Scrivener : le point sur les publications numeriques 3 plateformes 3 formats

Lorsque j’ai découvert les immenses possibilités de Scrivener, en janvier 2015, il dormait sur mon Mac mini depuis plus de six mois et  je n’avais pas encore ouvert le capot pour voir le moteur, je n’imaginais pas tout ce qui est arrivé ces deux dernières années. J’avais pourtant toujours écrit, mais jamais je n’avais aussi bien lié l’outil à son résultat, sauf, peut-être, lorsque je faisais mes premières publications sur Internet, il y a vingt ans avec le logiciel wisiwig (ce que je vois est ce que j’obtiens) Adobe Page Mill, qui était un formidable outil d’écriture et de publication html pour Macintosh, dans les années 90.

En janvier 2016, j’ai publié le premier guide Scrivener plus simple pour Mac, le guide que j’aurais aimé trouver moi-même quand j’essayais de comprendre un an plus tôt, l’abondante documentation en anglais, fournie avec le logiciel Scrivener, touffue comme un roncier inextricable.

Après tout ce temps, je peux faire le point des publications numériques permises par Scrivener. J’ai publié onze livres en seize mois, sur plusieurs plateformes, ce qui impliquaient chaque fois un formatage différent. J’ai désormais l’expérience et le recul nécessaires pour établir un bilan, inspirant et constructif pour les auteurs francophones qui me liront.

Scrivener a changé ma vie d’auteur et d’éditeur. Je ne veux pas me répéter, beaucoup d’articles de mon blog l’expliquent déjà. En écrivant sur Scrivener, je suis fière d’avoir contribué à changer aussi la vie de certains auteurs francophones qui m’ont dit avoir pu débloquer leur travail grâce à mes explications. Je suis fière d’avoir mieux fait connaître ce fabuleux logiciel d’écriture et de publication, majestueux vaisseau amiral et son annexe, la subtile application Scrivener for iOS, si légère qu’on se demande comment elle peut gérer des livres entiers avec illustrations, sans jamais renâcler. Elle est là, sous mes doigts sur le clavier de l’iPad mini où j’écris la plupart du temps, pour être au cœur du texte. Sans distance, en immersion, en création. Le recul vient quand je me mets au bureau devant l’écran LCD 21″ relié à mon Mac mini au moment des dernières corrections du projet et de son formatage avant les publications que je fais sur trois plateformes différentes.

Mon dernier guide pratique est le guide Smashwords plus simple pour les francophones. Comme les guides Scrivener ont bien marché, ouvrant l’utilisation du logiciel et de l’application même à des gens déjà bilingues, habitant par exemple au Canada, au Quebec, j’ai jugé utile de mieux faire connaître la plateforme de publication numérique Smashwords aux auteurs francophones.

Beaucoup d’auteurs indépendants ne jurent que par Amazon. Certains signent même un contrat d’exclusivité avec la plateforme en validant KDP Select (le contrat ne dure que trois mois et est renouvelable ou pas). Ce n’est pas mon cas. Je n’imagine pas donner l’exclusivité à une seule plateforme. De plus en plus de lecteurs me disent ne pas vouloir acheter sur Amazon. Je veux donc offrir à mon lectorat plusieurs formats numériques pour les différentes tablettes, iPad, Kobo, ou Android. Scrivener me permet les meilleures compilations dans les trois formats numériques les plus courants : mobi, epub et pdf.

Du côté de l’auteur, c’est se priver d’intéressantes sources de revenus que de se limiter à une seule plateforme. Si je n’avais publié mes guides pratiques que sur Amazon, ma vie matérielle serait restée frugale et spartiate, comme elle l’était depuis dix ans, quand, ex-femme d’artisan-commerçant non déclarée par le chef de famille (oui c’était encore le statut marital à l’époque), ma retraite, prise à 60 ans pour des raisons de santé était amputée de dix ans de labeur. Ma vie est nettement améliorée depuis plus d’un an, par les redevances perçues pour mon travail, diffusé non seulement par Amazon, mais aussi par Smashwords et maintenant par Iggybook.  J’en suis aussi très fière.

Voici quelques réflexions sur les différentes formes de publication que je fais avec Scrivener pour un formatage final professionnel avec table des matières.


Les compilations finales durant la période de précommande

Je mets les publications en précommande pour être sûre de publier une version aboutie de mes ouvrages lors de leur sortie. On peut faire les essais dans la version brouillon d’Amazon, mais on est moins stressé quand on prend le temps d’envoyer son livre en correction et en beta-lecture, afin de s’assurer que l’ouvrage ne sera pas lu avec coquilles et compagnie qu’on aurait oublié de draguer. C’est une question d’organisation professionnelle et de respect du lectorat. Je me préoccupe moins du classement sur Amazon que de la qualité de ce que je publie. Mes lecteurs trouvent mes livres par des recherches en ligne qui aboutissent à mes articles de blog, pas en cherchant sur le top 100, même si mes guides sont toujours en bonne place dans leurs catégories.

Pour moi la précommande est un passage obligé. Il m’est arrivé de ne pas pouvoir le faire, lors de périodes où je n’étais pas assez sûre de mes forces pour me projeter un mois plus tard. Je remarque que mes guides publiés en précommande font une meilleure carrière sur Amazon que ceux dont je n’avais pas pu prévoir la sortie à l’avance. Et je me sens plus sereine ainsi.

Publication sur Amazon : compiler en mobi

Amazon reste une plateforme pratique, bien organisée et en français. Lorsque mon manuscrit est terminé, bien vérifié sur l’application iOS,  je le compile sur le logiciel Scrivener pour Mac au format mobi. Je coche la case Table des matières en html. C’est tout. Ensuite je vérifie le livre sur l’outil de vérification en ligne pour m’assurer que tout est bien là : Table des matières et fichier NCX qui gère les métadonnées de l’ebook sur le Kindle ou l’application Kindle pour tous les supports.

En cliquant sur Affichage NCX, je vérifie la table des matières.


L’inconvénient d’Amazon est de ne fournir qu’un seul format de fichier numérique. Aussi, je ne saurais m’en contenter. Le service dû au lecteur est une priorité absolue de l’édition numérique telle que je la conçois.

Publication sur Smashwords : format doc

Pas une seule seconde, je n’imagine fournir un seul format de lecture à celles et ceux qui me font l’honneur d’acheter mes livres. Je fais les publications que j’aime trouver quand je télécharge un livre, en plusieurs formats pour lire sur plusieurs supports.

Dans le guide Smashwords plus simple pour les francophones, je raconte tout le bien que je pense de cette excellente plateforme, Smashwords, dont les conversions sont les meilleures que je connaisse après en avoir testé plusieurs depuis sept ans.

Un document .doc

Pour publier sur Smashwords, il suffit d’un seul format, le document .doc. Sur Scrivener, je compile au format Microsoft Word 1997-2004. Je fais tous les paramétrages nécessaires pour que ça passe la première barrière automatique de Smashwords, AutoVetter.

Avec Word, en 2010 et 2011, j’avais souvent des problèmes. Je n’en ai plus depuis que j’utilise Scrivener pour créer mon document final au format Word, en respectant les exigences de formatage de Smashwords pour que l’ouvrage soit lisible sur tous les supports après conversion.

J’exporte mon document .doc tel qu’il sort de Scrivener. Je ne l’ouvre pas. Je n’y touche pas. J’ai déjà tenté de retravailler le document sur Open Office. Le travail était long et fastidieux, le résultat catastrophique. Plus jamais !

Un document .epub

On peut aussi publier un document ePub. J’ai  récemment publié sur Smashwords la deuxième édition des trois premiers guides, actualisés après la sortie de la première mise à jour de l’application qui avait nécessité les mises à jour du logiciel sur Mac et sur Windows.

J’ai tenté la version .epub, qui a bien marché pour deux guides, le guide Mac et le guide iOS. Ça n’a pas marché pour le guide Windows, qui avait été écrit sur un notebook Asus, tournant sur Windows10. Je ne sais si ça a une relation de cause à effet. L’EPUBcheck Validator révélait des erreurs, que je n’avais ni le temps ni l’envie de corriger. J’ai donc compilé la version Windows du guide Scrivener plus simple en un document .doc, sans y toucher. C’est passé à l’AutoVetter.

Sur Smashwords, après le premier passage automatique, le document est vérifié par l’équipe et on attend le verdict : sera-t-il accepté au Catalogue Premium ? Ou faudra-t-il revoir la copie ?

Oui, ça a marché. J’ai d’abord eu un premier courriel sur le passage à l’EPUBcheck si on met un document epub en téléchargement.

Puis, j’ai eu le bonheur de recevoir le courriel de Smashwords m’avisant que l’ouvrage est accepté sur le Catalogue Premium. Voici celui de mon dernier ouvrage.

Le statut Premium est visible dans le Tableau de bord (Dashboard), Premium Status qui valide le fichier, et Retailer Tickets, dont j’ai déjà parlé à propos du refus d’Apple qu’on parle des concurrents dans un livre !

Si tout est vert, c’est bon.

Je peux donc vous assurer que Scrivener marche vraiment bien et que son investissement (léger par rapport à celui de Word) vous permettra de faire des publications fructueuses, avec des formatages en epub ou doc en quelques clics, sans passer par des logiciels extérieurs de conversion d’ebooks.

Publication sur Iggybook : 3 formats issus directement de Scrivener

Ma troisième plateforme de publication est désormais Iggybook. Elle est francophone, avec un site d’accueil également en anglais. J’ai pu offrir des services de presse aux Auteures américaines que je citais dans mes guides pratiques ; elles ont géré facilement la création de compte et le téléchargement des Scrivener plus simple pour Mac, Windows et iOS.

Iggybook a le grand mérite d’offrir trois formats de fichiers. Je peux télécharger directement les fichiers compilés par Scrivener en ePub, mobi et PDF.

Certes, il faut payer 49 € pour chaque livre, en Premium, mais cet investissement est léger pour une location sans limite de temps d’une boutique en ligne. C’est rentabilisé par les ventes faites sur la plateforme directement à l’auteur.

Le paiement par PayPal ou carte bancaire est très simple pour l’acheteur. L’auteur est réglé tout de suite et l’acheteur télécharge immédiatement ses trois formats.

C’est une formule idéale pour les deux parties. Elle est souvent l’occasion d’échanges entre l’auteur et le lecteur, ce qui est très rassurant. On a des relations humaines vivantes.

On peut trouver mes sept guides pratiques (Scrivener et Smashwords) sur la plupart des librairies numériques en ligne. On ne les trouvera pas en papier. Je laisse l’impression papier aux grandes maisons traditionnelles. Chacun son métier. Ma petite maison d’édition bretonne est compétente en publication numérique, elle était bien en avance sur le milieu français de l’édition traditionnelle, mais depuis que je lis en numérique, je trouve le papier lourd, inutile, encombrant, étouffant. Je m’en voudrais de contribuer au pilonnage (technique utilisé dans les librairies et les maisons de la presse pour résoudre le problème des invendus) ou au désherbage (technique des bibliothèques pour aérer leurs rayonnages en supprimant les livres qui sont « obsolètes » !).

Un document au format PDF

Pourtant, je peux comprendre que certaines personnes aient besoin de s’appuyer sur un support papier pendant la période d’apprentissage numérique. C’est pourquoi je tiens à publier une version PDF de mes guides pratiques. On peut ainsi imprimer les chapitres essentiels comme les raccourcis ou certaines manipulations qu’on n’a pas encore bien assimilées. On trouvera cette version PDF sur Smashwords et Iggybook.


Voila, j’ai fait un peu le tour de la question des formats et des plateformes de publication numérique. J’espère vous informer, documenter et inspirer. À vous de jouer ! Belles écritures et bonnes publications !

Gaelle Kermen,
Kerantorec le 10 mars 2017, publié le 31 mars 2017


Scrivener est diffusé par Literature & Latte, pour Mac et Windows. Scrivener for iOS est diffusé sur iTunes pour iPhone et iPad.
Les illustrations sont les copies-écrans des publications de mon roman de jeunesse, qui a cinquante ans ce mois-ci, Aquamarine Revisited. Scrivener ne sert pas qu’à faire des guides pratiques. Grâce à Scrivener je peux enfin envisager la publication de mes écrits littéraires sur un demi-siècle.

Page auteur sur Iggybook
Page auteur sur Smashwords
Page auteur sur Amazon

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Scrivener plus simple : deuxieme edition des trois premiers guides pour Mac, Windows et iOS

Sur ce blog auteur, j’avais parlé début janvier de la deuxième édition des trois premiers guides Scrivener, publiés, pour la version Mac le 10 janvier 2016, la versionWindows le 21 juin 2016 et la version iOS le 28 octobre 2016. J’ai publié la deuxième édition le 10 janvier 2017 sur Iggybook et sur Amazon. C’est l’occasion de faire le point sur les pratiques d’édition indépendante, avec le point de vue de l’auteur et celui de ses lecteurs.

La deuxième édition porte le bandeau rouge 2e édition 2017. La date d’édition reste la même. L’ISBN ne change pas. C’est le même livre qui évolue, suivant l’avantage de la publication numérique. Ils gardent la première date d’édition.

Amazon n’a pas voulu informer mes lecteurs de la mise à jour des fichiers. Leurs explications étant peu probantes, j’ai laissé tomber la discussion.

Chez Apple, dès qu’une édition est mise à jour, le lecteur en est avisé sur son iPhone ou iPad. Tout se fait en un clic.

Le refus d’Amazon est une des raisons qui m’ont incitée à publier les guides sur Iggybook. Grace à ce support que je gère moi-même, je pourrai toujours fournir aux premiers lecteurs qui le désirent, le lien vers un coupon Iggybook leur permettant le téléchargement du guide en trois formats. Iggybook permet de faire des coupons gracieux en service de presse, une fonction très pratique. Le site est en anglais et en français.

Page auteur sur Iggybook

L’avantage d’Iggybook est de mettre en contact direct l’auteur et le lecteur. En me payant directement, par PayPal ou carte bancaire, certaines personnes m’ont fait part de leur enchantement et de la facilité de la plateforme.

Il est en effet rassurant de savoir que l’auteur n’est pas loin et qu’il peut répondre aux questions, si besoin en était. Le blog est là aussi pour ça, mais savoir qu’on peut écrire à l’auteur en toute intimité est rassurant. Beaucoup de lecteurs n’aiment pas que leurs commentaires soient exposés à tous les vents de l’Internet.

D’autres supports qu’Amazon

Beaucoup me font part aussi de leur volonté de ne plus acheter sur Amazon, pour des raisons d’éthique souvent, mais aussi parce qu’ils lisent sur iPad, liseuse autre que le Kindle ou support Android, préférant le format ePub au format propriétaire d’Amazon, le mobi.

Trois formats de fichiers sur Iggybook

Je tiens donc à fournir à mon lectorat plusieurs formats de fichiers, au moins les trois de bases : ePub, mobi et PDF.

Les trois guides 2e édition 2017 sont aussi sur Smashwords

Ce n’est que récemment que j’ai fait la mise à jour sur Smashwords, après la sortie du guide d’utilisation de cette plateforme numérique américaine par les auteurs francophones : Smashwords plus simple pour les francophones.

Je viens de publier la deuxième édition des trois premiers guides sur Smashwords. Ils ont été compilés par Scrivener pour Mac, acceptés par l’AutoVetter, sans erreur de formatage, enregistrés sur le catalogue Premium. Ils sont donc disponibles sur Kobo, Nook et Apple et quelques librairies en ligne.

Demandez-moi la deuxième édition

Si jamais la plateforme de téléchargement ne vous fournissait pas cette mise à jour automatique, veuillez me contacter, kerantorec at icloud point com. Envoyez-moi une preuve d’achat de votre guide dans sa première édition (masquez votre adresse, je ne vous écrirai jamais, je n’écris plus en papier depuis que je suis sur Internet, ça fait plus de vingt ans). Je vous enverrai le lien à ma page auteur Iggybook avec un coupon gracieux pour un téléchargement en trois formats.

Truc sur Iggybook

Après le premier téléchargement, pensez à revenir en arrière (flèche du haut à gauche sur votre navigateur) pour télécharger un deuxième, puis un troisième format. Ces trois formats seront stockés dans votre espace Lecture.

Opinion

Une de mes lectrices, enchantée de me payer directement, m’a confié :

Très simple et fluide cette plateforme.

Contact plus facile

Et, si jamais vous bloquiez sur une question que je n’aurais pas abordée, ou pas assez développée, dans le guide, n’hésitez pas à me contacter, j’essaie d’être réactive. Priorité au service :)

Les articles du blog sont complémentaires des chapitres du guide. Les deux sont utiles. Travaillez bien ! Belles écritures et bonnes publications !

Gaelle Kermen,
Kerantorec le 11 mars 2017, publié le 23 mars 2017


Page auteur sur Iggybook
Page auteur sur Smashwords
Page auteur sur Amazon

Sortie du guide pratique Smashwords plus simple pour les francophones

Ce 3 mars 2017 a été publié mon nouveau guide pratique : Smashwords plus simple pour les francophones ou comment publier sur la plateforme numérique américaine quand on écrit en français.

L’expérience de l’édition traditionnelle

Autrefois, quand j’étais encore parisienne, j’ai connu l’édition traditionnelle, lorsque j’ai été chroniqueur littéraire et artistique au Panorama culturel de la France, sur la radio France-Culture, ou quand j’ai assisté aux émissions littéraires de Michel Polac qui tenait le mythique Post-Scriptum. Je ne suis pas restée longtemps dans ce milieu, où on préférait toujours un chroniqueur homme à une chroniqueuse femme. Et puis, je suis partie vivre le retour à la terre en Ariège, dans les Pyrénées, où j’ai participé à la construction de nouveaux modes de vie et de pensée, héritages du Mai 68 que j’avais vécu au sein du Comité d’occupation de La Sorbonne libre, après avoir été étudiante sorbonnarde des années 60.

Quand Internet est sorti, j’ai pensé que j’y serais plus à ma place que dans les salons germanopratins des grandes maisons d’édition dont j’avais pu apercevoir quelques couloirs.

Vingt ans d’expérience de publication sur Internet

Dès 1995, je me connectais sur Compuserve pour être reliée au monde entier, sans quitter mon terroir breton. Dès le mois de février 1997, je publiais mon roman de jeunesse Aquamarine sur mon premier site web personnel. J’ai fait de belles rencontres à cette occasion et j’ai gardé quelques amitiés, maintenant via Facebook, de cette période pionnière.

Quand les plateformes numériques ont ouvert leurs espaces aux auteurs francophones, j’étais une des premières à publier sur ce support que j’attendais depuis ma jeunesse. Amazon a ouvert sa plateforme DTP (Digital Transfert Publishing) le 9 janvier 2010. Le 10 janvier, car je m’y préparais depuis l’annonce faite en décembre 2009, je publiais Aquamarine 67.

Le 21 janvier 2010, Steve Jobs annonçait la sortie de l’iPad pour le 21 avril suivant. Cette annonce me semblait une révolution dans la conception de l’écriture et de la publication aussi importante que l’Internet par rapport à l’imprimerie traditionnelle.

Les nouveaux comportements des grands lecteurs : le numérique

Un ami m’avait dit lire sur le Reader de Sony depuis trois ans, c’était génial de lire des ebooks sur un support dédié, il lisait beaucoup plus qu’avant, le seul problème était qu’il ne trouvait pas assez de livres en français.

J’ai fait des recherches sur Sony Reader. Et là, magie, magie, je suis tombée sur une page de publication américaine : Publish de Smashwords. C’est ainsi que j’ai connu la plateforme numérique américaine Smashwords.

Magie supplémentaire : Smashwords venait de passer un contrat de diffusion avec Apple. Les livres publiés sur Smashwords le seraient sur Sony Reader, mais aussi sur Apple, sur l’iBookstore, dès la sortie du premier iPad. La révolution était en marche et bien sûr, je voulais en être.

J’ai donc publié mon premier livre sur Smashwords le 10 mars 2010, livre qu’on pouvait télécharger de son iPad au format ePub.

Sept ans d’expérience de publication numérique 

Si je me permets d’écrire des guides pratiques sur l’édition indépendante, c’est que j’ai quelque expérience de la publication numérique : onze livres en sept ans, en ayant fait le tour de tous les outils disponibles. Ma production s’est accélérée récemment depuis que j’ai enfin trouvé des outils adaptés à l’écriture, au formatage et à la publication numérique : Scrivener pour Mac et Scrivener for iOS. J’ai fait six guides pour que les auteurs francophones puissent eux-aussi utiliser ces outils, comme les auteurs anglophones, fans enthousiastes de Scrivener depuis dix ans.

Depuis cette période, j’ai expérimenté d’autres plateformes, comme Draft2Digital et Iggybook. Mais je reste fidèle à Smashwords pour sa belle philosophie humaine, sa défense de l’indépendance des auteurs numériques et la qualité de ses conversions d’un document doc en ePub, mobi, PDF, LRF, html, Plain text.

Un guide permafree

Le guide de publication numérique sur Smashwords est et restera gratuit, comme le sont les livres d’initiation de Mark Coker, le créateur de Smashwords, ou leurs traductions en français ou d’autres. C’est ma contribution pour aider les auteurs francophones à utiliser une autre plateforme qu’Amazon.

La plateforme de publication Amazon est devenue Kindle Digital Publishing, KDP, qui peut être Select en contrat d’exclusivité, ce que je ne saurais conseiller, au motif qu’il vaut mieux ne jamais mettre tous ses œufs dans un seul panier. Si le panier tombe, tout se casse et on perd tout. On a déjà vu Amazon fermer des comptes d’Auteurs.

J’ai une grande confiance en Mark Coker et en son équipe. Smashwords est une valeur sûre.

En plus, la plateforme s’est simplifiée pour les auteurs hors des États-Unis d’Amérique, pour ne plus avoir à payer 30% de taxes sur leurs redevances, et, depuis le début de 2017, les paiements sont mensuels par PayPal, une excellente formule, qui évite de payer des droits bancaires.

Tout est expliqué dans le guide que vous pouvez trouver dans plusieurs librairies numériques en cliquant sur le lien universel de Books2Read.

Le cas Apple

Ce guide n’est pas et ne sera pas sur Apple iBookstore. Pour qu’il y soit, il me faudrait supprimer toute référence aux sites et produits concurrents comme Amazon et Kindle. Or, dans mon guide, je fais une analyse critique de tout ce que j’ai utilisé en sept ans et bien sûr je fais référence à Amazon et au Kindle, qui me permet encore, après sept ans de bons et loyaux services, de lire des œuvres du monde entier, même si j’utilise aussi un iPad pour lire les livres au format ePub, dont je préfère la présentation.

Le guide est sur les plateformes plus tolérantes et ne sera pas sur Apple. Sur Smashwords, on trouvera tous les formats. Donc ce n’est pas vraiment un problème.


Le cas Amazon

J’utilise toujours Amazon, depuis sept ans. Amazon n’a pas fait de difficulté pour publier un livre qui parle des autres plateformes de diffusion numérique. Un bon point pour elle.

Par contre, pour que le guide soit aussi gratuit sur ce support, il faut lui signaler qu’on a trouvé un prix inférieur ailleurs.

En bas, dans Détails sur le produit : cliquer sur nous signaler un prix inférieur.

https://www.amazon.fr/Smashwords-plus-simple-pour-francophones-ebook/dp/B06WD8YJYT/

Amazon décidera demain le 6 mars si elle aligne son prix sur celui de Kobo que je lui ai transmis moi-même. Si vous voulez cliquer sur « nous signaler un prix inférieur », vous soutiendrez ma demande. Merci.

Je vous souhaite de belles écritures et de belles publications.

Maintenant que j’ai écrit les Guides pratiques d’aide aux auteurs francophones, je vais pouvoir m’occuper de mes propres projets qui piaffent d’impatience sur mon iPad dans Scrivener for iOS.

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 5 mars 2017

***

Post-Scriptum du 7 mars 2017

Amazon a changé le prix sur le site du Canada. On trouve désormais le guide avec ceux de Mark Coker, quand on tape Smashwords.

Mais, comme Amazon se réfère au site d’Apple pour aligner ses prix en France, il n’est toujours pas gratuit ce 7 mars. Si vous pouviez les contacter, il serait possible de mettre ce guide en permafree aussi en France. Merci à vous.

Enfin, le 8 mars 2017 au soir, Amazon France a aligné le prix sur celui de Smashwords, Nook, Kobo et les autres. Désormais, ce livre est en permafree. En tapant Smashwords, vous le trouverez avec les Guides de Mark Coker, en particulier le Guide des Styles traduit en français.

Lien universel : https://books2read.com/u/baPVGy

https://www.smashwords.com/books/view/700440

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/smashwords-plus-simple-pour-les-francophones

https://www.amazon.fr/Smashwords-plus-simple-pour-francophones-ebook/dp/B06WD8YJYT/

Belles éditions et bonnes publications !

Quand le livre prend comme une pâte à pain

Le 3 mars prochain sera publié mon dernier guide pratique Smashwords plus simple pour les francophones. J’arrive à la fin de la construction du manuscrit mis en précommande sur la plateforme numérique Smashwords que je pratique depuis sept ans.

Tout à l’heure, j’ai vécu un moment intense que j’ai envie de partager avec vous, car il fait partie des meilleurs moments de l’écriture.

Avant la nuit, je suis redescendue ranger mon projet Scrivener sur le Mac mini, et, par je ne sais quel état de grâce, en moins d’une demi-heure, tout était rassemblé, cohérent. Les titres avaient été corrigés des majuscules mises par Scrivener for iOS, le mode Composer avait formaté tout le manuscrit dans une seule police, une seule présentation sans indentation, j’avais déplacé quelques chapitres et tout était fait.

L’essentiel du manuscrit est structuré, les parties sont rédigées, les chapitres sont illustrés, l’introduction et la conclusion sont complétées.

Je pourrai demain revoir chaque image pour la centrer, la renommer si jamais elle n’avait pas un titre simple, la tenir dans des dimensions compatibles avec la page standard de 600 pixels de large. Je pourrai aussi revoir l’ensemble du texte à la moulinette d’Antidote, puis tout compiler en epub et mobi pour le relire sur l’iPad et le Kindle.

C’est assez incroyable, parce qu’en m’arrêtant pour déjeuner vers 13:00, j’avais l’impression qu’il me restait encore beaucoup à faire. Et d’un coup, comme la pâte à pain quand elle se met à bouger sous les mains pétrissantes, le livre s’est mis à vivre sa vie à lui.

Sentiment d’euphorie et d’accomplissement.

Mercredi, je devrais pouvoir l’envoyer à des bêta-lecteurs. C’est ce que j’avais noté sur mon agenda Calendar (électronique bien sûr, il y a quinze ans que je n’utilise plus mes classeurs en papier !).

À bientôt pour de nouvelles aventures.

Si vous avez envie de lire le guide avant tout le monde, en bêta lecture, contactez-moi sur l’adresse kerantorec at icloud point com.

Lien vers le guide Smashwords plus simple pour les francophones en précommande

Le guide sera gratuit après publication. Pour l’instant, il est à 0,99$, un livre en précommande ne pouvant pas être gratuit.

Gaelle Kermen

Kerantorec, le 13 février 2017

Crédits

Le logiciel d’écriture Scrivener et l’application Scrivener for iOS sont diffusés par Literature & Latte.

La couverture est réalisée par Adam MOLARISS pour Fiverr.

Scrivener en 4 questions et 1 conseil

Chris Simon, qui vient de publier Brooklin Paradis, m’a récemment invitée dans le Mag des Indés pour partager ma passion pour Scrivener et son application, les outils indispensables pour les nouveaux auteurs indépendants. Je transcris sur mon blog mes réponses à ses questions.


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1. Quelles sont les meilleures raisons d’utiliser Scrivener pour un auteur ?

Légèreté, rapidité, efficacité, sécurité.

En cinquante-cinq ans d’écriture, j’ai utilisé tout ce qui se faisait pour exprimer mes idées, du porte-plume de mon enfance, aux machines à écrire de ma jeunesse étudiante, jusqu’aux ordinateurs de ma maturité et enfin aux mobiles de ma sagesse productive. J’ai bien sûr utilisé la plupart des outils informatiques depuis un quart de siècle que je suis sur Mac et depuis vingt ans que je publie sur Internet.

J’ai toujours cherché ce qui était le plus simple et le plus rapide à gérer. Pour taper les 15 000 pages manuscrites des cahiers de mon Journal, je n’ai pas utilisé Word, trop lourd, trop lent, mais SimpleText, le traitement de texte basique fourni par Mac, rapide à ouvrir et enregistrer, sur un ordinateur ancien, un eMac de 2004, toujours performant. Sans fioritures.

Je trouve la même simplicité d’écriture avec Scrivener qui ne m’encombre pas de choses inutiles. Le logiciel s’ouvre très vite, l’application encore plus vite. Les fichiers, même de livres illustrés de nombreuses captures d’écran, restent très faciles à gérer, beaucoup moins lourds que sur les traitements de texte traditionnels.

Mes guides illustrés Scrivener plus simple ne m’ont posé aucun problème. Au début, je ne savais pas où j’allais quand j’ai écrit le premier guide. Je testais Scrivener, parce que j’ai de nombreuses publications en perspective. La gestion de plus de deux-cents pages et de deux-cent-cinquante images se faisait en toute légèreté et rapidité. Jamais je n’attendais devant un écran en chargement comme j’attendais devant les PC, ou pire, devant les écrans noirs des tablettes dont les applications refusaient de s’ouvrir.

Les guides étaient si simples à gérer, qu’à la fin de l’année 2016, j’ai testé encore plus fort en faisant des coffrets (boxsets) de deux guides en un seul ouvrage, pour la version Mac ou Windows avec la version iOS. Puis, encore plus fort, les trois versions ensemble. Aucun problème : 650 pages et 575 photos vérifiées sur l’application de l’iPad mini 4 passaient comme une lettre à la poste lors de la compilation sur le logiciel de bureau pour Mac, convertis en ePub, mobi et PDF pour une publication sur IggyBook et en mobi sur Amazon. Un jeu d’enfant.

La sauvegarde bien paramétrée est automatique. Si on est inquiet de nature, il suffit de cliquer sur Done sur l’application mobile, puis sur l’icône de synchronisation en bas de la page à droite et sur Sync Now. Si on oublie, dès qu’on ferme le projet en cours, ScrivenerApp nous rappelle qu’il faut le synchroniser et ça se fait tout seul. Sur les versions de bureau, tout s’enregistre automatiquement.

On ne peut pas perdre de texte sur Scrivener ni sur ScrivenerApp. Cette sécurité apporte une grande sérénité de travail.

2. Scrivener permet d’organiser son travail, de quelles façons penses-tu que c’est efficace pour un auteur ?

Scrivener permet de gérer un seul projet pour un manuscrit entier et d’y classer tous ses documents de recherches. On range tout dans un seul endroit. On ne passe pas son temps à se demander où on a mis tel chapitre qu’on avait écrit à tel moment d’inspiration, en faisant des recherches sur son ordi parce qu’on a tout balancé sur le bureau ou dans des dossiers au fil du temps. Tout est organisé dans un classeur, une fenêtre étroite sur la gauche, qui sert aussi de plan général, qu’on peut changer comme on veut.

La grande fenêtre, celle de l’éditeur, est celle où on peut lire et rédiger ses textes. On peut écrire sur un seul écran, pour mieux se concentrer, sans distraction. Sur la version fixe, une troisième fenêtre peut apparaître sur la droite pour régler certains paramètres de la page en cours, comme le Saut de page, l’Insertion dans la compilation du texte final, ou Compiler Tel Quel pour les pages centrées du titre et du copyright, par exemple.

3. En quoi Scrivener fait gagner du temps aux auteurs qui l’utilisent ?

Tous les écrits sont accessibles sur tous les supports, fixes ou nomades, qu’on soit connecté ou pas en wifi. Tout se synchronise automatiquement ensuite via Dropbox. Mes Guides expliquent les procédures de paramétrages indispensables au début. Après, quand tout est réglé et qu’on a acquis les automatismes, en écrivant tous les jours, on oublie la technique et on se concentre sur ses écrits.

On accède en un clin d’oeil au dernier fichier en cours, surtout sur l’application, hyper rapide. On n’a plus à attendre dix minutes ou plus que le PC se réveille et que Word ou OpenOffice veuillent bien se charger.

Tout est sauvegardé sur tous les supports, mobiles et fixes. Tout communique, qu’on soit sur Mac ou Windows et sur iOS, le système des iPad et iPhone, tout marche ensemble. On ne s’en occupe plus. On écrit, c’est tout, et on avance ses projets et ses publications.

Exemple : j’avais écrit 26 articles sur mon blog-auteur gaellekermen.net de novembre 2009 à novembre 2015, j’en ai écrit 70 entre décembre 2015 et décembre 2016, la plupart sur le logiciel d’écriture Scrivener et son application pour iOS (le système des mobiles Apple™). La version mobile a décuplé ma production publiée. Tout est plus facile et plus simple, donc plus rapide. J’ai pu faire beaucoup plus de publications que si j’étais restée sur Word ou OpenOffice. J’ai gagné plusieurs mois de travail.

4. Scrivener propose de nombreuses fonctions, quelles sont à ton avis celles qu’il faut connaître pour pouvoir écrire son premier projet ?

Il faut apprendre tout de suite quelques manips et raccourcis et adopter les habitudes qui nous conviennent le mieux.

Faire son plan d’abord sur Mindmap fait gagner beaucoup d’efficacité de travail. Scapple est diffusé par Literature & Latte. J’utilise SimpleMind+. L’export en OPML sur Scrivener pour Mac ou Windows permet de construire un projet de livre entier avec ses parties et ses chapitres, ou sections ou sous-sections.

Il faut aussi apprendre tout de suite à bien manipuler les dossiers et fichiers, à les faire glisser avec la souris pour les déplacer sur les versions de bureau Mac et Windows, ou en faisant Edit sur la version mobile et en poussant en haut ou en bas les poignées de déplacement, puis en faisant Done quand on a fini.

Pour certains procédés, j’ai eu du mal à comprendre au début, ils étaient difficiles à trouver dans les broussailles denses de la documentation en anglais (c’est pour ça que j’ai fait trois guides et trois coffrets pour les auteurs francophones) :

Dupliquer un fichier ou un dossier sur la version Mac, « doublon » au lieu de Dupliquer = cmd+D.

Scinder un fichier .doc en chapitres, 2 manières :

préparer le fichier avant sur Word ou Pages ou LibreOffice en mettant un # devant chaque titre de chapitre

scinder le document en faisant le raccourci cmd+K devant chaque titre.

C’est magique. Déjà, si j’avais compris ça tout de suite, j’aurais gagné beaucoup de temps.

Sur la version mobile, il faut fouiller les icônes. Comme à la pêche à pied. Soulever le goémon et les pierres pour voir ce qu’on trouve comme ressources. Puis tout remettre en place comme on doit le faire avant de quitter la grève quand la marée remonte.

Les pages répertoires de mon blog donnent les équivalents des icônes. On les trouve aussi en annexe du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone et dans les trois coffrets.

Les pages aide-mémoire donnent les raccourcis, également en annexe des guides Mac et Windows.

5. Un conseil Gaelle Kermen ?

Utiliser ensemble les deux versions de Scrivener, la mobile et la fixe.

La version mobile apporte une liberté de travail jamais connue auparavant. Elle permet d’avoir ses projets dans sa poche, de dicter une idée dès qu’elle arrive, où qu’on soit, sur une page de l’application sur l’iPhone, même un petit comme le 5c. Sur l’iPad mini 4, j’ai construit et rédigé le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, en partie dicté sur l’iPhone 5c. J’ai tout relu, structuré, vérifié, tout illustré et formaté la présentation sur l’iPad mini 4. Un vrai régal. Relire des milliers de pages ne m’a posé aucun problème. Désormais, c’est sur l’iPad mini que je relis tous mes textes.

La version de bureau pour Mac offre un grand confort de travail. J’ai corrigé les six guides avec Antidote 8 d’abord, sur mon ancien MacBook, puis 9 sur le Mac mini en système Mac OS X El Capitan. Enfin, j’ai compilé les six guides remis à jour en ebook mobi pour publier sur la plateforme d’Amazon.

Il suffit de cocher une case pour que la table des matières se forme sur mobi, puis en trois formats pour IggyBook (pour l’ePub, on décoche la case de table des matières, mise pour le mobi).

La compilation de Scrivener offre de nombreuses possibilités, dont l’export en .doc et .docx. Mais, maintenant que je maîtrise bien Scrivener, je n’ai plus du tout envie d’utiliser un outil comme Word, qui date des années 80. Scrivener est né avec l’édition indépendante numérique. Il est adapté à nos besoins de publication actuels. Je me sens enfin en affinité totale avec un outil d’écriture.

J’ai écrit mes guides Scrivener plus simple pour que les auteurs francophones bénéficient comme les auteurs anglophones des immenses richesses de Scrivener et ScrivenerApp. Cette dernière application est une rencontre avec l’intelligence pure et le génie humain, qui nous stimulent et nous rendent vibrants et créatifs. Simplement heureux d’écrire.

Gaelle Kermen pour Chris Simon
Kerantorec, 28 janvier 2017


Scrivener, Scapple et Scrivener for iOS sont diffusés par Literature & Latte

Scrivener for iOS est disponible sur l’App Store.

Blog auteur : gaellekermen.net

Sur Scrivener : https://gaellekermen.net/repertoire-des-articles-sur-le-logiciel-scrivener/

Sur ScrivenerApp : https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/

https://gaellekermen.net/modeles-scrivener-pour-auteurs-francophones/

Page auteur sur Amazon

Page auteur sur IggyBook

Illustration : la fin du projet du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, quand tous les fichiers sont passés au vert, signifiant que tout est fait (Done).

ScrivenerApp : régler la Nouvelle Session des mots en Objectifs

L’application Scrivener, comme le logiciel de bureau, est si riche qu’on n’utilise pas toujours ses possibilités. Puis, un beau matin, on se demande pourquoi on n’avait pas essayé tel ou tel truc et on l’adopte.

Désormais, je sais régler la nouvelle session sur l’application Scrivener, pour avoir une idée du nombre de mots que j’écris par jour dans mon Journal de Vie.


J’ai paramétré l’ensemble du projet à 300 000 mots pour l’année. C’est à peu près ce que ça représente si j’en crois les années précédentes. Pas tout à fait 1000 mots par jour, qui serait une moyenne. Et puis je n’écris pas tous les jours. Et j’écris en plus sur le cahier de chantier, qui est hors de ce compte et plus sporadique, suivant les gros travaux annuels sur le domaine; comme la taille des ronces que je vais commencer bientôt, la création de barrières ou quelques abattages d’arbres pour le bois de chauffe de prochaines années.

Pour avoir le nombre total de mots de la journée, il faudrait que je mettre les deux cahiers ensemble pour avoir un compte de mots communs. Oui, c’est gérable, mais ça alourdirait le fichier et je veux rester légère dans ma gestion de projets. Et puis, je ne tiens pas à être obsessionnelle. L’essentiel, c’est d’écrire et publier ses projets, pas de procrastiner sur des comptes d’apothicaires.

Il est bon aussi de voir avancer l’ampleur de la production. Pour reprendre courage en cas de doute.

Pour savoir la production du jour, il faut mettre la page en cours d’écriture sur Done, haut de page à droite, la synchroniser avec Dropbox en bas de page à droite encore, toucher le nombre de mots au milieu en bas et sélectionner : Start New Session.


On règle l’objectif de la nouvelle session : ici j’ai mis 1 000 mots.


Quand on vérifie ce qu’on a fait, le cercle montre :

  • à l’intérieur le camembert de la production générale du projet,
  • à l’extérieur celui de la Nouvelle Session.

En fin de journée, je vérifie si j’ai rempli la mission du jour.

Pas tout à fait. Mais qu’importe, l’essentiel est d’avoir transcrit ce que j’avais envie de garder de la journée, sa quintessence. En sachant qu’il y aura beaucoup de coupes lorsque je déciderai de publier. La session est un échauffement intellectuel, comme il est bon de faire des exercices physiques tous les jours pour garder la forme.

Ce genre de petits détails ajoute beaucoup à l’immense facilité d’utilisation de l’application Scrivener dans nos vies vouées à l’écriture.

Gaelle Kermen, Kerantorec le 7 janvier 2017

Post-Scriptum du 8 janvier 2017

Ça y est j’ai dépassé les 1 000 mots de ma session quotidienne. C’est vrai que c’est stimulant. Surtout quand on pense que j’en ai aussi écrit presqu’autant sur l’autre projet en cours, celui qui attend depuis la mi-2016, du guide Smashwords que je veux finir avant de me replonger dans l’abondante documentation de mes archives des années 60 et 70 pour en extraire la substantifique moelle, comme disait le cher Rabelais, un des écrivains français qui avait enchanté ma classe de seconde.

Scrivener est quand même un outil puissant, fiable, sécurisant, et inspirant. Il n’y a plus de blocage entre la pensée qui surgit parfois au réveil et la mise en forme dans le projet ou l’article en cours… Une fois franchie la période d’initiation et d’adaptation à nos besoins, on peut vraiment se lancer et aller au bout de tous nos écrits. Je vous souhaite ce bonheur incomparable !

ScrivenerApp : premiere mise à jour de l’application

Six mois après sa sortie, l’application Scrivener a bénéficié de sa première mise à jour 1.0.1. Elle rectifie quelques bugs liés à la mise à jour du système iOS 9 en 10 et elle apporte quelques améliorations de gestion des projets d’écritures.

J’en vois déjà deux : l’importation possible de pages web dans le projet et la création de dossier de modèles.


Importation de pages web

Cette nouvelle fonction est assez simple. On la trouve dans le bas du classeur (Binder) en touchant l’icône d’importation.

On peut désormais voir une possibilité supplémentaire entre Camera et Dropbox : Web Page.

web_page

On tape l’URL de la page et elle s’importe dans le bas du classeur.import_web

page_importe

 


Templates = Modèles

J’avoue que je n’aurais pas trouvé ça toute seule. Il a fallu que j’aille dans le forum pour comprendre comme ça marchait.
Pour accéder à ces deux modèles, il faut aller dans Getting help sous le Tutorial, en bas du Classeur (Binder) lorsqu’on accède à son tableau de bord.
Ensuite, on clique en bas de la page du Tutorial sur Reset Tutorial.
Alors on voit apparaître un dossier supplémentaire entre le dossier des Recherches (Research) et celui de la poubelle (Trash).

tuto_templates

En faisant glisser le titre vers la gauche et en développant le dossier, on voit les deux modèles créés par Keith Blount pour les romanciers, une fiche de personnages (Character Sheet) et une fiche de lieux (Location Sheet).

2_fiches

Les deux modèles sont en anglais et il vaudrait mieux récupérer ceux que j’ai traduits sur mon blog auteur.

Malheureusement, je n’ai pas pu importer un modèle (scrivtemplate) fait sur Scrivener pour Mac et mis sur Dropbox.
La seule chose que j’aie pu faire, c’est exporter la fiche en Word, l’envoyer dans le dossier Dropbox où je récupère mes fichiers par Send a copy, et l’importer ensuite depuis Dropbox dans un autre projet.

Ce n’est pas vraiment utile pour nous, auteurs francophones.

Mais Scrivener n’a pas dit son dernier mot. Il est bon de lire le tutorial mis à jour.
Créer un dossier Modèles dans un Projet Scrivener pour iOS
Donc, on peut créer dans un projet un nouveau dossier intitulé Modèles sous le dossier Research par exemple.

On glisse le titre vers la gauche et là on voit More, on tape et on a une proposition en plus :

Set as Templates Folder.

set_folder

On voit alors un T (pour Template) et une icône bleue.

t_modeles

En cliquant sur la croix, on ajoute un fichier, qu’on déplace dans ce nouveau dossier.

En développant le dossier Modèles, on voit que le fichier a lui aussi cette nouvelle icône.

mod_doc

C’est un modèle que l’on peut utiliser comme ceux que l’on créait sur la version de bureau.
Comme pour chaque manipulation dans l’application, n’oubliez pas de taper sur Done après chaque procédure.

Et si vous voulez trouver des modèles en français, consultez ma page : Modèles pour auteurs francophones.

Pour en savoir plus, mes guides Scrivener plus simple détaillent d’autres précédés.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 18 décembre 2016, publication le 7 janvier 2017