La précommande en publication numérique

La précommande est adoptée par les éditeurs professionnels. Elle est déconseillée par les autoédités. Certains conseillent de ne pas mettre l’ebook en précommande sur Amazon en raison d’un algorithme qui ne comptabiliserait pas les ventes et amoindrirait la place du livre, lui enlevant la possibilité de monter vers le Top 100.

Pourtant, Mark Coker, le fondateur de Smashwords, qui a derrière lui dix ans d’expérience de la publication numérique et des outils statistiques de plus en plus affinés pour analyser le sort des ebooks publiés sur sa plateforme, déclare qu’un livre publié en précommande fait une meilleure carrière sur le long terme qu’un ebook publié sans précommande. Je peux en témoigner par ma propre expérience.

Tous mes guides pratiques sur Scrivener ont été publiés en précommande. Tous ont été tout de suite en tête de leurs catégories avant leur sortie et sont restés dans les meilleures ventes, depuis deux ans. Le guide en cours de publication est déjà #1 dans le Podium de tête avec les deux guides pour Mac et iOS. Cela flatte mon ego comme une juste reconnaissance de l’immense travail exécuté et m’encourage à vous servir le meilleur produit possible.

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Le temps de la précommande permet de faire tous les essais de formatage grandeur nature in situ, sans risque pour le lectorat. Ces essais sont indispensables lorsqu’on vient de changer de version de logiciel d’écriture. C’est pourquoi j’insiste dans mon guide Scrivener 3 sur les vérifications de Compilation dans les différents formats.

Vérifier son manuscrit en ligne

Il est important de modifier le manuscrit jusqu’à ce qu’il réponde aux critères exigés par une bonne lisibilité numérique. Certes, on peut le faire en mode Brouillon sur Amazon. Mais en mettant son livre assez tôt en Précommande, on est moins stressé que si on fait les modifications au moment de la sortie. On prend du temps pour assumer les corrections soulignées par les bêta-lecteurs, on vérifie les formatages en ligne sur le Previewer de KDP, puis on télécharge la version mobi sur nos Kindle, Kobo, Bookeen, iPad ou tablettes, outils d’investissements indispensables aux auteurs qui veulent rendre un produit fini sur tous les supports de lecture.

La première chose que je fais quand j’ai téléchargé mon manuscrit sur KDP est de vérifier que la Table des matières et l’Affichage NCX sont présents. Avec la Compilation de Scrivener 3, je n’ai eu aucun problème. Scrivener permet des sorties professionnelles de nos ouvrages.

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Ce sont les choses que je regarde avant d’acheter un ebook. Je le feuillette et si je ne vois pas Contenus ou Table des Matières à l’ouverture, surtout s’il s’agit d’un manuel pratique, je le referme et j’en reste là. Je sais déjà que l’ouvrage est mal présenté, pas fini. Cette conviction de départ est en général renforcée quand je télécharge l’extrait sur mon iPad et que je le lis via l’application Kindle.

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Un livre numérique obéit à des critères spécifiques pour être lisible sur différents supports. Je n’ai ni argent ni temps à perdre dans un produit bâclé. Il y a assez de bons auteurs à proposer des ebooks formatés dans les règles et corrigés avant leur sortie ; eux sont assurés de mon soutien et de ma fidélité au long cours.

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En tant que grande lectrice exclusivement numérique, j’achète beaucoup d’ebooks en précommande. Si un auteur intéressant annonce la sortie de son futur ouvrage sur Facebook, je vais sur son compte Amazon. Si je ne vois pas l’ebook en précommande, je n’y reviendrai sans doute pas. Par contre, si le sujet m’intéresse et que le livre est en précommande, je l’achète tout de suite en cliquant sur Précommander en 1-click. L’ebook sera livré dans ma bibliothèque Kindle ou iBooks le jour de sa sortie à minuit. Je le lirai quand j’aurai fini la lecture en cours (oui, je suis méthodique) ou quand mon état d’esprit sera disponible pour le sujet du livre.

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Dans les ouvrages mis en précommande, je relève rarement des erreurs. La précommande est devenue pour moi la garantie d’une qualité de lecture.

Changer de catégories avant la sortie

La précommande permet de faire des changements de catégorie et évite de perdre du temps à la sortie pour le placement du livre dans les classements d’Amazon.

Amazon tient compte des échanges faits avec ses auteurs. J’ai reçu ce matin le courriel m’avisant que le changement de catégories avait été fait, comme pour mes autres livres sur Scrivener.

La première catégorie était Bureautique et publication et le guide était une semaine avant sa sortie en tête des ventes, N° 1 à côté du guide Scrivener pour iPad et iPhone et du guide Scrivener pour Mac.

La deuxième catégorie choisie par KDP était Multimédia et graphisme. On ne trouvait donc pas le guide Scrivener 3 plus simple dans la catégorie Logiciels, où les deux autres guides l’attendaient, esseulés. J’ai fait un courriel dimanche au support KDP pour demander le changement de catégorie. Il a été effectué dès le lundi.

Ce matin, je vois que le livre est resté dans la catégorie Multimédia et graphisme… Numéro 1 partout !

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C’est aussi à ça que sert la précommande. On essuie les plâtres avant de livrer le produit.

Belles écritures professionnelles !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 30 janvier 2018


Crédits

Mark Coker est le fondateur de Smashwords, plateforme de publication numérique en anglais. J’ai écrit un guide gratuit pour les francophones :

Scrivener 3 est un logiciel diffusé par Literature & Latte à Truro en Cornouailles anglaises, il permet de bien gérer ses écritures et de faire de belles compilations en mobi, epub et PDF pour de belles publications numériques. On le trouve aussi chez Apple iTunes.

Amazon Kindle Direct Publishing est une plateforme de publication numérique

Scrivener 3 plus simple en precommande sortie le 2 février 2018

P.S. Un seul regret : l’aperçu et le feuilletage ne sont disponibles qu’après la sortie du livre. D’ici là, confiance et patience :)

En attendant, vous pouvez commencer avec les Tutoriels anglais. Mon introduction est aussi disponible. Gratuite chez Smashwords. Au prix minimum de 0,99€ sur Amazon. Si vous voulez le télécharger gratuitement sur Amazon, signalez que vous l’avez trouvé moins cher ailleurs ! Merci.

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Scrivener 3 : imprimer le plan ou le manuscrit en PDF ou papier

Avant de se prendre la tête avec la Compilation, il existe une façon simple d’imprimer son plan ou son manuscrit en PDF ou en papier : le format d’impression et l’impression avec les attributs de Scrivener.

Pour imprimer le plan, on va d’abord paramétrer le Format d’Impression, où nous pouvons régler différents formats de Textes, Fiches ou Plans.

Paramétrer le Format d’impression

Lorsque vous allez dans la fenêtre Fichier et que vous descendez dans Format d’impression, vous accédez aux paramètres habituels des imprimantes, avec Attributs de page. Il faut descendre dans le menu Attributs de page et sélectionner : Scrivener.
Fichier > Format d’impression > Attributs de page > Scrivener.

FormatScrivener.png

Dans l’onglet Marges, vous pouvez régler les marges selon vos besoins.

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Dans l’onglet Autre : Ajuster les images à la taille de la page ou Imprimer les arrière-plans des Pages Web.

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Dans l’onglet Texte, vous sélectionnez les données du Classeur que vous souhaitez imprimer. Vous pouvez changer la police.

FormatTexteTimes.png

Dans l’onglet Fiches, vous sélectionnez les données des Fiches du Tableau de liège que vous souhaitez imprimer.

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Dans l’onglet Plans, vous sélectionnez les données du Plan général que vous souhaitez imprimer.

FormatPlans.png

Mon test de Plan de projet a été fait uniquement sur le Tableau de liège ou d’affichage (Corkboard). Il comporte peu de texte, mais des Résumés, écrits directement sur les fiches créées sur le Tableau. Tout ce qui a été créé dans le Tableau de liège se retrouve dans la fenêtre du Classeur et constitue l’ossature du manuscrit.

Pour imprimer le plan du manuscrit

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Ici, je sélectionne La Partie 1 d’un projet avec deux chapitres et quelques scènes.

Le mode Composite est activé dans le mode Groupe, puisque la Partie 1 comporte plusieurs documents.

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J’ai paramétré le Format d’Impression. Je vais dans :

Fichier > Imprimer le document courant.

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Voici ce qui apparaît en Prévisualisation pour un enregistrement en PDF ou une impression papier immédiate.

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J’exporte le fichier en PDF et je le vérifie.

J’ai tous les éléments demandés dans le format d’impression. Un peu trop sans doute pour transmettre ce document à quelqu’un qui n’aurait pas le nez dans le guidon comme je l’ai dans Scrivener à cette minute. Vous voyez ainsi que tout est transmis dans notre document, selon nos besoins. On peut ne sélectionner que les titres et les résumés.

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Imprimer une portion de Projet

De la même façon, on peut sélectionner une portion de Projet pour en imprimer le contenu. On vérifie la Prévisualisation avant de créer et enregistrer le PDF. Ici un document écrit de dix pages.

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Ce procédé est facile à mettre en œuvre pour créer un PDF du plan ou du manuscrit. Il évite les casse-têtes de la Compilation au début de notre apprentissage avec Scrivener 3. Nous verrons les détails de la Compilation plus tard, qui nécessite également un formatage des En-Têtes et Sections.

Scrivener est toujours plus simple qu’il n’en a l’air avec sa richesse de possibilités.

Belles écritures !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 15 janvier 2018


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P.S. La sortie du Guide Scrivener 3 plus simple est prévue le 3 mars. Bientôt en précommande !

P.S. 2 Merci à Anaïs Donay qui m’a inspiré cet article par une question posée sur le groupe ScrivenerFR. Rejoignez-nous, l’ambiance est dynamique et stimulante.

P.S. 3 En vous abonnant au blog gaellekermen.net vous aurez la primeur des articles, directement dans votre boite de messagerie dès leur parution. Email subscription dans la fenêtre de gauche en bas.


Crédit cover : Indiegraphics

Kit de survie du NaNo #3 : dernières démarches 

nano_logo-830912ef5e38104709bcc38f44d20a0d.pngEn ce 18 octobre 2017, il reste douze jours avant le lancement du NaNoWriMo. Je m’organise pour un environnement agréable et des conditions de travail optimales, une bonne tranquillité d’esprit et une grande sérénité.


Ménage et rangements

La mauvaise saison est arrivée en Bretagne, il a fallu rentrer les meubles de jardin. C’était l’occasion de réorganiser la maison pour l’hiver.
J’ai fait la plus grande partie du ménage d’automne dans ma maison. Je repasserai un bon coup avant le lancement, parce qu’il est possible que je ne vois plus rien lorsque je serai plongée dans la réécriture de l’essai prévu au NaNo. Faire un grand ménage avant de se lancer dans l’aventure est une bonne façon de s’échauffer, ça donne le remps de réfléchir à ce qu’on veut écrire. Que tout soit propre et rangé autour de nous est un grand facteur d’équilibre pour les créateurs. Même si certainEs ont besoin d’un certain chaos, savoir où sont ses affaires est le gage d’un gain de temps et d’une meilleure écriture ou création. La propreté est aussi la base d’une bonne santé générale.


Bricolage

J’ai refait un support bois pour le fauteuil d’écriture qui n’est plus dans le jardin, mais dans la chambre, un des endroits les plus clairs de ma chaumière pendant la mauvaise saison. Pour ne pas être toujours dans mon lit, je travaillerai souvent dans ce fauteuil où je suis bien assise, avec les bras soutenus à angle droit avec le clavier Bluetooth qui me sert à écrire sur l’iPad mini. J’y prends de moins mauvaises postions que dans le lit où j’ai tendance à m’avachir. L’écriture peut induire de graves tensions et douleurs. J’essaie de les prévenir.


Nettoyage de jardin

Avant le NaNo de novembre 2017, j’ai aussi entrepris un grand nettoyage de jardin, terrasse, prairie, pour que mon décor de vie soit harmonieux autour de moi. Ce qui veut dire, tailler tout ce qui dépasse, tout ce qui a séché pendant l’été, évacuer les déchets végétaux dans un trou en cours de comblement, tondre la prairie. Au mois de novembre, je ne ferai que de l’entretien léger, histoire de me défouler après des séances d’écriture intense.

En cette moitié du mois d’octobre, j’ai déjà fait une grosse tonte générale de la prairie (dure, l’herbe avait beaucoup monté après une longue période de sécheresse et d’un coup une période de pluies et tempêtes) et un premier nettoyage des terrasses, envahies d’aiguilles de pin, de feuilles de frênes et de hêtres, sur lesquelles je risquerais de déraper. En période créative, il vaut mieux éliminer toutes sources de risque physique, le cerveau absorbé par les idées risque d’être moins vigilant qu’en période plus normale.


Tenues vestimentaires

Pour écrire, il faut être confortable, ne pas avoir froid, sans avoir trop chaud non plus. J’ai donc prévu des vêtements confortables : chemises Lacoste ou tee-shirts en coton (on transpire parfois autant en écrivant qu’en bûcheronnant), des sweat-shirts en polaire, des pantalons larges en coton ou molleton, robes de chambre longues (courtes en été). Des châles et des plaids s’il fait froid en novembre.


Santé

Avant de commencer l’écriture d’un de ses « romans durs » ou d’un Maigret, Georges Simenon faisait venir le médecin pour vérifier que tout allait bien dans sa petite famille. Je crois que c’est une bonne idée à appliquer pour ceux qui veulent tenter le NaNo. Je vais aller voir mon médecin avant la fin du mois d’octobre.

J’ai déjà acquis quelques paramédicaments de confort, je les ai toujours avec moi, d’ailleurs, surtout en déplacement, ça évite quelques dérapages.

  •  • Pastilles Valda (contre les maux de gorge)
  •  • Vick Vaporubs (contre les rhumes)
  •  • Collyre (contre l’irritation des yeux)
  •  • Smecta (contre les gastros)

Démarches avant le NaNo

  •  Médecin (médocs asthme)
  • Dossiers administratifs : Mairie, OPAH (réfection urgente d’une partie du toit de chaume en ardoise, péril en la demeure). Le NaNo se tiendra pendant la période d’attente des autorisations de modification de couverture.
  •  Courses pour compléter le stock de conserves, de produits de bases, de boissons, de denrées permettant de faire des gros plats portionnés et congelés (L’ouragan du 16 octobre 1987, après ma vie à la montagne, où on pouvait rester isolés du monde, m’a appris à m’organiser pour faire face à toutes catastrophes naturelles ou grèves générales impliquant des coupures longues d’électricité. Sans téléphone, ce serait plus dur ! Pour l’instant, je n’ai pas encore de solution durable à la perte de connexion internet !)
  • Eau de source (On a la chance d’avoir une source d’eau potable sur la commune pour faire café, thé, bouillons, ça n’a pas de prix.)

Entretien du domaine

  •  Tonte de la prairie
  •  Taille des haies
  •  Nettoyage des parterres
  • Rentrer du bois près des poêles

Pour le NaNoWriMo

  • Préparation des projets Scrivener dans l’iPad
  • Inscription sur le site du NaNo : fiche de présentation du livre
  • Commande de couverture du livre au graphiste

Gestion de l’avancement des travaux

Il existe des tableaux d’avancement de l’écriture sur Excel, très complets. J’essaie de tout simplifier dans ma vie. Je trouve que suivre l’avancement des projets est suffisant sur Scrivener et reporter les progrès du jour sur le site même du NaNo, en voyant la flêche se rapprocher du centre de la cible, est suffisant. Organisée, oui ! Obsessionnelle, non !

Je me prépare sur tous les fronts, en notant tout dans les Tâches de mon Agenda Google ou sur le Calendrier Apple, ou dans Notes, ou dans Scrivener, mais je ne fais pas de tableaux J-N. J’évite aussi d’utiliser trop d’applications en même temps. Perte de temps au final. Je ne veux pas me stresser en mettant la barre trop haut dans mon programme d’écriture. Tout doit rester souple et naturel.


En conclusion

Mon père spirituel Casamayor, juriste, écrivain, notre professeur de Droit en Libertés Publiques à l’Université de Vincennes en 1969-70, qui m’avait demandé de faire des articles dans la Revue Esprit, m’avait écrit :

« Ne soyons pas volontariste, mais toujours disponible pour l’événement. »

J’en ai fait une maxime de vie. Dans la mesure du possible, j’essaie de ne pas me rendre dépendante de conditions extérieures, pour ne pas amoindrir mes forces. Je prévois tout ce que je peux avant la grande aventure, en anticipant mes besoins connus. Je veux pouvoir être autonome sans m’interrompre parce que j’aurais besoin de telle ou telle chose. Si j’habitais en ville, je ne réagirais pas comme ça, parce que j’aurais tout en bas de chez moi. Mais l’habitude de vivre loin des centres urbains m’a permis une meilleure concentration sur mon travail d’écriture.

Quand tout me semble calé, j’oublie tout. J’adopte une routine matinale quotidienne d’écriture, après le yoga du réveil (comme les chats) et le petit déjeuner. J’essaie de ne jamais mettre de condition à mon écriture. Je me mets au travail, j’écris et tout va bien.

C’est ainsi qu’en m’organisant au mieux j’ai pu écrire, retravailler et publier plusieurs livres depuis que je suis sur Scrivener (deux guides pratiques) et surtout sur ScrivenerApp (en un an : trois coffrets, trois « 2ème édition », deux guides pratiques, deux livres extraits des cahiers de 67 et 70.

Je vous souhaite le même bonheur ! Mais chacun a son rythme, le mien peut enfin s’accélérer, car je sais ce que je veux publier et le temps se raccourcit si vite !

N.B. Mes témoignages ne sont pas applicables à tout le monde. Il est évident que je peux m’organiser à ma guise depuis que je n’ai plus les enfants à lever le matin ni à aller chercher à l’école. Mais quelques idées sont toujours bonnes à prendre et à adapter à ses propres nécessités. Comme j’en ai recueilli au long de ma vie avec reconnaissance.

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 18 octobre 2017


Crédits

Casamayor sur Wikipedia


Pages Gaelle Kermen

Iggybook : trois formats (ePub, mobi, PDF), contact direct avec l’auteure

Amazon : format mobi Kindle

Smashwords : tous formats (site en anglais)

Kobo: format ePub

iTunes Apple format ePub (iPad)

Kit de survie du NaNoWriMo #1

Après le Camp NaNo de juillet 2017, j’ai noté tout ce qui me semblait indispensable avant de commencer un mois d’écriture dans le cadre du Nano. Je reprends ces notes en octobre 2017 pour préparer le NaNoWriMo de novembre.

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En juillet, j’ai conçu et rédigé un nouveau livre, essai sur une vie créative plus simple.

En novembre, je vais le compléter, le documenter, le formater, le corriger en vue de la publication en décembre pour les fêtes de fin d’année.
Ces remarques peuvent servir aussi dans un cadre plus personnel, quand on s’embarque dans l’aventure d’une création conséquente. Elles s’adressent plus spécifiquement aux auteurs, mais aussi aux autres créateurs.

C’est mon Kit de survie, vous pouvez l’adapter selon vos goûts et habitudes.


L’exemple de Simenon

Un article du 26 novembre 1955 de la revue hebdomadaire Paris Match, après un entretien de plus de huit heures, donne la méthode de travail de Georges Simenon, un des auteurs francophones les plus féconds. La préparation était importante, aussi bien pour les démarches à faire avant d’entrer en écriture (il faisait venir le médecin pour s’assurer que la famille allait bien) que pour la planification de l’intrigue des lieux ou des personnages (notes dans une grande enveloppe commerciale). Je m’étais régalée l’hiver 2015 à lire en numérique la série complète des Maigret des années 1920 aux années 70; beaucoup plus intéressants que les séries télévisuelles, qui cadrent les épisodes dans les années 50. De purs bijoux sur l’évolution des techniques au sein d’une société. Son exemple peut être stimulant.

Paris Match 1955: Simenon extrait de l’article

Tout d’abord Simenon se décharge de tout souci pour une dizaine de jours : pas de contrat, de visite, de courrier important. Sa femme montera une garde vigilante. Simenon ne répond jamais lui-même au téléphone, n’ouvre pas une lettre. Puis il fait venir le médecin qui examine le romancier et sa petite famille. S’il advenait qu’un de ses enfants tombât malade « en cours de roman », le père serait dans l’incapacité de poursuivre et porterait « le remords de personnages perpétuellement en purgatoire, un peu comme un guérisseur qui n’achèverait pas une cure ».

Eh oui ! Nous avons nos vies à poursuivre pendant le processus créatif, nos responsabilités à assumer. Chacun doit donc s’organiser au mieux !

A bientôt pour trois articles répondant à mes besoins de préparation.

Trois grands axes :

• Écrire et se former au logiciel ou application

• S’alimenter : faire des réserves

• Démarches avant le Nano : ménage, etc.

Si vous avez réfléchi à vos besoins, n’hésitez pas à les partager.

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 16 octobre 2017

 

Comment lire un ebook

Comment lire des ebooks

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Glossaire

Si vous cliquez sur l’icône d’un ebook sur un PC sans application de lecture numérique, il est fort probable que votre ordinateur vous propose Word pour le lire. Mais Word est un traitement de texte pour écrire et on ne lit pas d’ebook avec un logiciel d’écriture.

Les fichiers numériques se lisent dans trois formats courants : epub, mobi, PDF.


Sur Ordinateurs Pc ou Mac fixes

On peut lire sur les ordinateurs, mais c’est beaucoup moins pratique, agréable et confortable que de lire sur une liseuse ou sur une tablette, bien au chaud sous la couette en hiver ou dans sa chaise-longue l’été.

Format mobi

Pour lire le fichier mobi issu des publications faites sur la plateforme Amazon, une application Kindle a été développée pour tous les systèmes. Elle est bien organisée, à partir du compte créé sur Amazon, et permet les citations, les partages et les annotations, (si le fichier n’a pas été publié avec DRM).

Application Kindle pour PC

Application Kindle pour Mac


Format epub

Le format epub est très agréable et permet les citations, les partages, les annotations (si l’éditeur n’a pas mis de blocages, ce qui est une erreur fatale, équivalant à scier la branche sur laquelle on se croyait confortablement assis !).

Je corrige les manuscrits sur mon vieil iPad 1 de 2010, en faisant les surlignements et annotations nécessaires, c’est très pratique. Avant, je le faisais sur mon Kindle de septembre 2010, mais il n’a pas tenu le choc aussi bien que l’iPad historique, toujours aussi beau qu’à sa naissance !

Travailler ainsi sur tablette fait partie des bases de travail d’écriture comme de lecture.


Sur Mac

Pour lire le format epub, format standard choisi par la plupart des plateformes, sauf Amazon, l’application iBooks est livrée en standard sur tous les Mac : iBooks sur Mac


Sur Windows

Ebook-Reader sur Win [ https://icecreamapps.com/fr/Ebook-Reader/ ]

Calibre [ https://calibre-ebook.com/ ]

Adobe Digital Edition [ http://www.adobe.com/fr/solutions/ebook/digital-editions/download.html ]


Sur tablettes Android

Google Play [ Sélection d’applications de lectures ]


Sur iPad ou iPhone : iBooks est livré en standard

Les liseuses Nolim ou Kobo sont conçues pour lire le format epub.


Le format PDF est en général lisible par tous les supports informatiques et numériques avec le logiciel Adobe-Acrobat-Reader : https://get.adobe.com/fr/reader/


Et pour compléter mon expérience, voici un tableau récapitulatif de toutes les possibilités : http://fr.upblisher.com/e-lecteur/comment-lire-ebooks


Bonnes lectures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 15 septembre 2017


Gaelle Kermen est écrivain diariste, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (1969 à 72)

Gaelle Kermen a écrit des guides disponibles sur toutes les plateformes numériques en plusieurs formats de lecture : Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone. Elle publie aussi ses archives Cinquante ans d’écriture en cahiers.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !«

Scrivener et iPad : exemple de correction de roman

 

Beaucoup d’entre vous ont l’habitude d’utiliser le mode Révision pour faire les Corrections sur Word, OpenOffice ou Pages. Moi non. Depuis que j’utilise des outils numériques, j’ai laissé de côté beaucoup d’habitudes liées au papier. Je ne corrige donc pas de cette façon mes ouvrages ou ceux d’autres auteurs que je conseille.

L’an dernier, j’ai partagé mon bureau avec une amie qui devait réécrire son roman, un roman commencé dans les années 90, qui devait être revu et travaillé pour sortir sa « Vérité à la face du monde, sous l’œil du soleil », comme disent les Druides de Bretagne ou d’ailleurs. Je l’avais initiée à Scrivener et elle a fait un travail qui semblait impossible sur le petit notebook tournant sous Windows qu’un ami lui avait prêté. Elle devait en particulier recomposer les parties de son roman et n’y parvenait pas sur Word, c’est pourquoi elle était venue me consulter.

Elle a tout réécrit avec bonheur sur Scrivener. Au moment de la révision générale, nous avons fait la relecture du livre à l’aide de deux iPad. Comment avons-nous procédé pour cette correction de roman ?

Après la rédaction sur Scrivener pour Mac et la correction avec Antidote, j’ai enregistré le manuscrit en le compilant en plusieurs formats de lecture numérique : PDF, pour vérifier ce que donnerait le livre en impression papier, en mobi pour Kindle, pour le tester sur ma liseuse (qui a rendu l’âme au bout de sept ans, juste après), enfin et surtout en ePub pour le corriger sur iPad.

J’ai enregistré le roman sur deux iPad, mon iPad mini 4 et l’iPad 1 historique qui me sert à relire les manuscrits, parce que son grand écran est très confortable, prêté à mon amie. Chacune de notre côté avons relu le livre et l’avons annoté si une erreur de typographie ou de sens nous sautait aux yeux.

Mon amie n’est pas du tout habituée aux outils informatiques. Elle a eu un PC sous MS Dos en 1993-95, sur lequel elle avait écrit la première version de son livre, en partie chez moi, ici à Kerantorec, lieu d’inspiration pour les créateurs. Puis plus rien, alors que moi je démarrais sur Internet, elle en restait au stylo et au papier. Un fossé s’était creusé. Autant dire qu’avec Scrivener, elle passait de la 2CV à la Mercedes, comme elle me l’a dit elle-même, ou du piano-bar d’un bouge parisien à un Steinway de Carnegie Hall…

Elle a très vite compris comment on pouvait lire et annoter les points à revoir. Elle a aussi apprécié le fait d’être dans son jardin ou dans son lit et de relire son roman comme elle l’aurait fait avec un livre en papier, sauf que cette fois les annotations restaient dans la mémoire de l’iPad, nous pourrions nous en servir pour revoir la correction finale. Elle pouvait agrandir la police pour que les erreurs lui sautent aux yeux.

Nous nous sommes revues pour la dernière étape avant le formatage d’édition. Comme l’iPad 1 est connecté à mon réseau WiFi, la synchronisation a été lancée entre les deux iPad dès qu’elle est entrée dans mon bureau, les annotations se sont reportées dans le roman avec des couleurs différentes, mes annotations étaient en jaune, les siennes en rose.

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Assise à côté de moi avec l’iPad 1, mon amie m’a dicté les points à reprendre en cherchant au fil des pages les pages où un mot était souligné ou un groupe annoté. Ou en consultant le fichier des Notes. Le travail était fluide, complet, rapide, efficace.

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Il suffisait ensuite de refaire la manipulation pour une dernière relecture au cas où j’aurais fait une erreur lors des corrections, en changeant un mot, le logiciel peut en mettre un autre sans qu’on s’en aperçoive. Nous avons fait une deuxième lecture du document corrigé. Mon amie avait encore des choses à préciser, ce qu’elle a pu faire dans le document d’origine. On a lu et relu plusieurs fois. Enfin, on a décidé que c’était bon. Les fichiers ont été exportés dans les formats numériques de lecture : PDF, ePub, mobi, et d’écriture en .doc pour Word prêt pour son éditrice.

Nous avons particulièrement aimé cette aisance de lecture et de correction permise par les iPad, y compris celui qui a près de huit ans. Le travail a été facilité et beaucoup mieux fait que si nous avions imprimé les deux cents pages du livre pour le relire sur papier et l’annoter avant de reporter les notes sur le document d’origine écrit sur Scrivener, détaillé en parties, chapitres et sous-chapitres pour un repérage plus facile.

Je corrige de cette façon beaucoup plus vite qu’en comparant deux textes avec des couleurs. Je garde les flux et rythme naturels et spontanés du texte. Car les corrections n’impliquent pas seulement les erreurs d’orthographe, syntaxe, grammaire, mais aussi le style et le son unique de chaque phrase.

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 24 janvier 2018

CampNaNoWriMo : quatrieme semaine

Le samedi 22 juillet 2017 marquait le début de la quatrième semaine du Camp NaNoWriMo 2017. J’avais prévu d’entamer la révision du projet.

Bilan des trois premières semaines

J’ai bien progressé, mais je n’ai pas fini la rédaction comme je le pensais en élaborant mon programme. Le long week-end du 14 juillet a vu plusieurs passages chez moi qui ne m’ont pas laissé autant de liberté d’écrire qu’en temps normal. Ma concentration n’est jamais la même quand je suis seule, qu’il y a du monde chez moi ou que je suis interrompue dans mon élan.

Je n’ai donc pas fini la rédaction que je pensais terminer en fin de troisième semaine. Je voulais revoir l’ensemble du livre en fin de Camp, il me faudra reporter cette tâche au mois d’août, ou plus tard après avoir laissé reposer le projet.

Je dois écrire encore bien des chapitres prévus au plan de départ réfléchi sur la mindmap (carte mentale ou heuristique en français). Et comme une idée en fait jaillir une autre, j’ajoute de nombreuses pages au projet dans le classeur de Scrivener for iOS.

Pourtant, il ne faut jamais s’inquiéter de ne pas écrire tous les jours. Après le 14 juillet, j’ai repris l’écriture et la courbe du projet sur le site du Camp NaNoWriMo a repris de la hauteur.

Lors d’une nouvelle interruption forcée le jeudi 20 juillet pour aider une amie à corriger son manuscrit, je n’avais rien pu écrire sur le livre. Le vendredi 21, je lui ai montré comment revoir elle-même tout le roman, je l’ai laissée se débrouiller, j’ai pu me remettre à l’écriture. Entre le matin et le soir, j’ai écrit plus de 3 000 mots et dépassé les 22 000 mots du projet.

Ce temps suspendu a permis aussi au livre de s’approfondir, comme une maturation. Il semble acquérir sa vie propre, son souffle personnel. Je le trouve moins sec, moins injonctif, moins formaté, plus discursif, plus anecdotique, plus vrai. En fait, dans nos échanges, oraux ou écrits, ce sont les histoires qu’on se rappelle. On peut écouter ou lire une démonstration intéressante, mais c’est l’histoire racontée par le conférencier ou l’écrivain que le cerveau ludique mémorisera. Aussi, je lâche les chevaux, je les laisse aller où ils veulent en fonction du thème choisi dans chaque chapitre et sous-chapitre. Et l’écriture devient facile, logique et euphorisante.

J’allais oublier de parler de Virginia Woolf dans le chapitre sur l’environnement de travail que je croyais avoir fini quand je suis descendue déjeuner avec mon amie pour que nous reprenions des forces entre nos écritures parallèles, elle en bas, moi en haut. Et bien sûr, en écrivant sur Virginia, je suis arrivée à Vita, à sa writing-room si bien organisée dans la tour du château de Sissinghurst, dont les jardins restent une source d’inspiration pour le mien.

Ce concept de chambre d’écriture m’est cher depuis des années et j’ai enfin réussi à construire moi-même le cadre de la mienne. Je peux désormais transmettre mes secrets de construction et mes bonnes habitudes qui me permettent de gérer tant de choses avec peu de forces, encore moins de moyens matériels, mais beaucoup de stratégie, d’inventivité et de créativité. Pour beaucoup de bonheur.

Se soutenir dans l’écriture

Certains Camps NaNo se font en réunion de plusieurs écrivains dans un lieu comme une bibliothèque ou un café. La stimulation est réelle. On peut échanger ses points de vue, se soutenir, s’inspirer. Le site du NaNoWriMo propose de s’inscrire en ligne. C’est plus facile pour les Américains, mais je sais que ça existe aussi à Paris.

Chez moi, c’est un mini Camp. En bas, dans mon bureau, une amie travaille à son roman. Moi, je suis en haut dans mon lit, parce qu’il pleut et que je ne peux pas être dehors, j’avance le projet de mon essai sur la Vie créative plus simple. Nos échanges se font à l’occasion d’une interruption pour manger un peu et nous réhydrater après une session d’écriture matinale, rien d’obligatoire pour ne pas déranger l’autre, ou lorsque mon amie s’en retourne dans son village au bord de la mer. Nous respectons nos travaux mutuels. Nos discussions sont le plus souvent littéraires. Et l’inspiration surgit parfois…

Ce dimanche, Scrivener for iOS me signale que mon projet a dépassé les 26 000 mots. Je dépasserai sans doute les 27 000 dans la journée. Il pleut, c’est bien d’écrire, pendant que les bassins se remplissent,  le jardin reverdit, les plantes revivent.


Et le site affiche une flèche sur le rouge du centre de la cible. Le but est proche !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Trouver un lieu de Camp ou de NaNoWriMo pour travailler aux côtés d’autres auteurs : http://nanowrimo.org/local-volunteers