tout liquide.

J’ai formé des grosses meringues en me servant de la demi-lune de boulangerie, je les ai posées sur le papier sulfurisé posé sur la plaque du petit four, dont la chaleur serait mise au minimum, 100°, en laissant la porte entrouverte, tenue par une cuillère en bois.


Voilà, j’ai fait plusieurs repas complets, de l’apéritif avec les tapenades aux plats, avec les flans butternut ou la ratatouille, jusqu’aux desserts avec les crèmes caramel et les meringues.

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En deux heures et demi, disons trois heures avec la vaisselle et les rangements, tout était fait. Il fallait attendre que les plats refroidissent avant de les mettre au congélateur, étiquetés, datés.

En écoutant France-Musique au salon et les oiseaux au jardin.

Les pies font maintenant une vraie manif dans les grands chênes du bas de la prairie !

Bon appétit !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 30 septembre 2018


Pour en savoir plus sur le NaNoWriMo :

https://gaellekermen.net/repertoire-des-articles-sur-le-nanowrimo-avec-scrivener/
https://gaellekermen.net/2018/10/01/preparation-du-nanowrimo-en-octobre/


portraitGaelleKermenparAnaLDSGaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour MacWindows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

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