Kit de survie du NaNo #3 : dernières démarches 

nano_logo-830912ef5e38104709bcc38f44d20a0d.pngEn ce 18 octobre 2017, il reste douze jours avant le lancement du NaNoWriMo. Je m’organise pour un environnement agréable et des conditions de travail optimales, une bonne tranquillité d’esprit et une grande sérénité.


Ménage et rangements

La mauvaise saison est arrivée en Bretagne, il a fallu rentrer les meubles de jardin. C’était l’occasion de réorganiser la maison pour l’hiver.
J’ai fait la plus grande partie du ménage d’automne dans ma maison. Je repasserai un bon coup avant le lancement, parce qu’il est possible que je ne vois plus rien lorsque je serai plongée dans la réécriture de l’essai prévu au NaNo. Faire un grand ménage avant de se lancer dans l’aventure est une bonne façon de s’échauffer, ça donne le remps de réfléchir à ce qu’on veut écrire. Que tout soit propre et rangé autour de nous est un grand facteur d’équilibre pour les créateurs. Même si certainEs ont besoin d’un certain chaos, savoir où sont ses affaires est le gage d’un gain de temps et d’une meilleure écriture ou création. La propreté est aussi la base d’une bonne santé générale.


Bricolage

J’ai refait un support bois pour le fauteuil d’écriture qui n’est plus dans le jardin, mais dans la chambre, un des endroits les plus clairs de ma chaumière pendant la mauvaise saison. Pour ne pas être toujours dans mon lit, je travaillerai souvent dans ce fauteuil où je suis bien assise, avec les bras soutenus à angle droit avec le clavier Bluetooth qui me sert à écrire sur l’iPad mini. J’y prends de moins mauvaises postions que dans le lit où j’ai tendance à m’avachir. L’écriture peut induire de graves tensions et douleurs. J’essaie de les prévenir.


Nettoyage de jardin

Avant le NaNo de novembre 2017, j’ai aussi entrepris un grand nettoyage de jardin, terrasse, prairie, pour que mon décor de vie soit harmonieux autour de moi. Ce qui veut dire, tailler tout ce qui dépasse, tout ce qui a séché pendant l’été, évacuer les déchets végétaux dans un trou en cours de comblement, tondre la prairie. Au mois de novembre, je ne ferai que de l’entretien léger, histoire de me défouler après des séances d’écriture intense.

En cette moitié du mois d’octobre, j’ai déjà fait une grosse tonte générale de la prairie (dure, l’herbe avait beaucoup monté après une longue période de sécheresse et d’un coup une période de pluies et tempêtes) et un premier nettoyage des terrasses, envahies d’aiguilles de pin, de feuilles de frênes et de hêtres, sur lesquelles je risquerais de déraper. En période créative, il vaut mieux éliminer toutes sources de risque physique, le cerveau absorbé par les idées risque d’être moins vigilant qu’en période plus normale.


Tenues vestimentaires

Pour écrire, il faut être confortable, ne pas avoir froid, sans avoir trop chaud non plus. J’ai donc prévu des vêtements confortables : chemises Lacoste ou tee-shirts en coton (on transpire parfois autant en écrivant qu’en bûcheronnant), des sweat-shirts en polaire, des pantalons larges en coton ou molleton, robes de chambre longues (courtes en été). Des châles et des plaids s’il fait froid en novembre.


Santé

Avant de commencer l’écriture d’un de ses « romans durs » ou d’un Maigret, Georges Simenon faisait venir le médecin pour vérifier que tout allait bien dans sa petite famille. Je crois que c’est une bonne idée à appliquer pour ceux qui veulent tenter le NaNo. Je vais aller voir mon médecin avant la fin du mois d’octobre.

J’ai déjà acquis quelques paramédicaments de confort, je les ai toujours avec moi, d’ailleurs, surtout en déplacement, ça évite quelques dérapages.

  •  • Pastilles Valda (contre les maux de gorge)
  •  • Vick Vaporubs (contre les rhumes)
  •  • Collyre (contre l’irritation des yeux)
  •  • Smecta (contre les gastros)

Démarches avant le NaNo

  •  Médecin (médocs asthme)
  • Dossiers administratifs : Mairie, OPAH (réfection urgente d’une partie du toit de chaume en ardoise, péril en la demeure). Le NaNo se tiendra pendant la période d’attente des autorisations de modification de couverture.
  •  Courses pour compléter le stock de conserves, de produits de bases, de boissons, de denrées permettant de faire des gros plats portionnés et congelés (L’ouragan du 16 octobre 1987, après ma vie à la montagne, où on pouvait rester isolés du monde, m’a appris à m’organiser pour faire face à toutes catastrophes naturelles ou grèves générales impliquant des coupures longues d’électricité. Sans téléphone, ce serait plus dur ! Pour l’instant, je n’ai pas encore de solution durable à la perte de connexion internet !)
  • Eau de source (On a la chance d’avoir une source d’eau potable sur la commune pour faire café, thé, bouillons, ça n’a pas de prix.)

Entretien du domaine

  •  Tonte de la prairie
  •  Taille des haies
  •  Nettoyage des parterres
  • Rentrer du bois près des poêles

Pour le NaNoWriMo

  • Préparation des projets Scrivener dans l’iPad
  • Inscription sur le site du NaNo : fiche de présentation du livre
  • Commande de couverture du livre au graphiste

Gestion de l’avancement des travaux

Il existe des tableaux d’avancement de l’écriture sur Excel, très complets. J’essaie de tout simplifier dans ma vie. Je trouve que suivre l’avancement des projets est suffisant sur Scrivener et reporter les progrès du jour sur le site même du NaNo, en voyant la flêche se rapprocher du centre de la cible, est suffisant. Organisée, oui ! Obsessionnelle, non !

Je me prépare sur tous les fronts, en notant tout dans les Tâches de mon Agenda Google ou sur le Calendrier Apple, ou dans Notes, ou dans Scrivener, mais je ne fais pas de tableaux J-N. J’évite aussi d’utiliser trop d’applications en même temps. Perte de temps au final. Je ne veux pas me stresser en mettant la barre trop haut dans mon programme d’écriture. Tout doit rester souple et naturel.


En conclusion

Mon père spirituel Casamayor, juriste, écrivain, notre professeur de Droit en Libertés Publiques à l’Université de Vincennes en 1969-70, qui m’avait demandé de faire des articles dans la Revue Esprit, m’avait écrit :

« Ne soyons pas volontariste, mais toujours disponible pour l’événement. »

J’en ai fait une maxime de vie. Dans la mesure du possible, j’essaie de ne pas me rendre dépendante de conditions extérieures, pour ne pas amoindrir mes forces. Je prévois tout ce que je peux avant la grande aventure, en anticipant mes besoins connus. Je veux pouvoir être autonome sans m’interrompre parce que j’aurais besoin de telle ou telle chose. Si j’habitais en ville, je ne réagirais pas comme ça, parce que j’aurais tout en bas de chez moi. Mais l’habitude de vivre loin des centres urbains m’a permis une meilleure concentration sur mon travail d’écriture.

Quand tout me semble calé, j’oublie tout. J’adopte une routine matinale quotidienne d’écriture, après le yoga du réveil (comme les chats) et le petit déjeuner. J’essaie de ne jamais mettre de condition à mon écriture. Je me mets au travail, j’écris et tout va bien.

C’est ainsi qu’en m’organisant au mieux j’ai pu écrire, retravailler et publier plusieurs livres depuis que je suis sur Scrivener (deux guides pratiques) et surtout sur ScrivenerApp (en un an : trois coffrets, trois « 2ème édition », deux guides pratiques, deux livres extraits des cahiers de 67 et 70.

Je vous souhaite le même bonheur ! Mais chacun a son rythme, le mien peut enfin s’accélérer, car je sais ce que je veux publier et le temps se raccourcit si vite !

N.B. Mes témoignages ne sont pas applicables à tout le monde. Il est évident que je peux m’organiser à ma guise depuis que je n’ai plus les enfants à lever le matin ni à aller chercher à l’école. Mais quelques idées sont toujours bonnes à prendre et à adapter à ses propres nécessités. Comme j’en ai recueilli au long de ma vie avec reconnaissance.

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 18 octobre 2017


Crédits

Casamayor sur Wikipedia


Pages Gaelle Kermen

Iggybook : trois formats (ePub, mobi, PDF), contact direct avec l’auteure

Amazon : format mobi Kindle

Smashwords : tous formats (site en anglais)

Kobo: format ePub

iTunes Apple format ePub (iPad)

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Kit de survie NaNo #2 : écrire avec Scrivener

Les outils qui me sont nécessaires pour écrire

nano_logo-830912ef5e38104709bcc38f44d20a0dVoici ce que je trouve indispensable pour écrire désormais avec des outils performants, selon mon expérience.

Je ne conçois plus d’écrire autrement qu’avec Scrivener, donc mon Kit de survie est éminemment lié à ces outils : logiciel et application.

Il vaut mieux se former avant d’entamer le NaNo, pour pouvoir oublier la technique et se concentrer sur l’écriture. Pourtant, le Scrivener a été testé lors du NaNoWriMo de novembre 2007. Certains auteurs lui sont restés fidèles depuis dix ans et ont aidé à l’améliorer pour notre plus grand plaisir et confort de travail. C’est donc qu’on peut tester un nouvel outil en phase de création. C’est à vous de voir.

Sachez que Scrivener propose une version d’essai pendant le NaNo et si vous finissez votre roman, vous bénéficierez d’une réduction de 50%. D’autres marques proposent aussi leurs outils, vous les trouverez sur le lien du site du NaNo :
https://nanowrimo.org/sponsor-offers

Pour nous francophones, il y a aussi Scribbook, de Jonathan Kalfa. Si je n’avais pas déjà préparé autant de projets sur Scrivener, c’est sans doute Scribbook que j’aurais choisi.

Je suis désormais très rapide à construire et mener à bien des projets depuis que je maîtrise Scrivener et ScrivenerApp. Je n’utilise pas toutes leurs possibilités, mais je l’utilise au mieux de mes besoins créatifs et éditoriaux, avec une grande sérénité, car ce sont des outils fiables.


Matériel

• Un iPad avec un clavier physique Bluetooth (Mon iPad est mini, mais les iPad Air, iPad 2017 et iPad pro sont parfaits avec l’application Scrivener.)

• Un support d’iPad (un fixe orientable quand on est chez soi, un pliant quand on se déplace)

• Un ordinateur de bureau est un plus pour les corrections, le formatage et la publication future. Pas indispensable au stade de l’écriture pure.

• Un iPhone (pas indispensable, mais un plus pour des notes rapides éventuelles sur l’application Scrivener et une restructuration du plan du projet)


Logiciels et applications

Scrivener for iOS pour iPad et iPhone avec les mises à jour de l’application pour le dernier système iOS 11 qui permet des glissés-déposés, l’utilisation d’un Dossier Fichiers, une meilleure connexion avec des nuages extérieurs

Scrivener for Mac ou Windows

Simplemind+ pour la carte mentale de départ du projet

Notes pour les notes en cours de route

Siri pour activer la dictée dans Scrivener for iOS quand on veut prendre une note rapide

Dropbox : essentiel pour la synchronisation.


Connexion internet

Une box pour connecter l’iPad en WiFi et synchroniser le projet avec les autres supports d’écriture : pour moi c’est le Mac mini de bureau et l’iPhone.


Sauvegarde

Par la synchronisation via Dropbox le projet est sauvegardé sur plusieurs supports et on n’a plus à se soucier de sauvegarder sur des clés USB. On peut le faire quand même si on est parano et prévoir une sauvegarde sur des disques externes branchés au Mac ou PC de bureau.

On peut aussi enregistrer sur un mini disque externe avec prise pour iPhone et iPad, qui fait aussi office de clé USB : i-EasyDrive. J’en ai un, je m’en sers peu. Pas indispensable.

Mon projet, toujours écrit sur l’iPad mini 4, s’enregistre sur Dropbox dès que je clique sur Sync now. Il est enregistré en interne sur l’iPad. Il est synchronisé sur Dropbox. Dès que j’allume l’ordinateur de bureau, le Mac mini, le projet est immédiatement enregistré sur cet autre support. Si j’allume le notebook Asus PC Windows, la synchronisation se fait immédiatement entre le projet enregistré sur Dropbox et celui qui est sur le notebook. Il me semble que cela suffit.

Mais à partir du projet Dropbox, je peux aussi l’enregistrer sur un disque externe.

Si jamais un crash arrivait à l’un des appareils, je ne m’inquiète plus, puisque tout est sur Dropbox, dans le nuage. Lorsque l’alimentation de mon MacBook a rendu définitivement l’âme en 2016, je n’ai eu aucun problème, tout était en ordre et facile à récupérer sur le notebook Asus, puis sur l’iPad. Avoir un ordinateur de bureau fixe est aussi rassurant, mais pas indispensable au stade de l’écriture.

N.B. : Litterature & Latte ne recommande pas la synchronisation de Scrivener sur iCloud pour des raisons techniques.


Matériel supplémentaire pour les déplacements

• Un domino Orange pour les connexions hors de la wifi : abonnement de 40 € pour six mois, renouvelable lorsqu’on dépasse le quota des données. La connexion de Scrivener à Dropbox est rapide pour synchroniser le projet, l’abonnement dure longtemps. (Pas indispensable.)

• Un chargeur portable (Power bank) pour garder l’iPad et l’iPhone en charge quand je pars à vélo faire des courses, nager ou pêcher

• Les câbles de branchement Lightning (ou suivants) du chargeur portable ou chargeur à l’iPad et l’iPhone

• Un chargeur de recharge au circuit électrique avec câble USB normal.


Carnet de notes

Beaucoup d’auteurs prennent des notes dans des carnets papier, comme je le faisais autrefois. Quand je lis certains articles qui recommandent encore ce support, j’ai l’impression de régresser d’un quart de siècle. Mais chacun doit faire selon ce qui lui est confortable. Je sais que tous mes ami(e)s graphistes ou peintres prennent leurs premières notes sur des carnets papier. Moi-même si je veux faire un croquis de chantier avant un plan vectoriel, je prends aussi un papier et un crayon. Mais pour les notes intellectuelles, tout est désormais dans l’iPhone et l’iPad.

L’application Notes est devenue un vrai auxiliaire de travail avec Scrivener 1.1.2. Le nouveau système iOS 11 permet une vraie communication entre les notes prises et les pages en cours d’écriture.

Plus jamais aucune note sur papier que j’égarerais au moment où j’en aurais le plus besoin.


Agenda

J’ai longtemps utilisé des agendas papier, j’en ai toute une collection dans mes archives depuis les années 60. Puis un classeur-agenda dans les années 90. Mais depuis 1999, tout est numérique. Plus jamais de notes papier éparses ou de Post-it collé sur l’écran de l’ordinateur.

J’utilise Google Calendar, synchronisé avec Calendrier sur l’iPad et l’iPhone.

Si je travaillais en équipe, je pourrais partager cet agenda sans problème.


Musique d’accompagnement

Beaucoup d’auteurs écrivent en écoutant de la musique. Il faut donc préparer une play-list ou prévoir un abonnement de musique.

Ce n’est pas mon cas. Le silence m’est indispensable. La seule musique que je supporte est le chant des oiseaux quand j’écris au jardin, ou le cri des goëlands quand j’écris au bord de la mer.


Organisez-vous, pensez à vos besoins et aussi à ce qui vous fait plaisir.
Surtout, n’oubliez pas que la préparation du matériel est essentielle, mais la préparation mentale l’est tout autant. Donc dès à présent, pensez à votre projet du NaNo 2017 !

Belles écritures !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 17 octobre 2017


Crédits


Version d’essai du logiciel Scrivener pour le NaNo2017  http://www.literatureandlatte.com/nanowrimo.php

J’avais traduit le modèle de roman pour le logiciel Scrivener, vous trouverez les liens dans cette page : Modeles Scrivener pour auteurs francophones

Lionel de autoedite qui assure des formations pour bien utiliser a aussi traduit un modèle Scrivener pour Mac et Windows : http://autoedite.net/modele-scrivener-offert/

La version application de Scrivener est disponible sur le site iTunes au prix normal.

Site du NaNo : https://nanowrimo.org/

Scribbook, de Jonathan Kalfa : un studio d’écriture en ligne et en français


Mes guides Scrivener plus simple vous guideront dans l’apprentissage des outils pour Mac, Windows et iOS. Vous les trouvez sur toutes les plateformes numériques en plusieurs formats de lecture.

Sur Iggybook vous les trouvez en trois formats : ePub, mobi et PDF : page auteur

– Guide Scrivener plus simple pour Mac

– Guide Scrivener plus simple pour Windows

– Guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone


Les articles de ce blog peuvent aussi vous dépanner quand vous avez un problème. C’est la documentation la plus complète qui existe en français à ce jour.
Et vous pouvez aussi poser vos questions sur le groupe ScrivenerFR.
Gaelle

 

 

ScrivenerApp et iOS11 : mises à jour de rentrée 2017

ScrivenerApp et iOS 11 : les mises à jour de la rentrée de septembre 2017

Une nouvelle version du système iOS 11 pour iPad a suscité une Mise à jour de l’application Scrivener pour iOS au mois de septembre 2017. Elle met en valeur les possibilités offertes par l’iPad pour l’écriture.

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La mise à jour de Scrivener est supposée être 1.1.3.

0-MaJ_Scriv1

Chez moi, la version reste en 1.1.2.

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Le guide de MacGeneration écrit par Nicolas Furno m’a permis de mieux comprendre en quoi ces nouvelles fonctions allaient permettre une meilleure utilisation de l’application Scrivener pour iPad et iPhone.

ISBN-iOS11-Nicolas Furno MacGen
Cet écran nous montre déjà une des spécificités de iOS11 : avoir deux fenêtres l’une sur l’autre (ou l’une à côté de l’autre).

J’ai retenu quatre grands axes pouvant améliorer la pratique de l’application Scrivener sur iPad : le Multitâche, le Glisser-Déposer, le dossier Files ou Fichiers et Notes.

2-iOS11-guideNF-extrait
Une citation du guide iOS11 par Nicolas Furno, Mac Generation, copiée sur une page de ScrivenerApp

J’en ai analysé les nouvelles possibilités pour ScrivenerApp :

  •   Facilités de lire des notes dans une fenêtre et d’écrire dans l’autre
  •   Rapidité d’intégration des photos dans une page
  •   Notes devient une vraie application et un précieux auxiliaire
  •   Petits trucs du clavier virtuel

Comme d’habitude, j’ai conçu mon article sur les mises à jour sur une mindmap de réflexion, c’est le plan que je suis pour les explications. L’exportation au format texte a permis la structure de cet article.

3-Scriv_planMM
Plan élaboré sur Simplemind sur iPad mini 4
iOS11_dock
La structure du texte permet une rédaction plus rapide de l’article sur Scrivener (in Journal de vie 2017, puis sur WordPress)

Par glissement du bas vers le haut, on fait apparaitre le Dock, une des nouveautés de iOS11, pratique à utiliser avec Scrivener.


Compatibilités des appareils

Cette nouvelle version d’iOS11 est compatible avec les appareils à partir de l’iPhone 5S (il ne marche pas avec l’iPhone 5C ni les 4 et les 3). Elle est compatible avec l’iPad mini 4, l’iPad Air 2 et les iPad récents : iPad 2017 et iPad Pro.

Importance des gestes

Beaucoup d’éléments nouveaux sont accessibles par des appuis, des sélections, des frottements, des glissements, à droite comme à gauche, en haut comme en bas. Essayez et vous verrez. Sans le guide, je n’aurais sans doute jamais trouvé tout ça toute seule ! En fait, il ne faut pas hésiter à manipuler les fichiers et les éléments, c’est comme si on les prenait en main pour les mettre ailleurs. Pratique !


 Nouvelles fonctions


Glisser-Déposer

Une nouvelle façon de manipuler les outils est le Glisser-déposer que nous faisions avec nos souris, puis avec nos doigts sur les tablettes tactiles. On sélectionne, on appuie, on glisse, on lâche.


Le Dock

Première expérience : faites glisser le bas de votre écran vers le haut : le Dock apparait en bas de votre écran.

iOS11_dock

Le Dock en bas d’écran où vous pouvez stocker vos applications les plus utilisées, vous les faites glisser comme vous le faites sur Mac ou sur Android.

iOS11-barresmenubas

A droite : les trois dernières applications utilisées.


Le nouveau panneau de contrôle

Refaites le même geste et vous voyez apparaître le nouveau panneau de contrôle.
Vous voyez les dernières pages utilisées dans le grand écran, sur le côté le nouveau panneau de contrôle, en bas le nouveau Dock.

iOS11_dock-controle

Selon l’appui, on fait apparaitre différents éléments.

Par exemple le panneau de contrôle ne présente que quatre éléments en haut lorsqu’on le fait apparaître : mode Avion, Données cellulaires, Wifi et Bluetooth.

En appuyant, on voit apparaitre deux autres éléments : AirDrop et Partage de connexions.

iOS11_appui6
Six éléments dans le panneau de contrôle après appui long

Multitâche

Le Multitâche du système iOS11 s’apparente au Finder des ordinateurs Mac de bureau.
En faisant glisser le Dock : on peut partager des fenêtres d’applications. On peut aller jusqu’à quatre selon le guide. Sur mon iPad mini 4, deux fenêtres me suffisent déjà à compléter beaucoup d’éléments de mes écritures. Sur un grand iPad Pro, peut-être cette pléthore se justifie-t-elle, mais l’expérience m’a appris que souvent « le mieux est l’ennemi du bien ». Je ne prends donc que ce dont j’ai vraiment besoin en adéquation avec ma philosophie de vie.

Les manips s’appellent Split View et Slide Over. Bon, moi il me suffit de comprendre comment ça marche pour faire ce que je veux : écrire. Donc je fais glisser jusqu’à avoir ce que je souhaite pour travailler avec mes fenêtres et faire apparaître les éléments dont j’ai besoin, comme des photos ou du texte.

iOS11-2apps_2464
Ici deux applications l’une à côté de l’autre, Notes et Photos. On peut régler les fenêtres en déplaçant la poignée au milieu. On peut supprimer temporairement Photos en glissant l’application vers la droite.

 

Scriv_photo
J’ai fait glisser une photo de la Pellicule de Photos dans une page de Scrivener. La manip est pratique. L’album reste à disposition si j’en ai besoin plus tard. Tout est très rapide.

La poignée du milieu sert à gérer l’importance des pages.

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  Files ou Fichiers Explorer

Je retrouve dans cette nouvelle ouverture de Files ou Fichiers un élément que j’aimais dans le système Android et qui me manquait depuis que j’étais passée sur iOS. J’aimais bien fouiller un peu partout et j’avais du mal avec l’iPad. C’est plus clair maintenant. On peut aussi sauvegarder des trucs toujours sur Dropbox, sur iCloud bien sûr, mais aussi sur Google Drive, ou d’autres nuages, ce qui permet de passer plus aisément d’un système à l’autre. On pouvait le faire avant par l’intermédiaire des applications. Là, c’est plus direct.


Notes

Notes est devenu une application très complète.

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 Avantages pour Scrivener


Facilités de lire des notes dans une fenêtre et d’écrire dans l’autre

En ayant deux fenêtres d’application sous les yeux, il est beaucoup plus facile de travailler avec une documentation extérieure. On avait déjà deux fenêtres de travail verticales ou horizontales sur le Scrivener de bureau, mais il fallait d’abord importer une page web dans un dossier en dehors du Manuscrit ou avoir importé un texte dans une autre page.


Rapidité d’intégration des photos dans une page

J’avoue que si j’avais eu ces nouvelles possibilités d’intégration des photos dans les guides que j’ai écrits depuis bientôt deux ans, j’aurais été encore plus efficace ! Pour mémoire, pour les premiers guides pour Mac et Windows, j’utilisais des recadrages internes aux deux systèmes et c’était beaucoup plus long. Pour le guide iOS, j’utilisais Skitch, puis finalisais le formatage sur le système Mac de bureau. Pouvoir recadrer et annoter d’un geste, dès la capture d’écran, une illustration d’un texte est un sacré gain de temps.


Notes précieux auxiliaire

L’application Notes a beaucoup évolué pour être compatible avec Apple Pencil utilisé sur iPad Pro. Mais, même sans cet usage, elle est très agréable à utiliser en auxiliaire de recherches et de notes. Personnellement, je l’utilise énormément. Je laisse tomber SimpleNote, que j’utilisais beaucoup sur mes tablettes Android, depuis que je suis passée sur iOS. Avec les nouvelles mises à jour, il est encore plus facile de transmettre une information de Notes à Scrivener pour l’exploiter dans un texte.


Petit truc du clavier virtuel

Le nouveau clavier virtuel présente d’autres caractères grisés au-dessus des lettres habituelles. Pour les écrire dans un texte, il suffit de faire glisser la lettre vers le bas. On gagne un temps fou à ce petit jeu d’apparence anodine, car on n’a plus besoin de faire apparaitre le clavier des chiffres, ou, sur un clavier physique, d’appuyer sur la touche majuscule pour obtenir les chiffres. C’est très rapide et agréable de pouvoir d’un geste avoir les accents et les caractères spéciaux comme le hashtag ou l’arobase rassemblés sur la gauche.


Conclusion

Voici donc quelques manipulations nouvelles à faire sur l’iPad ou l’iPhone pour écrire avec encore plus d’efficacité qu’avant sur l’application Scrivener for iOS 11.

Nous avons nos propres préoccupations d’écritures selon nos objectifs créatifs. Si vous avez vu d’autres possibilités que celles que j’évoque ici, n’hésitez pas à partager vos idées.

Nous avons désormais un groupe Facebook francophone Scrivener(FR) où nous pouvons poser nos questions en cas de panne ou blocage et partager nos découvertes et expériences. Merci à Mathieu pour cette initiative de rentrée 2017 !

Bientôt le mois de novembre, mois du Nano. J’avais fait le camp de juillet dernier. Le NaNoWriMo 2017 devrait être une bonne cuvée avec de si bons outils de travail. Je m’y prépare déjà et vous en dirai plus très bientôt !

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 10 octobre 2017


Crédits

Guide de Nicolas Furno sur iTunes
Groupe Facebook : Scrivener (FR) 
Scrivener for iOS 11 sur iTunes

ScrivenerApp avec SimpleMind : importer un fichier texte

Sur ce blog, j’ai déjà dit tout le bien que je pensais de la possibilité de construire des projets conséquents à partir d’une carte mentale, heuristique ou mindmap, en l’exportant en OPML pour avoir toutes les parties et chapitres prêts à être rédigés et travaillés. Cette solution est valable pour le logiciel de bureau pour Mac et Windows.

Il est aussi très facile d’exporter un texte issu d’une mindmap dans un projet Scrivener ouvert sur l’application de l’iPad ou l’iPhone. Je viens de le tester sur l’application SimpleMind+ pour iOS.

Actuellement, je prépare la version numérique d’un livre consacré au Festival de Wight 1970, dont j’ai publié des articles de blog récemment, 47 ans plus tard à l’heure près. Voir le blog ACD Carpe Diem pour ces archives des temps passés.

Si le texte d’origine a été extrait de mon Carnet de voyage 70, et sera publié dans le cahier de l’année 70, j’avais envie de faire le bilan de ce que représentait Wight maintenant, non seulement pour moi, mais pour les Veterans qui ont apprécié de voir des photos inédites prises par mon photographe de l’époque.

J’ai donc pris mon iPad pour réfléchir, j’ai ouvert l’application SimpleMind+ et j’ai noté mes idées à bâtons rompus, sans me soucier de la forme, en me laissant guider par l’inspiration et le souvenir. En peu de temps, l’essentiel était écrit. J’ai exporté les différents formats par mail. Dans ma messagerie, j’ai ouvert le fichier IOW70 maintenant.txt, je pensais le copier et le coller dans Scrivener, mais j’ai vu que l’on pouvait l’exporter directement dans Scrivener, dans un projet ouvert.


J’ai ouvert le fichier texte et cliqué sur l’icône Exporter en haut à droite.


J’ai ouvert le projet IoW70 dans mon tableau de bord Scrivener de l’iPad. J’ai cliqué ensuite sur l’icone de Scrivener.

En un clic, j’avais la trame de mon chapitre dans le projet du nouveau livre. Je vais pouvoir le retravailler dans le contexte du livre.

Cette procédure ne marche pas avec d’autres applications comme Notes ou Simplenote, je viens d’essayer. Comme je l’ai dit souvent, le fait de démarrer un projet sur une mindmap et de l’exporter sur Scrivener a débloqué beaucoup de limites que je m’imposais moi-même en levant bien des inhibitions d’écriture.

Une procédure simple et efficace comme tout ce que nous permet l’application Scrivener for iOS, une fois de plus. Et j’en apprends encore tous les jours !

Bonne rentrée de belles écritures !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 4 septembre 2017


SimpleMind+ pour iOS

Scrivener for iOS sur iTunes

Articles sur le Festival de Wight 1970 vu par 2 Frenchies

Groupe Facebook des Veterans de Wight 70

ScrivenerApp : Show App Settings réinitialiser les réglages

L’amie qui a fini la réécriture de son roman dans mon bureau de Kerantorec a donc acquis un iPad nouveau de 2017 à 409 euros à la FNAC de Lorient, où nous avons reçu un excellent accueil.

IPad2017Argent32Go

Je l’ai guidée dans sa prise en main. On a fait la mise à jour en iOS 11.3.3, comme je l’ai faite récemment sur mes plus anciens iPad et iPhone. On a téléchargé l’application Scrivener et mon guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone sur iTunes.

Des accessoires ont été commandés pour son iPad chez Pearl et Amazon. On a connecté le clavier Bluetooth à l’iPad. Impeccable. Essais. C’était bon, sauf pour les guillemets.

J’ai voulu lui montrer qu’on devait changer certains paramètres pour écrire en français, pour les guillemets avec espace insécable en particulier. Et là, je suis tombée sur une bogue de châtaigne. Impossible de retrouver les paramètres de Scrivener lorsque je cliquais sur Show App Settings où nous pouvons organiser l’application selon nos habitudes d’écriture, prévoir les sauvegardes automatiques et les synchronisations avec Dropbox.

J’ai regardé sur mon iPad mini, c’était pareil : je me retrouvais sur les Réglages iOS de l’iPad dans le dernier champ utilisé.

Pas de panique : il y a toujours une solution à tout.

J’ai cherché sur le forum de Scrivener for iOS et j’ai très vite trouvé la solution.

Scrivener-forum-iOS

La solution : réinitialiser les paramètres des Réglages de l’iPad ou de l’iPhone

Il faut double-cliquer sur le bouton rond Home ou Menu.

Toutes les fenêtres récemment ouvertes apparaissent.

ReglagesUp

Choisir la fenêtre de Réglages (Settings) et la pousser vers le haut. La fenêtre disparait.

Rouvrir l’application Scrivener. Cliquer en bas du Classeur (Binder)sur Show App Settings.

ShowAppSettings

On retrouve ses petits. Cette fois, on arrive sur les Réglages spécifiques de l’application Scrivener et on peut tout régler à sa convenance.

Reglages-Scrivener

On peut aller dans Editor et Syncing & Sharing pour vérifier les paramètres indispensables que je rappelle ici.

Reglages-Editor

Pour bien synchroniser l’application avec le dossier Dropbox où vous mettez les projets partagés avec vos ordinateurs de bureau ou autres mobiles, vous sélectionnez Syncing & Sharing.

Reglages-Synchro

Pour paramétrer les guillemets françaises en chevron avec espace insécable, on va dans Spelling & Substitutions, puis dans Smart Punctuation.

Reglages-SmartPunctuation

On cherche Double Quotes.

Reglages-DoubleQuotes

Et on sélectionne les guillemets à chevrons avec espaces insécables pour écrire en français sur une application anglaise avec une bonne typographie.

ReglagesGuillemets

Manip de paramétrages des guillemets à chevrons avec espaces insécables :

Show App Settings  -> Réglages Scrivener -> Spelling & Substitutions -> Smart Punctuation -> Double Quotes -> abc guillemets avec espaces insécables

Belles écritures de fin d’été et bonne rentrée avec d’excellents outils !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 25 août 2017


Budget d’équipement de base pour écrire sur Scrivener for iOS

Le Nouvel iPad 2017 à la FNAC (409 €)

Clavier Bluetooth pour iOS chez Pearl (20,99 € clavier + port)

Housse pour iPad 2017 chez Amazon (11,99 €)

Application Scrivener for iOS sur iTunes AppStore (21,99 €)

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Camp NaNoWriMo derniers jours

Mardi 25 juillet 12:1012:10 Je viens de franchir la ligne d’arrivée des 31000 mots. La cible est devenue verte sur Scrivener, rouge sur le site du Camp NaNoWriMo. Je pourrais m’en tenir là, mais j’ai encore des choses à écrire.


Comme en saut en hauteur ou à la perche, je remonte la barre à 40 000. Il faudra écrire 9 000 mots en six jours pour valider le projet le 31 juillet et faire partie des gagnants (contre eux-mêmes !). C’est faisable si je me tiens à mon projet.

Une bonne grillade au feu de bois va me récompenser ce soir. Je joue le jeu du Camp !

Jeudi 27 juillet 2017 7:50

Derniers jours du Camp Nano. Le temps est pourri, je n’écris plus dehors comme je le faisais depuis le printemps, j’écris dans mon lit, comme cet hiver. Et j’y travaille bien, dès le réveil si possible, l’écriture matinale est plus automatique, plus subconsciente, elle se révèle parfois plus juste que l’écriture raisonnée et formatée. Je suis ce flux. Je ne relis rien. Je regarde juste si tel ou tel sujet a été complété. La relecture fera la censure, pour l’instant je suis dans l’écriture pure et dure. Celle qui ne supporte aucune interruption, aucune contrainte, celle qui réclame toute l’attention, l’exigeante, la vitale. Si je n’écris pas, je sens que je vais mourir. Sensations extrêmes. J’écris comme si mon souffle allait manquer si je défaillais sur la route, j’écris comme si mon sort en dépendait si je trébuchais sur une pierre du chemin. J’écris parce que les idées, les souvenirs, l’expérience, l’exigent. Derniers chapitres à compléter. Je ne veux pas me mettre de stress, puisque je suis seule à décider de la longueur du livre que je veux écrire, mais j’ai besoin d’avoir une certaine tension pour me remettre au travail chaque matin, pour créer une certaine routine déclenchant la réflexion systématique et l’écriture automatique.

Le corps réclame ce que le cerveau lui demande. J’ai envie d’écrire parce que j’ai déjà parcouru tous ces mots depuis le 1 juillet , que j’ai remonté la barre plus haut que l’objectif de 31000 mots (1000 mots par jour) et, bien sûr, parce que j’ai encore des choses à dire sur le sujet que j’ai choisi.

Hier, j’ai supprimé une partie, non encore écrite, mais prévue dans la Mindmap lors de la première réflexion. J’étendais trop le champ des références de création à mes chantiers physiques et revoyant mon plan, je trouvais cette partie hors sujet du moment, à réserver plutôt aux cahiers de chantier que j’ai l’intention de publier un jour, dans pas trop longtemps. Le mettre dans le plan du premier projet était une louable intention, mais je passerais trop de temps à la développer maintenant. Elle a le mérite d’être déjà organisée et, si je pensais devoir l’écrire, je reprendrais la partie dans le dossier Recherches où je l’ai classée et l’exporterais dans un nouveau projet. Pour un nouveau livre sur les travaux entrepris à Kerantorec.

Pour l’instant, pendant ces derniers jours du Camp NaNo de juillet 2017, je vais me consacrer au sujet principal, La vie créative plus simple, avec des exemples liés à la littérature. J’ai encore quelques chapitres à rédiger.

Que m’a déjà apporté le Camp NaNo ?

 Essentiellement le cadre du temps et de l’avancée du projet. Je suis trop solitaire par choix pour avoir besoin de travailler en réunion avec d’autres NaNoteurs (il paraît qu’on s’appelle comme ça quand on est francophone) comme cela peut se faire dans les lancements et les fins de NaNoWriMo. Si j’habitais encore Paris, si j’étais plus jeune, sans doute aurai-je apprécié ces réunions et peut-être même en aurai-je organisé. Mais la gestion de mes propres énergies ne me permet plus ce genre d’excès. Je vis bien désormais quand je suis un rythme plus régulier, sans nuit blanche.

Mais en m’inscrivant sur le site du Camp Nano, je me suis engagée publiquement, et ça fait toute la différence du monde. Je peux afficher le total des mots écrits chaque jour et je trouve ça très excitant. Parfois je vois que j’atteins une barre symbolique, comme l’était celle des 31 000 mots, atteint le 25 juillet. Il manque juste cinquante et quelques mots pour la franchir. Souvent, dans un ultime effort après ma séance d’écriture, aussi épuisante qu’un séance de bûcheronnage dehors, je regarde un chapitre pour voir si je ne peux pas le compléter et alors, la magie surgit, l’inspiration est encore, et cent ou deux cents mots s’ajoutent encore.

Et c’est ainsi que j’ai avancé. Sans cette carotte symbolique devant moi, l’âne que je suis aurait trouvé de nombreuses raisons pour vagabonder le long des haies à faire tout autre chose qu’à écrire mon livre. Rien que pour ça, le NaNoWriMo est intéressant. Car cette concentration est la base même de la vie créative, qui doit de temps en temps, pour produire quelque chose de valable, se donner des impératifs et un cadre de travail.

Allez, j’y retourne ! 36 049 mots, il reste un peu moins de 4 000 mots à écrire pour arriver à la barre des 40 000 mots que je me suis imposés. Hier, j’en ai écrit plus de 3 500 ! La vie est belle !


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 27 juillet 2017

CampNaNoWriMo : quatrieme semaine

Le samedi 22 juillet 2017 marquait le début de la quatrième semaine du Camp NaNoWriMo 2017. J’avais prévu d’entamer la révision du projet.

Bilan des trois premières semaines

J’ai bien progressé, mais je n’ai pas fini la rédaction comme je le pensais en élaborant mon programme. Le long week-end du 14 juillet a vu plusieurs passages chez moi qui ne m’ont pas laissé autant de liberté d’écrire qu’en temps normal. Ma concentration n’est jamais la même quand je suis seule, qu’il y a du monde chez moi ou que je suis interrompue dans mon élan.

Je n’ai donc pas fini la rédaction que je pensais terminer en fin de troisième semaine. Je voulais revoir l’ensemble du livre en fin de Camp, il me faudra reporter cette tâche au mois d’août, ou plus tard après avoir laissé reposer le projet.

Je dois écrire encore bien des chapitres prévus au plan de départ réfléchi sur la mindmap (carte mentale ou heuristique en français). Et comme une idée en fait jaillir une autre, j’ajoute de nombreuses pages au projet dans le classeur de Scrivener for iOS.

Pourtant, il ne faut jamais s’inquiéter de ne pas écrire tous les jours. Après le 14 juillet, j’ai repris l’écriture et la courbe du projet sur le site du Camp NaNoWriMo a repris de la hauteur.

Lors d’une nouvelle interruption forcée le jeudi 20 juillet pour aider une amie à corriger son manuscrit, je n’avais rien pu écrire sur le livre. Le vendredi 21, je lui ai montré comment revoir elle-même tout le roman, je l’ai laissée se débrouiller, j’ai pu me remettre à l’écriture. Entre le matin et le soir, j’ai écrit plus de 3 000 mots et dépassé les 22 000 mots du projet.

Ce temps suspendu a permis aussi au livre de s’approfondir, comme une maturation. Il semble acquérir sa vie propre, son souffle personnel. Je le trouve moins sec, moins injonctif, moins formaté, plus discursif, plus anecdotique, plus vrai. En fait, dans nos échanges, oraux ou écrits, ce sont les histoires qu’on se rappelle. On peut écouter ou lire une démonstration intéressante, mais c’est l’histoire racontée par le conférencier ou l’écrivain que le cerveau ludique mémorisera. Aussi, je lâche les chevaux, je les laisse aller où ils veulent en fonction du thème choisi dans chaque chapitre et sous-chapitre. Et l’écriture devient facile, logique et euphorisante.

J’allais oublier de parler de Virginia Woolf dans le chapitre sur l’environnement de travail que je croyais avoir fini quand je suis descendue déjeuner avec mon amie pour que nous reprenions des forces entre nos écritures parallèles, elle en bas, moi en haut. Et bien sûr, en écrivant sur Virginia, je suis arrivée à Vita, à sa writing-room si bien organisée dans la tour du château de Sissinghurst, dont les jardins restent une source d’inspiration pour le mien.

Ce concept de chambre d’écriture m’est cher depuis des années et j’ai enfin réussi à construire moi-même le cadre de la mienne. Je peux désormais transmettre mes secrets de construction et mes bonnes habitudes qui me permettent de gérer tant de choses avec peu de forces, encore moins de moyens matériels, mais beaucoup de stratégie, d’inventivité et de créativité. Pour beaucoup de bonheur.

Se soutenir dans l’écriture

Certains Camps NaNo se font en réunion de plusieurs écrivains dans un lieu comme une bibliothèque ou un café. La stimulation est réelle. On peut échanger ses points de vue, se soutenir, s’inspirer. Le site du NaNoWriMo propose de s’inscrire en ligne. C’est plus facile pour les Américains, mais je sais que ça existe aussi à Paris.

Chez moi, c’est un mini Camp. En bas, dans mon bureau, une amie travaille à son roman. Moi, je suis en haut dans mon lit, parce qu’il pleut et que je ne peux pas être dehors, j’avance le projet de mon essai sur la Vie créative plus simple. Nos échanges se font à l’occasion d’une interruption pour manger un peu et nous réhydrater après une session d’écriture matinale, rien d’obligatoire pour ne pas déranger l’autre, ou lorsque mon amie s’en retourne dans son village au bord de la mer. Nous respectons nos travaux mutuels. Nos discussions sont le plus souvent littéraires. Et l’inspiration surgit parfois…

Ce dimanche, Scrivener for iOS me signale que mon projet a dépassé les 26 000 mots. Je dépasserai sans doute les 27 000 dans la journée. Il pleut, c’est bien d’écrire, pendant que les bassins se remplissent,  le jardin reverdit, les plantes revivent.


Et le site affiche une flèche sur le rouge du centre de la cible. Le but est proche !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Trouver un lieu de Camp ou de NaNoWriMo pour travailler aux côtés d’autres auteurs : http://nanowrimo.org/local-volunteers