ScrivenerApp : corriger les titres francophones

Corriger les titres en français

Lorsque nous écrivons nos titres dans l’application Scrivener for iOS, les titres se mettent à l’anglo-saxonne avec des majuscules à chaque mot.

En langue française, les titres ont une lettre capitale au début et dans les noms propres.

Il faut donc corriger ce détail avant la publication.

Si on revoit l’ensemble sur le logiciel de bureau, on le fera facilement dans la barre de menu de la page en cours ou dans le titre qui s’affiche dans le classeur de gauche.

Si on corrige l’ensemble du tapuscrit dans l’application, il faut le faire in situ. C’est mon cas.
J’appuie sur le titre dans le classeur, l’inspecteur apparait, je sélectionne le titre en cliquant sur Select All, puis sur Copy.

Je retourne dans ma page en cours et je copie le titre en haut, en cliquant sur Paste.


Je le modifie. Je le resélectionne entièrement, le copie et le colle dans le titre du classeur.

Select All > Copy > Paste

Le résultat est plus conforme aux normes typographiques francophones.


Gaelle Kermen, Kerantorec, 3 janvier 2016

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ScrivenerApp : l’application est-elle indispensable ?

Est-il indispensable d’acquérir l’application Scrivener ?

On peut toujours se passer des choses, surtout de celles qu’on ne connaît pas encore.

L’écriture est un vecteur de communication qui peut se suffire d’un papier et d’un crayon et c’est une merveille de pouvoir faire autant de choses avec si peu de matériel et seulement 26 lettres. La musique se contente de 7 notes, mais pour être diffusée, il lui faut plus que la feuille avec les notes sur la portée de 5 lignes.

Si on veut diffuser ses écrits, les partager, les faire connaître, les sortir de l’oubli des tiroirs, on doit passer par des outils de communication plus lourds que la simple feuille de papier et le crayon. Les écrits doivent être transcrits sur un support numérique, afin d’être diffusés sur des plateformes de diffusion, que ce soit par courriel, par ebook, par PDF.

Alors, il vaut mieux avoir un bon logiciel d’écriture pour écrire directement sur un ordinateur et éviter la première étape du papier et du crayon. Je suis une utilisatrice quotidienne de Scrivener qui a transformé ma façon de concevoir l’écriture, non plus en linéaire, comme je le faisais depuis les années 6O sur les cahiers de mon journal de lycéenne à Paris, Hélène Boucher, puis Maurice Ravel (lycée des Maraîchers à mon époque, qui était celle de Sylvie Vartan et de Noëlle Jospin-Châtelet), mais de façon plus dynamique, plus spontanée et structurée à la fois.

Mes articles de blog et mes guides Scrivener pour Mac et Windows tentent de montrer à quel point le logiciel Scrivener permet de meilleurs comportements d’écritures, entre la gestion des documents de recherche et la mise au point des écrits finaux.

J’utilise l’application Scrivener pour iOS depuis maintenant quatre mois. A-t-elle apporté un mieux-être dans mes écrits quotidiennes ? Son acquisition est-elle indispensable ?

Je crois y avoir déjà répondu dans le guide pour iPad et iPhone et dans quelques articles. Mais je suis une bricoleuse qui aime enfoncer des clous.

Alors oui, on peut se passer de tout et faire avec ce qu’on a. Mon expérience de femme vivant avec très peu* m’a appris à me satisfaire de ce que j’ai et à bien sélectionner ce que j’acquiers pour être sûre que ce soit utile et indispensable à ma vie quotidienne. Et j’essaie d’utiliser les fonctions des logiciels en les fouillant à fond, pas seulement en n’utilisant que ses fonctions de base, ce qui m’a conduite à faire des guides pratiques, pour vous faire gagner du temps.

Vous pouvez vous passer de l’application Scrivener et continuer à travailler sur vos bons vieux traitements de texte ou sur le logiciel de bureau Scrivener, dans un espace dédié à l’écriture, où vous retrouvez vos marques. C’est ce que je faisais aussi avant.

Ancien bureau des années 2000 avant l’invention des tablettes mobiles, Apple eMac 2004 Ces appareils étaient parfaits pour un secrétariat intensif, j’y ai saisi des kilomètres de pages de cahiers dans des conditions de confort que ne permettraient pas les tablettes d’aujourd’hui.

Depuis cette photo et mon bureau, un de mes anciens bureaux, construit en kit bois, beaucoup de choses se sont dématérialisées. Plus besoin de dossiers papier comme nous entassions avant. Tout a été archivé. Presque tout est numérisé et rangé dans des dossiers virtuels sur les disques durs des ordinateurs et sauvegardé dans des nuages.

Alors bien sûr, on peut continuer comme avant. Chacun choisit ce qui lui convient le mieux, pour son confort intellectuel et physique.

Mais si vous avez envie de travailler votre livre dans votre jardin, comme je le faisais l’été 2016, lors de la rédaction du guide Scrivener plus simple pour iPhone et iPad, dans ma chaise longue, au milieu du chant des oiseaux qui me donnaient le rythme de la saisie sur mon iPad mini, je vous dirai oui, cette application est indispensable à votre créativité.

Ici on voit une photo de mon petit-fils Noé avec sa tablette Amazon-Fire. C’est dans cette chaise-longue que j’ai pris beaucoup de notes sur l’application Scrivener. Une grande partie du guide s’est écrite là. L’autre partie a souvent été dictée sur les chemins et dans les criques où j’allais me baigner à vélo.

Noé à la chaise-longue sur tablette Amazon Fire
Noé à la chaise-longue sur tablette Amazon Fire

Maintenant en hiver, comme les chats, je me déplace dans la maison, au coin du feu, ou derrière la vitre au soleil à certaines heures, ou le matin dans mon lit, l’endroit le plus confortable où je me concentre le mieux.

Du plaisir d’écrire dans son lit, bien au chaud, sur l’application Scrivener en hiver

Je ne sais pas comment je ferai sans l’application Scrivener qui m’est devenu si familière que je cherche certaines de ses fonctionnalités dans les autres applications dès que je dois écrire un texte, courriel ou commentaires sur les réseaux sociaux. Je crois qu’elle fait partie de moi, maintenant.

Si vous avez toujours rêvé de travailler vos écritures partout et en toutes sortes de lieux, sans la limite des écrans de bureau ou des fils de connexion, alors cette application est pour vous. Affranchissez-vous des cadres et écrivez ce que vous voulez quand vous voulez et où vous voulez.

Et c’est un plaisir et un honneur pour moi de vous guider dans son apprentissage comme j’ai guidé mes clients informatiques depuis près d’un quart de siècle, en leur apprenant à ne pas avoir peur de la technologie, mais à se faire des amis des outils numériques au service de leur cerveau créatif ou de leurs besoins professionnels.

Après, quand on a franchi l’étape de peur de l’inconnu, on se demande comment on pouvait faire avant.

Avant, c’était comme ça : l’expérience de l’écriture dans les années 60-70 et après. Ou plus récemment, ça pouvait aussi être comme ça avec les applications Android que j’ai dû utiliser pour tenter en vain de remplacer mon MacBook naufragé.

Franchement, je n’ai aucune envie de retourner en arrière !

Simple comme Scrivener !

Belles écritures !

Gaelle,
Kerantorec, le 7 décembre 2016

* Femme d’artisan non déclarée dans les années 70-80, j’ai vécu pendant dix ans avec une retraite pour maladie de moins de 500 euros par mois. Je ne vis mieux que depuis la sortie du guide pour Mac grâce à mes redevances Amazon, Apple et Smashwords. Je suis donc à même de bien conseiller celles et ceux qui ne veulent pas gaspiller leur argent dans des gadgets, mais cherchent comme moi les outils de base indispensables à l’expression de leur créativité.


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Cover Indiegraphics en rouge

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (72)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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Scrivener et ScrivenerApp vous parlent (MacOS et iOS)

Dans un précédent article, j’ai raconté comment on peut dicter son texte sur l’application Scrivener pour iOS sur son iPhone et son iPad.
ScrivenerApp : dicter son texte.

On peut aussi entendre son texte dit par Scrivener, une manipulation pratique pour vérifier son texte en faisant autre chose, pour voir si le rythme va bien, vérifier l’harmonie des phrases.

Attention
La procédure est valable sur l’application iOS et sur le logiciel Scrivener pour Mac. Je ne l’ai pas trouvée dans Scrivener pour Windows.

 

Scrivener pour iOS vous parle :

Il faut sélectionner le texte à lire.

Un appui long fait apparaître la barre du menu noir, on cherche vers la droite jusqu’à Speak.

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Si on veut ne lire qu’une phrase, on pose le point d’insertion devant la phrase choisie et l’appui long fait apparaître la barre du menu noir avec la proposition : Speak sentance.

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Le système iOS permet de lire n’importe quelle phrase d’un texte. En sélectionnant la phrase ou l’article entier, vous faites apparaître une barre de menu avec Enoncer. Simple.

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Sur mes mobiles, la voix est un peu énervée. Je n’ai pas encore trouvé comment la régler. Si vous savez, partagez l’info, merci !

Scrivener pour Mac vous parle :

La manip :
Scrivener > Sélection du texte  > Modifier > Parole > Démarrer la lecture.

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C’est au même endroit qu’on trouve l’outil de Dictée sur le logiciel de bureau Scrivener pour Mac, à condition de paramétrer les Préférences de Son dans le système MacOS.

Sur mon Mac, j’ai choisi la voix de Thomas. Elle est plus calme que celle de l’iPhone.

Réflexions sociologiques

Tous ces outils modifient nos comportements d’écriture. La création change au fil des évolutions technologiques. L’extraordinaire courant pictural de l’Impressionnisme est la conséquence directe de l’invention de la peinture en tube, qui a sorti les nouveaux peintres des grands formats imposés par les Académies pompeuses et prétentieuses. Le train a permis aux peintres de partir travailler sur le motif. La face de l’histoire de l’art en a été changée à la fin du XIXe siècle.

La possibilité d’écrire en nomade, sur des outils légers comme l’application Scrivener avec un petit micro et un dictaphone intégrés, participe de la même évolution du potentiel créatif humain. J’espère vivre assez longtemps pour voir ce qui va s’exprimer à partir des nouveaux outils nomades, délivrés des structures bureautiques lourdes et conformistes de la fin du XXe siècle.
Mon humble souhait est de contribuer à mieux faire connaître ces fabuleuses possibilités aux auteurs francophones, pour écrire on the go, on the road, sur la route du XXIe siècle.

Belles écritures !
Gaelle,
Kerantorec, le 5 décembre 2016


Crédits

Merci à Chris Simon pour son tweet qui m’a mis le nez sur cette possibilité, que je n’avais pas encore testée.
fullsizerender

fullsizerender-1Chris Simon @Qrisimon sur Twitter
Joseph Michael @ScrivenerCoach sur Twitter avec ses précieux Ninja Tips


© MBB 2019
Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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Scrivener pour Win10 : Préférences d’édition et sauvegardes

Dans la version Scrivener pour Windows, les Préférences se règlent à partir du menu en haut de l’ordinateur, dans Outils :

Options… [F12].

Préférences

Les Préférences sont importantes, car d’elles dépend la production finale de votre projet.

Je sais que beaucoup d’entre vous ont hâte de se précipiter sur leur travail, mais vous gagnerez du temps en vous penchant tout de suite sur certaines d’entre elles, en particulier les sauvegardes, essentielles.

On peut remplir les Préférences dès qu’on commence avec Scrivener, ou plus tard, quand on l’a testé un peu.

J’ai gardé certaines préférences par défaut.

J’insiste sur les Sauvegardes, les paramètres à vérifier tout de suite.

Préférences inchangées

Général, Apparence, Mode Composer, Navigation, Importation et Exportation

Paramètres par défaut. Je n’ai rien changé.

Tableau d’affichage

C’est là qu’on peut mettre une photo à la place du tableau en liège dans Arrière-plan du tableau d’affichage.

Paramètres par défaut. Je n’ai rien changé.

 

Éditeur

C’est là qu’on paramètre la page telle que nous le souhaitons, pour écrire confortablement.

Beaucoup préféreront un retrait en début de paragraphe, comme ils le faisaient sur Word.

Habituée depuis février 2010 aux exigences de la plate-forme Smashwords, qui fait les plus belles conversions de fichiers numériques, j’adopte le formatage le plus sobre, avec un minimum de lignes blanches dans la page, pas plus de quatre, avec la police Arial, que je trouve plus lisible. Je justifie à gauche, pour ne pas laisser de blancs disgracieux dans la page numérique.

L’interligne est de 1.0x.

J’écris en activant les caractères invisibles, car chaque erreur de typographie peut entraver l’acceptation du document par le Meatgrinder drastique de Smashwords.

Je vous rassure, avec Scrivener, le document .doc que j’ai compilé à la publication du premier guide Scrivener francophone pour Mac a été immédiatement accepté, ce qui n’était jamais arrivé quand je travaillais sur Word ou OpenOffice.

Éditeur

J’ai mis l’affichage sur 135%. Choisissez ce qui convient pour votre confort d’écriture.

Surtout n’utilisez jamais une police au-dessus de la taille 12, les résultats seraient désastreux sur une liseuse ou une tablette. Augmentez plutôt le zoom de votre éditeur. C’est ici que ça se règle.

Choisir une police

On trouve les Polices en cliquant sur A à gauche.

Beaucoup préféreront la police Times New Roman.

Paramétrez votre page comme cela vous est le plus confortable pour écrire, sans vous soucier de l’édition, qui se fera de façon plus précise au moment de la Compilation, selon vos besoins de publication.

La police utilisée n’est là que pour votre confort d’écriture. La conversion par les plateformes numériques la modifie et les lectrices et lecteurs paramètrent leurs liseuses selon leur propre confort de lecture.

Si vous continuez à penser Word, vous risquez une bien mauvaise présentation de votre page en ebook. Pensez Scrivener et écrivez ! Concentrez-vous surtout sur le message que vous voulez transmettre, Scrivener s’occupe du reste.

Corrections

J’ai désactivé la Mise en majuscule automatique.

Les majuscules se mettent automatiquement après certains points d’exclamation ou d’interrogation, alors que la phrase n’est pas finie, en incise dans un dialogue par exemple. C’est une faute de typographie française que je vois trop souvent dans les ebooks actuels, corrigés par des correcteurs automatiques, qui parfois rajoutent des fautes au lieu d’en supprimer. J’aime mieux les mettre moi-même.

J’ai changé les guillemets anglo-saxons pour les guillemets à chevrons francophones.

Mais c’est vous l’auteur, vous choisissez ce qui vous convient en respectant une seule typographie dans tout votre ouvrage.

Si vous préférez les guillemets anglo-saxons, gardez-les tout au long de votre livre.

  

Sauvegarde

Les Préférences règlent les sauvegardes automatiques. Si on active cette case, on peut écrire sans souci, l’esprit concentré sur l’écriture.

Sauvegarde enregistre au fur et à mesure nos écritures. Chaque fois que nous levons les mains du clavier, Scrivener enregistre. Il enregistre le fichier source là où est votre projet.

Il enregistre aussi à la fermeture dans un dossier Sauvegardes que vous pourrez voir dans Ouvrir le dossier des sauvegardes.

Vous pouvez ici changer le dossier de Sauvegardes.

Une sauvegarde peut (et doit) se faire sur un autre support que votre seul PC de travail.

Personnellement, j’écris ce guide sur un projet Scrivener résidant sur Dropbox, accessible de tous mes outils informatiques, nomades ou fixes. Chaque fois que je le travaille sur un ordinateur différent, la sauvegarde se fait sur cet autre ordinateur.

De temps en temps, je force la sauvegarde dans Fichier ->Backup -> Backup maintenant…

Belles écritures !
Gaelle

***

ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Scrivener plus simple pour Windows est sorti en juin 2016.

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Scrivener : corriger avec Antidote 9

En début d’année, j’avais écrit un petit article sur la correction de textes sur Scrivener avec Antidote 8.

AntidoteInfo.png

Scrivener marche aussi avec Antidote 9. Scrivener n’est pas spécifié dans les logiciels compatibles avec Antidote. Et pourtant, ça marche !

Comme les deux précédents guides Scrivener plus simple pour Mac, puis Windows, j’ai corrigé le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone avec Antidote, sur la dernière version d’Antidote, la 9.

J’avais Antidote 8 sur mon ancien MacBook qui a fini par rendre l’âme, après sa résurrection d’un naufrage à la tisane par un sac de riz. Sur mon dernier système, El Capitan, sur le Mac mini, Antidote 8 ne s’installait plus. Alors j’ai acheté la dernière version la 9, certifiée compatible avec El Capitan pour MacOS.

On ne peut pas faire l’impasse sur un bon correcticiel lors de la phase de mise en forme d’un nouvel ouvrage numérique. J’ai la chance d’avoir d’excellentes bases grammaticales, mais, la fatigue aidant, je ne vois pas toujours tout. Antidote met le doigt sur la moindre espace superflue ou manquante, ce qui me prenait beaucoup de temps avant de l’avoir et faisait très mal aux yeux. C’est un des petits détails faits par Antidote, qui a de multiples ressources très précieuses.

J’ai voulu essayer les deux autres correcticiels du marché : Cordial et Le Petit Robert. Les auteurs de Cordial n’avaient pas pensé à Scrivener comme logiciels d’écriture, mais ma demande était remontée au chef de projet. Comme je n’allais pas attendre un futur développement ou une mise à jour, j’ai essayé le Petit Robert. Très bien. Mais, Scrivener n’étant pas non plus prévu dans les compatibilités directes, j’étais obligée de faire une copie des chapitres et les vérifier à côté. Je déteste cette formule qui fait courir trop de risques au texte. Mon guide a 250 pages, c’était difficile à gérer.

J’ai donc fait le pari de la dernière version d’Antidote 9 avec la dernière version de Scrivener sur le dernier système MacOS. Depuis, le dernier système Mac OS est Sierra, mais je ne l’ai pas encore téléchargé, je ne change pas l’équipe qui gagne pour l’instant. Parieuse oui, téméraire non.

J’ai bien fait de faire ce pari, car j’ai pu corriger l’ensemble du guide en beaucoup moins de temps que je ne l’aurais fait sur le Petit Robert.

Ce que j’aime dans Scrivener pour Mac, c’est que je peux mettre l’ensemble du texte en Composite, alors qu’il est découpé en multiples chapitres, pratiques pour gérer les plans et les changements de structures. Le Mode Composite présente le macuscrit comme s’il était en seul document, comme sur n’importe quel traitement de texte. Si des corrections suggérées par Antidote sont acceptées, elles se font sur l’ensemble du livre, pas seulement sur un morceau. Il faudrait refaire les mêmes corrections sur un autre morceau et ainsi de suite, avec des risques d’erreur à chaque chapitre.

J’ai acheté 99 € mon correcticiel Antidote 9 sur le site de Boulanger et je suis allée le chercher au magasin le plus proche à Lorient, à l’heure fixée. Système impeccable pour quelqu’un comme moi qui vis en pleine campagne, loin des magasins urbains ou suburbains et qui n’avait pas envie d’attendre une livraison postale.


Procédure d’utilisation d’Antidote avec Scrivener pour Mac

antidoteappel

Sur Scrivener, sélectionner tout le texte en mode Composite (icône de gauche dans le Mode Groupe au centre de la barre de menu du haut). Cliquer sur la potion magique dans la barre de menu du haut (drapeau et heure), sélectionner Correcteur. L’icône du logiciel mise dans la barre de menu du bas s’ouvre. Le fichier du texte vu par Antidote apparaît devant le texte.

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Les performances m’encouragent, je suis toujours niveau Druidesse :)

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Attention
Cette procédure est valable pour Scrivener pour Mac, mais toujours pas pour Scrivener pour Windows, qui fonctionne par copié-collé comme Le Petit Robert correcteur. Dommage !


Mise à jour Antidote 9 pour Sierra (MacOS 10.12)

Ouvrant ce matin le correcticiel, je vois qu’une mise à jour est prévue pour Mac OS Sierra.

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Je vois aussi que l’intégration à Scrivener n’est toujours pas prévue par les développeurs d’Antidote. Pourtant cet article prouve que tout marche impeccablement.


Il serait temps de vivre avec son temps

Scrivener est le studio d’écriture le plus pratique pour écrire et publier des ouvrages au XXIe siècle, il est temps d’en tenir compte.

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Mais je trouve encore plus lamentable de devoir aller acheter un logiciel dans un magasin, avec une boite carton et un bout de carton en guise de clé d’activation pour pouvoir télécharger le logiciel en ligne ! C’est ridicule un quart de siècle après les débuts d’internet qui a changé tous les paradigmes. Pour valoriser le prix, on met un manuel en papier, que j’avais déjà lu en PDF sur mon iPad. Si je voulais acheter le logiciel en simple téléchargement,  je devais payer 120 euros ! Aberration. J’ai préféré acheter en ligne le logiciel pour 99 €, le prendre en magasin et, avec la différence, aller manger avec mon meilleur ami Bruno Cohen dans un restau ouvrier Chez Pierrot à quelques encablures de ma maison d’enfance, avenue de La Perrière, au Port de pêche de Lorient. Une occasion de sortie sympa, un de nos rituels amicaux.

Chez Pierrot, restau ouvrier, avenue de la Perrière, Lorient, Port de pêche
Chez Pierrot, restau ouvrier, avenue de la Perrière, Lorient, Port de pêche

Mais quand même, ça fait cher le bout de carton inutile. On est au XXIe siècle que diable ! Vive le désencombrement, vive la dématérialisation, vive le numérique !

Belles écritures.
Gaelle
Kerantorec, 11 novembre 2016


Le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone est disponible en trois formats numériques sur Iggybook : PDF, ePub et mobi.

scrivener_plus_simple_pour_ipad_et_iphone

 

Crédits

Antidote site
Crucial
Le Petit Robert correcteur
Boulanger Lorient
Chez Pierrot, restau ouvrier, 39 avenue de la Perrière, 56100 LORIENT

Comment faisait-on avant Scrivener : une experience

Comment faisait-on avant Scrivener : une expérience

Depuis deux ans que j’utilise quotidiennement Scrivener pour tous mes projets d’écriture, personnels comme professionnels, je ne me pose plus la question de savoir comment je faisais avant sur AppleWords ou Word, je crois que j’ai oublié, comme j’oublie les mauvais souvenirs. Je travaille, je gère les documents, je crée des tables des matières, je formate, j’exporte et je publie, c’est tout.

Expliquer quelle est la plus-value de Scrivener par rapport aux traitements de texte créés dans les années 80 m’oblige à un retour en arrière, vers un vieux temps, qui n’était pas toujours si bon que ça.

Je ne vais pas ici vous faire un état de l’évolution de l’écriture au cours des âges depuis Sumer. Si je publie ces guides, ce n’est en aucune façon pour vous dire ce que vous avez à faire, mais pour vous apporter le témoignage d’une expérience riche et longue. Scrivener a le mérite de s’adapter à la plupart des besoins des gens qui écrivent. 

Comment je gérais mes documents dans les années 60-70-80.

L’écriture fait partie de ma vie au même titre que l’air, la nourriture, le sommeil, l’activité. C’est ma respiration, sans elle, je meurs.

J’ai tenu mon journal dans des cahiers cartonnés depuis mon arrivée à Paris en septembre 1960 et je le tiens encore, mais cette fois directement en numérique sur Scrivener, via mes ordinateurs fixes ou mobiles.

Cahier des années 60
Cahiers des années 60

Lorsque j’étais étudiante de 1964 à 72, entre la fac de Droit d’Assas, la Sorbonne et la fac de Vincennes-Paris 8, j’ai beaucoup écrit, pour les mémoires et exposés nécessités par les études, mais aussi pour préparer des articles publiés dans la Revue Esprit, des chroniques littéraires et artistiques pour la radio France-Culture ou quelques émissions de télévision avec Michel Polac à Post-Scriptum, ce qui me permettait de financer mes études. J’ai aussi écrit un roman de jeunesse Aquamarine 67.

Je prenais mes notes dans des carnets, que j’avais toujours sur moi, dans mon cartable en vinyle jaune ou mon panier d’Ibiza. Je travaillais ces notes sur des feuilles volantes, des feuilles pelure bleue (c’était aussi ce qu’utilisait Colette et ça m’inspirait). J’écrivais aussi sur du papier d’autres couleurs, selon les sujets, comme je différenciais mes fiches bristol par couleur selon les thèmes. Un peu comme ce que je vois au moment où j’écris ces lignes dans le classeur de gauche sur Scrivener iOS, où s’affiche mon plan général du projet en cours. Je viens d’ajouter un chapitre en créant cette nouvelle page inspirée par le réveil du matin.

Nouvelle page, nouveau chapitre. Couleur selon avancement écriture
Nouvelle page, nouveau chapitre. Couleur selon avancement écriture

Après avoir pris des notes et fait le plan de ce que je voulais raconter, je rédigeais un premier jet sur mes feuilles volantes. Je rangeais ces feuilles accumulées dans un classeur ou un dossier, qui s’amplifiait au fil des recherches. Les documents de recherche étaient trouvés en bibliothèque. J’ai eu la chance de fréquenter à Paris des bibliothèques prestigieuses, comme Sainte-Geneviève, la Sorbonne, la Mazarine, la Bibliothèque Nationale-Richelieu ou celles de la fac d’Assas et de Vincennes à l’époque pionnière de 69 à 72. J’achetais aussi beaucoup de livres, que j’ai encore dans ma bibliothèque bretonne, témoins de mes itinéraires. Et quand je devais finir un article ou un mémoire, mon bureau (une table à tréteau Prisu d’Andrée Putman, 1969) était couvert de papiers divers, carnets, feuilles, dossiers, classeurs, boites de notes volantes, etc.

Alors commençait la rédaction de l’écrit en cours directement sur une machine à écrire, une Underwood, puis une Olympia, et enfin, la dernière, une IBM à boule. Bien sûr, je mettais deux carbones pour avoir des doubles. J’allais très vite, car j’avais suivi des cours audio-visuels de dactylographie à Vincennes. Précieuse formation, comme celle que j’ai eue dans ces années 60-70 à la lecture rapide. Ce capital me sert encore à l’âge de ma maturité.

Ensuite, je relisais le résultat et je le modifiais en l’annotant, découpant aux ciseaux les passages que je voulais déplacer, puis je les collais aux bons endroits. Les feuilles prenaient une sacrée allure.

Et quand le résultat me satisfaisait, je reprenais à la machine tout le texte entier ! Pas de sauvegarde de texte à l’époque, on recommençait jusqu’à la version finale.

Manuscrits d'aquamarine 69-74
Manuscrits d’aquamarine 69-74

La gouvernante de Marcel Proust, Céleste Albaret, raconte dans son livre de souvenirs Monsieur Proust, Robert Laffont, 1973, comment elle devait gérer les paperoles de l’écrivain, lorsqu’il avait revu un chapitre de À la recherche du temps perdu.

Marguerite Yourcenar faisait aussi des copiés-collés manuels pour corriger ses écrits avant les ordinateurs.

Je me suis toujours laissée inspirer par les écrivains que j’estimais.

Puis, dans les années 80-90, les ordinateurs ont remplacé les machines à écrire.

J’ai d’abord continué à prendre mes notes dans des carnets, puis très vite sur SimpleText de mon premier Mac en 92, un LC III. Je me flatte d’être une grande paresseuse et je n’aime pas refaire ce qui a déjà été fait si je peux l’éviter. Donc très vite les notes ont été saisies directement sur clavier, pour être retraitées dans ClarisWorks, le traitement de texte fourni en standard sur les Mac, devenu AppleWorks, puis Pages. Je rangeais les textes les uns avec les autres dans des dossiers selon les sujets concernés. Pour corriger les écrits, je faisais encore des copiés-collés, non plus avec des ciseaux et de la colle, mais avec l’équivalent informatique, qui gardait d’ailleurs le symbole des ciseaux et de la colle (couper, copier, coller). Je reconstruisais l’ensemble du texte, bout à bout, en un seul document avec un Plan hiérarchique.

Plus tard, au début des années 2010, j’ai utilisé Word, lorsque j’ai commencé à publier mes cahiers des années sur Amazon Kindle Direct Publishing et Smashwords. C’était la même chose que Pages en plus compliqué et plus lourd. J’ai corrigé, mis en forme et publié plusieurs centaines de pages sur ce traitement de texte professionnel, en créant à la fin une table des matières cliquable pour publier des ebooks bien formatés.

Or, ce qui était valable en 2010 ne marche plus aussi bien en 2016. La technologie change très vite.

Il y a quelques mois, Smashwords m’a avisé que l’affichage NCX (ce qui gère la table des matières cliquable sur l’ebook de format ePub ou mobi) n’était pas valide sur un de mes fichiers publiés en 2011. Pourtant, tout avait été fait dans les règles expliquées par Mark Coker, créateur de la plateforme américaine d’édition indépendante numérique, dans le Guide des Styles, que j’avais lu en anglais et relu en français lors de sa traduction. J’avais à chaque titre et sous-titre créé un hyperlien relié à une cible et fait une table des matières cliquable. Ça marchait alors. Mais l’ouvrage faisait 700 pages, j’ai dû mal gérer quelque chose.

telecharger fichier final
Vérification de la table des matières sur Amazon KDP

Bref, il me fallait refaire ce que j’avais passé tant de temps à organiser. J’avoue qu’à l’idée de reprendre Word pour ça je déprimais, les bras m’en tombaient, tant j’avais trouvé ça long et fastidieux. J’ai dépublié le Journal 60 et le reprendrai dans Scrivener avec tous les autres.

La technologie a beaucoup évolué en six ans.

Heureusement, j’ai découvert Scrivener.

J’ai connu Scrivener par des auteurs étrangers dont je suivais les blogs, belges, américains, anglais.

Lorsque j’ai eu un peu de temps pour me pencher sur la question de l’écriture, lorsque j’ai eu assez d’argent pour remplacer mon MacBook par un Mac mini de bureau, j’ai téléchargé la version d’essai de Scrivener sur le site de l’Apple store. Très vite, je l’ai payée, tant elle correspondait à ma façon de faire : écrire sans me soucier de la forme, jamais en linéaire, mais par idée notée au fil de la réflexion ou des recherches, en me référant à des documents externes rangés dans le même projet, sans avoir à aller les pêcher sur mon ordinateur. En plus je pouvais formater ensuite un beau document selon les besoins de publication, en ebooks ePub ou mobi, ou PDF pour les correspondants n’ayant pas de liseuse.

Une de mes cousines du côté de ma mère écrivait un livre sur la propriété d’un de nos ancêtres. J’avais chez moi des archives familiales que je numérisais pour les lui envoyer. Selon les questions qu’elle me posait, je lui faisais quelques pages illustrées des photos d’archives et les lui formatais en PDF. C’était tout beau, comme j’aime, avec les précisions exigées par une méthodologie acquise au cours de mes études.

J’ai mis du temps à me former à Scrivener, mais j’en gagne beaucoup depuis.

Le logiciel était traduit en français, mais pas la documentation. J’avais lu la bible de Gwen Hernandez Scrivener for Dummies, de FirstEdition, 2012, non traduite en français. J’avais acheté d’autres ouvrages écrits par des auteurs américains. J’avais visionné de nombreuses vidéos, lu beaucoup d’articles d’auteurs anglophones enthousiastes, quelques uns de rares auteurs francophones utilisateurs de Scrivener. Je lisais avec attention le Tutorial et le Manual fournis par le logiciel. Mais parfois je butais sur des termes employés dans le logiciel traduit qui ne correspondaient pas à mes habitudes, comme Doublon dans la version Mac pour Dupliquer dans la version Windows, ce qui est plus explicite ; en général on évite les doublons dans nos bases de données. J’ai mis du temps à comprendre comment dupliquer un fichier ou un dossier avec le raccourci tout simple command+D.

Je reprenais alors les vidéos d’une certaine auteur américaine que j’avais vue dupliquer ses chapitres pour augmenter son plan dans le classeur. Et j’ai fini par comprendre comment ça marchait.

J’ai alors géré tous les cahiers saisis sur mes ordinateurs depuis plusieurs années pour les intégrer dans des projets Scrivener, organisés par année, scindés (cmd+K) par mois, avec les documents de recherches ou de publications annexés dans chacun des projets. Le travail est prêt pour les relectures, les modifications, les reformatages, les documentations des nombreux cahiers que j’espère publier de mon vivant.

Autant j’avais le sentiment de piétiner et d’être freinée quand je travaillais sur Word, autant j’ai été soulevée par une énergie incroyable qui m’a permis de gérer plus d’une centaine de cahiers en très peu de temps. Là où je pensais passer des mois et peut-être des années, j’avais passé quelques jours ou semaines à structurer un travail solide et fiable. Je n’allais plus être obligée d’aller à la pêche aux documents. Et surtout, je ne risquais plus de perdre un seul morceau de mes écrits. Sereine désormais !

Pourtant, j’en étais encore aux phases de découverte du logiciel. Maintenant que j’ai intégré l’essentiel des manipulations et des possibilités, je peux envisager de publier les 15 000 pages de cahier écrites entre 1960 et 2016, alors que j’ai failli renoncer à ce rêve devant l’ampleur de la tâche lorsque je travaillais sur Word et que je n’en voyais jamais le bout.

Qu’apporte Scrivener par rapport aux autres gestions de documents et d’écriture d’essais, rapports ou romans ? 

Quand on ouvre Scrivener on a en général deux fenêtres sur Windows : le classeur et l’éditeur, ou trois fenêtres sur Mac : le classeur, l’éditeur et l’inspecteur. L’inspecteur permet de régler les paramétrages de chaque page ou chapitre.

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Classeur et éditeur de page en cours d’écriture-Scrivener pour Mac

Tout est manipulable selon les habitudes de chacun. Afficher le classeur ou non. Afficher l’inspecteur ou non. On peut aussi écrire sur une seule page comme on le faisait sur une machine à écrire.

Si je garde les deux fenêtres essentielles, le classeur et l’éditeur, j’ai d’un côté le plan général de mon ouvrage en cours et dans le grand écran je peux lire chaque page. Je peux aussi en voir deux si j’écris en consultant un document de recherches. Ou consulter un document audio ou vidéo dans le dossier Recherches.

Dans le classeur de gauche, je vois tous les titres de chapitres, de parties, de sections ou sous-sections, selon le genre de document en cours. C’est mon plan qui se développe ou se réduit selon mes besoins. Lorsque je serai satisfaite du plan général pour le reporter dans une table des matières cliquable, je sélectionnerai toutes les têtes de chapitres pour un plan condensé, ou tous les dossiers avec les sous-dossiers pour un plan développé, très complet ou non selon les besoins, puis je les copierai en copie spéciale Table des matières et collerai l’ensemble dans une page du classeur au-dessous des pages de titres et copyrights en début d’ouvrage. Finalement j’exporterai un beau document exploitable par toutes les plateformes numériques ou solutions d’impression.

Plus efficace, je ne pouvais pas l’imaginer avant de le pratiquer.

Plus professionnel non plus, car, hélas ! sur Amazon, je vois trop d’ebooks écrits et formatés sous Word qui ne comportent même pas de table des matières, alors que c’est si facile à faire avec Scrivener.

Bien sûr, si je voulais, je pourrais reprendre l’exportation de mon document .doc dans Word pour le reformater selon les habitudes universitaires ou journalistiques. Scrivener précise bien que le logiciel n’est pas un outil de formatage des écrits, mais un organisateur, un planificateur, un outil d’aide à l’écriture. Il se trouve que depuis que j’utilise Scrivener je n’ai plus eu besoin de rouvrir Word, sauf pour vérifier que les formatages de compilation finale étaient corrects. Jamais je n’ai eu besoin de changer les paramétrages mis lors de la compilation sur Scrivener. Je ne me soucie donc plus de feuilles de style. J’écris, je construis, je planifie et à la fin seulement, je formate, compile et exporte. Et les formatages peuvent être différents selon leur destination, mais mon texte, lui, reste fidèle au poste, sans bouger, dans le projet Scrivener.

Dans le dossier Recherches, en bas du Classeur, je stocke tous les documents texte ou html récupérés sur le web ou ailleurs. Je n’ai donc plus besoin d’avoir des tas de papier autour de moi comme autrefois quand seuls le papier et la machine à écrire me permettaient d’écrire et publier.

Et encore, j’ai toujours été relativement organisée dans la gestion de mes écrits. Quand je vois comment certains gèrent des documents professionnels ou juridiques, je me dis que c’est beaucoup de temps perdu, et ça se compte très vite en mois et années, d’aller à la pêche aux documents par des recherches internes dans les arborescences de l’ordinateur, dans des dossiers éparpillés dans différents endroits de l’ordinateur, ou pire des fichiers balancés en vrac sur le bureau, alors qu’on peut tout classer dans des dossiers spécifiques réunis en un seul endroit : le projet dédié sur Scrivener, pour en faire un document impeccable avec des liens se rapportant aux pièces justificatives à transmettre aux avocats et juges. On peut perdre des mois à travailler de cette façon archaïque. Et c’est pourquoi j’apporte ma pierre à l’édifice en écrivant de modestes guides d’initiation francophone à ce logiciel dont la documentation est en anglais.

Scrivener m’apporte la sérénité dont j’ai besoin pour vivre en harmonie avec moi-même et le monde qui m’entoure.

Maintenant, je peux même écrire cette page sur l’application iOS dans mon jardin, dans la belle lumière de septembre et c’est un grand bonheur que je vous souhaite de connaître.

Ecrire dehors, un rêve de toujours, avant sur les cahiers, maintenant sur ScrivenerApp
Ecrire dehors, un rêve de toujours, avant c’était sur les cahiers en papier, maintenant c’est sur ScrivenerApp, partout où j’ai envie d’écrire.

Je suis rentrée chez moi, à Kerantorec, qui réclame mes soins de tonte, taille, débroussaillage et bientôt bûcheronnage. La date n’est plus fixée pour la publication du guide iOS en préparation. Ce sera dans le courant de cet automne 2016. Je veux prendre mon temps pour faire un beau guide.

En attendant, lancez-vous, l’application est simple d’accès, et si vous avez un souci n’hésitez pas à poser vos questions, nous tenterons d’y répondre au mieux.

Mail professionnel : kerantorec(at)iCloud.com

Belles écritures.

Gaelle,
Kerantorec, le 24 septembre 2016

Smashwords : Guide des Styles gratuit
Scrivener est diffusé par Literature&Latte en versions Mac, Windows (c. 49 €) et application iOS (c. 20€)

Photos : archives personnelles
© gaelle kermen 2016

ScrivenerApp : installation sur iPhone et iPad

L’interface de l’application Scrivener pour iOS est sobre et simple. Les icônes sont compréhensibles même à ceux qui ne lisent pas l’anglais, car il y a très peu de texte.

Ecran de l'article en cours, avec le classeur à gauche et l'éditeur de texte, que l'on peut agrandir en page unique
Ecran de l’article en cours, avec le classeur à gauche et l’éditeur de texte, que l’on peut agrandir en page unique en tapant sur les deux flèches de la barre de menu

Si vous avez prévu d’utiliser cette application et que vous n’êtes pas très à l’aise avec l’anglais, lancez-vous quand même sans en attendre la francisation. Ni la sortie de mon guide pour auteurs francophones. Je posterai sur ce blog des articles de trucs concrets faciles à comprendre.

L’interface est si simple que les enfants la comprendraient très vite, à croire que Keith Blount l’a testée sur sa petite famille. Je pense même que si les enfants bénéficiaient très tôt de cette application, ils prendraient tout de suite de bonnes habitudes de gestion des données, sauraient faire des recherches et les exploiter en les structurant, apprendraient à construire un projet de travail et à concevoir des exportations dans un autre logiciel final ou en impression.

A fortiori cette application est recommandée aux étudiants pour prendre des notes en cours sur iPad avec un clavier bluetooth pour un meilleur confort de saisie (ce sera moins cher qu’un MacBook Air ou Pro ou un notebook sur Windows) et avoir déjà des projets organisés par matière.

Et bien sûr les nouveaux écrivains l’adopteront avec enthousiasme.

Ma méthodologie

Je construis le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone entièrement sur l’iPad mini 4, illustrations comprises et je n’ai pas de problème pour gérer des milliers de mots et des dizaines d’images. Je peux toujours ajouter une note sur l’iPhone et la retraiter dans l’iPad mini.

Je ne reprendrai la version bureautique que pour la vérification de la typographie dans Antidote et le formatage en ePub et mobi pour relire et corriger le texte final sur tablettes et liseuses.

Pour les articles de blog, je copie les textes écrits dans le guide Scrivener pour iOS en cours de rédaction, je les colle dans les pages d’articles de WordPress, sur mon blog. J’exporte dans Dropbox les photos modifiées éventuellement depuis Photos de l’iPhone ou de l’iPad et j’illustre les articles à partir de Dropbox.

Installer ScrivenerApp sur l’iPhone

L’installation sur l’iPhone est possible sans avoir d’autre version de Scrivener, pas plus sur Mac ou Windows que sur un iPad ou un iPod.

Seul point sensible

Par contre, je ne conseille pas d’enregistrer les projets Scrivener sur l’iPhone lui-même, mais plutôt sur iCloud ou Dropbox. J’explique plus loin comment j’ai réussi à crasher Scrivener et comment j’ai pu réparer ce qui était une erreur fatale de ma part, pas de la sienne. C’est presque rassurant, je poussais à bout l’application et elle résistait à tout. Or il faut toujours laisser un petit détail imparfait dans un ouvrage, « sinon le diable viendra le prendre », ainsi que me l’avait appris une amie africaine initiée aux mystères.

Les erreurs sont pédagogiques. Il vaut mieux donc enregistrer sur un support extérieur où l’on pourra retrouver son projet, quoi qu’il arrive, projet qui pourra être lu par un autre support mobile, ou par une version bureautique de Scrivener.

L’installation de Scrivener sur l’iPhone est aussi simple que celle de toutes les applications.

AppStore -> rechercher : Scrivener.

Ou vous partez du site Literature & Latte qui vous envoie vers l’AppStore.

Lien de Literature & Latte

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Et voilà ! Vous ouvrez l’application et découvrez les premiers écrans de bienvenue avec des manipulations familières aux usagers des smartphones.

Sauf si vous décidez de ne sauvegarder que sur iCloud, on passe aux choses sérieuses avec Dropbox. Ce sera l’objet d’un article détaillé.

Installer ScrivenerApp sur l’iPad

Sur l’iPad, vous pouvez aussi utiliser l’application Scrivener seule sans avoir la version de bureau et sans utiliser la synchronisation via Dropbox choisie par Literature & Latte en enregistrant les projets créés sur iCloud.

Vous pouvez aussi utiliser Dropbox pour que votre projet reste en parfait état de sauvegarde.

Mais bien sûr, utiliser Scrivener pour iPad en nomade et Scrivener pour Mac ou Windows au bureau est le top du top !

L’installation de Scrivener sur l’iPad est aussi simple que celle de toutes les applications.

AppStore -> rechercher : Scrivener.

Ou vous partez du site Literature & Latte qui vous envoie vers l’AppStore.

Lien de Literature & Latte

Votre application est installée. Il s’agit de partir à sa découverte.

Welcome to Scrivener (Bienvenue sur Scrivener)

1-Welcome2Scrivener

Les premiers écrans de bienvenue vous invitent à utiliser quelques gestes habituels des tablettes, taper, pincer, etc.

Swipe to begin (Glisser pour commencer)

2-structure

Cette procédure vous sera très utile pour ouvrir vos projets, comme on le voit sur l’image au début de l’article. Elle permet de voir ce qu’il y a dans les dossiers et sous-dossiers, comme nous le faisons sur le logiciel de bureau en ouvrant ou fermant les flèches latérales.

Nous y reviendrons dans la partie Découvrir.

Pinch to zoom (Pincer pour zoomer)

3-Pinch2zoom

Cette manipulation permet d’agrandir le texte à votre convenance sur l’écran pour taper confortablement.

Vous pouvez toujours utiliser les paramètres ou les options de zoom de l’écran à 120 ou 150% si cela vous convient dans les Settings (Réglages) de l’application, ou même dans chaque page. Il y a toujours plusieurs chemins dans l’application Scrivener comme dans le logiciel.

Sync with Dropbox (Synchroniser avec Dropbox)

4-Synch2Dropbox

Cet écran invite à la synchronisation de ScrivenerApp avec Dropbox.

Ce chapitre est un des derniers dans le Tutorial de l’application, qu’on trouve dans l’écran d’accueil. Il sera un des premiers de mon guide, car de lui dépend la sérénité de travail que l’on doit avoir en écrivant avec ScrivenerApp. J’y reviendrai donc très en détail dans un prochain article.

Pour mettre à jour ce qu’on a écrit, l’application propose plusieurs entrées avec la mention Sync now (Synchroniser maintenant) et les deux petites flèches tournant dans le sens des aiguilles d’une montre sont visibles dans la barre de menu de chaque page en cours. Il suffit donc de taper cette icône pour voir la synchronisation se faire avec Dropbox.

Regardez le tutorial, jouez avec lui, même si vous ne comprenez pas tout, créez, écrivez, changez, déplacez. Vous pouvez toujours effacer ce que vous aurez essayé, en tapant sur Reset Scrivener dans Help.

Je vais de mon côté essayer de rendre simple les procédures de synchronisation avec Dropbox, après avoir essayé les plus compliquées avec iTunes.

Gaelle,
Le 13 septembre 2016, Plœmeur, Morbihan

Article suivant : ne faites pas comme moi.
Une fois qu’on a franchi le pire, on peut se consacrer au meilleur.

Post-scriptum : l’application Scrivener pour iOS est adaptée au système iOS 10.