Des pavés à la plage Mai 68 : versions papier par amitié

Et voilà, moi qui ne jure plus que par le numérique depuis que je lis sur liseuse ou tablette, j’ai franchi le pas de publier une version papier pour mon dernier livre publié en ebook sur Amazon KDP le 26 mai 2018 : Des pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne archives souvenirs bilans édition du cinquantenaire.

Je dirai ailleurs pourquoi je n’aime plus le papier. Ici je veux raconter cette nouvelle aventure qu’a été la publication d’un ebook en papier. Je l’ai fait par amitié.

Une première version papier au format normal police 12

J’avais appris l’été dernier, lors de la publication de l’ebook Le festival de Wight vu par 2 Frenchies, que le photographe de ma jeunesse, Jakez Morpain, dont les photos illustraient le livre, avait une préférence pour le papier, parce qu’une maladie très invalidante ne lui permettait plus de tenir et utiliser une tablette.

J’avais désespérément essayé de formater le livre en papier, pour lui remonter le moral, le soutenir, lui faire savoir par ce geste symbolique que j’étais de tout cœur avec lui, au moins télépathiquement. J’avais renoncé, parce que je n’étais pas satisfaite de la présentation qui ne rendait pas justice à ses photos prises en août 70 à Wight avec mon petit frère Bruno et moi. Mais j’espérais revoir la question en beau livre d’art par souscription pour les 50 ans de Isle of Wight festival of music 1970.

Hélas, le photographe de ma jeunesse ne verra pas le résultat de mes efforts. Il est mort le 31 mai 2018, comme je travaillais à la version brochée. Aussi la lui ai-je dédicacée. Curieusement, comme souvent, avant la mort d’un proche, je ne cessais de penser à lui. Le portrait de la 4e de couverture est de lui. Il est dans mes itinéraires. Il a été un témoin de mes quêtes. Un témoin discret, attentif, respectueux de ma personnalité, si différente des gens qu’il côtoyait en temps habituel. Nous ne faisions pas partie de la même classe sociale. Mais chacun appréciait les qualités de l’autre.

Pendant ses derniers jours, sans savoir ce qu’il traversait, j’avais éprouvé le besoin de récoler sur mon Mac mini toutes les photos qu’il m’avait envoyées depuis la première publication d’Aquamarine 67, dès 97, au début de l’Internet, et fin 2009, quand j’étais passée à la publication en ebook sur plateformes numériques indépendantes.

J’avais particulièrement aimé retrouver une photo de lui et de mon petit frère Bruno, que j’avais prise avec son appareil en 1967 à Kerfany, sur la terrasse de notre maison d’enfance, maison construite à la fin du XIXe siècle par Marie Henry, dite Marie-Poupée (bonne hôtesse des peintres du Pouldu), rachetée par notre grand-père.

Jacques venait de m’emprunter mon chapeau de paille acheté plus tôt au marché d’Angoulême au cours du voyage autour de la France avec mes parents et mon petit frère. J’ai encore ce chapeau de paysanne.

67Kerfany-JakezBruno
Jakez Morpain et Bruno le Doze en août 1967 Kerfany-les-pins par Gaelle Kermen

Les revoir sourire tous les deux étaient un baume au cœur.

Je travaillais sur la version brochée quand j’ai appris la triste nouvelle, venue le délivrer de ses souffrances. Sortir mon dernier livre en papier était dès lors un devoir sacré. J’ai rempli mon objectif.

Ce voyage l’accompagnait vers l’au-delà.

Repose en paix, témoin de notre jeunesse.

Trugarez, Jakez !

Une deuxième version aux caractères agrandis en police 21

Et je suis allée encore plus loin. Une amie avait eu des difficultés à lire mon ebook au moment des corrections. Ses problèmes de vue (DMLA) la gênaient beaucoup pour voir certains caractères trop petits. J’ai voulu faire pour elle une version agrandie, d’abord en PDF, qui a simplifié sa tâche de lecture, pour voir les éventuelles erreurs restées après mon écriture, en plus des autres paires d’yeux qui me rendaient ce service.

Puis, j’ai décidé de sortir une version papier en grands caractères pour faciliter la lecture des yeux fatigués.

Ce n’était pas évident de faire deux versions différentes sur Amazon KDP que je testais en publication brochée. D’abord, il a été question de dépublier la première version. J’ai alors expliqué à l’équipe d’Amazon (via Bibliothèque auteur, Aide, Contacts), mon souci de proposer une version plus confortable pour le lectorat mal-voyant. Et l’idée a beaucoup plu à mes interlocutrices, qui répondaient rapidement à mes demandes. Il est possible que dans le futur, une même fiche de livre puisse être créée pour l’ebook, le broché et un autre broché, agrandi ou beau livre. Pour l’instant, on ne peut faire qu’un ebook et un broché. J’ai donc dû créer une autre fiche pour avoir une version agrandie.

Cette nouvelle collection s’appelle Police 21. Tout le texte est en 21.

J’expliquerai ailleurs toutes les étapes nécessaires pour élaborer les deux versions brochées, dans un tutoriel permettant aux autres auteurs de moins s’arracher les cheveux que moi.

Et bien sûr, j’ai créé un ebook qui complète cette version papier où j’ai éliminé les liens et les notes. Une possibilité d’Amazon KDP est de lier les deux versions, ebook et broché. La case s’appelle Matchbook dans la fiche de l’ebook. J’ai demandé à ce qu’elle soit gratuite pour les acheteurs de la version papier, afin qu’ils trouvent le complément dans l’ebook. Je souhaite que les lecteurs qui n’ont pas encore osé passer au numérique en découvre ainsi sans frais les avantages.

Dernière minute
Malheureusement, cette fonction n’existe encore que pour les achats faits sur amazon.com. Mais si vous m’écrivez avec la preuve d’achat, je me ferai un plaisir de vous envoyer le fichier ebook en mobi, epub et PDF, selon vos supports numériques.

Exclusivité estivale sur Amazon KDP Select

Les deux ebooks peuvent être acquis séparément. Ils sont en exclusivité sur Amazon KDP Select tout l’été. Comme je n’avais jamais voulu expérimenter le papier auparavant, je n’avais jamais voulu donner l’exclusivité à Amazon, tenant à publier aussi sur les autres plateformes. Cette fois, le livre m’a emportée beaucoup plus loin que je ne le pensais au départ, la fatigue m’est tombée dessus fin mai, avec deux deuils appris le même jour, je ne pouvais pas m’investir dans d’autres publications. Je reverrai la question pour la rentrée.

Et puis, j’aime bien expérimenter ce que je ne connais pas encore pour en informer d’autres auteurs francophones, moins à l’aise que moi dans le maniement des outils informatiques. Si je peux vous faire gagner du temps, j’aurai l’impression de ne pas avoir perdu le mien. Donc, je vous dis à bientôt !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 17 juin 2018


Liens sur amazon.com permettant d’obtenir gratuitement la version ebook

Police 21 version papier grand format
Police 12 Version papier format normal


Les couvertures sont l’œuvre d’Adam Molariss pour Indiegraphics.


Couverture rouge (écriture blanche sur fond rouge)
Police Taille normale 12

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Lien à la version ebook mobi

Lien à la version brochée 6×9

Couverture blanche (écriture rouge sur fond blanc)
Police Taille agrandie 21

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Lien à la version ebook A4_21

Lien à la version brochée A4_21

 

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Publications 2017

Depuis que j’ai acquis l’application Scrivener for iOS en aout 2016, mes publications et écritures ont pris de l’élan et de l’ampleur.


Trois rééditions en janvier 2017 des guides francophones Scrivener

  • Scrivener plus simple pour Mac, guide francophone, 2e édition, janvier 2017
  • Scrivener plus simple pour Windows,  guide francophone, 2e édition, janvier 2017
  • Scrivener plus simple pour iPad et iPhone,  guide francophone, 2e édition, janvier 2017

Trois coffrets aux prix attractifs en janvier 2017 des guides francophones Scrivener

  • Scrivener plus simple pour Mac et iOS
  • Scrivener plus simple pour Windows et iOS
  • Scrivener plus simple pour Mac, Windows et iOS

Les guides Scrivener plus simple sont régulièrement en tête des ventes sur Amazon de la catégorie Logiciels.


Trois parutions en mars et septembre 2017

  • Smashwords plus simple pour les francophones, guide pratique gratuit le 3 mars 2017
  • Aquamarine Revisited (collection Archives), cahier de 1967 annoté pour le cinquantenaire, publié le 30 mars 2017
  • Le Festival de Wight 70 vu par 2 Frenchies (collection Archives), cahier de 1970 publié le 10 septembre 2017

Écritures au cours des mois de NaNoWriMo en juillet et novembre 2017

  • Construction et premier jet d’un essai sur l’écriture et la créativité en juillet pendant le Camp NaNoWriMo d’été.
  • Revu et corrigé en novembre, il se scinde en trois autres guides : Chantier, Jardin et Cuisine plus simple.

Ces projets sont abandonnés temporairement pour permettre l’écriture d’un guide pratique sur le logiciel Scrivener 3 sorti le 20 novembre 2017. Le livre sortira le 2 février 2018.


Les guides Scrivener plus simple pour les francophones sont régulièrement en tête des ventes d’Amazon dans les catégories Bureautique et publication et Logiciels.


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Gaelle Kermen est écrivain diariste, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (1969 à 74)

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
«  Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais ! »

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 17 juin 2018
ACD Carpe Diem


L’auteur
Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS, Scrivener 3). Les ebooks sont disponibles sur les plateformes numériques en plusieurs formats de lecture pour liseuses et tablettes.

Page auteur sur Amazon (format mobi)
Page auteur sur Apple (format epub)
Page auteur sur Kobo (format epub)
Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

Publication numérique indépendante : mon marketing à l’envers

Dans les années 80-90, lorsqu’on avait une entreprise, on ne parlait que de marketing. J’ai lu bien des guides de l’époque et j’en ai lu de plus récents. Je crois en connaître quelques codes, mais je m’étonne qu’on ne les fasse pas évoluer avec les nouvelles technologies. J’ai bien sûr utilisé les mailings postaux pour garder le contact avec les clients de mon cabinet libéral. Au siècle dernier. Désormais, je renâcle à appliquer ces méthodes.

Internet a changé la donne des relations entre l’entrepreneur et le prospect pour qu’il devienne client. Les échanges entre l’auteur et le lecteur ne dépendent plus des maisons d’édition traditionnelles. L’auteur peut désormais opter pour une publication numérique indépendante, beaucoup plus gratifiante et rémunératrice. Le lectorat apprécie de pouvoir communiquer directement avec l’auteur qui l’a séduit, ému, intéressé, passionné.


Je pratique l’Internet depuis les débuts. J’ai beaucoup utilisé le mailing les premières années quand nous étions heureux de recevoir des courriels sur nos ordinateurs bien plus vite que ce que nous appelions le snail-mail, le courrier escargot postal. Tout a changé en l’an 2000 quand les grandes marques ont investi ce que nous considérions comme un outil démocratique de gestion de la planète dans un sens collaboratif.

Les réseaux sociaux ont changé la façon de communiquer et aucune entreprise ne survivrait sans une page Facebook et un compte Twitter. Les hommes politiques eux-mêmes ont dû se mettre à ces outils, le paroxysme de la folie de communication aboutissant à un président américain faisant ses annonces diplomatiques par des tweets.

Désormais, nous sommes submergés par les annonces de toute sorte. Tous les jours, dans nos courriels, les messages abondent sans que nous ayons le temps de les lire. Je refuse d’imposer à quiconque des solutions marketing qui moi me dérangent.

Mailing-list

Je sais que les spécialistes du marketing pour les auteurs numériques indépendants conseillent de gérer une mailing-list de lecteurs. J’ai expliqué dans mon article précédent que je n’avais jamais réussi à faire un courriel à mes nombreux correspondants pour annoncer la sortie d’un de mes livres. Il y a plus de vingt ans, je pouvais faire un seul envoi à tout mon carnet d’adresses (entre 800 et 1000 contacts) en copie invisible pour respecter la confidentialité des adresses de messagerie. Ce n’est plus possible, c’est assimilé à du SPAM. Il faut morceler les envois et là, je renonce… Je suis trop épuisée après la sortie d’un livre pour avoir encore ce courage. C’est sûrement dommage de ne pas faire savoir mon savoir-faire à des correspondants qui pourraient être intéressés, mais à l’impossible nul n’est tenu !

Abonnement aux Newsletters

Je constate de mon côté que je lis rarement les courriels d’abonnements auxquels j’ai pourtant consenti, alors que je lis de nombreux billets et articles sur Twitter et Facebook. Le mail ne fait plus autant partie de mes modes de communication qu’il y a vingt ans. Si un ami ou une amie veut prendre contact avec moi pour une visite, sachant que je ne réponds jamais au téléphone pour rester concentrée sur mes écritures, l’ami ou l’amie va plutôt utiliser le SMS ou un message sur Facebook. De nombreux lecteurs me contactent directement par Messenger. J’en arrive à trouver le courriel un peu dépassé. Il était adapté aux échanges des années 1995-2005 comme le fax l’était dans les années 80, après avoir pris le relais du TELEX des années 70 ou du télégramme (le petit bleu) ou le pneumatique des décennies précédentes.*

* Pour avoir une bonne idée de l’évolution des techniques de communication et des transports, la lecture de la série des Maigret de Georges Simenon est passionnante, l’action se situant entre 1928 et 1972.

Cadeau de PDF en échange des adresses

De même, quand je m’abonne à un blog d’auteur, un PDF m’est offert en cadeau pour avoir confié mes données de messagerie à l’auteur. Je m’aperçois que je ne lis jamais ces PDF, alors que je lis plusieurs heures par jour sur ma liseuse ou ma tablette. J’en arrive à douter de l’intérêt de ce système d’échange.

C’est pourquoi je n’ai pas mis de condition aux téléchargements de modèles Scrivener pour les auteurs francophones que je propose sur mon blog auteur en application des usages du logiciel d’écriture dont je ne cesse de vanter les mérites.

Concours de promotion

De la même façon, faire des concours pour se faire connaître me semble si infantile que je n’imagine pas appliquer ce genre de méthode pour faire connaitre mes dernières publications.

Je sais qu’en marketing on prétend que les gens ont dix ans d’âge mental, qu’ils ne savent pas lire, et, pour que tout le monde comprenne, il faudrait écrire avec des phrases simples et des paragraphes courts, sans jamais utiliser de mots compliqués qui nécessiteraient l’utilisation d’un dictionnaire.

Je dis STOP ! De grâce, arrêtons de prendre les gens pour des cons !

Vous faites ce que voulez, mais moi je n’écris pas dans cet état d’esprit. Je considère que mon lectorat est adulte et responsable, qu’il sait lire, qu’il est cultivé ou a envie de se cultiver et se documenter, il souhaite mieux comprendre le monde qui l’entoure pour y tenir son rôle particulier. J’espère contribuer à ses progrès autant que cela m’est possible.

Les facilités du numérique

Je préfère offrir un contenu de qualité que de promettre des objectifs intenables et fallacieux. Si quelqu’un a besoin des services que je propose, il saura me trouver par un bon référencement dans les moteurs de recherche. S’il ne connait pas un mot dans une phrase complexe, il saura utiliser les facilités du numérique. En appuyant sur le mot, il fera apparaître la définition en français comme en anglais ou en toute autre langue. Il saura souligner les passages intéressants, mettre des signets aux pages sur lesquelles il sera intéressant de revenir, il apprendra à copier des citations pour extraire la « substantifique moelle » rabelaisienne de l’ouvrage qui fera ainsi partie de son patrimoine immatériel à jamais dans son esprit. S’il ne sait pas utiliser les outils numériques, je les lui expliquerai, il le lira dans mes guides, c’est une partie de mon travail d’écriture.

Même une série télévisuelle commence par les mots d’un scénario. Les mots restent des vecteurs d’initiation privilégiés pour améliorer la condition humaine. Et il n’y a pas d’âge limite pour en apprendre de nouveaux. C’est même la garantie d’un bon entraînement cérébral.

Voilà mon marketing à l’envers : je n’écris pas dans l’idée que tout le monde est appauvri mentalement et qu’il faut descendre au niveau le plus bas pour se faire comprendre.

J’écris dans le respect et l’estime de mes lectrices et lecteurs. Si on a besoin de moi, on me trouvera. Je répondrai. Mais il faut aussi faire un effort pour améliorer sa propre compréhension, compléter son vocabulaire et progresser. Rien n’est acquis d’emblée, tout s’apprend, tout se pratique et tout évolue. Mais les lecteurs doivent lire et pratiquer pour intégrer les connaissances.

De l’ordre de l’intime

Si vous appliquez les méthodes marketing qui sont conseillées depuis les années 80, vous augmenterez sans doute plus vite votre lectorat que je ne le fais moi-même. Je souhaite qu’il vous reste aussi fidèle et profond que le mien. Mes lectrices et lecteurs ne déversent pas leurs commentaires sur Amazon, mais les messages que je reçois sont de l’ordre de l’intime et je les garde au cœur comme de précieux secrets. Ils me donnent le courage de continuer dans les moments de doute. Car le doute est indispensable pour progresser, le doute cartésien, hyperbolique, celui qui remet tout en question, qui ne tient rien pour acquis et permet de dépasser nos limites, d’aller plus loin dans l’exigence de qualité littéraire.

Le partage des connaissances

Un des héritages positifs de Mai 68 tel que je l’ai vécu dans la Sorbonne libre est le partage des connaissances. Voilà pourquoi je ne ferai jamais de marketing ordinaire. Il est plus important pour moi de savoir que des auteurs vont progresser grâce à mes écrits pratiques que de me préoccuper de monter dans les classements par des méthodes qui me dérangent moi-même. L’un n’empêche pas l’autre d’ailleurs. En effet, mes petits guides sans prétention sont au même rang que ceux qui émanent des éditions prestigieuses comme First Editions (collection Pour les Nuls). Nous alternons les premières places de nos catégories et cela déjà me conforte dans ma démarche. Leur place n’est pas due aux promotions éclair ou gratuites d’Amazon qui faussent délibérément les statistiques. Mais au fait que je réponds concrètement à des besoins de lectrices et lecteurs francophones parce que d’autres documentations en français ne sont pas encore sorties quand je publie mes guides pratiques sur Scrivener.

Mes autres livres sont trop littéraires pour faire partie du Top 100 et cela ne me gêne pas. On n’attend pas d’un cinéma d’art et d’essai qu’il fasse autant d’entrées qu’un cinéma des Champs Élysée à Paris. Chacun sa place. Les ventes des guides sur Scrivener me permettent de continuer à publier ce qui moi m’intéresse, sans souci de plaire au plus grand nombre, en sachant que d’autres lectrices et lecteurs que moi aiment trouver de la matière consistante dans des ouvrages documentés, avec une belle langue travaillée, qualité devenue trop rare. Et si je ne publiais que pour les chercheurs futurs, cela me conviendrait aussi. Car je sais que ma voix est sincère.

Trouvez votre propre voie, celle qui vous est familière. Testez ce qui vous convient. Faites entendre votre voix unique, votre vibration personnelle. L’écho de l’univers vous répondra.

Gaelle Kermen,

Kerantorec, le 19 mars 2018

En attendant de trouver votre place par vos écrits, voici un récent modèle sur Scrivener 3 sans condition, ni donnée personnelle ni inscription. Vous cliquez sur le lien. Le modèle compressé se télécharge depuis mon site web du siècle dernier. Il se dézippe sur l’ordinateur. Vous pouvez ouvrir un nouveau projet Scrivener, importer le modèle ou le faire glisser dans le nouveau projet Scrivener 3.

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Scrivener 3 : modèle de collection de recettes en cadeau


Publications en cours

Cet article fera partie des chapitres de l’essai de philosophie pratique sur l’écriture et la publication numérique indépendante, essai commencé lors du Camp NaNoWriMo de juillet 2018, scindé depuis en plusieurs projets. Je reprendrai cet essai lors du Camp de juillet pour une publication début août 2018.

La suite des publications se fera le 2 novembre 2018 (cuisine en temps de création intense), bricolage et jardinage plus simple), etc.

Pour l’instant, ce mois de mars, je prépare les documents d’archives sur Mai 68 et toutes mes notes sur le sujet, pour écrire et mettre en forme un essai sur Mai 68 après cinquante ans, pendant le Camp NaNo d’avril. Je le mettrai en précommande le 22 mars pour une sortie le 3 mai 2018.

Rappel des publications déjà faites

2016 Scrivener plus simple pour Mac, Scrivener plus simple pour Windows, Scrivener plus simple pour iPad et iPhone

2017 Coffrets des guides sur Scrivener pour un prix abordable, Smashwords plus simple pour les francophones (gratuit), Aquamarine Revisited, édition du cinquantenaire, Le Festival de Wight 70 vu par 2 Frenchies (photos de Jakez Morpain)

2018 Scrivener 3.0 Introduction aux Tutoriels anglais (gratuit), Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version Mac 3.0 (sur toutes les plateformes numériques)


L’auteur
Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS).

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Après la publication : dépression post-scriptum, articles, mots-clés, sérendipité

En reprenant mon blog auteur le 11 mars, j’ai vu que j’avais omis de publier un article qui aurait dû l’être le 2 février, le jour de la sortie du dernier guide pratique Kermen, Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version Mac 3.0. Quarante jours, c’est le temps qu’il m’aura fallu pour reprendre des forces intellectuellement et physiquement. C’est une réalité après la sortie de mon dernier livre. Je ne sais pas comment font les auteurs pour assumer leur promo après la sortie de leur livre, comme le recommandent les guides d’autoédition, pour moi c’est impossible.


Quand j’écris, mets en forme et publie un livre, je vais au bout de mes forces en donnant le meilleur de moi-même et de mes connaissances. Il m’est impossible d’en faire plus après la publication. Les batteries sont à plat. Je n’ai plus aucune énergie. Je suis abrutie, sans ressort. L’idée même de me mettre devant mon ordinateur pour envoyer des messages et solliciter l’intérêt des gens me fatigue et me fait baisser les bras. Je tombe dans la dépression post-scriptum, ce sentiment de vide absolu après avoir porté avec intensité et mis au monde un ouvrage dans les meilleures conditions possibles.

Après la sortie, c’est comme si le livre ne m’appartenait plus, comme s’il vivait sa propre vie et ne dépendait plus de moi, comme si je ne devais plus intervenir. Je ne sais pas comment les auteurs parviennent à faire leurs campagnes marketing après la sortie de leur livre. Cela m’est physiquement et intellectuellement impossible. Dès le premier livre publié en janvier 2010, Aquamarine 67, je n’ai jamais réussi à faire le moindre envoi par mail à mes correspondants, nombreux pourtant, collectés depuis 1995, pour les aviser de la sortie de mon livre et des suivants. Je parviens par courtoisie à envoyer un service de presse aux personnes citées dans mon ouvrage et c’est tout.

Il faut que je fasse des activités physiques comme tailler des branches dans le jardin, sortir à vélo, faire du ménage. Ou au contraire je dois me mettre en boule sous la couette comme un chat frileux en lisant des livres reposants. Cette année, j’ai eu une panne de ligne téléphonique et j’ai été déconnectée de l’internet quinze jours. C’était presque une chance, je l’ai bien vécue et me suis reposée en prenant des notes tranquillement pour d’autres projets. Après ce passage à vide, je peux reprendre courage, idée et dynamisme.

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Thaï et Toy, les petites siamoises sauvages recueillies pendant le Camp NaNo de juillet 2017, veillent désormais sur mon repos et ma sérénité intérieure.

Après la période de précommande et la sortie du livre, je ne suis plus en mesure d’informer mes correspondants par des envois de courriels. Je n’aime guère en recevoir moi-même. Les auteurs qui pratiquent de cette façon me détournent de leur livre au lieu de m’encourager à le lire. Mon intérêt personnel à cliquer sur un lien et à acheter un livre numérique est inversement proportionnel aux nombres de fois où je le vois partagé. Une bonne présentation sur Facebook ou Twitter peut m’y inviter si le sujet m’intéresse. Son partage ad libitum m’agace et finit par m’ulcérer.

Impossible donc pour moi de faire des mails répétés que je juge invasifs à la limite du harcèlement.

Alors comment se fait-il que, malgré cette carence de ma part, cette faute professionnelle selon tous les critères de lancement, mes livres se fassent quand même connaître ?

  • Sans doute parce que je publie des articles sur des sujets qui intéressent mon lectorat potentiel.
  • Sans doute parce que je ne ménage pas ma peine pour dépanner les auteurs francophones qui veulent maîtriser Scrivener.
  • Sans doute parce que les mots-clés des métadonnées de mes livres et articles permettent de bons référencements dans les moteurs de recherche.

La période de précommande me permet de caler toutes ses mises au point, invisibles pour nos yeux, détectables par les moteurs de recherche. Mon expérience de vieille routarde du web me permet de tabler sur ces algorithmes bénéfiques.

Si je lançais mon livre dans l’océan numérique sans autre accompagnement en amont ou en aval, je n’aurais aucune retombée, le livre serait comme une bouteille à la mer, sans grand espoir d’être trouvée par un navigateur solitaire.

Les ressources numériques offrent des possibilités d’être trouvé même par des gens qui n’ont jamais entendu parler de nous. La sérendipité fait parfois des merveilles. Beaucoup de lecteurs m’ont connue comme ça par hasard, en cherchant autre chose. Souvent, ils m’écrivent personnellement. Je réponds tout de suite aux questions, ne laissant jamais un lecteur actuel ou potentiel sans réponse.

Établir une relation directe avec le lectorat est une priorité que j’apprécie dans la publication numérique indépendante. Construire un capital confiance est ce qui m’est le plus précieux dans ma démarche d’aide aux auteurs. Ma récompense ultime est de recevoir des messages d’auteurs me tenant au courant de l’avancée de leurs travaux d’écritures. Ces échanges n’ont pas de prix. Ils donnent vie et sens à tout mon travail.

Donc, pour être bien répertoriée par les moteurs de recherche, j’écris des articles et des livres. Plus je publie, plus se multiplient les occasions d’être mise en avant lors de recherches dans les pages Internet.

La vie m’a appris qu’on ne pouvait pas tout faire, qu’on ne pouvait pas être bon partout, que rien n’était parfait ! Mais tout est perfectible. Alors j’organise ce qui est à ma portée, dans mes cordes, me convient et me ressemble. Avec naturel et sincérité, en partageant mes compétences en toute assistance.

Demandez-vous ce que vous avez à apporter à la communauté. Partagez vos centres d’intérêt, vos sources d’inspirations, vos témoignages d’expériences différentes, apportant un regard nouveau sur certains sujets. Partagez vos connaissances et compétences. Avancez dans la confiance que vous êtes unique et sachez le dire.

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 13 mars 2018


Aquamarine 67 Amazon mobi Apple epub Kobo Fnac epub

La sérendipité est un anglicisme. Fiche Wikipedia. Appliqué d’abord au domaine des sciences, le mot est devenu courant depuis l’ère Internet. C’est la faculté de faire des découvertes à l’occasion de circonstances fortuites. On trouve autre chose que ce que l’on cherchait et on est content du résultat.


L’auteur
Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS).

Page auteur sur Amazon (format mobi)
Page auteur sur Apple (format epub)
Page auteur sur Kobo (format epub)
Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

 

Scrivener 3 : conseils pour la synchronisation avec Scrivener pour iPad

La synchronisation entre les deux supports, MacOs pour le fixe et iOS nomade, peut poser beaucoup de questions aux utilisateurs de Scrivener. Je ne rencontre pas de problèmes m’empêchant de travailler en toute sécurité. Voici quelques conseils que je mets en pratique sans même y penser, naturellement.


Créer un dossier à partir du bureau du Mac

On peut synchroniser ses projets en liant l’application depuis le tableau de bord à un dossier créé par elle sur Dropbox dans le dossier Apps/Scrivener. J’utilise un autre dossier créé sur le bureau du Mac

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D’après mon expérience, créer un dossier SCRIVENER pour Dropbox est plus facile depuis le bureau de l’ordinateur qu’à partir de l’application sur l’iPad ou l’iPhone. Je peux mieux gérer ce que je dépose dans le dossier de Dropbox, mieux en retirer ce que je jugerais achevé dans son premier jet, prêt à être formaté et compilé sur Scrivener 3. Je peux le remettre si j’ai besoin de le corriger sur l’iPad.

Je crée un dossier sur le bureau, le lien est le même depuis 2016, mais je change souvent ce que j’y mets. Surtout je ne charge plus jamais la mule ! Je n’y mets que les projets en cours d’écriture ou de relecture.

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Ici, mon dossier de synchronisation sur Dropbox, plaque tournante entre les différents supports utilisés (quatre avec le PC sous Windows, en plus du Mac, de l’iPad et de l’iPhone).

Quand j’ai eu un problème de ralentissement pour un livre illustré de photos d’archives en Haute Définition, je l’ai glissé sur le bureau du Mac, où je l’ai retravaillé pour les dernières étapes. Il était arrivé en phase de formatage pour la publication. Le faire glisser sur le bureau le supprimait de Dropbox, qui repartait allègrement dans la synchronisation des autres projets Scrivener. Ainsi mon dossier de synchro reste toujours dynamique. On doit voyage léger pour aller loin. Les sédentaires peuvent accumuler les charges, pas les nomades.

Je ne rencontre aucun problème. Il me faut seulement parfois de la patience lorsqu’il y a beaucoup de dossiers à synchroniser entre tous les supports.

À vous d’essayer.


Ne pas sauvegarder dans le dossier de synchronisation

Le dossier Dropbox où vous avez glissé vos projets à synchroniser entre vos appareils mobiles et les fixes n’est pas un dossier de sauvegarde. Vous n’y trouvez que des projets avec l’extension .scriv, à ouvrir avec l’application Scrivener pour iOS ou le logiciel Scrivener 3.

Votre logiciel de bureau fait des sauvegardes qu’il faut paramétrer ailleurs, soit dans un autre dossier sur Dropbox ou sur le disque dur de votre Mac ou PC de bureau. Les projets sauvegardés ont l’extension .bak (de backup).

Scrivener vous signalera cette erreur. On ne sauvegarde pas dans le même dossier que le dossier de travail à ce stade.


Savoir où sont les sauvegardes

Il vaut mieux savoir où sont rangées nos affaires pour ne pas naviguer dans le brouillard.

Dans la fenêtre Scrivener, vous sélectionnez : Afficher le dossier Application Support dans le Finder.

AffDossierSupport.png

Le dossier s’ouvre avec les éléments dont Scrivener a besoin pour fonctionner.

DossierSupport.png

L’ancien dossier des sauvegardes s’appelait Backups. Le nouveau dossier s’intitule Sauvegardes.

SupportSauvegardes.png

Dans les Préférences, j’ai demandé la compression des sauvegardes, on voit donc l’extension .zip. On repère les sauvegardes à leur fin de titre en -bak. Hier, le logiciel a fait quatre sauvegardes du guide en cours.


Éviter la surcharge documentaire

Pour garder une synchronisation rapide, ne surchargez pas inutilement vos projets de documentations externes. Un projet n’est pas un endroit de stockage, mais un espace de création dynamique en vue d’écrire un premier jet de manuscrit. Vos écritures doivent être la priorité, celles des autres moins.

Même si Scrivener est un atelier d’écriture, il n’a jamais été dit qu’on pouvait tout y mettre, au point de bloquer la machine. Ce n’est pas le but du jeu.

Pour éviter d’alourdir vos projets de documentation devenue souvent inutile, il est préférable de lire les PDF dans la bibliothèque iBooks de l’iPad et d’utiliser la fonction Split View de iOS 11, si on écrit sur l’iPad, en glissant la fenêtre de iBooks à coté de la fenêtre Scrivener où vous pouvez prendre vos notes. Ou d’ouvrir un PDF dans une application dédiée, si on écrit sur le Mac de bureau.

En évitant de surcharger vos projets de documentation, vous permettrez une synchronisation beaucoup plus rapide.


Penser à vider la Corbeille

Pour alléger vos projets, pensez à vider de temps en temps la Corbeille, où peuvent s’entasser des fichiers pesant un poids inutile. Vous gagnez parfois plusieurs Mega octets.

Si vous craignez de jeter des éléments importants, faites-le au moins après la publication de vos écrits.

On faisait le ménage dans nos dossiers de mémoires universitaires quand nous utilisions le papier. On doit le faire aussi en documentation numérique.

Sur MacOs : Scrivener > Projet > Vider la Corbeille

Sur iOS : Corbeille > glissement vers la gauche > bandeau rouge Vider la Corbeille > ok

iOSCorbeille.png

Vider la corbeille en cliquant sur le rouge.

iOSVider.png


Ne pas stocker trop d’images dans le projet

Stocker de nombreuses images dans un Projet peut nuire à la qualité de la synchronisation de Scrivener 3 avec l’iPad ou l’iPhone. Une fois qu’elles sont insérées dans votre texte, il est inutile de les stocker. Scrivener n’est pas un garde-meuble stockant des boites d’archives. C’est un outil d’écriture qui doit rester dynamique et actif.


Ne pas modifier manuellement dans les fichiers internes de Scrivener sur Dropbox

Le créateur de Scrivener recommande de ne pas modifier manuellement des fichiers synchronisés dans Dropbox ou un Dossier synchronisé.

Si vous modifiez un texte ou une image dans le dossier de synchronisation directement dans Dropbox ou un Dossier synchronisé (depuis un appareil sous Android par exemple), vous le faites à vos risques et périls. C’est possible, mais pas recommandé.

Travaillez toujours vos textes ou vos images à partir des projets Scrivener, depuis l’application iOS ou le logiciel MacOS. Les dossiers de synchronisation ne sont pas des lieux de travail, mais des intermédiaires au service de vos écritures.


Fermer les projets après le travail

Désormais, sur Scrivener 3, une fonction permet de quitter automatiquement le projet après un certain laps de temps.

QuitterAutom.png

Cette fonction permettra aux distraits de mieux synchroniser leurs projets entre leurs appareils nomades et fixes.

Du côté de l’application pour iOS, sur l’iPad ou l’iPhone, vous pouvez synchroniser au fil de vos écritures, quand vous avez fini un développement en cliquant :

  • sur l’icône de synchronisation des deux flèches qui tournent en rond, que l’on trouve en plusieurs endroits,

iOSPagefleches.jpg

iOSRondfleches.jpg

  • sur l’icône de partage (carré avec flèche vers le haut) > Synchroniser maintenant,

iOSpartage.jpg

iOS-SyncNow.png

  • sur la flèche des Projets en haut à gauche du projet.

iOSProjets.jpg


Fermer le projet avant de quitter l’iPad

Cliquez sur OK en haut de votre page en cours et revenez dans le Classeur de gauche.

Puis cliquez sur la flèche en haut vers la gauche. Vous revenez sur le tableau de bord général de vos projets Scrivener. Ainsi se ferme le projet en cours sur l’iPad. Si vous avez bien paramétré votre application, vous voyez la synchronisation se mettre en route. Vous avez fini votre travail. Tout est sauvegardé. Vous êtes tranquille !


Fermer ses projets Scrivener est aussi simple et indispensable que d’éteindre la lumière quand il fait jour, fermer la porte de la maison à clé quand on la quitte, couper le robinet d’eau quand on s’est lavé les mains. Pour bien vivre, il y a des choses qui se font.

Vous pouvez maintenant, sans risque ni culpabilité, tirer le rideau de la boutique et passer à autre chose, vaquer à vos occupations routinières, déguster une bonne bière, un bon vin ou ce que vous aimez, courir, pédaler, sauter, danser, jouer, discuter, échanger, rire. Vous pouvez avec bonheur penser à autre chose qu’à vos écrits. Rechargez vos batteries ! L’inspiration n’en sera que mieux stimulée.

En respectant ces quelques règles de bases, vous apprécierez de pouvoir travailler sans entrave, en sachant que tout est ordre. Vous avez donné le meilleur de vous-même. Vous êtes en harmonie avec le monde qui vous porte.

Belles écritures !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 2 février 2018

Publié le 11 mars 2018


L’auteur
Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS).

Page auteur sur Amazon (format mobi)
Page auteur sur Apple (format epub)
Page auteur sur Kobo (format epub)
Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

 

 

 

 

 

Après le livre et sa publication : reflexions sur la sante en ecriture et la necessite de faire du sport pour bien vivre

Extraits du Journal de vie après l’écriture et la publication en précommande de Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version 3.0 pour Mac
Réflexions sur la santé en écriture et la nécessité de faire du sport pour bien vivre

Vendredi 26 janvier 2017

J’aimerais bien ne rien faire en travail pour décompresser. Je vais essayer de faire un tour à vélo jusqu’à Trenez pour m’aérer et méditer devant la mer. Besoin de voir un horizon plus large après deux mois d’intense concentration dans mon cocon laborieux. J’imagine déjà mon itinéraire, je ne peux pas passer par les chemins qui doivent être complètement embourbés en ce moment. Donc, ça va être la route ! Je visualise mon parcours.

Maintenant que je me suis arrêtée, après deux mois d’exercices intellectuels intenses, je sens la fatigue me tomber dessus. Tous mes muscles crient, épaules, nuque, bras, mains, dos, torse, cuisses, jambes, tout a été tendu comme un arc avant la décoche de la flèche. Dans ces cas-là, la meilleure thérapie, c’est de continuer à exercer le corps dans une autre activité physique. Si je m’arrêtais, ce serait beaucoup plus dur. Mais si je fais une bonne virée à vélo et que je prends l’air en oubliant les soucis et angoisses de publication, je sais que tout ira bien. Le soleil est là, le vent est tombé, j’en profite. En route avec Strava !

Samedi 27 janvier 2018 7:17 lit clavier iPad

Je l’ai faite ma virée ! Et j’en suis transformée. Physiquement d’abord, parce que les tensions se sont déplacées, j’ai toujours mal partout, mais de façon uniforme et confortable. Intellectuellement, je me sens ressourcée, renforcée dans mes convictions qu’il faut une vie équilibrée entre les efforts physiques et les efforts psychiques. J’ai eu beaucoup d’idées en pédalant, j’écrivais dans ma tête, je n’ai pas pris de notes, je sais que les phrases et paragraphes reviendront. Je ne m’inquiète pas. Je me sens bien. Fatiguée et heureuse de l’être. Ce que j’ai produit, pendant ces deux mois, depuis la sortie de Scrivener 3, le guide qui va sortir le 2 février, personne d’autre que moi ne l’a fait. Il est mon ouvrage, le fruit de mon travail. En plus, je suis la première Française à écrire un livre sur Scrivener 3, comme je l’avais fait pour Scrivener for iOS. C’est bon pour le moral.

Hier, je pensais au réveil être trop fatiguée pour travailler encore. C’est souvent dans ces cas-là que j’en fais le plus, une fois l’instant de découragement dépassé.

En descendant au bureau, j’ai vu que Smashwords avait accepté le guide dans le Catalogue Premium. Il serait donc publié chez Apple, Kobo et toutes les librairies numériques en contrat avec la plateforme de Los Gatos. Cela voulait dire que mes paramétrages de compilation en .doc avec Scrivener 3 étaient bons et remplissaient toutes les conditions d’exigence du catalogue. J’ai alors décidé de publier le module des tutoriels anglais, en permafree, en introduction à l’apprentissage du nouveau logiciel.

Là, au moment de remplir la fiche d’enregistrement du livre sur le site de Smashwords, j’ai vu que ma couverture, bâclée pour le PDF envoyé aux bêta-lecteurs, ne remplissaient pas les conditions demandées par Smashwords. Je l’ai copiée, mise sur clé USB, branchée au vieil iMac de 98, le premier iMac de l’histoire d’Apple, qui me sert toujours. J’ai ouvert Photoshop, la version antique aussi, 4 je crois, j’ai converti la taille (1400 px de large) et la définition de l’image (300 dpi). La couverture a été acceptée sans façon par Smashwords.

J’ai fait un mail à Adam, mon cher graphiste, pour lui dire que j’avais besoin de sa pâte ou de sa patte professionnelle pour harmoniser cette couverture avec les précédentes. Il était d’accord. Je passerais commande après une virée à vélo devenue vitale pour aller voir la mer et prendre l’air.

J’ai publié le module des Tutoriels anglais, sans problème avec les paramètres enregistrés dans mes Formats sur Scrivener 3, et j’avais fini à 11:29. Il était temps de partir. Je m’arrêterais à Kergroës pour prendre un sandwich et de quoi grignoter à Trenez. Il faisait beau, mais des nuages commençaient à obscurcir le ciel. Facebook m’avait avisée que la pluie arrivait et que je devais rester à l’abri !

Après avoir fait quelques achats au Proxi de Kergroës, que j’aime bien parce qu’il est à échelle humaine, j’ai tourné sur un chemin évitant la remontée après le tournant de la route de Trenez. Je restais sur le haut de la courbe de niveau, en trottinant parfois pour ne pas descendre de vélo, c’était praticable.

J’ai vu la mer. Toujours un choc dans le plexus solaire. Puis j’ai senti l’odeur particulière de la terre des champs alentours, du varech et des embruns. Arrivée au-dessus de « l’île des marches » comme l’appelait Samson dans son dessin au rotring et laque sur Canson, j’ai discuté avec une dame à cheveux gris qui remontaient la côte venant du parking de la plage, à pied, en tenant son vélo à la main. Elle n’habite Moëlan que depuis deux ans et découvre aussi la commune à vélo. Parfois elle attache son vélo à un poteau, comme j’allais le faire pour le mien, et continue à pied sur les sentiers côtiers. Je ne suis pas encore assez entraînée pour en faire autant. Elle a des jumelles et observe les Glenan, où elle est allée en avril dernier avec un naturaliste, une sortie pour l’observation du narcisse des Glenan, que je devrais faire moi aussi, pour revoir le site important d’un épisode de ma jeunesse, avec Simone Morand et ses enfants.

Nous nous reverrons peut-être au fil de nos virées à vélo. Elle habite près de Kergroës. J’étais heureuse de voir que je ne suis pas seule à faire ce genre de sortie en intimité secrète avec la nature à l’heure où les gens mangent chez eux. C’est stimulant.

Je voyais les nuages s’accumuler sur la mer, il était temps que je mange mon picnic. Je suis restée en haut, sans descendre sur la plage sud à l’abri du vent d’ouest, sur un banc dédié à la mémoire de Jennifer Lewis, 1941-2014. J’ai eu une pensée de paix pour elle. J’avais pris des photos d’en haut, la mer avait des nuances de bleu et de vert incroyables. Les vagues rugissaient. De mon banc, je voyais l’île du dessin de Samson et je rendais grâce à mon grand homme de me permettre de mieux voir le monde grâce à son œuvre. Des cormorans palabraient sur un rocher plein ouest où les vagues venaient se fracasser. Ils ne bougeaient pas, là où nous aurions été balayés comme fétus de paille dans le vent de fin de moisson.

J’ai mangé mon sandwich poulet-crudités, puis des abricots secs. Je retrouvais les habitudes que j’avais autrefois quand, à la même saison dans un chalet de montagne à Bogève en Haute-Savoie, pendant la saison des crêpes sur le bord des pistes, je partais faire des randonnées à ski de fond avec les chiens, Brasses le bouvier bernois et Reine, la grande pyrénéenne. Finalement, j’avais toujours fait du sport. C’est sans doute ce qui m’a sauvée.

Toute ma vie, sauf quand j’étais petite fille, où j’avais fini par être dispensée de gym, ce qui me rassurait bien, car j’étais terrifiée de toujours faire perdre mon équipe quand on faisait un relais. Maintenant, je pense que je pourrais en battre pas mal ; à l’époque c’était mon angoisse de faire perdre les autres. Une des raisons qui m’ont inscrite dans la solitude.

Entre le yoga depuis l’âge de 16 ou 17 ans à l’internat de Paris, suite à la lecture d’une fiche dans le Journal Elle, les séances quotidiennes de gymnastique dans une salle des Champs Elysées, quand je travaillais chez Balmain, Courrèges ou Féraud, les séances dominicales à la piscine de Pontoise, puis plus tard, du tir à l’arc et un peu de course à pied, quand le jogging n’existait pas encore et toujours, chaque été, les longues séances de nage dans la mer depuis que j’étais revenue au pays, je n’avais jamais cessé de m’exercer dès que ma santé me le permettait. Au moins, chaque matin, je faisais quelques asanas de yoga.

Certes, je n’avais jamais fait d’entrainement sportif. Mais j’avais gardé l’habitude de faire des efforts, ce qui m’a bien servi plus tard, quand j’ai décidé de restaurer et entretenir seule mon domaine, entreprenant mes Travaux d’Hercule. Le vélo, je l’avais pratiqué à Saint-Leu-la-forêt autrefois, comme moyen courant de déplacement, qui nous était coutumier et nous menait parfois en bande dans des virées post-baccalauréat jusqu’à l’église d’Auvers et son cimetière où reposaient Vincent et Théo van Gogh, un des premiers lieux de ma reconnaissance artistique, une de mes premières prises de conscience de mon besoin d’expression littéraire.

Mais le moment où j’ai décidé de reprendre un vrai entraînement physique a eu lieu il y a presque deux ans.

Je venais d’avoir 70 ans après une maladie pulmonaire assez grave dont j’étais sortie affaiblie, sans muscles, sans élan. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester comme ça, sinon j’allais vieillir trop vite. Je voyais des gens décliner quand ils ne faisaient plus assez d’exercice., réduisant les efforts et les activités. Je ne suis pas bonne marcheuse. Je me fatigue trop vite. J’aime mieux courir ou pédaler et bien sûr nager. J’ai alors décidé de reprendre mon vélo que je prenais de temps en temps pour faire quelques courses au bourg voisin de 3 km et aller me baigner dans un port non loin à 3 km aussi. Je ne pensais pas pouvoir faire plus de 6 km par jour.

L’été de mes 70 ans, j’ai passé trois semaines à Plœmeur en Morbihan à garder le petit chat de mes enfants en vacances. J’avais emporté mon vélo pour reprendre un entraînement physique plus conséquent que ces allers-retours au bourg ou à la côte. J’ai découvert la commune à vélo. Du centre-ville où je séjournais, je rayonnais de tous les côtés. Mes buts étaient simples, j’avais envie d’aller me baigner, c’était l’été indien de septembre, et de découvrir des mégalithes. Munie des cartes de l’office du tourisme, et de l’application Cyclometer, pour avoir une idée des kilomètres parcourus, j’ai arpenté les chemins de traverse de Plœmeur, le plus souvent vers la mer. J’ai découvert que je pouvais faire bien plus que 6 km par jour, puisqu’il m’arrivait d’en faire trois fois plus et que j’étais en pleine forme ! J’écrivais le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone avec une belle allégresse.

De retour chez moi, j’ai pensé qu’il serait intelligent de ma part d’explorer de la même façon ma propre commune à vélo. Comment n’y avais-je jamais pensé plus tôt ? Et j’ai commencé à me perdre dans les chemins creux. A Cyclometer, j’ai ajouté l’application Strava.

J’ai conquis une bonne santé que je n’avais jamais eue avant, qui enchante mon amie médecin, quand elle me voit arriver en tenue de cycliste à l’une des deux visites médicales annuelles auxquelles je me soumets depuis ma décision de rouler régulièrement à vélo. Je lui ai dit que je refusais d’avoir une vie médicalisée comme celle de trop de mes contemporains dépendants. Je ne suis plus en ALD, je respire bien. Certes, je reste asthmatique chronique. Je prends un traitement suffisant pour me permettre une vie normale. J’évite les réunions et les risques microbiens. Je ne saute plus au cou des gens comme une vieille médaille. Je vis mieux qu’en aucune autre période de ma vie.

Si Robert Marchand, le champion du monde cycliste qui vient d’arrêter sa carrière à 106 ans, avait commencé la sienne à 67 ans, à l’heure où ses « contemporains s’arrêtaient, commençaient à jouer aux cartes et à décliner », je pensais que la mienne, commencée à 70 ans, ne me mènerait sans doute pas aussi loin que la sienne, mais me permettrait des découvertes que jamais je n’aurais pu faire en restant assise dans une auto à voir le monde de loin en passant rapidement.

Je n’essaie pas de battre des records. J’essaie juste de dépasser mes limites. Un peu plus chaque jour. Chaque sortie est un émerveillement. Je roule dans la beauté du monde. Et j’écris, comme je l’avais promis à Vincent et Théo à Auvers… J’avais 14 ans. Je suis restée fidèle aux rêves et espoirs de ma jeunesse.

Quelques gouttes de pluie ont commencé à tomber comme je repartais. Un grain passait. J’ai pris des chemins sous le couvert des arbres pour rentrer. Quand j’ai roulé sur la route, j’ai apprécié la visière que mon réparateur de vélo avait ajusté sur le casque que je lui achetais en guide de cadeau de Noël : la pluie ne tombait pas sur les lunettes. Progrès subtil.

IMG_5789.JPG

Les primevères fleurissent déjà sur les bords du chemin. Après un hiver de tempêtes, le printemps se prépare dans le secret de la terre.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 27 janvier 2018


Crédits

Applications cyclistes : Cyclometer et Strava

Adam Molariss, graphiste pour Indiegraphics

Alain Gouyec, marchand de cycles au bourg de Moëlan

L’île des marches, Trenez, dessin au rotring et laque sur papier Canson, 50 x 65, Yves Samson, 1987, période Kerantorec, coll. part.

Lien au nouveau guide Scrivener 3 plus simple sur Amazon

Lien au nouveau module d’introduction aux Tutoriels anglais de Scrivener 3

Lien au nouveau guide Scrivener 3 plus simple sur Smaswords

Scrivener 3 : imprimer le plan ou le manuscrit en PDF ou papier

Avant de se prendre la tête avec la Compilation, il existe une façon simple d’imprimer son plan ou son manuscrit en PDF ou en papier : le format d’impression et l’impression avec les attributs de Scrivener.

Pour imprimer le plan, on va d’abord paramétrer le Format d’Impression, où nous pouvons régler différents formats de Textes, Fiches ou Plans.

Paramétrer le Format d’impression

Lorsque vous allez dans la fenêtre Fichier et que vous descendez dans Format d’impression, vous accédez aux paramètres habituels des imprimantes, avec Attributs de page. Il faut descendre dans le menu Attributs de page et sélectionner : Scrivener.
Fichier > Format d’impression > Attributs de page > Scrivener.

FormatScrivener.png

Dans l’onglet Marges, vous pouvez régler les marges selon vos besoins.

FormatImpression_1Marges.png

Dans l’onglet Autre : Ajuster les images à la taille de la page ou Imprimer les arrière-plans des Pages Web.

FormatImpression_2Texte.png

Dans l’onglet Texte, vous sélectionnez les données du Classeur que vous souhaitez imprimer. Vous pouvez changer la police.

FormatTexteTimes.png

Dans l’onglet Fiches, vous sélectionnez les données des Fiches du Tableau de liège que vous souhaitez imprimer.

FormatFiches.png

Dans l’onglet Plans, vous sélectionnez les données du Plan général que vous souhaitez imprimer.

FormatPlans.png

Mon test de Plan de projet a été fait uniquement sur le Tableau de liège ou d’affichage (Corkboard). Il comporte peu de texte, mais des Résumés, écrits directement sur les fiches créées sur le Tableau. Tout ce qui a été créé dans le Tableau de liège se retrouve dans la fenêtre du Classeur et constitue l’ossature du manuscrit.

Pour imprimer le plan du manuscrit

PlanPartieChap.png

Ici, je sélectionne La Partie 1 d’un projet avec deux chapitres et quelques scènes.

Le mode Composite est activé dans le mode Groupe, puisque la Partie 1 comporte plusieurs documents.

ModeGroupe.png

J’ai paramétré le Format d’Impression. Je vais dans :

Fichier > Imprimer le document courant.

ImpirmerDocCourant.png

Voici ce qui apparaît en Prévisualisation pour un enregistrement en PDF ou une impression papier immédiate.

Previsualiser.png

J’exporte le fichier en PDF et je le vérifie.

J’ai tous les éléments demandés dans le format d’impression. Un peu trop sans doute pour transmettre ce document à quelqu’un qui n’aurait pas le nez dans le guidon comme je l’ai dans Scrivener à cette minute. Vous voyez ainsi que tout est transmis dans notre document, selon nos besoins. On peut ne sélectionner que les titres et les résumés.

PDFexporter.png

Imprimer une portion de Projet

De la même façon, on peut sélectionner une portion de Projet pour en imprimer le contenu. On vérifie la Prévisualisation avant de créer et enregistrer le PDF. Ici un document écrit de dix pages.

PrevoirPDF10pages.png

Ce procédé est facile à mettre en œuvre pour créer un PDF du plan ou du manuscrit. Il évite les casse-têtes de la Compilation au début de notre apprentissage avec Scrivener 3. Nous verrons les détails de la Compilation plus tard, qui nécessite également un formatage des En-Têtes et Sections.

Scrivener est toujours plus simple qu’il n’en a l’air avec sa richesse de possibilités.

Belles écritures !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 15 janvier 2018


VignetteScrivener3.png

P.S. La sortie du Guide Scrivener 3 plus simple est prévue le 3 mars. Bientôt en précommande !

P.S. 2 Merci à Anaïs Donay qui m’a inspiré cet article par une question posée sur le groupe ScrivenerFR. Rejoignez-nous, l’ambiance est dynamique et stimulante.

P.S. 3 En vous abonnant au blog gaellekermen.net vous aurez la primeur des articles, directement dans votre boite de messagerie dès leur parution. Email subscription dans la fenêtre de gauche en bas.


Crédit cover : Indiegraphics