Publication numérique indépendante : mon marketing à l’envers

Dans les années 80-90, lorsqu’on avait une entreprise, on ne parlait que de marketing. J’ai lu bien des guides de l’époque et j’en ai lu de plus récents. Je crois en connaître quelques codes, mais je m’étonne qu’on ne les fasse pas évoluer avec les nouvelles technologies. J’ai bien sûr utilisé les mailings postaux pour garder le contact avec les clients de mon cabinet libéral. Au siècle dernier. Désormais, je renâcle à appliquer ces méthodes.

Internet a changé la donne des relations entre l’entrepreneur et le prospect pour qu’il devienne client. Les échanges entre l’auteur et le lecteur ne dépendent plus des maisons d’édition traditionnelles. L’auteur peut désormais opter pour une publication numérique indépendante, beaucoup plus gratifiante et rémunératrice. Le lectorat apprécie de pouvoir communiquer directement avec l’auteur qui l’a séduit, ému, intéressé, passionné.


Je pratique l’Internet depuis les débuts. J’ai beaucoup utilisé le mailing les premières années quand nous étions heureux de recevoir des courriels sur nos ordinateurs bien plus vite que ce que nous appelions le snail-mail, le courrier escargot postal. Tout a changé en l’an 2000 quand les grandes marques ont investi ce que nous considérions comme un outil démocratique de gestion de la planète dans un sens collaboratif.

Les réseaux sociaux ont changé la façon de communiquer et aucune entreprise ne survivrait sans une page Facebook et un compte Twitter. Les hommes politiques eux-mêmes ont dû se mettre à ces outils, le paroxysme de la folie de communication aboutissant à un président américain faisant ses annonces diplomatiques par des tweets.

Désormais, nous sommes submergés par les annonces de toute sorte. Tous les jours, dans nos courriels, les messages abondent sans que nous ayons le temps de les lire. Je refuse d’imposer à quiconque des solutions marketing qui moi me dérangent.

Mailing-list

Je sais que les spécialistes du marketing pour les auteurs numériques indépendants conseillent de gérer une mailing-list de lecteurs. J’ai expliqué dans mon article précédent que je n’avais jamais réussi à faire un courriel à mes nombreux correspondants pour annoncer la sortie d’un de mes livres. Il y a plus de vingt ans, je pouvais faire un seul envoi à tout mon carnet d’adresses (entre 800 et 1000 contacts) en copie invisible pour respecter la confidentialité des adresses de messagerie. Ce n’est plus possible, c’est assimilé à du SPAM. Il faut morceler les envois et là, je renonce… Je suis trop épuisée après la sortie d’un livre pour avoir encore ce courage. C’est sûrement dommage de ne pas faire savoir mon savoir-faire à des correspondants qui pourraient être intéressés, mais à l’impossible nul n’est tenu !

Abonnement aux Newsletters

Je constate de mon côté que je lis rarement les courriels d’abonnements auxquels j’ai pourtant consenti, alors que je lis de nombreux billets et articles sur Twitter et Facebook. Le mail ne fait plus autant partie de mes modes de communication qu’il y a vingt ans. Si un ami ou une amie veut prendre contact avec moi pour une visite, sachant que je ne réponds jamais au téléphone pour rester concentrée sur mes écritures, l’ami ou l’amie va plutôt utiliser le SMS ou un message sur Facebook. De nombreux lecteurs me contactent directement par Messenger. J’en arrive à trouver le courriel un peu dépassé. Il était adapté aux échanges des années 1995-2005 comme le fax l’était dans les années 80, après avoir pris le relais du TELEX des années 70 ou du télégramme (le petit bleu) ou le pneumatique des décennies précédentes.*

* Pour avoir une bonne idée de l’évolution des techniques de communication et des transports, la lecture de la série des Maigret de Georges Simenon est passionnante, l’action se situant entre 1928 et 1972.

Cadeau de PDF en échange des adresses

De même, quand je m’abonne à un blog d’auteur, un PDF m’est offert en cadeau pour avoir confié mes données de messagerie à l’auteur. Je m’aperçois que je ne lis jamais ces PDF, alors que je lis plusieurs heures par jour sur ma liseuse ou ma tablette. J’en arrive à douter de l’intérêt de ce système d’échange.

C’est pourquoi je n’ai pas mis de condition aux téléchargements de modèles Scrivener pour les auteurs francophones que je propose sur mon blog auteur en application des usages du logiciel d’écriture dont je ne cesse de vanter les mérites.

Concours de promotion

De la même façon, faire des concours pour se faire connaître me semble si infantile que je n’imagine pas appliquer ce genre de méthode pour faire connaitre mes dernières publications.

Je sais qu’en marketing on prétend que les gens ont dix ans d’âge mental, qu’ils ne savent pas lire, et, pour que tout le monde comprenne, il faudrait écrire avec des phrases simples et des paragraphes courts, sans jamais utiliser de mots compliqués qui nécessiteraient l’utilisation d’un dictionnaire.

Je dis STOP ! De grâce, arrêtons de prendre les gens pour des cons !

Vous faites ce que voulez, mais moi je n’écris pas dans cet état d’esprit. Je considère que mon lectorat est adulte et responsable, qu’il sait lire, qu’il est cultivé ou a envie de se cultiver et se documenter, il souhaite mieux comprendre le monde qui l’entoure pour y tenir son rôle particulier. J’espère contribuer à ses progrès autant que cela m’est possible.

Les facilités du numérique

Je préfère offrir un contenu de qualité que de promettre des objectifs intenables et fallacieux. Si quelqu’un a besoin des services que je propose, il saura me trouver par un bon référencement dans les moteurs de recherche. S’il ne connait pas un mot dans une phrase complexe, il saura utiliser les facilités du numérique. En appuyant sur le mot, il fera apparaître la définition en français comme en anglais ou en toute autre langue. Il saura souligner les passages intéressants, mettre des signets aux pages sur lesquelles il sera intéressant de revenir, il apprendra à copier des citations pour extraire la « substantifique moelle » rabelaisienne de l’ouvrage qui fera ainsi partie de son patrimoine immatériel à jamais dans son esprit. S’il ne sait pas utiliser les outils numériques, je les lui expliquerai, il le lira dans mes guides, c’est une partie de mon travail d’écriture.

Même une série télévisuelle commence par les mots d’un scénario. Les mots restent des vecteurs d’initiation privilégiés pour améliorer la condition humaine. Et il n’y a pas d’âge limite pour en apprendre de nouveaux. C’est même la garantie d’un bon entraînement cérébral.

Voilà mon marketing à l’envers : je n’écris pas dans l’idée que tout le monde est appauvri mentalement et qu’il faut descendre au niveau le plus bas pour se faire comprendre.

J’écris dans le respect et l’estime de mes lectrices et lecteurs. Si on a besoin de moi, on me trouvera. Je répondrai. Mais il faut aussi faire un effort pour améliorer sa propre compréhension, compléter son vocabulaire et progresser. Rien n’est acquis d’emblée, tout s’apprend, tout se pratique et tout évolue. Mais les lecteurs doivent lire et pratiquer pour intégrer les connaissances.

De l’ordre de l’intime

Si vous appliquez les méthodes marketing qui sont conseillées depuis les années 80, vous augmenterez sans doute plus vite votre lectorat que je ne le fais moi-même. Je souhaite qu’il vous reste aussi fidèle et profond que le mien. Mes lectrices et lecteurs ne déversent pas leurs commentaires sur Amazon, mais les messages que je reçois sont de l’ordre de l’intime et je les garde au cœur comme de précieux secrets. Ils me donnent le courage de continuer dans les moments de doute. Car le doute est indispensable pour progresser, le doute cartésien, hyperbolique, celui qui remet tout en question, qui ne tient rien pour acquis et permet de dépasser nos limites, d’aller plus loin dans l’exigence de qualité littéraire.

Le partage des connaissances

Un des héritages positifs de Mai 68 tel que je l’ai vécu dans la Sorbonne libre est le partage des connaissances. Voilà pourquoi je ne ferai jamais de marketing ordinaire. Il est plus important pour moi de savoir que des auteurs vont progresser grâce à mes écrits pratiques que de me préoccuper de monter dans les classements par des méthodes qui me dérangent moi-même. L’un n’empêche pas l’autre d’ailleurs. En effet, mes petits guides sans prétention sont au même rang que ceux qui émanent des éditions prestigieuses comme First Editions (collection Pour les Nuls). Nous alternons les premières places de nos catégories et cela déjà me conforte dans ma démarche. Leur place n’est pas due aux promotions éclair ou gratuites d’Amazon qui faussent délibérément les statistiques. Mais au fait que je réponds concrètement à des besoins de lectrices et lecteurs francophones parce que d’autres documentations en français ne sont pas encore sorties quand je publie mes guides pratiques sur Scrivener.

Mes autres livres sont trop littéraires pour faire partie du Top 100 et cela ne me gêne pas. On n’attend pas d’un cinéma d’art et d’essai qu’il fasse autant d’entrées qu’un cinéma des Champs Élysée à Paris. Chacun sa place. Les ventes des guides sur Scrivener me permettent de continuer à publier ce qui moi m’intéresse, sans souci de plaire au plus grand nombre, en sachant que d’autres lectrices et lecteurs que moi aiment trouver de la matière consistante dans des ouvrages documentés, avec une belle langue travaillée, qualité devenue trop rare. Et si je ne publiais que pour les chercheurs futurs, cela me conviendrait aussi. Car je sais que ma voix est sincère.

Trouvez votre propre voie, celle qui vous est familière. Testez ce qui vous convient. Faites entendre votre voix unique, votre vibration personnelle. L’écho de l’univers vous répondra.

Gaelle Kermen,

Kerantorec, le 19 mars 2018

En attendant de trouver votre place par vos écrits, voici un récent modèle sur Scrivener 3 sans condition, ni donnée personnelle ni inscription. Vous cliquez sur le lien. Le modèle compressé se télécharge depuis mon site web du siècle dernier. Il se dézippe sur l’ordinateur. Vous pouvez ouvrir un nouveau projet Scrivener, importer le modèle ou le faire glisser dans le nouveau projet Scrivener 3.

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Scrivener 3 : modèle de collection de recettes en cadeau


Publications en cours

Cet article fera partie des chapitres de l’essai de philosophie pratique sur l’écriture et la publication numérique indépendante, essai commencé lors du Camp NaNoWriMo de juillet 2018, scindé depuis en plusieurs projets. Je reprendrai cet essai lors du Camp de juillet pour une publication début août 2018.

La suite des publications se fera le 2 novembre 2018 (cuisine en temps de création intense), bricolage et jardinage plus simple), etc.

Pour l’instant, ce mois de mars, je prépare les documents d’archives sur Mai 68 et toutes mes notes sur le sujet, pour écrire et mettre en forme un essai sur Mai 68 après cinquante ans, pendant le Camp NaNo d’avril. Je le mettrai en précommande le 22 mars pour une sortie le 3 mai 2018.

Rappel des publications déjà faites

2016 Scrivener plus simple pour Mac, Scrivener plus simple pour Windows, Scrivener plus simple pour iPad et iPhone

2017 Coffrets des guides sur Scrivener pour un prix abordable, Smashwords plus simple pour les francophones (gratuit), Aquamarine Revisited, édition du cinquantenaire, Le Festival de Wight 70 vu par 2 Frenchies (photos de Jakez Morpain)

2018 Scrivener 3.0 Introduction aux Tutoriels anglais (gratuit), Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version Mac 3.0 (sur toutes les plateformes numériques)


L’auteur
Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS).

Page auteur sur Amazon (format mobi)
Page auteur sur Apple (format epub)
Page auteur sur Kobo (format epub)
Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

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ScrivenerApp : premiere mise à jour de l’application

Six mois après sa sortie, l’application Scrivener a bénéficié de sa première mise à jour 1.0.1. Elle rectifie quelques bugs liés à la mise à jour du système iOS 9 en 10 et elle apporte quelques améliorations de gestion des projets d’écritures.

J’en vois déjà deux : l’importation possible de pages web dans le projet et la création de dossier de modèles.


Importation de pages web

Cette nouvelle fonction est assez simple. On la trouve dans le bas du classeur (Binder) en touchant l’icône d’importation.

On peut désormais voir une possibilité supplémentaire entre Camera et Dropbox : Web Page.

web_page

On tape l’URL de la page et elle s’importe dans le bas du classeur.import_web

page_importe

 


Templates = Modèles

J’avoue que je n’aurais pas trouvé ça toute seule. Il a fallu que j’aille dans le forum pour comprendre comme ça marchait.
Pour accéder à ces deux modèles, il faut aller dans Getting help sous le Tutorial, en bas du Classeur (Binder) lorsqu’on accède à son tableau de bord.
Ensuite, on clique en bas de la page du Tutorial sur Reset Tutorial.
Alors on voit apparaître un dossier supplémentaire entre le dossier des Recherches (Research) et celui de la poubelle (Trash).

tuto_templates

En faisant glisser le titre vers la gauche et en développant le dossier, on voit les deux modèles créés par Keith Blount pour les romanciers, une fiche de personnages (Character Sheet) et une fiche de lieux (Location Sheet).

2_fiches

Les deux modèles sont en anglais et il vaudrait mieux récupérer ceux que j’ai traduits sur mon blog auteur.

Malheureusement, je n’ai pas pu importer un modèle (scrivtemplate) fait sur Scrivener pour Mac et mis sur Dropbox.
La seule chose que j’aie pu faire, c’est exporter la fiche en Word, l’envoyer dans le dossier Dropbox où je récupère mes fichiers par Send a copy, et l’importer ensuite depuis Dropbox dans un autre projet.

Ce n’est pas vraiment utile pour nous, auteurs francophones.

Mais Scrivener n’a pas dit son dernier mot. Il est bon de lire le tutorial mis à jour.
Créer un dossier Modèles dans un Projet Scrivener pour iOS
Donc, on peut créer dans un projet un nouveau dossier intitulé Modèles sous le dossier Research par exemple.

On glisse le titre vers la gauche et là on voit More, on tape et on a une proposition en plus :

Set as Templates Folder.

set_folder

On voit alors un T (pour Template) et une icône bleue.

t_modeles

En cliquant sur la croix, on ajoute un fichier, qu’on déplace dans ce nouveau dossier.

En développant le dossier Modèles, on voit que le fichier a lui aussi cette nouvelle icône.

mod_doc

C’est un modèle que l’on peut utiliser comme ceux que l’on créait sur la version de bureau.
Comme pour chaque manipulation dans l’application, n’oubliez pas de taper sur Done après chaque procédure.

Et si vous voulez trouver des modèles en français, consultez ma page : Modèles pour auteurs francophones.

Pour en savoir plus, mes guides Scrivener plus simple détaillent d’autres précédés.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 18 décembre 2016, publication le 7 janvier 2017

Scrivener importer un modele dans un nouveau projet

#scrivener #modele #template #importer

Pour importer un modèle dans un nouveau projet Scrivener, il faut d’abord télécharger le modèle. J’ai mis trois modèles en français à votre disposition pour faciliter vos débuts ou vos progrès sur Scrivener sans vous sentir submergé(e) par toutes ses possibilités.

Journal-modèle
Roman-modèle
Scenario-modèle

Il suffit de cliquer sur le lien pour que le modèle zippé se télécharge sur votre ordinateur. Récupérez le modèle dans le dossier Téléchargements. Dézippez-le.

modeles dans telechargements

Ouvrez Scrivener, Fichier > Nouveau projet > Options (en bas de la colonne de droite) > Importez des modèles… allez chercher le modèle dans Téléchargements et cliquez sur Importer.

Le modèle est mis par le logiciel dans le dossier Project Templates du dossier Scrivener que l’on peut faire apparaître en cliquant sur Scrivener dans la barre de menus et descendant sous Préférences : Afficher le dossier Support dans le Finder.

Pour utiliser le nouveau modèle, faut chercher dans les différents modules de Fiction, Non-Fiction et Ecriture de scripts pour trouver les modèles traduits en français par Gaelle Kermen.

modele roman

scenario modele par gaelle kermen

Journal modele

Bonnes écritures,
Gaelle

***
portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié sur toutes les plateformes numériques par ACD Carpe Diem, 2016.

Amazon : format .mobi pour Kindle, Fire et application pour ordinateurs

Smashwords : format .epub (iPad et tablettes Android), .mobi (Kindle), PDF, LRF (Sony eReader)

Scrivener importer une mindmap en opml et construire un projet entier

Dans Scrivener, on peut importer un projet déjà conçu en amont dans une Mind Map, exporté au format OPML. Scrivener le transforme en chapitres et sections. C’est ma méthode préférée.

Apprendre cette procédure a changé complètement mes perspectives d’écriture. C’est en fouillant le net à la recherche d’explications en français sur Scrivener que je suis tombée sur la vidéo de Marie Bo Solutions et sa façon de créer ses chapitres sur une mindmap en les exportant dans Scrivener dans le format OPML. Depuis, Marie Bo est devenue une amie Facebook et je lui redis ici toute ma gratitude. Sa solution peut aussi améliorer vos projets d’écriture.

Marie Bo solutions
Intégrer des éléments d’une mindmap dans Scrivener
https://www.youtube.com/watch?v=zJDZpHM1lFY

Création d’une mindmap

Créer une mindmap (carte mentale ou carte heuristique en français) est une des choses les plus gratifiantes que je connaisse.

Pour un cerveau créatif, la construction d’un projet ne se fait pas par raisonnement linéaire, mais par association d’idées.

Sur la mindmap, on commence par écrire au centre le sujet sur lequel on veut réfléchir. Puis, on note les idées en vrac, par des rayons qui tournent autour du soleil dans le sens des aiguilles d’une montre.

En fait, on les met dans n’importe quel sens d’abord et on les range ensuite dans l’ordre que l’on souhaite.

Le cerveau ne fait pas de censure sur une mindmap, la relecture la fera, ça fait toute la différence du monde pour laisser exprimer les idées. On efface, on ajoute, on met du texte, une photo, un lien, on fait ce qu’on veut, du moment que ça a un rapport avec le sujet central.

Lorsque j’ai eu l’idée du projet de ce Guide Scrivener, j’ai pris mon iPad, et j’ai laissé venir les idées, un peu dans un état second, me laissant porter par le flux.

Voici le résultat de la projection cérébrale du matin du 2 décembre 2015.

MMScrivenerGuideKermen

Ce type de document est devenu le point de départ de tous mes projets d’écriture.

Le logiciel s’appelle SimpleMind+, il est disponible sur tous les supports mobiles (je l’ai aussi acheté pour ma tablette et mon smartphone sur Android, mais ça marche mieux sur l’iPad). Une version Desktop est aussi disponible pour synchroniser avec les ordinateurs de bureau.

Je peux écrire, prendre une note, créer un article, élaborer un projet, partout où je suis, sans limite, sans distance. Une idée et hop ! je la saisis au vol. Après, je l’exporte et la récupère dans Scrivener ! La mindmap est faite directement sur l’iPad et exportée sur le MacBook ou le Mac mini, mes deux supports de logiciel Scrivener.

Exporter par mail en png txt OPML html

Quand la mindmap me satisfait, que je pense avoir envisagé tous les embranchements, toutes les ramifications du sujet, je la mets en œuvre sur Scrivener.

Depuis l’iPad, je l’enregistre toujours sur Dropbox, le nuage qui me permet de synchroniser mes fichiers essentiels entre les différents supports, nomades et fixes.

Je clique sur la fonction de Partage de l’application, Send to Mail.

Je l’exporte en trois formats, .PNG, .Txt et OPML.

Si je faisais un site Internet, je l’exporterais en html. Pour Scrivener, j’ai juste besoin de trois exports.

Sur Gmail, je récupère mes pièces jointes, je les enregistre sur le MacBook.

ExportationMailFichiersMindMap

Dans Scrivener, je récupère les fichiers, PNG, le format d’image que j’ai choisi, .TXT pour écrire un article de blog et .OPML pour un projet entier d’écriture avec chapitres, qui peut devenir un ebook.

Importer un fichier Txt en article de blog

Si je veux ne faire qu’un article de blog, il me suffit d’importer le fichier .TXT.

Je vais donc dans Scrivener -> Fichier −> Importer -> Fichiers…

Je choisis le fichier TXT et la page de l’article s’affiche dans le projet Scrivener sur lequel je travaille.

Voici ce que ça donne. Le texte s’est mis en ordre comme j’avais organisé les branches autour du sujet central, de l’est au midi, de l’ouest au sud, du sud à l’est, dans le sens du soleil, dans une belle harmonie universelle.

ExportationFichierTxt_article


Construire un projet entier avec OPML

La mindmap exportée au format OPML permet de construire un projet entier avec Scrivener.

Je vais dans Scrivener -> Fichier −> Importer -> Fichiers…

Je cherche le fichier OPML et je l’importe dans mon projet Vide.

Et voilà le résultat !

Projet_avec_chapitresapresOPML

J’ai tout de suite un projet bien construit, clair et net. Il ne me reste plus qu’à rédiger chacun des chapitres.

C’est ce que j’ai fait. Depuis le 3 décembre, le projet de Guide Scrivener francophone pour Mac a évolué dans les détails, il s’est étoffé, illustré, mais les grandes lignes de sa structure, élaborées sur la mindmap, sont toujours là.

Merci Marie Bo pour la super solution ! Immense gratitude ! Au plaisir d’écrire !

Gaelle Kermen

SimpleMind+
Marie Bo

***
ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

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Modele pour tenir son Journal avec Scrivener

Nulla dies sine linea (Pline l’Ancien)

Premier janvier 2016

En ce premier jour de l’an, il convenait d’ouvrir un nouveau cahier pour le Journal de Vie 2016.

Tout était déjà prévu dans mes modèles Scrivener, enregistrés lors de ma formation au logiciel, après avoir construit les projets qui me convenaient au long cours.

J’ai fermé le Journal 2015, dont le bilan est positif, puisque j’ai publié le Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac. Hier, 31 décembre, j’ai reçu les avis de publication en précommande avant la sortie du 10 janvier.

ScrivenerSimpleCover
Couverture de Scrivener plus simple © Adam Molariss 2015

Amazon, Draft2Digitale et Smashwords se relayaient pour m’aviser de la publication sur chaque support de distribution numérique.

Pour Smashwords, c’était bien la première fois que le fichier était accepté sans problème au catalogue Premium, ce qui prouve l’intérêt de Scrivener pour le formatage des projets en fichiers préparés pour les exigences de chaque plateforme. J’y reviendrai dans de prochains billets.

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous mon modèle de Journal.

Tenir son journal est la garantie de garder la maîtrise sur sa propre vie. Je crois plus en cette thérapie quotidienne que dans tous les supports proposés par des tiers. J’ai eu la chance d’y être encouragée par mon propre médecin, le docteur Fleury à Enghien-les-Bains, il y a cinquante ans, alors que je commençais une belle déprime. J’étais institutrice remplaçante en Val d’Oise et il me faisait un tableau peu engageant des méthodes de soin en 1966.

Il a eu cette phrase incroyable, que j’entends encore :

— Mais, vous, vous qui aimez écrire, car vous aimez écrire ?
— Euh … oui !
— Alors, écrivez ! Écrivez !

J’écrivais en effet depuis mon arrivée à Paris en septembre 60 et je me trimballais partout avec un gros cahier Héraclès, mon stylo et des bouquins.

Cinquante ans plus tard, je suis persuadée que ce travail d’écriture quasi quotidienne a été un rempart contre la folie, contre les dérapages et les turbulences de la vie. Elle n’a pas empêché les confrontations aux souffrances, aux angoisses, mais elle les a mises en scène comme des expériences et elle a apporté le recul nécessaire à la survie d’abord, puis à la reconstruction, et enfin à la sérénité.

Quand de jeunes amis ou amies me confient leur peine, je suis toujours rassurée si je sais qu’ils ou elles écrivent, je suis sûre que la clairvoyance jaillira de l’analyse et permettra de dépasser la douleur de l’attachement.

Voici le modèle que j’ai élaboré pour tenir mon Journal sur Scrivener, puisque j’ai enfin trouvé le support idéal pour tout conserver et gérer, à court et long terme.

ModeleJournal

La page est réglée au plus simple dans les Préférences, comme j’aime que ce soit, clair et net, sans fioriture, sans retrait de paragraphe, le modèle qui rend le mieux en ebook.

Pageregle

Et comme j’ai déjà écrit cette page d’article, j’ai démarré le module BLOGS :

BLOGS

Et voilà, une nouvelle année d’écriture est commencée !

Vous trouverez ici le modèle de journal à télécharger.
Le fichier OPML se téléchargera automatiquement sur votre bureau.
Importez-le dans un nouveau projet Vide et adaptez-le selon vos besoins. Il est conçu pour mon programme de travail de base au fil des saisons. Mettez-le vôtre. Dans les jours prochains, je ferai un article sur le format OPML. Déjà, vous pouvez le tester, c’est la façon la plus simple que je connaisse pour importer des projets entiers ou partiels, avant qu’ils soient illustrés ou enrichis.

Que cette année 2016 soit exceptionnelle pour tous vos projets. Avec mes meilleures vibrations !

Gaelle Kermen
Kerantorec, 1 janvier 2016

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ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

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