CampNaNoWriMo : quatrieme semaine

Le samedi 22 juillet 2017 marquait le début de la quatrième semaine du Camp NaNoWriMo 2017. J’avais prévu d’entamer la révision du projet.

Bilan des trois premières semaines

J’ai bien progressé, mais je n’ai pas fini la rédaction comme je le pensais en élaborant mon programme. Le long week-end du 14 juillet a vu plusieurs passages chez moi qui ne m’ont pas laissé autant de liberté d’écrire qu’en temps normal. Ma concentration n’est jamais la même quand je suis seule, qu’il y a du monde chez moi ou que je suis interrompue dans mon élan.

Je n’ai donc pas fini la rédaction que je pensais terminer en fin de troisième semaine. Je voulais revoir l’ensemble du livre en fin de Camp, il me faudra reporter cette tâche au mois d’août, ou plus tard après avoir laissé reposer le projet.

Je dois écrire encore bien des chapitres prévus au plan de départ réfléchi sur la mindmap (carte mentale ou heuristique en français). Et comme une idée en fait jaillir une autre, j’ajoute de nombreuses pages au projet dans le classeur de Scrivener for iOS.

Pourtant, il ne faut jamais s’inquiéter de ne pas écrire tous les jours. Après le 14 juillet, j’ai repris l’écriture et la courbe du projet sur le site du Camp NaNoWriMo a repris de la hauteur.

Lors d’une nouvelle interruption forcée le jeudi 20 juillet pour aider une amie à corriger son manuscrit, je n’avais rien pu écrire sur le livre. Le vendredi 21, je lui ai montré comment revoir elle-même tout le roman, je l’ai laissée se débrouiller, j’ai pu me remettre à l’écriture. Entre le matin et le soir, j’ai écrit plus de 3 000 mots et dépassé les 22 000 mots du projet.

Ce temps suspendu a permis aussi au livre de s’approfondir, comme une maturation. Il semble acquérir sa vie propre, son souffle personnel. Je le trouve moins sec, moins injonctif, moins formaté, plus discursif, plus anecdotique, plus vrai. En fait, dans nos échanges, oraux ou écrits, ce sont les histoires qu’on se rappelle. On peut écouter ou lire une démonstration intéressante, mais c’est l’histoire racontée par le conférencier ou l’écrivain que le cerveau ludique mémorisera. Aussi, je lâche les chevaux, je les laisse aller où ils veulent en fonction du thème choisi dans chaque chapitre et sous-chapitre. Et l’écriture devient facile, logique et euphorisante.

J’allais oublier de parler de Virginia Woolf dans le chapitre sur l’environnement de travail que je croyais avoir fini quand je suis descendue déjeuner avec mon amie pour que nous reprenions des forces entre nos écritures parallèles, elle en bas, moi en haut. Et bien sûr, en écrivant sur Virginia, je suis arrivée à Vita, à sa writing-room si bien organisée dans la tour du château de Sissinghurst, dont les jardins restent une source d’inspiration pour le mien.

Ce concept de chambre d’écriture m’est cher depuis des années et j’ai enfin réussi à construire moi-même le cadre de la mienne. Je peux désormais transmettre mes secrets de construction et mes bonnes habitudes qui me permettent de gérer tant de choses avec peu de forces, encore moins de moyens matériels, mais beaucoup de stratégie, d’inventivité et de créativité. Pour beaucoup de bonheur.

Se soutenir dans l’écriture

Certains Camps NaNo se font en réunion de plusieurs écrivains dans un lieu comme une bibliothèque ou un café. La stimulation est réelle. On peut échanger ses points de vue, se soutenir, s’inspirer. Le site du NaNoWriMo propose de s’inscrire en ligne. C’est plus facile pour les Américains, mais je sais que ça existe aussi à Paris.

Chez moi, c’est un mini Camp. En bas, dans mon bureau, une amie travaille à son roman. Moi, je suis en haut dans mon lit, parce qu’il pleut et que je ne peux pas être dehors, j’avance le projet de mon essai sur la Vie créative plus simple. Nos échanges se font à l’occasion d’une interruption pour manger un peu et nous réhydrater après une session d’écriture matinale, rien d’obligatoire pour ne pas déranger l’autre, ou lorsque mon amie s’en retourne dans son village au bord de la mer. Nous respectons nos travaux mutuels. Nos discussions sont le plus souvent littéraires. Et l’inspiration surgit parfois…

Ce dimanche, Scrivener for iOS me signale que mon projet a dépassé les 26 000 mots. Je dépasserai sans doute les 27 000 dans la journée. Il pleut, c’est bien d’écrire, pendant que les bassins se remplissent,  le jardin reverdit, les plantes revivent.


Et le site affiche une flèche sur le rouge du centre de la cible. Le but est proche !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Trouver un lieu de Camp ou de NaNoWriMo pour travailler aux côtés d’autres auteurs : http://nanowrimo.org/local-volunteers

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Camp de juillet du NanoWriMo 2017

Une nouvelle aventure commence, celle du Camp de juillet du NaNoWriMo 2017.

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Qu’est-ce que le NaNoWriMo ? Littéralement c’est le National Novel Writing Month, le mois national d’écriture d’un roman, ainsi qu’on peut le voir sur le site du mouvement : http://nanowrimo.org/ , dont voici une capture de l’écran d’accueil (tout est en anglais).

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J’ai connu le NaNo en travaillant sur mes guides Scrivener. Le logiciel avait été testé sur le NaNoWriMo de novembre 2007 (ou 8). J’ai eu l’occasion de suivre les blogs d’auteurs utilisant Scrivener lors du mois où ils se concentraient sur l’écriture dynamique de leurs romans. C’est une communauté d’auteurs pour se stimuler et se soutenir le cas échéant. Le mouvement national parti de Berkeley en Californie est devenu mondial par la grâce de l’Internet.

Je n’écris pas de roman à vrai dire, j’ai hésité le matin du 1 juillet à m’inscrire, prenant les choses stricto sensu, mais j’ai trouvé le champ Non Fiction dans les catégories d’écriture et je me suis lancée. Il me semble que ce sera stimulant de reporter chaque jour les statistiques données par Scrivener, de voir la progression de mon travail en ligne. Avoir un engagement public permet aussi de se donner un cadre avec des rendez-vous, des bilans, des dates butoir.

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Pour écrire ce nouveau livre, j’utilise avec un immense bonheur renouvelé l’application Scrivener for iOS, sur mon iPad mini 4 (pour l’écriture fluide par chapitre) et sur mon iPhone 5c (pour la restructuration du plan, la révision, ou la prise de notes en dictée). J’avais conçu la carte mentale du nouveau projet en juin sur SimpleMind+ sur le vieil iPad historique de 2010. J’ai fait des coins d’écritures dans mon jardin pour être confortablement installée. C’est parti pour de nouvelles aventures !

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Le principe du Camp de juillet est celui du camping, on peut retrouver d’autres auteurs autour d’un feu de camp virtuel dans une cabane (Cabin). Je n’ai pas encore trouvé de cabane francophone. Je suis une sauvage qui vit en ermite auprès des bois, non loin de la mer, du genre à ne pas supporter de contraintes extérieures. Mais je crois en la force de l’esprit dans une dynamique synergique. Si l’aventure vous intéresse, on peut faire une cabane.

Voici mon adresse de camp : http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen

Twitter : https://twitter.com/gaellekermen

Facebook : https://www.facebook.com/gaellekermen

Le NaNoWriMo doit rester fun, dit une conseillère qui nous envoie des mails de soutien. L’écriture est et doit rester un plaisir.

Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 3 juillet 2017

***

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016. Une deuxième édition a été publiée en 2017.

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Scrivener pour Mac : une expérience sur un roman

Comment une amie, qui écrit encore à la main, qui n’a pas l’internet et n’est pas aussi geek que moi, a pu retravailler le document Word de son roman en dix jours sur Scrivener pour Mac dans mon beau bureau conçu pour le confort d’écriture.


Ces derniers jours, j’ai prêté mon bureau à une amie pour retravailler le manuscrit d’un roman dont une partie avait été écrite à Kerantorec, inspirée par un événement de mon histoire. Nous ne nous étions pas vues depuis plusieurs années. Elle revenait m’annoncer que son roman allait être publié en septembre et elle souhaitait photographier ma prairie, pour la photo de couverture.

Nous avons refait le parcours du roman et, d’instinct, je redevenais le personnage qu’elle a fait de moi dans certains chapitres, une druidesse initiée par la nature.

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En fait, elle était aussi bloquée pour retravailler le manuscrit sur un notebook qu’on lui avait prêté avec Word et avait besoin d’aide. Je dois préciser qu’elle a trois ou quatre ans de plus que moi et qu’elle n’a pas été geek comme je le suis depuis le début des années 90. Elle n’a donc ni ordinateur ni internet et elle a découvert chez moi une terra incognita, un nouveau monde dont elle ignorait tout, ses informations étant données par la radio, la télé, et le journal local. Elle écrit encore à la main, ce qui pour moi est aussi exotique que si je devais écouter de la musique sur un phonographe en 78 tours.

J’ai téléchargé son manuscrit sur mon Mac mini et restructuré le document .doc sur Scrivener pour Mac. Elle a très vite intégré les manips nécessaires pour travailler son texte, après une rapide formation de ma part. Elle s’est mise au boulot dans mon bureau, émerveillée du cadre de travail où tout est fait pour le confort d’écriture. J’avoue que j’étais assez fière de voir mes bureaux et bancs, réalisés par mes petits bras musclés, aux bonnes hauteurs, lors des belles saisons 2011 et 2014, être utilisés et appréciés par d’autres que moi. Cette chaumière a été longtemps été une maison d’artiste, elle redevenait une maison d’écrivain.

Mon bureau était disponible. J’avais publié cinq livres depuis le début de l’année, je prenais un peu de recul avant d’entamer le suivant. J’avais des travaux de jardin à faire, il faisait beau, j’écrivais dehors sur mon iPad quand une idée me venait. Nous partagions certains repas, d’autres pas, pour ne nous sentir obligées à rien, afin de garder nos concentrations mutuelles et nos rythmes personnels.

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Ces dix jours étaient particuliers, puisque le dimanche nous devions voter au premier tour des élections présidentielles 2017 et que c’était la semaine d’une grande marée au coefficient de 110 que je ne voulais pas rater. Nous avons donc fait quelques sorties, ce qui était excellent pour notre équilibre physique.

Mon amie a terminé hier son roman. Elle a fini les corrections qu’elle voulait apporter. Nous avons fait un premier formatage, allons laisser reposer trois jours et ferons les corrections sur Antidote mercredi avant d’envoyer le manuscrit à son éditrice parisienne. En quinze jours, elle aura ainsi terminé son livre, alors qu’elle pensait y consacrer les trois ou quatre prochains mois.

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Elle a été émerveillée par l’outil Scrivener sur Mac. Les chapitrages lui ont permis de reprendre chaque scène en se concentrant sur les détails. La relecture sur l’iPad1 que je lui ai prêté lui a permis de vérifier la cohérence globale du roman dans son déroulement logique et de faire les dernières modifications.

Elle va oublier ses mauvais outils pour s’acheter un iPad pro et Scrivener for iOS. Quand on veut écrire, il faut de bons outils. C’est comme en mécanique, en menuiserie, jardinage ou cuisine. Après, le talent, l’imagination, l’inspiration, la méthode et la pratique font le reste.

Mon amie a eu l’impression de travailler sur un Stradivarius. Elle espère que la musique sera à la hauteur de l’instrument. Verdict à la rentrée littéraire.

Gaelle Kermen
Kerantorec, 3O avril 2017


Lien aux pages sur Scrivener pour Mac

Manip pour structurer un document Word dans un nouveau projet Vide Scrivener

  • faire un # hashtag devant chaque tête de Partie, de chapitre et de scène
  • organiser les Parties et chapitres en dossiers
  • glisser les textes dans chaque dossier
  • retravailler le manuscrit pas à pas

Lien aux pages de mes chantiers sur le blog kerantorec.net

 

ScrivenerApp : corriger les titres francophones

Corriger les titres en français

Lorsque nous écrivons nos titres dans l’application Scrivener for iOS, les titres se mettent à l’anglo-saxonne avec des majuscules à chaque mot.

En langue française, les titres ont une lettre capitale au début et dans les noms propres.

Il faut donc corriger ce détail avant la publication.

Si on revoit l’ensemble sur le logiciel de bureau, on le fera facilement dans la barre de menu de la page en cours ou dans le titre qui s’affiche dans le classeur de gauche.

Si on corrige l’ensemble du tapuscrit dans l’application, il faut le faire in situ. C’est mon cas.
J’appuie sur le titre dans le classeur, l’inspecteur apparait, je sélectionne le titre en cliquant sur Select All, puis sur Copy.

Je retourne dans ma page en cours et je copie le titre en haut, en cliquant sur Paste.


Je le modifie. Je le resélectionne entièrement, le copie et le colle dans le titre du classeur.

Select All > Copy > Paste

Le résultat est plus conforme aux normes typographiques francophones.


Gaelle Kermen, Kerantorec, 3 janvier 2016

ScrivenerApp : l’application est-elle indispensable ?

Est-il indispensable d’acquérir l’application Scrivener ?

On peut toujours se passer des choses, surtout de celles qu’on ne connaît pas encore.

L’écriture est un vecteur de communication qui peut se suffire d’un papier et d’un crayon et c’est une merveille de pouvoir faire autant de choses avec si peu de matériel et seulement 26 lettres. La musique se contente de 7 notes, mais pour être diffusée, il lui faut plus que la feuille avec les notes sur la portée de 5 lignes.

Si on veut diffuser ses écrits, les partager, les faire connaître, les sortir de l’oubli des tiroirs, on doit passer par des outils de communication plus lourds que la simple feuille de papier et le crayon. Les écrits doivent être transcrits sur un support numérique, afin d’être diffusés sur des plateformes de diffusion, que ce soit par courriel, par ebook, par PDF.

Alors, il vaut mieux avoir un bon logiciel d’écriture pour écrire directement sur un ordinateur et éviter la première étape du papier et du crayon. Je suis une utilisatrice quotidienne de Scrivener qui a transformé ma façon de concevoir l’écriture, non plus en linéaire, comme je le faisais depuis les années 6O sur les cahiers de mon journal de lycéenne à Paris, Hélène Boucher, puis Maurice Ravel (lycée des Maraîchers à mon époque, qui était celle de Sylvie Vartan et de Noëlle Jospin-Châtelet), mais de façon plus dynamique, plus spontanée et structurée à la fois.

Mes articles de blog et mes guides Scrivener pour Mac et Windows tentent de montrer à quel point le logiciel Scrivener permet de meilleurs comportements d’écritures, entre la gestion des documents de recherche et la mise au point des écrits finaux.

J’utilise l’application Scrivener pour iOS depuis maintenant quatre mois. A-t-elle apporté un mieux-être dans mes écrits quotidiennes ? Son acquisition est-elle indispensable ?

Je crois y avoir déjà répondu dans le guide pour iPad et iPhone et dans quelques articles. Mais je suis une bricoleuse qui aime enfoncer des clous.

Alors oui, on peut se passer de tout et faire avec ce qu’on a. Mon expérience de femme vivant avec très peu* m’a appris à me satisfaire de ce que j’ai et à bien sélectionner ce que j’acquiers pour être sûre que ce soit utile et indispensable à ma vie quotidienne. Et j’essaie d’utiliser les fonctions des logiciels en les fouillant à fond, pas seulement en n’utilisant que ses fonctions de base, ce qui m’a conduite à faire des guides pratiques, pour vous faire gagner du temps.

Vous pouvez vous passer de l’application Scrivener et continuer à travailler sur vos bons vieux traitements de texte ou sur le logiciel de bureau Scrivener, dans un espace dédié à l’écriture, où vous retrouvez vos marques. C’est ce que je faisais aussi avant.

Ancien bureau des années 2000 avant l’invention des tablettes mobiles, Apple eMac 2004 Ces appareils étaient parfaits pour un secrétariat intensif, j’y ai saisi des kilomètres de pages de cahiers dans des conditions de confort que ne permettraient pas les tablettes d’aujourd’hui.

Depuis cette photo et mon bureau, un de mes anciens bureaux, construit en kit bois, beaucoup de choses se sont dématérialisées. Plus besoin de dossiers papier comme nous entassions avant. Tout a été archivé. Presque tout est numérisé et rangé dans des dossiers virtuels sur les disques durs des ordinateurs et sauvegardé dans des nuages.

Alors bien sûr, on peut continuer comme avant. Chacun choisit ce qui lui convient le mieux, pour son confort intellectuel et physique.

Mais si vous avez envie de travailler votre livre dans votre jardin, comme je le faisais l’été 2016, lors de la rédaction du guide Scrivener plus simple pour iPhone et iPad, dans ma chaise longue, au milieu du chant des oiseaux qui me donnaient le rythme de la saisie sur mon iPad mini, je vous dirai oui, cette application est indispensable à votre créativité.

Ici on voit une photo de mon petit-fils Noé avec sa tablette Amazon-Fire. C’est dans cette chaise-longue que j’ai pris beaucoup de notes sur l’application Scrivener. Une grande partie du guide s’est écrite là. L’autre partie a souvent été dictée sur les chemins et dans les criques où j’allais me baigner à vélo.

Noé à la chaise-longue sur tablette Amazon Fire
Noé à la chaise-longue sur tablette Amazon Fire

Maintenant en hiver, comme les chats, je me déplace dans la maison, au coin du feu, ou derrière la vitre au soleil à certaines heures, ou le matin dans mon lit, l’endroit le plus confortable où je me concentre le mieux.

Du plaisir d’écrire dans son lit, bien au chaud, sur l’application Scrivener en hiver

Je ne sais pas comment je ferai sans l’application Scrivener qui m’est devenu si familière que je cherche certaines de ses fonctionnalités dans les autres applications dès que je dois écrire un texte, courriel ou commentaires sur les réseaux sociaux. Je crois qu’elle fait partie de moi, maintenant.

Si vous avez toujours rêvé de travailler vos écritures partout et en toutes sortes de lieux, sans la limite des écrans de bureau ou des fils de connexion, alors cette application est pour vous. Affranchissez-vous des cadres et écrivez ce que vous voulez quand vous voulez et où vous voulez.

Et c’est un plaisir et un honneur pour moi de vous guider dans son apprentissage comme j’ai guidé mes clients informatiques depuis près d’un quart de siècle, en leur apprenant à ne pas avoir peur de la technologie, mais à se faire des amis des outils numériques au service de leur cerveau créatif ou de leurs besoins professionnels.

Après, quand on a franchi l’étape de peur de l’inconnu, on se demande comment on pouvait faire avant.

Avant, c’était comme ça : l’expérience de l’écriture dans les années 60-70 et après. Ou plus récemment, ça pouvait aussi être comme ça avec les applications Android que j’ai dû utiliser pour tenter en vain de remplacer mon MacBook naufragé.

Franchement, je n’ai aucune envie de retourner en arrière !

Simple comme Scrivener !

Belles écritures !

Gaelle,
Kerantorec, le 7 décembre 2016

* Femme d’artisan non déclarée dans les années 70-80, j’ai vécu pendant dix ans avec une retraite pour maladie de moins de 500 euros par mois. Je ne vis mieux que depuis la sortie du guide pour Mac grâce à mes redevances Amazon, Apple et Smashwords. Je suis donc à même de bien conseiller celles et ceux qui ne veulent pas gaspiller leur argent dans des gadgets, mais cherchent comme moi les outils de base indispensables à l’expression de leur créativité.


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Cover Indiegraphics en rouge

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (72)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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Scrivener et ScrivenerApp vous parlent (MacOS et iOS)

Dans un précédent article, j’ai raconté comment on peut dicter son texte sur l’application Scrivener pour iOS sur son iPhone et son iPad.
ScrivenerApp : dicter son texte.

On peut aussi entendre son texte dit par Scrivener, une manipulation pratique pour vérifier son texte en faisant autre chose, pour voir si le rythme va bien, vérifier l’harmonie des phrases.

Attention
La procédure est valable sur l’application iOS et sur le logiciel Scrivener pour Mac. Je ne l’ai pas trouvée dans Scrivener pour Windows.

 

Scrivener pour iOS vous parle :

Il faut sélectionner le texte à lire.

Un appui long fait apparaître la barre du menu noir, on cherche vers la droite jusqu’à Speak.

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Si on veut ne lire qu’une phrase, on pose le point d’insertion devant la phrase choisie et l’appui long fait apparaître la barre du menu noir avec la proposition : Speak sentance.

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Le système iOS permet de lire n’importe quelle phrase d’un texte. En sélectionnant la phrase ou l’article entier, vous faites apparaître une barre de menu avec Enoncer. Simple.

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Sur mes mobiles, la voix est un peu énervée. Je n’ai pas encore trouvé comment la régler. Si vous savez, partagez l’info, merci !

Scrivener pour Mac vous parle :

La manip :
Scrivener > Sélection du texte  > Modifier > Parole > Démarrer la lecture.

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C’est au même endroit qu’on trouve l’outil de Dictée sur le logiciel de bureau Scrivener pour Mac, à condition de paramétrer les Préférences de Son dans le système MacOS.

Sur mon Mac, j’ai choisi la voix de Thomas. Elle est plus calme que celle de l’iPhone.

Réflexions sociologiques

Tous ces outils modifient nos comportements d’écriture. La création change au fil des évolutions technologiques. L’extraordinaire courant pictural de l’Impressionnisme est la conséquence directe de l’invention de la peinture en tube, qui a sorti les nouveaux peintres des grands formats imposés par les Académies pompeuses et prétentieuses. Le train a permis aux peintres de partir travailler sur le motif. La face de l’histoire de l’art en a été changée à la fin du XIXe siècle.

La possibilité d’écrire en nomade, sur des outils légers comme l’application Scrivener avec un petit micro et un dictaphone intégrés, participe de la même évolution du potentiel créatif humain. J’espère vivre assez longtemps pour voir ce qui va s’exprimer à partir des nouveaux outils nomades, délivrés des structures bureautiques lourdes et conformistes de la fin du XXe siècle.
Mon humble souhait est de contribuer à mieux faire connaître ces fabuleuses possibilités aux auteurs francophones, pour écrire on the go, on the road, sur la route du XXIe siècle.

Belles écritures !
Gaelle,
Kerantorec, le 5 décembre 2016


Crédits

Merci à Chris Simon pour son tweet qui m’a mis le nez sur cette possibilité, que je n’avais pas encore testée.
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fullsizerender-1Chris Simon @Qrisimon sur Twitter
Joseph Michael @ScrivenerCoach sur Twitter avec ses précieux Ninja Tips


© MBB 2019
Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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Scrivener pour Win10 : Préférences d’édition et sauvegardes

Dans la version Scrivener pour Windows, les Préférences se règlent à partir du menu en haut de l’ordinateur, dans Outils :

Options… [F12].

Préférences

Les Préférences sont importantes, car d’elles dépend la production finale de votre projet.

Je sais que beaucoup d’entre vous ont hâte de se précipiter sur leur travail, mais vous gagnerez du temps en vous penchant tout de suite sur certaines d’entre elles, en particulier les sauvegardes, essentielles.

On peut remplir les Préférences dès qu’on commence avec Scrivener, ou plus tard, quand on l’a testé un peu.

J’ai gardé certaines préférences par défaut.

J’insiste sur les Sauvegardes, les paramètres à vérifier tout de suite.

Préférences inchangées

Général, Apparence, Mode Composer, Navigation, Importation et Exportation

Paramètres par défaut. Je n’ai rien changé.

Tableau d’affichage

C’est là qu’on peut mettre une photo à la place du tableau en liège dans Arrière-plan du tableau d’affichage.

Paramètres par défaut. Je n’ai rien changé.

 

Éditeur

C’est là qu’on paramètre la page telle que nous le souhaitons, pour écrire confortablement.

Beaucoup préféreront un retrait en début de paragraphe, comme ils le faisaient sur Word.

Habituée depuis février 2010 aux exigences de la plate-forme Smashwords, qui fait les plus belles conversions de fichiers numériques, j’adopte le formatage le plus sobre, avec un minimum de lignes blanches dans la page, pas plus de quatre, avec la police Arial, que je trouve plus lisible. Je justifie à gauche, pour ne pas laisser de blancs disgracieux dans la page numérique.

L’interligne est de 1.0x.

J’écris en activant les caractères invisibles, car chaque erreur de typographie peut entraver l’acceptation du document par le Meatgrinder drastique de Smashwords.

Je vous rassure, avec Scrivener, le document .doc que j’ai compilé à la publication du premier guide Scrivener francophone pour Mac a été immédiatement accepté, ce qui n’était jamais arrivé quand je travaillais sur Word ou OpenOffice.

Éditeur

J’ai mis l’affichage sur 135%. Choisissez ce qui convient pour votre confort d’écriture.

Surtout n’utilisez jamais une police au-dessus de la taille 12, les résultats seraient désastreux sur une liseuse ou une tablette. Augmentez plutôt le zoom de votre éditeur. C’est ici que ça se règle.

Choisir une police

On trouve les Polices en cliquant sur A à gauche.

Beaucoup préféreront la police Times New Roman.

Paramétrez votre page comme cela vous est le plus confortable pour écrire, sans vous soucier de l’édition, qui se fera de façon plus précise au moment de la Compilation, selon vos besoins de publication.

La police utilisée n’est là que pour votre confort d’écriture. La conversion par les plateformes numériques la modifie et les lectrices et lecteurs paramètrent leurs liseuses selon leur propre confort de lecture.

Si vous continuez à penser Word, vous risquez une bien mauvaise présentation de votre page en ebook. Pensez Scrivener et écrivez ! Concentrez-vous surtout sur le message que vous voulez transmettre, Scrivener s’occupe du reste.

Corrections

J’ai désactivé la Mise en majuscule automatique.

Les majuscules se mettent automatiquement après certains points d’exclamation ou d’interrogation, alors que la phrase n’est pas finie, en incise dans un dialogue par exemple. C’est une faute de typographie française que je vois trop souvent dans les ebooks actuels, corrigés par des correcteurs automatiques, qui parfois rajoutent des fautes au lieu d’en supprimer. J’aime mieux les mettre moi-même.

J’ai changé les guillemets anglo-saxons pour les guillemets à chevrons francophones.

Mais c’est vous l’auteur, vous choisissez ce qui vous convient en respectant une seule typographie dans tout votre ouvrage.

Si vous préférez les guillemets anglo-saxons, gardez-les tout au long de votre livre.

  

Sauvegarde

Les Préférences règlent les sauvegardes automatiques. Si on active cette case, on peut écrire sans souci, l’esprit concentré sur l’écriture.

Sauvegarde enregistre au fur et à mesure nos écritures. Chaque fois que nous levons les mains du clavier, Scrivener enregistre. Il enregistre le fichier source là où est votre projet.

Il enregistre aussi à la fermeture dans un dossier Sauvegardes que vous pourrez voir dans Ouvrir le dossier des sauvegardes.

Vous pouvez ici changer le dossier de Sauvegardes.

Une sauvegarde peut (et doit) se faire sur un autre support que votre seul PC de travail.

Personnellement, j’écris ce guide sur un projet Scrivener résidant sur Dropbox, accessible de tous mes outils informatiques, nomades ou fixes. Chaque fois que je le travaille sur un ordinateur différent, la sauvegarde se fait sur cet autre ordinateur.

De temps en temps, je force la sauvegarde dans Fichier ->Backup -> Backup maintenant…

Belles écritures !
Gaelle

***

ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Scrivener plus simple pour Windows est sorti en juin 2016.

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