Camp NaNoWriMo juillet 2017 organisation du projet

Le programme défini pour le Camp est un exemple concret et aussi une mise en abîme, qui me donne un peu le vertige.

J’écris souvent mes réflexions dans mon Journal de Vie, au quotidien. Parfois, je me dis que cela concerne complètement le sujet du livre enregistré dans le Camp de Juillet 2017. Alors je copie un paragraphe, parfois plus, et je le colle dans un nouveau chapitre du livre. Tout se fait avec facilité et fluidité sur l’iPad. Je vois déjà, au 4ème jour de Camp, avancer mon projet de guide pratique sans fatigue, sans me prendre la tête dans les mains comme le Penseur de Rodin.

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Bien sûr, ce ne serait peut-être pas la même chose pour un roman, où il faudrait déterminer qui fait quoi, le passé des personnages, les lieux de l’intrigue. Mais tout peut servir.

Un modèle de roman pour le NaNoWriMo traduit en français

Vous pouvez trouver un modèle de roman conçu par Scrivener pour le NaNoWriMo traduit en français sur le site de autoedite.net qui assure des formations au logiciel Scrivener pour Mac ou Windows : http://autoedite.net/modele-scrivener-camp-nanowrimo/

Références personnelles

Depuis que j’ai acquis iPad et iPhone, après la sortie de l’application Scrivener for iOS, en août 2016, je n’écris plus que sur ce support nomade. Mes références seront donc essentiellement liées à cet outil d’écriture qui a libéré ma créativité dans des proportions que je n’aurais jamais imaginées. Par contre, je fais toujours la vérification générale et les corrections finales sur les logiciels Scrivener pour Mac et Windows.

Organisation du travail

Le fait de m’inscrire dans le Camp m’a donné un cadre de travail et une obligation de résultat. Je suis heureuse et rassurée de me tenir à un projet défini et structuré, au lieu de prendre des notes sur plusieurs projets à la fois, sans en mener aucun à bien. Je le vois en ouvrant mon Scrivener d’iPad ou d’iPhone : plusieurs projets attendent, des articles qui sont moins d’actualité à force d’en différer la publication. On finit par ne plus voir ce qu’on a sous les yeux et à ne rien avancer. C’est ainsi qu’on apprend.

Je ne dois garder sur Dropbox, dans le dossier SCRIVENER créé au départ, que ce qui est utile dans l’immédiat. C’est à vous de choisir votre dossier lors de la session de Dropbox Settings quand vous enregistrez Scrivener sur iOS (voir mes articles de blog ou mes guides sur Scrivener).

Les autres projets peuvent être mis en attente dans le dossier du Mac ou du PC de Bureau, mais ne doivent pas apparaitre sur l’iPad, où je travaille le plus souvent, l’iPhone servant surtout à prendre des notes lorsque je me réveille et que je veux juste ajouter une idée, avant de me rendormir comme une bienheureuse.

Pour bien avancer sur la route, il faut y voir clair. Mettre seulement les projets en cours dans Scrivener et les synchroniser sur tous les supports permet de mieux concentrer ses forces mentales.

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Objectifs du projet

Pour la longueur du projet : j’ai diminué le nombre de mots de 50 000 à 31 000 pour ne pas stresser sur l’objectif à atteindre.  Ce qui fait 1 000 mots par jour, défi facile à remplir. J’écris souvent plus que 1 000 mots tous les jours dans mon Journal de Vie et mon Cahier de Chantier. Disons que c’est un minimum. Si je fais plus de mots, tant mieux. C’est juste une base pour suivre les progrès chaque jour, encouragement notoire à la poursuite des idées.

Et puis, j’écris un guide pratique pour mieux s’organiser. Donc pour gagner du temps. Il ne faudrait pas trop en perdre à lire le livre.

Pourtant, je ne voudrais pas non plus donner à mes lectrices et lecteurs le sentiment de vide, de redondance ou de déjà vu qu’on a souvent dans des guides pratiques, qui compilent ce qui est déjà publié sur Internet.

Je vais axer principalement mes exemples sur des témoignages concrets, tirés souvent de l’histoire personnelle. Après tout, j’ai des années d’expérience derrière moi. On me demande souvent conseil. Je suis arrivée au stade de ma vie où je dois partager mes connaissances et transmettre mes compétences.

Point en cours de route

Au septième jour, il me semble avoir bien avancé la construction globale dans d’excellentes conditions. Je n’ai toujours pas trouvé de camarades de cabanes pour le Camp NaNoWrimo, mais j’ai l’habitude de la solitude du coureur de fond des bois.

Je n’ai pas écrit le sixième jour, j’avais trop de choses à faire en dehors du livre. Mais le repos est aussi salutaire. Je vais relire le projet entier et en entamer la rédaction proprement dite.


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 8 juillet 2017


Articles du blog sur l’application Scrivener pour iOS https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/


Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016 (1ère édition) -2017 (2e édition).

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Camp NaNoWriMo 2017 programme

Au cours de ce mois d’écriture dans le cadre accompagné du NaNoWriMo, je vais noter le journal de mon expérience.

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Programme prévu

Première semaine : organisation

Deuxième semaine : rédaction

Troisième semaine : rédaction

Quatrième semaine : relecture


Feuille de route

Je pense consacrer la première semaine à la structuration détaillée du plan, élaboré en juin sur une carte mentale sur l’iPad 1 qui me sert à penser dans l’écran, via l’application SimpleMind+, disponible sur iTunes comme sur Google Play pour Android.

Point de départ

J’ai téléchargé la carte en OPML sur mon logiciel de bureau Scrivener pour Mac et l’idée de départ est devenu un projet déjà élaboré en chapitres. Ce projet a été enregistré dans mon dossier SCRIVENER sur Dropbox. Je peux y accéder depuis tous mes supports d’écriture, où que je sois, dans mon lit, comme au jardin, en balade au bord de la mer ou en campagne.

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Premier plan au format Texte issu de la Mindmap pour donner une idée de départ au projet

Les trois premiers jours ont été consacrés à l’inscription sur le site du Camp NaNoWriMo, à la vérification de la structure du plan et à compléter mes notes lorsque j’avais d’autres idées.

Je passerai la fin de la semaine à relire les titres de chapitres pour voir si je fais le tour de la question. Il est probable que je rédigerai déjà certains points, mais ce n’est pas ma préoccupation première.

Un peu d’écriture automatique

Pour l’instant, j’avance un peu en automatique, sans m’inquiéter de la forme, je m’occupe du fond, tendant de répondre à la question principale : quel message dois-je transmettre ?

Quand une idée arrive au cours de cette première semaine, je la note dès que possible dans un nouveau chapitre de mon projet Scrivener. Peut-être ai-je déjà noté cette idée, je ne recherche rien à ce stade, je note, c’est tout, à l’état brut. Avec une description sur la page, une Référence à rechercher en exemple. Ou rien. Juste l’idée pour ne pas oublier que c’est un point de vue utile à la démonstration du livre.

Quand j’en serai au stade de la rédaction, je verrai si l’idée a sa place ou pas. Je taillerai dans le vif plus tard au stade de la réécriture. Pour l’instant, je note.

La rédaction proprement dite

Ensuite, je pense rédiger pendant quinze jours, en me concentrant bien chaque jour sur un chapitre différent, ou plusieurs, suivant l’inspiration et la disponibilité.

Car pendant l’été, je me consacre aussi aux travaux extérieurs, en ce moment, je refais un volet ancien de ma chaumière ; je suis donc en pleine menuiserie et j’aime ça !

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Autoportrait en combinaison Adolphe Laffont et casquette de chantier Dick

La cohérence du projet

La dernière semaine sera consacrée à la révision pour vérifier la cohérence. Je verrai ainsi si le projet tient la route, s’il a besoin d’être scindé en plusieurs livres, concernant divers points de vue.

Je le laisserai sans doute reposer après la fin du mois de juillet, pour passer à d’autres projets en cours. La correction, la réécriture et la révision interviendront plus tard. Pas trop tard non plus. Il est bon de garder le fil.

Prévoir la couverture

Il va falloir contacter mon graphiste pour créer une couverture pour le nouveau guide pratique en cours. Elle est demandée sur le site. J’ai téléchargé la carte mentale, point de départ du livre.

Dès que j’aurai construit le plan développé du livre, je l’enverrai au graphiste pour inspirer sa création. En fin de première semaine, sans doute. Cette étape donne une matérialisation au projet, qui n’existe pas seulement dans la tête, mais prend vie au regard des autres. C’est toujours un moment émouvant de voir le livre revêtir son manteau royal d’intronisation.

Cadre de ce camp NaNoWriMo

C’est une bonne idée de faire cette écriture suivant le mois du Camp NaNoWriMo. L’été est stimulant. Il est bon de se reposer en faisant des balades à vélo pour aller se baigner, comme je puis le faire ici en Bretagne Sud dans de petites criques sauvages où je peux me poser dans un creux de rocher pour travailler sur l’iPad.

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Ecrire en liberté sur l’application Scrivener for iOS : l’outil d’un certain bonheur

Je vous souhaite le même bonheur pour vos propres projets et vous dis à bientôt pour la suite des aventures du Camp 2017.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 6 juillet 2017

P.S. Mine de rien, sans avoir commencé la rédaction, juste en prenant des notes quand viennent les idées, j’en suis à plus de 6 000 mots ce soir. J’ai réduit le projet à 31000 mots, 1000 mots par jour, pour ne pas me mettre trop de pression.

6336 / 31000 (20.44%)

Bonne soirée, belles écritures à vous !


Site du Camp http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen

Applications citées
SimpleMind+ pour iPad et iPhone (disponible aussi pour Abdroid)
Scrivener for iOS pour iPad et iPhone

Logiciel studio d’écriture : Scrivener pour Mac


 

Tracer ses progres d ecriture sur le Camp NaNoWriMo

Suivre ses progrès d’écriture est une bonne garantie pour aller au bout de son projet.
Un petit outil en ligne permet de suivre la progression du livre en mots écrits chaque jour. Le traçage de la progression de la production peut être publié sur un blog.
3266 / 50000 (6.53%)

L’outil complète celui que l’on trouve bien sûr dans le compte du site Camp NaNoWriMo directement sur la page du site à son nom, en haut à Current Word Count. Il suffit de noter là le total de mots du projet en cours, tel qu’on le repère sur nos traitements de texte.


L’actualisation du nombre de mots se fait aussi à la page Edit Project Info sur http://campnanowrimo.org, une fois qu’on a créé son compte, éditer ses infos personnelles et celles de son projet d’écriture.



Des statistiques apparaissent en cliquant sur My Camp NaNo au-dessus de la photo, en bas : Stats.

Ou dans l’édition du comptage des mots par jour dans Edit Word Counts by Day.


Et bien sûr on trouve les mots écrits chaque jour en consultant le tableau des objectifs sur le traitement de texte utilisé pour le Camp de Juillet. Pour moi, c’est Scrivener, pour bureau fixe ou nomade.


Scrivener pour iPad et iPhone

Dans n’importe quelle page, en mode d’écriture, on clique sur le nombre de mots de la page (en haut sur l’iPhone, en bas sur l’iPad) pour faire apparaître les objectifs du projet (Targets et Draft) : on note le total des mots écrits du projet par rapport aux nombres de mots déterminés au départ. Par standard, un roman américain est au minimum de 50 000 mots. C’est la base que je me suis fixée aussi, mais qui peut changer en cours de route.
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Scrivener pour Mac

Dans la barre de menu, on va dans Projet —> Afficher les objectifs du projet.


Scrivener pour Windows

Dans la barre de menu du haut, on va dans Projet —> Cibles du projet.

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On reporte la somme dans le champ number de Progress sur le site http://honorless.net/progressbar.htm


C’est un peu obsessionnel, j’en conviens, mais on a besoin de rituels un peu bêtes pour avancer la création. Un peu comme un encouragement virtuel, un engagement personnel. Déjà, je constate qu’ayant commencé cet article hier, ce matin en allumant le notebook pour voir ce que ça donne sur Windows, je vois que j’ai écrit 848 mots, alors que cette première semaine de Camp est réservée à la structuration du plan, pas encore à la rédaction. Mais quand une idée arrive, je la note tout de suite.A bientôt, pour la suite de l’écrit dans l’écrit. Une sorte de mise en abîme.

Belles écritures estivales !
Gaelle,
Kerantorec, le 4 juillet 2017

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016-2017.

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Scrivener en 4 questions et 1 conseil

Chris Simon, qui vient de publier Brooklin Paradis, m’a récemment invitée dans le Mag des Indés pour partager ma passion pour Scrivener et son application, les outils indispensables pour les nouveaux auteurs indépendants. Je transcris sur mon blog mes réponses à ses questions.


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1. Quelles sont les meilleures raisons d’utiliser Scrivener pour un auteur ?

Légèreté, rapidité, efficacité, sécurité.

En cinquante-cinq ans d’écriture, j’ai utilisé tout ce qui se faisait pour exprimer mes idées, du porte-plume de mon enfance, aux machines à écrire de ma jeunesse étudiante, jusqu’aux ordinateurs de ma maturité et enfin aux mobiles de ma sagesse productive. J’ai bien sûr utilisé la plupart des outils informatiques depuis un quart de siècle que je suis sur Mac et depuis vingt ans que je publie sur Internet.

J’ai toujours cherché ce qui était le plus simple et le plus rapide à gérer. Pour taper les 15 000 pages manuscrites des cahiers de mon Journal, je n’ai pas utilisé Word, trop lourd, trop lent, mais SimpleText, le traitement de texte basique fourni par Mac, rapide à ouvrir et enregistrer, sur un ordinateur ancien, un eMac de 2004, toujours performant. Sans fioritures.

Je trouve la même simplicité d’écriture avec Scrivener qui ne m’encombre pas de choses inutiles. Le logiciel s’ouvre très vite, l’application encore plus vite. Les fichiers, même de livres illustrés de nombreuses captures d’écran, restent très faciles à gérer, beaucoup moins lourds que sur les traitements de texte traditionnels.

Mes guides illustrés Scrivener plus simple ne m’ont posé aucun problème. Au début, je ne savais pas où j’allais quand j’ai écrit le premier guide. Je testais Scrivener, parce que j’ai de nombreuses publications en perspective. La gestion de plus de deux-cents pages et de deux-cent-cinquante images se faisait en toute légèreté et rapidité. Jamais je n’attendais devant un écran en chargement comme j’attendais devant les PC, ou pire, devant les écrans noirs des tablettes dont les applications refusaient de s’ouvrir.

Les guides étaient si simples à gérer, qu’à la fin de l’année 2016, j’ai testé encore plus fort en faisant des coffrets (boxsets) de deux guides en un seul ouvrage, pour la version Mac ou Windows avec la version iOS. Puis, encore plus fort, les trois versions ensemble. Aucun problème : 650 pages et 575 photos vérifiées sur l’application de l’iPad mini 4 passaient comme une lettre à la poste lors de la compilation sur le logiciel de bureau pour Mac, convertis en ePub, mobi et PDF pour une publication sur IggyBook et en mobi sur Amazon. Un jeu d’enfant.

La sauvegarde bien paramétrée est automatique. Si on est inquiet de nature, il suffit de cliquer sur Done sur l’application mobile, puis sur l’icône de synchronisation en bas de la page à droite et sur Sync Now. Si on oublie, dès qu’on ferme le projet en cours, ScrivenerApp nous rappelle qu’il faut le synchroniser et ça se fait tout seul. Sur les versions de bureau, tout s’enregistre automatiquement.

On ne peut pas perdre de texte sur Scrivener ni sur ScrivenerApp. Cette sécurité apporte une grande sérénité de travail.

2. Scrivener permet d’organiser son travail, de quelles façons penses-tu que c’est efficace pour un auteur ?

Scrivener permet de gérer un seul projet pour un manuscrit entier et d’y classer tous ses documents de recherches. On range tout dans un seul endroit. On ne passe pas son temps à se demander où on a mis tel chapitre qu’on avait écrit à tel moment d’inspiration, en faisant des recherches sur son ordi parce qu’on a tout balancé sur le bureau ou dans des dossiers au fil du temps. Tout est organisé dans un classeur, une fenêtre étroite sur la gauche, qui sert aussi de plan général, qu’on peut changer comme on veut.

La grande fenêtre, celle de l’éditeur, est celle où on peut lire et rédiger ses textes. On peut écrire sur un seul écran, pour mieux se concentrer, sans distraction. Sur la version fixe, une troisième fenêtre peut apparaître sur la droite pour régler certains paramètres de la page en cours, comme le Saut de page, l’Insertion dans la compilation du texte final, ou Compiler Tel Quel pour les pages centrées du titre et du copyright, par exemple.

3. En quoi Scrivener fait gagner du temps aux auteurs qui l’utilisent ?

Tous les écrits sont accessibles sur tous les supports, fixes ou nomades, qu’on soit connecté ou pas en wifi. Tout se synchronise automatiquement ensuite via Dropbox. Mes Guides expliquent les procédures de paramétrages indispensables au début. Après, quand tout est réglé et qu’on a acquis les automatismes, en écrivant tous les jours, on oublie la technique et on se concentre sur ses écrits.

On accède en un clin d’oeil au dernier fichier en cours, surtout sur l’application, hyper rapide. On n’a plus à attendre dix minutes ou plus que le PC se réveille et que Word ou OpenOffice veuillent bien se charger.

Tout est sauvegardé sur tous les supports, mobiles et fixes. Tout communique, qu’on soit sur Mac ou Windows et sur iOS, le système des iPad et iPhone, tout marche ensemble. On ne s’en occupe plus. On écrit, c’est tout, et on avance ses projets et ses publications.

Exemple : j’avais écrit 26 articles sur mon blog-auteur gaellekermen.net de novembre 2009 à novembre 2015, j’en ai écrit 70 entre décembre 2015 et décembre 2016, la plupart sur le logiciel d’écriture Scrivener et son application pour iOS (le système des mobiles Apple™). La version mobile a décuplé ma production publiée. Tout est plus facile et plus simple, donc plus rapide. J’ai pu faire beaucoup plus de publications que si j’étais restée sur Word ou OpenOffice. J’ai gagné plusieurs mois de travail.

4. Scrivener propose de nombreuses fonctions, quelles sont à ton avis celles qu’il faut connaître pour pouvoir écrire son premier projet ?

Il faut apprendre tout de suite quelques manips et raccourcis et adopter les habitudes qui nous conviennent le mieux.

Faire son plan d’abord sur Mindmap fait gagner beaucoup d’efficacité de travail. Scapple est diffusé par Literature & Latte. J’utilise SimpleMind+. L’export en OPML sur Scrivener pour Mac ou Windows permet de construire un projet de livre entier avec ses parties et ses chapitres, ou sections ou sous-sections.

Il faut aussi apprendre tout de suite à bien manipuler les dossiers et fichiers, à les faire glisser avec la souris pour les déplacer sur les versions de bureau Mac et Windows, ou en faisant Edit sur la version mobile et en poussant en haut ou en bas les poignées de déplacement, puis en faisant Done quand on a fini.

Pour certains procédés, j’ai eu du mal à comprendre au début, ils étaient difficiles à trouver dans les broussailles denses de la documentation en anglais (c’est pour ça que j’ai fait trois guides et trois coffrets pour les auteurs francophones) :

Dupliquer un fichier ou un dossier sur la version Mac, « doublon » au lieu de Dupliquer = cmd+D.

Scinder un fichier .doc en chapitres, 2 manières :

préparer le fichier avant sur Word ou Pages ou LibreOffice en mettant un # devant chaque titre de chapitre

scinder le document en faisant le raccourci cmd+K devant chaque titre.

C’est magique. Déjà, si j’avais compris ça tout de suite, j’aurais gagné beaucoup de temps.

Sur la version mobile, il faut fouiller les icônes. Comme à la pêche à pied. Soulever le goémon et les pierres pour voir ce qu’on trouve comme ressources. Puis tout remettre en place comme on doit le faire avant de quitter la grève quand la marée remonte.

Les pages répertoires de mon blog donnent les équivalents des icônes. On les trouve aussi en annexe du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone et dans les trois coffrets.

Les pages aide-mémoire donnent les raccourcis, également en annexe des guides Mac et Windows.

5. Un conseil Gaelle Kermen ?

Utiliser ensemble les deux versions de Scrivener, la mobile et la fixe.

La version mobile apporte une liberté de travail jamais connue auparavant. Elle permet d’avoir ses projets dans sa poche, de dicter une idée dès qu’elle arrive, où qu’on soit, sur une page de l’application sur l’iPhone, même un petit comme le 5c. Sur l’iPad mini 4, j’ai construit et rédigé le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, en partie dicté sur l’iPhone 5c. J’ai tout relu, structuré, vérifié, tout illustré et formaté la présentation sur l’iPad mini 4. Un vrai régal. Relire des milliers de pages ne m’a posé aucun problème. Désormais, c’est sur l’iPad mini que je relis tous mes textes.

La version de bureau pour Mac offre un grand confort de travail. J’ai corrigé les six guides avec Antidote 8 d’abord, sur mon ancien MacBook, puis 9 sur le Mac mini en système Mac OS X El Capitan. Enfin, j’ai compilé les six guides remis à jour en ebook mobi pour publier sur la plateforme d’Amazon.

Il suffit de cocher une case pour que la table des matières se forme sur mobi, puis en trois formats pour IggyBook (pour l’ePub, on décoche la case de table des matières, mise pour le mobi).

La compilation de Scrivener offre de nombreuses possibilités, dont l’export en .doc et .docx. Mais, maintenant que je maîtrise bien Scrivener, je n’ai plus du tout envie d’utiliser un outil comme Word, qui date des années 80. Scrivener est né avec l’édition indépendante numérique. Il est adapté à nos besoins de publication actuels. Je me sens enfin en affinité totale avec un outil d’écriture.

J’ai écrit mes guides Scrivener plus simple pour que les auteurs francophones bénéficient comme les auteurs anglophones des immenses richesses de Scrivener et ScrivenerApp. Cette dernière application est une rencontre avec l’intelligence pure et le génie humain, qui nous stimulent et nous rendent vibrants et créatifs. Simplement heureux d’écrire.

Gaelle Kermen pour Chris Simon
Kerantorec, 28 janvier 2017


Scrivener, Scapple et Scrivener for iOS sont diffusés par Literature & Latte

Scrivener for iOS est disponible sur l’App Store.

Blog auteur : gaellekermen.net

Sur Scrivener : https://gaellekermen.net/repertoire-des-articles-sur-le-logiciel-scrivener/

Sur ScrivenerApp : https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/

https://gaellekermen.net/modeles-scrivener-pour-auteurs-francophones/

Page auteur sur Amazon

Page auteur sur IggyBook

Illustration : la fin du projet du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, quand tous les fichiers sont passés au vert, signifiant que tout est fait (Done).

ScrivenerApp : régler la Nouvelle Session des mots en Objectifs

L’application Scrivener, comme le logiciel de bureau, est si riche qu’on n’utilise pas toujours ses possibilités. Puis, un beau matin, on se demande pourquoi on n’avait pas essayé tel ou tel truc et on l’adopte.

Désormais, je sais régler la nouvelle session sur l’application Scrivener, pour avoir une idée du nombre de mots que j’écris par jour dans mon Journal de Vie.


J’ai paramétré l’ensemble du projet à 300 000 mots pour l’année. C’est à peu près ce que ça représente si j’en crois les années précédentes. Pas tout à fait 1000 mots par jour, qui serait une moyenne. Et puis je n’écris pas tous les jours. Et j’écris en plus sur le cahier de chantier, qui est hors de ce compte et plus sporadique, suivant les gros travaux annuels sur le domaine; comme la taille des ronces que je vais commencer bientôt, la création de barrières ou quelques abattages d’arbres pour le bois de chauffe de prochaines années.

Pour avoir le nombre total de mots de la journée, il faudrait que je mettre les deux cahiers ensemble pour avoir un compte de mots communs. Oui, c’est gérable, mais ça alourdirait le fichier et je veux rester légère dans ma gestion de projets. Et puis, je ne tiens pas à être obsessionnelle. L’essentiel, c’est d’écrire et publier ses projets, pas de procrastiner sur des comptes d’apothicaires.

Il est bon aussi de voir avancer l’ampleur de la production. Pour reprendre courage en cas de doute.

Pour savoir la production du jour, il faut mettre la page en cours d’écriture sur Done, haut de page à droite, la synchroniser avec Dropbox en bas de page à droite encore, toucher le nombre de mots au milieu en bas et sélectionner : Start New Session.


On règle l’objectif de la nouvelle session : ici j’ai mis 1 000 mots.


Quand on vérifie ce qu’on a fait, le cercle montre :

  • à l’intérieur le camembert de la production générale du projet,
  • à l’extérieur celui de la Nouvelle Session.

En fin de journée, je vérifie si j’ai rempli la mission du jour.

Pas tout à fait. Mais qu’importe, l’essentiel est d’avoir transcrit ce que j’avais envie de garder de la journée, sa quintessence. En sachant qu’il y aura beaucoup de coupes lorsque je déciderai de publier. La session est un échauffement intellectuel, comme il est bon de faire des exercices physiques tous les jours pour garder la forme.

Ce genre de petits détails ajoute beaucoup à l’immense facilité d’utilisation de l’application Scrivener dans nos vies vouées à l’écriture.

Gaelle Kermen, Kerantorec le 7 janvier 2017

Post-Scriptum du 8 janvier 2017

Ça y est j’ai dépassé les 1 000 mots de ma session quotidienne. C’est vrai que c’est stimulant. Surtout quand on pense que j’en ai aussi écrit presqu’autant sur l’autre projet en cours, celui qui attend depuis la mi-2016, du guide Smashwords que je veux finir avant de me replonger dans l’abondante documentation de mes archives des années 60 et 70 pour en extraire la substantifique moelle, comme disait le cher Rabelais, un des écrivains français qui avait enchanté ma classe de seconde.

Scrivener est quand même un outil puissant, fiable, sécurisant, et inspirant. Il n’y a plus de blocage entre la pensée qui surgit parfois au réveil et la mise en forme dans le projet ou l’article en cours… Une fois franchie la période d’initiation et d’adaptation à nos besoins, on peut vraiment se lancer et aller au bout de tous nos écrits. Je vous souhaite ce bonheur incomparable !

ScrivenerApp : premiere mise à jour de l’application

Six mois après sa sortie, l’application Scrivener a bénéficié de sa première mise à jour 1.0.1. Elle rectifie quelques bugs liés à la mise à jour du système iOS 9 en 10 et elle apporte quelques améliorations de gestion des projets d’écritures.

J’en vois déjà deux : l’importation possible de pages web dans le projet et la création de dossier de modèles.


Importation de pages web

Cette nouvelle fonction est assez simple. On la trouve dans le bas du classeur (Binder) en touchant l’icône d’importation.

On peut désormais voir une possibilité supplémentaire entre Camera et Dropbox : Web Page.

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On tape l’URL de la page et elle s’importe dans le bas du classeur.import_web

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Templates = Modèles

J’avoue que je n’aurais pas trouvé ça toute seule. Il a fallu que j’aille dans le forum pour comprendre comme ça marchait.
Pour accéder à ces deux modèles, il faut aller dans Getting help sous le Tutorial, en bas du Classeur (Binder) lorsqu’on accède à son tableau de bord.
Ensuite, on clique en bas de la page du Tutorial sur Reset Tutorial.
Alors on voit apparaître un dossier supplémentaire entre le dossier des Recherches (Research) et celui de la poubelle (Trash).

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En faisant glisser le titre vers la gauche et en développant le dossier, on voit les deux modèles créés par Keith Blount pour les romanciers, une fiche de personnages (Character Sheet) et une fiche de lieux (Location Sheet).

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Les deux modèles sont en anglais et il vaudrait mieux récupérer ceux que j’ai traduits sur mon blog auteur.

Malheureusement, je n’ai pas pu importer un modèle (scrivtemplate) fait sur Scrivener pour Mac et mis sur Dropbox.
La seule chose que j’aie pu faire, c’est exporter la fiche en Word, l’envoyer dans le dossier Dropbox où je récupère mes fichiers par Send a copy, et l’importer ensuite depuis Dropbox dans un autre projet.

Ce n’est pas vraiment utile pour nous, auteurs francophones.

Mais Scrivener n’a pas dit son dernier mot. Il est bon de lire le tutorial mis à jour.
Créer un dossier Modèles dans un Projet Scrivener pour iOS
Donc, on peut créer dans un projet un nouveau dossier intitulé Modèles sous le dossier Research par exemple.

On glisse le titre vers la gauche et là on voit More, on tape et on a une proposition en plus :

Set as Templates Folder.

set_folder

On voit alors un T (pour Template) et une icône bleue.

t_modeles

En cliquant sur la croix, on ajoute un fichier, qu’on déplace dans ce nouveau dossier.

En développant le dossier Modèles, on voit que le fichier a lui aussi cette nouvelle icône.

mod_doc

C’est un modèle que l’on peut utiliser comme ceux que l’on créait sur la version de bureau.
Comme pour chaque manipulation dans l’application, n’oubliez pas de taper sur Done après chaque procédure.

Et si vous voulez trouver des modèles en français, consultez ma page : Modèles pour auteurs francophones.

Pour en savoir plus, mes guides Scrivener plus simple détaillent d’autres précédés.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 18 décembre 2016, publication le 7 janvier 2017

ScrivenerApp : corriger les titres francophones

Corriger les titres en français

Lorsque nous écrivons nos titres dans l’application Scrivener for iOS, les titres se mettent à l’anglo-saxonne avec des majuscules à chaque mot.

En langue française, les titres ont une lettre capitale au début et dans les noms propres.

Il faut donc corriger ce détail avant la publication.

Si on revoit l’ensemble sur le logiciel de bureau, on le fera facilement dans la barre de menu de la page en cours ou dans le titre qui s’affiche dans le classeur de gauche.

Si on corrige l’ensemble du tapuscrit dans l’application, il faut le faire in situ. C’est mon cas.
J’appuie sur le titre dans le classeur, l’inspecteur apparait, je sélectionne le titre en cliquant sur Select All, puis sur Copy.

Je retourne dans ma page en cours et je copie le titre en haut, en cliquant sur Paste.


Je le modifie. Je le resélectionne entièrement, le copie et le colle dans le titre du classeur.

Select All > Copy > Paste

Le résultat est plus conforme aux normes typographiques francophones.


Gaelle Kermen, Kerantorec, 3 janvier 2016