Kit de survie du NaNoWriMo #1

Après le Camp NaNo de juillet 2017, j’ai noté tout ce qui me semblait indispensable avant de commencer un mois d’écriture dans le cadre du Nano. Je reprends ces notes en octobre 2017 pour préparer le NaNoWriMo de novembre.

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En juillet, j’ai conçu et rédigé un nouveau livre, essai sur une vie créative plus simple.

En novembre, je vais le compléter, le documenter, le formater, le corriger en vue de la publication en décembre pour les fêtes de fin d’année.
Ces remarques peuvent servir aussi dans un cadre plus personnel, quand on s’embarque dans l’aventure d’une création conséquente. Elles s’adressent plus spécifiquement aux auteurs, mais aussi aux autres créateurs.

C’est mon Kit de survie, vous pouvez l’adapter selon vos goûts et habitudes.


L’exemple de Simenon

Un article du 26 novembre 1955 de la revue hebdomadaire Paris Match, après un entretien de plus de huit heures, donne la méthode de travail de Georges Simenon, un des auteurs francophones les plus féconds. La préparation était importante, aussi bien pour les démarches à faire avant d’entrer en écriture (il faisait venir le médecin pour s’assurer que la famille allait bien) que pour la planification de l’intrigue des lieux ou des personnages (notes dans une grande enveloppe commerciale). Je m’étais régalée l’hiver 2015 à lire en numérique la série complète des Maigret des années 1920 aux années 70; beaucoup plus intéressants que les séries télévisuelles, qui cadrent les épisodes dans les années 50. De purs bijoux sur l’évolution des techniques au sein d’une société. Son exemple peut être stimulant.

Paris Match 1955: Simenon extrait de l’article

Tout d’abord Simenon se décharge de tout souci pour une dizaine de jours : pas de contrat, de visite, de courrier important. Sa femme montera une garde vigilante. Simenon ne répond jamais lui-même au téléphone, n’ouvre pas une lettre. Puis il fait venir le médecin qui examine le romancier et sa petite famille. S’il advenait qu’un de ses enfants tombât malade « en cours de roman », le père serait dans l’incapacité de poursuivre et porterait « le remords de personnages perpétuellement en purgatoire, un peu comme un guérisseur qui n’achèverait pas une cure ».

Eh oui ! Nous avons nos vies à poursuivre pendant le processus créatif, nos responsabilités à assumer. Chacun doit donc s’organiser au mieux !

A bientôt pour trois articles répondant à mes besoins de préparation.

Trois grands axes :

• Écrire et se former au logiciel ou application

• S’alimenter : faire des réserves

• Démarches avant le Nano : ménage, etc.

Si vous avez réfléchi à vos besoins, n’hésitez pas à les partager.

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 16 octobre 2017

 

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Comment lire un ebook

Comment lire des ebooks

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Glossaire

Si vous cliquez sur l’icône d’un ebook sur un PC sans application de lecture numérique, il est fort probable que votre ordinateur vous propose Word pour le lire. Mais Word est un traitement de texte pour écrire et on ne lit pas d’ebook avec un logiciel d’écriture.

Les fichiers numériques se lisent dans trois formats courants : epub, mobi, PDF.


Sur Ordinateurs Pc ou Mac fixes

On peut lire sur les ordinateurs, mais c’est beaucoup moins pratique, agréable et confortable que de lire sur une liseuse ou sur une tablette, bien au chaud sous la couette en hiver ou dans sa chaise-longue l’été.

Format mobi

Pour lire le fichier mobi issu des publications faites sur la plateforme Amazon, une application Kindle a été développée pour tous les systèmes. Elle est bien organisée, à partir du compte créé sur Amazon, et permet les citations, les partages et les annotations, (si le fichier n’a pas été publié avec DRM).

Application Kindle pour PC

Application Kindle pour Mac


Format epub

Le format epub est très agréable et permet les citations, les partages, les annotations (si l’éditeur n’a pas mis de blocages, ce qui est une erreur fatale, équivalant à scier la branche sur laquelle on se croyait confortablement assis !).

Je corrige les manuscrits sur mon vieil iPad 1 de 2010, en faisant les surlignements et annotations nécessaires, c’est très pratique. Avant, je le faisais sur mon Kindle de septembre 2010, mais il n’a pas tenu le choc aussi bien que l’iPad historique, toujours aussi beau qu’à sa naissance !

Travailler ainsi sur tablette fait partie des bases de travail d’écriture comme de lecture.


Sur Mac

Pour lire le format epub, format standard choisi par la plupart des plateformes, sauf Amazon, l’application iBooks est livrée en standard sur tous les Mac : iBooks sur Mac


Sur Windows

Ebook-Reader sur Win [ https://icecreamapps.com/fr/Ebook-Reader/ ]

Calibre [ https://calibre-ebook.com/ ]

Adobe Digital Edition [ http://www.adobe.com/fr/solutions/ebook/digital-editions/download.html ]


Sur tablettes Android

Google Play [ Sélection d’applications de lectures ]


Sur iPad ou iPhone : iBooks est livré en standard

Les liseuses Nolim ou Kobo sont conçues pour lire le format epub.


Le format PDF est en général lisible par tous les supports informatiques et numériques avec le logiciel Adobe-Acrobat-Reader : https://get.adobe.com/fr/reader/


Et pour compléter mon expérience, voici un tableau récapitulatif de toutes les possibilités : http://fr.upblisher.com/e-lecteur/comment-lire-ebooks


Bonnes lectures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 15 septembre 2017


Gaelle Kermen est écrivain diariste, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (1969 à 72)

Gaelle Kermen a écrit des guides disponibles sur toutes les plateformes numériques en plusieurs formats de lecture : Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone. Elle publie aussi ses archives Cinquante ans d’écriture en cahiers.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !«

ScrivenerApp avec SimpleMind : importer un fichier texte

Sur ce blog, j’ai déjà dit tout le bien que je pensais de la possibilité de construire des projets conséquents à partir d’une carte mentale, heuristique ou mindmap, en l’exportant en OPML pour avoir toutes les parties et chapitres prêts à être rédigés et travaillés. Cette solution est valable pour le logiciel de bureau pour Mac et Windows.

Il est aussi très facile d’exporter un texte issu d’une mindmap dans un projet Scrivener ouvert sur l’application de l’iPad ou l’iPhone. Je viens de le tester sur l’application SimpleMind+ pour iOS.

Actuellement, je prépare la version numérique d’un livre consacré au Festival de Wight 1970, dont j’ai publié des articles de blog récemment, 47 ans plus tard à l’heure près. Voir le blog ACD Carpe Diem pour ces archives des temps passés.

Si le texte d’origine a été extrait de mon Carnet de voyage 70, et sera publié dans le cahier de l’année 70, j’avais envie de faire le bilan de ce que représentait Wight maintenant, non seulement pour moi, mais pour les Veterans qui ont apprécié de voir des photos inédites prises par mon photographe de l’époque.

J’ai donc pris mon iPad pour réfléchir, j’ai ouvert l’application SimpleMind+ et j’ai noté mes idées à bâtons rompus, sans me soucier de la forme, en me laissant guider par l’inspiration et le souvenir. En peu de temps, l’essentiel était écrit. J’ai exporté les différents formats par mail. Dans ma messagerie, j’ai ouvert le fichier IOW70 maintenant.txt, je pensais le copier et le coller dans Scrivener, mais j’ai vu que l’on pouvait l’exporter directement dans Scrivener, dans un projet ouvert.


J’ai ouvert le fichier texte et cliqué sur l’icône Exporter en haut à droite.


J’ai ouvert le projet IoW70 dans mon tableau de bord Scrivener de l’iPad. J’ai cliqué ensuite sur l’icone de Scrivener.

En un clic, j’avais la trame de mon chapitre dans le projet du nouveau livre. Je vais pouvoir le retravailler dans le contexte du livre.

Cette procédure ne marche pas avec d’autres applications comme Notes ou Simplenote, je viens d’essayer. Comme je l’ai dit souvent, le fait de démarrer un projet sur une mindmap et de l’exporter sur Scrivener a débloqué beaucoup de limites que je m’imposais moi-même en levant bien des inhibitions d’écriture.

Une procédure simple et efficace comme tout ce que nous permet l’application Scrivener for iOS, une fois de plus. Et j’en apprends encore tous les jours !

Bonne rentrée de belles écritures !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 4 septembre 2017


SimpleMind+ pour iOS

Scrivener for iOS sur iTunes

Articles sur le Festival de Wight 1970 vu par 2 Frenchies

Groupe Facebook des Veterans de Wight 70

Camp NaNoWriMo derniers jours

Mardi 25 juillet 12:1012:10 Je viens de franchir la ligne d’arrivée des 31000 mots. La cible est devenue verte sur Scrivener, rouge sur le site du Camp NaNoWriMo. Je pourrais m’en tenir là, mais j’ai encore des choses à écrire.


Comme en saut en hauteur ou à la perche, je remonte la barre à 40 000. Il faudra écrire 9 000 mots en six jours pour valider le projet le 31 juillet et faire partie des gagnants (contre eux-mêmes !). C’est faisable si je me tiens à mon projet.

Une bonne grillade au feu de bois va me récompenser ce soir. Je joue le jeu du Camp !

Jeudi 27 juillet 2017 7:50

Derniers jours du Camp Nano. Le temps est pourri, je n’écris plus dehors comme je le faisais depuis le printemps, j’écris dans mon lit, comme cet hiver. Et j’y travaille bien, dès le réveil si possible, l’écriture matinale est plus automatique, plus subconsciente, elle se révèle parfois plus juste que l’écriture raisonnée et formatée. Je suis ce flux. Je ne relis rien. Je regarde juste si tel ou tel sujet a été complété. La relecture fera la censure, pour l’instant je suis dans l’écriture pure et dure. Celle qui ne supporte aucune interruption, aucune contrainte, celle qui réclame toute l’attention, l’exigeante, la vitale. Si je n’écris pas, je sens que je vais mourir. Sensations extrêmes. J’écris comme si mon souffle allait manquer si je défaillais sur la route, j’écris comme si mon sort en dépendait si je trébuchais sur une pierre du chemin. J’écris parce que les idées, les souvenirs, l’expérience, l’exigent. Derniers chapitres à compléter. Je ne veux pas me mettre de stress, puisque je suis seule à décider de la longueur du livre que je veux écrire, mais j’ai besoin d’avoir une certaine tension pour me remettre au travail chaque matin, pour créer une certaine routine déclenchant la réflexion systématique et l’écriture automatique.

Le corps réclame ce que le cerveau lui demande. J’ai envie d’écrire parce que j’ai déjà parcouru tous ces mots depuis le 1 juillet , que j’ai remonté la barre plus haut que l’objectif de 31000 mots (1000 mots par jour) et, bien sûr, parce que j’ai encore des choses à dire sur le sujet que j’ai choisi.

Hier, j’ai supprimé une partie, non encore écrite, mais prévue dans la Mindmap lors de la première réflexion. J’étendais trop le champ des références de création à mes chantiers physiques et revoyant mon plan, je trouvais cette partie hors sujet du moment, à réserver plutôt aux cahiers de chantier que j’ai l’intention de publier un jour, dans pas trop longtemps. Le mettre dans le plan du premier projet était une louable intention, mais je passerais trop de temps à la développer maintenant. Elle a le mérite d’être déjà organisée et, si je pensais devoir l’écrire, je reprendrais la partie dans le dossier Recherches où je l’ai classée et l’exporterais dans un nouveau projet. Pour un nouveau livre sur les travaux entrepris à Kerantorec.

Pour l’instant, pendant ces derniers jours du Camp NaNo de juillet 2017, je vais me consacrer au sujet principal, La vie créative plus simple, avec des exemples liés à la littérature. J’ai encore quelques chapitres à rédiger.

Que m’a déjà apporté le Camp NaNo ?

 Essentiellement le cadre du temps et de l’avancée du projet. Je suis trop solitaire par choix pour avoir besoin de travailler en réunion avec d’autres NaNoteurs (il paraît qu’on s’appelle comme ça quand on est francophone) comme cela peut se faire dans les lancements et les fins de NaNoWriMo. Si j’habitais encore Paris, si j’étais plus jeune, sans doute aurai-je apprécié ces réunions et peut-être même en aurai-je organisé. Mais la gestion de mes propres énergies ne me permet plus ce genre d’excès. Je vis bien désormais quand je suis un rythme plus régulier, sans nuit blanche.

Mais en m’inscrivant sur le site du Camp Nano, je me suis engagée publiquement, et ça fait toute la différence du monde. Je peux afficher le total des mots écrits chaque jour et je trouve ça très excitant. Parfois je vois que j’atteins une barre symbolique, comme l’était celle des 31 000 mots, atteint le 25 juillet. Il manque juste cinquante et quelques mots pour la franchir. Souvent, dans un ultime effort après ma séance d’écriture, aussi épuisante qu’un séance de bûcheronnage dehors, je regarde un chapitre pour voir si je ne peux pas le compléter et alors, la magie surgit, l’inspiration est encore, et cent ou deux cents mots s’ajoutent encore.

Et c’est ainsi que j’ai avancé. Sans cette carotte symbolique devant moi, l’âne que je suis aurait trouvé de nombreuses raisons pour vagabonder le long des haies à faire tout autre chose qu’à écrire mon livre. Rien que pour ça, le NaNoWriMo est intéressant. Car cette concentration est la base même de la vie créative, qui doit de temps en temps, pour produire quelque chose de valable, se donner des impératifs et un cadre de travail.

Allez, j’y retourne ! 36 049 mots, il reste un peu moins de 4 000 mots à écrire pour arriver à la barre des 40 000 mots que je me suis imposés. Hier, j’en ai écrit plus de 3 500 ! La vie est belle !


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 27 juillet 2017

CampNaNoWriMo : quatrieme semaine

Le samedi 22 juillet 2017 marquait le début de la quatrième semaine du Camp NaNoWriMo 2017. J’avais prévu d’entamer la révision du projet.

Bilan des trois premières semaines

J’ai bien progressé, mais je n’ai pas fini la rédaction comme je le pensais en élaborant mon programme. Le long week-end du 14 juillet a vu plusieurs passages chez moi qui ne m’ont pas laissé autant de liberté d’écrire qu’en temps normal. Ma concentration n’est jamais la même quand je suis seule, qu’il y a du monde chez moi ou que je suis interrompue dans mon élan.

Je n’ai donc pas fini la rédaction que je pensais terminer en fin de troisième semaine. Je voulais revoir l’ensemble du livre en fin de Camp, il me faudra reporter cette tâche au mois d’août, ou plus tard après avoir laissé reposer le projet.

Je dois écrire encore bien des chapitres prévus au plan de départ réfléchi sur la mindmap (carte mentale ou heuristique en français). Et comme une idée en fait jaillir une autre, j’ajoute de nombreuses pages au projet dans le classeur de Scrivener for iOS.

Pourtant, il ne faut jamais s’inquiéter de ne pas écrire tous les jours. Après le 14 juillet, j’ai repris l’écriture et la courbe du projet sur le site du Camp NaNoWriMo a repris de la hauteur.

Lors d’une nouvelle interruption forcée le jeudi 20 juillet pour aider une amie à corriger son manuscrit, je n’avais rien pu écrire sur le livre. Le vendredi 21, je lui ai montré comment revoir elle-même tout le roman, je l’ai laissée se débrouiller, j’ai pu me remettre à l’écriture. Entre le matin et le soir, j’ai écrit plus de 3 000 mots et dépassé les 22 000 mots du projet.

Ce temps suspendu a permis aussi au livre de s’approfondir, comme une maturation. Il semble acquérir sa vie propre, son souffle personnel. Je le trouve moins sec, moins injonctif, moins formaté, plus discursif, plus anecdotique, plus vrai. En fait, dans nos échanges, oraux ou écrits, ce sont les histoires qu’on se rappelle. On peut écouter ou lire une démonstration intéressante, mais c’est l’histoire racontée par le conférencier ou l’écrivain que le cerveau ludique mémorisera. Aussi, je lâche les chevaux, je les laisse aller où ils veulent en fonction du thème choisi dans chaque chapitre et sous-chapitre. Et l’écriture devient facile, logique et euphorisante.

J’allais oublier de parler de Virginia Woolf dans le chapitre sur l’environnement de travail que je croyais avoir fini quand je suis descendue déjeuner avec mon amie pour que nous reprenions des forces entre nos écritures parallèles, elle en bas, moi en haut. Et bien sûr, en écrivant sur Virginia, je suis arrivée à Vita, à sa writing-room si bien organisée dans la tour du château de Sissinghurst, dont les jardins restent une source d’inspiration pour le mien.

Ce concept de chambre d’écriture m’est cher depuis des années et j’ai enfin réussi à construire moi-même le cadre de la mienne. Je peux désormais transmettre mes secrets de construction et mes bonnes habitudes qui me permettent de gérer tant de choses avec peu de forces, encore moins de moyens matériels, mais beaucoup de stratégie, d’inventivité et de créativité. Pour beaucoup de bonheur.

Se soutenir dans l’écriture

Certains Camps NaNo se font en réunion de plusieurs écrivains dans un lieu comme une bibliothèque ou un café. La stimulation est réelle. On peut échanger ses points de vue, se soutenir, s’inspirer. Le site du NaNoWriMo propose de s’inscrire en ligne. C’est plus facile pour les Américains, mais je sais que ça existe aussi à Paris.

Chez moi, c’est un mini Camp. En bas, dans mon bureau, une amie travaille à son roman. Moi, je suis en haut dans mon lit, parce qu’il pleut et que je ne peux pas être dehors, j’avance le projet de mon essai sur la Vie créative plus simple. Nos échanges se font à l’occasion d’une interruption pour manger un peu et nous réhydrater après une session d’écriture matinale, rien d’obligatoire pour ne pas déranger l’autre, ou lorsque mon amie s’en retourne dans son village au bord de la mer. Nous respectons nos travaux mutuels. Nos discussions sont le plus souvent littéraires. Et l’inspiration surgit parfois…

Ce dimanche, Scrivener for iOS me signale que mon projet a dépassé les 26 000 mots. Je dépasserai sans doute les 27 000 dans la journée. Il pleut, c’est bien d’écrire, pendant que les bassins se remplissent,  le jardin reverdit, les plantes revivent.


Et le site affiche une flèche sur le rouge du centre de la cible. Le but est proche !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Trouver un lieu de Camp ou de NaNoWriMo pour travailler aux côtés d’autres auteurs : http://nanowrimo.org/local-volunteers

Camp NaNoWriMo : changer ses objectifs de projet

En standard, par défaut, sur le site du Camp NaNo de juillet ou lors du mois de novembre NaNoWrimo, le réglage du roman prévu pour un mois d’écriture est de 50 000 mots, soit l’équivalent d’un roman comme The Great Gatsby de F. Scott Fitzgerald (Gatsby le Magnifique). 50 000 mots représentent un roman de 200 pages environ, si on se base sur une page de 250 mots. Ceci varie selon les éditeurs et les paramètres de formatage. Ce n’est qu’une base de références.

Changer les objectifs du projet
Cet objectif élève le nombre de mots à écrire chaque jour à 1600 mots. Si on ne se sent pas confortable avec cette session d’écriture quotidienne, si on n’a pas assez de disponibilité dans l’emploi du temps, mais qu’on veut quand même aller au bout de son roman ou essai, on peut changer ses objectifs de projet. Il vaut mieux changer ses prévisions que de renoncer à son projet.

On le fait dans le champ Goal des paramètres du projet. Le site fera tous les calculs et graphiques en fonction de ce paramètre.

Personnellement, je n’aime pas me mettre de pression. Au bout de quelques jours, j’ai abaissé mes prétentions de 50 000 mots à 31 000 pour un objectif moyen de 1 000 mots quotidiens. Il n’est pas impossible que je remonte le total d’objectif du projet en fin de semaine puisque j’avance bien désormais. Je le fais sur Scrivener en cours de rédaction d’habitude, quand je vois que j’ai encore des choses à dire. Sinon le logiciel de bureau me signale régulièrement que j’ai dépassé mes objectifs. Le faire sur le site du Camp donne un cadre public à mon engagement.

Pour l’instant, 1000 mots en période estivale de vacances me sont possibles. Quand on habite dans une région touristique comme la Bretagne, on peut être interrompu dans son travail par des gens en vacances. Je limite les visites, mais parfois j’en accepte et ça change tout mon programme.

L’important est d’être régulier et un peu obstiné. Car, une fois qu’on est dans le vif de la rédaction, les idées viennent, s’entrechoquent et on n’est satisfait qu’après les avoir couchés sur la page du traitement de texte, ou de Scrivener for iOS si on a la chance d’utiliser l’outil nomade si pratique.

Valider son projet sur le site du Camp

Au 20 juillet, il devient possible d’enregistrer son texte dans le compteur de mots qui s’affichent sur le site du Camp NaNoWriMo à côté du compteur de mots du projet et de Update.

Alors s’affiche la fenêtre qui permet de copier le fichier entier pour en faire le décompte des mots écrits au cours du Camp NaNoWriMo. Le texte n’est pas conservé par le site, j’ai juste pour compter et valider le projet en tant que Winner (Gagnant-e).

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Tableau d’équivalence entre le nombre de mots et le nombre de pages à consulter sur l’article http://www.aproposdecriture.com/combien-de-mots-doit-compter-un-roman. Ce barême n’a pas de valeur absolue, tout dépend des éditeurs et des formatages adoptés.

Le nombre de mots se trouve en bas des pages en cours sur les traitements de texte ou dans Révision, statistiques, etc.

On ne doit pas confondre le nombre de mots avec celui des caractères (espaces comprises). Les deux s’affichent dans les statistiques. Un feuillet de journaliste se calcule en caractères, non en mots. Ici, dans le projet du Camp NaNo, on compte en mots.

Camp NaNoWriMo

Scrivener : suivre les statistiques des projets et sessions en cours (Windows)

Les statistiques des projets en cours permettent de suivre les objectifs d’écriture pendant les sessions. Un outil indispensable à qui veut bien gérer ses progrès et garder sa motivation en éveil.
(Copies écran faites sur la version Windows)
« 


Il faut d’abord paramétrer les objectifs dans les Cibles du projet.

Projet -> Cibles du projet

Raccourci : Ctrl+,


On constate la progression du guide en cours d’écriture. La session peut se paramétrer.

Scrivener donne des statistiques très détaillées, en mots, en caractères, en pages de livre format de poche, en pages de livre imprimé, pour l’ensemble du projet comme pour la sélection pendant la session.


Un outil indispensable pour bien maîtriser l’avancement des projets d’écriture.

Belles écritures,

Gaelle,

Kerantorec, le 10 décembre 2016


© MBB 2019
Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (1969 à 72)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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