La précommande en publication numérique

La précommande est adoptée par les éditeurs professionnels. Elle est déconseillée par les autoédités. Certains conseillent de ne pas mettre l’ebook en précommande sur Amazon en raison d’un algorithme qui ne comptabiliserait pas les ventes et amoindrirait la place du livre, lui enlevant la possibilité de monter vers le Top 100.

Pourtant, Mark Coker, le fondateur de Smashwords, qui a derrière lui dix ans d’expérience de la publication numérique et des outils statistiques de plus en plus affinés pour analyser le sort des ebooks publiés sur sa plateforme, déclare qu’un livre publié en précommande fait une meilleure carrière sur le long terme qu’un ebook publié sans précommande. Je peux en témoigner par ma propre expérience.

Tous mes guides pratiques sur Scrivener ont été publiés en précommande. Tous ont été tout de suite en tête de leurs catégories avant leur sortie et sont restés dans les meilleures ventes, depuis deux ans. Le guide en cours de publication est déjà #1 dans le Podium de tête avec les deux guides pour Mac et iOS. Cela flatte mon ego comme une juste reconnaissance de l’immense travail exécuté et m’encourage à vous servir le meilleur produit possible.

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Le temps de la précommande permet de faire tous les essais de formatage grandeur nature in situ, sans risque pour le lectorat. Ces essais sont indispensables lorsqu’on vient de changer de version de logiciel d’écriture. C’est pourquoi j’insiste dans mon guide Scrivener 3 sur les vérifications de Compilation dans les différents formats.

Vérifier son manuscrit en ligne

Il est important de modifier le manuscrit jusqu’à ce qu’il réponde aux critères exigés par une bonne lisibilité numérique. Certes, on peut le faire en mode Brouillon sur Amazon. Mais en mettant son livre assez tôt en Précommande, on est moins stressé que si on fait les modifications au moment de la sortie. On prend du temps pour assumer les corrections soulignées par les bêta-lecteurs, on vérifie les formatages en ligne sur le Previewer de KDP, puis on télécharge la version mobi sur nos Kindle, Kobo, Bookeen, iPad ou tablettes, outils d’investissements indispensables aux auteurs qui veulent rendre un produit fini sur tous les supports de lecture.

La première chose que je fais quand j’ai téléchargé mon manuscrit sur KDP est de vérifier que la Table des matières et l’Affichage NCX sont présents. Avec la Compilation de Scrivener 3, je n’ai eu aucun problème. Scrivener permet des sorties professionnelles de nos ouvrages.

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Ce sont les choses que je regarde avant d’acheter un ebook. Je le feuillette et si je ne vois pas Contenus ou Table des Matières à l’ouverture, surtout s’il s’agit d’un manuel pratique, je le referme et j’en reste là. Je sais déjà que l’ouvrage est mal présenté, pas fini. Cette conviction de départ est en général renforcée quand je télécharge l’extrait sur mon iPad et que je le lis via l’application Kindle.

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Un livre numérique obéit à des critères spécifiques pour être lisible sur différents supports. Je n’ai ni argent ni temps à perdre dans un produit bâclé. Il y a assez de bons auteurs à proposer des ebooks formatés dans les règles et corrigés avant leur sortie ; eux sont assurés de mon soutien et de ma fidélité au long cours.

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En tant que grande lectrice exclusivement numérique, j’achète beaucoup d’ebooks en précommande. Si un auteur intéressant annonce la sortie de son futur ouvrage sur Facebook, je vais sur son compte Amazon. Si je ne vois pas l’ebook en précommande, je n’y reviendrai sans doute pas. Par contre, si le sujet m’intéresse et que le livre est en précommande, je l’achète tout de suite en cliquant sur Précommander en 1-click. L’ebook sera livré dans ma bibliothèque Kindle ou iBooks le jour de sa sortie à minuit. Je le lirai quand j’aurai fini la lecture en cours (oui, je suis méthodique) ou quand mon état d’esprit sera disponible pour le sujet du livre.

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Dans les ouvrages mis en précommande, je relève rarement des erreurs. La précommande est devenue pour moi la garantie d’une qualité de lecture.

Changer de catégories avant la sortie

La précommande permet de faire des changements de catégorie et évite de perdre du temps à la sortie pour le placement du livre dans les classements d’Amazon.

Amazon tient compte des échanges faits avec ses auteurs. J’ai reçu ce matin le courriel m’avisant que le changement de catégories avait été fait, comme pour mes autres livres sur Scrivener.

La première catégorie était Bureautique et publication et le guide était une semaine avant sa sortie en tête des ventes, N° 1 à côté du guide Scrivener pour iPad et iPhone et du guide Scrivener pour Mac.

La deuxième catégorie choisie par KDP était Multimédia et graphisme. On ne trouvait donc pas le guide Scrivener 3 plus simple dans la catégorie Logiciels, où les deux autres guides l’attendaient, esseulés. J’ai fait un courriel dimanche au support KDP pour demander le changement de catégorie. Il a été effectué dès le lundi.

Ce matin, je vois que le livre est resté dans la catégorie Multimédia et graphisme… Numéro 1 partout !

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C’est aussi à ça que sert la précommande. On essuie les plâtres avant de livrer le produit.

Belles écritures professionnelles !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 30 janvier 2018


Crédits

Mark Coker est le fondateur de Smashwords, plateforme de publication numérique en anglais. J’ai écrit un guide gratuit pour les francophones :

Scrivener 3 est un logiciel diffusé par Literature & Latte à Truro en Cornouailles anglaises, il permet de bien gérer ses écritures et de faire de belles compilations en mobi, epub et PDF pour de belles publications numériques. On le trouve aussi chez Apple iTunes.

Amazon Kindle Direct Publishing est une plateforme de publication numérique

Scrivener 3 plus simple en precommande sortie le 2 février 2018

P.S. Un seul regret : l’aperçu et le feuilletage ne sont disponibles qu’après la sortie du livre. D’ici là, confiance et patience :)

En attendant, vous pouvez commencer avec les Tutoriels anglais. Mon introduction est aussi disponible. Gratuite chez Smashwords. Au prix minimum de 0,99€ sur Amazon. Si vous voulez le télécharger gratuitement sur Amazon, signalez que vous l’avez trouvé moins cher ailleurs ! Merci.

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Après le livre et sa publication : reflexions sur la sante en ecriture et la necessite de faire du sport pour bien vivre

Extraits du Journal de vie après l’écriture et la publication en précommande de Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version 3.0 pour Mac
Réflexions sur la santé en écriture et la nécessité de faire du sport pour bien vivre

Vendredi 26 janvier 2017

J’aimerais bien ne rien faire en travail pour décompresser. Je vais essayer de faire un tour à vélo jusqu’à Trenez pour m’aérer et méditer devant la mer. Besoin de voir un horizon plus large après deux mois d’intense concentration dans mon cocon laborieux. J’imagine déjà mon itinéraire, je ne peux pas passer par les chemins qui doivent être complètement embourbés en ce moment. Donc, ça va être la route ! Je visualise mon parcours.

Maintenant que je me suis arrêtée, après deux mois d’exercices intellectuels intenses, je sens la fatigue me tomber dessus. Tous mes muscles crient, épaules, nuque, bras, mains, dos, torse, cuisses, jambes, tout a été tendu comme un arc avant la décoche de la flèche. Dans ces cas-là, la meilleure thérapie, c’est de continuer à exercer le corps dans une autre activité physique. Si je m’arrêtais, ce serait beaucoup plus dur. Mais si je fais une bonne virée à vélo et que je prends l’air en oubliant les soucis et angoisses de publication, je sais que tout ira bien. Le soleil est là, le vent est tombé, j’en profite. En route avec Strava !

Samedi 27 janvier 2018 7:17 lit clavier iPad

Je l’ai faite ma virée ! Et j’en suis transformée. Physiquement d’abord, parce que les tensions se sont déplacées, j’ai toujours mal partout, mais de façon uniforme et confortable. Intellectuellement, je me sens ressourcée, renforcée dans mes convictions qu’il faut une vie équilibrée entre les efforts physiques et les efforts psychiques. J’ai eu beaucoup d’idées en pédalant, j’écrivais dans ma tête, je n’ai pas pris de notes, je sais que les phrases et paragraphes reviendront. Je ne m’inquiète pas. Je me sens bien. Fatiguée et heureuse de l’être. Ce que j’ai produit, pendant ces deux mois, depuis la sortie de Scrivener 3, le guide qui va sortir le 2 février, personne d’autre que moi ne l’a fait. Il est mon ouvrage, le fruit de mon travail. En plus, je suis la première Française à écrire un livre sur Scrivener 3, comme je l’avais fait pour Scrivener for iOS. C’est bon pour le moral.

Hier, je pensais au réveil être trop fatiguée pour travailler encore. C’est souvent dans ces cas-là que j’en fais le plus, une fois l’instant de découragement dépassé.

En descendant au bureau, j’ai vu que Smashwords avait accepté le guide dans le Catalogue Premium. Il serait donc publié chez Apple, Kobo et toutes les librairies numériques en contrat avec la plateforme de Los Gatos. Cela voulait dire que mes paramétrages de compilation en .doc avec Scrivener 3 étaient bons et remplissaient toutes les conditions d’exigence du catalogue. J’ai alors décidé de publier le module des tutoriels anglais, en permafree, en introduction à l’apprentissage du nouveau logiciel.

Là, au moment de remplir la fiche d’enregistrement du livre sur le site de Smashwords, j’ai vu que ma couverture, bâclée pour le PDF envoyé aux bêta-lecteurs, ne remplissaient pas les conditions demandées par Smashwords. Je l’ai copiée, mise sur clé USB, branchée au vieil iMac de 98, le premier iMac de l’histoire d’Apple, qui me sert toujours. J’ai ouvert Photoshop, la version antique aussi, 4 je crois, j’ai converti la taille (1400 px de large) et la définition de l’image (300 dpi). La couverture a été acceptée sans façon par Smashwords.

J’ai fait un mail à Adam, mon cher graphiste, pour lui dire que j’avais besoin de sa pâte ou de sa patte professionnelle pour harmoniser cette couverture avec les précédentes. Il était d’accord. Je passerais commande après une virée à vélo devenue vitale pour aller voir la mer et prendre l’air.

J’ai publié le module des Tutoriels anglais, sans problème avec les paramètres enregistrés dans mes Formats sur Scrivener 3, et j’avais fini à 11:29. Il était temps de partir. Je m’arrêterais à Kergroës pour prendre un sandwich et de quoi grignoter à Trenez. Il faisait beau, mais des nuages commençaient à obscurcir le ciel. Facebook m’avait avisée que la pluie arrivait et que je devais rester à l’abri !

Après avoir fait quelques achats au Proxi de Kergroës, que j’aime bien parce qu’il est à échelle humaine, j’ai tourné sur un chemin évitant la remontée après le tournant de la route de Trenez. Je restais sur le haut de la courbe de niveau, en trottinant parfois pour ne pas descendre de vélo, c’était praticable.

J’ai vu la mer. Toujours un choc dans le plexus solaire. Puis j’ai senti l’odeur particulière de la terre des champs alentours, du varech et des embruns. Arrivée au-dessus de « l’île des marches » comme l’appelait Samson dans son dessin au rotring et laque sur Canson, j’ai discuté avec une dame à cheveux gris qui remontaient la côte venant du parking de la plage, à pied, en tenant son vélo à la main. Elle n’habite Moëlan que depuis deux ans et découvre aussi la commune à vélo. Parfois elle attache son vélo à un poteau, comme j’allais le faire pour le mien, et continue à pied sur les sentiers côtiers. Je ne suis pas encore assez entraînée pour en faire autant. Elle a des jumelles et observe les Glenan, où elle est allée en avril dernier avec un naturaliste, une sortie pour l’observation du narcisse des Glenan, que je devrais faire moi aussi, pour revoir le site important d’un épisode de ma jeunesse, avec Simone Morand et ses enfants.

Nous nous reverrons peut-être au fil de nos virées à vélo. Elle habite près de Kergroës. J’étais heureuse de voir que je ne suis pas seule à faire ce genre de sortie en intimité secrète avec la nature à l’heure où les gens mangent chez eux. C’est stimulant.

Je voyais les nuages s’accumuler sur la mer, il était temps que je mange mon picnic. Je suis restée en haut, sans descendre sur la plage sud à l’abri du vent d’ouest, sur un banc dédié à la mémoire de Jennifer Lewis, 1941-2014. J’ai eu une pensée de paix pour elle. J’avais pris des photos d’en haut, la mer avait des nuances de bleu et de vert incroyables. Les vagues rugissaient. De mon banc, je voyais l’île du dessin de Samson et je rendais grâce à mon grand homme de me permettre de mieux voir le monde grâce à son œuvre. Des cormorans palabraient sur un rocher plein ouest où les vagues venaient se fracasser. Ils ne bougeaient pas, là où nous aurions été balayés comme fétus de paille dans le vent de fin de moisson.

J’ai mangé mon sandwich poulet-crudités, puis des abricots secs. Je retrouvais les habitudes que j’avais autrefois quand, à la même saison dans un chalet de montagne à Bogève en Haute-Savoie, pendant la saison des crêpes sur le bord des pistes, je partais faire des randonnées à ski de fond avec les chiens, Brasses le bouvier bernois et Reine, la grande pyrénéenne. Finalement, j’avais toujours fait du sport. C’est sans doute ce qui m’a sauvée.

Toute ma vie, sauf quand j’étais petite fille, où j’avais fini par être dispensée de gym, ce qui me rassurait bien, car j’étais terrifiée de toujours faire perdre mon équipe quand on faisait un relais. Maintenant, je pense que je pourrais en battre pas mal ; à l’époque c’était mon angoisse de faire perdre les autres. Une des raisons qui m’ont inscrite dans la solitude.

Entre le yoga depuis l’âge de 16 ou 17 ans à l’internat de Paris, suite à la lecture d’une fiche dans le Journal Elle, les séances quotidiennes de gymnastique dans une salle des Champs Elysées, quand je travaillais chez Balmain, Courrèges ou Féraud, les séances dominicales à la piscine de Pontoise, puis plus tard, du tir à l’arc et un peu de course à pied, quand le jogging n’existait pas encore et toujours, chaque été, les longues séances de nage dans la mer depuis que j’étais revenue au pays, je n’avais jamais cessé de m’exercer dès que ma santé me le permettait. Au moins, chaque matin, je faisais quelques asanas de yoga.

Certes, je n’avais jamais fait d’entrainement sportif. Mais j’avais gardé l’habitude de faire des efforts, ce qui m’a bien servi plus tard, quand j’ai décidé de restaurer et entretenir seule mon domaine, entreprenant mes Travaux d’Hercule. Le vélo, je l’avais pratiqué à Saint-Leu-la-forêt autrefois, comme moyen courant de déplacement, qui nous était coutumier et nous menait parfois en bande dans des virées post-baccalauréat jusqu’à l’église d’Auvers et son cimetière où reposaient Vincent et Théo van Gogh, un des premiers lieux de ma reconnaissance artistique, une de mes premières prises de conscience de mon besoin d’expression littéraire.

Mais le moment où j’ai décidé de reprendre un vrai entraînement physique a eu lieu il y a presque deux ans.

Je venais d’avoir 70 ans après une maladie pulmonaire assez grave dont j’étais sortie affaiblie, sans muscles, sans élan. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester comme ça, sinon j’allais vieillir trop vite. Je voyais des gens décliner quand ils ne faisaient plus assez d’exercice., réduisant les efforts et les activités. Je ne suis pas bonne marcheuse. Je me fatigue trop vite. J’aime mieux courir ou pédaler et bien sûr nager. J’ai alors décidé de reprendre mon vélo que je prenais de temps en temps pour faire quelques courses au bourg voisin de 3 km et aller me baigner dans un port non loin à 3 km aussi. Je ne pensais pas pouvoir faire plus de 6 km par jour.

L’été de mes 70 ans, j’ai passé trois semaines à Plœmeur en Morbihan à garder le petit chat de mes enfants en vacances. J’avais emporté mon vélo pour reprendre un entraînement physique plus conséquent que ces allers-retours au bourg ou à la côte. J’ai découvert la commune à vélo. Du centre-ville où je séjournais, je rayonnais de tous les côtés. Mes buts étaient simples, j’avais envie d’aller me baigner, c’était l’été indien de septembre, et de découvrir des mégalithes. Munie des cartes de l’office du tourisme, et de l’application Cyclometer, pour avoir une idée des kilomètres parcourus, j’ai arpenté les chemins de traverse de Plœmeur, le plus souvent vers la mer. J’ai découvert que je pouvais faire bien plus que 6 km par jour, puisqu’il m’arrivait d’en faire trois fois plus et que j’étais en pleine forme ! J’écrivais le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone avec une belle allégresse.

De retour chez moi, j’ai pensé qu’il serait intelligent de ma part d’explorer de la même façon ma propre commune à vélo. Comment n’y avais-je jamais pensé plus tôt ? Et j’ai commencé à me perdre dans les chemins creux. A Cyclometer, j’ai ajouté l’application Strava.

J’ai conquis une bonne santé que je n’avais jamais eue avant, qui enchante mon amie médecin, quand elle me voit arriver en tenue de cycliste à l’une des deux visites médicales annuelles auxquelles je me soumets depuis ma décision de rouler régulièrement à vélo. Je lui ai dit que je refusais d’avoir une vie médicalisée comme celle de trop de mes contemporains dépendants. Je ne suis plus en ALD, je respire bien. Certes, je reste asthmatique chronique. Je prends un traitement suffisant pour me permettre une vie normale. J’évite les réunions et les risques microbiens. Je ne saute plus au cou des gens comme une vieille médaille. Je vis mieux qu’en aucune autre période de ma vie.

Si Robert Marchand, le champion du monde cycliste qui vient d’arrêter sa carrière à 106 ans, avait commencé la sienne à 67 ans, à l’heure où ses « contemporains s’arrêtaient, commençaient à jouer aux cartes et à décliner », je pensais que la mienne, commencée à 70 ans, ne me mènerait sans doute pas aussi loin que la sienne, mais me permettrait des découvertes que jamais je n’aurais pu faire en restant assise dans une auto à voir le monde de loin en passant rapidement.

Je n’essaie pas de battre des records. J’essaie juste de dépasser mes limites. Un peu plus chaque jour. Chaque sortie est un émerveillement. Je roule dans la beauté du monde. Et j’écris, comme je l’avais promis à Vincent et Théo à Auvers… J’avais 14 ans. Je suis restée fidèle aux rêves et espoirs de ma jeunesse.

Quelques gouttes de pluie ont commencé à tomber comme je repartais. Un grain passait. J’ai pris des chemins sous le couvert des arbres pour rentrer. Quand j’ai roulé sur la route, j’ai apprécié la visière que mon réparateur de vélo avait ajusté sur le casque que je lui achetais en guide de cadeau de Noël : la pluie ne tombait pas sur les lunettes. Progrès subtil.

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Les primevères fleurissent déjà sur les bords du chemin. Après un hiver de tempêtes, le printemps se prépare dans le secret de la terre.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 27 janvier 2018


Crédits

Applications cyclistes : Cyclometer et Strava

Adam Molariss, graphiste pour Indiegraphics

Alain Gouyec, marchand de cycles au bourg de Moëlan

L’île des marches, Trenez, dessin au rotring et laque sur papier Canson, 50 x 65, Yves Samson, 1987, période Kerantorec, coll. part.

Lien au nouveau guide Scrivener 3 plus simple sur Amazon

Lien au nouveau module d’introduction aux Tutoriels anglais de Scrivener 3

Lien au nouveau guide Scrivener 3 plus simple sur Smaswords

Aide-mémoire des raccourcis Scrivener pour Mac

Aide-mémoire Scrivener 2.7.1 pour Mac

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Raccourcis utiles

Scrivener utilise les raccourcis du système Mac OSX. La croix indique que les touches doivent être enfoncées simultanément.
Il est utile de mémoriser certains raccourcis à appliquer si possible en cours de rédaction. En acquérant ces réflexes, vos corrections finales seront beaucoup plus rapides. Et c’est excellent pour entretenir la bonne marche du cerveau.

Accents
Caractères spéciaux pour les accents, les parenthèses, les symboles : [alt+cmd+T]

Veillez particulièrement aux accents sur les À et les É ou les Ô ou Ê en début de phrase, négligences trop fréquentes en publication numérique.

Crochets
Crochet ouvrant [ : [Maj+alt+5]
Crochet fermant ] : [Maj+alt+)]

Doublon
Dupliquer une page ou un dossier : Sélectionner + [cmd+D]

Espace insécable
Avant ? :  ! ou entre des nombres dans les centaines ou les milliers : [alt+Barre d’espacement]
Une espace insécable est particulièrement importante quand un ? ou un ! sont en fin de paragraphe, pour ne pas laisser des blancs disgracieux dans une page numérique.

Fichier
Importer un fichier : [Maj+cmd+I]

Scinder un texte long en chapitres
– avant l’importation dans Scrivener : mettre un # devant chaque titre
– après l’importation dans Scrivener : faire le raccourci [cmd+K] avant chaque titre.

Gras
Mettre du texte en gras : Sélectionner + [cmd+B]

Italique
Mettre du texte en italique : Sélectionner + [cmd+I]

Œ, Æ, œ, æ :
[Maj+alt+o], [Maj+alt+a], [alt+o], [alt+a]

Nouvelle page
Créer une nouvelle page : [cmd+N]

Page Web
Importer une page Web dans Recherche : [alt+cmd+W]

Recherche
Rechercher/Remplacer [cmd+F]

Sélectionner tous les chapitres avec les sous-parties d’un dossier
Modifier, Sélectionner avec les sous-dossiers [alt+cmd+A]

Tiret cadratin pour les dialogues — : [alt+-]

***

Captures d’écran

Kindle : [alt+Maj+G]

iPad : [Home+Alimentation]

Android : Icône appareil photo (paramétrer la tablette)

***

Compilation d’une table des matières pour les ebooks
– eBook au format .epub pour toutes plateformes : la table se fait automatiquement sur iPad ou tablette Android
– eBook au format .mobi pour KDP Amazon : cochez la case Générer la table des Matières HTML

Balises utiles
Renseignez les champs dès le début dans : Projet -> Meta-Data Settings…
Ainsi les balises seront remplies automatiquement par le logiciel lors de la compilation : Auteur, Prénom de l’auteur, Nom de famille, Nom complet, Titre du projet, Titre abrégé.

– Balise de numéro de page dans la table des matières pour les PDF : < $ p > (sans espace)

– Fractionnement des pages en chapitres : # ou [cmd+K)

D’autres balises sont très détaillées dans l’Aide, près de Fenêtre, Liste des balises d’espace réservé…
(pour programmeurs et/ou utilisateurs avertis et anglicistes).


Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 9 juillet 2016

***

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac et Windowspubliés par ACD Carpe Diem, 2016.

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Scrivener : faire les sauts de page entre chapitres

Scrivener et les sauts de page

Souvent, je fais des articles tutoriels dans ce blog-auteur en réponse à des demandes de lecteurs. Cela me permet de préciser des points, sur lesquels je suis passée trop vite dans le guide Scrivener plus simple. Merci à vous qui me suivez, nous progressons ainsi tous.

Je me heurte à un problème récurrent avec Scrivener. Lorsque je veux compiler mon roman (43 chapitres de longueur différente) en .mobi, je n’arrive pas à faire commencer chaque chapitre sur une nouvelle page, j’obtiens une suite ininterrompue de tous mes chapitres, la séparation entre deux chapitres étant simplement marquées par un chiffre différent (1 et du texte, puis un saut de page marqué par un espace plus important, comme un interlignage agrandi par rapport aux autres, puis 2 et du texte, etc.). Je ne trouve pas la solution mais j’ai l’impression qu’elle ne doit pas être difficile.
Que dois-je faire, selon vous ?
Pourtant, dans le classeur (marge de gauche), j’ai tous mes chapitres les uns à la suite des autres.

Heureusement, oui, la solution est facile.

Il y a au moins trois solutions à ce problème de sauts de page. Scrivener aime bien les triades (vieux fond de druidisme local cornouaillais anglais ? moi aussi).

L’intérêt principal de Scrivener est qu’il permet de ne pas écrire en linéaire, mais par notes ou chapitres. Si tout le texte se retrouve mis bout à bout comme il l’eût été sur Word, ce n’était pas la peine de passer sur Scrivener (sauf pour mieux organiser ses pensées, quand même !).

Pour créer des sauts de page entre les chapitres, il suffit de cocher des cases.

Sur la page en cours d’écriture

Lorsque vous écrivez, vous êtes sur une page. Vous pouvez être sur une seule page si vous avez choisi le mode Composite ou Scrivenings sans distraction. Ou vous avez deux autres fenêtres dans votre tableau de bord. Le Classeur à gauche vous permet de voir tous vos chapitres, bien organisés selon vos désirs. L’Inspecteur n’est pas forcément visible à l’ouverture de votre fichier (sur Windows, en standard il n’est pas là). Cliquez sur l’icône bleue de l’Inspecteur pour faire apparaître la fenêtre de droite. C’est dans cette fenêtre que vous gérez beaucoup de choses pour la page en cours d’écriture, comme l’étiquette (partie, chapitre, notes, sections, comme vous le désirez), le statut (si la page est A faire, une première ébauche, révisée ou OK).

Sous la fenêtre Résumé (ou Synopsis), vous avez la petite fenêtre Général. La case à cocher se trouve là, sous le statut et l’étiquette de votre chapitre en cours : Saut de page avant.

 

Il faut cocher la case Saut de page ici dans Général.
Il faut cocher la case Saut de page ici dans Général.

Par défaut, la case Inclure dans la compilation est cochée quand on travaille dans l’Ebauche ou le Brouillon. Mais pas celle de Saut de page avant. Cochez cette case et vous aurez de beaux chapitres à la compilation, en .mobi, .ePub, .doc ou .PDF.

Je conseille de bien suivre l’évolution de chaque chapitre sur cette fenêtre Général, qui se retrouvera dans le tableau organisateur. Vous gagnerez du temps ensuite.

Sur le tableau organisateur

Lorsque vous sélectionnez votre projet dans le Brouillon, cliquez sur la troisième case du cartouche central de votre barre de menu (plus long à écrire, qu’à faire, comme souvent dans Scrivener).

scrivener cartouche menu

Ce tableau vous permet de voir où vous en êtes dans votre projet.

Tableau organisateur

Pour afficher les possibilités, ajouter des champs, cliquez sur la minuscule flèche vers le bas à droite du haut de la page.

Ajouter des champs au tableau
Ajouter des champs au tableau

C’est dans le tableau organisateur que vous pouvez ajouter le champ Saut de page avant et cocher les cases selon vos chapitres si vous ne l’avez pas fait lors de l’écriture de la page.

Sur le tableau de compilation en ePub  ou mobi

Si vous n’avez pas coché les sauts de page lors de l’écriture, ou de la vérification de votre organisation de projet, vous pouvez encore le faire lors de la compilation finale en ebook de format ePub (iOS ou Android) ou mobi(Kindle).

Tableau de compilation :on peut cocher les sauts de page avant ici.
Tableau de compilation : on peut cocher les « Sauts de page avant » ici.

Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, le 6 juin 2016

Merci à Guy Poursin pour sa question pertinente, à laquelle il avait trouvé réponse avant cet article. Aisance de Scrivener à trouver les réponses si on fouille bien partout. Mais ce chapitre s’ajoutera au guide Scrivener plus simple pour Windows en cours de relecture et à la mise à jour du guide Scrivener plus simple pour Mac. Bientôt en ligne !

***

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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Bientôt une version pour Windows, en juin 2016.

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Scrivener Compilation #2 mise en forme finale

La compilation nécessite de nombreux essais qui peuvent décourager beaucoup d’utilisateurs de Scrivener. Voici quelques repérages pour la Mise en forme.

Vérifier la mise en forme finale

Fichier > Compiler > Mise en forme

Les niveaux

Lorsque vous cliquez sur Niveau 1+, le Type de section se met en jaune, ainsi que les titres concernés dans votre manuscrit.

C’est là que vous paramétrez la mise en forme, le titre, le centrage, le corps de texte, la couleur. Faites vos essais. Vous êtes seul juge de vos effets. Restez simple et efficace.

scrivener compiler niveau 1

Les Titres

Sur les pages de Titre, si vous cliquez sur Titre, Métadonnées, Résumé, Notes et Texte, ça donnera une page remplie d’informations. Un Résumé peut être utile pour présenter un chapitre. C’est vous qui décidez.

Le minimum c’est donc de cliquer sur Titre à ce niveau.

niveau 1 tout compiler scrivener

Formater les pages

Changez de niveau et voyez les paramètres des pages du manuscrit, c’est là que vous pouvez changer toute la mise en forme du texte, l’alignement, le corps du texte, l’espacement de page, etc.

Je n’ai pas trouvé à quoi correspondait le niveau 1+ sous le dossier du haut. Si quelqu’un sait, je suis intéressée par l’info. Merci.

scrivener compiler niveau 2

Si vous mettez un titre à chaque page, cochez le titre, c’est ici que vous pouvez le centrer.

Bien sûr n’oubliez pas de cocher Texte, sinon le manuscrit sera blanc :).

compiler scrivener titre chapitres

Faire des retraits

Si vous voulez des retraits sur vos pages écrites, mettez-les ici en sélectionnant le texte et décalant le curseur de la règle.

retrait texte compiler scrivener

Vous obtenez le même résultat que par le Mode Composite expliqué dans l’article précédent.

Espacement de page

Pour aérer votre page, laisser un peu de blanc en haut du chapitre, vous pouvez sélectionner Espacement de page.

retraits de texte compilation scrivener

Là encore faites des essais. Sur un ebook, il ne faut pas trop de blanc, 5 est un maximum. Sur un livre imprimé, c’est recommandé, jusqu’à 8.

Formats préétablis dans Scrivener

Certains paramètres de formatage sont déjà organisés dans le logiciel.

Au lieu de Format As: Original, qui peut respecter votre format original mais aussi vos fautes de formatage, choisissez Format As: E-Book avec parties) et voyez si ce format vous convient le mieux.

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***

Voici donc quelques paramètres pour vous aider à entrer dans la Compilation de Scrivener. Vous pouvez très bien ne rien formater au début et tout revoir à la fin. Vous avez toujours plusieurs choix.

Alors n’hésitez pas à cliquer et fouiller partout, le moindre menu peut vous apporter des détails qui vous conviennent.

Travaillez bien !

Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 29 février 2016

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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

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