Scrivener et ScrivenerApp vous parlent (MacOS et iOS)

Dans un précédent article, j’ai raconté comment on peut dicter son texte sur l’application Scrivener pour iOS sur son iPhone et son iPad.
ScrivenerApp : dicter son texte.

On peut aussi entendre son texte dit par Scrivener, une manipulation pratique pour vérifier son texte en faisant autre chose, pour voir si le rythme va bien, vérifier l’harmonie des phrases.

Attention
La procédure est valable sur l’application iOS et sur le logiciel Scrivener pour Mac. Je ne l’ai pas trouvée dans Scrivener pour Windows.

 

Scrivener pour iOS vous parle :

Il faut sélectionner le texte à lire.

Un appui long fait apparaître la barre du menu noir, on cherche vers la droite jusqu’à Speak.

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Si on veut ne lire qu’une phrase, on pose le point d’insertion devant la phrase choisie et l’appui long fait apparaître la barre du menu noir avec la proposition : Speak sentance.

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Le système iOS permet de lire n’importe quelle phrase d’un texte. En sélectionnant la phrase ou l’article entier, vous faites apparaître une barre de menu avec Enoncer. Simple.

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Sur mes mobiles, la voix est un peu énervée. Je n’ai pas encore trouvé comment la régler. Si vous savez, partagez l’info, merci !

Scrivener pour Mac vous parle :

La manip :
Scrivener > Sélection du texte  > Modifier > Parole > Démarrer la lecture.

scrivparle1

C’est au même endroit qu’on trouve l’outil de Dictée sur le logiciel de bureau Scrivener pour Mac, à condition de paramétrer les Préférences de Son dans le système MacOS.

Sur mon Mac, j’ai choisi la voix de Thomas. Elle est plus calme que celle de l’iPhone.

Réflexions sociologiques

Tous ces outils modifient nos comportements d’écriture. La création change au fil des évolutions technologiques. L’extraordinaire courant pictural de l’Impressionnisme est la conséquence directe de l’invention de la peinture en tube, qui a sorti les nouveaux peintres des grands formats imposés par les Académies pompeuses et prétentieuses. Le train a permis aux peintres de partir travailler sur le motif. La face de l’histoire de l’art en a été changée à la fin du XIXe siècle.

La possibilité d’écrire en nomade, sur des outils légers comme l’application Scrivener avec un petit micro et un dictaphone intégrés, participe de la même évolution du potentiel créatif humain. J’espère vivre assez longtemps pour voir ce qui va s’exprimer à partir des nouveaux outils nomades, délivrés des structures bureautiques lourdes et conformistes de la fin du XXe siècle.
Mon humble souhait est de contribuer à mieux faire connaître ces fabuleuses possibilités aux auteurs francophones, pour écrire on the go, on the road, sur la route du XXIe siècle.

Belles écritures !
Gaelle,
Kerantorec, le 5 décembre 2016


Crédits

Merci à Chris Simon pour son tweet qui m’a mis le nez sur cette possibilité, que je n’avais pas encore testée.
fullsizerender

fullsizerender-1Chris Simon @Qrisimon sur Twitter
Joseph Michael @ScrivenerCoach sur Twitter avec ses précieux Ninja Tips


© MBB 2019
Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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beta-lecture des 2 premiers cahiers

Sur les 10.000 pages des cahiers écrits à la main depuis 45 ans, j’ai saisi sur Mac environ 3.000 pages. Je viens de corriger les premiers cahiers de 1962 à 1966.

De Blogs gaelle kermen

Cela fait un cahier saint-loupien (écrit à Saint-Leu-la-forêt) de 102 pages format PDF et un cahier Cournot (où il est beaucoup question de Patrice et Michel Cournot) de 206 pages.

Je les propose gracieusement à la lecture de beta-lectrices et beta-lecteurs avant toute publication.

De Gaelle Kermen Journal

Je m’occupe parallèlement de retrouver des personnes dont il est question dans les cahiers afin de savoir si elles acceptent que leur nom soit publié ou si je dois romancer l’histoire où elles apparaissent, ce que j’avais fait pour Aquamarine 67.

En général, on a peu de risque de voir sa réputation ruinée par le fait d’apparaitre dans mes notes de Journal d’adolescence et de jeunesse. J’ai beaucoup de tendresse pour mes personnages. C’est ma façon de garder vivants les gens que j’ai ai aimés et qui ont traversé mes années.

Pour le cahier Cournot, j’ai déjà l’aval du fils de Patrice, Matthieu-David Cournot, et du fils de Michel, Jean-François Cournot.

J’ai aussi celui de mes anciens voisins de la rue de Boissy à Saint-Leu-la-forêt, Jo et Christian Bloch, des gens exceptionnels à qui je ne peux que rendre hommage.

Cette beta-lecture me permet d’impliquer mon lectorat dans la genèse de l’édition numérique de mes écrits. Elle est conforme à ce que je ressens de la nécessité d’une nouvelle écriture qui ne passe plus par un support papier et qui dès le début doit être conçue pour être lue sur différents supports.

Elle engage aussi ma responsabilité d’auteur et m’oblige à continuer ma démarche. Donc c’est un sacré coup de main que vous me donnerez par vos réactions et vos commentaires privés. Moi, j’espère vous donner du plaisir à découvrir l’univers d’une jeune fille pas vraiment rangée des années 60 en région parisienne.

Je tiens au courant de mes progrès dans la saisie des cahiers mes amis et contacts sur Twitter et Facebook.

Si la beta-lecture de mes premiers cahiers vous intéresse, mailez-moi : aquamarine67 ad free point fr.

Aquamarine 67 est disponible sur Amazon et Smashwords.

© gaelle kermen 2010

Hommage à Patrice Cournot 1942-2007

Chateau d'Avezan soleil levant le 24 juin 2010

Un deuil rétroactif
Patrice Cournot a traversé ma jeune vie en 1965, alors que je passais des vacances dans le Gers, à Saint-Clar. Son influence sur ma conception du monde et l’évolution de mon style d’écriture a été essentielle. Il est le héros de mon livrel Le Vent d’Avezan #02 1965-66 et reste une référence dans les cahiers suivants de 1966 à 1969 : Soleil dans l’Oeil et Maquisards du Bois de Vincennes. Cet hommage a été écrit sur le vif quand j’ai appris sa mort.

Arrivée au chateau d'Avezan, soleil levant, le 24 juin 2010
Chateau d'Avezan soleil levant le 24 juin 2010

Kerantorec, 28 avril 2010
Depuis hier soir, je suis bouleversée d’avoir appris, trois ans plus tard, la mort d’un amour platonique de jeunesse :

Patrice Cournot (juin 1942- avril 2007), avocat à Paris, écrivain : Le Jour de Gloire, Gallimard, NRF, 1963, Le Bonheur des autres, La Table Ronde, 1972, Le retour des indiens peaux-rouge, Edite, 2000. Recherche sur Amazon.com.

Patrice avait consacré trente ans de sa vie à la restauration du château d’Avezan, dans le Gers, voisin de celui de l’écrivain diariste Renaud Camus, à Plieux.

Je me proposais de revoir Avezan, que j’ai connu en ruines, lors de mon prochain Voyage dans le Sud.

Certaines personnes marquent des tournants décisifs. Patrice avait influencé mon écriture, comme l’avait fait son oncle Michel Cournot (1er mai 1922- 8 février 2007), critique de cinéma et de théâtre, au Nouvels Obs et au Monde.

La suite de la saisie de mes Cahiers saint-loupiens sera d’autant plus prégnante. Je m’étais arrêtée là, juste avant la rencontre à Saint-Clar l’été 65… Comme si j’avais peur de me replonger dans cette malheureuse histoire entre trois personnes.

Le retour à Avezan, fin juin 2010, sera particulièrement émouvant.

http://www.jedecouvrelafrance.com/f-2650.gers-chateau-avezan.html
http://wikimapia.org/4072515/fr/Château-d-Avezan
http://www.coeur-de-lomagne.com/avezan-historique.html

Ici le lien d’une video, que je ne peux pas encore regarder, je sens que je vais me mettre à pleurer.

Video de Louis Lacroix, Québec, Canada (1990)

Post Scriptum du 29 avril 2010

J’ai fini par regarder la video, vers minuit, avant de m’endormir. Je n’ai pas pleuré, même en reconnaissant Patrice, d’abord dans le car des jeunes québécois venant restaurer le château, puis lors de l’ouverture du XXe chantier d’Avezan, l’été 90, ni lorsqu’il parle après une fête et fait référence aux voisins.
J’ai même été heureuse de le revoir aussi semblable à celui que j’avais connu en septembre 1965.
Etonnant. La même tête, la même silhouette, la même voix.
La voix métallique comme une lame.
Il fait d’ailleurs référence à une lame dans ses paroles sur le château.
J’ai aussi reconnu le château, la grande salle où nous faisions des fêtes entre jeunes en vacances au village de Saint-Clar et aux alentours.
Et la région, les toits, les champs, l’horizon, de la belle Lomagne.
Alors je suis rassurée. Un tel homme ne peut pas tout à fait mourir. Il reste en chacun de nous qui l’avons rencontré. Il reste un peu de lui dans cette video touchante. Il reste dans mes Cahiers saint-loupiens, que je pourrais presque appeler les Carnets Cournot, tant il y est présent. Il reste dans ses écrits. Et dans le château. En paix.

© gaelle kermen 2010

Post-Scriptum après publication du Vent d’Avezan.

Le retour à Avezan a été particulièrement émouvant fin juin 2010
Jean-François Cournot, photographe, amateur d’art contemporain, fils de Michel Cournot, et sa femme Nicole Cournot d’Esparbès, m’ont reçue avec ma fille en leur Maison d’Hôtes La Garlande, sur la place de la Halle. Jean-François m’a parlé et parlé de Patrice. Il a fait ressurgir le passé, celui que j’avais enfoui dans mes cahiers, mais que je n’osais pas vraiment regarder en face, tant la lettre de Patrice était restée brûlante en moi. C’est seulement au retour de Saint-Clar que j’ai pu affronter mes souvenirs de Patrice, tels que je les avais notés au fil des détresses, pour les mettre en forme, les publier en hommage à l’homme exceptionnel qu’il était et qui m’a marquée à vif.

Mathieu-David Cournot, chef opérateur de cinéma, fils de Patrice Cournot, m’a autorisée à visiter le Château d’Avezan au solstice d’été 2010. Je l’en remercie.

Le retour à Avezan en 2010 a été si fort que pendant trois mois je n’ai rien pu écrire, ni publier de photos, mise à part celle de l’arrivée au château au soleil levant du 24 juin 2010.
Pour l’instant, j’ai du mal simplement à relire la lettre que m’avait écrite Patrice. Alors, j’attendrai un peu. Peut-être écrirai-je vraiment Celui qui Passe ? Je sais que tout n’a pas encore été dit.
J’ai été méprisée par Patrice. Je n’ai pas eu le beau rôle dans cet ouvrage. Pourtant, 45 ans plus tard, je ressens son mépris comme un honneur qu’il me faisait.
Qu’aurions-nous pu bâtir ensemble, nous qui avons consacré chacun de notre côté, trente ans de nos vies à restaurer, lui le château d’Avezan, de l’apanage d’Aliénor d’Aquitaine, moi la chaumière de mes ancêtres, cultivateurs bretons ?

Mon ebook Le Vent d’Avezan #02 1965-66 est sur mon histoire platonique avec Patrice Cournot. Il lui est dédié ainsi qu’à son oncle Michel Cournot.

Patrice Cournot (juin 1942- avril 2007), avocat à Paris, écrivain : Le Jour de Gloire, Gallimard, NRF, 1963, Le Bonheur des autres, La Table Ronde, 1972, Le retour des indiens peaux-rouge, Edite, 2000. Recherche sur Amazon.com.