Camp NaNoWriMo avril 2019 Winner

J’ai fini mon projet. J’ai mis les trophées sur mes comptes Facebook, Twitter et Instagram.

Je suis la seule sur les quatre inscrits à la cabane ScrivenerFR à avoir validé mon projet sur le site du Camp NaNoWriMo d’avril 2019.

Pourtant, au cours de ce mois, j’ai eu mon lot d’embûches pour me faire trébucher.

La chute de la cabane

La cabane d’écriture a été renversée par la tempête du 5 au 6 avril, dès les premiers jours. Pendant une semaine, j’ai fait des nettoyages autour de la cabane avant d’appeler au secours mon voisin David, qui, d’un seul coup de main, c’est le cas de le dire, a redressé la cabane, puis l’a remise sur ses bases avec l’aide de son beau-père, heureux d’apporter sa contribution. Il ne me connaissait que par ouï-dire, ce fut un plaisir de nous rencontrer.

Recaler la cabane

Après ce bon coup de main amical de mon voisinage, il me restait à caler la cabane pour que les rafales de vent ne la renverse plus. Je pouvais le faire seule.

Pourtant, j’avais des lombalgies depuis le mois précédent. Après la chute de la cabane, j’avais dû nettoyer ma grosse tondeuse thermique qui faisait des manières pour redémarrer après le repos hivernal. J’avais fini par tondre la prairie (le terrain fait plus de trois mille ares, ce n’est pas un petit bout de gazon) et je me sentais plus fragile que d’habitude.

Un routine quotidien avec le soleil

Vivant désormais à l’heure solaire, je suivais le rythme naturel du jour, me réveillais avec les oiseaux et dès l’aube j’avançais mes manuscrits de deux guides pratiques sur l’écriture sur l’iPad avec Scrivener iOS et sur l’application AeonTimeline.

Je me couchais après la tombée du jour et dormais d’un bon sommeil. L’avantage d’une vie réglée sur la nature.

Quatre à cinq mois de travail

Un premier jet des deux livres avait été fait au cours des trois mois précédents.

Il s’agissait ce mois d’avril de construire de vrais livres à partir des notes déjà mises en chapitres et sections, au fil de l’inspiration.

Le premier jet rassemble les matériaux et pose les fondations.

La relecture monte les murs et le toit.

La révision apporte les aménagements intérieurs.

Une semaine de travail au jardin

Après la remise sur pied de la cabane, il a fait assez beau et chaud pour que je travaille aussi sur les aménagements des terrasses, en créant une pergola en auvant pour caler la cabane du côté sud, d’où était venues les rafales de tempête.

Du côté nord, j’avais tout de suite contreventé la cabane par des chevrons récupérés sur les lucarnes du toit de chaume réparé en ardoise à l’automne dernier.

Après la pergola, il fallait aménager les parterres devant la terrasse de la cabane d’écriture.

C’était un peu fatiguant. Certains jours, je ne pouvais plus me lever.

Pendant une semaine, je n’ai pas pu travailler aux deux guides en cours.

La reprise finale

Et puis, le mauvais temps revenu, je n’avais plus que ça à faire : finir de relire et réécrire le manuscrit.

Je l’ai fini et validé ce matin.

Parce que je ne supporte pas l’idée d’avorter encore et encore.

Le complexe de l’avortement

Le 25 Mai 1973, j’ai subi un avortement à Londres.

C’est un des plus douloureux souvenirs de ma vie.

Depuis, je ne supporte plus de ne pas aller au bout des projets entrepris.

Je pourrais élaborer un concept sociologique du complexe de l’avortement.

Si je m’engage, je finis ce que j’ai accepté.

Même si je mets du temps pour le faire, je ne renonce pas à faire ce que j’ai commencé.

Aller au bout du chemin

Malgré les imprévus et les fatigues, je suis allée au bout du chemin. Je suis légitimement fière de moi.

C’est le travail de quatre mois intenses, qui va se prolonger au mois de mai pour la mise en forme en ePub pour la bêta-lecture d’abord, en différents formats pour les publications ensuite.

Car un livre n’existe vraiment que s’il est publié.

L’engagement dans le Camp NaNoWriMo m’a permis d’écrire plusieurs livres depuis 2017.

Écrire ces livres me donnent du bonheur.

Le bonheur, ça ne se refuse pas.

Je ne boude pas le mien.

Je vous souhaite de trouver le vôtre.

Gaelle Kermen,

Kerantorec, le 25 avril 2019

P.S. Ne me dites pas que j’ai de l’énergie !

Je n’en ai pas beaucoup. L’expérience de la survivance m’a appris à la gérer au mieux.

C’est pourquoi je transcris mes divers chantiers intellectuels et physiques. Tant qu’il m’est possible, je veux transmettre les stratégies qui marchent pour moi.

Si j’ai de l’énergie, c’est souvent celle du désespoir.

Au lieu de renoncer, j’en fais un bon carburant pour réparer, entretenir, construire et conserver ce lieu qui me porte et m’inspire, dont je suis responsable et gardienne du seuil.

Et j’aime ça !

Publication numérique : feuille de route

Récapitulation pour publier un livre sur une plateforme numérique

Démarches, documents ou information à prévoir avant la publication
Exemple donné pour Smashwords, idem pour les autres Amazon, Iggybook ou les autres plateformes en ligne, à quelques détails près.

Pour avoir les deux petits bonshommes verts souriants après conversion du manuscrit en epub, mobi, pdf, etc. il y a quelques démarches à faire. Informations données pour la France, à adapter pour les autres pays francophones.

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Pour qu’un fichier téléchargé soit validé sur toutes les plateformes de diffusion numériques, il faut que le résultat de la conversion sur Smashwords donne les feux verts pour AutoVetter et Epubcheck

Demande d’ISBN à l’AFNIL

  • Demande gratuite en France, indispensable pour Smashwords, recommandée pour Amazon
  • Un numéro pour chaque version numérique et broché, pour plateformes différentes
  • AFNIL : formulaire de demande d’ISBN

Création du compte PayPal pour Smashwords, Iggybook, etc.

  1. Création d’un compte PayPal
  2. Enregistrer le compte plutôt qu’une carte bancaire
  3. IBAN bancaire
  4. Attendre relevé bancaire pour insérer le code de confirmation du compte (2 ou 3 jours)

Pour Amazon : Information fiscales, prévoir IBAN pour informations bancaires


Informations fiscales

  • (pour ne pas payer 30% de taxes sur les redevances aux USA)
  • Particuliers : numéro fiscal indiqué sur avis d’imposition annuel sur site https://www.impots.gouv.fr/portail/
  • Professionnels : numéro SIRET

Demande d’autorisation de publication des photos d’illustration si elles ne vous appartiennent pas

  • Format minimum de résolution : 300dpi
  • Pour la version numérique : 72dpi

Création d’une couverture pour ebook

  • Photo résolution 300 dpi minimum
  • Taille 1600 x 2400 px au format JPG

Création d’un compte Smashwords (ou Amazon ou autre)

  1. Données personnelles ou d’affaires
  2. Photo
  3. Biographie rapide
  4. Numéro fiscal ou compte SIRET (pour ne pas payer 30% de taxes sur les redevances aux USA)
  5. Email du compte PayPal (pour percevoir chaque mois autour du 20 les redevances sur les ventes)

Création d’une fiche de livre pour Smashwords

1) Avant : vérifier que le manuscrit au format .doc

  1. ne comporte aucun en-tête ni pied-de-page (pas de pages dans un livre numérique)
  2. comporte une table des matières (sans balise de page) en Times 11 ou 10
  3. comporte des sauts de page entre les chapitres et les parties
  4. n’a pas de blancs en fin de page (vérifier avec les pieds de mouche des caractères invisibles)
  5. comporte une page de Copyright avec
  6. titre et sous-titre
  7. nom d’auteur
  8. numéro ISBN
  9. licence Smashwords
  10. ne comporte aucun lien vers Amazon

2) Préparer les documents suivants

  1. Synopsis : Long description = texte de présentation format long (4000 caractères)
  2. Short description = texte de présentation format court (400 caractères)
  3. la couverture au format 1600 x 2400 px minimum en .JPEG
  4. le manuscrit au format .doc
  5. le numéro ISBN du livre

3) Publier

  1. Conversion dans les formats ePub, mobi, PDF, LRF, html, etc.
  2. Réception de l’avis de Smashwords AutoVetter et EPUB :
  • Si deux petits bonhommes verts souriants, c’est bon.
  • Si problème sur ePub, passer le document sur Sigil qui corrigera les fautes de code.
  • Vérifier les versions epub, mobi, pdf sur tablettes et liseuses diverses.

4) Relier le livre à l’URL de la vente des versions brochées

5) Fixer le prix unique en France en bloquant le prix dans Global Pricing.


Gaelle Kermen
Kerantorec, le 6 octobre 2018 (mis à jour le 9 octobre)


Pour plus de détails sur chaque procédure, voir le guide Smashwords plus simple pour les francophones.


***
portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour MacWindows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

La Grande Flourenn : trois marraines pour un roman

Un roman peut être porté des années avant de voir le jour.

J’avais connu Lise Audoin aux débuts de l’écriture de son roman, dès 1994 quand la prairie de mon domaine de Kerantorec lui rappelait le paradis perdu de son enfance.

L’ambiance particulière du lieu lui permettait d’avancer dans sa quête. Elle utilisait des éléments que je lui avais racontés de l’époque où je tenais la Crêperie à la ferme de Kerantorec, qui voyait passer des personnalités comme Pierre Richard et Jean Carmet, dont j’avais reçu l’équipe lors d’un tournage dans la région. Elle avait fait de moi un personnage de druidesse gardienne des plantes et des étoiles. Dans l’escalier qui monte à ma chambre elle voyait l’accès à un donjon. Force de l’imaginaire !

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Dans la flourenn au printemps : prairie bretonne avec merisier en fleurs et grand chêne © gaelle kermen 2017

Plus tard, en 2005, elle avait aidé mon voisin-couvreur à refaire en ardoise le toit de chaume de ma maison, au-dessus du bureau et de ma chambre. Nous sommes de ces femmes qui avons choisi de vivre seule et assumons des travaux jusque-là réservés aux hommes. Elle-même autrefois avait changé toutes les ardoises du toit de sa longère, elle pouvait assister mon cousin spécialiste, alors que mon vertige chronique m’empêchait de monter sur le toit avec lui. Je préparais leur chantier au sol.

Grâce à Lise Audoin, j’ai pu vivre à l’abri depuis plus de douze ans, me sentir protégée pour écrire et publier plusieurs ouvrages.

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Petits chats dans la fenêtre de toit couverte par Lise Audoin © gaelle kermen 2017

Lorsqu’elle est venue le 20 avril 2017 demander mon aide pour réécrire son roman, qui avait reposé plusieurs années, il m’était normal de mettre à sa disposition ma formidable expérience d’écriture, édition et publication, accumulée depuis 1995 sur les sites Internet et depuis 2010 sur les plateformes numériques en ligne. Je l’ai accompagnée dans les derniers mois de sa gestation en lui prêtant mon ordinateur, le logiciel Scrivener et mon bureau. Nous avons partagé quelques repas aux discussions littéraires et humanistes bienfaisantes. Et cette année de travail d’écriture a été une des meilleures expériences de nos vies déjà longues.

Comme dans les contes druidiques, trois marraines se sont penchées sur le berceau du roman. Après Françoise Verny chez Grasset, avec qui Lise Audoin avait échangé des courriers dans les années 1995-2000, après sa sœur qui avait saisi le manuscrit sur Word et conseillé la restructure du roman, je suis la troisième sage-femme de la maïeutique littéraire de La Grande Flourenn. Je l’assiste maintenant dans sa publication numérique indépendante pour que son roman voie le jour et atteigne son lectorat.

Je suis fière et honorée de vous présenter le roman de Lise Audoin La Grande Flourenn. J’en apprécie les qualités littéraires, sociologiques et esthétiques. La langue est travaillée, ciselée, anoblie. Le décor principal est idyllique entre mer et campagne bretonnes. Les personnages sont puissants et exigeants. Le temps va des années 40 à nos jours. La vie, la guerre, la mort, l’amour, l’art, le traversent et le grandissent. Le sujet est terrible, je vous le laisse découvrir.

Lise Audoin a mis des mots sur des traumatismes vécus par d’autres. Transcendé par l’écriture, le roman justicier sera thérapeutique et résilient pour celles et ceux qui le liront dans une restauration de l’harmonie.


L’accouchement a été long et difficile. Fatiguée ce soir, mais heureuse. Le livre de mon amie Lise Audoin, La Grande Flourenn, est téléchargé pour sa sortie numérique lundi prochain en exclusivité sur Amazon. Mission accomplie de l’engagement pris il y a un an de l’aider à accoucher de son œuvre longuement portée. Le sujet est difficile, la pédophilie juvénile, il fallait le traiter avec précaution. Le texte a été ciselé, travaillé, revu, corrigé. Il est prêt à voir le jour. On a donné le meilleur de nous-même. Maintenant, il va vivre sa vie. Bien à vous !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le
26 avril 2018


La Grande Flourenn de Lise Audoin

Trois formats possibles sur demande :

Le roman sort le 30 avril 2018 en exclusivité pour trois mois sur Amazon Kindle au format mobi pour liseuse Kindle ou tablette Fire, mais aussi pour application Kindle sur tous supports d’ordinateur Mac, PC ou tablette iOS ou Android.

Si vous désiriez une version epub ou PDF, vous pouvez me joindre avec un justificatif de facture d’achat Amazon à cette adresse : kerantorec(at)icloud(point)com.

Une version papier sortira fin juin.


 

Publication numérique indépendante : mon marketing à l’envers

Dans les années 80-90, lorsqu’on avait une entreprise, on ne parlait que de marketing. J’ai lu bien des guides de l’époque et j’en ai lu de plus récents. Je crois en connaître quelques codes, mais je m’étonne qu’on ne les fasse pas évoluer avec les nouvelles technologies. J’ai bien sûr utilisé les mailings postaux pour garder le contact avec les clients de mon cabinet libéral. Au siècle dernier. Désormais, je renâcle à appliquer ces méthodes.

Internet a changé la donne des relations entre l’entrepreneur et le prospect pour qu’il devienne client. Les échanges entre l’auteur et le lecteur ne dépendent plus des maisons d’édition traditionnelles. L’auteur peut désormais opter pour une publication numérique indépendante, beaucoup plus gratifiante et rémunératrice. Le lectorat apprécie de pouvoir communiquer directement avec l’auteur qui l’a séduit, ému, intéressé, passionné.


Je pratique l’Internet depuis les débuts. J’ai beaucoup utilisé le mailing les premières années quand nous étions heureux de recevoir des courriels sur nos ordinateurs bien plus vite que ce que nous appelions le snail-mail, le courrier escargot postal. Tout a changé en l’an 2000 quand les grandes marques ont investi ce que nous considérions comme un outil démocratique de gestion de la planète dans un sens collaboratif.

Les réseaux sociaux ont changé la façon de communiquer et aucune entreprise ne survivrait sans une page Facebook et un compte Twitter. Les hommes politiques eux-mêmes ont dû se mettre à ces outils, le paroxysme de la folie de communication aboutissant à un président américain faisant ses annonces diplomatiques par des tweets.

Désormais, nous sommes submergés par les annonces de toute sorte. Tous les jours, dans nos courriels, les messages abondent sans que nous ayons le temps de les lire. Je refuse d’imposer à quiconque des solutions marketing qui moi me dérangent.

Mailing-list

Je sais que les spécialistes du marketing pour les auteurs numériques indépendants conseillent de gérer une mailing-list de lecteurs. J’ai expliqué dans mon article précédent que je n’avais jamais réussi à faire un courriel à mes nombreux correspondants pour annoncer la sortie d’un de mes livres. Il y a plus de vingt ans, je pouvais faire un seul envoi à tout mon carnet d’adresses (entre 800 et 1000 contacts) en copie invisible pour respecter la confidentialité des adresses de messagerie. Ce n’est plus possible, c’est assimilé à du SPAM. Il faut morceler les envois et là, je renonce… Je suis trop épuisée après la sortie d’un livre pour avoir encore ce courage. C’est sûrement dommage de ne pas faire savoir mon savoir-faire à des correspondants qui pourraient être intéressés, mais à l’impossible nul n’est tenu !

Abonnement aux Newsletters

Je constate de mon côté que je lis rarement les courriels d’abonnements auxquels j’ai pourtant consenti, alors que je lis de nombreux billets et articles sur Twitter et Facebook. Le mail ne fait plus autant partie de mes modes de communication qu’il y a vingt ans. Si un ami ou une amie veut prendre contact avec moi pour une visite, sachant que je ne réponds jamais au téléphone pour rester concentrée sur mes écritures, l’ami ou l’amie va plutôt utiliser le SMS ou un message sur Facebook. De nombreux lecteurs me contactent directement par Messenger. J’en arrive à trouver le courriel un peu dépassé. Il était adapté aux échanges des années 1995-2005 comme le fax l’était dans les années 80, après avoir pris le relais du TELEX des années 70 ou du télégramme (le petit bleu) ou le pneumatique des décennies précédentes.*

* Pour avoir une bonne idée de l’évolution des techniques de communication et des transports, la lecture de la série des Maigret de Georges Simenon est passionnante, l’action se situant entre 1928 et 1972.

Cadeau de PDF en échange des adresses

De même, quand je m’abonne à un blog d’auteur, un PDF m’est offert en cadeau pour avoir confié mes données de messagerie à l’auteur. Je m’aperçois que je ne lis jamais ces PDF, alors que je lis plusieurs heures par jour sur ma liseuse ou ma tablette. J’en arrive à douter de l’intérêt de ce système d’échange.

C’est pourquoi je n’ai pas mis de condition aux téléchargements de modèles Scrivener pour les auteurs francophones que je propose sur mon blog auteur en application des usages du logiciel d’écriture dont je ne cesse de vanter les mérites.

Concours de promotion

De la même façon, faire des concours pour se faire connaître me semble si infantile que je n’imagine pas appliquer ce genre de méthode pour faire connaitre mes dernières publications.

Je sais qu’en marketing on prétend que les gens ont dix ans d’âge mental, qu’ils ne savent pas lire, et, pour que tout le monde comprenne, il faudrait écrire avec des phrases simples et des paragraphes courts, sans jamais utiliser de mots compliqués qui nécessiteraient l’utilisation d’un dictionnaire.

Je dis STOP ! De grâce, arrêtons de prendre les gens pour des cons !

Vous faites ce que voulez, mais moi je n’écris pas dans cet état d’esprit. Je considère que mon lectorat est adulte et responsable, qu’il sait lire, qu’il est cultivé ou a envie de se cultiver et se documenter, il souhaite mieux comprendre le monde qui l’entoure pour y tenir son rôle particulier. J’espère contribuer à ses progrès autant que cela m’est possible.

Les facilités du numérique

Je préfère offrir un contenu de qualité que de promettre des objectifs intenables et fallacieux. Si quelqu’un a besoin des services que je propose, il saura me trouver par un bon référencement dans les moteurs de recherche. S’il ne connait pas un mot dans une phrase complexe, il saura utiliser les facilités du numérique. En appuyant sur le mot, il fera apparaître la définition en français comme en anglais ou en toute autre langue. Il saura souligner les passages intéressants, mettre des signets aux pages sur lesquelles il sera intéressant de revenir, il apprendra à copier des citations pour extraire la « substantifique moelle » rabelaisienne de l’ouvrage qui fera ainsi partie de son patrimoine immatériel à jamais dans son esprit. S’il ne sait pas utiliser les outils numériques, je les lui expliquerai, il le lira dans mes guides, c’est une partie de mon travail d’écriture.

Même une série télévisuelle commence par les mots d’un scénario. Les mots restent des vecteurs d’initiation privilégiés pour améliorer la condition humaine. Et il n’y a pas d’âge limite pour en apprendre de nouveaux. C’est même la garantie d’un bon entraînement cérébral.

Voilà mon marketing à l’envers : je n’écris pas dans l’idée que tout le monde est appauvri mentalement et qu’il faut descendre au niveau le plus bas pour se faire comprendre.

J’écris dans le respect et l’estime de mes lectrices et lecteurs. Si on a besoin de moi, on me trouvera. Je répondrai. Mais il faut aussi faire un effort pour améliorer sa propre compréhension, compléter son vocabulaire et progresser. Rien n’est acquis d’emblée, tout s’apprend, tout se pratique et tout évolue. Mais les lecteurs doivent lire et pratiquer pour intégrer les connaissances.

De l’ordre de l’intime

Si vous appliquez les méthodes marketing qui sont conseillées depuis les années 80, vous augmenterez sans doute plus vite votre lectorat que je ne le fais moi-même. Je souhaite qu’il vous reste aussi fidèle et profond que le mien. Mes lectrices et lecteurs ne déversent pas leurs commentaires sur Amazon, mais les messages que je reçois sont de l’ordre de l’intime et je les garde au cœur comme de précieux secrets. Ils me donnent le courage de continuer dans les moments de doute. Car le doute est indispensable pour progresser, le doute cartésien, hyperbolique, celui qui remet tout en question, qui ne tient rien pour acquis et permet de dépasser nos limites, d’aller plus loin dans l’exigence de qualité littéraire.

Le partage des connaissances

Un des héritages positifs de Mai 68 tel que je l’ai vécu dans la Sorbonne libre est le partage des connaissances. Voilà pourquoi je ne ferai jamais de marketing ordinaire. Il est plus important pour moi de savoir que des auteurs vont progresser grâce à mes écrits pratiques que de me préoccuper de monter dans les classements par des méthodes qui me dérangent moi-même. L’un n’empêche pas l’autre d’ailleurs. En effet, mes petits guides sans prétention sont au même rang que ceux qui émanent des éditions prestigieuses comme First Editions (collection Pour les Nuls). Nous alternons les premières places de nos catégories et cela déjà me conforte dans ma démarche. Leur place n’est pas due aux promotions éclair ou gratuites d’Amazon qui faussent délibérément les statistiques. Mais au fait que je réponds concrètement à des besoins de lectrices et lecteurs francophones parce que d’autres documentations en français ne sont pas encore sorties quand je publie mes guides pratiques sur Scrivener.

Mes autres livres sont trop littéraires pour faire partie du Top 100 et cela ne me gêne pas. On n’attend pas d’un cinéma d’art et d’essai qu’il fasse autant d’entrées qu’un cinéma des Champs Élysée à Paris. Chacun sa place. Les ventes des guides sur Scrivener me permettent de continuer à publier ce qui moi m’intéresse, sans souci de plaire au plus grand nombre, en sachant que d’autres lectrices et lecteurs que moi aiment trouver de la matière consistante dans des ouvrages documentés, avec une belle langue travaillée, qualité devenue trop rare. Et si je ne publiais que pour les chercheurs futurs, cela me conviendrait aussi. Car je sais que ma voix est sincère.

Trouvez votre propre voie, celle qui vous est familière. Testez ce qui vous convient. Faites entendre votre voix unique, votre vibration personnelle. L’écho de l’univers vous répondra.

Gaelle Kermen,

Kerantorec, le 19 mars 2018

En attendant de trouver votre place par vos écrits, voici un récent modèle sur Scrivener 3 sans condition, ni donnée personnelle ni inscription. Vous cliquez sur le lien. Le modèle compressé se télécharge depuis mon site web du siècle dernier. Il se dézippe sur l’ordinateur. Vous pouvez ouvrir un nouveau projet Scrivener, importer le modèle ou le faire glisser dans le nouveau projet Scrivener 3.

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Scrivener 3 : modèle de collection de recettes en cadeau


Publications en cours

Cet article fera partie des chapitres de l’essai de philosophie pratique sur l’écriture et la publication numérique indépendante, essai commencé lors du Camp NaNoWriMo de juillet 2018, scindé depuis en plusieurs projets. Je reprendrai cet essai lors du Camp de juillet pour une publication début août 2018.

La suite des publications se fera le 2 novembre 2018 (cuisine en temps de création intense), bricolage et jardinage plus simple), etc.

Pour l’instant, ce mois de mars, je prépare les documents d’archives sur Mai 68 et toutes mes notes sur le sujet, pour écrire et mettre en forme un essai sur Mai 68 après cinquante ans, pendant le Camp NaNo d’avril. Je le mettrai en précommande le 22 mars pour une sortie le 3 mai 2018.

Rappel des publications déjà faites

2016 Scrivener plus simple pour Mac, Scrivener plus simple pour Windows, Scrivener plus simple pour iPad et iPhone

2017 Coffrets des guides sur Scrivener pour un prix abordable, Smashwords plus simple pour les francophones (gratuit), Aquamarine Revisited, édition du cinquantenaire, Le Festival de Wight 70 vu par 2 Frenchies (photos de Jakez Morpain)

2018 Scrivener 3.0 Introduction aux Tutoriels anglais (gratuit), Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version Mac 3.0 (sur toutes les plateformes numériques)


L’auteur
Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS).

Page auteur sur Amazon (format mobi)
Page auteur sur Apple (format epub)
Page auteur sur Kobo (format epub)
Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

ScrivenerApp avec SimpleMind : importer un fichier texte

Sur ce blog, j’ai déjà dit tout le bien que je pensais de la possibilité de construire des projets conséquents à partir d’une carte mentale, heuristique ou mindmap, en l’exportant en OPML pour avoir toutes les parties et chapitres prêts à être rédigés et travaillés. Cette solution est valable pour le logiciel de bureau pour Mac et Windows.

Il est aussi très facile d’exporter un texte issu d’une mindmap dans un projet Scrivener ouvert sur l’application de l’iPad ou l’iPhone. Je viens de le tester sur l’application SimpleMind+ pour iOS.

Actuellement, je prépare la version numérique d’un livre consacré au Festival de Wight 1970, dont j’ai publié des articles de blog récemment, 47 ans plus tard à l’heure près. Voir le blog ACD Carpe Diem pour ces archives des temps passés.

Si le texte d’origine a été extrait de mon Carnet de voyage 70, et sera publié dans le cahier de l’année 70, j’avais envie de faire le bilan de ce que représentait Wight maintenant, non seulement pour moi, mais pour les Veterans qui ont apprécié de voir des photos inédites prises par mon photographe de l’époque.

J’ai donc pris mon iPad pour réfléchir, j’ai ouvert l’application SimpleMind+ et j’ai noté mes idées à bâtons rompus, sans me soucier de la forme, en me laissant guider par l’inspiration et le souvenir. En peu de temps, l’essentiel était écrit. J’ai exporté les différents formats par mail. Dans ma messagerie, j’ai ouvert le fichier IOW70 maintenant.txt, je pensais le copier et le coller dans Scrivener, mais j’ai vu que l’on pouvait l’exporter directement dans Scrivener, dans un projet ouvert.


J’ai ouvert le fichier texte et cliqué sur l’icône Exporter en haut à droite.


J’ai ouvert le projet IoW70 dans mon tableau de bord Scrivener de l’iPad. J’ai cliqué ensuite sur l’icone de Scrivener.

En un clic, j’avais la trame de mon chapitre dans le projet du nouveau livre. Je vais pouvoir le retravailler dans le contexte du livre.

Cette procédure ne marche pas avec d’autres applications comme Notes ou Simplenote, je viens d’essayer. Comme je l’ai dit souvent, le fait de démarrer un projet sur une mindmap et de l’exporter sur Scrivener a débloqué beaucoup de limites que je m’imposais moi-même en levant bien des inhibitions d’écriture.

Une procédure simple et efficace comme tout ce que nous permet l’application Scrivener for iOS, une fois de plus. Et j’en apprends encore tous les jours !

Bonne rentrée de belles écritures !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 4 septembre 2017


SimpleMind+ pour iOS

Scrivener for iOS sur iTunes

Articles sur le Festival de Wight 1970 vu par 2 Frenchies

Groupe Facebook des Veterans de Wight 70

Camp NaNoWriMo derniers jours

Mardi 25 juillet 12:1012:10 Je viens de franchir la ligne d’arrivée des 31000 mots. La cible est devenue verte sur Scrivener, rouge sur le site du Camp NaNoWriMo. Je pourrais m’en tenir là, mais j’ai encore des choses à écrire.


Comme en saut en hauteur ou à la perche, je remonte la barre à 40 000. Il faudra écrire 9 000 mots en six jours pour valider le projet le 31 juillet et faire partie des gagnants (contre eux-mêmes !). C’est faisable si je me tiens à mon projet.

Une bonne grillade au feu de bois va me récompenser ce soir. Je joue le jeu du Camp !

Jeudi 27 juillet 2017 7:50

Derniers jours du Camp Nano. Le temps est pourri, je n’écris plus dehors comme je le faisais depuis le printemps, j’écris dans mon lit, comme cet hiver. Et j’y travaille bien, dès le réveil si possible, l’écriture matinale est plus automatique, plus subconsciente, elle se révèle parfois plus juste que l’écriture raisonnée et formatée. Je suis ce flux. Je ne relis rien. Je regarde juste si tel ou tel sujet a été complété. La relecture fera la censure, pour l’instant je suis dans l’écriture pure et dure. Celle qui ne supporte aucune interruption, aucune contrainte, celle qui réclame toute l’attention, l’exigeante, la vitale. Si je n’écris pas, je sens que je vais mourir. Sensations extrêmes. J’écris comme si mon souffle allait manquer si je défaillais sur la route, j’écris comme si mon sort en dépendait si je trébuchais sur une pierre du chemin. J’écris parce que les idées, les souvenirs, l’expérience, l’exigent. Derniers chapitres à compléter. Je ne veux pas me mettre de stress, puisque je suis seule à décider de la longueur du livre que je veux écrire, mais j’ai besoin d’avoir une certaine tension pour me remettre au travail chaque matin, pour créer une certaine routine déclenchant la réflexion systématique et l’écriture automatique.

Le corps réclame ce que le cerveau lui demande. J’ai envie d’écrire parce que j’ai déjà parcouru tous ces mots depuis le 1 juillet , que j’ai remonté la barre plus haut que l’objectif de 31000 mots (1000 mots par jour) et, bien sûr, parce que j’ai encore des choses à dire sur le sujet que j’ai choisi.

Hier, j’ai supprimé une partie, non encore écrite, mais prévue dans la Mindmap lors de la première réflexion. J’étendais trop le champ des références de création à mes chantiers physiques et revoyant mon plan, je trouvais cette partie hors sujet du moment, à réserver plutôt aux cahiers de chantier que j’ai l’intention de publier un jour, dans pas trop longtemps. Le mettre dans le plan du premier projet était une louable intention, mais je passerais trop de temps à la développer maintenant. Elle a le mérite d’être déjà organisée et, si je pensais devoir l’écrire, je reprendrais la partie dans le dossier Recherches où je l’ai classée et l’exporterais dans un nouveau projet. Pour un nouveau livre sur les travaux entrepris à Kerantorec.

Pour l’instant, pendant ces derniers jours du Camp NaNo de juillet 2017, je vais me consacrer au sujet principal, La vie créative plus simple, avec des exemples liés à la littérature. J’ai encore quelques chapitres à rédiger.

Que m’a déjà apporté le Camp NaNo ?

 Essentiellement le cadre du temps et de l’avancée du projet. Je suis trop solitaire par choix pour avoir besoin de travailler en réunion avec d’autres NaNoteurs (il paraît qu’on s’appelle comme ça quand on est francophone) comme cela peut se faire dans les lancements et les fins de NaNoWriMo. Si j’habitais encore Paris, si j’étais plus jeune, sans doute aurai-je apprécié ces réunions et peut-être même en aurai-je organisé. Mais la gestion de mes propres énergies ne me permet plus ce genre d’excès. Je vis bien désormais quand je suis un rythme plus régulier, sans nuit blanche.

Mais en m’inscrivant sur le site du Camp Nano, je me suis engagée publiquement, et ça fait toute la différence du monde. Je peux afficher le total des mots écrits chaque jour et je trouve ça très excitant. Parfois je vois que j’atteins une barre symbolique, comme l’était celle des 31 000 mots, atteint le 25 juillet. Il manque juste cinquante et quelques mots pour la franchir. Souvent, dans un ultime effort après ma séance d’écriture, aussi épuisante qu’un séance de bûcheronnage dehors, je regarde un chapitre pour voir si je ne peux pas le compléter et alors, la magie surgit, l’inspiration est encore, et cent ou deux cents mots s’ajoutent encore.

Et c’est ainsi que j’ai avancé. Sans cette carotte symbolique devant moi, l’âne que je suis aurait trouvé de nombreuses raisons pour vagabonder le long des haies à faire tout autre chose qu’à écrire mon livre. Rien que pour ça, le NaNoWriMo est intéressant. Car cette concentration est la base même de la vie créative, qui doit de temps en temps, pour produire quelque chose de valable, se donner des impératifs et un cadre de travail.

Allez, j’y retourne ! 36 049 mots, il reste un peu moins de 4 000 mots à écrire pour arriver à la barre des 40 000 mots que je me suis imposés. Hier, j’en ai écrit plus de 3 500 ! La vie est belle !


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 27 juillet 2017

Scrivener et iPad : exemple de correction de roman

 

Beaucoup d’entre vous ont l’habitude d’utiliser le mode Révision pour faire les Corrections sur Word, OpenOffice ou Pages. Moi non. Depuis que j’utilise des outils numériques, j’ai laissé de côté beaucoup d’habitudes liées au papier. Je ne corrige donc pas de cette façon mes ouvrages ou ceux d’autres auteurs que je conseille.

L’an dernier, j’ai partagé mon bureau avec une amie qui devait réécrire son roman, un roman commencé dans les années 90, qui devait être revu et travaillé pour sortir sa « Vérité à la face du monde, sous l’œil du soleil », comme disent les Druides de Bretagne ou d’ailleurs. Je l’avais initiée à Scrivener et elle a fait un travail qui semblait impossible sur le petit notebook tournant sous Windows qu’un ami lui avait prêté. Elle devait en particulier recomposer les parties de son roman et n’y parvenait pas sur Word, c’est pourquoi elle était venue me consulter.

Elle a tout réécrit avec bonheur sur Scrivener. Au moment de la révision générale, nous avons fait la relecture du livre à l’aide de deux iPad. Comment avons-nous procédé pour cette correction de roman ?

Après la rédaction sur Scrivener pour Mac et la correction avec Antidote, j’ai enregistré le manuscrit en le compilant en plusieurs formats de lecture numérique : PDF, pour vérifier ce que donnerait le livre en impression papier, en mobi pour Kindle, pour le tester sur ma liseuse (qui a rendu l’âme au bout de sept ans, juste après), enfin et surtout en ePub pour le corriger sur iPad.

J’ai enregistré le roman sur deux iPad, mon iPad mini 4 et l’iPad 1 historique qui me sert à relire les manuscrits, parce que son grand écran est très confortable, prêté à mon amie. Chacune de notre côté avons relu le livre et l’avons annoté si une erreur de typographie ou de sens nous sautait aux yeux.

Mon amie n’est pas du tout habituée aux outils informatiques. Elle a eu un PC sous MS Dos en 1993-95, sur lequel elle avait écrit la première version de son livre, en partie chez moi, ici à Kerantorec, lieu d’inspiration pour les créateurs. Puis plus rien, alors que moi je démarrais sur Internet, elle en restait au stylo et au papier. Un fossé s’était creusé. Autant dire qu’avec Scrivener, elle passait de la 2CV à la Mercedes, comme elle me l’a dit elle-même, ou du piano-bar d’un bouge parisien à un Steinway de Carnegie Hall…

Elle a très vite compris comment on pouvait lire et annoter les points à revoir. Elle a aussi apprécié le fait d’être dans son jardin ou dans son lit et de relire son roman comme elle l’aurait fait avec un livre en papier, sauf que cette fois les annotations restaient dans la mémoire de l’iPad, nous pourrions nous en servir pour revoir la correction finale. Elle pouvait agrandir la police pour que les erreurs lui sautent aux yeux.

Nous nous sommes revues pour la dernière étape avant le formatage d’édition. Comme l’iPad 1 est connecté à mon réseau WiFi, la synchronisation a été lancée entre les deux iPad dès qu’elle est entrée dans mon bureau, les annotations se sont reportées dans le roman avec des couleurs différentes, mes annotations étaient en jaune, les siennes en rose.

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Assise à côté de moi avec l’iPad 1, mon amie m’a dicté les points à reprendre en cherchant au fil des pages les pages où un mot était souligné ou un groupe annoté. Ou en consultant le fichier des Notes. Le travail était fluide, complet, rapide, efficace.

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Il suffisait ensuite de refaire la manipulation pour une dernière relecture au cas où j’aurais fait une erreur lors des corrections, en changeant un mot, le logiciel peut en mettre un autre sans qu’on s’en aperçoive. Nous avons fait une deuxième lecture du document corrigé. Mon amie avait encore des choses à préciser, ce qu’elle a pu faire dans le document d’origine. On a lu et relu plusieurs fois. Enfin, on a décidé que c’était bon. Les fichiers ont été exportés dans les formats numériques de lecture : PDF, ePub, mobi, et d’écriture en .doc pour Word prêt pour son éditrice.

Nous avons particulièrement aimé cette aisance de lecture et de correction permise par les iPad, y compris celui qui a près de huit ans. Le travail a été facilité et beaucoup mieux fait que si nous avions imprimé les deux cents pages du livre pour le relire sur papier et l’annoter avant de reporter les notes sur le document d’origine écrit sur Scrivener, détaillé en parties, chapitres et sous-chapitres pour un repérage plus facile.

Je corrige de cette façon beaucoup plus vite qu’en comparant deux textes avec des couleurs. Je garde les flux et rythme naturels et spontanés du texte. Car les corrections n’impliquent pas seulement les erreurs d’orthographe, syntaxe, grammaire, mais aussi le style et le son unique de chaque phrase.

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 24 janvier 2018