ScrivenerApp : ne faites pas comme moi

Ne faites pas comme moi

Kamikaze, j’ai poussé à bout les possibilités de l’application. Vous n’êtes pas obligé(e) de faire comme moi. Voici pourquoi.

En découvrant l’application Scrivener, je ne trouvais pas de fonction Importer comme j’y suis habituée depuis vingt-cinq ans que je suis sur ordinateur.

J’ai donc choisi la synchronisation avec iTunes en branchant mon nouvel iPad mini 4 au Mac mini du bureau.

La procédure n’est pas très ergonomique et je ne vous la recommande pas.

Là, j’ai synchronisé, à partir de iTunes tous mes  dossiers Scrivener stockés dans Dropbox, y compris mes dossiers de l’an dernier.

Erreur fatale, ça faisait plus de 5 000 fichiers (files) à synchroniser, ce qui nécessitait plusieurs heures de téléchargement.

Ça a marché, ScrivenerApp est de bonne composition. Mais ce n’est pas indispensable au travail d’écriture quand on se veut mobile, réactif, nomade, bref quand on est un nouvel écrivain qui n’a plus besoin de Word pour se sentir important.

Sur votre iPad et votre iPhone, privilégiez la légèreté et la rapidité.

Il vaut mieux faire la synchronisation sur Dropbox à partir du logiciel de bureau. J’y reviendrai en détail dans un prochain article.

J’ai donc modifié mon dossier Dropbox depuis mon Mac de bureau pour ne garder que les dossiers en cours.

Depuis, la synchronisation est beaucoup plus véloce et je ne perds plus de temps.

Pourtant, je n’en avais encore fini avec les erreurs fatales. Et c’est tant mieux, parce que je sais maintenant les résoudre et vous guider avec précision et sûreté.

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amphithéâtre Descartes où officiait Raymond Aron en 1967 (photo prise en 2013) ©gaellekermen2016

J’ai appris en classe de philosophie, ou peut-être était-ce de la bouche de son ancien élève, Raymond Aron, mon professeur de sociologie politique en Sorbonne, cette citation du philosophe Alain qui avait été professeur dans mon premier lycée à Lorient :

« C’est la mer qui a façonné les canots bretons. »

Je n’ai jamais oublié la leçon.

Pour être sûr qu’un canot (prononcez canote en faisant sonner la dernière syllabe) tienne la mer, il faut le confronter aux pires conditions. Je mets à profit ce conseil pour tester les logiciels ou mes outils à fond. C’est ce que font les industriels  en principe avant de mettre un produit sur le marché. J’ai vu une vidéo sur l’AppleWash récemment lors de la dernière Keynote de Apple.

Ainsi j’ai testé à fond l’application. Un peu trop. Ne faites pas comme moi. Mais si vous le faites, sachez que vous retrouverez votre travail, quoi qu’il arrive.

En effet, lorsque mon MacBook a rendu l’âme, cette fois définitivement et qu’un kilo de riz ne le désoxyderait pas de son naufrage précédent, j’étais repassée sur le Mac mini de bureau, sans aucune perte, puisque tout était synchronisé par Dropbox, et que je pouvais passer du MacBook au notebook sur Windows pour le deuxième guide Scrivener plus simple, puis au Mac mini, sans aucun problème.

J’ai donc laissé de côté le MacBook pour le remplacer par deux outils nomades, qui me permettraient toujours d’écrire dans mon lit, mais aussi en vadrouille, quand je suis sur les chemins avec mon vélo, si l’inspiration m’accompagnait.

Par contre, j’ai récupéré les barrettes mémoire et le disque dur, à qui j’ai offert un bel étui connecté en USB sur mon Mac mini. Jusque là tout allait bien.

Mais je suis venue garder le petit chat de mes enfants en vacances, à Plœmeur, où j’écris ce troisième guide, tout en découvrant les chemins creux et les sentiers côtiers du pays. Il m’arrive d’écrire sur mon iPad ou mon iPhone devant la mer, là où autrefois il m’arrivait de m’arrêter pour prendre des notes dans mes cahiers en papier aux couvertures cartonnées. C’est un rêve enfin réalisé.

Bureau d'été dans sac à dos sur les sentiers côtiers
Bureau d’été dans sac à dos sur sentiers côtiers

J’ai connecté le disque dur du MacBook sur l’iMac 2009 de ma fille. iTunes m’a proposé la mise à jour en El Capitan, alors que le MacBook était encore en version Lion des Neiges (Mac OSX, 10.6.8).

Sans trop réfléchir, j’ai accepté. J’avais fait cette mise à jour en juillet sur l’iMac 2008 d’une cliente Mac, tout avait été parfait.

La mise à jour s’est bien faite. Tout semblait normal.

Respiration en suspens quand même et montée d’adrénaline.

C’est alors que j’ai vu que l’application Scrivener n’avait plus du tout la même tête qu’avant sur l’iPhone et l’iPad.

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Au lieu de sa belle mine Yin et Yang habituelle.

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Quand je l’ouvrais, je voyais les petites roues tourner deux secondes, la synchronisation essayait de se faire, mais l’application se refermait.

J’avais réussi à faire crasher ScrivenerApp !

Erreur fatale : Scrivener ne retrouvait plus du tout son chemin depuis la synchronisation de Dropbox qui n’avait pas été faite pendant près d’un mois sur le MacBook.

Heureusement, il doit y avoir des petits anges informatiques, le matin même, pour vérifier la bonne synchronisation entre toutes les versions de Scrivener de bureau et de mobiles, afin d’avoir une vue générale des possibilités de l’application d’écriture, j’avais actualisé les dossiers en cours sur le notebook PC Asus avec Scrivener version Windows, 1.9.

Je me rassurais en me disant que dans le pire des cas, je retrouverais la dernière version sauvegardée sur le notebook en local, si jamais la version conservée sur le Dropbox depuis le MacBook n’était pas la bonne.

Je ne suis pas du genre à paniquer, mais je déteste quand tout ne fonctionne pas parfaitement. Je découvrais la première faille dans l’application Scrivener que je triturais dans tous les sens depuis trois semaines.

J’ai pensé tout de suite qu’il allait falloir désinstaller l’application, puis la réinstaller en m’assurant d’abord que ce que j’avais écrit le matin sur le notebook était bien en place. Des applications qui crashaient sur Android, j’en avais vu pas mal.

Mais d’abord, j’ai consulté le forum Scrivener. J’ai trouvé tout de suite une rubrique avec mes deux mots clés : clash et Dropbox. Un utilisateur avait rencontré le même problème que moi et l’avait résolu en désinstallant et réinstallant l’application.

Le lendemain matin, j’ai rallumé le MacBook monté sur l’iMac de ma fille et j’ai vu que je n’avais pas laissé Dropbox finir sa synchronisation (des milliers de fichiers !).

J’étais la fautive. Scrivener ne pouvait pas faire son boulot.

C’est pourquoi je vous dis : Ne faites pas comme moi.

Assurez-vous toujours que Dropbox a fini sa synchronisation avant d’ouvrir vos applications, sur quelque support que ce soit.

J’ai donc attendu que la petite icône de Dropbox dans la barre de menu du Mac affiche « mis à jour », puis j’ai désinstallé ScrivenerApp sur l’iPad et l’iPhone, j’ai réinstallé l’application depuis iTunes et tout s’est remis en ordre.

Par contre, et c’est bien normal, ça se serait passé ainsi sur Android, j’ai perdu les deux projets d’essai que j’avais faits sur les deux mobiles. Ça n’avait pas d’importance, les textes avaient été déplacés dans les dossiers en cours.

Je vous dis ça pour que vous sachiez qu’il vaut mieux enregistrer ses projets de travail dans Dropbox pour les retrouver s’il arrive quelque chose aux supports fixes ou mobiles de votre travail.

Si jamais vous n’utilisez que votre iPad ou votre iPhone, sans avoir de Mac ou PC de bureau, veillez à prévoir vos enregistrements sur iCloud.

La morale de l’histoire est que la sauvegarde de Scrivener se fait parfaitement sur Dropbox si on lui laisse le temps de faire la synchronisation.

Pour que tout se fasse bien, il est bon de paramétrer les Settings de l’App dans les Réglages de l’iPad et l’iPhone en demandant une sauvegarde à la fermeture de l’application.

Réglages -> Scrivener -> Syncing & Sharing -> Auto-Detect Changes et Sync Projets on Close : Always.

En standard, c’est Never (jamais) qui est activé.

Mettez Always (toujours) ainsi Scrivener vous rappellera qu’il faut mettre à jour Dropbox.

Dès que nous allumons nos ordinateurs de bureau, Dropbox se met à jour.

Dans l’application Scrivener, une sauvegarde automatique est mise en place.

Dans les logiciels de bureau, une sauvegarde en local se fait aussi si vous avez bien paramétré vos préférences ou options.

Ainsi vous ne risquez pas de perdre du texte. Keith Blount a mis des garde-fous partout. Merci à lui.

Et ScrivenerApp est une application sacrément solide et fiable.

Nous reviendrons en détail sur les paramétrages de l’application.

 Je vous dis à bientôt. En attendant, écrivez bien !

Gaelle,
le 14 septembre 2016, à Plœmeur, Morbihan, Bretagne

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