Bilan des écritures 2018

L’année 2018 a été un très bon cru, une année féconde, riche en rebondissements, jusqu’au dernier mois. Ce que j’espérais, en écrivant au printemps Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de La Sorbonne, s’est matérialisé à la fin de l’année, par des chemins que nous n’aurions jamais osé rêver, ceux des Gilets jaunes, issus de toutes classes de la société, de toutes conditions, multiples et diverses, à l’image de la richesse de la France.

De mon côté plus modeste, je suis assez satisfaite du bilan que je tire en cette dernière semaine de l’année. J’ai bien avancé tous mes projets prévus et je me suis offert le luxe d’écrire deux projets imprévus, qui se sont imposés à moi au printemps et à l’automne et que j’ai pu construire lors des mois de NaNoWriMo, en avril et en novembre.

Voici un bilan des publications indépendantes que j’ai menées à bien en 2018. Je mets des liens universels, permettant d’acheter les livres sur les plateformes que vous préférez selon vos tablettes et supports de lecture numérique.


La publication de deux guides Scrivener plus simple

  • Scrivener 3.0 Introduction aux Tutoriels anglais le 19 janvier 2018. Ce guide est gratuit, il est conseillé de commencer par lui avant d’aborder le suivant, plus complet dans la prise en main du logiciel de bureau.
    https://books2read.com/u/baz5j6Tutoriels.jpg
  • Scrivener 3 plus simple Guide francophone de la version 3.0 pour Mac le 2 février 2018. Un guide pratique d’initiation au logiciel de bureau.
    books2read.com/u/31x56D
    Scrivener3.pngVersions numériques disponibles sur Amazon, Smashwords, Apple, Kobo, Iggybook

Des révisions sur Scrivener 3 pour Mac

Révision complète de deux livres précédemment publiés.
Le Journal 60, formaté sur Word en 2011, était refusé en Premium par Apple (table des matières non conforme).
Le guide Smashwords plus simple pour les francophones était également refusé par Apple parce qu’il pointait vers Amazon (concurrent) et que j’avais mal orthographié Apple iBooks Store (plus tâtillon, on meurt). Relecture en epub sur l’application iBooks, corrections sur Scrivener 3 avec Antidote 9
Republication sur Amazon et Smashwords (Apple, Kobo Fnac)


Une nouvelle aventure littéraire : la quête des archives

  • Des pavés à la plage, Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne, archives, souvenirs, bilans
    Recherches faites dans les archives en février et mars 2018
    Rédaction lors du Camp NaNoWriMo de printemps en avril 2018 sur iPad iOS
    Corrections en mai 2018 sur Scrivener 3 et Antidote 9
  • https://books2read.com/u/4Dlz2O
  • Deux versions brochées
      • Broché police 12 :
        Mai68-1.jpg
      • Broché gros caractères police 21
         
  • Mai68-2.jpg
  • Kerantorec un domaine breton (en cours d’écriture)
  • Entre Kerantorec et moi, c’est une histoire d’amour. Comme dans les histoires d’amour, il y a de la passion, des drames, des douleurs, des grandes joies, des épreuves, des réussites, des vilains, des rencontres et beaucoup de petits bonheurs.
    Je raconte l’histoire de mon village avant moi, au cours des siècles depuis la préhistoire, puis l’histoire des Travaux d’Hercule que j’y ai faits moi-même. J’y vis la vie que je rêvais dans ma jeunesse. Son histoire peut être inspirante pour d’autres créateurs, comme elle l’a déjà été pour des artistes et écrivains passant par Kerantorec.
  • KerantorecNaNo.jpg
    Kerantorec un domaine breton a été commencée lors du NaNoWriMo de novembre 2018. J’ai construit la charpente de l’ouvrage. Elle s’est actualisée lors de la restauration du toit de chaume en ardoise sur la partie la plus exposée et sinistrée de la maison. J’ai suivi les travaux des couvreurs au jour le jour, avec une belle admiration pour leur savoir-faire. L’histoire se développera en 2019 dans la relation de mes travaux précédents que j’ai faits moi-même sur mon territoire.

  • L’assistance numérique à deux auteurs francophones

    Désormais, j’ai les bons outils pour écrire mes propres écrits, mais aussi pour aider des auteurs amis à corriger et formater les leurs. J’ai donc eu l’honneur de participer à deux belles aventures littéraires.

    • La Grande Flourenn de Lise Audoin

    Version numérique publiée le 28 avril 2018 books2read.com/u/bMQ69a

    Flourenn2.jpg

    Version brochée grands caractères Police 21 publiée le 26 juin 2018 https://www.amazon.fr/Grande-Flourenn-roman-Lise-Audoin/dp/2956417312/

    La Grande Flourenn : trois marraines pour un roman

    • Waiting for Tina de Jean Azarel

    Nous avons eu différentes séquences de travail pour mettre en forme un manuscrit abouti. Avec l’auteur sur place à Kerantorec pour mettre au point les conventions de correction. Deux rencontres passionnantes.
    Puis seule. Relecture du format epub sur l’iPad (soulignement des erreurs).
    Le texte étant très riche, très dense, très documenté, avec de nombreuses citations, il a fallu plusieurs relectures. Les corrections on été faites sur Scrivener 3 avec Antidote 9.
    Quatre éditeurs étudient le manuscrit de Waiting for Tina. Nouvelles l’an prochain.

    Jean Azarel : la genèse de Waiting for Tina
    https://www.facebook.com/waitingfortina/


    Une expérience particulière : un roman collaboratif

    http://alloe.fr/

    Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #1


    Des projets en cours de révisions et corrections

    • L’écriture plus simple dans la vie créative
    • La publication indépendante plus simple
    • La cuisine plus simple en période créative
    • Le bricolage plus simple dans la vie créative
    • Le jardinage plus simple dans la vie créative

    Ces livres étaient d’abord un seul projet écrit lors du premier Camp NaNoWriMo de janvier 2017, projet développé au NaNoWriMo de novembre 2017, qui a sécrété plusieurs ouvrages spécifiques. Gardés dans mon Journal_2018, sur l’iPad et l’application Scrivener iOS, ces dossiers se voient souvent étoffés de paragraphes ou chapitres supplémentaires au fils des jours et des mois. Méthode de travail particulièrement efficace que je vais expliquer dans un prochain article.


    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 27 décembre 2018


    Crédit couvertures : Adam Molariss for Indiegraphics
    sauf Journal 60 : GK

    Bilan 2018

    • Nombre de mots écrits : 590 000
    • Nombre de pages écrites : 2 360
    • Nombre de livres publiés : 3
    • Nombre de livres republiés : 2
    • Nombre de livres corrigés : 3
    • Nombre de pages assistées : 1 150
    • Nombre d’articles publiés : 70

    Conclusion : vive Scrivener !

     

    Publicités

    Scrivener 3 : regler les objectifs pour le NaNoWriMo

    Le NaNoWriMo2018 commence aujourd’hui 1 novembre. Des milliers d’auteurs s’attellent à leur clavier autour de la planète.

    Pour les NaNoScrivoNautes sur Scrivener3 pour Mac voici comment on peut régler les objectifs du projet d’écriture dans Projet. On voit ensuite les objectifs dans la barre de Recherche rapide.


    Barre de menu du haut : Scrivener > Projet Afficher les objectifs du projet

    NaNoObjectifs

    Objectif de Session : par défaut 100 000 mots, on baisse à 50 000 mots pour le NaNo. Lorsque l’échéance est réglée au 30 novembre 2018 (écran suivant), Scrivener calcule l’objectif de session quotidienne, 1 666 mots.

    1NaNo-obectifs


    Objectif de l’ébauche au 30/11/2018
     2Objectifsebauche


    Objectif de session selon vos habitudes d’écriture

    3ObjectifSession


    Le titre se voit dans la barre de Recherche rapide (si vous avez remplacé Ébauche par le titre de votre ouvrage en cours).

    6BarreTitre

    Le suivi se voit rapidement dans la barre de Recherche rapide à côté du Mode Groupe. Nombre de mots écrits par rapport aux objectifs du projet et des sessions.

    5BarreRechercherapide

    Bon démarrage du NaNo2018. Belles écritures !

    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 1 novembre 2018


    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour MacWindows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Jean Azarel : biographie et bibliographie

    Jean Azarel est mon artiste-invité de cette fin de mois d’octobre, my writing guest-star. J’ai présenté hier la genèse de son livre Waiting for Tina. Aujourd’hui, je présente l’auteur, ses influences littéraires, ce qu’il écrit.


    Nous nous sommes connus grâce à Bernard Bacos du site Paris 70. Bernard avait ouvert son carnet d’adresses à Jean pour qu’il puisse contacter des personnes ayant connu Tina Aumont. Bernard m’envoyait Jean, poète de l’édition traditionnelle, pour que je l’initie à la publication numérique et le fasse bénéficier de mon expérience en la matière.

    Nous nous sommes rencontrés chez moi à Kerantorec, lorsqu’il séjournait en Bretagne et les rencontres ont toujours été passionnantes. Il avait collaboré à un livre avec un poète breton, le poète-marin pêcheur de Plœmeur-Fort-Bloqué, Alain Jégou que j’avais eu l’occasion de croiser lors des Rencontre poétiques à la médiathèque de Bannalec le 28 mars 2009. Je l’avais photographié avec sa consœur et voisine Guenane de Larmor-plage et son confrère Alain le Beuze de Moëlan-sur-mer.

    rencontres_poetiques4
    Alain Jégou, Guénane, Alain le Beuze Rencontre poétiques médiathèque de Bannalec, 28-03-09

    Nous avons développé une belle connivence au cours de nos rencontres, dont une avec sa femme Anne Kervoas, qui nous a captés de dos en contemplation sur un banc devant le port le Merrien en fin d’été 2017.

    gaelle et jean août 2017

    Cet été nous nous sommes retrouvés pour travailler dans mon bureau au manuscrit final de Waiting for Tina. Une belle expérience éditoriale. Travailler sur un beau texte, riche, documenté, est toujours un bonheur et un honneur. Un vrai voyage aussi par les rencontres multiples faites par Jean Azarel à l’occasion de ses recherches. Et enfin, un bel hommage à Tina, contribution à un tombeau digne d’elle.

    La fin de la session nous avait trouvés à Kerfany par temps de tempête. Nous avions même réussi à faire un selfie !

    Selfie_Azarel_Kermen
    Selfie de Jean Azarel et Gaelle Kermen à Kerfany par petit temps de tempête le 26 août 2018

    Pour mieux connaitre Jean Azarel, voici sa biographie sommaire.

    Biographie de Jean Azarel

    Jean AZAREL est né en 1954 dans l’octobre blond du Saint-Laurent (Montréal/Canada). Réside dans le Gard, près d’Uzès. Marié à Anne KERZEAS, peintre et céramiste, deux enfants.

    Dans la filiation d’un père journaliste, poète et écrivain, gribouille des petits romans policiers et des histoires de cowboys et Indiens dès l’âge de 8 ans.

    Après des années de silence volontaire, retour à l’écriture en 1995. Puise son inspiration dans la comédie du quotidien, la baie d’Audierne et les pentes granitiques du Mont Lozère pour fabriquer des œuvres éclectiques où se côtoient humour acide, témoignages de vie, rock and roll attitude, et romantisme quasi mystique.

    Écrivains références : les poètes de la Beat Generation, Luc Dietrich, Arthur Rimbaud, les romanciers scandinaves, et parmi les contemporains Roger Boutefeu, Perrine Le Querrec, Alain Jégou, Jack Alain Léger, Marlène Tissot…

    Invité pour des lectures performées, seul ou accompagné d’autres artistes, notamment l’écrivaine Karin HUET, et le musicien KERITY. Depuis 2016, le guitariste de rock Hérold YVARD met ses textes en paysage sonore. Parmi ses dernières prestations : la ZAL (Zone d’Autonomie Littéraire) de Montpellier, les Maisons de la Poésie de Rennes et Avignon, le Festival de Poésie Nomade en Lubéron, Carré d’Art à Nîmes, Voix vives à Sète.

    Présent dans de nombreuses revues : Dissonances, Squeeze, Contre Allées, Nouveaux Délits, Traction Brabant, Teste, La Volée, les Cahiers de Tinbad, Violences, Ouste, Microbe…

    Écrit régulièrement des chroniques de films et livres, notamment pour le blog de l’association Autour des Auteurs en Occitanie.


    Et pour mieux connaitre ce qu’il écrit, voici sa bibiographie.

    Bibliographie de Jean Azarel

    Trois trous dans la fièvre, poésie, Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1998
    Passage du mortel, poésie, L’Itinéraire des Poètes, 2006
    Tassage du mortel, poésie, Gros Textes/Arts et Résistance, 2009
    Papy Beat Generation, récits, coauteurs : Lucien Suel et Alain Jégou, Hors Sujet éditions, 2010
    Marche lente, prose poétique, Samizdat, 2011
    Itinéraire de l’eau à la neige, prose poétique, avec des images de Gaspard R, Gros Textes, 2012
    Jean Azarel’s poetry and texts lectures, CD audio sur de la musique originale de Kérity, 2013
    Love is everywhere, poésie, Gros Textes, 2014
    Le ciel du dessous, poésie, La Boucherie Littéraire, 2016
    Encore plus nu, poésie, Gros Textes, 2017, avec CD audio accompagné par Hérold YVARD
    Trans’ Hôtel Express, récit, Tarmac, 2018, avec CD audio accompagné par Hérold YVARD
    Mater Infanticidium, récit, Z4 éditions, 2018
    Waiting for Tina, biographie poétique et romancée, Les mots des autres, 2018

    À paraître :

    Passe montagnes, poésie, Atelier des Monteils, illustrations de Marc GRANIER, printemps 2019
    La voie est libre, récits, en duo avec Hélène DASSAVRAY

    En cours d’écriture :

    Vous direz que je suis tombé, roman d’après la vie et l’œuvre de l’écrivain Jack Alain LÉGER


    Contact : jtazarel@gmail.com

    Page Facebook : Waiting for Tina – Tina Aumont

    Site de Bernard Bacos Paris 70 

    Sur Alain Jégou (7 octobre 1948-13 mai 2013) Love is everywhere de Jean Azarel


    Waiting for Tina est maintenant achevé. Une campagne de financement est lancée sur Ulele pour le publier en version papier. Parce que Tina le vaut bien et Azarel aussi !


    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 30 octobre 2018

    ***
    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #2

    La première session francophone d’un roman collaboratif en un week-end a eu lieu le samedi 20 et le dimanche 21 octobre 2018. J’ai raconté la semaine dernière l’essai du chapitre-test. Voici le témoignage de l’écriture d’un chapitre du roman Les mystères d’Arhane, organisé, stimulé, rassemblé, récolé, mis en forme, corrigé, formaté et compilé sur Scrivener3 par Mathieu Nicolas, admin du groupe ScrivenerFR et vaguemestre du site alloe.fr.

    Capture d_écran 2018-10-23 à 11.00.51



    Samedi 20 octobre


     Gaelle Kermen   20 octobre, 07:22

    Découvrant mon personnage sur Scrivener iOS au réveil. Impressionnée par l’imagination et l’organisation cérébrale de Mathieu.

    AlloePersonnage

    #alloe2018 c’est reparti pour la rédaction matinale du #chapitre qui m’est alloué pour #Alloé. Cette fois les deux chattes sont venues s’installer près du support bambou qui soutient l’iPad. Ma prima ballerina impériale Thaï a même tenu à se mettre contre mon épaule, celle qui parfois est douloureuse. Soutien indéfectible de mes deux muses félines siamoises. #ThaïtheWise and #JoyofaToy dites #Thaï et #Toy

    iPadThaiToy


     Gaelle Kermen 20 octobre, 13:24

    #Alloé 1ère session francophone d’un roman collaborarif en un week-end : décryptage à 4 mains de deux fiches sur carte mentale.

    3iPadspour2chapitre

    Lise Audoin (auteur de La Grande Flourenn) m’a rejointe au bureau pour que nous analysions ensemble les fiches reçues. Je lui montre comment utiliser SimpleMind, en commençant à mettre les mots-clés sur la carte mentale de départ, comment l’exporter en TXT et récupérer le plan dans son projet Scrivener sur iPad. Ensuite nous nous séparons jusqu’au lendemain après-midi pour écrire chez nous notre propre chapitre.


    La carte mentale s’étoffe. Les scènes commencent à se visualiser. Les personnages prennent de la chair et des sentiments.
    Magie de l’écriture. #simplemind #alloé2018 #roman #chapitre

    MindmapChapitreAlloe


    Et la carte mentale devient Plan quand elle est exportée en .txt sur Scrivener…

     alloePlanTexte

    Et si la carte mentale était le projet d’un livre entier, je l’exporterais en OPML et j’aurais tous les chapitres prêts à être rédigés.

    Exemple sur mon Mac mini de bureau et Scrivener3.
    L’opml ne marche pas sur l’iPad ou iPhone, aussi j’exporte en .txt quand je fais des articles pour mes blogs WordPress.
    AlloeProjetOPML
    L’export en OPML m’a été initiée par Marie Bo dans une de ses vidéos sur son blog Marie Bo Solutions. Dans mes guides Scrivener je l’appelle la « méthode Marie Bo » qui a sacrément changé ma vie d’écriture.

    Dimanche 21 octobre

    Quelques recherches sur l’histoire de la pollution pour préciser quelques idées au réveil.
    Yoga, course pieds nus dans la rosée fraîche de la prairie au lever du soleil. Petit déjeuner solide. Et au boulot !


     Gaelle Kermen 21 octobre, 11:46

    Et voila, le chapitre est écrit, en une heure et demie et 2166 mots, je crois avoir fait le tour du cahier des charges. Quand les idées sont bien préparées, la rédaction coule de source. Je peux préparer mon picnic et partir à la côte à vélo pour fêter l’événement ! Trop beau ! Excellente expérience. Merci à Mathieu Nicolas !
    Je relirai en fin de journée avec Lise Audoin qui revient cet après-midi ici pour passer nos textes à l’Antidote sur mon Mac de bureau et les envoyer à Mathieu.

    DossierchapitreAlloe

    Je me suis fait plaisir, le titre du chapitre est L’insoumise.

    En exportant la carte mentale en .txt, j’obtiens un texte qui est le plan du chapitre.
    En exportant la carte mentale en OPML, j’obtiens un dossier avec plusieurs chapitres.


    #Alloé2018 c’est fait, lise audoin et gaelle kermen ont participé. La fête avec un bon thé…


    Bientôt le roman collaboratif corrigé !


    Icone Facebook : portrait de l’auteur au bandana et panama par Martina Theis (2017)


    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #1

    Il y a un an, à quelques jours près, j’ai rencontré Mathieu Nicolas, le créateur du groupe ScrivenerFR. Nous nous connaissions depuis la fin du mois d’août 2017, mon mail lui avait été confié par quelqu’un de l’équipe Literature & Latte avant la formation du groupe. J’avais décliné l’invitation à être admin, ne voulant pas m’engager sur plus de choses que je ne pourrais en tenir, mais en fait je m’implique bien dans ce groupe d’entraide à l’utilisation de Scrivener pour les francophones.

    Mathieu Nicolas, l’admin du groupe Scrivener FR, avait demandé à me rencontrer pour boire un café, quand il passerait une semaine en Bretagne à Brandivy pour une retraite d’écriture aux vacances de la Toussaint. Nous avions convenu de nous voir le dimanche 1er novembre pour discuter du lancement du NaNoWriMo. Il repartirait en Morbihan après notre rencontre.

    Je vis en louve solitaire, mais quand on doit faire près de 200 kilomètres dans la journée pour me rencontrer, je ne me contente pas d’offrir un café ou un thé à mes visiteurs. J’ai donc invité Mathieu à déjeuner avec moi le dimanche midi. Vu son jeune âge, j’avais fait un solide risotto aux légumes. À 28 ans, on a besoin de se sustenter. Mathieu est arrivé à Kerantorec et c’était comme si on s’était toujours connu. Cet état de grâce arrive parfois. Il est vrai que par Internet, par le groupe ScrivenerFR, nous avions déjà échangé et commencions à nous connaître.

    Si j’insiste sur ce moment, c’est parce que Mathieu avait vécu la veille un événement peu courant, une performance littéraire en anglais, A Novel in a Day, NiaD. Et il en était tout rayonnant, comme transformé.

    Il avait écrit deux ou trois billets sur Facebook pour transmettre son émerveillement de pouvoir écrire sur son iPad installé à la terrasse d’un café d’un port du Golfe du Morbihan. Je comprenais son excitation, je la vivais depuis que j’avais acquis un iPad mini 4 avec Scrivener for iOS pour pouvoir écrire dehors dans mon jardin ou sur les chemins.

    Mais il y avait plus que l’utilisation d’un matériel informatique, aussi performant fût-il. Mathieu venait de vivre une expérience particulière.

    Nous étions au coin de la cheminée du salon-bibliothèque. Le feu brûlait joyeusement dans le poêle. Je l’écoutais me raconter son expérience, là où j’avais reçu des gens comme les Badinter, les Groult-Guimard, Pierre Richard, Jean Carmet, Yves Robert et tant d’autres. Surtout je revoyais, assis à sa place, Gwench’lan le Scoezec, médecin-sophrologue et Grand-druide de Bretagne, m’expliquer tant de choses sur la subtilité des énergies captées entre les deux mondes, celui des vivants et celui des morts, que nous allions fêter le lendemain.

    Mathieu avait senti que « quelque chose » s’était passé. Il avait éprouvé le besoin d’en faire un article tout de suite sur son blog. Mais certaines expériences intérieures ne se traduisent pas, elles se vivent, Gwench’lan aussi me l’avait appris.

    https://mathieunicolas.net/2017/10/22/novel-in-a-day/
    https://mathieunicolas.net/2017/10/28/novel-in-a-day-mission-accomplie/


    Cet octobre 2018, Mathieu a décidé d’adapter l’expérience anglaise en français et a lancé l’idée sur le groupe ScrivenerFR pour trouver le nom. C’est Alloé qui l’a emporté : « Allez, on écrit ! »

    Le titre m’a tout de suite donné envie d’y participer. J’aime particulièrement cette stimulation que nous vivons au moment des NaNoWriMo, quand je sens l’égrégore de l’écriture rayonner autour de la planète.

    Mais je pensais qu’un roman ne me concernait pas. Je suis une diariste, je sais écrire des chroniques, des essais, des articles, des fiches et guides pratiques, mais je ne suis pas romancière. Je l’avais décidé très jeune après avoir passé beaucoup de temps à écrire Aquamarine de 1969 à 1973, pendant mes études à la fac de Vincennes-Paris 8, qui va fêter son cinquantenaire en janvier prochain.

    Je trouvais que les gens qui écrivent leur journal sont moins bons quand ils romancent leurs histoires. C’était le cas pour Anaïs Nin et pour Benoîte Groult, que j’avais eue comme cliente à la Crêperie à la ferme de Kerantorec, crêperie artistique, musicale et littéraire tenue de 1976 à 1986.

    J’avais renoncé à la forme romanesque et j’avais décidé que je n’étais pas douée pour l’imagination et que je ne saurais jamais m’impliquer dans un projet collaboratif en écrivant un chapitre imaginé selon quelques directives et consignes de personnages, lieux, intrigues.

    Par certains proches, j’avais été traitée de « rêveuse » qui devait « redescendre sur terre » et j’avais sans doute eu à cœur de montrer que je n’étais pas l’irréaliste qu’on croyait en réalisant des ouvrages en maçonnerie, menuiserie, terrassement, bûcheronnage ou tous Travaux d’Hercule révélant mes talents bien concrets et pragmatiques.

    J’ai d’abord négligé l’invitation de Mathieu sur le groupe alloe.fr qui lançait une première session francophone d’un roman en 42 heures les 20 et 21 octobre 2018.

    Puis il a lancé un chapitre-test. On pouvait donc essayer sans risque de se mettre en situation et de voir si on pouvait s’impliquer dans un projet commun. J’ai donc fait le chapitre-test.


    Le samedi

    Au réveil, j’ai ouvert les fichiers envoyés la veille au soir par Mathieu pour m’entraîner à écrire un chapitre en un week-end.

    Résumé

    En Hiver. L’après-midi touche à sa fin.
    Erwin est sur une route de terre battue qui traverse une forêt dense et a priori hostile, surtout en hiver. La route est également peu sûre car elle est largement empruntée pour se rendre à la ville, et les voyageurs sont souvent la cible de personnes mal intentionnées.
    Il cherche activement un endroit où établir son campement pour la nuit. Il a froid, il est trempé, et le temps presse.
    Il doit rejoindre son maître, Shaya, le lendemain matin. Elle l’attend dans une auberge de Sidhr, une petite ville qui se situe à moins de quatre heures de marche.

    Fin du chapitre : Erwin trouve la mort à côté de son feu de camp.

    Version : document réalisé le 04/10/18.

    J’étais un peu confuse en lisant le résumé avec un vieux doute sur mes capacités à imaginer quelque chose. Je m’étais interdit le roman pour me cantonner aux chroniques d’un journal tenu au long cours, où je savais écrire sur tous les sujets en restant toujours dans la réalité.

    Erwin

    État Civil : Erwin est un homme d’une vingtaine d’années.
    Description Physique : Grand, allure dégingandée. Cheveux blonds et suffisamment longs pour lui tomber régulièrement devant les yeux. Il a le teint pâle et ses grands yeux lui donnent parfois un regard un peu naïf.
    Famille/Passif : Inconnu.
    Caractère, Points Forts/Faibles : Il est très heureux et s’estime chanceux d’avoir été accepté par Shaya, son maître. Il la respecte énormément. Elle lui enseigne une technique de méditation, le keito, qui permet de percevoir les êtres vivants aux alentours et d’avoir avec eux des échanges primaires (images, sensations…).  Il est cependant un peu perdu et éprouve quelques difficultés avec les exercices qu’elle lui impose.

    Version : document réalisé le 04/10/18.

    Pourtant, dès la lecture des consignes, les idées ont commencé à arriver, je visualisais le personnage (je le voyais un peu comme Mathieu), j’essayais d’apprécier le stade où il en était sur son parcours et je devais imaginer sa fin, une fin triste, on le retrouvait mort près de son feu de camp le lendemain.

    Cette idée de la mort du personnage me perturbait au fil de la journée. Je ne voulais pas de cadavre dans mon texte, je déteste de plus en plus ces livres qui nous présentent la vie comme un danger permanent alors que ce n’est pas le monde dans lequel je vis. Il fallait trouver autre chose.

    Des images se formaient et je voyais déjà la conclusion d’une vie après la vie, comme je l’ai déjà expérimentée aussi.

    J’avais déjà envie de reporter mes idées sur une carte mentale. C’était plutôt bon signe. Je faisais les prises de notes sur SimpleMind et prévoyais d’écrire le chapitre sur Scrivener dans mon Journal comme je le fais pour des articles de blogs ou des parties de livres en cours.

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    Première carte mentaleSimple Mind faite sur iPad 2017

    Je ne me sentais pas efficace le samedi pour écrire. Il me fallait faire comme les chattes, dormir, me reposer, rêver. J’ai fait une première carte mentale sur l’iPad prêté par mon ami Bruno pour m’apercevoir que je ne pouvais pas la partager, l’application n’étant pas enregistrée sur son compte iCloud. J’ai exporté la copie écran sur mon iPad mini pour la recopier sur ma version payée.

    Image2mindmap Alloe
    Deuxième carte mentale plus étoffée, faite sur Simplemind sur iPad mini 4
    IMG_texteScrivener
    Report du texte de la carte mentale dans une page de l’application Scrivener for iOS comme première trame du chapitre

    Je pensais toujours au sujet du chapitre en me disant que ce n’était pas mon truc ce genre d’exercice de style. Pourtant, je continuais à avoir des idées, des visions, et des phrases et des paragraphes dansaient dans ma tête.

    J’ai décidé de laisser passer la nuit. Si l’inspiration venait le dimanche matin, j’écrirais. Si ça m’ennuyait d’écrire, je laisserais tomber et aviserais Mathieu que je ne participerais pas à la performance littéraire.


    Le dimanche

    Avant de me concentrer sur ma page Scrivener de l’iPad, j’avais fait quelques recherches rapides sur la barbacane du château de Foix et sur le Col des Marrous, qui s’imposaient dans mes visions.

    En fait toutes ces images sont dans ma tête, il suffit de les évoquer pour m’y retrouver à distance, même après des décennies. Mais l’écriture m’a fait voyager plusieurs jours dans ces contrées ariégeoises par la grâce du personnage, du décor et du thème proposés par Mathieu. Force et magie de l’écriture en voyage astral au-dessus des montagnes.

    vue-en-plan-du-chateau-de-foix02

    Le col des Marrous (09000 LE BOSC) est un lieu de randonnées pédestres et cyclistes. Le Tour de France y passe parfois, pour mon grand régal.

    L’inspiration était venue, qui m’a menée là où j’avais eu quelques visions, dans la forêt primaire dont j’ai eu quelques aperçus cet été au cours de mes randonnées côtières à vélo, mais aussi de la barbacane de Foix jusqu’au Col des Marrous où j’ai vécu dans les années 73-83.

    J’avais continué à prendre des notes sur Scrivener pour la trame. Soudain la conclusion s’était imposée au cours de la rédaction alors que j’ignorais au départ de quoi serait fait le chemin parcouru par Erwin.

    L’initiation (titre devenu La dernière étape)

    Personnages : Erwin le disciple, Shaya le maitre keito

    Fin du chapitre : Erwin est trouvé mort près de son feu de camp
    Recherches des assistants de Shaia
    Battue dans les bois de feuillus

    Lieux : Un feu de camp pour la nuit. Erwin seul.
    Une route peu sûre. Le col des marrous (des voleurs).
    Une auberge : Vallée de Massat. Shaya et ses assistants

    La fin : Expérience de Mort Approchée. Au-delà des apparences. Présence intérieure.

    Temps :
    Jour : Erwin sur la route. Shaya à l’auberge
    Soir/Nuit : Feu de camp près d’un oratoire en contrebas de la route

    Initiation: Questionnement sur son discipulat. Interrogations. Méditation devant l’immensité du ciel. Demande d’un signe.

    Chute d’une météorite : Shaya est réveillée dans la nuit

    Matin : Shaya attend Erwin. Recherches au devant vers le col des Marrous

    Un cratère s’est creusé devant l’oratoire.
    Il ne reste plus d’Erwin que des poussières d’étoile.
    On y vient depuis en pèlerinage pour trouver l’illumination, le questionnement sur son destin, on y cherche la fusion cosmique avec le grand Tout. On dit même que la terre magnétisée y est guérisseuse.

    Franchement, je ne me croyais pas capable d’imaginer ce genre de fable, mais c’est venu d’un seul jet.

    J’avais eu des visions la nuit précédente avant de m’endormir ; le matin au réveil, elles étaient encore là, plus précises. Un seul remède pour me vider la tête : les écrire. Plus de 2000 mots en deux heures. Un bon rendement : à 11:35, j’avais fini l’histoire. J’avais mis deux heures à la rédiger. Il fallait relire l’ensemble un peu plus tard, le passer à l’Antidote et l’envoyer à Mathieu.

    En fin de journée, j’envoyais le fichier du chapitre à Mathieu. À l’heure dite à quelques minutes près. J’aurais dû revoir tout de suite ma copie parce qu’en fin d’après-midi j’ai toujours un gros coup de barre. Je le saurai pour la vraie performance d’un Roman collaboratif en 42 heures. Alloé !


    La veille de alloe 2018

    Cette performance m’a transformée comme celle de l’an dernier semblait avoir transformé Mathieu quand il est arrivé chez moi tout auréolé de lumière. Je suis myope, depuis ma petite enfance j’ai pris l’habitude de voir les gens en intensité de lumière. Je peux dire que Mathieu rayonnait. Je ne sais pas s’il a été conscient de sa transformation, je veux le croire, parce qu’il a publié Les contes de la nuit des marmites cette année et réalisé de belles choses.

    Moi aussi, je suis désormais transformée par cette expérience intérieure. J’envisage de romancer certaines parties sensibles de mon Journal que je ne peux publier in extenso. Je peux raconter des histoires sans être trop littérale, mais plus littéraire. Et ça fait toute la différence du monde !

    Ce week-end-là, je lisais La trilogie marseillaise de Jean-Claude Izzo et je comprenais que la forme du roman permettait aussi de transmettre des idées, philosophiques, sociologiques, politiques, économiques, écologiques. Jusque-là, je ne l’avais pas cru possible pour mes écrits.


    Week-end du 20-21 octobre 2017

    Je m’étais donc limitée moi-même. Les barrières sont toujours dans nos têtes.

    Ne vous limitez jamais. Jetez-vous à l’eau, nagez, écrivez ! L’adrénaline est aussi forte en performance littéraire qu’elle peut l’être en art ou en sport.

    Rendez-vous dans la nuit du 20 au 21 octobre, copies à rendre le dimanche 22 avant 18 heures à mathieu@alloe.fr.

    Et un peu plus tard pour voir le résultat final de nos contributions.

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 20 octobre 2018

    PS pour le texte écrit pendant ce chapitre-test, il est possible que Mathieu publie un bonus où il figurera. A plus tard donc !

    Et d’ici là, écrivez, participez !


    groupe ScrivenerFR
    Literature & Latte (Scrivener)
    A Novel in a Day, NiaD (idée de Pigfender)
    blog de Mathieu Nicolas
    https://mathieunicolas.net/2017/10/22/novel-in-a-day/
    https://mathieunicolas.net/2017/10/28/novel-in-a-day-mission-accomplie/
    allez on écrit ! alloe.fr
    http://alloe.fr/participer-2018
    http://alloe.fr/chapitre-test



    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Préparation du NaNoWrimo en octobre

    Le NaNoWriMo se prépare à l’avance. Après trois camps et un NaNo, je le constate une fois de plus.

    Pour mon dernier livre sur Mai 68, tel que je l’ai vécu à la Sorbonne, j’avais fait les recherches dans mes archives historiques en février et mars avant le camp NaNo d’avril. Le 28 mars, je faisais la carte mentale du plan du livre qui commençait à bien se structurer au fil des saisies informatiques et de ce que j’y découvrais en résonance avec les événements du printemps des grèves et occupations 2018. J’ai fait la rédaction au cours du camp de printemps. J’ai relu et corrigé l’ouvrage avec des bêta-lecteurs au mois de mai. Quatre mois en tout pour un livre de près de 300 pages.

    En rédigeant récemment ma bibliographie complète depuis 2010, j’ai vu que j’avais publié trois livres par an, sauf les quatre ans sans MacBook, avec PC et Android, où je n’ai rien publié. Trois livres par an, c’est un bon rythme, qui peut correspondre aux trois mois de NaNo, deux camps au printemps et en été, un mois en automne. Maintenant que la pratique m’a montré que l’organisation était efficace, féconde, productive, je vais adapter mes années à ces objectifs précis.

    Qu’est-ce que je fais pour préparer le NaNo de novembre prochain ? C’est une question posée sur Twitter par les responsables de l’organisation de ce mois consacré à l’écriture : https://twitter.com/NaNoWriMo


    Du côté de l’organisation pratique

    Je prépare des plats cuisinés selon la saison des récoltes actuelles. Je les congèle en portions prêtes à sortir le matin pour le midi lors de mes sessions matinales de rédaction. Je ne veux pas réfléchir, il faut que je sache que je peux manger tout de suite quand je m’arrête d’écrire. Des plats prêts à être réchauffés après décongélation au frigo.

    13-prepas_NaNo

    Je nettoie le jardin des orties et ronces qui ont poussé en plus grande ampleur que les autres années. Je fais ce travail à la cisaille, à l’ébrancheur et je passe la tondeuse électrique pour broyer ce que j’ai rabattu à terre. Je laisse sur place pour couvrir le sol sans avoir à m’en occuper. D’habitude, je fais ce travail trois mois plus tard, après le solstice d’hiver, quand la sève est au plus bas. Cet été exceptionnellement chaud a bouleversé les rythmes de la nature qui m’entoure, je dois m’y adapter. J’ai besoin de marcher dans la beauté. Il faut que partout où je me pose pour écrire, partout où je pose mes yeux, le paysage soit harmonieux.

    Mes nettoyages ne sont pas ceux des jardins à la française, plutôt ceux des jardins anglais. J’applique une maxime apprise d’amis jardiniers en Cornouailles anglaises : « Cut the drieds, the deads, the deceaseds. » Couper tout ce qui est sec, mort, malade. Retrouver les lignes d’horizon pour que le regard se prolonge, comme dans les fenêtres des tableaux de Dürer, vers des perspectives que j’ai travaillées entre les talus, les haies, les sous-bois, les grands arbres. Restaurer l’harmonie autour de moi, pour écrire dans la sérénité et l’inspiration du lieu préservé.

    Je fais aussi des courses pour prévoir les aliments ou boissons que l’on peut stocker, comme du vin, de la bière et tout le fond des placards nécessaires pour imaginer des repas en complément du frais saisonnier.

    Je suis aussi allée avec une amie à la source faire le stock d’eau pour la boisson, les café, thé, soupes quotidiennes. Privilège absolu que d’avoir encore une source d’eau potable au goût délicieux non loin de chez nous. Source entretenue et analysée par les voisins du village.

    Je prévois des travaux de réparation à faire avant le mois de novembre. Il est possible que mon temps ne soit pas aussi disponible que je le voudrais, parce qu’une partie de mon toit de chaume doit être changé en ardoise courant octobre si le planning du couvreur est respecté. Événement vital, attendu depuis des années, qu’il me faudra accompagner. Je devrai intervenir à l’intérieur selon les travaux. J’aime ces chantiers où je dois m’impliquer. Je n’en avais pas fait depuis 2014, quand j’avais fait mes meubles de bureau, plus une table et des bancs de cuisine. Je crois que ça me manquait un peu, même si j’avais le bonheur de cuisiner dans un décor organisé à ma guise et de travailler dans un bureau répondant à mes besoins, y compris à la sieste sacro-sainte de l’après-midi sur un divan conçu dans le style du bureau mobile, des dessertes et de la bibliothèque de mes archives.


    Du côté de l’entraînement physique

    Pour bien écrire, il est important d’être en forme. La forme, ça s’entretient. Pas de temps en temps en faisant un exploit, mais un peu tous les jours. Je fais du yoga depuis mon extrême jeunesse et je garde une séance d’exercices au lever. Cet été, il faisait si beau que je suis descendue dans la prairie pour fêter le lever du soleil.

    IMG_0094

    Depuis deux ans, je me suis remise au vélo et je tiens la distance. Cet été, je suis beaucoup sortie à vélo, cherchant de nombreux chemins de traverse pour aller nager le plus souvent possible dans mes criques secrètes.

    En plus, depuis le dernier NaNo d’avril, je cours le matin pieds nus dans ma prairie. Il faisait même si chaud en juillet que je me suis mise à courir nue dans le petit matin sous le regard étonné des chattes siamoises qui m’avaient donné envie de bondir comme elles dans l’herbe.

    Bon, c’est un peu spartiate comme activité, il faut être stoïque, j’ai ramassé beaucoup d’épines dans mes pieds, parfois de façon invalidante. Mais j’ai toujours réussi à les enlever en mettant des emplâtres d’argile sur les points sensibles. J’ai aussi attrapé une écharde sur le sentier côtier, le bout d’une petite branche s’était plantée sous mon pouce de pied gauche, ce qui ne m’avait pas empêchée de courir sur la terre, pensant que ça allait empêcher le sang de couler, en effet, puis d’aller me baigner et de revenir à pied jusqu’au vélo garé sur un parking. Quand j’ai pu sortir l’écharde, elle avait 70 mm de long, quand même ! Je dois être coriace. J’ai laissé passer un jour sans course pour cicatriser et je repartais goûter l’herbe plus ou moins mouillée selon les jours, sentir l’air sur ma peau nue, en bien meilleure forme qu’avant d’ajouter ces courses à mes séances de vélo et de nage.

    L’entraînement me réussit bien, je le continue aussi longtemps que j’y trouverai du plaisir. Je ne fais pas de compétition, je me lance juste des défis personnels, sans outrepasser mes limites. Je suis mes progrès sur Strava, pour me motiver. J’ai aussi investi dans une carte IGN dans l’application VisoRando, pour savoir où je suis, à force d’explorer des chemins hors des routes, je me suis parfois trouvée dans des endroits sauvages avec l’impression d’être dans une forêt primaire sous des arbres vertigineux. Sensations extraordinaires à quelques encablures de ma chaumière. Sentiment de faire corps avec la nature.


    Du côté de l’organisation intellectuelle

    Je m’aperçois depuis quelques jours que j’ai déjà commencé le NaNo. J’ai commencé à prendre des notes sur les chantiers, des notes qui sont devenues des chapitres, qui iront alimenter le livre que je vais sans doute travailler en novembre. Je vais tenter la même organisation que pour Des pavés à la plage, elle m’a bien réussi.

    J’ai pris les notes de cet article dans mon Journal de vie 2018, l’organisation que je suis depuis le début de l’année et qui me convient. J’ai tous mes projets en cours dans un seul projet et je n’ai pas besoin de refermer le projet sur l’application Scrivener iOS pour insérer un premier jet de chapitre ou de partie. Je ne passe pas mon temps à chercher tel ou tel projet pour y envoyer mon chapitre ou ma section. Il me suffit de descendre dans le projet pour le déplacer. C’est un peu long parfois, parce que j’ai un livre de recettes de cuisine qui commence à prendre de l’ampleur et je dois passer sur tous les documents de ce gros projets jusqu’à trouver son emplacement, mais ça me permet de revoir ce que j’ai écrit. La manipulation est plus facile sur Scrivener 3, mais j’aime travailler sur l’iPad pour rester mobile, alerte, dynamique et écrire dehors.

    J’écris toujours sur l’iPad, jamais sur le logiciel de bureau où je corrige, formate et compile.

    IMG_3264

    Quel projet vais-je travailler au mois du NaNo de novembre ?

    Je pensais travailler le livre commencé en juillet 2016 et travaillé en novembre 2016, avant la sortie du logiciel Scrivener 3 qui a alors mobilisé mes forces, et que j’ai revu au mois de juillet 2017 sur La vie créative plus simple. Mais ce projet s’est scindé en cinq projets et je ne veux pas bâcler l’un d’entre eux. Chacun de ces livres sont des fondamentaux pour moi, ils sont les témoignages que je veux transmettre sur la philosophie de mon écriture créative, sur la pratique de la publication numérique indépendante, sur les recettes de cuisine qui me permettent de bien manger en période créative, sur les chantiers qui me permettent de créer, conserver et entretenir un environnement sain pour pouvoir écrire en toute santé et sérénité, enfin sur les pratiques de jardinage que j’ai mises au point pour marcher dans la beauté.

    Ces livres sont le résultat de cinquante ans d’écriture et de soutien aux artistes, de plus de quarante ans de travaux de maçonnerie, menuiserie, plomberie, électricité, plantations, cultures, entretiens, pour être capable d’autogérer à moindres frais mon patrimoine bâti dans son paysage et le « transmettre en meilleur état que je l’avais reçu« , une réflexion de Marguerite Yourcenar m’ayant donné cet impératif kantien qui a guidé ma vie et l’anime encore.

    Pour l’instant, je ne m’impose rien, je prends des notes, selon les inspirations. Je range la note au mieux. Je reverrai tout ça plus tard. Je sais que fin octobre, une carte mentale s’imposera à moi et sortira d’un jet en un quart d’heure, rarement plus, et le projet entier sera structuré.

    Je pensais donc consacrer le mois de novembre à la révision et au formatage de mes deux premiers livres sur l’écriture et la publication. Mais je les reverrai en janvier ou février, au cœur de l’hiver, dans la concentration nécessitée par la mauvaise saison. J’ai changé d’avis après un événement concernant les chantiers à faire sur ma maison pour la réparer.

    J’ai eu des problèmes récents pour obtenir des subventions de restauration de mon toit de chaume qui met en péril une partie de la maison. Ce blocage inattendu (je croyais mon dossier déposé le mois d’avril) m’a obligée à analyser ce que je voulais vraiment. Devais-je suivre les indications de la responsable d’agence privée en contrat avec la communauté de communes pour gérer la transition énergétique, afin d’obtenir des subventions, avec des obligations sans doute valables pour de nouvelles constructions, mais sans grand rapport avec les besoins d’une maison construite avant la révolution française. Ma chaumière bénéficie de murs de pierre montés à la terre qui perdraient leur inertie thermique s’ils étaient isolés en feuilletage de composants synthétiques comme on le fait en construction nouvelle. Cela fait plus de 40 ans que je réfléchis à ces questions et que j’observe le résultat dramatique de solutions modernes sur un bâti ancien.

    Un matin de fin août, j’ai tenté de visualiser les travaux intérieurs que ces obligations demandées pour les subventions impliquaient chez moi. Impossible de visualiser quoi que ce soit. Or tous mes chantiers commencent d’abord par une vision. J’ai su que je ne devais pas accepter les compromissions exigées. Je n’allais pas défaire des aménagements qui me convenaient si bien quand la maison était protégée par un toit étanche.

    C’est un peu comme si j’étais allée consulter mon médecin pour un grave problème cardiaque mettant ma vie en péril et qu’il exigeait, avant de me soigner, que je m’engage à faire arracher toutes mes dents, pourtant saines, pour les remplacer par des fausses dents, prises en charge par la sécu pour un peu plus de la moitié de leur valeur… J’avais le temps de mourir sur place.

    Il y a un an, je montais un dossier pour faire réparer une partie de mon toit et on exigeait de moi que je refasse toute la maison.

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    L’état du toit de ma chaumière après le coup de vent du 20 au 21 septembre 2017, qui a arraché d’un coup la bâche posée par les couvreurs. Il y a urgence à réparer cette partie. Mon dossier de subventions n’a toujours pas été déposé après un an de tractations diverses. Je laisse tomber ces solutions inadaptées à mes besoins. Je ne compte que sur moi-même et sur l’artisan- couvreur.

    Je connais bien ma maison, elle est solide, comme moi, malgré les apparences. Elle m’a permis de retrouver ma santé comme la nature travaillée autour d’elle. Je veux garder la maîtrise. Je ne veux surtout par m’engager sur un budget mégalomane, que je ne pourrais pas compléter, juste pour que mes travaux rentrent dans le cadre formaté des subventions ! Non seulement je n’avais pas le budget pour le complément exigé en plus des subventions, mais j’allais devoir effacer sur certains murs tout le travail fait d’abord avec mon mari, puis amélioré par moi-même. J’allais devoir défaire ce que j’avais tant aimé faire. Sans raison technique vitale, juste pour répondre aux critères des subventions de transition énergétique. Absurde ! Car malgré les problèmes de toit d’une partie de la chaumière, celle-ci reste mieux isolée que bien des maisons récentes !

    J’ai mis de côté le budget pour réparer la partie du toit vraiment abîmée. Cela ne suffira pas pour refaire aussi le toit de chaume sur l’arrière de la longère. Mais je préfère assurer mon budget à la mesure de mes moyens, pas à pas, un poste après l’autre. J’ai fonctionné comme ça toute ma vie, sans avoir assez de souffle pour respirer, sans avoir assez d’argent pour vivre sans souci. Si j’avais dû attendre d’avoir assez d’argent pour faire quelque chose ou de souffle pour avancer, je serais morte depuis longtemps. La vie m’a appris à faire les choses au fur et à mesure, par tranches, convenant à mon rythme. Seule  le plus souvent parce que mon cœur bat trop vite quand je dois suivre le rythme des autres. J’ai su gérer mes forces et mes moyens pour refaire une grande partie de ma maison, selon un style simple, sain, qui me convient parfaitement. Et j’ai en plus amélioré ma santé et mon souffle ! Rien n’est impossible à l’optimiste que je suis.

    J’ai modifié tous mes projets immédiats. J’ai réalisé à quel point j’aimais ma maison, pas en valeur matérielle, mais pour ce qu’elle représente en témoignage de travaux simples à la portée de tous et toutes, puisque j’ai réussi à les faire moi-même. J’aime ma maison parce que j’ai travaillé sur elle et qu’elle a une longue histoire avant moi qui n’en suis que la gardienne du seuil.

    J’ai donc décidé de témoigner sur le bâti breton refait en respect des travaux des anciens avec des valeurs modernes non polluantes, qui ne sont pas celles des normes industrielles, plus dans l’intérêt des lobbies que celui des usagers. Je vais raconter l’histoire de mon domaine breton. C’est sur ces sujets que je vais concentrer le mois de novembre du NaNo.

    Quand les phrases commencent à danser dans la tête, c’est que le livre veut naître et grandir. Et là, les phrases dansent, il faut les cueillir.

    Voici quelques réflexions sur ma pratique d’avant NaNo. Et vous ? Que faites-vous pour préparer votre mois d’écriture de roman ou essai ? Partagez vos idées, c’est stimulant pour tout le monde.

    Belles écritures ! Bon vent de pré-NaNo !

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 1 octobre 2018

    Strava : https://www.strava.com/athletes/17692897

    Autres articles sur le NaNoWriMo : Répertoire des articles sur le NaNoWriMo avec Scrivener

    ***
    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Conseils pour faire un service de presse sur Smashwords

    Un des grands avantages de Smashwords est de permettre de faire des services de presse, par le Coupon Manager.

    Sur Amazon, on peut offrir des coupons cadeaux, mais rien n’oblige le récipiendaire à l’utiliser pour acheter votre livre. Pas pratique. Pas gratuit.

    Sur Smashwords, c’est simple, pratique et gratuit.


    On va dans la page Dashboard, on clique sur Coupon Manager dans la fenêtre de droite. On choisit le livre et on règle les champs selon nos désirs, en décidant de la date de validité du coupon.

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    Les promotions peuvent se faire à prix réduit.

    Si le service de presse est gratuit, aucune carte bancaire n’est nécessaire. Il suffit de créer un compte Smashwords, ce qui est une bonne façon de faire connaissance avec le site de publication indépendante californienne.

    L’avantage est d’avoir tous les formats numériques disponibles.

    Belles lectures et beaux apprentissages !


    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 16 août 2018


    Groupe francophone ScrivenerFR


    Cet article développe un chapitre du Guide pratique Smashwords plus simples pour les francophones

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