Nouveaux guides pratiques pour une rentrée en liberté

Deux livres utiles pour votre rentrée

S’affranchir des fuites du temps pour créer un nouvel espace de gestion des projets avec Aeon Timeline, écrire un roman, prévoir et suivre des chantiers.

S’affranchir des contraintes de l’ordinateur de bureau pour écrire un livre en liberté sur Scrivener iOS.

« Parce que c’est si sympa de pouvoir utiliser son iPad ou son iPhone dans des moments où on n’est pas spécialement attablé pour écrire. L’inspiration a beaucoup de fraîcheur dans ces moments-là. Tout paraît facile. »
Catherine Hervais, thérapeute

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Imaginez la scène

« Je m’imagine sans peine la scène. Un iPad mini transite du jardin au bureau, véritable caverne d’Ali Baba ou galerie d’art. Un iPad mini roule à vélo, puis s’arrête sur le bord des routes de campagne pour prendre une note au vol. Un iPad mini sur les plages les plus mystérieuses de Bretagne se met à briller de mots choisis, précis et porteurs de sens. Affichés sur l’écran tour à tour, Scrivener ou Aeon Timeline sont en pleine synergie d’écriture. L’essentiel, l’émotion, l’authentique. Faire jaillir l’étincelle de créativité dans le regard de ceux qui jusque là fermaient les yeux en se disant : ce n’est pas pour moi. Ouvrir tout grand un nouvel univers de possibilités. La valeur est bien là et je crois que cela va changer bien des perceptions sur l’écriture. »

Xavier Théoleyre (Créateur de Writing Spark)

C’est ma vie d’écriture que Xavier Théoleyre décrit ici. Imaginez la vôtre…

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Avoir un seul iPad comme ordinateur personnel ?

Nous sommes de plus en plus nombreux à écrire nos livres et articles uniquement sur l’iPad depuis la sortie de l’application Scrivener iOS le 17 juillet 2016.

Est-il possible d’écrire un livre entier sur l’application, sans avoir besoin de passer par le logiciel de bureau, Scrivener 3 pour Mac, bientôt pour Windows ?

La tablette nomade remplacerait-elle l’ordinateur de bureau ?

L’iPad suffirait-il à l’écriture d’un livre ou pour des travaux d’écriture comme la production d’articles, scénarios ou mémoires ?

Quels en sont les avantages, quelles en sont les limites ?

C’est ce que je vais explorer dans ce guide destiné à la maîtrise de l’application Scrivener iOS sur iPad et iPhone.

J’ai désormais une bonne expérience d’écriture et de publication. Je travaille dans d’excellentes conditions, j’ai acquis une bonne organisation et une bonne connaissance de la technique. Je vous transmets les manipulations principales que j’utilise moi-même pour faire mes livres. Appropriez-vous les fonctions de Scrivener iOS, adaptez-les à vos besoins pour vous concentrer sur l’essentiel : l’écriture et la publication.

Pourquoi ce guide

Lorsque j’ai écrit mon guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, l’application était en anglais. Les captures d’écran étaient en anglais. Ce n’est plus le cas depuis la sortie de Scrivener 3 pour Mac, l’application a été francisée et mise à jour le 17 novembre 2017.

J’avais dans l’idée d’écrire une nouvelle version du guide Scrivener iOS en l’illustrant par des écrans en français. Au vu de ma belle expérience en la matière, j’ai eu envie d’aller plus loin que ce premier guide et d’écrire un livre qui permettrait aux auteurs d’utiliser leur iPad et leur iPhone autrement que pour y prendre des notes ou suivre les réseaux sociaux.

Le défi que je me lançais était de construire le guide comme je le fais d’habitude en réfléchissant sur une carte mentale SimpleMind sur iPad, puis de le construire, l’écrire, le corriger, le réécrire, le formater, le compiler entièrement sur l’application, en vérifiant si je pouvais aussi publier les différentes versions sur mes plateformes numériques habituelles, Amazon et Smashwords.

Je me donnais deux mois d’écriture, de corrections, formatages, compilation et publication. Un test in situ. Un nouveau projet plus stimulant que celui de reprendre l’ancienne version et d’actualiser les captures d’écran, ce que je n’avais pas réussi à faire.

Ce serait donc : Écrire un livre entier sur iPad avec Scrivener, dans la série Guide Kermen Pratique, catégorie Scrivener plus simple.

Je suivais mes publications dans un projet AeonTimeline sur mon iPad ou iPhone. Ce qui est estompé est déjà fait. Ce qui est en noir est encore à faire.

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Le livre a été écrit pendant le mois de janvier 2019, en trois semaines, temps idéal d’un premier jet.

Au mois de février, je l’ai laissé reposer pour écrire le guide Aeon Timeline plus simple pour les francophones, ce qui m’a semblé alors prioritaire, eu égard aux questions que me posaient des camarades scrivonautes.

La situation était la même que lorsque j’avais conçu le premier guide Scrivener plus simple : il n’existait aucune documentation francophone sur cet outil complémentaire de Scrivener pour tracer les frises chronologiques des intriques de romans, le déroulement d’un scénario ou des projets de management.

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Pendant le Camp NaNoWriMo du printemps 2019, j’ai repris les deux premiers jets de l’hiver. Le mois d’avril a été consacré à la relecture, la révision, la réécriture, les corrections et les mises en forme des deux guides écrits en hiver.

Pendant le Camp NaNoWriMo de l’été 2019, Aeon Timeline plus simple pour les francophones a été entièrement revu, restructuré, complété, illustré, corrigé, puis relu par d’autres yeux que les miens en bêta lecture.

Il est publié en ebook mobi Kindle chez Amazon et en ebook ePub chez Smashwords, qui le diffuse chez Apple et Kobo, etc.

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Forte de la belle énergie de la bêta-lecture et de la publication d’Aeon Timeline, j’ai repris le premier guide de l’année Écrire un livre entier sur iPad avec Scrivener. Je l’ai fini au mois d’août et l’ai publié depuis l’iPad mini 4, y compris pour le test de la publication de la version brochée sur Amazon Print KDP.

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Dans ces nouveaux guides pratiques indispensables pour bien maîtriser Aeon Timeline et Scrivener, je vous confie les procédures efficaces de travail sur supports fixes ou mobiles, en privilégiant les outils nomades qui changent vraiment notre vie.
Je vous encourage et vous soutiens dans votre élan créatif à toutes les étapes de l’écriture, afin que vous maîtrisiez vos outils de travail dans le but final : publier votre ouvrage.

Écrire, c’est bien. Publier, c’est mieux. Au travail !
Bon vent ! On largue les amarres ! C’est parti.

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 24 août 2019


Crédits

Couvertures par Adam Molariss, graphiste et écrivain, co-auteur d’une anthologie de la poésie arabe Les odes du désert, auteur de Le Cercle de la sagesse

Catherine Hervais, spécialiste de l’addiction alimentaire

Xavier Théoleyre, créateur de Writing Spark

Aeon Timeline

Scrivener


« En précommande à moins de 5 €… le guide complet pour écrire et réaliser un livre entier avec un seul iPad et l’application Scrivener.
Un guide différent, pratique. À lire comme une histoire, avec plein d’informations annexes et passionnantes. Une écriture vivante et inspirante. Bravo à Gaelle Kermen ! 
C’est grâce à un de ses guides précédents que j’ai pu en quelques heures commencer à utiliser la très géniale application Scrivener.
Avis aux écrivains, mais pas que… »
Sophie Sallé


Publications 2019

Aeon Timeline plus simple pour les francophones
Amazon : Aeon Timeline plus simple pour les francophones
Apple : Aeon Timeline plus simple pour les francophones. Un nouvel espace-temps
Kobo Aeon Timeline plus simple pour les francophones. Un nouvel espace-temps
Smashword : Aeon Timeline plus simple pour les francophones. Un nouvel espace-temps

Écrire un livre entier sur iPad avec Scrivener
Sur Amazon : format MOBI Kindle
Sur Apple Livres : format EPUB
Sur Smashword : format EPUB

Camp NaNoWriMo printemps 2019

Depuis le Camp d’été de juillet 2016, où je m’étais inscrite le matin du premier jour, sur un coup de tête, je ne rate aucun de ces rendez-vous d’écriture en un cadre de discipline choisie. Comme de nombreux auteurs autour de la planète, dans un égrégore stimulant.

Demain 1er avril commence le Camp NaNo du printemps 2018. Tout le mois.

J’ai écrit deux guides pratiques cet hiver, que je vais relire, réécrire, corriger, mettre en forme et publier sans attendre des années…

Une cabane d’écriture

Pour jouer au camp NaNo, j’ai poussé le luxe jusqu’à installer une cabane d’écriture, cabane qui m’était laissée par mon cousin-voisin qui déménageait du village. Ce devait être une serre, c’est déjà une cabane d’écriture. Mon iPad y est installé dès le matin sur son support devant son clavier. J’y reviens en fin de journée. J’écris sur Scrivener iOS et complète mes lignes de temps sur les projets Aeon Timeline iOS.

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J’ai passé la fin de l’hiver à préparer mon environnement pour avoir un décor agréable et inspirant sous les yeux. Il a fallu tailler des ronces, tondre des herbes devenues trop hautes. C’est fait ! les horizons sont dégagés. Je vais pouvoir faire les plantations de printemps. Voilà, je suis prête pour le Camp NaNo. Le beau temps est déjà arrivé en Bretagne, je viens d’accrocher le hamac. Il suffira de faire du feu entre les pierres ancestrales pour cuire des aliments et vivre la vie naturelle dont j’ai besoin pour être bien.

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Une cabine-cabane-tipi

Lors du Camp NaNo, on peut créer une « cabin » avec des amis écrivains pour s’encourager et se stimuler. J’appelle ça une cabane, un ami québécois l’appelle un tipi. J’ai créé une cabane-tipi pour les scrivonautes francophones. On peut être jusqu’à 19 selon les règles du Camp NaNo (on ne tiendrait pas à 19 dans ma vraie cabane de 3,60 m2). Nous ne sommes que quatre, deux Bretonnes et deux Québécois.

Si vous avez envie de nous rejoindre, faites-moi un message privé avec votre pseudonyme du Camp NaNo. Je vous inviterai dans la cabane ScrivenerFR.

Les démarches

1) s’inscrire sur le site du Camp NaNo avec le compte du NaNoWriMo si on en a déjà un,
2) créer un projet : roman, essai, etc. mais aussi révisions, corrections, mise en forme d’un projet déjà écrit en premier jet,
3) accepter les invitations dans les Settings Cabin.

Bon courage ! Merci et bon voyage en écriture !

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Liens

http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen

http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen/projects/aeontimeline-ecrire-un-livre-entier-sur-scrivener-ios

http://campnanowrimo.org/cabins/current

Recettes de cuisine pour le NaNoWrimo
Répertoire des articles sur le NaNoWriMo avec Scrivener



portraitGaelleKermenparAnaLDSGaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

Changement d’heure : je fais sécession, je reste en heure solaire

#solaire #fuseauhoraire #heuresolaire #changementdheure #heuredete


Aujourd’hui dimanche 31 mars la France et d’autres pays de l’Europe ont avancé l’horloge d’une heure. C’est aussi le cas à Londres et à Lisbonne qui sont passés à notre heure d’hiver.

Or moi je veux vivre à l’heure solaire, au plus près des rythmes de la nature, tels que je les perçois dès que j’ouvre les yeux le matin et les referme le soir, plus ou moins tard au fil des saisons selon l’amplitude du soleil sur mon coin de terre bretonne.

Ce matin, il était 5:17 quand j’ai entendu les premiers gazouillis des oiseaux. Signe que la nuit s’achève, le jour va se lever, le soleil irradier, nous chauffer, nous rendre heureux. J’aime ces heures avant les bruissements trop souvent violents du monde.

À l’heure légale, il était déjà 7:17. Demain à cette heure-ci, bien des gens devront se lever avec peine, allumer les lumières alors qu’il fait encore nuit, allumer le chauffage parce qu’il ne fait pas bien chaud, seulement 6° en Bretagne sud, il doit faire plus froid ailleurs, dans des contrées moins douces. Je ne vois pas bien l’avantage en économies d’énergies. Encore moins si on reste à cet horaire toute l’année comme il en est question en Europe.

Je fais sécession et résistance et reste à l’heure solaire toute l’année.

J’ai dû au réveil décaler le fuseau horaire de mon iPad.

Réglages > Général > Date et heure > décocher Réglable automatique > Fuseau horaire

Lorsque j’avais décidé de rester à l’heure solaire il y a quelques temps, je m’étais calée sur le fuseau horaire de Londres ou de Lisbonne. Mais dans la nuit ils sont passés de leur heure solaire d’hiver à une heure d’été qui est notre heure d’hiver légale. J’ai dû repasser au fuseau horaire de Reykjavik en Islande pour pouvoir rester à l’heure solaire naturelle.

Heureusement, pour ne pas trop m’emmêler les crayons, l’application Calendrier me signale que l’heure légale d’été a deux heures d’avance sur mes créneaux horaires. Elle affiche les horaires en UTC+2.

Petit bilan de vie en heure solaire : très confortable, beaucoup moins d’angoisse, bien plus de temps devant moi ! Un seul regret : ne pas l’avoir fait plus tôt !


Gaelle Kermen, Kerantorec le 31 mars 2019


Sur l’auteur

Gaelle Kermen est l’auteur de la série des Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés sur toutes les plateformes numériques depuis 2016. Elle met à la portée des auteurs de la Francophonie les logiciels et applications dont les manuels et documentations sont en anglais. Son expérience en informatique et numérique lui permet de guider au mieux celles et ceux qui cherchent à exprimer leur potentiel créatif.

Diariste depuis les années 60, elle publie cinquante ans plus tard son Journal de vie.
Auteur d’Aquamarine 67, 2010, Le Festival de Wight 70 vu par 2 Frenchies, 2017, Des pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de La Sorbonne, 2018.

Elle restaure et entretient elle-même son domaine et sa chaumière. Elle prépare une série sur l’histoire de son village et les travaux qu’elle y exécute pour marcher dans la beauté.

Bilan des écritures 2018

L’année 2018 a été un très bon cru, une année féconde, riche en rebondissements, jusqu’au dernier mois. Ce que j’espérais, en écrivant au printemps Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de La Sorbonne, s’est matérialisé à la fin de l’année, par des chemins que nous n’aurions jamais osé rêver, ceux des Gilets jaunes, issus de toutes classes de la société, de toutes conditions, multiples et diverses, à l’image de la richesse de la France.

De mon côté plus modeste, je suis assez satisfaite du bilan que je tire en cette dernière semaine de l’année. J’ai bien avancé tous mes projets prévus et je me suis offert le luxe d’écrire deux projets imprévus, qui se sont imposés à moi au printemps et à l’automne et que j’ai pu construire lors des mois de NaNoWriMo, en avril et en novembre.

Voici un bilan des publications indépendantes que j’ai menées à bien en 2018. Je mets des liens universels, permettant d’acheter les livres sur les plateformes que vous préférez selon vos tablettes et supports de lecture numérique.


La publication de deux guides Scrivener plus simple

  • Scrivener 3.0 Introduction aux Tutoriels anglais le 19 janvier 2018. Ce guide est gratuit, il est conseillé de commencer par lui avant d’aborder le suivant, plus complet dans la prise en main du logiciel de bureau.
    https://books2read.com/u/baz5j6Tutoriels.jpg
  • Scrivener 3 plus simple Guide francophone de la version 3.0 pour Mac le 2 février 2018. Un guide pratique d’initiation au logiciel de bureau.
    books2read.com/u/31x56D
    Scrivener3.pngVersions numériques disponibles sur Amazon, Smashwords, Apple, Kobo, Iggybook

Des révisions sur Scrivener 3 pour Mac

Révision complète de deux livres précédemment publiés.
Le Journal 60, formaté sur Word en 2011, était refusé en Premium par Apple (table des matières non conforme).
Le guide Smashwords plus simple pour les francophones était également refusé par Apple parce qu’il pointait vers Amazon (concurrent) et que j’avais mal orthographié Apple iBooks Store (plus tâtillon, on meurt). Relecture en epub sur l’application iBooks, corrections sur Scrivener 3 avec Antidote 9
Republication sur Amazon et Smashwords (Apple, Kobo Fnac)


Une nouvelle aventure littéraire : la quête des archives

  • Des pavés à la plage, Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne, archives, souvenirs, bilans
    Recherches faites dans les archives en février et mars 2018
    Rédaction lors du Camp NaNoWriMo de printemps en avril 2018 sur iPad iOS
    Corrections en mai 2018 sur Scrivener 3 et Antidote 9
  • https://books2read.com/u/4Dlz2O
  • Deux versions brochées
      • Broché police 12 :
        Mai68-1.jpg
      • Broché gros caractères police 21
         
  • Mai68-2.jpg
  • Kerantorec un domaine breton (en cours d’écriture)
  • Entre Kerantorec et moi, c’est une histoire d’amour. Comme dans les histoires d’amour, il y a de la passion, des drames, des douleurs, des grandes joies, des épreuves, des réussites, des vilains, des rencontres et beaucoup de petits bonheurs.
    Je raconte l’histoire de mon village avant moi, au cours des siècles depuis la préhistoire, puis l’histoire des Travaux d’Hercule que j’y ai faits moi-même. J’y vis la vie que je rêvais dans ma jeunesse. Son histoire peut être inspirante pour d’autres créateurs, comme elle l’a déjà été pour des artistes et écrivains passant par Kerantorec.
  • KerantorecNaNo.jpg
    Kerantorec un domaine breton a été commencée lors du NaNoWriMo de novembre 2018. J’ai construit la charpente de l’ouvrage. Elle s’est actualisée lors de la restauration du toit de chaume en ardoise sur la partie la plus exposée et sinistrée de la maison. J’ai suivi les travaux des couvreurs au jour le jour, avec une belle admiration pour leur savoir-faire. L’histoire se développera en 2019 dans la relation de mes travaux précédents que j’ai faits moi-même sur mon territoire.

  • L’assistance numérique à deux auteurs francophones

    Désormais, j’ai les bons outils pour écrire mes propres écrits, mais aussi pour aider des auteurs amis à corriger et formater les leurs. J’ai donc eu l’honneur de participer à deux belles aventures littéraires.

    • La Grande Flourenn de Lise Audoin

    Version numérique publiée le 28 avril 2018 books2read.com/u/bMQ69a

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    Version brochée grands caractères Police 21 publiée le 26 juin 2018 https://www.amazon.fr/Grande-Flourenn-roman-Lise-Audoin/dp/2956417312/

    La Grande Flourenn : trois marraines pour un roman

    • Waiting for Tina de Jean Azarel

    Nous avons eu différentes séquences de travail pour mettre en forme un manuscrit abouti. Avec l’auteur sur place à Kerantorec pour mettre au point les conventions de correction. Deux rencontres passionnantes.
    Puis seule. Relecture du format epub sur l’iPad (soulignement des erreurs).
    Le texte étant très riche, très dense, très documenté, avec de nombreuses citations, il a fallu plusieurs relectures. Les corrections on été faites sur Scrivener 3 avec Antidote 9.
    Quatre éditeurs étudient le manuscrit de Waiting for Tina. Nouvelles l’an prochain.

    Jean Azarel : la genèse de Waiting for Tina
    https://www.facebook.com/waitingfortina/


    Une expérience particulière : un roman collaboratif

    http://alloe.fr/

    Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #1


    Des projets en cours de révisions et corrections

    • L’écriture plus simple dans la vie créative
    • La publication indépendante plus simple
    • La cuisine plus simple en période créative
    • Le bricolage plus simple dans la vie créative
    • Le jardinage plus simple dans la vie créative

    Ces livres étaient d’abord un seul projet écrit lors du premier Camp NaNoWriMo de janvier 2017, projet développé au NaNoWriMo de novembre 2017, qui a sécrété plusieurs ouvrages spécifiques. Gardés dans mon Journal_2018, sur l’iPad et l’application Scrivener iOS, ces dossiers se voient souvent étoffés de paragraphes ou chapitres supplémentaires au fils des jours et des mois. Méthode de travail particulièrement efficace que je vais expliquer dans un prochain article.


    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 27 décembre 2018


    Crédit couvertures : Adam Molariss for Indiegraphics
    sauf Journal 60 : GK

    Bilan 2018

    • Nombre de mots écrits : 590 000
    • Nombre de pages écrites : 2 360
    • Nombre de livres publiés : 3
    • Nombre de livres republiés : 2
    • Nombre de livres corrigés : 3
    • Nombre de pages assistées : 1 150
    • Nombre d’articles publiés : 70

    Conclusion : vive Scrivener !

     

    Scrivener 3 : regler les objectifs pour le NaNoWriMo

    Le NaNoWriMo2018 commence aujourd’hui 1 novembre. Des milliers d’auteurs s’attellent à leur clavier autour de la planète.

    Pour les NaNoScrivoNautes sur Scrivener3 pour Mac voici comment on peut régler les objectifs du projet d’écriture dans Projet. On voit ensuite les objectifs dans la barre de Recherche rapide.


    Barre de menu du haut : Scrivener > Projet Afficher les objectifs du projet

    NaNoObjectifs

    Objectif de Session : par défaut 100 000 mots, on baisse à 50 000 mots pour le NaNo. Lorsque l’échéance est réglée au 30 novembre 2018 (écran suivant), Scrivener calcule l’objectif de session quotidienne, 1 666 mots.

    1NaNo-obectifs


    Objectif de l’ébauche au 30/11/2018
     2Objectifsebauche


    Objectif de session selon vos habitudes d’écriture

    3ObjectifSession


    Le titre se voit dans la barre de Recherche rapide (si vous avez remplacé Ébauche par le titre de votre ouvrage en cours).

    6BarreTitre

    Le suivi se voit rapidement dans la barre de Recherche rapide à côté du Mode Groupe. Nombre de mots écrits par rapport aux objectifs du projet et des sessions.

    5BarreRechercherapide

    Bon démarrage du NaNo2018. Belles écritures !

    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 1 novembre 2018


    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour MacWindows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Jean Azarel : biographie et bibliographie

    Jean Azarel est mon artiste-invité de cette fin de mois d’octobre, my writing guest-star. J’ai présenté hier la genèse de son livre Waiting for Tina. Aujourd’hui, je présente l’auteur, ses influences littéraires, ce qu’il écrit.


    Nous nous sommes connus grâce à Bernard Bacos du site Paris 70. Bernard avait ouvert son carnet d’adresses à Jean pour qu’il puisse contacter des personnes ayant connu Tina Aumont. Bernard m’envoyait Jean, poète de l’édition traditionnelle, pour que je l’initie à la publication numérique et le fasse bénéficier de mon expérience en la matière.

    Nous nous sommes rencontrés chez moi à Kerantorec, lorsqu’il séjournait en Bretagne et les rencontres ont toujours été passionnantes. Il avait collaboré à un livre avec un poète breton, le poète-marin pêcheur de Plœmeur-Fort-Bloqué, Alain Jégou que j’avais eu l’occasion de croiser lors des Rencontre poétiques à la médiathèque de Bannalec le 28 mars 2009. Je l’avais photographié avec sa consœur et voisine Guenane de Larmor-plage et son confrère Alain le Beuze de Moëlan-sur-mer.

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    Alain Jégou, Guénane, Alain le Beuze Rencontre poétiques médiathèque de Bannalec, 28-03-09

    Nous avons développé une belle connivence au cours de nos rencontres, dont une avec sa femme Anne Kervoas, qui nous a captés de dos en contemplation sur un banc devant le port le Merrien en fin d’été 2017.

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    Cet été nous nous sommes retrouvés pour travailler dans mon bureau au manuscrit final de Waiting for Tina. Une belle expérience éditoriale. Travailler sur un beau texte, riche, documenté, est toujours un bonheur et un honneur. Un vrai voyage aussi par les rencontres multiples faites par Jean Azarel à l’occasion de ses recherches. Et enfin, un bel hommage à Tina, contribution à un tombeau digne d’elle.

    La fin de la session nous avait trouvés à Kerfany par temps de tempête. Nous avions même réussi à faire un selfie !

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    Selfie de Jean Azarel et Gaelle Kermen à Kerfany par petit temps de tempête le 26 août 2018

    Pour mieux connaitre Jean Azarel, voici sa biographie sommaire.

    Biographie de Jean Azarel

    Jean AZAREL est né en 1954 dans l’octobre blond du Saint-Laurent (Montréal/Canada). Réside dans le Gard, près d’Uzès. Marié à Anne KERZEAS, peintre et céramiste, deux enfants.

    Dans la filiation d’un père journaliste, poète et écrivain, gribouille des petits romans policiers et des histoires de cowboys et Indiens dès l’âge de 8 ans.

    Après des années de silence volontaire, retour à l’écriture en 1995. Puise son inspiration dans la comédie du quotidien, la baie d’Audierne et les pentes granitiques du Mont Lozère pour fabriquer des œuvres éclectiques où se côtoient humour acide, témoignages de vie, rock and roll attitude, et romantisme quasi mystique.

    Écrivains références : les poètes de la Beat Generation, Luc Dietrich, Arthur Rimbaud, les romanciers scandinaves, et parmi les contemporains Roger Boutefeu, Perrine Le Querrec, Alain Jégou, Jack Alain Léger, Marlène Tissot…

    Invité pour des lectures performées, seul ou accompagné d’autres artistes, notamment l’écrivaine Karin HUET, et le musicien KERITY. Depuis 2016, le guitariste de rock Hérold YVARD met ses textes en paysage sonore. Parmi ses dernières prestations : la ZAL (Zone d’Autonomie Littéraire) de Montpellier, les Maisons de la Poésie de Rennes et Avignon, le Festival de Poésie Nomade en Lubéron, Carré d’Art à Nîmes, Voix vives à Sète.

    Présent dans de nombreuses revues : Dissonances, Squeeze, Contre Allées, Nouveaux Délits, Traction Brabant, Teste, La Volée, les Cahiers de Tinbad, Violences, Ouste, Microbe…

    Écrit régulièrement des chroniques de films et livres, notamment pour le blog de l’association Autour des Auteurs en Occitanie.


    Et pour mieux connaitre ce qu’il écrit, voici sa bibiographie.

    Bibliographie de Jean Azarel

    Trois trous dans la fièvre, poésie, Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1998
    Passage du mortel, poésie, L’Itinéraire des Poètes, 2006
    Tassage du mortel, poésie, Gros Textes/Arts et Résistance, 2009
    Papy Beat Generation, récits, coauteurs : Lucien Suel et Alain Jégou, Hors Sujet éditions, 2010
    Marche lente, prose poétique, Samizdat, 2011
    Itinéraire de l’eau à la neige, prose poétique, avec des images de Gaspard R, Gros Textes, 2012
    Jean Azarel’s poetry and texts lectures, CD audio sur de la musique originale de Kérity, 2013
    Love is everywhere, poésie, Gros Textes, 2014
    Le ciel du dessous, poésie, La Boucherie Littéraire, 2016
    Encore plus nu, poésie, Gros Textes, 2017, avec CD audio accompagné par Hérold YVARD
    Trans’ Hôtel Express, récit, Tarmac, 2018, avec CD audio accompagné par Hérold YVARD
    Mater Infanticidium, récit, Z4 éditions, 2018
    Waiting for Tina, biographie poétique et romancée, Les mots des autres, 2018

    À paraître :

    Passe montagnes, poésie, Atelier des Monteils, illustrations de Marc GRANIER, printemps 2019
    La voie est libre, récits, en duo avec Hélène DASSAVRAY

    En cours d’écriture :

    Vous direz que je suis tombé, roman d’après la vie et l’œuvre de l’écrivain Jack Alain LÉGER


    Contact : jtazarel@gmail.com

    Page Facebook : Waiting for Tina – Tina Aumont

    Site de Bernard Bacos Paris 70 

    Sur Alain Jégou (7 octobre 1948-13 mai 2013) Love is everywhere de Jean Azarel


    Waiting for Tina est maintenant achevé. Une campagne de financement est lancée sur Ulele pour le publier en version papier. Parce que Tina le vaut bien et Azarel aussi !


    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 30 octobre 2018

    ***
    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #2

    La première session francophone d’un roman collaboratif en un week-end a eu lieu le samedi 20 et le dimanche 21 octobre 2018. J’ai raconté la semaine dernière l’essai du chapitre-test. Voici le témoignage de l’écriture d’un chapitre du roman Les mystères d’Arhane, organisé, stimulé, rassemblé, récolé, mis en forme, corrigé, formaté et compilé sur Scrivener3 par Mathieu Nicolas, admin du groupe ScrivenerFR et vaguemestre du site alloe.fr.

    Capture d_écran 2018-10-23 à 11.00.51



    Samedi 20 octobre


     Gaelle Kermen   20 octobre, 07:22

    Découvrant mon personnage sur Scrivener iOS au réveil. Impressionnée par l’imagination et l’organisation cérébrale de Mathieu.

    AlloePersonnage

    #alloe2018 c’est reparti pour la rédaction matinale du #chapitre qui m’est alloué pour #Alloé. Cette fois les deux chattes sont venues s’installer près du support bambou qui soutient l’iPad. Ma prima ballerina impériale Thaï a même tenu à se mettre contre mon épaule, celle qui parfois est douloureuse. Soutien indéfectible de mes deux muses félines siamoises. #ThaïtheWise and #JoyofaToy dites #Thaï et #Toy

    iPadThaiToy


     Gaelle Kermen 20 octobre, 13:24

    #Alloé 1ère session francophone d’un roman collaborarif en un week-end : décryptage à 4 mains de deux fiches sur carte mentale.

    3iPadspour2chapitre

    Lise Audoin (auteur de La Grande Flourenn) m’a rejointe au bureau pour que nous analysions ensemble les fiches reçues. Je lui montre comment utiliser SimpleMind, en commençant à mettre les mots-clés sur la carte mentale de départ, comment l’exporter en TXT et récupérer le plan dans son projet Scrivener sur iPad. Ensuite nous nous séparons jusqu’au lendemain après-midi pour écrire chez nous notre propre chapitre.


    La carte mentale s’étoffe. Les scènes commencent à se visualiser. Les personnages prennent de la chair et des sentiments.
    Magie de l’écriture. #simplemind #alloé2018 #roman #chapitre

    MindmapChapitreAlloe


    Et la carte mentale devient Plan quand elle est exportée en .txt sur Scrivener…

     alloePlanTexte

    Et si la carte mentale était le projet d’un livre entier, je l’exporterais en OPML et j’aurais tous les chapitres prêts à être rédigés.

    Exemple sur mon Mac mini de bureau et Scrivener3.
    L’opml ne marche pas sur l’iPad ou iPhone, aussi j’exporte en .txt quand je fais des articles pour mes blogs WordPress.
    AlloeProjetOPML
    L’export en OPML m’a été initiée par Marie Bo dans une de ses vidéos sur son blog Marie Bo Solutions. Dans mes guides Scrivener je l’appelle la « méthode Marie Bo » qui a sacrément changé ma vie d’écriture.

    Dimanche 21 octobre

    Quelques recherches sur l’histoire de la pollution pour préciser quelques idées au réveil.
    Yoga, course pieds nus dans la rosée fraîche de la prairie au lever du soleil. Petit déjeuner solide. Et au boulot !


     Gaelle Kermen 21 octobre, 11:46

    Et voila, le chapitre est écrit, en une heure et demie et 2166 mots, je crois avoir fait le tour du cahier des charges. Quand les idées sont bien préparées, la rédaction coule de source. Je peux préparer mon picnic et partir à la côte à vélo pour fêter l’événement ! Trop beau ! Excellente expérience. Merci à Mathieu Nicolas !
    Je relirai en fin de journée avec Lise Audoin qui revient cet après-midi ici pour passer nos textes à l’Antidote sur mon Mac de bureau et les envoyer à Mathieu.

    DossierchapitreAlloe

    Je me suis fait plaisir, le titre du chapitre est L’insoumise.

    En exportant la carte mentale en .txt, j’obtiens un texte qui est le plan du chapitre.
    En exportant la carte mentale en OPML, j’obtiens un dossier avec plusieurs chapitres.


    #Alloé2018 c’est fait, lise audoin et gaelle kermen ont participé. La fête avec un bon thé…


    Bientôt le roman collaboratif corrigé !


    Icone Facebook : portrait de l’auteur au bandana et panama par Martina Theis (2017)


    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #1

    Il y a un an, à quelques jours près, j’ai rencontré Mathieu Nicolas, le créateur du groupe ScrivenerFR. Nous nous connaissions depuis la fin du mois d’août 2017, mon mail lui avait été confié par quelqu’un de l’équipe Literature & Latte avant la formation du groupe. J’avais décliné l’invitation à être admin, ne voulant pas m’engager sur plus de choses que je ne pourrais en tenir, mais en fait je m’implique bien dans ce groupe d’entraide à l’utilisation de Scrivener pour les francophones.

    Mathieu Nicolas, l’admin du groupe Scrivener FR, avait demandé à me rencontrer pour boire un café, quand il passerait une semaine en Bretagne à Brandivy pour une retraite d’écriture aux vacances de la Toussaint. Nous avions convenu de nous voir le dimanche 1er novembre pour discuter du lancement du NaNoWriMo. Il repartirait en Morbihan après notre rencontre.

    Je vis en louve solitaire, mais quand on doit faire près de 200 kilomètres dans la journée pour me rencontrer, je ne me contente pas d’offrir un café ou un thé à mes visiteurs. J’ai donc invité Mathieu à déjeuner avec moi le dimanche midi. Vu son jeune âge, j’avais fait un solide risotto aux légumes. À 28 ans, on a besoin de se sustenter. Mathieu est arrivé à Kerantorec et c’était comme si on s’était toujours connu. Cet état de grâce arrive parfois. Il est vrai que par Internet, par le groupe ScrivenerFR, nous avions déjà échangé et commencions à nous connaître.

    Si j’insiste sur ce moment, c’est parce que Mathieu avait vécu la veille un événement peu courant, une performance littéraire en anglais, A Novel in a Day, NiaD. Et il en était tout rayonnant, comme transformé.

    Il avait écrit deux ou trois billets sur Facebook pour transmettre son émerveillement de pouvoir écrire sur son iPad installé à la terrasse d’un café d’un port du Golfe du Morbihan. Je comprenais son excitation, je la vivais depuis que j’avais acquis un iPad mini 4 avec Scrivener for iOS pour pouvoir écrire dehors dans mon jardin ou sur les chemins.

    Mais il y avait plus que l’utilisation d’un matériel informatique, aussi performant fût-il. Mathieu venait de vivre une expérience particulière.

    Nous étions au coin de la cheminée du salon-bibliothèque. Le feu brûlait joyeusement dans le poêle. Je l’écoutais me raconter son expérience, là où j’avais reçu des gens comme les Badinter, les Groult-Guimard, Pierre Richard, Jean Carmet, Yves Robert et tant d’autres. Surtout je revoyais, assis à sa place, Gwench’lan le Scoezec, médecin-sophrologue et Grand-druide de Bretagne, m’expliquer tant de choses sur la subtilité des énergies captées entre les deux mondes, celui des vivants et celui des morts, que nous allions fêter le lendemain.

    Mathieu avait senti que « quelque chose » s’était passé. Il avait éprouvé le besoin d’en faire un article tout de suite sur son blog. Mais certaines expériences intérieures ne se traduisent pas, elles se vivent, Gwench’lan aussi me l’avait appris.

    https://mathieunicolas.net/2017/10/22/novel-in-a-day/
    https://mathieunicolas.net/2017/10/28/novel-in-a-day-mission-accomplie/


    Cet octobre 2018, Mathieu a décidé d’adapter l’expérience anglaise en français et a lancé l’idée sur le groupe ScrivenerFR pour trouver le nom. C’est Alloé qui l’a emporté : « Allez, on écrit ! »

    Le titre m’a tout de suite donné envie d’y participer. J’aime particulièrement cette stimulation que nous vivons au moment des NaNoWriMo, quand je sens l’égrégore de l’écriture rayonner autour de la planète.

    Mais je pensais qu’un roman ne me concernait pas. Je suis une diariste, je sais écrire des chroniques, des essais, des articles, des fiches et guides pratiques, mais je ne suis pas romancière. Je l’avais décidé très jeune après avoir passé beaucoup de temps à écrire Aquamarine de 1969 à 1973, pendant mes études à la fac de Vincennes-Paris 8, qui va fêter son cinquantenaire en janvier prochain.

    Je trouvais que les gens qui écrivent leur journal sont moins bons quand ils romancent leurs histoires. C’était le cas pour Anaïs Nin et pour Benoîte Groult, que j’avais eue comme cliente à la Crêperie à la ferme de Kerantorec, crêperie artistique, musicale et littéraire tenue de 1976 à 1986.

    J’avais renoncé à la forme romanesque et j’avais décidé que je n’étais pas douée pour l’imagination et que je ne saurais jamais m’impliquer dans un projet collaboratif en écrivant un chapitre imaginé selon quelques directives et consignes de personnages, lieux, intrigues.

    Par certains proches, j’avais été traitée de « rêveuse » qui devait « redescendre sur terre » et j’avais sans doute eu à cœur de montrer que je n’étais pas l’irréaliste qu’on croyait en réalisant des ouvrages en maçonnerie, menuiserie, terrassement, bûcheronnage ou tous Travaux d’Hercule révélant mes talents bien concrets et pragmatiques.

    J’ai d’abord négligé l’invitation de Mathieu sur le groupe alloe.fr qui lançait une première session francophone d’un roman en 42 heures les 20 et 21 octobre 2018.

    Puis il a lancé un chapitre-test. On pouvait donc essayer sans risque de se mettre en situation et de voir si on pouvait s’impliquer dans un projet commun. J’ai donc fait le chapitre-test.


    Le samedi

    Au réveil, j’ai ouvert les fichiers envoyés la veille au soir par Mathieu pour m’entraîner à écrire un chapitre en un week-end.

    Résumé

    En Hiver. L’après-midi touche à sa fin.
    Erwin est sur une route de terre battue qui traverse une forêt dense et a priori hostile, surtout en hiver. La route est également peu sûre car elle est largement empruntée pour se rendre à la ville, et les voyageurs sont souvent la cible de personnes mal intentionnées.
    Il cherche activement un endroit où établir son campement pour la nuit. Il a froid, il est trempé, et le temps presse.
    Il doit rejoindre son maître, Shaya, le lendemain matin. Elle l’attend dans une auberge de Sidhr, une petite ville qui se situe à moins de quatre heures de marche.

    Fin du chapitre : Erwin trouve la mort à côté de son feu de camp.

    Version : document réalisé le 04/10/18.

    J’étais un peu confuse en lisant le résumé avec un vieux doute sur mes capacités à imaginer quelque chose. Je m’étais interdit le roman pour me cantonner aux chroniques d’un journal tenu au long cours, où je savais écrire sur tous les sujets en restant toujours dans la réalité.

    Erwin

    État Civil : Erwin est un homme d’une vingtaine d’années.
    Description Physique : Grand, allure dégingandée. Cheveux blonds et suffisamment longs pour lui tomber régulièrement devant les yeux. Il a le teint pâle et ses grands yeux lui donnent parfois un regard un peu naïf.
    Famille/Passif : Inconnu.
    Caractère, Points Forts/Faibles : Il est très heureux et s’estime chanceux d’avoir été accepté par Shaya, son maître. Il la respecte énormément. Elle lui enseigne une technique de méditation, le keito, qui permet de percevoir les êtres vivants aux alentours et d’avoir avec eux des échanges primaires (images, sensations…).  Il est cependant un peu perdu et éprouve quelques difficultés avec les exercices qu’elle lui impose.

    Version : document réalisé le 04/10/18.

    Pourtant, dès la lecture des consignes, les idées ont commencé à arriver, je visualisais le personnage (je le voyais un peu comme Mathieu), j’essayais d’apprécier le stade où il en était sur son parcours et je devais imaginer sa fin, une fin triste, on le retrouvait mort près de son feu de camp le lendemain.

    Cette idée de la mort du personnage me perturbait au fil de la journée. Je ne voulais pas de cadavre dans mon texte, je déteste de plus en plus ces livres qui nous présentent la vie comme un danger permanent alors que ce n’est pas le monde dans lequel je vis. Il fallait trouver autre chose.

    Des images se formaient et je voyais déjà la conclusion d’une vie après la vie, comme je l’ai déjà expérimentée aussi.

    J’avais déjà envie de reporter mes idées sur une carte mentale. C’était plutôt bon signe. Je faisais les prises de notes sur SimpleMind et prévoyais d’écrire le chapitre sur Scrivener dans mon Journal comme je le fais pour des articles de blogs ou des parties de livres en cours.

    Image1mindmapAlloe
    Première carte mentaleSimple Mind faite sur iPad 2017

    Je ne me sentais pas efficace le samedi pour écrire. Il me fallait faire comme les chattes, dormir, me reposer, rêver. J’ai fait une première carte mentale sur l’iPad prêté par mon ami Bruno pour m’apercevoir que je ne pouvais pas la partager, l’application n’étant pas enregistrée sur son compte iCloud. J’ai exporté la copie écran sur mon iPad mini pour la recopier sur ma version payée.

    Image2mindmap Alloe
    Deuxième carte mentale plus étoffée, faite sur Simplemind sur iPad mini 4
    IMG_texteScrivener
    Report du texte de la carte mentale dans une page de l’application Scrivener for iOS comme première trame du chapitre

    Je pensais toujours au sujet du chapitre en me disant que ce n’était pas mon truc ce genre d’exercice de style. Pourtant, je continuais à avoir des idées, des visions, et des phrases et des paragraphes dansaient dans ma tête.

    J’ai décidé de laisser passer la nuit. Si l’inspiration venait le dimanche matin, j’écrirais. Si ça m’ennuyait d’écrire, je laisserais tomber et aviserais Mathieu que je ne participerais pas à la performance littéraire.


    Le dimanche

    Avant de me concentrer sur ma page Scrivener de l’iPad, j’avais fait quelques recherches rapides sur la barbacane du château de Foix et sur le Col des Marrous, qui s’imposaient dans mes visions.

    En fait toutes ces images sont dans ma tête, il suffit de les évoquer pour m’y retrouver à distance, même après des décennies. Mais l’écriture m’a fait voyager plusieurs jours dans ces contrées ariégeoises par la grâce du personnage, du décor et du thème proposés par Mathieu. Force et magie de l’écriture en voyage astral au-dessus des montagnes.

    vue-en-plan-du-chateau-de-foix02

    Le col des Marrous (09000 LE BOSC) est un lieu de randonnées pédestres et cyclistes. Le Tour de France y passe parfois, pour mon grand régal.

    L’inspiration était venue, qui m’a menée là où j’avais eu quelques visions, dans la forêt primaire dont j’ai eu quelques aperçus cet été au cours de mes randonnées côtières à vélo, mais aussi de la barbacane de Foix jusqu’au Col des Marrous où j’ai vécu dans les années 73-83.

    J’avais continué à prendre des notes sur Scrivener pour la trame. Soudain la conclusion s’était imposée au cours de la rédaction alors que j’ignorais au départ de quoi serait fait le chemin parcouru par Erwin.

    L’initiation (titre devenu La dernière étape)

    Personnages : Erwin le disciple, Shaya le maitre keito

    Fin du chapitre : Erwin est trouvé mort près de son feu de camp
    Recherches des assistants de Shaia
    Battue dans les bois de feuillus

    Lieux : Un feu de camp pour la nuit. Erwin seul.
    Une route peu sûre. Le col des marrous (des voleurs).
    Une auberge : Vallée de Massat. Shaya et ses assistants

    La fin : Expérience de Mort Approchée. Au-delà des apparences. Présence intérieure.

    Temps :
    Jour : Erwin sur la route. Shaya à l’auberge
    Soir/Nuit : Feu de camp près d’un oratoire en contrebas de la route

    Initiation: Questionnement sur son discipulat. Interrogations. Méditation devant l’immensité du ciel. Demande d’un signe.

    Chute d’une météorite : Shaya est réveillée dans la nuit

    Matin : Shaya attend Erwin. Recherches au devant vers le col des Marrous

    Un cratère s’est creusé devant l’oratoire.
    Il ne reste plus d’Erwin que des poussières d’étoile.
    On y vient depuis en pèlerinage pour trouver l’illumination, le questionnement sur son destin, on y cherche la fusion cosmique avec le grand Tout. On dit même que la terre magnétisée y est guérisseuse.

    Franchement, je ne me croyais pas capable d’imaginer ce genre de fable, mais c’est venu d’un seul jet.

    J’avais eu des visions la nuit précédente avant de m’endormir ; le matin au réveil, elles étaient encore là, plus précises. Un seul remède pour me vider la tête : les écrire. Plus de 2000 mots en deux heures. Un bon rendement : à 11:35, j’avais fini l’histoire. J’avais mis deux heures à la rédiger. Il fallait relire l’ensemble un peu plus tard, le passer à l’Antidote et l’envoyer à Mathieu.

    En fin de journée, j’envoyais le fichier du chapitre à Mathieu. À l’heure dite à quelques minutes près. J’aurais dû revoir tout de suite ma copie parce qu’en fin d’après-midi j’ai toujours un gros coup de barre. Je le saurai pour la vraie performance d’un Roman collaboratif en 42 heures. Alloé !


    La veille de alloe 2018

    Cette performance m’a transformée comme celle de l’an dernier semblait avoir transformé Mathieu quand il est arrivé chez moi tout auréolé de lumière. Je suis myope, depuis ma petite enfance j’ai pris l’habitude de voir les gens en intensité de lumière. Je peux dire que Mathieu rayonnait. Je ne sais pas s’il a été conscient de sa transformation, je veux le croire, parce qu’il a publié Les contes de la nuit des marmites cette année et réalisé de belles choses.

    Moi aussi, je suis désormais transformée par cette expérience intérieure. J’envisage de romancer certaines parties sensibles de mon Journal que je ne peux publier in extenso. Je peux raconter des histoires sans être trop littérale, mais plus littéraire. Et ça fait toute la différence du monde !

    Ce week-end-là, je lisais La trilogie marseillaise de Jean-Claude Izzo et je comprenais que la forme du roman permettait aussi de transmettre des idées, philosophiques, sociologiques, politiques, économiques, écologiques. Jusque-là, je ne l’avais pas cru possible pour mes écrits.


    Week-end du 20-21 octobre 2017

    Je m’étais donc limitée moi-même. Les barrières sont toujours dans nos têtes.

    Ne vous limitez jamais. Jetez-vous à l’eau, nagez, écrivez ! L’adrénaline est aussi forte en performance littéraire qu’elle peut l’être en art ou en sport.

    Rendez-vous dans la nuit du 20 au 21 octobre, copies à rendre le dimanche 22 avant 18 heures à mathieu@alloe.fr.

    Et un peu plus tard pour voir le résultat final de nos contributions.

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 20 octobre 2018

    PS pour le texte écrit pendant ce chapitre-test, il est possible que Mathieu publie un bonus où il figurera. A plus tard donc !

    Et d’ici là, écrivez, participez !


    groupe ScrivenerFR
    Literature & Latte (Scrivener)
    A Novel in a Day, NiaD (idée de Pigfender)
    blog de Mathieu Nicolas
    https://mathieunicolas.net/2017/10/22/novel-in-a-day/
    https://mathieunicolas.net/2017/10/28/novel-in-a-day-mission-accomplie/
    allez on écrit ! alloe.fr
    http://alloe.fr/participer-2018
    http://alloe.fr/chapitre-test



    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Préparation du NaNoWrimo en octobre

    Le NaNoWriMo se prépare à l’avance. Après trois camps et un NaNo, je le constate une fois de plus.

    Pour mon dernier livre sur Mai 68, tel que je l’ai vécu à la Sorbonne, j’avais fait les recherches dans mes archives historiques en février et mars avant le camp NaNo d’avril. Le 28 mars, je faisais la carte mentale du plan du livre qui commençait à bien se structurer au fil des saisies informatiques et de ce que j’y découvrais en résonance avec les événements du printemps des grèves et occupations 2018. J’ai fait la rédaction au cours du camp de printemps. J’ai relu et corrigé l’ouvrage avec des bêta-lecteurs au mois de mai. Quatre mois en tout pour un livre de près de 300 pages.

    En rédigeant récemment ma bibliographie complète depuis 2010, j’ai vu que j’avais publié trois livres par an, sauf les quatre ans sans MacBook, avec PC et Android, où je n’ai rien publié. Trois livres par an, c’est un bon rythme, qui peut correspondre aux trois mois de NaNo, deux camps au printemps et en été, un mois en automne. Maintenant que la pratique m’a montré que l’organisation était efficace, féconde, productive, je vais adapter mes années à ces objectifs précis.

    Qu’est-ce que je fais pour préparer le NaNo de novembre prochain ? C’est une question posée sur Twitter par les responsables de l’organisation de ce mois consacré à l’écriture : https://twitter.com/NaNoWriMo


    Du côté de l’organisation pratique

    Je prépare des plats cuisinés selon la saison des récoltes actuelles. Je les congèle en portions prêtes à sortir le matin pour le midi lors de mes sessions matinales de rédaction. Je ne veux pas réfléchir, il faut que je sache que je peux manger tout de suite quand je m’arrête d’écrire. Des plats prêts à être réchauffés après décongélation au frigo.

    13-prepas_NaNo

    Je nettoie le jardin des orties et ronces qui ont poussé en plus grande ampleur que les autres années. Je fais ce travail à la cisaille, à l’ébrancheur et je passe la tondeuse électrique pour broyer ce que j’ai rabattu à terre. Je laisse sur place pour couvrir le sol sans avoir à m’en occuper. D’habitude, je fais ce travail trois mois plus tard, après le solstice d’hiver, quand la sève est au plus bas. Cet été exceptionnellement chaud a bouleversé les rythmes de la nature qui m’entoure, je dois m’y adapter. J’ai besoin de marcher dans la beauté. Il faut que partout où je me pose pour écrire, partout où je pose mes yeux, le paysage soit harmonieux.

    Mes nettoyages ne sont pas ceux des jardins à la française, plutôt ceux des jardins anglais. J’applique une maxime apprise d’amis jardiniers en Cornouailles anglaises : « Cut the drieds, the deads, the deceaseds. » Couper tout ce qui est sec, mort, malade. Retrouver les lignes d’horizon pour que le regard se prolonge, comme dans les fenêtres des tableaux de Dürer, vers des perspectives que j’ai travaillées entre les talus, les haies, les sous-bois, les grands arbres. Restaurer l’harmonie autour de moi, pour écrire dans la sérénité et l’inspiration du lieu préservé.

    Je fais aussi des courses pour prévoir les aliments ou boissons que l’on peut stocker, comme du vin, de la bière et tout le fond des placards nécessaires pour imaginer des repas en complément du frais saisonnier.

    Je suis aussi allée avec une amie à la source faire le stock d’eau pour la boisson, les café, thé, soupes quotidiennes. Privilège absolu que d’avoir encore une source d’eau potable au goût délicieux non loin de chez nous. Source entretenue et analysée par les voisins du village.

    Je prévois des travaux de réparation à faire avant le mois de novembre. Il est possible que mon temps ne soit pas aussi disponible que je le voudrais, parce qu’une partie de mon toit de chaume doit être changé en ardoise courant octobre si le planning du couvreur est respecté. Événement vital, attendu depuis des années, qu’il me faudra accompagner. Je devrai intervenir à l’intérieur selon les travaux. J’aime ces chantiers où je dois m’impliquer. Je n’en avais pas fait depuis 2014, quand j’avais fait mes meubles de bureau, plus une table et des bancs de cuisine. Je crois que ça me manquait un peu, même si j’avais le bonheur de cuisiner dans un décor organisé à ma guise et de travailler dans un bureau répondant à mes besoins, y compris à la sieste sacro-sainte de l’après-midi sur un divan conçu dans le style du bureau mobile, des dessertes et de la bibliothèque de mes archives.


    Du côté de l’entraînement physique

    Pour bien écrire, il est important d’être en forme. La forme, ça s’entretient. Pas de temps en temps en faisant un exploit, mais un peu tous les jours. Je fais du yoga depuis mon extrême jeunesse et je garde une séance d’exercices au lever. Cet été, il faisait si beau que je suis descendue dans la prairie pour fêter le lever du soleil.

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    Depuis deux ans, je me suis remise au vélo et je tiens la distance. Cet été, je suis beaucoup sortie à vélo, cherchant de nombreux chemins de traverse pour aller nager le plus souvent possible dans mes criques secrètes.

    En plus, depuis le dernier NaNo d’avril, je cours le matin pieds nus dans ma prairie. Il faisait même si chaud en juillet que je me suis mise à courir nue dans le petit matin sous le regard étonné des chattes siamoises qui m’avaient donné envie de bondir comme elles dans l’herbe.

    Bon, c’est un peu spartiate comme activité, il faut être stoïque, j’ai ramassé beaucoup d’épines dans mes pieds, parfois de façon invalidante. Mais j’ai toujours réussi à les enlever en mettant des emplâtres d’argile sur les points sensibles. J’ai aussi attrapé une écharde sur le sentier côtier, le bout d’une petite branche s’était plantée sous mon pouce de pied gauche, ce qui ne m’avait pas empêchée de courir sur la terre, pensant que ça allait empêcher le sang de couler, en effet, puis d’aller me baigner et de revenir à pied jusqu’au vélo garé sur un parking. Quand j’ai pu sortir l’écharde, elle avait 70 mm de long, quand même ! Je dois être coriace. J’ai laissé passer un jour sans course pour cicatriser et je repartais goûter l’herbe plus ou moins mouillée selon les jours, sentir l’air sur ma peau nue, en bien meilleure forme qu’avant d’ajouter ces courses à mes séances de vélo et de nage.

    L’entraînement me réussit bien, je le continue aussi longtemps que j’y trouverai du plaisir. Je ne fais pas de compétition, je me lance juste des défis personnels, sans outrepasser mes limites. Je suis mes progrès sur Strava, pour me motiver. J’ai aussi investi dans une carte IGN dans l’application VisoRando, pour savoir où je suis, à force d’explorer des chemins hors des routes, je me suis parfois trouvée dans des endroits sauvages avec l’impression d’être dans une forêt primaire sous des arbres vertigineux. Sensations extraordinaires à quelques encablures de ma chaumière. Sentiment de faire corps avec la nature.


    Du côté de l’organisation intellectuelle

    Je m’aperçois depuis quelques jours que j’ai déjà commencé le NaNo. J’ai commencé à prendre des notes sur les chantiers, des notes qui sont devenues des chapitres, qui iront alimenter le livre que je vais sans doute travailler en novembre. Je vais tenter la même organisation que pour Des pavés à la plage, elle m’a bien réussi.

    J’ai pris les notes de cet article dans mon Journal de vie 2018, l’organisation que je suis depuis le début de l’année et qui me convient. J’ai tous mes projets en cours dans un seul projet et je n’ai pas besoin de refermer le projet sur l’application Scrivener iOS pour insérer un premier jet de chapitre ou de partie. Je ne passe pas mon temps à chercher tel ou tel projet pour y envoyer mon chapitre ou ma section. Il me suffit de descendre dans le projet pour le déplacer. C’est un peu long parfois, parce que j’ai un livre de recettes de cuisine qui commence à prendre de l’ampleur et je dois passer sur tous les documents de ce gros projets jusqu’à trouver son emplacement, mais ça me permet de revoir ce que j’ai écrit. La manipulation est plus facile sur Scrivener 3, mais j’aime travailler sur l’iPad pour rester mobile, alerte, dynamique et écrire dehors.

    J’écris toujours sur l’iPad, jamais sur le logiciel de bureau où je corrige, formate et compile.

    IMG_3264

    Quel projet vais-je travailler au mois du NaNo de novembre ?

    Je pensais travailler le livre commencé en juillet 2016 et travaillé en novembre 2016, avant la sortie du logiciel Scrivener 3 qui a alors mobilisé mes forces, et que j’ai revu au mois de juillet 2017 sur La vie créative plus simple. Mais ce projet s’est scindé en cinq projets et je ne veux pas bâcler l’un d’entre eux. Chacun de ces livres sont des fondamentaux pour moi, ils sont les témoignages que je veux transmettre sur la philosophie de mon écriture créative, sur la pratique de la publication numérique indépendante, sur les recettes de cuisine qui me permettent de bien manger en période créative, sur les chantiers qui me permettent de créer, conserver et entretenir un environnement sain pour pouvoir écrire en toute santé et sérénité, enfin sur les pratiques de jardinage que j’ai mises au point pour marcher dans la beauté.

    Ces livres sont le résultat de cinquante ans d’écriture et de soutien aux artistes, de plus de quarante ans de travaux de maçonnerie, menuiserie, plomberie, électricité, plantations, cultures, entretiens, pour être capable d’autogérer à moindres frais mon patrimoine bâti dans son paysage et le « transmettre en meilleur état que je l’avais reçu« , une réflexion de Marguerite Yourcenar m’ayant donné cet impératif kantien qui a guidé ma vie et l’anime encore.

    Pour l’instant, je ne m’impose rien, je prends des notes, selon les inspirations. Je range la note au mieux. Je reverrai tout ça plus tard. Je sais que fin octobre, une carte mentale s’imposera à moi et sortira d’un jet en un quart d’heure, rarement plus, et le projet entier sera structuré.

    Je pensais donc consacrer le mois de novembre à la révision et au formatage de mes deux premiers livres sur l’écriture et la publication. Mais je les reverrai en janvier ou février, au cœur de l’hiver, dans la concentration nécessitée par la mauvaise saison. J’ai changé d’avis après un événement concernant les chantiers à faire sur ma maison pour la réparer.

    J’ai eu des problèmes récents pour obtenir des subventions de restauration de mon toit de chaume qui met en péril une partie de la maison. Ce blocage inattendu (je croyais mon dossier déposé le mois d’avril) m’a obligée à analyser ce que je voulais vraiment. Devais-je suivre les indications de la responsable d’agence privée en contrat avec la communauté de communes pour gérer la transition énergétique, afin d’obtenir des subventions, avec des obligations sans doute valables pour de nouvelles constructions, mais sans grand rapport avec les besoins d’une maison construite avant la révolution française. Ma chaumière bénéficie de murs de pierre montés à la terre qui perdraient leur inertie thermique s’ils étaient isolés en feuilletage de composants synthétiques comme on le fait en construction nouvelle. Cela fait plus de 40 ans que je réfléchis à ces questions et que j’observe le résultat dramatique de solutions modernes sur un bâti ancien.

    Un matin de fin août, j’ai tenté de visualiser les travaux intérieurs que ces obligations demandées pour les subventions impliquaient chez moi. Impossible de visualiser quoi que ce soit. Or tous mes chantiers commencent d’abord par une vision. J’ai su que je ne devais pas accepter les compromissions exigées. Je n’allais pas défaire des aménagements qui me convenaient si bien quand la maison était protégée par un toit étanche.

    C’est un peu comme si j’étais allée consulter mon médecin pour un grave problème cardiaque mettant ma vie en péril et qu’il exigeait, avant de me soigner, que je m’engage à faire arracher toutes mes dents, pourtant saines, pour les remplacer par des fausses dents, prises en charge par la sécu pour un peu plus de la moitié de leur valeur… J’avais le temps de mourir sur place.

    Il y a un an, je montais un dossier pour faire réparer une partie de mon toit et on exigeait de moi que je refasse toute la maison.

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    L’état du toit de ma chaumière après le coup de vent du 20 au 21 septembre 2017, qui a arraché d’un coup la bâche posée par les couvreurs. Il y a urgence à réparer cette partie. Mon dossier de subventions n’a toujours pas été déposé après un an de tractations diverses. Je laisse tomber ces solutions inadaptées à mes besoins. Je ne compte que sur moi-même et sur l’artisan- couvreur.

    Je connais bien ma maison, elle est solide, comme moi, malgré les apparences. Elle m’a permis de retrouver ma santé comme la nature travaillée autour d’elle. Je veux garder la maîtrise. Je ne veux surtout par m’engager sur un budget mégalomane, que je ne pourrais pas compléter, juste pour que mes travaux rentrent dans le cadre formaté des subventions ! Non seulement je n’avais pas le budget pour le complément exigé en plus des subventions, mais j’allais devoir effacer sur certains murs tout le travail fait d’abord avec mon mari, puis amélioré par moi-même. J’allais devoir défaire ce que j’avais tant aimé faire. Sans raison technique vitale, juste pour répondre aux critères des subventions de transition énergétique. Absurde ! Car malgré les problèmes de toit d’une partie de la chaumière, celle-ci reste mieux isolée que bien des maisons récentes !

    J’ai mis de côté le budget pour réparer la partie du toit vraiment abîmée. Cela ne suffira pas pour refaire aussi le toit de chaume sur l’arrière de la longère. Mais je préfère assurer mon budget à la mesure de mes moyens, pas à pas, un poste après l’autre. J’ai fonctionné comme ça toute ma vie, sans avoir assez de souffle pour respirer, sans avoir assez d’argent pour vivre sans souci. Si j’avais dû attendre d’avoir assez d’argent pour faire quelque chose ou de souffle pour avancer, je serais morte depuis longtemps. La vie m’a appris à faire les choses au fur et à mesure, par tranches, convenant à mon rythme. Seule  le plus souvent parce que mon cœur bat trop vite quand je dois suivre le rythme des autres. J’ai su gérer mes forces et mes moyens pour refaire une grande partie de ma maison, selon un style simple, sain, qui me convient parfaitement. Et j’ai en plus amélioré ma santé et mon souffle ! Rien n’est impossible à l’optimiste que je suis.

    J’ai modifié tous mes projets immédiats. J’ai réalisé à quel point j’aimais ma maison, pas en valeur matérielle, mais pour ce qu’elle représente en témoignage de travaux simples à la portée de tous et toutes, puisque j’ai réussi à les faire moi-même. J’aime ma maison parce que j’ai travaillé sur elle et qu’elle a une longue histoire avant moi qui n’en suis que la gardienne du seuil.

    J’ai donc décidé de témoigner sur le bâti breton refait en respect des travaux des anciens avec des valeurs modernes non polluantes, qui ne sont pas celles des normes industrielles, plus dans l’intérêt des lobbies que celui des usagers. Je vais raconter l’histoire de mon domaine breton. C’est sur ces sujets que je vais concentrer le mois de novembre du NaNo.

    Quand les phrases commencent à danser dans la tête, c’est que le livre veut naître et grandir. Et là, les phrases dansent, il faut les cueillir.

    Voici quelques réflexions sur ma pratique d’avant NaNo. Et vous ? Que faites-vous pour préparer votre mois d’écriture de roman ou essai ? Partagez vos idées, c’est stimulant pour tout le monde.

    Belles écritures ! Bon vent de pré-NaNo !

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 1 octobre 2018

    Strava : https://www.strava.com/athletes/17692897

    Autres articles sur le NaNoWriMo : Répertoire des articles sur le NaNoWriMo avec Scrivener

    ***
    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Conseils pour faire un service de presse sur Smashwords

    Un des grands avantages de Smashwords est de permettre de faire des services de presse, par le Coupon Manager.

    Sur Amazon, on peut offrir des coupons cadeaux, mais rien n’oblige le récipiendaire à l’utiliser pour acheter votre livre. Pas pratique. Pas gratuit.

    Sur Smashwords, c’est simple, pratique et gratuit.


    On va dans la page Dashboard, on clique sur Coupon Manager dans la fenêtre de droite. On choisit le livre et on règle les champs selon nos désirs, en décidant de la date de validité du coupon.

    1-Marketing
    Dashboard > Coupon Manager
    1-DashboardCoupon
    Sélectionner le livre et cliquer sur Generate Coupon
    3-CouponManager
    Paramètres du coupon

    Discount = 1OO% / Price = $0.00
    Date d’expiration
    Description = (ici ce coupon est destiné au groupe Facebook des scrivonautes de ScrivenerFR)
    Nombre de téléchargements possibles (ici, le nombre des membres du groupe)
    Coupon public ou privé (ici, privé), cocher la case pour le rendre public.

    4-CouponFR
    Code généré à transmettre en service de presse
    5-PrixSmashwords
    Sur la fiche du livre cliquer sur Buy
    6-CodeSW
    Mettre le code dans le champ Coupon Code et cliquer sur Apply Coupon

    Les promotions peuvent se faire à prix réduit.

    Si le service de presse est gratuit, aucune carte bancaire n’est nécessaire. Il suffit de créer un compte Smashwords, ce qui est une bonne façon de faire connaissance avec le site de publication indépendante californienne.

    L’avantage est d’avoir tous les formats numériques disponibles.

    Belles lectures et beaux apprentissages !


    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 16 août 2018


    Groupe francophone ScrivenerFR


    Cet article développe un chapitre du Guide pratique Smashwords plus simples pour les francophones

    Sur Amazon au format mobi Kindle

    Sur Kobo au format ePub

    Sur Smashwords en ePub, mobi, PDF, LRF

    Conseils pour bien lire un ebook de guide pratique avec captures d’écran

    Il n’est jamais inutile de donner quelques conseils pour mieux utiliser nos outils numériques. On n’a pas forcément fouillé toutes les possibilités offertes et on peut ainsi se priver d’un confort indispensable à une bonne vision de lecture, en particulier des illustrations d’un guide pratique en ebook.


    Lire un roman en mode Portrait

    Lire un roman sur un Kindle, un iPad, une tablette, une liseuse Nook, Kobo, Bookeen, quelle que soit sa marque, est chose simple : on le tient dans le sens de la hauteur comme on le ferait d’un livre papier. Cette présentation est dite Portrait.


    Lire un guide pratique en mode Paysage

    Lire un guide pratique nécessite de bien voir les images, le plus souvent faites de captures d’écran de logiciels, applications ou sites internet. Il vaut mieux changer l’orientation du support numérique dans le sens de la longueur. Cette présentation est dite Paysage.

    Les Kindle des premières générations n’affichent pas les images en couleur. Je ne les recommande pas pour la lecture des guides pratiques.

    Les captures d’écran explicatives seront plus lisibles en couleur sur l’application Kindle Amazon de votre ordinateur ou de vos supports numériques.


    Faites vous-même les tests en changeant d’orientation

    Ainsi, si je regarde une page au format Portrait, la capture d’écran n’est pas très grande.

    Ecran_Portrait
    écran d’iPhone 6 en Portrait

    Je bascule l‘iPhone 6 en mode Paysage et je vois parfaitement le tableau issu de Scrivener.

    Ecran_Paysage2
    Ecran d’iPhone 6 en Paysage

    Sur les iPhone à partir du 6, on peut agrandir les captures d’écran avec deux doigts comme on le fait des photos.

    AgrandissementIPhone6
    Agrandissement d’un écran du livre de MarieBo sur iPhone 6 avec deux doigts

    Faire les bons réglages de lecture

    Pour bien afficher les images, il faut faire des réglages en cliquant en haut et à droite des écrans sur :

    • (Kindle) Aa Défilement continu
    • (iPad) aA  Faire défiler

    Defil_Kindle
    Réglages Kindle
    Defil_iPad
    Réglages iBooks

    Ma méthode d’apprentissage par guide pratique illustré

    • Quand je découvre un nouveau guide pratique, je le lis d’un bout à l’autre sur mon iPad (défilement continu et paysage) pour avoir une idée générale de toutes les possibilités du nouveau logiciel, de la nouvelle application ou du site à utiliser. Je suis souvent dans un demi-sommeil, car je lis dans mon lit, mais j’intègre beaucoup de paramètres de cette façon subconsciente.
    • En général, j’ai de nombreuses idées qui me viennent à l’esprit lors de cette première étape. Je les laisse se développer tranquillement.
    • Ensuite, je vois ce que je peux faire sur le logiciel ou l’application. Je fais mon travail en testant certains trucs compris à la première lecture.
    • Puis, si je bute sur une fonction, je reprends le guide en visualisant le chapitre concerné, je mémorise les procédés, je crée les images mentales dont j’ai besoin et les mets en pratique. J’ai rarement besoin d’avoir un livre ou une tablette près de moi.
    • C’est un entrainement cérébral qui me réussit plutôt bien de faire confiance à ma mémoire tout en gardant la possibilité de tout vérifier à portée de clic !
    • Quelques semaines ou mois plus tard, je relis tout le guide d’un œil neuf avec le recul de l’expérience et je découvre des trucs plus subtils que je n’avais pas compris au début.
    • Je les mets en pratique et ainsi je maîtrise de mieux en mieux mes apprentissages.

    À vous de trouver la façon dont vous mémorisez le mieux les manipulations qui correspondent à vos besoins de travail. Bonne lecture !

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, 15 août 2018


    1. Merci à Marie Bo d’avoir attiré mon attention sur ce défaut de vision qu’on a en lisant la tablette comme un roman alors qu’on voudrait décrypter un guide pratique.
    2. Marie Bo a écrit un guide pour faire les guides pratiques avec Power Point et Kindle Creator Texbook : Publier sur Kindle avec Power Point.
    3. Je prends ces exemples de réglage avec les supports de lecture que j’ai sous la main, mes iPad et iPhone avec les apps iBooks et Kindle. N’hésitez pas à mettre les vôtres en commentaires si vous utilisez une liseuse Kobo, Bookeen, Nook, ou une tablette Android. Merci.

    Des pavés à la plage Mai 68 : versions papier par amitié

    Et voilà, moi qui ne jure plus que par le numérique depuis que je lis sur liseuse ou tablette, j’ai franchi le pas de publier une version papier pour mon dernier livre publié en ebook sur Amazon KDP le 26 mai 2018 : Des pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne archives souvenirs bilans édition du cinquantenaire.

    Je dirai ailleurs pourquoi je n’aime plus le papier. Ici je veux raconter cette nouvelle aventure qu’a été la publication d’un ebook en papier. Je l’ai fait par amitié.

    Une première version papier au format normal police 12

    J’avais appris l’été dernier, lors de la publication de l’ebook Le festival de Wight vu par 2 Frenchies, que le photographe de ma jeunesse, Jakez Morpain, dont les photos illustraient le livre, avait une préférence pour le papier, parce qu’une maladie très invalidante ne lui permettait plus de tenir et utiliser une tablette.

    J’avais désespérément essayé de formater le livre en papier, pour lui remonter le moral, le soutenir, lui faire savoir par ce geste symbolique que j’étais de tout cœur avec lui, au moins télépathiquement. J’avais renoncé, parce que je n’étais pas satisfaite de la présentation qui ne rendait pas justice à ses photos prises en août 70 à Wight avec mon petit frère Bruno et moi. Mais j’espérais revoir la question en beau livre d’art par souscription pour les 50 ans de Isle of Wight festival of music 1970.

    Hélas, le photographe de ma jeunesse ne verra pas le résultat de mes efforts. Il est mort le 31 mai 2018, comme je travaillais à la version brochée. Aussi la lui ai-je dédicacée. Curieusement, comme souvent, avant la mort d’un proche, je ne cessais de penser à lui. Le portrait de la 4e de couverture est de lui. Il est dans mes itinéraires. Il a été un témoin de mes quêtes. Un témoin discret, attentif, respectueux de ma personnalité, si différente des gens qu’il côtoyait en temps habituel. Nous ne faisions pas partie de la même classe sociale. Mais chacun appréciait les qualités de l’autre.

    Pendant ses derniers jours, sans savoir ce qu’il traversait, j’avais éprouvé le besoin de récoler sur mon Mac mini toutes les photos qu’il m’avait envoyées depuis la première publication d’Aquamarine 67, dès 97, au début de l’Internet, et fin 2009, quand j’étais passée à la publication en ebook sur plateformes numériques indépendantes.

    J’avais particulièrement aimé retrouver une photo de lui et de mon petit frère Bruno, que j’avais prise avec son appareil en 1967 à Kerfany, sur la terrasse de notre maison d’enfance, maison construite à la fin du XIXe siècle par Marie Henry, dite Marie-Poupée (bonne hôtesse des peintres du Pouldu), rachetée par notre grand-père.

    Jacques venait de m’emprunter mon chapeau de paille acheté plus tôt au marché d’Angoulême au cours du voyage autour de la France avec mes parents et mon petit frère. J’ai encore ce chapeau de paysanne.

    67Kerfany-JakezBruno
    Jakez Morpain et Bruno le Doze en août 1967 Kerfany-les-pins par Gaelle Kermen

    Les revoir sourire tous les deux étaient un baume au cœur.

    Je travaillais sur la version brochée quand j’ai appris la triste nouvelle, venue le délivrer de ses souffrances. Sortir mon dernier livre en papier était dès lors un devoir sacré. J’ai rempli mon objectif.

    Ce voyage l’accompagnait vers l’au-delà.

    Repose en paix, témoin de notre jeunesse.

    Trugarez, Jakez !

    Une deuxième version aux caractères agrandis en police 21

    Et je suis allée encore plus loin. Une amie avait eu des difficultés à lire mon ebook au moment des corrections. Ses problèmes de vue (DMLA) la gênaient beaucoup pour voir certains caractères trop petits. J’ai voulu faire pour elle une version agrandie, d’abord en PDF, qui a simplifié sa tâche de lecture, pour voir les éventuelles erreurs restées après mon écriture, en plus des autres paires d’yeux qui me rendaient ce service.

    Puis, j’ai décidé de sortir une version papier en grands caractères pour faciliter la lecture des yeux fatigués.

    Ce n’était pas évident de faire deux versions différentes sur Amazon KDP que je testais en publication brochée. D’abord, il a été question de dépublier la première version. J’ai alors expliqué à l’équipe d’Amazon (via Bibliothèque auteur, Aide, Contacts), mon souci de proposer une version plus confortable pour le lectorat mal-voyant. Et l’idée a beaucoup plu à mes interlocutrices, qui répondaient rapidement à mes demandes. Il est possible que dans le futur, une même fiche de livre puisse être créée pour l’ebook, le broché et un autre broché, agrandi ou beau livre. Pour l’instant, on ne peut faire qu’un ebook et un broché. J’ai donc dû créer une autre fiche pour avoir une version agrandie.

    Cette nouvelle collection s’appelle Police 21. Tout le texte est en 21.

    J’expliquerai ailleurs toutes les étapes nécessaires pour élaborer les deux versions brochées, dans un tutoriel permettant aux autres auteurs de moins s’arracher les cheveux que moi.

    Et bien sûr, j’ai créé un ebook qui complète cette version papier où j’ai éliminé les liens et les notes. Une possibilité d’Amazon KDP est de lier les deux versions, ebook et broché. La case s’appelle Matchbook dans la fiche de l’ebook. J’ai demandé à ce qu’elle soit gratuite pour les acheteurs de la version papier, afin qu’ils trouvent le complément dans l’ebook. Je souhaite que les lecteurs qui n’ont pas encore osé passer au numérique en découvre ainsi sans frais les avantages.

    Dernière minute
    Malheureusement, cette fonction n’existe encore que pour les achats faits sur amazon.com. Mais si vous m’écrivez avec la preuve d’achat, je me ferai un plaisir de vous envoyer le fichier ebook en mobi, epub et PDF, selon vos supports numériques.

    Exclusivité estivale sur Amazon KDP Select

    Les deux ebooks peuvent être acquis séparément. Ils sont en exclusivité sur Amazon KDP Select tout l’été. Comme je n’avais jamais voulu expérimenter le papier auparavant, je n’avais jamais voulu donner l’exclusivité à Amazon, tenant à publier aussi sur les autres plateformes. Cette fois, le livre m’a emportée beaucoup plus loin que je ne le pensais au départ, la fatigue m’est tombée dessus fin mai, avec deux deuils appris le même jour, je ne pouvais pas m’investir dans d’autres publications. Je reverrai la question pour la rentrée.

    Et puis, j’aime bien expérimenter ce que je ne connais pas encore pour en informer d’autres auteurs francophones, moins à l’aise que moi dans le maniement des outils informatiques. Si je peux vous faire gagner du temps, j’aurai l’impression de ne pas avoir perdu le mien. Donc, je vous dis à bientôt !

    Gaelle Kermen, Kerantorec, le 17 juin 2018


    Liens sur amazon.com permettant d’obtenir gratuitement la version ebook

    Police 21 version papier grand format
    Police 12 Version papier format normal


    Les couvertures sont l’œuvre d’Adam Molariss pour Indiegraphics.


    Couverture rouge (écriture blanche sur fond rouge)
    Police Taille normale 12

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    Lien à la version ebook mobi

    Lien à la version brochée 6×9

    Couverture blanche (écriture rouge sur fond blanc)
    Police Taille agrandie 21

    51SlOfNczmL._SX352_BO1,204,203,200_.jpg

    Lien à la version ebook A4_21

    Lien à la version brochée A4_21

     


    Mise à jour du 13 septembre 2018

    Depuis ma demande de format en grands caractères au service d’aide d’Amazon, une case a été ajoutée dans les fiches de livre broché en bas de Rubriques : impression en gros caractères. Amazon KDP tient toujours compte des remarques que nous lui faisons. J’ai eu plusieurs fois l’occasion de l’expérimenter.

    AMZ-Groscaractt2018-09-12 à 11.52.00

     

    Publications 2017

    Depuis que j’ai acquis l’application Scrivener for iOS en aout 2016, mes publications et écritures ont pris de l’élan et de l’ampleur.


    Trois rééditions en janvier 2017 des guides francophones Scrivener

    • Scrivener plus simple pour Mac, guide francophone, 2e édition, janvier 2017
    • Scrivener plus simple pour Windows,  guide francophone, 2e édition, janvier 2017
    • Scrivener plus simple pour iPad et iPhone,  guide francophone, 2e édition, janvier 2017

    Trois coffrets aux prix attractifs en janvier 2017 des guides francophones Scrivener

    • Scrivener plus simple pour Mac et iOS
    • Scrivener plus simple pour Windows et iOS
    • Scrivener plus simple pour Mac, Windows et iOS

    Les guides Scrivener plus simple sont régulièrement en tête des ventes sur Amazon de la catégorie Logiciels.


    Trois parutions en mars et septembre 2017

    • Smashwords plus simple pour les francophones, guide pratique gratuit le 3 mars 2017
    • Aquamarine Revisited (collection Archives), cahier de 1967 annoté pour le cinquantenaire, publié le 30 mars 2017
    • Le Festival de Wight 70 vu par 2 Frenchies (collection Archives), cahier de 1970 publié le 10 septembre 2017

    Écritures au cours des mois de NaNoWriMo en juillet et novembre 2017

    • Construction et premier jet d’un essai sur l’écriture et la créativité en juillet pendant le Camp NaNoWriMo d’été.
    • Revu et corrigé en novembre, il se scinde en trois autres guides : Chantier, Jardin et Cuisine plus simple.

    Ces projets sont abandonnés temporairement pour permettre l’écriture d’un guide pratique sur le logiciel Scrivener 3 sorti le 20 novembre 2017. Le livre sortira le 2 février 2018.


    Les guides Scrivener plus simple pour les francophones sont régulièrement en tête des ventes d’Amazon dans les catégories Bureautique et publication et Logiciels.


    Capture d_écran 2018-06-17 à 10.37.25


    Gaelle Kermen est écrivain diariste, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (1969 à 74)

    Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
    «  Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais ! »

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 17 juin 2018
    ACD Carpe Diem


    L’auteur
    Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS, Scrivener 3). Les ebooks sont disponibles sur les plateformes numériques en plusieurs formats de lecture pour liseuses et tablettes.

    Page auteur sur Amazon (format mobi)
    Page auteur sur Apple (format epub)
    Page auteur sur Kobo (format epub)
    Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
    Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

    Publication numérique indépendante : mon marketing à l’envers

    Dans les années 80-90, lorsqu’on avait une entreprise, on ne parlait que de marketing. J’ai lu bien des guides de l’époque et j’en ai lu de plus récents. Je crois en connaître quelques codes, mais je m’étonne qu’on ne les fasse pas évoluer avec les nouvelles technologies. J’ai bien sûr utilisé les mailings postaux pour garder le contact avec les clients de mon cabinet libéral. Au siècle dernier. Désormais, je renâcle à appliquer ces méthodes.

    Internet a changé la donne des relations entre l’entrepreneur et le prospect pour qu’il devienne client. Les échanges entre l’auteur et le lecteur ne dépendent plus des maisons d’édition traditionnelles. L’auteur peut désormais opter pour une publication numérique indépendante, beaucoup plus gratifiante et rémunératrice. Le lectorat apprécie de pouvoir communiquer directement avec l’auteur qui l’a séduit, ému, intéressé, passionné.


    Je pratique l’Internet depuis les débuts. J’ai beaucoup utilisé le mailing les premières années quand nous étions heureux de recevoir des courriels sur nos ordinateurs bien plus vite que ce que nous appelions le snail-mail, le courrier escargot postal. Tout a changé en l’an 2000 quand les grandes marques ont investi ce que nous considérions comme un outil démocratique de gestion de la planète dans un sens collaboratif.

    Les réseaux sociaux ont changé la façon de communiquer et aucune entreprise ne survivrait sans une page Facebook et un compte Twitter. Les hommes politiques eux-mêmes ont dû se mettre à ces outils, le paroxysme de la folie de communication aboutissant à un président américain faisant ses annonces diplomatiques par des tweets.

    Désormais, nous sommes submergés par les annonces de toute sorte. Tous les jours, dans nos courriels, les messages abondent sans que nous ayons le temps de les lire. Je refuse d’imposer à quiconque des solutions marketing qui moi me dérangent.

    Mailing-list

    Je sais que les spécialistes du marketing pour les auteurs numériques indépendants conseillent de gérer une mailing-list de lecteurs. J’ai expliqué dans mon article précédent que je n’avais jamais réussi à faire un courriel à mes nombreux correspondants pour annoncer la sortie d’un de mes livres. Il y a plus de vingt ans, je pouvais faire un seul envoi à tout mon carnet d’adresses (entre 800 et 1000 contacts) en copie invisible pour respecter la confidentialité des adresses de messagerie. Ce n’est plus possible, c’est assimilé à du SPAM. Il faut morceler les envois et là, je renonce… Je suis trop épuisée après la sortie d’un livre pour avoir encore ce courage. C’est sûrement dommage de ne pas faire savoir mon savoir-faire à des correspondants qui pourraient être intéressés, mais à l’impossible nul n’est tenu !

    Abonnement aux Newsletters

    Je constate de mon côté que je lis rarement les courriels d’abonnements auxquels j’ai pourtant consenti, alors que je lis de nombreux billets et articles sur Twitter et Facebook. Le mail ne fait plus autant partie de mes modes de communication qu’il y a vingt ans. Si un ami ou une amie veut prendre contact avec moi pour une visite, sachant que je ne réponds jamais au téléphone pour rester concentrée sur mes écritures, l’ami ou l’amie va plutôt utiliser le SMS ou un message sur Facebook. De nombreux lecteurs me contactent directement par Messenger. J’en arrive à trouver le courriel un peu dépassé. Il était adapté aux échanges des années 1995-2005 comme le fax l’était dans les années 80, après avoir pris le relais du TELEX des années 70 ou du télégramme (le petit bleu) ou le pneumatique des décennies précédentes.*

    * Pour avoir une bonne idée de l’évolution des techniques de communication et des transports, la lecture de la série des Maigret de Georges Simenon est passionnante, l’action se situant entre 1928 et 1972.

    Cadeau de PDF en échange des adresses

    De même, quand je m’abonne à un blog d’auteur, un PDF m’est offert en cadeau pour avoir confié mes données de messagerie à l’auteur. Je m’aperçois que je ne lis jamais ces PDF, alors que je lis plusieurs heures par jour sur ma liseuse ou ma tablette. J’en arrive à douter de l’intérêt de ce système d’échange.

    C’est pourquoi je n’ai pas mis de condition aux téléchargements de modèles Scrivener pour les auteurs francophones que je propose sur mon blog auteur en application des usages du logiciel d’écriture dont je ne cesse de vanter les mérites.

    Concours de promotion

    De la même façon, faire des concours pour se faire connaître me semble si infantile que je n’imagine pas appliquer ce genre de méthode pour faire connaitre mes dernières publications.

    Je sais qu’en marketing on prétend que les gens ont dix ans d’âge mental, qu’ils ne savent pas lire, et, pour que tout le monde comprenne, il faudrait écrire avec des phrases simples et des paragraphes courts, sans jamais utiliser de mots compliqués qui nécessiteraient l’utilisation d’un dictionnaire.

    Je dis STOP ! De grâce, arrêtons de prendre les gens pour des cons !

    Vous faites ce que voulez, mais moi je n’écris pas dans cet état d’esprit. Je considère que mon lectorat est adulte et responsable, qu’il sait lire, qu’il est cultivé ou a envie de se cultiver et se documenter, il souhaite mieux comprendre le monde qui l’entoure pour y tenir son rôle particulier. J’espère contribuer à ses progrès autant que cela m’est possible.

    Les facilités du numérique

    Je préfère offrir un contenu de qualité que de promettre des objectifs intenables et fallacieux. Si quelqu’un a besoin des services que je propose, il saura me trouver par un bon référencement dans les moteurs de recherche. S’il ne connait pas un mot dans une phrase complexe, il saura utiliser les facilités du numérique. En appuyant sur le mot, il fera apparaître la définition en français comme en anglais ou en toute autre langue. Il saura souligner les passages intéressants, mettre des signets aux pages sur lesquelles il sera intéressant de revenir, il apprendra à copier des citations pour extraire la « substantifique moelle » rabelaisienne de l’ouvrage qui fera ainsi partie de son patrimoine immatériel à jamais dans son esprit. S’il ne sait pas utiliser les outils numériques, je les lui expliquerai, il le lira dans mes guides, c’est une partie de mon travail d’écriture.

    Même une série télévisuelle commence par les mots d’un scénario. Les mots restent des vecteurs d’initiation privilégiés pour améliorer la condition humaine. Et il n’y a pas d’âge limite pour en apprendre de nouveaux. C’est même la garantie d’un bon entraînement cérébral.

    Voilà mon marketing à l’envers : je n’écris pas dans l’idée que tout le monde est appauvri mentalement et qu’il faut descendre au niveau le plus bas pour se faire comprendre.

    J’écris dans le respect et l’estime de mes lectrices et lecteurs. Si on a besoin de moi, on me trouvera. Je répondrai. Mais il faut aussi faire un effort pour améliorer sa propre compréhension, compléter son vocabulaire et progresser. Rien n’est acquis d’emblée, tout s’apprend, tout se pratique et tout évolue. Mais les lecteurs doivent lire et pratiquer pour intégrer les connaissances.

    De l’ordre de l’intime

    Si vous appliquez les méthodes marketing qui sont conseillées depuis les années 80, vous augmenterez sans doute plus vite votre lectorat que je ne le fais moi-même. Je souhaite qu’il vous reste aussi fidèle et profond que le mien. Mes lectrices et lecteurs ne déversent pas leurs commentaires sur Amazon, mais les messages que je reçois sont de l’ordre de l’intime et je les garde au cœur comme de précieux secrets. Ils me donnent le courage de continuer dans les moments de doute. Car le doute est indispensable pour progresser, le doute cartésien, hyperbolique, celui qui remet tout en question, qui ne tient rien pour acquis et permet de dépasser nos limites, d’aller plus loin dans l’exigence de qualité littéraire.

    Le partage des connaissances

    Un des héritages positifs de Mai 68 tel que je l’ai vécu dans la Sorbonne libre est le partage des connaissances. Voilà pourquoi je ne ferai jamais de marketing ordinaire. Il est plus important pour moi de savoir que des auteurs vont progresser grâce à mes écrits pratiques que de me préoccuper de monter dans les classements par des méthodes qui me dérangent moi-même. L’un n’empêche pas l’autre d’ailleurs. En effet, mes petits guides sans prétention sont au même rang que ceux qui émanent des éditions prestigieuses comme First Editions (collection Pour les Nuls). Nous alternons les premières places de nos catégories et cela déjà me conforte dans ma démarche. Leur place n’est pas due aux promotions éclair ou gratuites d’Amazon qui faussent délibérément les statistiques. Mais au fait que je réponds concrètement à des besoins de lectrices et lecteurs francophones parce que d’autres documentations en français ne sont pas encore sorties quand je publie mes guides pratiques sur Scrivener.

    Mes autres livres sont trop littéraires pour faire partie du Top 100 et cela ne me gêne pas. On n’attend pas d’un cinéma d’art et d’essai qu’il fasse autant d’entrées qu’un cinéma des Champs Élysée à Paris. Chacun sa place. Les ventes des guides sur Scrivener me permettent de continuer à publier ce qui moi m’intéresse, sans souci de plaire au plus grand nombre, en sachant que d’autres lectrices et lecteurs que moi aiment trouver de la matière consistante dans des ouvrages documentés, avec une belle langue travaillée, qualité devenue trop rare. Et si je ne publiais que pour les chercheurs futurs, cela me conviendrait aussi. Car je sais que ma voix est sincère.

    Trouvez votre propre voie, celle qui vous est familière. Testez ce qui vous convient. Faites entendre votre voix unique, votre vibration personnelle. L’écho de l’univers vous répondra.

    Gaelle Kermen,

    Kerantorec, le 19 mars 2018

    En attendant de trouver votre place par vos écrits, voici un récent modèle sur Scrivener 3 sans condition, ni donnée personnelle ni inscription. Vous cliquez sur le lien. Le modèle compressé se télécharge depuis mon site web du siècle dernier. Il se dézippe sur l’ordinateur. Vous pouvez ouvrir un nouveau projet Scrivener, importer le modèle ou le faire glisser dans le nouveau projet Scrivener 3.

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    Scrivener 3 : modèle de collection de recettes en cadeau


    Publications en cours

    Cet article fera partie des chapitres de l’essai de philosophie pratique sur l’écriture et la publication numérique indépendante, essai commencé lors du Camp NaNoWriMo de juillet 2018, scindé depuis en plusieurs projets. Je reprendrai cet essai lors du Camp de juillet pour une publication début août 2018.

    La suite des publications se fera le 2 novembre 2018 (cuisine en temps de création intense), bricolage et jardinage plus simple), etc.

    Pour l’instant, ce mois de mars, je prépare les documents d’archives sur Mai 68 et toutes mes notes sur le sujet, pour écrire et mettre en forme un essai sur Mai 68 après cinquante ans, pendant le Camp NaNo d’avril. Je le mettrai en précommande le 22 mars pour une sortie le 3 mai 2018.

    Rappel des publications déjà faites

    2016 Scrivener plus simple pour Mac, Scrivener plus simple pour Windows, Scrivener plus simple pour iPad et iPhone

    2017 Coffrets des guides sur Scrivener pour un prix abordable, Smashwords plus simple pour les francophones (gratuit), Aquamarine Revisited, édition du cinquantenaire, Le Festival de Wight 70 vu par 2 Frenchies (photos de Jakez Morpain)

    2018 Scrivener 3.0 Introduction aux Tutoriels anglais (gratuit), Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version Mac 3.0 (sur toutes les plateformes numériques)


    L’auteur
    Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS).

    Page auteur sur Amazon (format mobi)
    Page auteur sur Apple (format epub)
    Page auteur sur Kobo (format epub)
    Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
    Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

    Après la publication : dépression post-scriptum, articles, mots-clés, sérendipité

    En reprenant mon blog auteur le 11 mars, j’ai vu que j’avais omis de publier un article qui aurait dû l’être le 2 février, le jour de la sortie du dernier guide pratique Kermen, Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version Mac 3.0. Quarante jours, c’est le temps qu’il m’aura fallu pour reprendre des forces intellectuellement et physiquement. C’est une réalité après la sortie de mon dernier livre. Je ne sais pas comment font les auteurs pour assumer leur promo après la sortie de leur livre, comme le recommandent les guides d’autoédition, pour moi c’est impossible.


    Quand j’écris, mets en forme et publie un livre, je vais au bout de mes forces en donnant le meilleur de moi-même et de mes connaissances. Il m’est impossible d’en faire plus après la publication. Les batteries sont à plat. Je n’ai plus aucune énergie. Je suis abrutie, sans ressort. L’idée même de me mettre devant mon ordinateur pour envoyer des messages et solliciter l’intérêt des gens me fatigue et me fait baisser les bras. Je tombe dans la dépression post-scriptum, ce sentiment de vide absolu après avoir porté avec intensité et mis au monde un ouvrage dans les meilleures conditions possibles.

    Après la sortie, c’est comme si le livre ne m’appartenait plus, comme s’il vivait sa propre vie et ne dépendait plus de moi, comme si je ne devais plus intervenir. Je ne sais pas comment les auteurs parviennent à faire leurs campagnes marketing après la sortie de leur livre. Cela m’est physiquement et intellectuellement impossible. Dès le premier livre publié en janvier 2010, Aquamarine 67, je n’ai jamais réussi à faire le moindre envoi par mail à mes correspondants, nombreux pourtant, collectés depuis 1995, pour les aviser de la sortie de mon livre et des suivants. Je parviens par courtoisie à envoyer un service de presse aux personnes citées dans mon ouvrage et c’est tout.

    Il faut que je fasse des activités physiques comme tailler des branches dans le jardin, sortir à vélo, faire du ménage. Ou au contraire je dois me mettre en boule sous la couette comme un chat frileux en lisant des livres reposants. Cette année, j’ai eu une panne de ligne téléphonique et j’ai été déconnectée de l’internet quinze jours. C’était presque une chance, je l’ai bien vécue et me suis reposée en prenant des notes tranquillement pour d’autres projets. Après ce passage à vide, je peux reprendre courage, idée et dynamisme.

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    Thaï et Toy, les petites siamoises sauvages recueillies pendant le Camp NaNo de juillet 2017, veillent désormais sur mon repos et ma sérénité intérieure.

    Après la période de précommande et la sortie du livre, je ne suis plus en mesure d’informer mes correspondants par des envois de courriels. Je n’aime guère en recevoir moi-même. Les auteurs qui pratiquent de cette façon me détournent de leur livre au lieu de m’encourager à le lire. Mon intérêt personnel à cliquer sur un lien et à acheter un livre numérique est inversement proportionnel aux nombres de fois où je le vois partagé. Une bonne présentation sur Facebook ou Twitter peut m’y inviter si le sujet m’intéresse. Son partage ad libitum m’agace et finit par m’ulcérer.

    Impossible donc pour moi de faire des mails répétés que je juge invasifs à la limite du harcèlement.

    Alors comment se fait-il que, malgré cette carence de ma part, cette faute professionnelle selon tous les critères de lancement, mes livres se fassent quand même connaître ?

    • Sans doute parce que je publie des articles sur des sujets qui intéressent mon lectorat potentiel.
    • Sans doute parce que je ne ménage pas ma peine pour dépanner les auteurs francophones qui veulent maîtriser Scrivener.
    • Sans doute parce que les mots-clés des métadonnées de mes livres et articles permettent de bons référencements dans les moteurs de recherche.

    La période de précommande me permet de caler toutes ses mises au point, invisibles pour nos yeux, détectables par les moteurs de recherche. Mon expérience de vieille routarde du web me permet de tabler sur ces algorithmes bénéfiques.

    Si je lançais mon livre dans l’océan numérique sans autre accompagnement en amont ou en aval, je n’aurais aucune retombée, le livre serait comme une bouteille à la mer, sans grand espoir d’être trouvée par un navigateur solitaire.

    Les ressources numériques offrent des possibilités d’être trouvé même par des gens qui n’ont jamais entendu parler de nous. La sérendipité fait parfois des merveilles. Beaucoup de lecteurs m’ont connue comme ça par hasard, en cherchant autre chose. Souvent, ils m’écrivent personnellement. Je réponds tout de suite aux questions, ne laissant jamais un lecteur actuel ou potentiel sans réponse.

    Établir une relation directe avec le lectorat est une priorité que j’apprécie dans la publication numérique indépendante. Construire un capital confiance est ce qui m’est le plus précieux dans ma démarche d’aide aux auteurs. Ma récompense ultime est de recevoir des messages d’auteurs me tenant au courant de l’avancée de leurs travaux d’écritures. Ces échanges n’ont pas de prix. Ils donnent vie et sens à tout mon travail.

    Donc, pour être bien répertoriée par les moteurs de recherche, j’écris des articles et des livres. Plus je publie, plus se multiplient les occasions d’être mise en avant lors de recherches dans les pages Internet.

    La vie m’a appris qu’on ne pouvait pas tout faire, qu’on ne pouvait pas être bon partout, que rien n’était parfait ! Mais tout est perfectible. Alors j’organise ce qui est à ma portée, dans mes cordes, me convient et me ressemble. Avec naturel et sincérité, en partageant mes compétences en toute assistance.

    Demandez-vous ce que vous avez à apporter à la communauté. Partagez vos centres d’intérêt, vos sources d’inspirations, vos témoignages d’expériences différentes, apportant un regard nouveau sur certains sujets. Partagez vos connaissances et compétences. Avancez dans la confiance que vous êtes unique et sachez le dire.

    Belles écritures !

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 13 mars 2018


    Aquamarine 67 Amazon mobi Apple epub Kobo Fnac epub

    La sérendipité est un anglicisme. Fiche Wikipedia. Appliqué d’abord au domaine des sciences, le mot est devenu courant depuis l’ère Internet. C’est la faculté de faire des découvertes à l’occasion de circonstances fortuites. On trouve autre chose que ce que l’on cherchait et on est content du résultat.


    L’auteur
    Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS).

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    Page auteur sur Kobo (format epub)
    Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
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    Scrivener 3 : conseils pour la synchronisation avec Scrivener pour iPad

    La synchronisation entre les deux supports, MacOs pour le fixe et iOS nomade, peut poser beaucoup de questions aux utilisateurs de Scrivener. Je ne rencontre pas de problèmes m’empêchant de travailler en toute sécurité. Voici quelques conseils que je mets en pratique sans même y penser, naturellement.


    Créer un dossier à partir du bureau du Mac

    On peut synchroniser ses projets en liant l’application depuis le tableau de bord à un dossier créé par elle sur Dropbox dans le dossier Apps/Scrivener. J’utilise un autre dossier créé sur le bureau du Mac

    6-iOS_Dossier

    D’après mon expérience, créer un dossier SCRIVENER pour Dropbox est plus facile depuis le bureau de l’ordinateur qu’à partir de l’application sur l’iPad ou l’iPhone. Je peux mieux gérer ce que je dépose dans le dossier de Dropbox, mieux en retirer ce que je jugerais achevé dans son premier jet, prêt à être formaté et compilé sur Scrivener 3. Je peux le remettre si j’ai besoin de le corriger sur l’iPad.

    Je crée un dossier sur le bureau, le lien est le même depuis 2016, mais je change souvent ce que j’y mets. Surtout je ne charge plus jamais la mule ! Je n’y mets que les projets en cours d’écriture ou de relecture.

    ScriverDropBox.png

    Ici, mon dossier de synchronisation sur Dropbox, plaque tournante entre les différents supports utilisés (quatre avec le PC sous Windows, en plus du Mac, de l’iPad et de l’iPhone).

    Quand j’ai eu un problème de ralentissement pour un livre illustré de photos d’archives en Haute Définition, je l’ai glissé sur le bureau du Mac, où je l’ai retravaillé pour les dernières étapes. Il était arrivé en phase de formatage pour la publication. Le faire glisser sur le bureau le supprimait de Dropbox, qui repartait allègrement dans la synchronisation des autres projets Scrivener. Ainsi mon dossier de synchro reste toujours dynamique. On doit voyage léger pour aller loin. Les sédentaires peuvent accumuler les charges, pas les nomades.

    Je ne rencontre aucun problème. Il me faut seulement parfois de la patience lorsqu’il y a beaucoup de dossiers à synchroniser entre tous les supports.

    À vous d’essayer.


    Ne pas sauvegarder dans le dossier de synchronisation

    Le dossier Dropbox où vous avez glissé vos projets à synchroniser entre vos appareils mobiles et les fixes n’est pas un dossier de sauvegarde. Vous n’y trouvez que des projets avec l’extension .scriv, à ouvrir avec l’application Scrivener pour iOS ou le logiciel Scrivener 3.

    Votre logiciel de bureau fait des sauvegardes qu’il faut paramétrer ailleurs, soit dans un autre dossier sur Dropbox ou sur le disque dur de votre Mac ou PC de bureau. Les projets sauvegardés ont l’extension .bak (de backup).

    Scrivener vous signalera cette erreur. On ne sauvegarde pas dans le même dossier que le dossier de travail à ce stade.


    Savoir où sont les sauvegardes

    Il vaut mieux savoir où sont rangées nos affaires pour ne pas naviguer dans le brouillard.

    Dans la fenêtre Scrivener, vous sélectionnez : Afficher le dossier Application Support dans le Finder.

    AffDossierSupport.png

    Le dossier s’ouvre avec les éléments dont Scrivener a besoin pour fonctionner.

    DossierSupport.png

    L’ancien dossier des sauvegardes s’appelait Backups. Le nouveau dossier s’intitule Sauvegardes.

    SupportSauvegardes.png

    Dans les Préférences, j’ai demandé la compression des sauvegardes, on voit donc l’extension .zip. On repère les sauvegardes à leur fin de titre en -bak. Hier, le logiciel a fait quatre sauvegardes du guide en cours.


    Éviter la surcharge documentaire

    Pour garder une synchronisation rapide, ne surchargez pas inutilement vos projets de documentations externes. Un projet n’est pas un endroit de stockage, mais un espace de création dynamique en vue d’écrire un premier jet de manuscrit. Vos écritures doivent être la priorité, celles des autres moins.

    Même si Scrivener est un atelier d’écriture, il n’a jamais été dit qu’on pouvait tout y mettre, au point de bloquer la machine. Ce n’est pas le but du jeu.

    Pour éviter d’alourdir vos projets de documentation devenue souvent inutile, il est préférable de lire les PDF dans la bibliothèque iBooks de l’iPad et d’utiliser la fonction Split View de iOS 11, si on écrit sur l’iPad, en glissant la fenêtre de iBooks à coté de la fenêtre Scrivener où vous pouvez prendre vos notes. Ou d’ouvrir un PDF dans une application dédiée, si on écrit sur le Mac de bureau.

    En évitant de surcharger vos projets de documentation, vous permettrez une synchronisation beaucoup plus rapide.


    Penser à vider la Corbeille

    Pour alléger vos projets, pensez à vider de temps en temps la Corbeille, où peuvent s’entasser des fichiers pesant un poids inutile. Vous gagnez parfois plusieurs Mega octets.

    Si vous craignez de jeter des éléments importants, faites-le au moins après la publication de vos écrits.

    On faisait le ménage dans nos dossiers de mémoires universitaires quand nous utilisions le papier. On doit le faire aussi en documentation numérique.

    Sur MacOs : Scrivener > Projet > Vider la Corbeille

    Sur iOS : Corbeille > glissement vers la gauche > bandeau rouge Vider la Corbeille > ok

    iOSCorbeille.png

    Vider la corbeille en cliquant sur le rouge.

    iOSVider.png


    Ne pas stocker trop d’images dans le projet

    Stocker de nombreuses images dans un Projet peut nuire à la qualité de la synchronisation de Scrivener 3 avec l’iPad ou l’iPhone. Une fois qu’elles sont insérées dans votre texte, il est inutile de les stocker. Scrivener n’est pas un garde-meuble stockant des boites d’archives. C’est un outil d’écriture qui doit rester dynamique et actif.


    Ne pas modifier manuellement dans les fichiers internes de Scrivener sur Dropbox

    Le créateur de Scrivener recommande de ne pas modifier manuellement des fichiers synchronisés dans Dropbox ou un Dossier synchronisé.

    Si vous modifiez un texte ou une image dans le dossier de synchronisation directement dans Dropbox ou un Dossier synchronisé (depuis un appareil sous Android par exemple), vous le faites à vos risques et périls. C’est possible, mais pas recommandé.

    Travaillez toujours vos textes ou vos images à partir des projets Scrivener, depuis l’application iOS ou le logiciel MacOS. Les dossiers de synchronisation ne sont pas des lieux de travail, mais des intermédiaires au service de vos écritures.


    Fermer les projets après le travail

    Désormais, sur Scrivener 3, une fonction permet de quitter automatiquement le projet après un certain laps de temps.

    QuitterAutom.png

    Cette fonction permettra aux distraits de mieux synchroniser leurs projets entre leurs appareils nomades et fixes.

    Du côté de l’application pour iOS, sur l’iPad ou l’iPhone, vous pouvez synchroniser au fil de vos écritures, quand vous avez fini un développement en cliquant :

    • sur l’icône de synchronisation des deux flèches qui tournent en rond, que l’on trouve en plusieurs endroits,

    iOSPagefleches.jpg

    iOSRondfleches.jpg

    • sur l’icône de partage (carré avec flèche vers le haut) > Synchroniser maintenant,

    iOSpartage.jpg

    iOS-SyncNow.png

    • sur la flèche des Projets en haut à gauche du projet.

    iOSProjets.jpg


    Fermer le projet avant de quitter l’iPad

    Cliquez sur OK en haut de votre page en cours et revenez dans le Classeur de gauche.

    Puis cliquez sur la flèche en haut vers la gauche. Vous revenez sur le tableau de bord général de vos projets Scrivener. Ainsi se ferme le projet en cours sur l’iPad. Si vous avez bien paramétré votre application, vous voyez la synchronisation se mettre en route. Vous avez fini votre travail. Tout est sauvegardé. Vous êtes tranquille !


    Fermer ses projets Scrivener est aussi simple et indispensable que d’éteindre la lumière quand il fait jour, fermer la porte de la maison à clé quand on la quitte, couper le robinet d’eau quand on s’est lavé les mains. Pour bien vivre, il y a des choses qui se font.

    Vous pouvez maintenant, sans risque ni culpabilité, tirer le rideau de la boutique et passer à autre chose, vaquer à vos occupations routinières, déguster une bonne bière, un bon vin ou ce que vous aimez, courir, pédaler, sauter, danser, jouer, discuter, échanger, rire. Vous pouvez avec bonheur penser à autre chose qu’à vos écrits. Rechargez vos batteries ! L’inspiration n’en sera que mieux stimulée.

    En respectant ces quelques règles de bases, vous apprécierez de pouvoir travailler sans entrave, en sachant que tout est ordre. Vous avez donné le meilleur de vous-même. Vous êtes en harmonie avec le monde qui vous porte.

    Belles écritures !

    Gaelle Kermen, Kerantorec, le 2 février 2018

    Publié le 11 mars 2018


    L’auteur
    Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS).

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    Après le livre et sa publication : reflexions sur la sante en ecriture et la necessite de faire du sport pour bien vivre

    Extraits du Journal de vie après l’écriture et la publication en précommande de Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version 3.0 pour Mac
    Réflexions sur la santé en écriture et la nécessité de faire du sport pour bien vivre

    Vendredi 26 janvier 2017

    J’aimerais bien ne rien faire en travail pour décompresser. Je vais essayer de faire un tour à vélo jusqu’à Trenez pour m’aérer et méditer devant la mer. Besoin de voir un horizon plus large après deux mois d’intense concentration dans mon cocon laborieux. J’imagine déjà mon itinéraire, je ne peux pas passer par les chemins qui doivent être complètement embourbés en ce moment. Donc, ça va être la route ! Je visualise mon parcours.

    Maintenant que je me suis arrêtée, après deux mois d’exercices intellectuels intenses, je sens la fatigue me tomber dessus. Tous mes muscles crient, épaules, nuque, bras, mains, dos, torse, cuisses, jambes, tout a été tendu comme un arc avant la décoche de la flèche. Dans ces cas-là, la meilleure thérapie, c’est de continuer à exercer le corps dans une autre activité physique. Si je m’arrêtais, ce serait beaucoup plus dur. Mais si je fais une bonne virée à vélo et que je prends l’air en oubliant les soucis et angoisses de publication, je sais que tout ira bien. Le soleil est là, le vent est tombé, j’en profite. En route avec Strava !

    Samedi 27 janvier 2018 7:17 lit clavier iPad

    Je l’ai faite ma virée ! Et j’en suis transformée. Physiquement d’abord, parce que les tensions se sont déplacées, j’ai toujours mal partout, mais de façon uniforme et confortable. Intellectuellement, je me sens ressourcée, renforcée dans mes convictions qu’il faut une vie équilibrée entre les efforts physiques et les efforts psychiques. J’ai eu beaucoup d’idées en pédalant, j’écrivais dans ma tête, je n’ai pas pris de notes, je sais que les phrases et paragraphes reviendront. Je ne m’inquiète pas. Je me sens bien. Fatiguée et heureuse de l’être. Ce que j’ai produit, pendant ces deux mois, depuis la sortie de Scrivener 3, le guide qui va sortir le 2 février, personne d’autre que moi ne l’a fait. Il est mon ouvrage, le fruit de mon travail. En plus, je suis la première Française à écrire un livre sur Scrivener 3, comme je l’avais fait pour Scrivener for iOS. C’est bon pour le moral.

    Hier, je pensais au réveil être trop fatiguée pour travailler encore. C’est souvent dans ces cas-là que j’en fais le plus, une fois l’instant de découragement dépassé.

    En descendant au bureau, j’ai vu que Smashwords avait accepté le guide dans le Catalogue Premium. Il serait donc publié chez Apple, Kobo et toutes les librairies numériques en contrat avec la plateforme de Los Gatos. Cela voulait dire que mes paramétrages de compilation en .doc avec Scrivener 3 étaient bons et remplissaient toutes les conditions d’exigence du catalogue. J’ai alors décidé de publier le module des tutoriels anglais, en permafree, en introduction à l’apprentissage du nouveau logiciel.

    Là, au moment de remplir la fiche d’enregistrement du livre sur le site de Smashwords, j’ai vu que ma couverture, bâclée pour le PDF envoyé aux bêta-lecteurs, ne remplissaient pas les conditions demandées par Smashwords. Je l’ai copiée, mise sur clé USB, branchée au vieil iMac de 98, le premier iMac de l’histoire d’Apple, qui me sert toujours. J’ai ouvert Photoshop, la version antique aussi, 4 je crois, j’ai converti la taille (1400 px de large) et la définition de l’image (300 dpi). La couverture a été acceptée sans façon par Smashwords.

    J’ai fait un mail à Adam, mon cher graphiste, pour lui dire que j’avais besoin de sa pâte ou de sa patte professionnelle pour harmoniser cette couverture avec les précédentes. Il était d’accord. Je passerais commande après une virée à vélo devenue vitale pour aller voir la mer et prendre l’air.

    J’ai publié le module des Tutoriels anglais, sans problème avec les paramètres enregistrés dans mes Formats sur Scrivener 3, et j’avais fini à 11:29. Il était temps de partir. Je m’arrêterais à Kergroës pour prendre un sandwich et de quoi grignoter à Trenez. Il faisait beau, mais des nuages commençaient à obscurcir le ciel. Facebook m’avait avisée que la pluie arrivait et que je devais rester à l’abri !

    Après avoir fait quelques achats au Proxi de Kergroës, que j’aime bien parce qu’il est à échelle humaine, j’ai tourné sur un chemin évitant la remontée après le tournant de la route de Trenez. Je restais sur le haut de la courbe de niveau, en trottinant parfois pour ne pas descendre de vélo, c’était praticable.

    J’ai vu la mer. Toujours un choc dans le plexus solaire. Puis j’ai senti l’odeur particulière de la terre des champs alentours, du varech et des embruns. Arrivée au-dessus de « l’île des marches » comme l’appelait Samson dans son dessin au rotring et laque sur Canson, j’ai discuté avec une dame à cheveux gris qui remontaient la côte venant du parking de la plage, à pied, en tenant son vélo à la main. Elle n’habite Moëlan que depuis deux ans et découvre aussi la commune à vélo. Parfois elle attache son vélo à un poteau, comme j’allais le faire pour le mien, et continue à pied sur les sentiers côtiers. Je ne suis pas encore assez entraînée pour en faire autant. Elle a des jumelles et observe les Glenan, où elle est allée en avril dernier avec un naturaliste, une sortie pour l’observation du narcisse des Glenan, que je devrais faire moi aussi, pour revoir le site important d’un épisode de ma jeunesse, avec Simone Morand et ses enfants.

    Nous nous reverrons peut-être au fil de nos virées à vélo. Elle habite près de Kergroës. J’étais heureuse de voir que je ne suis pas seule à faire ce genre de sortie en intimité secrète avec la nature à l’heure où les gens mangent chez eux. C’est stimulant.

    Je voyais les nuages s’accumuler sur la mer, il était temps que je mange mon picnic. Je suis restée en haut, sans descendre sur la plage sud à l’abri du vent d’ouest, sur un banc dédié à la mémoire de Jennifer Lewis, 1941-2014. J’ai eu une pensée de paix pour elle. J’avais pris des photos d’en haut, la mer avait des nuances de bleu et de vert incroyables. Les vagues rugissaient. De mon banc, je voyais l’île du dessin de Samson et je rendais grâce à mon grand homme de me permettre de mieux voir le monde grâce à son œuvre. Des cormorans palabraient sur un rocher plein ouest où les vagues venaient se fracasser. Ils ne bougeaient pas, là où nous aurions été balayés comme fétus de paille dans le vent de fin de moisson.

    J’ai mangé mon sandwich poulet-crudités, puis des abricots secs. Je retrouvais les habitudes que j’avais autrefois quand, à la même saison dans un chalet de montagne à Bogève en Haute-Savoie, pendant la saison des crêpes sur le bord des pistes, je partais faire des randonnées à ski de fond avec les chiens, Brasses le bouvier bernois et Reine, la grande pyrénéenne. Finalement, j’avais toujours fait du sport. C’est sans doute ce qui m’a sauvée.

    Toute ma vie, sauf quand j’étais petite fille, où j’avais fini par être dispensée de gym, ce qui me rassurait bien, car j’étais terrifiée de toujours faire perdre mon équipe quand on faisait un relais. Maintenant, je pense que je pourrais en battre pas mal ; à l’époque c’était mon angoisse de faire perdre les autres. Une des raisons qui m’ont inscrite dans la solitude.

    Entre le yoga depuis l’âge de 16 ou 17 ans à l’internat de Paris, suite à la lecture d’une fiche dans le Journal Elle, les séances quotidiennes de gymnastique dans une salle des Champs Elysées, quand je travaillais chez Balmain, Courrèges ou Féraud, les séances dominicales à la piscine de Pontoise, puis plus tard, du tir à l’arc et un peu de course à pied, quand le jogging n’existait pas encore et toujours, chaque été, les longues séances de nage dans la mer depuis que j’étais revenue au pays, je n’avais jamais cessé de m’exercer dès que ma santé me le permettait. Au moins, chaque matin, je faisais quelques asanas de yoga.

    Certes, je n’avais jamais fait d’entrainement sportif. Mais j’avais gardé l’habitude de faire des efforts, ce qui m’a bien servi plus tard, quand j’ai décidé de restaurer et entretenir seule mon domaine, entreprenant mes Travaux d’Hercule. Le vélo, je l’avais pratiqué à Saint-Leu-la-forêt autrefois, comme moyen courant de déplacement, qui nous était coutumier et nous menait parfois en bande dans des virées post-baccalauréat jusqu’à l’église d’Auvers et son cimetière où reposaient Vincent et Théo van Gogh, un des premiers lieux de ma reconnaissance artistique, une de mes premières prises de conscience de mon besoin d’expression littéraire.

    Mais le moment où j’ai décidé de reprendre un vrai entraînement physique a eu lieu il y a presque deux ans.

    Je venais d’avoir 70 ans après une maladie pulmonaire assez grave dont j’étais sortie affaiblie, sans muscles, sans élan. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester comme ça, sinon j’allais vieillir trop vite. Je voyais des gens décliner quand ils ne faisaient plus assez d’exercice., réduisant les efforts et les activités. Je ne suis pas bonne marcheuse. Je me fatigue trop vite. J’aime mieux courir ou pédaler et bien sûr nager. J’ai alors décidé de reprendre mon vélo que je prenais de temps en temps pour faire quelques courses au bourg voisin de 3 km et aller me baigner dans un port non loin à 3 km aussi. Je ne pensais pas pouvoir faire plus de 6 km par jour.

    L’été de mes 70 ans, j’ai passé trois semaines à Plœmeur en Morbihan à garder le petit chat de mes enfants en vacances. J’avais emporté mon vélo pour reprendre un entraînement physique plus conséquent que ces allers-retours au bourg ou à la côte. J’ai découvert la commune à vélo. Du centre-ville où je séjournais, je rayonnais de tous les côtés. Mes buts étaient simples, j’avais envie d’aller me baigner, c’était l’été indien de septembre, et de découvrir des mégalithes. Munie des cartes de l’office du tourisme, et de l’application Cyclometer, pour avoir une idée des kilomètres parcourus, j’ai arpenté les chemins de traverse de Plœmeur, le plus souvent vers la mer. J’ai découvert que je pouvais faire bien plus que 6 km par jour, puisqu’il m’arrivait d’en faire trois fois plus et que j’étais en pleine forme ! J’écrivais le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone avec une belle allégresse.

    De retour chez moi, j’ai pensé qu’il serait intelligent de ma part d’explorer de la même façon ma propre commune à vélo. Comment n’y avais-je jamais pensé plus tôt ? Et j’ai commencé à me perdre dans les chemins creux. A Cyclometer, j’ai ajouté l’application Strava.

    J’ai conquis une bonne santé que je n’avais jamais eue avant, qui enchante mon amie médecin, quand elle me voit arriver en tenue de cycliste à l’une des deux visites médicales annuelles auxquelles je me soumets depuis ma décision de rouler régulièrement à vélo. Je lui ai dit que je refusais d’avoir une vie médicalisée comme celle de trop de mes contemporains dépendants. Je ne suis plus en ALD, je respire bien. Certes, je reste asthmatique chronique. Je prends un traitement suffisant pour me permettre une vie normale. J’évite les réunions et les risques microbiens. Je ne saute plus au cou des gens comme une vieille médaille. Je vis mieux qu’en aucune autre période de ma vie.

    Si Robert Marchand, le champion du monde cycliste qui vient d’arrêter sa carrière à 106 ans, avait commencé la sienne à 67 ans, à l’heure où ses « contemporains s’arrêtaient, commençaient à jouer aux cartes et à décliner », je pensais que la mienne, commencée à 70 ans, ne me mènerait sans doute pas aussi loin que la sienne, mais me permettrait des découvertes que jamais je n’aurais pu faire en restant assise dans une auto à voir le monde de loin en passant rapidement.

    Je n’essaie pas de battre des records. J’essaie juste de dépasser mes limites. Un peu plus chaque jour. Chaque sortie est un émerveillement. Je roule dans la beauté du monde. Et j’écris, comme je l’avais promis à Vincent et Théo à Auvers… J’avais 14 ans. Je suis restée fidèle aux rêves et espoirs de ma jeunesse.

    Quelques gouttes de pluie ont commencé à tomber comme je repartais. Un grain passait. J’ai pris des chemins sous le couvert des arbres pour rentrer. Quand j’ai roulé sur la route, j’ai apprécié la visière que mon réparateur de vélo avait ajusté sur le casque que je lui achetais en guide de cadeau de Noël : la pluie ne tombait pas sur les lunettes. Progrès subtil.

    IMG_5789.JPG

    Les primevères fleurissent déjà sur les bords du chemin. Après un hiver de tempêtes, le printemps se prépare dans le secret de la terre.

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 27 janvier 2018


    Crédits

    Applications cyclistes : Cyclometer et Strava

    Adam Molariss, graphiste pour Indiegraphics

    Alain Gouyec, marchand de cycles au bourg de Moëlan

    L’île des marches, Trenez, dessin au rotring et laque sur papier Canson, 50 x 65, Yves Samson, 1987, période Kerantorec, coll. part.

    Lien au nouveau guide Scrivener 3 plus simple sur Amazon

    Lien au nouveau module d’introduction aux Tutoriels anglais de Scrivener 3

    Lien au nouveau guide Scrivener 3 plus simple sur Smaswords

    Scrivener 3 : imprimer le plan ou le manuscrit en PDF ou papier

    Avant de se prendre la tête avec la Compilation, il existe une façon simple d’imprimer son plan ou son manuscrit en PDF ou en papier : le format d’impression et l’impression avec les attributs de Scrivener.

    Pour imprimer le plan, on va d’abord paramétrer le Format d’Impression, où nous pouvons régler différents formats de Textes, Fiches ou Plans.

    Paramétrer le Format d’impression

    Lorsque vous allez dans la fenêtre Fichier et que vous descendez dans Format d’impression, vous accédez aux paramètres habituels des imprimantes, avec Attributs de page. Il faut descendre dans le menu Attributs de page et sélectionner : Scrivener.
    Fichier > Format d’impression > Attributs de page > Scrivener.

    FormatScrivener.png

    Dans l’onglet Marges, vous pouvez régler les marges selon vos besoins.

    FormatImpression_1Marges.png

    Dans l’onglet Autre : Ajuster les images à la taille de la page ou Imprimer les arrière-plans des Pages Web.

    FormatImpression_2Texte.png

    Dans l’onglet Texte, vous sélectionnez les données du Classeur que vous souhaitez imprimer. Vous pouvez changer la police.

    FormatTexteTimes.png

    Dans l’onglet Fiches, vous sélectionnez les données des Fiches du Tableau de liège que vous souhaitez imprimer.

    FormatFiches.png

    Dans l’onglet Plans, vous sélectionnez les données du Plan général que vous souhaitez imprimer.

    FormatPlans.png

    Mon test de Plan de projet a été fait uniquement sur le Tableau de liège ou d’affichage (Corkboard). Il comporte peu de texte, mais des Résumés, écrits directement sur les fiches créées sur le Tableau. Tout ce qui a été créé dans le Tableau de liège se retrouve dans la fenêtre du Classeur et constitue l’ossature du manuscrit.

    Pour imprimer le plan du manuscrit

    PlanPartieChap.png

    Ici, je sélectionne La Partie 1 d’un projet avec deux chapitres et quelques scènes.

    Le mode Composite est activé dans le mode Groupe, puisque la Partie 1 comporte plusieurs documents.

    ModeGroupe.png

    J’ai paramétré le Format d’Impression. Je vais dans :

    Fichier > Imprimer le document courant.

    ImpirmerDocCourant.png

    Voici ce qui apparaît en Prévisualisation pour un enregistrement en PDF ou une impression papier immédiate.

    Previsualiser.png

    J’exporte le fichier en PDF et je le vérifie.

    J’ai tous les éléments demandés dans le format d’impression. Un peu trop sans doute pour transmettre ce document à quelqu’un qui n’aurait pas le nez dans le guidon comme je l’ai dans Scrivener à cette minute. Vous voyez ainsi que tout est transmis dans notre document, selon nos besoins. On peut ne sélectionner que les titres et les résumés.

    PDFexporter.png

    Imprimer une portion de Projet

    De la même façon, on peut sélectionner une portion de Projet pour en imprimer le contenu. On vérifie la Prévisualisation avant de créer et enregistrer le PDF. Ici un document écrit de dix pages.

    PrevoirPDF10pages.png

    Ce procédé est facile à mettre en œuvre pour créer un PDF du plan ou du manuscrit. Il évite les casse-têtes de la Compilation au début de notre apprentissage avec Scrivener 3. Nous verrons les détails de la Compilation plus tard, qui nécessite également un formatage des En-Têtes et Sections.

    Scrivener est toujours plus simple qu’il n’en a l’air avec sa richesse de possibilités.

    Belles écritures !

    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 15 janvier 2018


    VignetteScrivener3.png

    P.S. La sortie du Guide Scrivener 3 plus simple est prévue le 3 mars. Bientôt en précommande !

    P.S. 2 Merci à Anaïs Donay qui m’a inspiré cet article par une question posée sur le groupe ScrivenerFR. Rejoignez-nous, l’ambiance est dynamique et stimulante.

    P.S. 3 En vous abonnant au blog gaellekermen.net vous aurez la primeur des articles, directement dans votre boite de messagerie dès leur parution. Email subscription dans la fenêtre de gauche en bas.


    Crédit cover : Indiegraphics

    Une série juridico-geek par Jérôme Dumont

    Sur la Série Rossetti & MacLane

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    J’ai apprécié le style de Jérôme, concis, précis, où chaque virgule compte, comme en droit ou en informatique, les domaines de compétence des deux héros, Gabriel Rossetti, l’avocat spécialistes des divorces, et Amandine MacLane, la geek créatrice d’une start-up de jeux vidéos.

    J’avais reconnu aussi qu’il écrivait sur Scrivener à l’excellente construction de ses livres. Je suis de plus en plus sensible à la charpente des livres et ne supporte plus les auteurs qui écrivent au fil de la plume en se regardant écrire. Un livre doit être structuré pour transmettre le message ou simplement raconter une histoire.

    Les intrigues de la série Rossetti & MacLane voguent entre Nice, où Rossetti a son cabinet, avec une secrétaire haute en couleurs qu’on entend parler, comme si on assistait à leurs discussions près de la machine à café, et Montreal où est le siège de la firme de jeux vidéo de MacLane. Elle a aussi ses serveurs informatiques à Sophia Antipolis et on circule en pays niçois avec allégresse. On passe à Bruxelles, on retourne au Québec, on revient à Nice, on se retrouve même dans l’Atlantique.

    Chaque épisode laisse place à l’imaginaire voyageur dans les déplacements de ses personnages qui mènent des actions d’enquête dont les descriptions ne sont pas aussi abominables que les faits divers restitués avec force complaisance par les médias. On se sent mieux à la fin d’un ouvrage qu’après une annonce BFMTV. Moi, rien que la bande annonce de BFM me fait peur et me tétanise. Aussi je ne veux plus lire de romans policiers qui me restituent en pleine gueule ce que je ne veux plus voir à la télé.

    Je ne voulais plus lire de polars complaisants à l’égard de la violence. Mais j’ai lu avec plaisir ceux de Jérôme Dumont, dont les personnages sont attachants, plein d’humour, sans pose, à l’écoute de tout le petit monde qui gravite autour d’eux. Les accents sont aussi vrais que nature et j’aime dans un livre entendre parler les gens. Ici ils parlent juste ! Tous les personnages ont du corps et de la tête. On les voit vivre, qu’ils soient féminins ou masculins, tous ont leur réalité. Rien que ça est un tour de force littéraire.

    J’ai commencé la lecture de l’Intégrale le 12 novembre, pour me récompenser de l’immense effort que je venais d’assumer pour la révision du premier jet de l’essai écrit au Camp NaNo. J’ai été tout de suite prise par « l’effet Kindle », que je connais depuis mon premier Kindle de 2010 : quand on a fini un ouvrage, il faut continuer par le suivant. Tout de suite ! Ou presque. Après les trois premiers, au bout de trois jours, j’ai acheté les suivants et les suivants. J’avais tout fini le 24 novembre. Douze jours ! C’est dire si j’étais passionnée par ma lecture. Un certain jour, où j’étais trop fatiguée pour travailler, j’en ai lu trois et bien sûr j’étais encore plus fatiguée après, mais tellement heureuse…

    Lisez-le, vous passerez de très bons moments.

    Jérôme Dumont vient de finir le dixième. On l’attend avec impatience.

    J’ai été aussi passionnée par sa lecture que lors de mon hiver 2015 passé sur les Maigret de Simenon, plus de cent ouvrages, écrits sur une période plus longue de 1928 à 1972. Jérôme Dumont a déjà produit plus d’une vingtaine en moins de quatre ans. Il est aussi fort que Simenon. Je souhaite qu’il fasse une aussi belle carrière.

    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 26 novembre 2017


    Crédits

    Intégrale 1 Rosetti & MacLane, les trois premiers livres

    Page auteur sur Amazon

    Scrivener et les auteurs #1 Jerome Dumont

    Scrivener et les auteurs #1 Jerome Dumont

    Scrivener et les auteurs : Jérôme Dumont, auteur de la série Rossetti & MacLane

    Scrivener et Jérôme Dumont

    Hier soir, j’ai écouté un podcast, enregistré par Cyril Godefroy, un entretien avec Jérôme Dumont dont je viens de finir la série Rossetti & Maclane, lue en douze jours.

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    C’était très intéressant d’entendre l’auteur raconter son expérience d’écriture ne datant que de 2013, après avoir découvert Scrivener utilisé par une collègue américaine lors d’un NaNoWriMo.

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    Jérôme Dumont révèle à quel point Scrivener est un outil efficace pour organiser ses idées, garder des notes, les rédiger et les mener à bien dans un roman et publier une série dont j’ai pu apprécier la qualité. Il n’aurait certainement pas publier autant s’il avait travaillé sur un autre support Scrivener. Je peux en témoigner moi-même qui ait pu accélérer mes publications depuis que j’ai quitté les logiciels de traitement de texte habituels pour passer sur le logiciel Scrivener et encore plus depuis que je travaille mes écritures sur l’application pour iOS.

    Scrivener ne permet pas seulement la quantité, mais permet de vraiment bien travailler ses idées, ses personnages (dans le podcast, Jérôme raconte comment il fait ses fiches personnelle), le déroulement de l’intrigue, la gestion du temps et la chronologie des événements qu’il synchronise avec Aeon TimeLine.

    Scrivener permet de faire des recherches approfondies, comme sur le Droit pénal que Jérôme Dumont ne pratiquait pas en avocat civiliste qu’il était dans une autre vie et dont certaines histoires l’a obligé à se mettre à jour en Droit français.

    Je suis d’accord avec Jérôme sur la plupart des points développés sur Scrivener, en particulier sur la fiabilité du logiciel.

    Scrivener pour iOS

    Le seul point sur lequel je ne suis pas en accord est qu’il dit qu’il ne peut pas écrire sur l’application parce qu’il a besoin d’un clavier et d’un trackpad pour ses recherches. Or moi, je préfère écrire et travailler mes projets sur l’application. J’utilise un clavier léger Bluetooth pour écrire sur l’iPad mini et même sur l’iPhone quand je regarde en même temps une vidéo sur l’iPad pour prendre des notes à côté, sans couper la vidéo.

    Peut-être fais-je moins de recherches que lui ? C’est possible, j’en suis au stade de ma vie où je recherche plus dans ma tête, dans mes souvenirs, dans ma mémoire des expériences, les idées qui me tiennent à cœur et que je veux transmettre. Mais l’inspiration me vient mieux quand j’écris sur l’application, sans distraction aucune, en totale concentration. Et cette facilité d’écriture, je ne l’ai jamais connue avant, sauf lorsque j’écrivais à la main sur mes cahiers de jeunesse trimbalés partout, de Paris à Wight, de Wight à Formentera, de Fomentera à Rome, dans mon cartable en vinyle jaune des années 70. Je retrouve dans l’application cette cérémonie intime d’un discours secret pour mon futur lectorat.

    Il est sûr que si j’ai aimé la série, c’est sans doute parce que j’y retrouve mes souvenirs d’étudiante en droit et mes passions pour l’informatique et le numérique…

    Belles lectures et bonne écoute du podcast de Cyril Godefroy !

    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 26 novembre 2017


    Crédits

    Ecouter le podcast de Cyril Godefroy sur son entretien avec Jérôme Dumont. La discussion sur Scrivener commence à 18′.

    La série Rosetti & MacLane sur Amazon

    Aeon Timeline : https://www.aeontimeline.com/download/

    Ma lecture de la série Rossetti & MacLane