Camp NaNoWrimo juillet 2017 : la fin

La fin est dure, mais gratifiante

Le 28 juillet 2017, j’écrivais sur Facebook après la session d’écriture matinale :

« #CampNaNoWriMo plus que 2200 mots pour arriver à la fin. Les mots sont dans la tête, le cerveau pense les derniers chapitres, mais le corps s’épuise, souffre, ralentit. La phase la plus difficile du Camp est là… On lâche rien ! »

Oui la fatigue est là et m’empêche de continuer le travail dynamique de rédaction. Tout devient laborieux. Le « mois » est trop long pour moi.
Par contre, le livre est écrit. J’ai tissé la toile du tissu dans lequel je pourrai tailler des pièces et les assembler pour en faire un bon ouvrage comme j’ai su le faire en couture, puis en menuiserie ou maçonnerie.
Mais désormais, après cette nouvelle expérience, je m’organiserai autrement en préparant mieux le projet.

Une jeune amie Facebook, Marie-An Avel, qui écrit des livres Jeunesse, a commenté hier un de mes posts en me disant qu’elle fera un prochain NaNoWriMo, grâce à cette phrase d’un de mes derniers articles de blog :

« Bel été à toi aussi. Bonne fin de camp NaNOWriMO. Trop occupée cette année, mais l’idée me tente pour une prochaine fois, surtout par rapport à cette phrase que tu écris dans ton blog : « Et c’est ainsi que j’ai avancé. Sans cette carotte symbolique devant moi, l’âne que je suis aurait trouvé de nombreuses raisons pour vagabonder le long des haies à faire tout autre chose qu’à écrire mon livre. Rien que pour ça, le NaNoWriMo est intéressant. Car cette concentration est la base même de la vie créative, qui doit de temps en temps, pour produire quelque chose de valable, se donner des impératifs et un cadre de travail. » Tellement vrai !🙂 »

Ce qui prouve qu’on me lit, que je n’écris pas au désert et m’encourage à continuer.

En effet, voilà qui change toutes les perspectives. Pour l’instant, je travaille seule dans mon coin et j’ai besoin de cette solitude choisie pour bien faire mon œuvre. Mais la prochaine fois, pour le mois de novembre, je publierai sans doute sur mon blog et Facebook et Twitter des appels à cabane francophone. Le terme de cabin n’est peut-être pas celui qui est choisi pour les sessions des mois de novembre ou avril, nous aviserons alors. Ainsi nous pourrons nous soutenir moralement par des mails sur le site du NaNo.

Je préparerai mieux le travail. Cette fois le projet était déjà décidé, mais je n’avais pas imaginé le faire tout de suite. C’était une très bonne idée de me lancer dans cette aventure dès le premier jour du mois de juillet en m’enregistrant sur un coup de tête, trouvant la perspective d’un travail suivi soudain évidente. Je l’affirme, ce cadre m’a permis de faire le premier jet d’un livre qui me tient à cœur, une sorte de testament presque.

Mais quatre semaines, c’est trop long pour moi. Ou j’ai trop traîné la première semaine en négligeant le texte, parce que je finissais un volet en menuiserie. Il me semble que trois semaines intensives sont un très bon rythme. Je comprends que dans ma cabine, certains auteurs américains aient fini leur roman de 50 000 mots autour du 21 juillet, la validation devenant possible sur le site à partir du 20.

Trois semaines, c’est le temps que j’avais mis en décembre 2016 pour rédiger le guide Scrivener plus simple pour Mac. Vingt et un jours, c’est le temps de prendre de bonnes habitudes. On se met en mode « poule qui couve et ne s’éloigne jamais du nid » pour faire un travail profond et suivi. Vingt et un jours, c’est le temps de faire un poussin. C’était une excellente expérience.
Je vais désormais caler mes projets en fonction des NaNo. En les organisant mieux le mois précédent, quand les mails commencent à inspirer les habitués.

La prochaine fois, je préparerai le travail à faire le mois d’avant et je me focaliserai sur la rédaction les trois premières semaines du mois, pour éviter l’extrême fatigue que je ressens actuellement. Le genre de fatigue qui nous met en risque. Ces derniers jours, mon pied droit a glissé sur une plaque de mousse sous la pluie et je suis tombée, mains en avant, dont l’une tenait Monsieur Proust de Céleste Albaret que je voulais relire, ce qui a amorti le choc. Je me suis bien reçue, mais je savais que c’était un avertissement, je ne devais pas en faire trop. Un peu plus tard, je me suis coincée le pouce gauche en fermant une fenêtre ! Faut être un peu fatiguée pour en arriver là. Pouce donc ! Stop enfin !

J’arrive au bout et ça fait du bien de savoir que j’ai fini le livre, la matière du livre, sa structure. Je vais pouvoir le laisser reposer. Je le reprendrai plus tard, dans pas trop longtemps, pour ne pas en oublier la substantifique moelle et le message à transmettre. Je sais qu’il continuera à me hanter encore et que sans doute je complèterai certains chapitres. Mais l’essentiel est fait, et grâce à Scrivener for iPad, j’ai le sentiment de l’avoir déjà bien fait. Les corrections et les relectures seront facilitées et le temps est déjà gagné !

Victoire ! J’ai écrit plus de 42000 mots. J’ai fini. Je suis épuisée, mais je l’ai fait.
J’ai gagné le Camp du NaNoWriMo de juillet 2017. J’ai rempli le défi des mots que je m’étais imposés. J’ai gagné contre moi-même et c’est une des plus belles victoires que l’on puisse obtenir. Je suis en accord avec ma vie. Je marche dans la beauté. Vive le NaNo !

Maintenant, un peu de repos est mérité, en essayant d’éviter le NaNo blues post scriptum, suite habituelle de toute production créative. Travail au jardin, tonte, taille, bouturages, conserves et confitures sont au programme de la semaine. Un grand ménage aussi !

Belles écritures estivales à vous !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 1 août 2017

Lien au site du Camp NaNo 2017 : http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen


PS Tout a été construit, écrit et enregistré sur le site du NaNo via l’application Scrivener pour iPad, sans laquelle je n’aurais pas travaillé aussi bien et vite. Merci à Keith Blount et à l’équipe de Literature & Latte dont le travail change la vie des gens qui écrivent. Fini le labeur, place à la joie !

 


© MBB 2019
Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009


Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (1966) et Paris-8 Vincennes (1969-1972)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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CampNaNoWriMo : quatrieme semaine

Le samedi 22 juillet 2017 marquait le début de la quatrième semaine du Camp NaNoWriMo 2017. J’avais prévu d’entamer la révision du projet.

Bilan des trois premières semaines

J’ai bien progressé, mais je n’ai pas fini la rédaction comme je le pensais en élaborant mon programme. Le long week-end du 14 juillet a vu plusieurs passages chez moi qui ne m’ont pas laissé autant de liberté d’écrire qu’en temps normal. Ma concentration n’est jamais la même quand je suis seule, qu’il y a du monde chez moi ou que je suis interrompue dans mon élan.

Je n’ai donc pas fini la rédaction que je pensais terminer en fin de troisième semaine. Je voulais revoir l’ensemble du livre en fin de Camp, il me faudra reporter cette tâche au mois d’août, ou plus tard après avoir laissé reposer le projet.

Je dois écrire encore bien des chapitres prévus au plan de départ réfléchi sur la mindmap (carte mentale ou heuristique en français). Et comme une idée en fait jaillir une autre, j’ajoute de nombreuses pages au projet dans le classeur de Scrivener for iOS.

Pourtant, il ne faut jamais s’inquiéter de ne pas écrire tous les jours. Après le 14 juillet, j’ai repris l’écriture et la courbe du projet sur le site du Camp NaNoWriMo a repris de la hauteur.

Lors d’une nouvelle interruption forcée le jeudi 20 juillet pour aider une amie à corriger son manuscrit, je n’avais rien pu écrire sur le livre. Le vendredi 21, je lui ai montré comment revoir elle-même tout le roman, je l’ai laissée se débrouiller, j’ai pu me remettre à l’écriture. Entre le matin et le soir, j’ai écrit plus de 3 000 mots et dépassé les 22 000 mots du projet.

Ce temps suspendu a permis aussi au livre de s’approfondir, comme une maturation. Il semble acquérir sa vie propre, son souffle personnel. Je le trouve moins sec, moins injonctif, moins formaté, plus discursif, plus anecdotique, plus vrai. En fait, dans nos échanges, oraux ou écrits, ce sont les histoires qu’on se rappelle. On peut écouter ou lire une démonstration intéressante, mais c’est l’histoire racontée par le conférencier ou l’écrivain que le cerveau ludique mémorisera. Aussi, je lâche les chevaux, je les laisse aller où ils veulent en fonction du thème choisi dans chaque chapitre et sous-chapitre. Et l’écriture devient facile, logique et euphorisante.

J’allais oublier de parler de Virginia Woolf dans le chapitre sur l’environnement de travail que je croyais avoir fini quand je suis descendue déjeuner avec mon amie pour que nous reprenions des forces entre nos écritures parallèles, elle en bas, moi en haut. Et bien sûr, en écrivant sur Virginia, je suis arrivée à Vita, à sa writing-room si bien organisée dans la tour du château de Sissinghurst, dont les jardins restent une source d’inspiration pour le mien.

Ce concept de chambre d’écriture m’est cher depuis des années et j’ai enfin réussi à construire moi-même le cadre de la mienne. Je peux désormais transmettre mes secrets de construction et mes bonnes habitudes qui me permettent de gérer tant de choses avec peu de forces, encore moins de moyens matériels, mais beaucoup de stratégie, d’inventivité et de créativité. Pour beaucoup de bonheur.

Se soutenir dans l’écriture

Certains Camps NaNo se font en réunion de plusieurs écrivains dans un lieu comme une bibliothèque ou un café. La stimulation est réelle. On peut échanger ses points de vue, se soutenir, s’inspirer. Le site du NaNoWriMo propose de s’inscrire en ligne. C’est plus facile pour les Américains, mais je sais que ça existe aussi à Paris.

Chez moi, c’est un mini Camp. En bas, dans mon bureau, une amie travaille à son roman. Moi, je suis en haut dans mon lit, parce qu’il pleut et que je ne peux pas être dehors, j’avance le projet de mon essai sur la Vie créative plus simple. Nos échanges se font à l’occasion d’une interruption pour manger un peu et nous réhydrater après une session d’écriture matinale, rien d’obligatoire pour ne pas déranger l’autre, ou lorsque mon amie s’en retourne dans son village au bord de la mer. Nous respectons nos travaux mutuels. Nos discussions sont le plus souvent littéraires. Et l’inspiration surgit parfois…

Ce dimanche, Scrivener for iOS me signale que mon projet a dépassé les 26 000 mots. Je dépasserai sans doute les 27 000 dans la journée. Il pleut, c’est bien d’écrire, pendant que les bassins se remplissent,  le jardin reverdit, les plantes revivent.


Et le site affiche une flèche sur le rouge du centre de la cible. Le but est proche !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Trouver un lieu de Camp ou de NaNoWriMo pour travailler aux côtés d’autres auteurs : http://nanowrimo.org/local-volunteers

Camp NaNoWriMo juillet 2017 : les trucs stimulants pour avancer le projet

Au douzième jour du Camp, je me dis que l’inscription à cet outil de compagnonnage et d’organisation d’écriture n’a pas été vaine. Elle donne un cadre de référence bien plus facile à suivre que les impératifs catégoriques kantiens que je m’imposais lors de la rédaction de mon premier guide pratique Scrivener plus simple pour Mac.

J’ai dépassé les 12 000 mots ce midi et donc rattrapé les deux jours sans écriture de la première semaine. En me posant chaque matin pour deux heures, j’avance naturellement, sans effort.

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Je me sens décontractée et concentrée, tout en continuant à faire les autres projets en cours, non moins impératifs, comme trouver un chaumier pour réparer la toiture de ma longère bretonne ou entretenir le domaine à une époque de l’année où les branches prennent facilement un mètre cinquante à deux mètres en moins d’un mois, où tout déborde de tous côtés et pourrait devenir claustrophobant si je n’y mettais bon ordre à l’aide du sécateur, de l’ébrancheur ou de la scie japonaise d’élagage. Sans parler des travaux de menuiserie entrepris pour changer un volet ancien, le recycler en portillon pour le jardin d’écriture d’une amie et copier l’ancien pour en faire un neuf.

Je me sens très à l’aise par rapport à tous les précédents projets que j’ai menés à bien, soit la publication de onze livres en quinze mois, dont un au moins fait plus de six cents pages, puisqu’il contient trois guides, avec de nombreuses illustrations. Les neuf derniers ont tous été écrits, construits et vérifiés sur l’application Scrivener pour iOS (disponible en anglais sur le site iTunes d’Apple).

Qu’est-ce qui me donne cette sérénité ? Sans doute l’expérience des précédentes publications, tant il est vrai que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, en écrivant qu’on devient écrivain, en publiant qu’on devient éditeur. Sans doute aussi l’utilisation d’un outil nomade que je maîtrise bien désormais, car je l’utilise comme unique support d’écriture : Scrivener for iOS, dont j’espérais beaucoup il y a un an quand je l’attendais, mais qui m’a donné bien plus que je ne l’aurais oser l’imaginer, soit une totale liberté d’écriture, partout où l’inspiration arrive, à chaque moment qu’une idée se forme.

Mais il y a en plus le cadre du Camp NaNo qui propose de nombreux trucs stimulants. Le NaNoWriMo a été conçu par des gens qui pratiquent l’écriture, qui en connaissent les failles et les faiblesses. Les risques d’abandonner en route un roman ou un essai  étant très courants, ses créateurs nous envoient chaque jour un mail d’encouragement. On peut aussi correspondre avec des camarades de cabane ou des potes (pote vient du breton paotr, gars) d’écriture, des « buddies » (buddy est le diminutif de brother, frère en anglais). Ma cabane m’a été choisie de façon aléatoire par le site, puisque je ne connaissais personne, mais je commence à correspondre avec quelques filles qui écrivent en même temps que moi, aux Etats-Unis, et j’ai été contactée par une jeune étudiante Erasmus en Pologne, qui m’a trouvée sur mon blog. Nous sommes « buddies » ! Elle a 21 ans, moi j’en ai 71,  un demi-siècle nous sépare, mais nos bateaux sont sister-ships, nous naviguons de conserve, au-delà de l’espace,  l’esprit est commun.

Dans les trucs stimulants, je relèverai deux d’entre eux :

  • les NaNoSprints lancés sur Twitter
  • les rendez-vous hebdomadaires d’une heure pour écrire ensemble.

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Ce mercredi 12 juillet a lieu le deuxième rendez-vous. Il est calé sur l’heure de la Californie, mais un lien renvoie à une conversion du temps selon les zones horaires.

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Pour ma zone horaire, le rendez-vous de 1 heure de l’après-midi en Pacific Zone Time serait à 22 heures ce soir.

Comme je me lève quand le merle chante au pignon de ma chaumière et que les oiseaux lui répondent depuis les grands frênes voisins, à 22 heures j’ai passé l’heure où la grive musicienne lance ses dernières trilles au plus haut sommet des grands arbres derrière le village. Je suis comme les poules, je m’endors avec le soleil couchant.

Mais, si je suis encore vaillante, après cette belle journée d’été où j’ai déjà écrit plus de 4000 mots, j’essaierai de suivre le jeu de l’écriture en une heure, en pensant que de nombreux auteurs feront la même chose, tout autour du monde. Ce qui est une belle vision de la planète.

Pour les NaNoSprints, c’est trop stressant pour moi, c’est l’application via Twitter de la méthode Pomodoro, vingt-cinq minutes d’écriture, dix minutes de pause. J’ai essayé, ça ne me va pas du tout. Je connais bien mes rythmes, je suis efficace quarante-cinq minutes avec pause de dix à quinze minutes, deux fois, et, en deux heures, j’ai fait l’essentiel de ma journée. Une session de vingt-cinq minutes ne m’est pas naturelle, elle casse mon élan, castre mon inspiration.

NaNoSprints donne le départ de la session et des mots pour soutenir l’inspiration. Je sais ce que j’ai à écrire, donc ce n’est pas une méthode dont j’ai besoin. Et puis, quand j’écris, je ne suis pas branchée sur Twitter.

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Mais ces techniques peuvent convenir à d’autres. Si ça vous tente, voici les liens :

https://twitter.com/NaNoWordSprints

https://fr.wikipedia.org/wiki/Technique_Pomodoro

Quelle que soit la méthode employée pour se stimuler, seul le plaisir d’écrire compte, quand vous sentez le bien-être vous saisir d’avoir fait ce que vouliez faire. Une sensation d’épanouissement, d’accomplissement. Quasiment orgasmique, quoi !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 12 juillet 2017


Auteur des guides Scrivener plus simple pour Mac, Windows, iOS, disponibles en tous formats numériques sur les principales librairies en ligne.


 

Camp NaNoWriMo juillet 2017 organisation du projet

Le programme défini pour le Camp est un exemple concret et aussi une mise en abîme, qui me donne un peu le vertige.

J’écris souvent mes réflexions dans mon Journal de Vie, au quotidien. Parfois, je me dis que cela concerne complètement le sujet du livre enregistré dans le Camp de Juillet 2017. Alors je copie un paragraphe, parfois plus, et je le colle dans un nouveau chapitre du livre. Tout se fait avec facilité et fluidité sur l’iPad. Je vois déjà, au 4ème jour de Camp, avancer mon projet de guide pratique sans fatigue, sans me prendre la tête dans les mains comme le Penseur de Rodin.

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Bien sûr, ce ne serait peut-être pas la même chose pour un roman, où il faudrait déterminer qui fait quoi, le passé des personnages, les lieux de l’intrigue. Mais tout peut servir.

Un modèle de roman pour le NaNoWriMo traduit en français

Vous pouvez trouver un modèle de roman conçu par Scrivener pour le NaNoWriMo traduit en français sur le site de autoedite.net qui assure des formations au logiciel Scrivener pour Mac ou Windows : http://autoedite.net/modele-scrivener-camp-nanowrimo/

Références personnelles

Depuis que j’ai acquis iPad et iPhone, après la sortie de l’application Scrivener for iOS, en août 2016, je n’écris plus que sur ce support nomade. Mes références seront donc essentiellement liées à cet outil d’écriture qui a libéré ma créativité dans des proportions que je n’aurais jamais imaginées. Par contre, je fais toujours la vérification générale et les corrections finales sur les logiciels Scrivener pour Mac et Windows.

Organisation du travail

Le fait de m’inscrire dans le Camp m’a donné un cadre de travail et une obligation de résultat. Je suis heureuse et rassurée de me tenir à un projet défini et structuré, au lieu de prendre des notes sur plusieurs projets à la fois, sans en mener aucun à bien. Je le vois en ouvrant mon Scrivener d’iPad ou d’iPhone : plusieurs projets attendent, des articles qui sont moins d’actualité à force d’en différer la publication. On finit par ne plus voir ce qu’on a sous les yeux et à ne rien avancer. C’est ainsi qu’on apprend.

Je ne dois garder sur Dropbox, dans le dossier SCRIVENER créé au départ, que ce qui est utile dans l’immédiat. C’est à vous de choisir votre dossier lors de la session de Dropbox Settings quand vous enregistrez Scrivener sur iOS (voir mes articles de blog ou mes guides sur Scrivener).

Les autres projets peuvent être mis en attente dans le dossier du Mac ou du PC de Bureau, mais ne doivent pas apparaitre sur l’iPad, où je travaille le plus souvent, l’iPhone servant surtout à prendre des notes lorsque je me réveille et que je veux juste ajouter une idée, avant de me rendormir comme une bienheureuse.

Pour bien avancer sur la route, il faut y voir clair. Mettre seulement les projets en cours dans Scrivener et les synchroniser sur tous les supports permet de mieux concentrer ses forces mentales.

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Objectifs du projet

Pour la longueur du projet : j’ai diminué le nombre de mots de 50 000 à 31 000 pour ne pas stresser sur l’objectif à atteindre.  Ce qui fait 1 000 mots par jour, défi facile à remplir. J’écris souvent plus que 1 000 mots tous les jours dans mon Journal de Vie et mon Cahier de Chantier. Disons que c’est un minimum. Si je fais plus de mots, tant mieux. C’est juste une base pour suivre les progrès chaque jour, encouragement notoire à la poursuite des idées.

Et puis, j’écris un guide pratique pour mieux s’organiser. Donc pour gagner du temps. Il ne faudrait pas trop en perdre à lire le livre.

Pourtant, je ne voudrais pas non plus donner à mes lectrices et lecteurs le sentiment de vide, de redondance ou de déjà vu qu’on a souvent dans des guides pratiques, qui compilent ce qui est déjà publié sur Internet.

Je vais axer principalement mes exemples sur des témoignages concrets, tirés souvent de l’histoire personnelle. Après tout, j’ai des années d’expérience derrière moi. On me demande souvent conseil. Je suis arrivée au stade de ma vie où je dois partager mes connaissances et transmettre mes compétences.

Point en cours de route

Au septième jour, il me semble avoir bien avancé la construction globale dans d’excellentes conditions. Je n’ai toujours pas trouvé de camarades de cabanes pour le Camp NaNoWrimo, mais j’ai l’habitude de la solitude du coureur de fond des bois.

Je n’ai pas écrit le sixième jour, j’avais trop de choses à faire en dehors du livre. Mais le repos est aussi salutaire. Je vais relire le projet entier et en entamer la rédaction proprement dite.


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 8 juillet 2017


Articles du blog sur l’application Scrivener pour iOS https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/


Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016 (1ère édition) -2017 (2e édition).

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Camp NaNoWriMo 2017 programme

Au cours de ce mois d’écriture dans le cadre accompagné du NaNoWriMo, je vais noter le journal de mon expérience.

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Programme prévu

Première semaine : organisation

Deuxième semaine : rédaction

Troisième semaine : rédaction

Quatrième semaine : relecture


Feuille de route

Je pense consacrer la première semaine à la structuration détaillée du plan, élaboré en juin sur une carte mentale sur l’iPad 1 qui me sert à penser dans l’écran, via l’application SimpleMind+, disponible sur iTunes comme sur Google Play pour Android.

Point de départ

J’ai téléchargé la carte en OPML sur mon logiciel de bureau Scrivener pour Mac et l’idée de départ est devenu un projet déjà élaboré en chapitres. Ce projet a été enregistré dans mon dossier SCRIVENER sur Dropbox. Je peux y accéder depuis tous mes supports d’écriture, où que je sois, dans mon lit, comme au jardin, en balade au bord de la mer ou en campagne.

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Premier plan au format Texte issu de la Mindmap pour donner une idée de départ au projet

Les trois premiers jours ont été consacrés à l’inscription sur le site du Camp NaNoWriMo, à la vérification de la structure du plan et à compléter mes notes lorsque j’avais d’autres idées.

Je passerai la fin de la semaine à relire les titres de chapitres pour voir si je fais le tour de la question. Il est probable que je rédigerai déjà certains points, mais ce n’est pas ma préoccupation première.

Un peu d’écriture automatique

Pour l’instant, j’avance un peu en automatique, sans m’inquiéter de la forme, je m’occupe du fond, tendant de répondre à la question principale : quel message dois-je transmettre ?

Quand une idée arrive au cours de cette première semaine, je la note dès que possible dans un nouveau chapitre de mon projet Scrivener. Peut-être ai-je déjà noté cette idée, je ne recherche rien à ce stade, je note, c’est tout, à l’état brut. Avec une description sur la page, une Référence à rechercher en exemple. Ou rien. Juste l’idée pour ne pas oublier que c’est un point de vue utile à la démonstration du livre.

Quand j’en serai au stade de la rédaction, je verrai si l’idée a sa place ou pas. Je taillerai dans le vif plus tard au stade de la réécriture. Pour l’instant, je note.

La rédaction proprement dite

Ensuite, je pense rédiger pendant quinze jours, en me concentrant bien chaque jour sur un chapitre différent, ou plusieurs, suivant l’inspiration et la disponibilité.

Car pendant l’été, je me consacre aussi aux travaux extérieurs, en ce moment, je refais un volet ancien de ma chaumière ; je suis donc en pleine menuiserie et j’aime ça !

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Autoportrait en combinaison Adolphe Laffont et casquette de chantier Dick

La cohérence du projet

La dernière semaine sera consacrée à la révision pour vérifier la cohérence. Je verrai ainsi si le projet tient la route, s’il a besoin d’être scindé en plusieurs livres, concernant divers points de vue.

Je le laisserai sans doute reposer après la fin du mois de juillet, pour passer à d’autres projets en cours. La correction, la réécriture et la révision interviendront plus tard. Pas trop tard non plus. Il est bon de garder le fil.

Prévoir la couverture

Il va falloir contacter mon graphiste pour créer une couverture pour le nouveau guide pratique en cours. Elle est demandée sur le site. J’ai téléchargé la carte mentale, point de départ du livre.

Dès que j’aurai construit le plan développé du livre, je l’enverrai au graphiste pour inspirer sa création. En fin de première semaine, sans doute. Cette étape donne une matérialisation au projet, qui n’existe pas seulement dans la tête, mais prend vie au regard des autres. C’est toujours un moment émouvant de voir le livre revêtir son manteau royal d’intronisation.

Cadre de ce camp NaNoWriMo

C’est une bonne idée de faire cette écriture suivant le mois du Camp NaNoWriMo. L’été est stimulant. Il est bon de se reposer en faisant des balades à vélo pour aller se baigner, comme je puis le faire ici en Bretagne Sud dans de petites criques sauvages où je peux me poser dans un creux de rocher pour travailler sur l’iPad.

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Ecrire en liberté sur l’application Scrivener for iOS : l’outil d’un certain bonheur

Je vous souhaite le même bonheur pour vos propres projets et vous dis à bientôt pour la suite des aventures du Camp 2017.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 6 juillet 2017

P.S. Mine de rien, sans avoir commencé la rédaction, juste en prenant des notes quand viennent les idées, j’en suis à plus de 6 000 mots ce soir. J’ai réduit le projet à 31000 mots, 1000 mots par jour, pour ne pas me mettre trop de pression.

6336 / 31000 (20.44%)

Bonne soirée, belles écritures à vous !


Site du Camp http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen

Applications citées
SimpleMind+ pour iPad et iPhone (disponible aussi pour Abdroid)
Scrivener for iOS pour iPad et iPhone

Logiciel studio d’écriture : Scrivener pour Mac


 

Camp de juillet du NanoWriMo 2017

Une nouvelle aventure commence, celle du Camp de juillet du NaNoWriMo 2017.

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Qu’est-ce que le NaNoWriMo ? Littéralement c’est le National Novel Writing Month, le mois national d’écriture d’un roman, ainsi qu’on peut le voir sur le site du mouvement : http://nanowrimo.org/ , dont voici une capture de l’écran d’accueil (tout est en anglais).

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J’ai connu le NaNo en travaillant sur mes guides Scrivener. Le logiciel avait été testé sur le NaNoWriMo de novembre 2007 (ou 8). J’ai eu l’occasion de suivre les blogs d’auteurs utilisant Scrivener lors du mois où ils se concentraient sur l’écriture dynamique de leurs romans. C’est une communauté d’auteurs pour se stimuler et se soutenir le cas échéant. Le mouvement national parti de Berkeley en Californie est devenu mondial par la grâce de l’Internet.

Je n’écris pas de roman à vrai dire, j’ai hésité le matin du 1 juillet à m’inscrire, prenant les choses stricto sensu, mais j’ai trouvé le champ Non Fiction dans les catégories d’écriture et je me suis lancée. Il me semble que ce sera stimulant de reporter chaque jour les statistiques données par Scrivener, de voir la progression de mon travail en ligne. Avoir un engagement public permet aussi de se donner un cadre avec des rendez-vous, des bilans, des dates butoir.

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Pour écrire ce nouveau livre, j’utilise avec un immense bonheur renouvelé l’application Scrivener for iOS, sur mon iPad mini 4 (pour l’écriture fluide par chapitre) et sur mon iPhone 5c (pour la restructuration du plan, la révision, ou la prise de notes en dictée). J’avais conçu la carte mentale du nouveau projet en juin sur SimpleMind+ sur le vieil iPad historique de 2010. J’ai fait des coins d’écritures dans mon jardin pour être confortablement installée. C’est parti pour de nouvelles aventures !

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Le principe du Camp de juillet est celui du camping, on peut retrouver d’autres auteurs autour d’un feu de camp virtuel dans une cabane (Cabin). Je n’ai pas encore trouvé de cabane francophone. Je suis une sauvage qui vit en ermite auprès des bois, non loin de la mer, du genre à ne pas supporter de contraintes extérieures. Mais je crois en la force de l’esprit dans une dynamique synergique. Si l’aventure vous intéresse, on peut faire une cabane.

Voici mon adresse de camp : http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen

Twitter : https://twitter.com/gaellekermen

Facebook : https://www.facebook.com/gaellekermen

Le NaNoWriMo doit rester fun, dit une conseillère qui nous envoie des mails de soutien. L’écriture est et doit rester un plaisir.

Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 3 juillet 2017

***

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016. Une deuxième édition a été publiée en 2017.

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Scrivener pour Mac : une expérience sur un roman

Comment une amie, qui écrit encore à la main, qui n’a pas l’internet et n’est pas aussi geek que moi, a pu retravailler le document Word de son roman en dix jours sur Scrivener pour Mac dans mon beau bureau conçu pour le confort d’écriture.


Ces derniers jours, j’ai prêté mon bureau à une amie pour retravailler le manuscrit d’un roman dont une partie avait été écrite à Kerantorec, inspirée par un événement de mon histoire. Nous ne nous étions pas vues depuis plusieurs années. Elle revenait m’annoncer que son roman allait être publié en septembre et elle souhaitait photographier ma prairie, pour la photo de couverture.

Nous avons refait le parcours du roman et, d’instinct, je redevenais le personnage qu’elle a fait de moi dans certains chapitres, une druidesse initiée par la nature.

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En fait, elle était aussi bloquée pour retravailler le manuscrit sur un notebook qu’on lui avait prêté avec Word et avait besoin d’aide. Je dois préciser qu’elle a trois ou quatre ans de plus que moi et qu’elle n’a pas été geek comme je le suis depuis le début des années 90. Elle n’a donc ni ordinateur ni internet et elle a découvert chez moi une terra incognita, un nouveau monde dont elle ignorait tout, ses informations étant données par la radio, la télé, et le journal local. Elle écrit encore à la main, ce qui pour moi est aussi exotique que si je devais écouter de la musique sur un phonographe en 78 tours.

J’ai téléchargé son manuscrit sur mon Mac mini et restructuré le document .doc sur Scrivener pour Mac. Elle a très vite intégré les manips nécessaires pour travailler son texte, après une rapide formation de ma part. Elle s’est mise au boulot dans mon bureau, émerveillée du cadre de travail où tout est fait pour le confort d’écriture. J’avoue que j’étais assez fière de voir mes bureaux et bancs, réalisés par mes petits bras musclés, aux bonnes hauteurs, lors des belles saisons 2011 et 2014, être utilisés et appréciés par d’autres que moi. Cette chaumière a été longtemps été une maison d’artiste, elle redevenait une maison d’écrivain.

Mon bureau était disponible. J’avais publié cinq livres depuis le début de l’année, je prenais un peu de recul avant d’entamer le suivant. J’avais des travaux de jardin à faire, il faisait beau, j’écrivais dehors sur mon iPad quand une idée me venait. Nous partagions certains repas, d’autres pas, pour ne nous sentir obligées à rien, afin de garder nos concentrations mutuelles et nos rythmes personnels.

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Ces dix jours étaient particuliers, puisque le dimanche nous devions voter au premier tour des élections présidentielles 2017 et que c’était la semaine d’une grande marée au coefficient de 110 que je ne voulais pas rater. Nous avons donc fait quelques sorties, ce qui était excellent pour notre équilibre physique.

Mon amie a terminé hier son roman. Elle a fini les corrections qu’elle voulait apporter. Nous avons fait un premier formatage, allons laisser reposer trois jours et ferons les corrections sur Antidote mercredi avant d’envoyer le manuscrit à son éditrice parisienne. En quinze jours, elle aura ainsi terminé son livre, alors qu’elle pensait y consacrer les trois ou quatre prochains mois.

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Elle a été émerveillée par l’outil Scrivener sur Mac. Les chapitrages lui ont permis de reprendre chaque scène en se concentrant sur les détails. La relecture sur l’iPad1 que je lui ai prêté lui a permis de vérifier la cohérence globale du roman dans son déroulement logique et de faire les dernières modifications.

Elle va oublier ses mauvais outils pour s’acheter un iPad pro et Scrivener for iOS. Quand on veut écrire, il faut de bons outils. C’est comme en mécanique, en menuiserie, jardinage ou cuisine. Après, le talent, l’imagination, l’inspiration, la méthode et la pratique font le reste.

Mon amie a eu l’impression de travailler sur un Stradivarius. Elle espère que la musique sera à la hauteur de l’instrument. Verdict à la rentrée littéraire.

Gaelle Kermen
Kerantorec, 3O avril 2017


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Manip pour structurer un document Word dans un nouveau projet Vide Scrivener

  • faire un # hashtag devant chaque tête de Partie, de chapitre et de scène
  • organiser les Parties et chapitres en dossiers
  • glisser les textes dans chaque dossier
  • retravailler le manuscrit pas à pas

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