CampNaNoWriMo : quatrieme semaine

Le samedi 22 juillet 2017 marquait le début de la quatrième semaine du Camp NaNoWriMo 2017. J’avais prévu d’entamer la révision du projet.

Bilan des trois premières semaines

J’ai bien progressé, mais je n’ai pas fini la rédaction comme je le pensais en élaborant mon programme. Le long week-end du 14 juillet a vu plusieurs passages chez moi qui ne m’ont pas laissé autant de liberté d’écrire qu’en temps normal. Ma concentration n’est jamais la même quand je suis seule, qu’il y a du monde chez moi ou que je suis interrompue dans mon élan.

Je n’ai donc pas fini la rédaction que je pensais terminer en fin de troisième semaine. Je voulais revoir l’ensemble du livre en fin de Camp, il me faudra reporter cette tâche au mois d’août, ou plus tard après avoir laissé reposer le projet.

Je dois écrire encore bien des chapitres prévus au plan de départ réfléchi sur la mindmap (carte mentale ou heuristique en français). Et comme une idée en fait jaillir une autre, j’ajoute de nombreuses pages au projet dans le classeur de Scrivener for iOS.

Pourtant, il ne faut jamais s’inquiéter de ne pas écrire tous les jours. Après le 14 juillet, j’ai repris l’écriture et la courbe du projet sur le site du Camp NaNoWriMo a repris de la hauteur.

Lors d’une nouvelle interruption forcée le jeudi 20 juillet pour aider une amie à corriger son manuscrit, je n’avais rien pu écrire sur le livre. Le vendredi 21, je lui ai montré comment revoir elle-même tout le roman, je l’ai laissée se débrouiller, j’ai pu me remettre à l’écriture. Entre le matin et le soir, j’ai écrit plus de 3 000 mots et dépassé les 22 000 mots du projet.

Ce temps suspendu a permis aussi au livre de s’approfondir, comme une maturation. Il semble acquérir sa vie propre, son souffle personnel. Je le trouve moins sec, moins injonctif, moins formaté, plus discursif, plus anecdotique, plus vrai. En fait, dans nos échanges, oraux ou écrits, ce sont les histoires qu’on se rappelle. On peut écouter ou lire une démonstration intéressante, mais c’est l’histoire racontée par le conférencier ou l’écrivain que le cerveau ludique mémorisera. Aussi, je lâche les chevaux, je les laisse aller où ils veulent en fonction du thème choisi dans chaque chapitre et sous-chapitre. Et l’écriture devient facile, logique et euphorisante.

J’allais oublier de parler de Virginia Woolf dans le chapitre sur l’environnement de travail que je croyais avoir fini quand je suis descendue déjeuner avec mon amie pour que nous reprenions des forces entre nos écritures parallèles, elle en bas, moi en haut. Et bien sûr, en écrivant sur Virginia, je suis arrivée à Vita, à sa writing-room si bien organisée dans la tour du château de Sissinghurst, dont les jardins restent une source d’inspiration pour le mien.

Ce concept de chambre d’écriture m’est cher depuis des années et j’ai enfin réussi à construire moi-même le cadre de la mienne. Je peux désormais transmettre mes secrets de construction et mes bonnes habitudes qui me permettent de gérer tant de choses avec peu de forces, encore moins de moyens matériels, mais beaucoup de stratégie, d’inventivité et de créativité. Pour beaucoup de bonheur.

Se soutenir dans l’écriture

Certains Camps NaNo se font en réunion de plusieurs écrivains dans un lieu comme une bibliothèque ou un café. La stimulation est réelle. On peut échanger ses points de vue, se soutenir, s’inspirer. Le site du NaNoWriMo propose de s’inscrire en ligne. C’est plus facile pour les Américains, mais je sais que ça existe aussi à Paris.

Chez moi, c’est un mini Camp. En bas, dans mon bureau, une amie travaille à son roman. Moi, je suis en haut dans mon lit, parce qu’il pleut et que je ne peux pas être dehors, j’avance le projet de mon essai sur la Vie créative plus simple. Nos échanges se font à l’occasion d’une interruption pour manger un peu et nous réhydrater après une session d’écriture matinale, rien d’obligatoire pour ne pas déranger l’autre, ou lorsque mon amie s’en retourne dans son village au bord de la mer. Nous respectons nos travaux mutuels. Nos discussions sont le plus souvent littéraires. Et l’inspiration surgit parfois…

Ce dimanche, Scrivener for iOS me signale que mon projet a dépassé les 26 000 mots. Je dépasserai sans doute les 27 000 dans la journée. Il pleut, c’est bien d’écrire, pendant que les bassins se remplissent,  le jardin reverdit, les plantes revivent.


Et le site affiche une flèche sur le rouge du centre de la cible. Le but est proche !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Trouver un lieu de Camp ou de NaNoWriMo pour travailler aux côtés d’autres auteurs : http://nanowrimo.org/local-volunteers

Publicités

ScrivenerApp : s’adresse-t-elle à tout le monde ?

L’application Scrivener pour iOS s’adresse-t-elle à tout le monde ?

Non, pas à tout le monde !

Ne l’utiliseront pas :

Ceux qui refusent d’avoir du matériel Apple,

Ceux qui pensent que pour être un auteur sérieux, il faut écrire sur Word et rien d’autre,

Ceux qui ne se voient pas prendre de notes autrement qu’avec un calepin et un stylo,

Ceux qui écrivent en linéaire du début à la fin sans débander,

Ceux qui balancent leurs documents en vrac sur leur bureau d’ordinateur, en accumulant chapitres, notes, rapports, PDF, images, au petit bonheur la chance…

Ceux qui ne veulent pas apprendre quelque chose de nouveau au motif qu’ils sont trop vieux pour ça,

Ceux qui pensent qu’ils n’ont pas assez de temps pour se former à un nouvel outil d’écriture…

L’utiliseront :

Ceux qui ont déjà un mobile Apple, ou ceux qui, comme moi, sont prêts à investir dans du mobile Apple pour bénéficier de l’application Scrivener,

Ceux qui aiment planifier et structurer leurs projets avant de rédiger le corps du texte,

Ceux qui aiment avoir des dossiers de recherches et des documents bien organisés pour mieux se concentrer sur l’écriture et le sens du message à transmettre,

Ceux qui veulent utiliser le temps passé en transports en commun pour rédiger et publier des articles de blog,

Ceux qui écrivent mieux leurs romans s’ils sont entourés de monde dans un café,

Ceux qui veulent noter ce qu’il leur passe par la tête, où qu’ils soient, à bord d’un voilier, d’un train ou d’un avion,

Ceux qui aiment écrire dans leur lit, dans leur jardin en été, au coin du feu en hiver,

Ceux qui ne sont pas toujours connectés, mais veulent quand même relire et travailler leurs textes, qu’ils synchroniseront en rentrant au bureau,

Ceux qui veulent avoir leurs projets d’écriture dans leur poche ou leur sac, pour ne jamais perdre le fil de leur pensée,

Ceux qui pensent qu’il vaut mieux passer une semaine à se former pour ensuite gagner des mois et des années de travail,

Ceux qui sont prêts à changer leurs habitudes pour optimiser leur créativité,

Alors ceux-là vont adorer l’application Scrivener et ne lâcheront plus leurs mobiles iOS.

Ils en oublieront même leur version de bureau du programme, car l’application est désormais : « Simple comme Scrivener ! »

On a parfois reproché au logiciel d’écriture Scrivener d’être trop compliqué. Cette fois, l’application d’écriture Scrivener pour iOS est minimaliste. Faite d’icônes, elle est pleine de ressources aussi. Il suffit, comme dans les cuisines intégrées, de savoir ouvrir les bons tiroirs. Quand on a compris les procédures de base, on fait ce que l’on veut, quand l’on veut, où l’on veut.

J’ai dit ailleurs qu’elle est un jeu d’enfant et je la recommande aux collégiens, lycéens, étudiants, tout de suite, pour prendre de bonnes habitudes de travail et de gestion des documents.

Et comme Noël approche, l’application est le cadeau idéal à s’offrir quand on écrit tous les jours, couplé avec le guide francophone Scrivener plus simple pour iPad et iOS qui en explique les chemins.

cover-guideios-rouge

L’année 2017 sera productive. Belle fin d’année !

Gaelle,
Kerantorec, 3 décembre 2016


Scrivener est une application pour les mobiles iOS, développée par Keith Blount et diffusée par Literature & Latte sur l’App Store.


© MBB 2019
Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009


Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74). Elle tient son journal depuis les années 60.

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

amazon-iconnook-iconKobo_Icon-150x150

Smashwords_logo

ScrivenerApp : ce qu’en auraient fait de Grands Ecrivains

Lorsque je découvrais l’application, je m’amusais à imaginer comment certains des écrivains qui avaient nourri ma vie l’auraient utilisée s’ils en avaient bénéficié.
Un matin d’août, je travaillais sous la pergola couverte des vrilles de la vigne et je pensais à Colette en voyant le soleil surgir derrière ma chaumière. Elle aurait adoré avoir comme moi un iPad dans les mains et l’application Scrivener pour écrire.

Quand j’écrivais dans mon lit, je pensais aussi à Colette, dans son radeau près du fanal bleu, mais aussi à Proust, dans sa chambre de liège, le cher homme aurait travaillé avec tellement plus de facilité ses immenses projets et ne serait peut-être pas mort d’épuisement à 53 ans seulement.


J’imaginais Walter Scott écrivant son Journal sur l’iPad au lieu de son écritoire.

J’imaginais Marguerite Yourcenar à la fin de sa vie lors de ses derniers voyages.

Je voyais Jack Kerouac on the road, Ernest Hemingway à Cuba, Leonard Cohen, à Hydra, Bob Dylan, dans un hôtel à Londres, devant un iPad, au lieu de leur machine à écrire bruyante et lourde.

Je pensais aussi à Steve Jobs qui aurait tellement aimé la simplicité de l’application, son univers d’« ordre et beauté, luxe calme et volupté ».

(Extrait du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone)

Et vous, comment imaginez-vous vos écrivains préférés avec ScrivenerApp ? Et comment imaginez-vous votre nouvelle vie d’auteur avec ScrivenerApp ?

Belles écritures,

Gaelle
Kerantorec, le 25 novembre 2016

P.S.1 Je sais, Steve Jobs n’est pas écrivain, il a quand même écrit une grande partie de notre histoire et il aurait aimé citer Baudelaire. Il nous permet d’écrire depuis trente ans dans d’excellentes conditions.

P.S.2 Quant à Dylan, il y a cinquante ans il était déjà pour moi le Shakespeare de notre époque.
Bob Dylan à l’Olympia 1966
Un article Vintage de 1998


© MBB 2019
Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

amazon-iconnook-iconKobo_Icon-150x150

Smashwords_logo

Scrivener : sauvegarder pour ne jamais perdre de texte

Pour éviter la crainte de perdre du texte quand vous écrivez sur Scrivener, pensez à bien paramétrer vos sauvegardes dans Préférences, surtout si vous utilisez Dropbox en plateforme d’échange entre vos différents ordinateurs de travail

Un petit coup au cœur ce matin du 2 mai.

Hier j’avais écrit 900 mots le matin, mais à la fermeture du MacBook j’ai vu qu’il y avait un problème de connexion Internet avec Dropbox. Je ne pouvais attendre, j’ai fermé l’ordi.

Un fichier vide

En bas j’ai rouvert le fichier, présent sur Dropbox, depuis le logiciel présent sur le Mac mini de bureau. Le fichier était vide. Lors de l’ouverture l’actualisation se fait par Dropbox. Comme Dropbox n’avait pas été connecté, mon projet Scrivener en était resté à un fichier vide pour le mois de Mai.

La dernière sauvegarde s’est donc faite sur ce fichier vide.

Capture d'écran 2016-05-02 09.19.17

Catastrophe ?

J’ai déjà eu des messages d’auteurs paniqués me disant que leurs fichiers étaient vides à l’ouverture de Scrivener.

En fait non. Rien n’est perdu.

Pas de panique

Scrivener a sauvegardé votre dernière version de texte dans un fichier .bak.zip avec un numéro de sauvegarde.

Capture d'écran 2016-05-02 09.24.05

J’ai recherché la dernière sauvegarde de mon texte écrit hier matin. Je l’ai rouverte en cliquant dessus, j’ai retrouvé le projet tel que je l’avais fermé, avec la page écrite dans le dossier Mai pour bien commencer un mois de mai 2016, que j’espère riche, intense, brillant, passionné :)

Capture d'écran 2016-05-02 09.16.23

Bien sûr, j’ai mis à la corbeille le fichier vide d’hier pour ne pas me tromper et rouvrir le mauvais…

Préférences de sauvegardes

La première chose à faire quand vous paramétrez Scrivener c’est de bien savoir où vous voulez enregistrer vos sauvegardes pour les retrouver en cas de panique.

Dans le dossier Support de Scrivener, il existe un dossier Sauvegardes. Le chemin est un peu complexe. Mais il est sûr.

La manip (sur un MacBook ancien système MacOs 10.6.8)
Home (votre petite maison sur Mac) -> Bibliothèque -> Application Support ->  Scrivener -> Sauvegardes.

Capture d'écran 2016-05-02 09.27.48

Vous pouvez aussi enregistrer vos sauvegardes dans un dossier sur le bureau ou dans vos documents. C’est vous qui décidez selon ce qui vous semble le plus simple et évident.

Pour éviter la « récupération »: ouvrir avec la touche Option enfoncée

Scrivener a prévu la parade. Pour éviter de « récupérer » des fichiers à chaque ouverture de projet, on peut maintenir la touche Option enfoncée en ouvrant le projet Scrivener.

touche option scriv ne pas récupéréer

Bon, il faut y penser !

Enregistrement et sauvegarde

Sachez quand même que vous ne pouvez pas perdre de texte avec Scrivener. Il enregistre vos écrits dès que vous levez la main du clavier et à la fermeture il fait une sauvegarde en zippant et numérotant le fichier pour éviter tout écrasement de texte.

Il suffit donc de bien paramétrer au départ et de savoir où vous rangez vos écrits.

Belles écritures !
Gaelle

Kerantorec, le 2 mai 2016


ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Une valeur sûre : depuis sa sortie, le guide est en tête des meilleures ventes dans les catégories Logiciels, Bureautique et publication, en France, au Canada et aux USA. Il remplit sa mission d’aide à l’écriture et à la publication dans le monde francophoneamazon-iconnook-iconKobo_Icon-150x150Smashwords_logo

Scrivener choisir la langue dans les Preferences

Scrivener pour Mac, version 2.7.1, est un logiciel anglais, traduit en français, espagnol et allemand. On choisit la langue dans Preferences.

Pour démarrer avec Scrivener en français, il suffit d’aller dans l’onglet Général, de descendre à Language et de sélectionner French.

Ou de cliquer sur Default, qui choisira la langue utilisée par le système informatique de l’ordinateur, soit le français.

Choisir la langue de Scrivener dans les Préférences.
Choisir la langue de Scrivener dans les Préférences.

Post Scriptum : dans la version Windows, on va dans Options -> Général. En principe, la langue du système est sélectionnée automatiquement.

***
ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

Acheter le guide en ebook

Smashwords_logoamazon-iconnook-iconKobo_Icon-150x150

Voir un extrait sur Amazon

Si cet article vous a plu, merci de le commenter, l’aimer, le partager. C’est ainsi que nous progressons tous ensemble depuis l’invention de l’Internet.

Ecrire un ebook en un mois #2 rituels d ecriture en mode poule qui couve

 #ecrire #rituels #regime

Pour écrire le guide francophone pour Mac, Scrivener plus simple, j’ai passé un mois en mode poule qui couve et ne s’éloigne jamais longtemps de son nid.

Le nid, c’est mon lit, l’endroit où je me concentre le mieux pour écrire, immergée dans le texte, au plus près des idées.

Je suis confortablement installée.

bureauhiver

Le MacBook repose sur une table en bois un peu inclinée, que j’ai construite moi-même à bonnes dimensions, pour soulager les tensions aux bras et aux mains. Un surmatelas et un oreiller à mémoire de forme, une couette anglaise en duvet d’oie, une couverture à manches, me donnent un bon confort physique, indispensable pour supporter la charge d’écriture plus éprouvante que les travaux herculéens que je fais en d’autres périodes sur mon domaine.

Le lever se fait naturellement, aucun appareil n’est connecté la nuit, sinon je dormirais mal, donc pas de réveil à l’ancienne, pas de smartphone éveilleur.

Il m’arrive de me lever vers quatre ou cinq heures, si une idée ou un chapitre se font pressants dans le demi-sommeil.

Je commence toujours par faire des exercices de yoga, garants d’une bonne journée.

Je me mets au travail tout de suite, sans trainer sur Gmail, Twitter ou Facebook, juste le minimum de revue de presse, histoire de savoir ce qui se passe. Mais je note toujours d’abord les premières idées, issues du demi-sommeil. Les décisions se prennent à ce moment.

Mon petit-déjeuner est copieux, à l’anglaise, avec protéines, saucisson, jambon sec ou fromage, du pain maison, du café, de la marmelade du jardin.

Je travaille toute la matinée. Je me lève vers midi.

Je vais courir dans la prairie pour détendre mes jambes, m’aérer, reprendre mon souffle, regarder les arbres, voir l’état du jardin. Je reviens en ramassant le bois tombé à terre pendant les tempêtes d’hiver, il allumera les poêles.

prairie-hiver-apres-Tonte12

Je prends le temps de bien manger, des choses simples comme des salades fraîchement râpées, du fromage, du pain que je fais pour garder le contact avec la pâte qui lève comme un projet d’écriture quand il devient vivant.

Je bois un verre de vin rouge, pas deux.

petit casse-croute au pain maison

Le soir, je mange des soupes de légumes maison, du porridge, de la compote de pommes du verger.

L’après-midi, je ne travaille pas, trop abrutie depuis la nuit. Je regarde des séries anglaises, en version originale, comme la dernière saison 6 de Downton Abbey.

Je retourne courir, je goûte, thé anglais, petits gâteaux ou brioche maison. Parfois, je retravaille, si je veux finir un chapitre, ou compléter quelque chose. Mais le matin est plus productif.

Le soir, je lis toujours. Pendant ce mois d’écriture intense, j’ai attaqué l’Intégrale de Georges Simenon, une belle plume, naturelle, simple et efficace, pour délasser le cerveau. Un roman par jour, j’en ai pour tout l’hiver à naviguer d’écluse en port à travers la France, d’un quartier de Paris à l’autre, parfois à New York même, suivant l’itinéraire de Maigret-Simenon.

Cette hygiène de vie est conforme à mon rythme et me permet un bon travail sans distraction, sans interruption. Je ne réponds jamais au téléphone, je suis téléphonophobe, j’accepte de très rares visites, je n’écoute de la musique qu’après les séquences d’écriture. Concentration maximale.

Grâce à ces rituels, j’ai bien dormi chaque nuit et me suis réveillée le matin en pleine forme pour continuer l’élaboration de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, dont la sortie est ce 10 janvier 2016.

Vous aussi devez avoir vos rituels, vos petites manies, sans lesquelles vous ne pouvez pas travailler. Partagez-les, c’est stimulant !

Belles écritures !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 10 janvier 2016

***
ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

Acheter le guide en ebook

Smashwords_logoamazon-iconnook-iconKobo_Icon-150x150

Voir un extrait sur Amazon

Si cet article vous a plu, merci de le commenter, l’aimer, le partager. C’est ainsi que nous progressons tous ensemble depuis l’invention de l’Internet.

Scrivener ecrire un ebook en un mois #1

Le projet du guide francophone pour débuter avec le logiciel d’écriture Scrivener a été commencé le 3 décembre 2015 et terminé le 18 décembre. Deux semaines ont permis de le construire et le mettre en forme. Je m’étais lancé un défi. Il a été respecté, grâce à Scrivener.

Voici le tableau d’affichage final du Projet au 18 décembre :

Tableaufinal
Le tableau d’affichage de Scrivener permet de suivre la gestion du projet d’écriture. © gaelle kermen 2016

Il a fallu encore autant de jours pour élaguer le projet, enlever des pages entières, ajouter une Partie PUBLIER, corriger encore et encore, revoir, modifier des captures d’écran, désactiver les liens vers Amazon pour être accepté par Apple et passer le cap du Premium Catalogue de Smashwords, vérifier les conversions des plate-formes et le publier enfin. Le 31 décembre 2015, l’ebook a été mis en précommande pour la sortie du 10 janvier 2016.

http://www.amazon.fr/Scrivener-plus-simple-francophone-Collection-ebook/dp/B019XR6JQE/

Adamcover5

https://www.smashwords.com/books/view/604115

175 pages. 14 500 mots. 144 illustrations. 177 heures. Un mois de travail d’écriture intense.

Bien sûr, je maîtrisais mon sujet, avec une expérience de plusieurs mois intensifs sur Scrivener. Je ne me lançais pas en quinze jours dans l’inconnu. Sauf que je me demandais si l’ajout d’images dans les pages allait passer. J’avais renoncé à publier en 2012 un livre illustré sur le Festival de Wight 70 (avec Jimi Hendrix, Leonard Cohen, Melanie, Joan Baez, etc.) parce que le travailler sur Word était un cauchemar, avec un fichier trop lourd, qui plantait et me décourageait. Avec Scrivener, 144 illustrations sur 175 pages sont passées !

Ce dont je suis sûre, c’est qu’aucun autre traitement de texte ne m’eût permis une telle rapidité d’exécution ni ne m’aurait autant motivée à construire ce guide. Peut-être aurais-je renoncé à aller au bout de l’aventure. Avec Scrivener, j’ai été stimulée, émerveillée même, par ce que j’apprenais encore en balisant vos chemins dans ses méandres.

Maintenant, c’est à vous de prendre Scrivener en main, de l’adapter à vos besoins, d’en faire un outil productif, un compagnon de vie, une ressource d’expression de vos richesses les plus précieuses.

Que ce guide vous accompagne dans vos premiers pas ! Il n’est pas complet, il faudra faire une suite pour les utilisateurs avancés, mais déjà il vous permet de vous lancer dans votre écriture.

Avec mes meilleurs vœux pour la nouvelle Année 2016, qu’elle soit productive, riche et épanouissante.

En guise d’étrennes, vous pouvez télécharger le Roman-modèle (avec parties et chapitres) que j’ai traduit du modèle proposé dans Scrivener.

Écrivez ! Ici et maintenant !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 9 janvier 2016

Scrivener est un studio d’écriture diffusé par Literature & Latte. https://www.literatureandlatte.com/scrivener.php

Couverture par Indiegraphics

***
ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

Acheter le guide en ebook

amazon-iconnook-iconKobo_Icon-150x150

Smashwords_logo

 

 

Voir un extrait sur Amazon

 

Si cet article vous a plu, merci de le commenter, l’aimer, le partager. C’est ainsi que nous progressons tous ensemble depuis l’invention de l’Internet.