Guides francophones Scrivener : un marketing subtil

Hier, j’ai eu la bonne surprise de voir que tous mes guides publiés sur Amazon étaient dans le top 9 de la catégorie Logiciels. D’abord, j’en voyais deux, puis quatre, puis six… Petit instant de douceur intérieure, savourée.

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Je dois reconnaître que les couvertures sont belles, toutes se répondent et se correspondent. Les guides d’origine ont un fond noir, les coffrets un fond de couleur que j’avais calqué sur les couleurs de l’iPhone 5c de 2013 vu la première fois à l’Apple Store du Carousel de Paris. Vert pour le coffret Mac et iOS, bleu pour Windows et iOS et jaune pour Mac, Windows et iOS. Et c’est beau. Adam Molariss a bien travaillé ses graphismes.

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Si j’ai un décalage avec le marketing traditionnel, comme je l’ai expliqué dans mon précédent article, il y a un conseil avec lequel je suis totalement d’accord. Je ne parle pas des auteurs de guides qui ont écrit un livre et prétendent nous expliquer comment on fait, alors qu’ils ne savent même pas formater le leur. Je parle de quelques spécialistes ayant une bonne expérience de la publication numérique indépendante. S’il y a un conseil avec lequel je suis d’accord, c’est qu’après un premier livre, il faut en écrire un autre, puis un autre, puis un autre. Il me paraît plus important de publier que de mercater. J’appelle ça le marketing subtil. En publiant plusieurs livres, vous augmentez les chances de référencement par les moteurs de recherche d’abord et de repérage par les lecteurs potentiels ensuite. Subtilité exponentielle des algorithmes.

Donc après la dépression post-scriptum, reprenez vos notes, revoyez vos projets, choisissez celui que vous avez le plus à cœur au moment donné, et concentrez-vous sur votre objectif. Je peux vous assurer que vous ne le regretterez pas.

J’ai la fierté légitime d’avoir aidé des centaines d’auteurs à travers le monde, des auteurs pas assez anglophones pour suivre la documentation fournie par le logiciel et l’application Scrivener. Les guides Scrivener ne faisaient pas partie de mes programmes de départ. J’ai d’abord aidé un auteur. Mes fiches rédigées pour lui faire comprendre comment utiliser Scrivener pour écrire et formater ses livres pouvaient servir à d’autres. C’est ainsi que l’aventure a commencé, en chemin de traverse par rapport aux écritures prévues.

Rien n’avait été publié en français pour le logiciel Mac. Après le guide sur le logiciel de bureau Mac, des auteurs me l’ont demandé pour Windows. Alors je l’ai fait pour Windows, me replongeant dans le monde PC.

Ensuite, l’application pour iPad et iPhone est sortie. J’étais si émerveillée des possibilités qu’elle offrait que j’ai entamé tout de suite l’écriture du guide que des auteurs me demandaient aussi.

Puis, Scrivener 3 est sorti et j’ai étudié, appliqué, analysé, lu et relu toute la documentation disponible, exclusivement en anglais, les deux tutorials du créateur de Scrivener, le manuel complet de 846 pages, le premier livre écrit en anglais sur Scrivener 3 de Keith McElhearn dans la collection Take Control of et le mini cours proposé par Gwen Hernandez, l’auteur de l’ouvrage de référence Scrivener for Dummies (2012).

Enfin, j’ai passé toutes ces pages au crible de l’expérience que je pouvais avoir en découvrant cette nouvelle version du logiciel Scrivener 3. Le logiciel est devenu plus clair et plus fluide, l’interface allégée, de nombreuses subtilités permettent une écriture plus aisée et une meilleure compilation au moment de la publication. Le quatrième guide était écrit deux mois après la sortie de la nouvelle version de Scrivener.

En découvrant la nouvelle version 3.0, j’avais d’abord tenté d’aller tout de suite à la fin, c’est-à-dire compiler un PDF, pour voir si c’était comme dans Scrivener 2. Eh be, non ! Sinon, c’était pas la peine que Scrivener il se décarcasse ! Je suis vite revenue au début, j’ai oublié ce que je savais du logiciel et de l’application, je n’ai pas essayé d’appliquer mes habitudes, je me suis laissé porter par les découvertes de la nouvelle philosophie de Scrivener 3 et j’ai été enchantée. Maintenant, je suis opérationnelle sur tous les fronts, blogs, livres et aides aux auteurs !

Est-ce à dire que j’y passe toutes les heures de mes jours ? Non. Jamais je ne travaille plus de quatre heures par jour à mes travaux intellectuels. Je passe beaucoup de temps dehors ou à lire sous la couette quand le temps ne me permet pas de sortir. Deux à quatre heures par jour me suffisent à étudier la documentation et à appliquer ce que j’en analyse pour mes besoins. Mais ce sont des heures de concentration absolue, sans distraction, des heures privilégiées de bienveillance à l’égard du logiciel. Si je bloque sur quelque chose, il ne me vient pas à l’idée de critiquer le logiciel, mais plutôt moi-même, qui n’ai pas dû bien suivre les recommandations en voulant aller trop vite. Je crédite le concepteur de Scrivener d’une intelligence que je n’ai pas encore (du sens latin initial intellegere, comprendre), parce que j’ai sauté des étapes d’analyse. Démarche toute cartésienne : « Toujours tâcher à me vaincre que la fortune, plutôt changer mes désirs que l’ordre du monde. » (Discours de la méthode, 1637, René Descartes, troisième maxime)

Le résultat a été au-delà de mes espérances.

Non seulement, j’ai écrit un guide de 433 pages, illustré de 300 images, le plus complet qu’il m’était possible, mais j’ai continué à prendre des notes sur les quatre autres projets en cours, issus de l’essai commencé pendant le Camp NaNo de juillet 2017. Et j’ai commencé un autre ouvrage sur Mai 68 à paraître le 3 mai prochain.

Plus j’avance dans la connaissance de Scrivener, plus il m’est facile d’ajouter des projets, dont certains attendaient dans les oubliettes des disques durs sauvegardés.

La nouvelle organisation de mes cahiers mise en place début janvier 2018 se révèle efficiente et prolifique. Tant que j’en suis à la phase de collecte des idées et des notes (principe de Scrivener : une idée = une note), je garde les projets dans le gros projet quotidien de mon 2018-JOURNAL. Ainsi je ne perds rien, je butine et récolte. Puis, quand il me semble que les projets nouveaux peuvent prendre leur envol en vue d’une écriture et d’un formatage, je les sors du gros Journal pour vivre leur vie indépendante. C’est le moment de me concentrer sur un seul projet pour le mener à bien. Ce qui ne m’empêche nullement de continuer à nourrir les autres projets des idées qui pourraient surgir lors d’un tour à vélo au bord de la mer ou lorsque je relis Tolstoï comme je l’ai fait cet hiver.

En ce moment, je me prépare pour le Camp NaNoWriMo du mois d’avril. J’ai ressorti des cartons d’archives mes documents sur Mai 68. J’ai organisé les notes déjà écrites au fil des cinq décennies dans mes cahiers d’écriture. Il est temps de faire le bilan de cette expérience exceptionnelle que le hasard de l’histoire m’a permis de vivre au Comité d’occupation de la Sorbonne en Mai-juin 68. Et pourtant, le jour où l’histoire de Mai 68 commençait, la mienne a failli s’arrêter. Le 22 mars 1968, j’ai fait une tentative de suicide en attendant mon révolutionnaire retenu à Nanterre. Comme quoi, on peut survivre aux drames et en faire des points de force pour l’avenir.

Il est clair que je n’aurais jamais fait autant de travail sur Word ou pour Word, qui m’a toujours plombée. Après quatre ans, je ne cesse de me féliciter d’être passée sur Scrivener qui me permet de réaliser tous les écrits de mes rêves et plus encore. Ces guides spécialisés n’étaient pas dans mes programmes de départ. Ce sont des chemins des écoliers que j’ai empruntés pour aider les auteurs non-anglophones. Je ne regrette pas d’avoir pris le temps, la peine, puis le plaisir, de me former pour former les autres. Grande fierté légitime.

N.B. Bien sûr, ces guides sont écrits pour des auteurs sachant lire et acceptant de suivre les procédures exposées. Rien ne se fait tout seul. Rien n’est donné sans effort. Mais une fois qu’on s’est formé en suivant les exemples pratiques que je donne en modèles pour entrer dans le logiciel, tout devient simple et facile. On peut écrire tout ce qu’on avait prévu et plus encore ! On peut même se lancer des défis en participant aux mois du NaNo et les remporter sur soi-même !


One more thing – Un dernier point

Le tutoriel interactif fourni par Scrivener en anglais a été traduit en français par Mathieu Nicolas, l’administrateur du groupe Facebook ScrivenerFR. Il est disponible ici :

https://www.dropbox.com/sh/yum67joh99iublj/AACksH0m-2vpldVhspotGzoma?dl=0

Le tutoriel en français est au format .scriv, comme l’est le tutoriel anglais.
Il est au format Scrivener 3.0 pour Mac.

La version Windows sortira dans le courant de l’année 2018.

Si vous voyez des tournures qui pourraient être améliorées, apportez votre contribution au travail préalable de traduction fait par Mathieu.  Le tuto est perfectible et toutes les bonnes volontés sont souhaitées pour l’améliorer. Merci à vous !


Bibliographie anglophone sur Scrivener 3.0

https://www.takecontrolbooks.com/scrivener-3

http://gwenhernandez.com/2017/11/20/scrivener-3-and-a-free-mini-course/


Projet en cours au mois d’avril 2018

https://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen/projects/des-paves-a-la-plage-mai-68-vu-par-une-jeune-fille-de-la-sorbonne

Si vous voulez participer à la cabane que j’ai créée pour le groupe ScrivenerFr, envoyez-moi votre pseudo pour que je vous invite. Pour cela, il faut que vous ayez d’abord créé un projet pour le mois d’avril. À bientôt pour plus d’informations !

Belles écritures,
Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 25 mars 2018


Post Scriptum
En écrivant l’article, j’avais fait un lapsus linguae significatif, datant mon suicide du 22 mars à cette année. Heureusement, l’œil de lynx de mon correcteur vigilant, Philippe Thoueille (auteur de Au Pied de votre arbre, manuel de généalogie à l’usage des chercheurs d’ancêtres) a relevé ma coquille. Au moins, je suis déjà dans l’ambiance de Mai 68, je m’y crois encore. En meilleure forme :) Merci, Philippe !


L’auteur
Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS, Scrivener 3).

Page auteur sur Amazon (format mobi)
Page auteur sur Apple (format epub)
Page auteur sur Kobo (format epub)
Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

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Camp NaNoWriMo juillet 2017 organisation du projet

Le programme défini pour le Camp est un exemple concret et aussi une mise en abîme, qui me donne un peu le vertige.

J’écris souvent mes réflexions dans mon Journal de Vie, au quotidien. Parfois, je me dis que cela concerne complètement le sujet du livre enregistré dans le Camp de Juillet 2017. Alors je copie un paragraphe, parfois plus, et je le colle dans un nouveau chapitre du livre. Tout se fait avec facilité et fluidité sur l’iPad. Je vois déjà, au 4ème jour de Camp, avancer mon projet de guide pratique sans fatigue, sans me prendre la tête dans les mains comme le Penseur de Rodin.

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Bien sûr, ce ne serait peut-être pas la même chose pour un roman, où il faudrait déterminer qui fait quoi, le passé des personnages, les lieux de l’intrigue. Mais tout peut servir.

Un modèle de roman pour le NaNoWriMo traduit en français

Vous pouvez trouver un modèle de roman conçu par Scrivener pour le NaNoWriMo traduit en français sur le site de autoedite.net qui assure des formations au logiciel Scrivener pour Mac ou Windows : http://autoedite.net/modele-scrivener-camp-nanowrimo/

Références personnelles

Depuis que j’ai acquis iPad et iPhone, après la sortie de l’application Scrivener for iOS, en août 2016, je n’écris plus que sur ce support nomade. Mes références seront donc essentiellement liées à cet outil d’écriture qui a libéré ma créativité dans des proportions que je n’aurais jamais imaginées. Par contre, je fais toujours la vérification générale et les corrections finales sur les logiciels Scrivener pour Mac et Windows.

Organisation du travail

Le fait de m’inscrire dans le Camp m’a donné un cadre de travail et une obligation de résultat. Je suis heureuse et rassurée de me tenir à un projet défini et structuré, au lieu de prendre des notes sur plusieurs projets à la fois, sans en mener aucun à bien. Je le vois en ouvrant mon Scrivener d’iPad ou d’iPhone : plusieurs projets attendent, des articles qui sont moins d’actualité à force d’en différer la publication. On finit par ne plus voir ce qu’on a sous les yeux et à ne rien avancer. C’est ainsi qu’on apprend.

Je ne dois garder sur Dropbox, dans le dossier SCRIVENER créé au départ, que ce qui est utile dans l’immédiat. C’est à vous de choisir votre dossier lors de la session de Dropbox Settings quand vous enregistrez Scrivener sur iOS (voir mes articles de blog ou mes guides sur Scrivener).

Les autres projets peuvent être mis en attente dans le dossier du Mac ou du PC de Bureau, mais ne doivent pas apparaitre sur l’iPad, où je travaille le plus souvent, l’iPhone servant surtout à prendre des notes lorsque je me réveille et que je veux juste ajouter une idée, avant de me rendormir comme une bienheureuse.

Pour bien avancer sur la route, il faut y voir clair. Mettre seulement les projets en cours dans Scrivener et les synchroniser sur tous les supports permet de mieux concentrer ses forces mentales.

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Objectifs du projet

Pour la longueur du projet : j’ai diminué le nombre de mots de 50 000 à 31 000 pour ne pas stresser sur l’objectif à atteindre.  Ce qui fait 1 000 mots par jour, défi facile à remplir. J’écris souvent plus que 1 000 mots tous les jours dans mon Journal de Vie et mon Cahier de Chantier. Disons que c’est un minimum. Si je fais plus de mots, tant mieux. C’est juste une base pour suivre les progrès chaque jour, encouragement notoire à la poursuite des idées.

Et puis, j’écris un guide pratique pour mieux s’organiser. Donc pour gagner du temps. Il ne faudrait pas trop en perdre à lire le livre.

Pourtant, je ne voudrais pas non plus donner à mes lectrices et lecteurs le sentiment de vide, de redondance ou de déjà vu qu’on a souvent dans des guides pratiques, qui compilent ce qui est déjà publié sur Internet.

Je vais axer principalement mes exemples sur des témoignages concrets, tirés souvent de l’histoire personnelle. Après tout, j’ai des années d’expérience derrière moi. On me demande souvent conseil. Je suis arrivée au stade de ma vie où je dois partager mes connaissances et transmettre mes compétences.

Point en cours de route

Au septième jour, il me semble avoir bien avancé la construction globale dans d’excellentes conditions. Je n’ai toujours pas trouvé de camarades de cabanes pour le Camp NaNoWrimo, mais j’ai l’habitude de la solitude du coureur de fond des bois.

Je n’ai pas écrit le sixième jour, j’avais trop de choses à faire en dehors du livre. Mais le repos est aussi salutaire. Je vais relire le projet entier et en entamer la rédaction proprement dite.


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 8 juillet 2017


Articles du blog sur l’application Scrivener pour iOS https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/


Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016 (1ère édition) -2017 (2e édition).

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Ecrire au lit : du papier au numerique

Écrire au lit (le passage du papier au numérique) article actualisé le 3 janvier 2017

Un article de Chris Simon repassé sur Twitter me fait me poser des questions sur ma propre pratique de l’écriture dans le lit, comme elle l’explique en donnant des exemples d’écrivains célèbres, dont Colette et Proust, les inspirateurs de ma jeunesse asthmatique et diariste.

Aussi loin que je me rappelle, je me revois écrire mon Journal dans mon lit. Sans doute parce que j’étais très malade et que les crises d’asthme nocturnes m’obligeaient à rester au lit dans la journée. Je lisais donc aussi dans mon lit et prenais des notes dans mes cahiers.

À la lecture de l’article de Chris Simon et des commentaires écrits à sa suite, dont celui de Charlie Bregman, qui écrit sur tablette, sur son canapé ou dans son lit, je réalise que j’ai continué à écrire dans mes cahiers même après être passée sur ordinateur Macintosh en décembre 1993. À l’époque, les ordinateurs de bureau étaient conséquents, bien que mon LC III avec son unité centrale de type  » boîte à pizza  » eût été un des plus petits du marché et le moniteur relativement peu encombrant.

Avant le Mac, j’écrivais sur une petite machine à écrire électrique, Underwood, que j’avais depuis les années 80. Je tapais mes mémoires pour la fac de Vincennes depuis 1969 sur une machine à écrire portable et j’avais déjà commencé la saisie des premiers cahiers par ce biais dès les années 70.

Je n’avais jamais eu l’idée d’écrire mon journal quotidien sur ce support, utilisé pour rendre des devoirs ou des articles quand mon professeur de Droit en Libertés Publiques de la fac de Vincennes, Maître Serge Fuster, dit Casamayor, m’a fait entrer à la revue Esprit en novembre 70 pour mon premier article sur le Festival de Wight 70, Rien que pour ça.

Mon Journal a subi des périodes de grande vacuité. Quand j’ai fait le récolement en 2009, j’ai constaté que ces périodes correspondaient à celles où je vivais en couple, quand mon écriture était moins libre de ses gestes. Comme ma vie d’ailleurs !

À quel moment ai-je changé de support d’écriture du journal ?

Dès 1995, je me suis abonnée à Compuserve et j’ai commencé à échanger des mails avec quelques correspondants encore rares. Les recherches sur le grand réseau qui commençait à s’étendre sur la planète ont remplacé la compulsion d’ouvrages nombreux.

Très vite, j’ai pris l’habitude de mémoriser sur écran, en commençant à écrire des pages de sites Web. Je me suis formée en 1996 en faisant venir des États-Unis le logiciel Adobe PageMill 1.0, puis la version 2.0, avec le logiciel de gestion de sites entier Adobe SiteMill.

Je n’ai pas tenu mon Journal pendant cette période, sans doute parce que je faisais part de mes conceptions, de mes soutiens ou de mes chocs sur mes sites internet, d’abord sur le club-internet dès que cela a été possible en France, fin 96, puis sur Wanadoo et Neuf, enfin sur free.fr.

C’est donc beaucoup plus tard, sept ans, que j’ai eu besoin de reprendre un cahier pour écrire mes pensées, pour reprendre rendez-vous avec moi-même, pour faire le point sur ma vie, souvent chaotique.

Une date mémorable, le 11 juillet 2005, le matin du jour de la naissance de mon premier petit-fils, comme si j’avais pressenti un changement de vie personnelle, alors qu’il ne devait naître qu’à la mi-août.

Le Journal a été timide au début. Je ne savais plus écrire sur papier au stylo. Mais j’éprouvais le besoin de garder en mémoire les actions que j’exerçais sur mon domaine, dont le jardin devenait un parc au fil des travaux que j’y faisais, stimulée par des amis qui m’apportaient de nombreux plants, fleurs, arbustes, arbres.

J’avais lu dans une revue de Jardinage héritée de mon jeune frère paysagiste, mort en 97, qu’une jardinière anglaise avait écrit un livre, dont j’avais mémorisé le titre : We Made A Garden. Depuis, j’ai lu son livre sur mon Kindle, il s’agissait de Margerie Fish dans son domaine d’East Lambrook Manor dans le Somerset anglais à partir de 1938, qui a lancé la mode du jardinage particulier, du Do It Yourself, comme nous le pratiquons désormais. J’ai eu envie de suivre son exemple sans l’avoir encore lue, tenir un Journal de jardin me semblait une nécessité pratique. Une amie m’avait offert Une année à la campagne de Sue Hubbel, qui m’a aussi bien inspirée. Je nous trouvais bien ridicules, mes amies et moi, avec nos petits travaux de jardinage par rapport à elle qui bûcheronnait dans sa montagne américaine sauvage des Monts Ozacks dans le Missouri, près de ses abeilles, avec son gros camion et sa grosse tronçonneuse thermique pour abattre des arbres. Grâce à elle, j’ai osé ensuite me mettre à abattre moi-même les arbres de Kerantorec et à gérer mon bois de chauffe. Mais dans des proportions plus raisonnables pour mes forces, une tronçonneuse électrique et des scies japonaises.

J’avais lu Colette bien sûr, dans ma jeunesse, Flore et Pomone en particulier, ses fabuleuses descriptions de plantes et jardins avaient été une inspiration constante, restée enfouie et ne demandant qu’à se réveiller au contact de ma réalité environnementale. Et Proust m’accompagnait depuis les années 60, chaque printemps revenait le souvenir des haies d’aubépines de Combray, premier signe de renouveau sur la campagne.

Dehors, je laissais le jardin me guider, m’inspirer, m’initier aux mystères de la nature. Dans mon cahier, je voulais être pratique, ne pas faire de littérature, ne pas prendre la pose, ne pas me regarder écrire. Mais très vite la littérature a repris ses droits, car elle reste ma meilleure référence, ma source inépuisable de connaissances. En écrivant, presque chaque jour, le style revenait, s’affinait, se précisait.

J’ai donc écrit dans mes cahiers au fil des travaux. Puis la vie aussi a repris ses droits, avec ses exigences, ses découvertes, ses enthousiasmes, parfois ses énervements ou ses rancœurs, vite cicatrisées grâce à l’analyse, au recul et à la relativisation que permet le Journal quotidien.

J’écrivais toujours dans mon lit, comme je lisais toujours dans mon lit, l’endroit où je peux être le plus confortablement installée en grande paresseuse qui sait économiser ses forces, sans doute parce que des années durant le moindre geste pouvait être source de souffrance et d’angoisse.

Alors, quand donc ai-je commencé à écrire sur un ordinateur portable ?

Il ne me serait pas venu à l’idée de me mettre au bureau devant le gros moniteur de mon deuxième Mac, un PowerPC 860,  pour confier mes écrits personnels à un fichier. Pourtant j’écrivais facilement des pages Internet et jamais, au grand jamais, je n’ai connu l’angoisse de la page blanche. Depuis 96, quand j’avais un sujet à traiter, je me mettais devant le Mac, j’ouvrais Adobe PageMill et les idées venaient toutes seules pour travailler un sujet ou défendre une cause, car nous vivions alors l’Internet démocratique et citoyen, avant que les Marchands du Temple ne s’en emparent à l’aube du nouveau millénaire, en l’an 2000, où j’ai vu changer l’esprit des débuts et s’afficher sur nos écrans des publicités grossières.

L’outil crée la fonction

Je crois que c’est le MacBook qui a suscité l’envie de tenir mon Journal sur informatique. En août 2008, trois ans après avoir repris le journal en cahiers papier, je suis passée à l’écriture numérique. Et le Journal a pris une autre dimension.

Sans doute parce que tout de suite, comme Charlie Bregman le dit, j’ai pu écrire sur mon canapé d’abord, puis dans mon lit, sur un support que j’ai construit aux bonnes dimensions. Maintenant je suis bien installée, comme Colette au Palais Royal, sur mon radeau, avec parfois la chatte à côté de moi.

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La vieille chatte m’a quittée le 4 mars 2016. Son esprit veille encore sur les lieux.

J’ai abandonné les cahiers papier après avoir trouvé le bon logiciel pour écrire sans souci sur le MacBook : MiLife pour Mac (il n’est plus supporté hélas, par son créateur).

Et ce fut un vrai drame quand j’ai perdu le MacBook lors d’un naufrage à la tisane le jour funeste du 2 mars 1911, la veille de mon anniversaire, horrible cadeau. Un drame castrateur, dont je ne me suis remise qu’en 2015, quand j’ai pu le désoxyder avec un kilo de riz.

Quatre ans de traversée de désert sans publication

J’ai essayé pendant quatre ans de remplacer le cher MacBook par des tablettes. Il m’a fallu en écumer sept, sans jamais parvenir à travailler normalement. Heureusement, oui, je pouvais y écrire mon Journal, sur l’application Write pour Android, avec un clavier bluetooth pour être plus confortable. Mais jamais je n’ai pu aller au-delà de la simple prise de notes, jamais je n’ai réussi à bloguer à partir de la tablette en cours, malgré mes nombreux, très nombreux, trop nombreux essais de mise en forme et publication. Jamais je n’étais satisfaite comme je l’avais été avec le MacBook. Une perte de temps abominable.

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Sept tablettes Android ont tenté en vain de remplacer le travail sur MacBook ou sur iPad en quatre ans.

J’ai toujours craint de perdre mes fichiers, malgré les sauvegardes, malgré tous les tuyaux que, vieille routarde du Web, je connais bien, parce que je suis toujours prête à tester de meilleures solutions, pour être plus efficace. J’ai même racheté en urgence une nouvelle tablette Cube parce que j’avais perdu un pan de journal quand la première s’était arrêtée comme ça, sans prévenir, au bout d’un an. La deuxième était moins performante malgré ses specs (spécificités) bien plus avancées. Les tablettes, c’est beau, ça a de la gueule même parfois, mais c’est juste un décor, il n’y a rien de fiable à l’intérieur et je suis navrée qu’Android devienne un standard, c’est de l’argent gaspillé en pure perte.

J’y ai quand même corrigé quelques centaines de pages, les miennes et celles d’un auteur ami. Mais j’en suis restée là, je n’ai rien mis en forme, rien publié, pendant quatre ans. J’avais eu des PC entre les mains, prêtés par des ami(e)s, qui tentaient de m’aider à remplacer mon MacBook. Mais là encore, ça n’a rien à voir. Aucune ergonomie. Des hiérarchies lourdes, fastidieuses, il faut cliquer trois ou quatre fois, là où un clic de Mac suffit. Et trois clics de plus pour chaque manipulation au bout d’une journée, ça fait beaucoup de clics surnuméraires, épuisants, pour les doigts, les mains, les bras, de vrais freins à l’expression de la pensée. Bref, c’était démotivant.

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L’eMac 2004 a permis la saisie confortable des 15 000 pages des cahiers entre 1960 et 2008.

Pendant cette traversée du désert, j’ai continué la saisie des cahiers sur l’eMac 2004, très confortable pour une frappe informatique aux kilomètres, 15 000 pages quand même. Mais je n’ai jamais eu l’idée d’y tenir mon Journal. Trop de distance entre le texte et mon cerveau. Le clavier de bureau met de la distance. La position assise droite et rigide met de la distance.

Or l’écriture doit jaillir de l’inconscient, comme le dit Chris Simon, et la position allongée est la plus adaptée pour laisser l’inconscient se révéler, selon les indications de Freud pour la cure analytique. Tenir son journal procède d’ailleurs pour moi de la cure analytique au quotidien. Cette cure a le mérite d’être gratuite, efficace et de ne déranger personne autour de soi…

Écrire au lit avec Scrivener sur un MacBook

Aussi quand j’ai retrouvé l’usage miraculeux du MacBook, j’ai immédiatement repris la position de l’écriture inconsciente, assise dans mon lit, les jambes allongées, le cerveau connecté au clavier et à l’écran, au plus près du texte.

Maintenant j’écris mon journal avec Scrivener et je gère tous mes projets d’écriture avec Scrivener.

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Tenue du Journal sur la version Scrivener de bureau pour Mac

Depuis que j’ai retrouvé le bonheur d’écrire dans mon lit sur un Macbook en prenant d’abord des notes sur un iPad 1, j’ai repris confiance pour la publication de certains écrits, une confiance que j’avais perdue avec les PCs et les tablettes. Quand je vois tout ce que j’ai écrit et publié en quelques mois depuis mars 2015, je me dis que rien ne vaut d’écrire dans son lit, mais sur un MacBook avec Scrivener et un iPad avec Simplenote et SimpleMind+. Car l’iPad a remplacé aussi la tablette Android, pour de grands avantages, plus de stabilité, jamais de plantage, une bonne ergonomie, un clavier fluide et rapide, des recherches sur le Web sans attente…

Écrire au lit est toujours une promesse de bonheur avec soi-même

Écrire dans mon lit implique maintenant d’écrire sur un Macbook et un iPad. C’est comme être connectée directement à mon cerveau, il n’y a aucune distance entre la pensée et sa saisie. Et au moins, je n’ai plus besoin de recopier ce qui était avant écrit sur papier.

Écrire au lit est comme une respiration bienfaisante. Ce n’est jamais une fatigue ni une corvée, c’est plutôt une relaxation qui me donne le sentiment d’exister. Je me dis que j’ai au moins fait ça dans ma journée, tracer quelques lignes noires sur une page blanche…

Écrire au lit est toujours une promesse de bonheur, un petit moment passé avec moi-même, loin de l’agitation du monde, au plus profond de l’essentiel, à la recherche de la quintessence du sens de la vie.

***

Ferai-je un article de cette longue réflexion matinale induite par la relecture de l’article de Chris Simon, l’Américaine parisienne qui a écrit Lacan ou la boite de mouchoirs ?

Je crois, puisque je passe de Scrivener à WordPress en deux ou trois clics.

Et voilà !

Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 14 avril 2016

Post-Scriptum du 3 janvier 2017

Depuis cet article, j’ai eu le bonheur de pouvoir acquérir de vrais outils de travail d’écritures quotidiennes, l’iPad mini 4 et l’iPhone 5c. Je continue donc plus que jamais à écrire dans mon lit, surtout en hiver. Le résultat est d’une grande efficacité.

***

Crédits

http://chrisimon.com/ecrire-dans-son-lit-la-creativite-et-linconscient/

Chris Simon

http://www.amazon.fr/Charlie-BREGMAN/e/B008BQV1LW/

Articles revue Esprit 1970

Casamayor, magistrat et écrivain français (1911-1988)

Une année à la campagne, Sue Hubbell, Gallimard, folio, 1988

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sue_Hubbell

We Made A Garden, Margerie Fish, 1956

https://en.wikipedia.org/wiki/Margery_Fish

Application Write for Android

Application Simplenote

Application SimpleMind+

Logiciel d’écriture Scrivener

Modèle pour écrire son Journal sur Scrivener : Modèle Journal en OPML

À suivre sur mon blog de chantier Kerantorec : Écrire au lit : l’équipement nécessaire pour être confortablement installée

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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, 2016.

Une valeur sûre : depuis sa sortie, le guide est en tête des meilleures ventes dans les catégories Logiciels, Bureautique et publication, Informatique et Internet, sur Amazon comme sur Apple. Il remplit donc sa mission d’aide à l’écriture et à la publication pour les auteurs et les éditeurs francophones.

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Modele pour tenir son Journal avec Scrivener

Nulla dies sine linea (Pline l’Ancien)

Premier janvier 2016

En ce premier jour de l’an, il convenait d’ouvrir un nouveau cahier pour le Journal de Vie 2016.

Tout était déjà prévu dans mes modèles Scrivener, enregistrés lors de ma formation au logiciel, après avoir construit les projets qui me convenaient au long cours.

J’ai fermé le Journal 2015, dont le bilan est positif, puisque j’ai publié le Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac. Hier, 31 décembre, j’ai reçu les avis de publication en précommande avant la sortie du 10 janvier.

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Couverture de Scrivener plus simple © Adam Molariss 2015

Amazon, Draft2Digitale et Smashwords se relayaient pour m’aviser de la publication sur chaque support de distribution numérique.

Pour Smashwords, c’était bien la première fois que le fichier était accepté sans problème au catalogue Premium, ce qui prouve l’intérêt de Scrivener pour le formatage des projets en fichiers préparés pour les exigences de chaque plateforme. J’y reviendrai dans de prochains billets.

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous mon modèle de Journal.

Tenir son journal est la garantie de garder la maîtrise sur sa propre vie. Je crois plus en cette thérapie quotidienne que dans tous les supports proposés par des tiers. J’ai eu la chance d’y être encouragée par mon propre médecin, le docteur Fleury à Enghien-les-Bains, il y a cinquante ans, alors que je commençais une belle déprime. J’étais institutrice remplaçante en Val d’Oise et il me faisait un tableau peu engageant des méthodes de soin en 1966.

Il a eu cette phrase incroyable, que j’entends encore :

— Mais, vous, vous qui aimez écrire, car vous aimez écrire ?
— Euh … oui !
— Alors, écrivez ! Écrivez !

J’écrivais en effet depuis mon arrivée à Paris en septembre 60 et je me trimballais partout avec un gros cahier Héraclès, mon stylo et des bouquins.

Cinquante ans plus tard, je suis persuadée que ce travail d’écriture quasi quotidienne a été un rempart contre la folie, contre les dérapages et les turbulences de la vie. Elle n’a pas empêché les confrontations aux souffrances, aux angoisses, mais elle les a mises en scène comme des expériences et elle a apporté le recul nécessaire à la survie d’abord, puis à la reconstruction, et enfin à la sérénité.

Quand de jeunes amis ou amies me confient leur peine, je suis toujours rassurée si je sais qu’ils ou elles écrivent, je suis sûre que la clairvoyance jaillira de l’analyse et permettra de dépasser la douleur de l’attachement.

Voici le modèle que j’ai élaboré pour tenir mon Journal sur Scrivener, puisque j’ai enfin trouvé le support idéal pour tout conserver et gérer, à court et long terme.

ModeleJournal

La page est réglée au plus simple dans les Préférences, comme j’aime que ce soit, clair et net, sans fioriture, sans retrait de paragraphe, le modèle qui rend le mieux en ebook.

Pageregle

Et comme j’ai déjà écrit cette page d’article, j’ai démarré le module BLOGS :

BLOGS

Et voilà, une nouvelle année d’écriture est commencée !

Vous trouverez ici le modèle de journal à télécharger.
Le fichier OPML se téléchargera automatiquement sur votre bureau.
Importez-le dans un nouveau projet Vide et adaptez-le selon vos besoins. Il est conçu pour mon programme de travail de base au fil des saisons. Mettez-le vôtre. Dans les jours prochains, je ferai un article sur le format OPML. Déjà, vous pouvez le tester, c’est la façon la plus simple que je connaisse pour importer des projets entiers ou partiels, avant qu’ils soient illustrés ou enrichis.

Que cette année 2016 soit exceptionnelle pour tous vos projets. Avec mes meilleures vibrations !

Gaelle Kermen
Kerantorec, 1 janvier 2016

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ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

Acheter le guide en ebook

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Voir un extrait sur Amazon

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beta-lecture des 2 premiers cahiers

Sur les 10.000 pages des cahiers écrits à la main depuis 45 ans, j’ai saisi sur Mac environ 3.000 pages. Je viens de corriger les premiers cahiers de 1962 à 1966.

De Blogs gaelle kermen

Cela fait un cahier saint-loupien (écrit à Saint-Leu-la-forêt) de 102 pages format PDF et un cahier Cournot (où il est beaucoup question de Patrice et Michel Cournot) de 206 pages.

Je les propose gracieusement à la lecture de beta-lectrices et beta-lecteurs avant toute publication.

De Gaelle Kermen Journal

Je m’occupe parallèlement de retrouver des personnes dont il est question dans les cahiers afin de savoir si elles acceptent que leur nom soit publié ou si je dois romancer l’histoire où elles apparaissent, ce que j’avais fait pour Aquamarine 67.

En général, on a peu de risque de voir sa réputation ruinée par le fait d’apparaitre dans mes notes de Journal d’adolescence et de jeunesse. J’ai beaucoup de tendresse pour mes personnages. C’est ma façon de garder vivants les gens que j’ai ai aimés et qui ont traversé mes années.

Pour le cahier Cournot, j’ai déjà l’aval du fils de Patrice, Matthieu-David Cournot, et du fils de Michel, Jean-François Cournot.

J’ai aussi celui de mes anciens voisins de la rue de Boissy à Saint-Leu-la-forêt, Jo et Christian Bloch, des gens exceptionnels à qui je ne peux que rendre hommage.

Cette beta-lecture me permet d’impliquer mon lectorat dans la genèse de l’édition numérique de mes écrits. Elle est conforme à ce que je ressens de la nécessité d’une nouvelle écriture qui ne passe plus par un support papier et qui dès le début doit être conçue pour être lue sur différents supports.

Elle engage aussi ma responsabilité d’auteur et m’oblige à continuer ma démarche. Donc c’est un sacré coup de main que vous me donnerez par vos réactions et vos commentaires privés. Moi, j’espère vous donner du plaisir à découvrir l’univers d’une jeune fille pas vraiment rangée des années 60 en région parisienne.

Je tiens au courant de mes progrès dans la saisie des cahiers mes amis et contacts sur Twitter et Facebook.

Si la beta-lecture de mes premiers cahiers vous intéresse, mailez-moi : aquamarine67 ad free point fr.

Aquamarine 67 est disponible sur Amazon et Smashwords.

© gaelle kermen 2010