Mon bilan de Mai 68 pour comprendre les Gilets jaunes 2 : l’échec de Mai 68

Comprendre le passé. Apprécier le présent. Préparer le futur.

Lorsque j’ai écrit Des pavés à la plage, Mai 68 vu par une jeune fille de La Sorbonne, je voulais comprendre ce qui faisait que nous en parlions encore 50 ans plus tard. Dans mon bilan de 2018, j’espérais que le peuple se soulève. Le mouvement historique comme celui des Gilets jaunes va au-delà de mes rêves et j’apprécie le présent. Je publie ici les derniers chapitres du livre qui donnait des pistes de réflexion pour préparer le futur.

Chapitres extraits de la fin du livre écrit au printemps 2018 Des pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne

Mai68-1


Avant Mai 68 le mouvement hippie

Avant Mai 68, le mouvement hippie avait déjà changé les mœurs en apportant un début de liberté sexuelle. La pilule circulait déjà en 1967 et permettait à certaines d’entre nous de ne pas subir de grossesses non désirées. J’étais dans ce cas de figure comme mes amies, mais il faudra encore plusieurs années de combats pour arriver au vote de la loi Weil sur la possibilité d’avorter pour toutes et pour que la contraception soit remboursée par la Sécurité Sociale.

Mai 68 n’a pas créé le mouvement de libération des mœurs, il l’a accompagné.

Les féministes faisaient un travail important, les écrits de Kate Millett ou de German Greer ont fait boule de neige jusqu’au mouvement du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) dont j’ai vu les premières manifestations à l’université de Vincennes au début des années 70.

Le mouvement hippie n’était pas politisé comme l’étaient les nombreux groupuscules qui se sont rués dans les manifestations de Mai 68 et auxquels j’avoue ne pas avoir compris grand-chose.

Je reste une hippie. Si je dois avoir une étiquette, ce serait encore celle-là. Ma protestation se fait par ma vie simple. L’exemple me semble toujours préférable aux grandes leçons de morale.

Sur le féminisme en 68

Au fil des années, la référence à Mai 68 est devenue caricaturale et réductrice.

On voudrait en faire une crise adolescente de libération sexuelle. Je n’ai trouvé aucune référence dans mes notes ou documents à ce sujet. La visite à la piscine de Nanterre du ministre François Misoffe apostrophé par Daniel Cohn-Bendit est pourtant mise en avant dans les documentaires qui sortent cinquante ans plus tard.

En relisant mes textes, je vois quelques images du machisme ordinaire qui régnait encore à la Sorbonne en mai et juin 1968 :

• Les filles font les tâches subalternes.

• Les hommes prennent la parole.

• Les filles prennent des notes, tapent à la machine.

• Je repasse la combinaison de plâtrier de mon mec avant les manifs.

La libération des mœurs était déjà avancée. Les jupes des femmes avaient raccourci depuis le début des années 60, sous l’influence de Mary Qwant à Londres en Prêt-à-porter et d’André Courrèges à Paris en Haute-Couture.

On voudrait en faire une libération des femmes. Or dans la réunion du comité d’occupation que j’ai suivie, je n’ai noté qu’une seule femme : Marie-Pierre qui s’occupe de la presse.

On savait que la crèche de la Sorbonne avait été créée par une femme, Françoise Lenoble-Pradines qui avait pu appliquer ses idées dans le ministère de Georgina Dufoy sous Mitterrand en 1981.

Mais, l’an dernier en 2017, Clémentine Autain, députée de la France Insoumise, a dû réclamer une crèche à l’Assemblée Nationale, restée dans ses ors machistes et empesés, sans grande liaison avec la réalité de la société.

Dans les documentaires sur les manifestations, que je regarde en 2018, on voit peu de militantes. Les filles sont venues plus tard, comme je l’ai fait moi-même, seulement à la fin du mois de mai. On nous demandait surtout d’être des secrétaires ou d’œuvrer pour le repos du guerrier.

Si une réunion s’est faite dans un amphi de la Sorbonne sur la condition de la femme, je n’en ai pas entendu parler alors. La sociologue Évelyne Sullerot représentait le courant officiel des recherches sur le sujet.

Il a fallu l’influence du Women’s Lib pour permettre au Mouvement de Libération des Femmes (MLF) de se révéler plus tard à partir de 1971. Si le féminisme n’était pas d’actualité dans les préoccupations des militants politiques, les femmes ont pris elles-mêmes leur destin en main grâce au mouvement de Mai 68, au point de créer d’abord un mouvement non mixte pour ne pas fausser les relations de travail, tant étaient ancrées les notions de suprématie du mâle.

Mai 68 a surtout permis une libération de la parole entre les gens et entre les classes. La grève générale a fait craquer les structures sociales et permis aux différentes classes de se côtoyer.

Je me souviens avoir rencontré en haut du boulevard Saint-Michel, juste avant la manifestation du dimanche soir 26 mai, mon ami Petrus Cournot (c’était son quartier il est vrai, il habitait de l’autre côté du Luxembourg) et ses amis les vicomtes de Ganay qui eux venaient des beaux appartements de la Place des Vosges. Ils avaient des casques de chantier et se préparaient à jouer les secouristes.

Je me souviens avoir rencontré, dans le grand amphi de la Sorbonne où la discussion était permanente, Kiki Féraud et des amis venus des beaux quartiers s’encanailler à la Sorbonne libérée.

Dehors, dedans, dans un brouhaha généreux et joyeux, tout le monde parlait, osait discuter de sujets qu’on n’aurait jamais osé évoquer auparavant.

Rien que pour ça, Mai 68, on en parle encore, cinquante ans plus tard !

Après Mai 68 les luttes

Après Mai 68, j’avais eu besoin de comprendre le nouveau monde et les nouvelles idées qui bouleversaient la société en profondeur. Inscrite d’abord en septembre 68 à la fac de Nantes en sociologie, je suis revenue à Paris quand le nouveau Centre Universitaire Expérimental s’est créé sur terrain militaire dans le bois de Vincennes. J’avais suivi les cours de Maurice Duverger à la fac de droit d’Assas, ceux de Raymond Aron à la Sorbonne, j’avais besoin de travailler sur des matériaux plus politisés.

Les cours de Théorie marxiste me plongeaient dans des ouvrages comme celui de Lénine que je viens de rouvrir : LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE et le renégat Kautsky, V. I. Lénine, Éditions sociales, 2e trimestre 1953. Une citation cochée au crayon me tombe sous les yeux.

« L’impérialisme est le capitalisme arrivé à son stade de développement où s’est affirmée la domination des monopoles et du capital financier ; où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan ; où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s’est achevé le partage de tout le territoire du monde entre les plus grands pays capitalistes. »

Lénine a fait cette analyse en 1916, il y a plus d’un siècle.

Cinquante ans après Mai 68, j’ouvre au hasard un autre livre de ma bibliothèque politique : Malaise dans la civilisation, publié à Vienne en 1929, de Sigmund Freud. Je vois cette phrase soulignée.

« Quand une communauté humaine sent s’agiter en elle une poussée de liberté, cela peut répondre à un mouvement de révolte contre une injustice patente, devenir ainsi favorable à un nouveau progrès culturel et demeurer compatible avec lui. Mais cela peut -être aussi l’effet de la persistance d’un reste de l’individualisme indompté et former alors la base de tendances hostiles à la civilisation. La poussée de liberté se dirige de ce fait contre certaines formes ou certaines exigences culturelles, ou bien même contre la civilisation. »

Il me semble que l’esprit de Mai, tel que nous le vivions alors, tel que nous l’avons vécu ensuite, participait de la première partie de la citation. Mais depuis quelques années, depuis Sarkozy et sa mise en œuvre de décomplexion des riches, nous vivons sur la forme des tendances hostiles à la civilisation.

« Un bon nombre de luttes au sein de l’humanité se livrent et se concentrent autour d’une tâche unique : trouver un équilibre approprié, donc de nature à assurer le bonheur de tous, entre ces revendications de l’individu et les exigences culturelles de la collectivité. Et c’est l’un des problèmes dont dépend le destin de l’humanité que de savoir si cet équilibre est réalisable au moyen d’une certaine forme de civilisation, ou bien si au contraire ce conflit est insoluble. »

Pourquoi autant de temps s’est-il passé depuis qu’ont été écrites ces phrases ? Pourquoi n’avons-nous pas avancé ? Perdrions-nous notre temps à discutailler de points de détail sans avancer sur l’essentiel ? Nous bornerions-nous à stigmatiser l’inutile au lieu de mettre en œuvre le vital ?

Ou est-ce qu’au final il n’est plus utile d’écrire ni de lutter ? Devons-nous imiter Nikos Poulantzas, notre professeur de Théorie marxiste de la fac de Vincennes, qui, après avoir jeté ses propres livres et documents, s’est jeté lui-même dans le vide de la Tour Montparnasse, sous les yeux de son ami de toujours Constantin Tsoukalas, autre professeur grec, qui m’avait raconté leur adolescence et leur jeunesse à Athènes, leurs vacances au Mont-Athos (in Clandestine 70, un de mes cahiers en cours de publication).

L’histoire est racontée par un assistant de nos cours, Michael Löwy. Je la lis, bouleversée, au moment de finir ce livre.

https://www.ensemble-fdg.org/content/nicos-poulantzas-tel-que-je-lai-connu

Tsoukalas, connu en dehors de la fac, avait été un autre de mes mentors. Il m’avait appris à « devenir méditerranéenne », à ne plus être la « petite Bretonne angoissée » d’alors, à être dans le Carpe Diem, pour vivre chaque moment comme si c’était le dernier.

Je ne connais plus la peur pour moi-même depuis que j’ai failli mourir plusieurs fois.

J’ai appris de ces expériences hors-norme que la vie peut être très forte, là où nous avions cru être vulnérables.

Mon naturel est confiant et optimiste.

J’ai vu la Bretagne, polluée par les marées noires de 1976 et 1999 ou abattue par l’ouragan de 1987, reprendre vie.

Et quand je vois les manifestations du printemps 2018, je reprends confiance en la santé de la France.

Il me semble que les luttes du printemps 2018 sont de nature à reciviliser la société française.

On voit des cheminot(e)s et des étudiant(e)s lutter contre des projets qui ne les concernent pas directement, mais qui auront un impact sur la vie de celles et ceux qui viendront après eux. Ce ne sont pas pour des revendications strictement individualistes qu’ils et elles se battent, malgré les forces de police disproportionnées que le régime oligarchique leur oppose, c’est pour le bien commun.

Nous sommes tous et toutes concerné(e)s par les services publics, du transport, de l’éducation, de la santé, des impôts. Nous devons les soutenir pour ne pas mourir.

L’échec de Mai 68

C’était mieux avant ?

Pas sûr.

Les auteurs des siècles précédents, et même de l’antiquité, se plaignaient déjà de la décadence, du manque d’attention, de la baisse de qualité de l’éducation.

Le genre humain n’est jamais content.

C’est sans doute ce qui lui permet de progresser.

Mais comme nous le recommandait Casamayor, il faut rester vigilant, surtout sur nos Libertés publiques. Car d’elles dépendent notre intégrité, notre sécurité et notre dignité.

Si je devais incriminer une baisse de niveau, ce serait la télévision que je mettrais en première responsable : piètre niveau culturel, perte de l’activité personnelle, baisse des échanges, matraquage de l’information en continu, passivité sur canapé.

Je me rappelle avoir participé à une kermesse de l’école primaire de ma dernière fille née en 1988. Le livret de la pièce jouée était sur Mai 68 et la suite. Les enfants avaient choisi leurs personnages dans des clichés simplistes qui m’avaient alertée, même dans un divertissement. J’avais tenté d’en discuter avec les maîtresses et d’autres parents, mais j’étais complètement décalée par rapport à l’évolution des intérêts avant le passage à l’an 2000, donc avant que l’Internet entre dans les maisons.

J’étais sur Internet depuis 1995, j’avais d’autres sources d’information que la télévision.

Où je mettais Angela Davis, activiste des droits civiques, on m’opposait Michael Jackson, chanteur populaire. Un des personnages rêvait d’être riche comme lui. Un autre rêvait d’être footballeur pour être riche aussi. Une des filles voulait être mannequin parce que ça gagnait bien. Aucun enfant n’avait choisi de métier où l’on parlait, s’exprimait, écrivait, soignait, échangeait, faisait, construisait. Tous voulaient travailler dans le loisir ou les apparences. Aucun enfant n’avait envie de faire des études pour comprendre le monde, y participer et le faire progresser pour le bien commun. J’étais atterrée.

J’ai craint que la société du spectacle dénoncée par le situationniste Guy Debord avant Mai 68 soit là, terriblement là. Une société où les journalistes devenaient des animateurs devant faire le buzz pour être reconnus du plus grand nombre, les consommateurs.

Car la télévision avait servi de nounou et de baby-sitter à ces enfants de la fin des années 80.

J’avais déjà eu conscience de cet état de fait dès 1971, quand j’ai travaillé à France-Culture dans une émission de radio culturelle où le producteur me demandait d’être aussi impertinente et même agressive que l’était Yves Mourousi à la télévision le midi. Bien sûr, je n’étais pas faite pour ce genre de choses. J’ai préféré partir à la montagne ariégeoise que de participer à une dégradation de l’intellect. Au moins, au village, j’étais avec des gens que je pouvais respecter.

Mes vieilles voisines du Bosc m’apprenaient leur culture ancestrale et je leur rends grâce tous les jours encore de m’avoir tant appris après mes années d’université. J’avais été bien accueillie, alors que je débarquais de chez Féraud et de Vincennes. Pas vraiment la formation idéale pour une vie néo-rurale. Mais on disait que j’avais été institutrice. On ignorait mes diplômes universitaires, mais cette fonction républicaine respectable m’a donné tout de suite une place légitime au village. Lors des élections de 1974 et 1981, on venait me consulter pour savoir pour qui il fallait voter. Le village avait voté en grande majorité pour René Dumont et Brice Lalonde aux premiers tours. Aux seconds tours, c’était bien sûr pour François Mitterrand, on était dans un bastion socialiste par tradition.

Nos voisins communautaires des villages au-dessus inventaient une nouvelle vie issue de l’esprit de Mai, en autogestion, testant de nouveaux modes de comportement entrés plus tard dans nos mœurs, en alimentation, pédagogie, agriculture, culture. Ils tournaient le dos à des carrières sociales où ils auraient été bien rémunérés pour vivre selon d’autres critères que les références économiques ou matérielles.

C’est ce qu’ont fait les gens sur le Larzac et les zadistes à Notre-Dame-des-Landes que les gendarmes mobiles inondent encore, à la minute où j’écris, de grenades lacrymogènes polluantes pour le sol, détruisant la flore comme la faune et intoxiquant gravement une population qui n’agressait personne, mais entretenait bénévolement les terrains de zone à aménagement différé, parfois depuis les années 60.

Ce que j’ai vu vivre en Ariège après Mai 68 est devenu la norme dans de nombreux domaines en mai 2018. Les avant-gardes ont raison avant les autres. Elles devraient être protégées au lieu d’être éradiquées. On avait dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes de formidables laboratoires. En les détruisant, l’État perd des années d’expérimentations, détruit des innovations précieuses dont notre monde a un besoin urgent pour survivre.

Sans parler du terrible gaspillage d’argent qui se fait là alors qu’on supprime les postes et budgets pour les écoles, les lycées, les facultés, les hôpitaux, les maisons de retraite, les gares, les lignes de transport.

Sans parler de l’utilisation d’armes de guerre, dont une grenade vient d’arracher une main à un jeune étudiant en sociologie venu étudier de nouveaux comportements pour mieux gérer la planète sans la polluer. Effrayant ! Injustifiable !

Aucun régime démocratique ne peut légitimer une telle violence contre le peuple.

La France était considérée comme la patrie des droits de l’homme, c’était un phare pour la plupart des peuples de l’humanité.

En 2018, la solidarité, qui était un devoir humain, la solidarité est devenue un délit. Je répète, la solidarité qui était un devoir est devenue un délit.

Alors oui, si effectivement on en est là en 2018, Mai 68 a été un échec. Si on veut lui faire porter tous les maux, oui c’est sûr, Mai 68 est un échec. Un terrible échec.

Je crains le pire pour les manifestants actuels en butte à des violences policières bien plus graves que celles que nous avions l’habitude de voir dans notre quartier entre la rue Visconti à Saint-Germain-des-Prés, en bas du Boul’ Mich’, et la rue du Pot de fer à Mouffetard en haut du Boul’ Mich’.

Dans un documentaire sur Mai 68, j’avais entendu le petit-fils du général De Gaulle, Yves De Gaulle, raconter des conversations qu’il avait eues avec son grand-père. Il lui aurait dit : « Je n’ai pas utilisé la force contre les généraux putschistes, je ne vais pas l’utiliser contre des jeunes de l’âge de mon petit-fils. »

Le général savait ce que force veut dire. Il incarnait celle de la France. Le Premier communiant actuel n’en a aucune idée, il doit faire la preuve de ses compétences à gouverner et il ne sait qu’envoyer ses petits soldats « Playmobil » au combat.

Un combat perdu d’avance, car, s’il semble légal, il n’est pas légitime.


Gaelle Kermen, écrit au printemps 2018

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Kerantorec, le 19 janvier 2019


À suivre : En 2018 50 ans de Mai 68 à Kerantorec

Chapitres extraits du livre écrit au printemps 2018 Des pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de La Sorbonne

Mon bilan de Mai 68 pour comprendre les Gilets jaunes 2 : l’échec de Mai 68

Mon bilan de Mai 68 pour comprendre le mouvement des Gilets jaunes 1 : qu’est devenu Bablon?

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Mon bilan de Mai 68 pour comprendre le mouvement des Gilets jaunes 1 : qu’est devenu Bablon?

Comprendre le passé. Apprécier le présent. Préparer le futur.

Lorsque j’ai écrit Des pavés à la plage, Mai 68 vu par une jeune fille de La Sorbonne, je voulais comprendre ce qui faisait que nous en parlions encore 50 ans plus tard. Dans mon bilan de 2018, j’espérais que le peuple se soulève. Le mouvement historique comme celui des Gilets jaunes va au-delà de mes rêves et j’apprécie le présent. Je publie ici les derniers chapitres du livre qui donnait des pistes de réflexion pour préparer le futur.

mai68-disquepoesie
Archives personnelles 1967-68

Nota Bene : je fais des économies de redevances de domaines internet et supprime mes autres blogs pour rassembler toutes mes productions depuis dix ans dans celui-ci : gaellekermen.net

Les sujets en sont variés comme le sont mes passions dans la vie. J’espère qu’ils vous intéresseront et vous stimuleront à apporter vos pierres à l’édifice commun d’une société plus humaine et naturelle.

Voici mon premier bilan de mon Mai 68 sur mon camarade compagnon de l’époque Michel Bablon (1938-2012).

Bablon68
Portrait de Michel Bablon 67

Qu’est devenu Bablon ?

Sur mon blog d’archives aquamarine67.net, j’ai commencé, avant la parution de cet ouvrage, à publier des articles sur mes souvenirs de Mai 68, dans la catégorie Il y a cinquante ans.

J’ai commencé par la Une de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur du 30 avril au 7 mai 1968 sur le film de Michel Cournot à Cannes.

J’ai continué par l’inauguration de la boutique de mode Mia et Vicky le 3 mai 1968 au 21 rue Bonaparte, à l’angle de la rue Visconti.

Le troisième article est sur la photo prise l’après-midi du 3 mai 1968 dans la cour de la Sorbonne, j’y parle des personnes reconnues, en plus de Daniel Cohn-Bendit, Brice Lalonde, Jacques Bleiptreu et Michel Bablon, enfin retrouvé dans des photos d’archives, après des décennies de recherches vaines.

Des photos tirées de mes archives seront disponibles sur mes blogs pour en visualiser certains aspects.

Je ne voudrais pas finir ce livre sans donner une idée de ce qu’est devenu Michel Bablon, qui n’a pas eu la lumière des projecteurs médiatiques posée sur lui comme d’autres militants politiques.

Nous nous sommes connus, aimés, déchirés, aimés encore, séparés, retrouvés, de nouveau séparés et enfin perdus.

Si le lendemain du 22 mars, j’avais eu la tentation d’en finir, il m’avait aidée à devenir « qui » j’étais dans une démarche nietzschéenne consciente. Il m’apprenait aussi le détachement et je lui rends grâce à l’âge avancé de ma vie d’avoir appris de lui qu’il ne faut jamais compter que sur ses propres forces, comme disait le camarade Mao à l’époque.

Bablon n’était pas maoïste, mais se tenait informé de ce qui se passait en Chine populaire, il avait des revues chinoises, j’ai dû les détruire fin juin ou début juillet quand nous craignions une descente de police qui risquait de le faire expulser de France. Nous écoutions aussi la radio de propagande diffusée depuis l’Albanie.

Je crois qu’il était surtout guévariste, il dormait souvent sur le lit de camp de l’atelier pour s’entraîner à être un bon guérillero. Pour lui, j’avais un point commun avec le Che, j’étais aussi asthmatique. Mais, Bablon n’en parlait pas beaucoup et je n’ai pas de souvenir de discours d’endoctrinement.

Il m’encourageait plutôt à être moi-même, à suivre mes propres routes, à exploiter mes propres talents. Il disait que je pouvais être une « locomotive » pour les autres.

Oui, je peux lui rendre grâce si longtemps après d’avoir continué le travail de confiance initié par mes propres parents avant lui, consolidé l’année suivante par Casamayor, qui m’avait demandé des articles pour la revue Esprit et mis le pied à l’étrier de l’écriture.

La fin de Bablon

Le 12 juillet 1968 au soir, j’avais demandé à Bablon de m’emmener à la gare Montparnasse pour rejoindre ma terre natale en Bretagne après les délires parisiens du ménage à trois depuis le retour de sa précédente compagne arrivée de Toulouse dix minutes avant que je ferme l’appartement de la rue Visconti, alors que je venais de brûler les documents politiques compromettants.

À dix minutes près, nos vies prenaient une direction différente.

Soudain, il fallait que je change d’air. J’avais besoin de retrouver la plage après les pavés. Même si je n’avais pas jeté de pavés, si j’avais seulement apporté mon aide à l’expérience d’autogestion qu’était la Sorbonne occupée, j’avais besoin de m’allonger sur le sable et de reposer mes muscles fatigués.

Plus tard, Bablon est parti vivre à Londres, j’ai servi d’intermédiaire avec les filles des îles à qui il avait confié l’atelier de la rue Visconti, nous les appelions Wallis et Futuna. Mon amie Jane, ma Calamity Jane, my Sweet Lady Jane d’Aquamarine 67, l’avait hébergé à son arrivée à Londres.

Il a voyagé très loin. Il me recontactait quand il revenait, d’Inde, de Chine, de Cuba, m’invitait parfois à déjeuner, nous retombions dans les bras l’un de l’autre, mais comme il n’était pas question de s’attacher, nous nous séparions sans état d’âme. J’étais devenue la fille libérée qu’il avait souhaité que je sois. Je dévorais les hommes comme il dévorait les filles. Mais il gardait une place spéciale dans mon cœur, il était le premier homme avec qui j’avais vécu.

Lorsqu’il avait déménagé ses affaires de la rue Visconti, il m’avait laissé sa bibliothèque politique, qui m’a servie lors de mes études à Vincennes, et quand j’en ouvre encore un, comme je l’ai fait pour ce livre, j’ai toujours un sourire en voyant apparaître au détour d’une page sa signature ample et généreuse. C’est comme s’il me disait de sa voix charmeuse : « Tu vois petit, je suis toujours là ! »

Et moi, je continue ma route, la mienne, celle qu’il m’a aidée à trouver.

Le temps a passé, j’ai quitté Paris, j’ai perdu de vue de nombreux amis avec qui j’avais été liée. Je n’ai plus jamais eu de contact direct avec Bablon.

En 1998, j’ai publié un article sur Trois jours de folie à la Sorbonne en mai-juin 68 qui commençaient ainsi : « Tant que j’aurai soif de musique, soif de justice… », un article relayé par de nombreuses publications sur Mai 68.

J’ai été contactée par un de ses cousins, qui dressait l’arbre généalogique de la famille Bablon. C’était les débuts d’Internet, il avait trouvé tout de suite mon article. J’ai su que Michel avait eu connaissance de ce que je racontais. Il n’a pas souhaité me recontacter. D’après son cousin, il s’était assagi et avait fini par épouser une fille de gendarme. Il avait une fille. Il vivait à Toulon.

Michel restait ainsi dans le Sud, au soleil dont il avait tant besoin, dont nous avons tous tant besoin, comme sa famille avait choisi Toulouse lorsqu’il avait fallu quitter Madagascar.

Mon article m’a permis d’être contactée par deux des nombreux enfants de Michel.

Un garçon me trouvait très romantique dans ma description de son père. Mais c’est encore l’image que je garde de lui après un demi-siècle. Une fille m’avait écrit parce que sa mère venait de lui dire qui était son père biologique, elle venait de trouver mon article après une recherche sur Michel Bablon.

Elle m’avait fait un courriel juste avant un Noël et c’était merveilleux de pouvoir raconter à un enfant de Bablon la belle vision que je gardais de son père. Je pouvais la mettre alors en relation avec le cousin de Michel. Elle n’a pas voulu aller plus loin. Elle avait été élevée par un beau-père qui avait été un excellent père. Elle avait les réponses aux questions qu’elle s’était posées sur elle-même, sur ses propres engagements. Elle voulait continuer sa vie avec des valeurs qu’elle reconnaissait comme venant de lui, mais sur ses critères personnels. Oui, elle était bien la digne fille de Bablon.

Le cousin a eu la délicatesse de m’informer de sa mort. Le message m’annonçant la fin de Michel m’a permis de faire le deuil de sa personne. Bablon, le guérillero du Quartier latin, le fils des rois malgaches, l’élégant baladin parisien, le grand voyageur, le révolutionnaire du Grand Soir, est mort. Son personnage fait partie de ma vie et gardera toujours une place privilégiée.

Ce que m’a appris Bablon

Bablon m’a beaucoup appris.

Que je pouvais tout faire.

Qu’on pouvait apprendre et progresser toute la vie.

Que rien n’était impossible à qui savait se servir de son intelligence et de ses mains.

Il m’a donné confiance en moi, appris à ne compter que sur moi-même, à ne pas attendre que les autres m’apportent des solutions, mais à les chercher moi-même.

Je n’ai pas mis toutes ses leçons en application tout de suite.

Mais après cinquante ans, je peux dire qu’il a été un formidable Pygmalion.

Merci Bablon !

Bablon, Casamayor, mentors

En ce mois de mai 2018, je ne me presse pas à finir le livre que je consacre à mes souvenirs de Mai 68, parce que j’aime retrouver l’ambiance de l’époque dans ce qu’elle avait de positif. J’ai oublié les crises amoureuses qui avaient pu me faire souffrir comme une bête pour ne garder que le meilleur de notre relation.

Dans ma cuisine, je vois les meubles que j’ai construits moi-même et je me dis que sans Bablon, je n’aurais peut-être jamais pensé à les faire. Il avait taillé la table et les deux bancs de l’atelier de la rue Visconti dans des troncs d’arbres, laqués ensuite à la laque glycérophtalique industrielle, du même type que la peinture utilisée plus tard sous nos yeux émerveillés par Yves Samson, mon troisième homme, en septembre 1987.

Moins bûcheronne, plus menuisière, j’ai utilisé des planches pour faire mes meubles. J’ai acheté du bois de chêne pour en garder la noblesse dans la cuisine ouverte sur le jardin. Dans mon bureau, j’ai opté pour un bois de pin des Landes traité en planches plus brutes pour garder le côté atelier qui rappelle qu’on n’est pas là pour glander, mais pour bosser sur les œuvres que nous nous sommes imposées.

Bien sûr, les talents manuels étaient dans ma famille du côté de ma mère. Mais sans Bablon, je ne suis pas sûre que je les aurais si bien exploités.

Si j’ai besoin d’un meuble, je me le fais. Si j’ai besoin d’un vêtement, je me le couds. Si j’ai besoin de réparer quelque chose, j’apprends à le faire, je n’appellerai quelqu’un d’autre que lorsque j’aurai épuisé les solutions à ma portée. En toute indépendance, parce que Bablon m’avait convaincue en 1968 que je pouvais faire ce que je voulais.

J’ai vu beaucoup de gens au cours de ma vie ne jamais oser faire ce qu’ils désiraient, prétexter que ce n’était pas possible, qu’il fallait avoir tant d’argent avant de pouvoir l’envisager.

Je n’ai jamais fonctionné sur ces principes limitatifs. Mes moyens matériels étaient limités, mais je prévoyais mes projets longtemps à l’avance et dès que c’était possible, là où d’autres auraient dépensé en loisirs l’argent imprévu, moi je l’investissais en outils et matériaux, pour réaliser enfin ce que j’avais conçu, dessiné, planifié et rêvé, parfois des années et décennies plus tôt.

Grâce à Bablon !

Un changement radical de vie

Ce printemps 2018, j’ai fait la saisie des notes du Comité d’Occupation de la Sorbonne retrouvées dans mes archives. C’est seulement maintenant que j’apprends certaines choses qu’il m’avait racontées, mais que j’avais oubliées, ou mal comprises sur le moment.

Bablon avait dû connaître la théorie castro-guévariste lors de la conférence tripartite de La Havane. Il avait vu les choses de près, in situ, sans se contenter de lire des articles ou des livres, même s’il lisait aussi beaucoup.

Bablon avait participé à la conférence de La Havane, comme Casamayor avait participé au procès de Nuremberg après la guerre, puis au Conseil de l’Europe au moment du régime des Colonels grecs, avec Constantin Tsoukalas, un de nos professeurs de sociologie de Vincennes, Tsoukalas dont le père était le Ministre de la Justice et représentait le régime. Tragédie grecque !

Ces gens qui m’entouraient avaient un regard privilégié sur le monde. On n’était pas au Café du Commerce à échanger des brèves de comptoir ni à extraire des petites phrases pour faire le buzz.

Ils m’ont appris la synthèse, l’art de dire beaucoup en peu de mots, que j’ai continué à travailler dans mon Journal au fil des décennies.

Bablon et Casa m’ont appris à comprendre les problèmes et m’ont donné l’injonction de ne jamais me contenter de la surface des choses ni de leur apparence, de toujours aller creuser en profondeur et analyser les différentes implications dans tous les champs d’expérimentation de la vie.

Cournot, Bablon, Casamayor, Tsoukalas, Lambert, Polac un peu plus tard, font partie des gens qui me permettent aujourd’hui d’écrire en liberté. Ils ont créé le terreau sur lequel j’ai pu semer mes graines et dont je peux diffuser les fruits en 2018.


cropped-gaelle_68.jpgGaelle Kermen, écrit au Printemps 2018
Kerantorec, le 19 janvier 2019


A suivre :

Mon bilan de Mai 68 pour comprendre les Gilets jaunes 2 : l’échec de Mai 68

Bilan 2018 d’un seul projet Scrivener pour gérer des projets multiples

Le premier janvier 2018, j’avais créé un Nouveau projet 2018-JOURNAL pour avoir dans un seul endroit tout ce que j’ai à gérer au fil des mois et des saisons. L’expérience a été positive puisque je la renouvelle en 2019. C’est aussi une bonne façon de gérer des projets multiples.


En fin d’année 2018, j’ai dupliqué le projet entier sur mon iPad (histoire de tester la capacité de Scrivener à gérer de gros dossiers sur l’application via Dropbox, c’est oui). Sur le bureau du Mac mini, dans mon bureau, pas dans mon lit, j’ai créé un Nouveau Projet Vierge et j’ai fait glisser le dossier dupliqué dans le dossier racine. La procédure est rapide, simple, efficace. Plus besoin d’importer ni de convertir quoi que ce soit. On gagne un temps fou et on n’importe que ce qu’on veut.

Au passage, j’ai eu une idée de ce que j’avais écrit en 2018 en ouvrant la fenêtre des Objectifs du projet JOURNAL-2018, après avoir enlevé la partie dupliquée.

scrivener2018_journal
Écran des Objectifs de Projet sur Scrivener 3 pour Mac

Dans tous les documents écrits du classeur, Scrivener a comptabilisé un total de 589 876 mots, l’équivalent de 1643 pages, un temps de lecture de près de 40 heures. Ouah ! Pas si mal, car je suis du genre à penser que je n’ai pas foutu grand-chose ! Scrivener remet les pendules à l’heure.

Mon classeur aux projets multiples se présente ainsi pour 2019 sur l’iPad mini 4.

Classeur2019.jpeg
Écran du Projet 2019_JOURNAL sur iPad mini 4

Voici comment je m’organise. Dans mon Journal de 2019, j’ai tout ce dont j’ai besoin pour avancer à grands pas tous mes projets.

CoversAdam

Pour travailler avec Adam Molariss sur les couvertures des ouvrages sur lesquels je travaille, j’ai ajouté un dossier CoversAdam. J’y note une idée de couverture quand l’esprit souffle.

ÉBAUCHE

Dans le dossier essentiel du projet, l’ébauche, je mets le manuscrit en cours, ainsi je peux voir son avancement en mots, particulièrement au moment des mois d’écritures intenses que sont les deux Camps NaNo de printemps et d’été, en avril et juillet, et le mois de NaNoWriMo en novembre, les mois où l’activité essentielle est d’écrire un projet.

On voit que dans mon ébauche actuelle, deux projets sont enregistrés, deux projets qui se sont imposés à moi récemment en raison d’échanges avec d’autres auteurs, en particulier celui sur Aeon Timeline, dont je viens d’acquérir l’application pour iPad, toujours pour écrire dans mon lit en hiver, dans mon jardin en été.

L’ébauche n’a pas de couleur, l’icône est celle d’un livre manuscrit. Les deux dossiers à l’intérieur sont verts, comme le sont les PROJETS. Je sais ainsi que ce sont les manuscrits en cours de travail. Lorsque je serai dans une phase de formatage, je les sortirai de ce projet général de l’an 2018, pour les traiter individuellement dans Scrivener 3 sur le Mac mini au bureau. D’ici là, je peux les étoffer, sur l’application de l’iPad, en étant dans mon lit en hiver, sur la terrasse ou dans le hamac en été.

Ces deux dossiers sont en vert, la couleur que j’ai choisie pour les dossiers représentant des PARTIES dans mes livres.

JANVIER Journal et JANVIER Chantier

J’y mets les dossiers du journal de vie et du cahier de chantier du mois en cours. C’est ici que j’écris quasiment tous les jours. Ces deux dossiers sont couleur sable, l’étiquette choisie pour les Chapitres. J’ai mis des icônes de carnets de notes de différentes couleurs, jaune de l’inspiration pour le journal de vie et vert pour le chantier qui me voit souvent sortir dehors au milieu des champs et des bois pour avancer mes travaux (je ferai le réaménagement de ma maison en mars).

Des manuscrits en cours

Hors de ce dossier, j’ai stocké le projet commencé en novembre 2018, Kerantorec un domaine breton. Il est en cours de rédaction, à portée de clic.

J’ai un livre sur l’écriture qui doit être relu et corrigé, je le garde à portée de main, pour revoir l’ensemble, avec celui sur la publication indépendante et le nouveau. Ecrire un livre entier sur iPad avec Scrivener iOS. Tous se complètent, je veillerai à ne pas me répéter outre mesure.

La cuisine plus simple grandit aussi au fil des saisons, je mets au point mes recettes les plus pratiques pour pouvoir écrire tranquillement dans mon coin, en ayant prévu de quoi tenir un siège. Je me suis toujours organisée pour travailler sans avoir besoin d’interrompre ce que je fais. J’aime bien manger, je ne suis pas très douée comme le sont la plupart des gens qui font des livres de cuisine, mais je sais écrire ce que je réalise, je peux donc apporter ma vision des choses pour décomplexer tous les auteurs qui ont comme tout le monde besoin de manger pour vivre, mais ne veulent pas y passer trop de temps afin de se consacrer à l’écriture.

Dessous, j’ai le projet du Bricolage, la relation des travaux que j’ai assumés le plus souvent seule sur mon domaine depuis plus de trente-cinq ans. Je commence à avoir une certaine expérience, le temps est venu de la transmettre. Et je me remettrai au boulot dès le beau temps sec revenu.

J’ai préparé aussi un projet de Jardinage plus simple qui développera les étapes nécessaires à l’élaboration d’un parc, car ma flourenn d’origine (prairie humide en breton) est devenue un parc en quarante ans de travail sur son paysage, grâce aux échanges avec les ami(e)s jardinier(e)s, et son entretien au fil des saisons.

J’ai mis des icônes sur les dossiers pour me repérer en plus des couleurs des étiquettes.

ARTICLES BLOGS 2019

Dessous encore, j’ai deux dossiers que j’utilise lors des publications des livres écrits dans l’année et quand je crée un article sur Scrivener avant de l’exporter dans mes blogs WordPress.

L’avantage est que je retrouve ainsi très vite une information, que je pourrais rechercher d’abord dans le calendrier, puis dans les entrées de journal.

RECHERCHE

Dans le dossier Recherche, c’est un peu le fourre-tout, le grand bordel organisé, où je stocke les choses quand je n’en ai plus besoin, au cas où, comme des Chutes, sorties des manuscrits en cours. C’est là que je range les dossiers complets : tous les mois du journal de vie et du cahier de chantier.

L’an dernier, j’espérais faire des travaux sur ma maison. J’ai donc ajouté les dossiers de demande de devis, d’échanges de courriels, de réception de devis, et tout ce qui était nécessaire pour retrouver rapidement un document.

Je ne stocke pas tellement de recherches dans ce dossier. Je fais des recherches de précision au moment de la réécriture, rarement au moment de l’écriture, pour ne pas casser l’élan de l’inspiration, le jet de l’idée qui s’impose à l’esprit.

Je fais des recherches sur un autre iPad, soit l’iPad mini 4, depuis que j’écris aussi sur un plus grand iPad. Je ne stocke pas, je corrige tout de suite la précision trouvée pour compléter mon texte.

Je garde toujours mes projets légers, je n’ai aucun problème de synchronisation, elle se fait rapidement.

Conflits

L’application Scrivener iOS ou le logiciel crée un dossier Conflits au cas où la synchronisation entre les différents supports présenterait un conflit. C’est le cas quand on écrit sur un deuxième support sans avoir enregistré d’abord l’écrit sur le premier support.

Je vérifie néanmoins tout de suite le dossier Conflits quand la notification Scrivener me le signale, j’enregistre la page ou les pages en question et je supprime tout de suite ou quand j’ai un moment.

Poubelle

Tout en bas du Classeur se trouve la poubelle. J’essaie de la vider régulièrement. On peut être freiné dans la synchronisation si on laisse les deux derniers dossiers s’alourdir inconsidérément.

Lorsque je considère que j’ai terminé le manuscrit, je le sors de ce cadre où je l’ai suivi le temps nécessaire. Je le sors sur la version 3 de Scrivener et je le mets dans un dossier spécifique du bureau de mon Mac mini. Je le traite alors comme un livre à part entière et je fais les corrections avec Antidote avant de le compiler en vue des diverses publications.

Le tableau de bord Scrivener iOS

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Je n’aime pas avoir beaucoup de projets sur le tableau de bord de Scrivener iOS de l’iPad. Cinq est le maximum. Sinon, je ne les vois plus. Je n’aime pas quitter le projet général pour noter une idée, développer un propos quand il me suffit d’écrire une nouvelle page et de la ranger dans un dossier un peu plus bas. Je maîtrise donc mieux mes projets cumulés dans un seul projet. Ce qui me permet de faire plusieurs publications par an de projets conséquents.

Les projets en plus du Projet 2019_JOURNAL sont des projets temporaires, des essais que je fais pour répondre aux demandes formulées par mes lectrices et lecteurs, ou par les scrivonautes du groupe Facebook ScrivenerFR. Nous avançons tous en même temps. Beaucoup d’inspiration et de stimulation s’échangent ainsi.

Chacun, chacune, a sa méthode, je ne sais quelle est la vôtre. Voici la mienne, que je trouve positive au bout d’un an d’utilisation. Fertile, féconde, prolixe et créative.

Bilan des écritures 2018

À vous de jouer avec vos manies et habitudes. Belle année d’écritures et publications !

En l’an 2019, on remet tout à neuf !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, 28 décembre 2018/19 janvier 2019

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Crédits

Logiciel d’écriture Scrivener 3 pour Mac
Application d’écriture Scrivener iOS pour iPad et iPhone
Adam Molariss, graphiste, Indiegraphics
Groupe de scrivonautes sur Facebook ScrivenerFR


 

Bilan des écritures 2018

L’année 2018 a été un très bon cru, une année féconde, riche en rebondissements, jusqu’au dernier mois. Ce que j’espérais, en écrivant au printemps Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de La Sorbonne, s’est matérialisé à la fin de l’année, par des chemins que nous n’aurions jamais osé rêver, ceux des Gilets jaunes, issus de toutes classes de la société, de toutes conditions, multiples et diverses, à l’image de la richesse de la France.

De mon côté plus modeste, je suis assez satisfaite du bilan que je tire en cette dernière semaine de l’année. J’ai bien avancé tous mes projets prévus et je me suis offert le luxe d’écrire deux projets imprévus, qui se sont imposés à moi au printemps et à l’automne et que j’ai pu construire lors des mois de NaNoWriMo, en avril et en novembre.

Voici un bilan des publications indépendantes que j’ai menées à bien en 2018. Je mets des liens universels, permettant d’acheter les livres sur les plateformes que vous préférez selon vos tablettes et supports de lecture numérique.


La publication de deux guides Scrivener plus simple

  • Scrivener 3.0 Introduction aux Tutoriels anglais le 19 janvier 2018. Ce guide est gratuit, il est conseillé de commencer par lui avant d’aborder le suivant, plus complet dans la prise en main du logiciel de bureau.
    https://books2read.com/u/baz5j6Tutoriels.jpg
  • Scrivener 3 plus simple Guide francophone de la version 3.0 pour Mac le 2 février 2018. Un guide pratique d’initiation au logiciel de bureau.
    books2read.com/u/31x56D
    Scrivener3.pngVersions numériques disponibles sur Amazon, Smashwords, Apple, Kobo, Iggybook

Des révisions sur Scrivener 3 pour Mac

Révision complète de deux livres précédemment publiés.
Le Journal 60, formaté sur Word en 2011, était refusé en Premium par Apple (table des matières non conforme).
Le guide Smashwords plus simple pour les francophones était également refusé par Apple parce qu’il pointait vers Amazon (concurrent) et que j’avais mal orthographié Apple iBooks Store (plus tâtillon, on meurt). Relecture en epub sur l’application iBooks, corrections sur Scrivener 3 avec Antidote 9
Republication sur Amazon et Smashwords (Apple, Kobo Fnac)


Une nouvelle aventure littéraire : la quête des archives

  • Des pavés à la plage, Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne, archives, souvenirs, bilans
    Recherches faites dans les archives en février et mars 2018
    Rédaction lors du Camp NaNoWriMo de printemps en avril 2018 sur iPad iOS
    Corrections en mai 2018 sur Scrivener 3 et Antidote 9
  • https://books2read.com/u/4Dlz2O
  • Deux versions brochées
      • Broché police 12 :
        Mai68-1.jpg
      • Broché gros caractères police 21
         
  • Mai68-2.jpg
  • Kerantorec un domaine breton (en cours d’écriture)
  • Entre Kerantorec et moi, c’est une histoire d’amour. Comme dans les histoires d’amour, il y a de la passion, des drames, des douleurs, des grandes joies, des épreuves, des réussites, des vilains, des rencontres et beaucoup de petits bonheurs.
    Je raconte l’histoire de mon village avant moi, au cours des siècles depuis la préhistoire, puis l’histoire des Travaux d’Hercule que j’y ai faits moi-même. J’y vis la vie que je rêvais dans ma jeunesse. Son histoire peut être inspirante pour d’autres créateurs, comme elle l’a déjà été pour des artistes et écrivains passant par Kerantorec.
  • KerantorecNaNo.jpg
    Kerantorec un domaine breton a été commencée lors du NaNoWriMo de novembre 2018. J’ai construit la charpente de l’ouvrage. Elle s’est actualisée lors de la restauration du toit de chaume en ardoise sur la partie la plus exposée et sinistrée de la maison. J’ai suivi les travaux des couvreurs au jour le jour, avec une belle admiration pour leur savoir-faire. L’histoire se développera en 2019 dans la relation de mes travaux précédents que j’ai faits moi-même sur mon territoire.

  • L’assistance numérique à deux auteurs francophones

    Désormais, j’ai les bons outils pour écrire mes propres écrits, mais aussi pour aider des auteurs amis à corriger et formater les leurs. J’ai donc eu l’honneur de participer à deux belles aventures littéraires.

    • La Grande Flourenn de Lise Audoin

    Version numérique publiée le 28 avril 2018 books2read.com/u/bMQ69a

    Flourenn2.jpg

    Version brochée grands caractères Police 21 publiée le 26 juin 2018 https://www.amazon.fr/Grande-Flourenn-roman-Lise-Audoin/dp/2956417312/

    La Grande Flourenn : trois marraines pour un roman

    • Waiting for Tina de Jean Azarel

    Nous avons eu différentes séquences de travail pour mettre en forme un manuscrit abouti. Avec l’auteur sur place à Kerantorec pour mettre au point les conventions de correction. Deux rencontres passionnantes.
    Puis seule. Relecture du format epub sur l’iPad (soulignement des erreurs).
    Le texte étant très riche, très dense, très documenté, avec de nombreuses citations, il a fallu plusieurs relectures. Les corrections on été faites sur Scrivener 3 avec Antidote 9.
    Quatre éditeurs étudient le manuscrit de Waiting for Tina. Nouvelles l’an prochain.

    Jean Azarel : la genèse de Waiting for Tina
    https://www.facebook.com/waitingfortina/


    Une expérience particulière : un roman collaboratif

    http://alloe.fr/

    Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #1


    Des projets en cours de révisions et corrections

    • L’écriture plus simple dans la vie créative
    • La publication indépendante plus simple
    • La cuisine plus simple en période créative
    • Le bricolage plus simple dans la vie créative
    • Le jardinage plus simple dans la vie créative

    Ces livres étaient d’abord un seul projet écrit lors du premier Camp NaNoWriMo de janvier 2017, projet développé au NaNoWriMo de novembre 2017, qui a sécrété plusieurs ouvrages spécifiques. Gardés dans mon Journal_2018, sur l’iPad et l’application Scrivener iOS, ces dossiers se voient souvent étoffés de paragraphes ou chapitres supplémentaires au fils des jours et des mois. Méthode de travail particulièrement efficace que je vais expliquer dans un prochain article.


    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 27 décembre 2018


    Crédit couvertures : Adam Molariss for Indiegraphics
    sauf Journal 60 : GK

    Bilan 2018

    • Nombre de mots écrits : 590 000
    • Nombre de pages écrites : 2 360
    • Nombre de livres publiés : 3
    • Nombre de livres republiés : 2
    • Nombre de livres corrigés : 3
    • Nombre de pages assistées : 1 150
    • Nombre d’articles publiés : 70

    Conclusion : vive Scrivener !

     

    Scrivener iOS : écrire un scénario sur iPad

    #scriptwriting #script #scénario #ScrivenerApp #ScriveneriOS

    Le mode Scriptwriting ou Composition proposé par Scrivener, dans son logiciel comme dans son application, n’est pas seulement réservé aux scénaristes ou aux auteurs de pièce de théâtre. Il peut aussi être utile aux vidéastes pour construire leurs projets.

    Il est très simple d’écrire un scénario sur l’application Scrivener iOS pour iPad et iPhone, de deux façons :

    1. On crée un Nouveau projet réservé au script.
    2. On coche une case dans une Nouvelle page à l’intérieur d’un autre projet.

    Dès lors que ces deux éléments sont paramétrés en mode Composition, sont accessibles les formats des : Titre (dit Vedette de la scène), action, dialogue, transition, action, ainsi que le Remplissage automatique de la liste des personnages au fil de l’écriture.


    Paramètres de composition

    On paramètre le projet si on ouvre un Nouveau projet réservé à l’écriture d’un scénario.

    On clique sur la petite roue dentée, en bas, à gauche du Classeur.

    1-Projet_Parametres

    Paramètres des Options

    On fait les réglages des OPTIONS en cliquant sur chaque champ : Classeur, Tableau d’affichage, Éditeur et Dark mode si le fond noir soulage vos yeux.

    2-Projet_Options

    Paramètres du Classeur

    3-Projet_Classeur

    Paramètres du Tableau d’affichage

    4-Projet_Tableau

    Paramètres de l’Éditeur

    C’est ici que se décide l’écriture du script ou du scénarion par Composition.

    5-Projet_Editeur

    J’ai coché toutes les cases de toutes les Options. Voyez ce qui vous convient et décochez-en certaines le cas échéant.


    Page de Composition

    On paramètre la page de script si on écrit cette page dans un autre projet d’écriture. Toujours en cliquant sur la petite roue dentée des Paramètres en bas du classeur.

    7-Page_Parametres

     En cochant la case Composition dans une nouvelle page, l’icône de la page devient jaune. Vous savez qu’elle est formatée selon les normes du métier de scénariste.

    6-Page_Script

    Puis vous pouvez affiner les réglages des Options comme cela vient d’être exposé.

    Ensuite, on embarque pour l’écriture.


    Création d’un Acte 1

    Dans l’Ébauche, on crée un Nouveau dossier, en cliquant sur le Dossier + en bas du Classeur.

    8-Nouveau_Dossier

    Vous rangez bien le Dossier dans l’Ébauche, vous l’ouvrez et créez une Nouvelle page, qui dès lors est jaune, signifiant sa destination de script.

    Vous titrez le Dossier en Acte 1 et la Page en Scène 1, avec les titres que vous désirez.

    11-Projet_Scene

    Création des scènes dans l’acte

    Dans le Classeur, appuyez sur le titre de Scène 1 pour ouvrir l’Inspecteur (ou cliquez sur le I dans la barre du haut de la page. Vous y écrivez le Titre, l’éventuel Résumé, vous sélectionnez l’Etiquette (j’ai mis jaune pour avoir un repère visuel différent de mes pages habituelles), le Statut. Toutes choses qui simplifient la gestion des manuscrits sur le long terme.

    9-Scene_Inspecteur

    Vous vérifiez que l’icône par défaut de la Composition est l’icône jaune. La case de compilation est cochée pour une bonne compilation finale.

    Écriture des scènes

    Vous mettez le point d’insertion dans la page. L’icone Texte est activée en haut de la page par un T blanc dans un rond noir. Vous commencez à écrire d’abord le titre de la scène qui sera paramétré selon les habitudes de la profession.

    12-Scene_Titre

    Dans l’application Scrivener iOS, le titre est traduit par Vedette de la scène.

    On est toujours surpris par la traduction de certains termes sur Scrivener.

    • Vedette de scène serait plus aisément traduit par Titre de la scène.
    • Composition serait mieux traduit en Script ou Scénario qui sont tombés dans le langage courant depuis les années 50 au moins.
    • Composition prête à confusion avec d’autres modes de travail sur Scrivener. Il serait bienvenu dans une page d’écriture musicale, moins dans des pages d’écriture de pièces de théâtre ou de scènarios de films ou séries télévisuelles.

    Bon ! Passez outre et ne vous agacez pas sur ces détails, car le job est bien fait.

    Formats d’écriture de scénario

    Vous avez dans le menu au-dessus de la page de script, tous les formats nécessaires à la bonne écriture de votre projet : Titre, Action, Personnage, Parenthèses, Dialogue.

    13-Scene_menu


    Un script Test

    Testez et vous verrez, c’est très ludique à faire. Je me suis prise au jeu et en un quart d’heure j’avais rédigé deux scènes, un peu niaises, mais c’était juste pour voir comment marchait la fonction. On m’a souvent dit que l’histoire d’Aquamarine 67 fera un joli film. L’idée est revenue en testant le Scriptwriting de ma fidèle application. Voici ce que ça a donné.

    Acte 1 et Scène 1.

    10-Acte1-Scene1

    Scène 1, trois personnages, liste de remplissage automatique de 3 prénoms.

    14-Personnages_3

    Scène 2, deux personnages, liste de remplissage automatique de 5 prénoms.

    15-Personnages_6

    Classeur et Tableau d’affichage. Les cartes affichent le début des scènes.

    16-Script_Tableau


    Compilation du scénario

    17-Compilation_script

    Formats de fichier

    Le script se compile dans tous les formats, PDF, Word, RTF, Texte brut, plus celui de Final Draft (fdx), traduit par Ebauche finale.

    18-Formats_script

     

    Lecture aisée

    Le scénario se lit aisément.

    19-Ebauche_finale


    Un avis autorisé

    Récemment, j’ai été honorée de pouvoir répondre sur Scrivener et Antidote à un auteur français célèbre, Pierre Lemaître, prix Goncourt 2013 pour son très beau roman picaresque Au revoir là-haut. Je n’avais pas lu le roman, mais j’avais eu le bonheur de l’écouter, raconté par la voix de son maître, Pierre Lemaître lui-même. Un pur régal !

    J’ai demandé à Pierre Lemaitre, qui écrit des scénarios s’il utilisait aussi Scrivener pour ses scénarios. Réponse : « Pour les scénarios, Scrivener n’est pas assez performant, j’utilise Final Draft. »

    Du coup, j’ai eu envie de tester Scrivener dans cette fonction. Un prix Goncourt a plus de moyens que nous n’en avons en général. Scrivener coûte si peu cher par rapport à ses possibilités que cela vaut la peine d’essayer. Je me suis amusée à le faire. Et je crois que je vais continuer quand j’aurai fini tous les projets en cours (cinq livres en chantier pour 2019).

    Il existe une application Final Draft Mobile à 10,99€ sur App Store. Le logiciel Final Draft 11 coûte 219€ au moment où j’écris ces lignes, disponible sur store.finaldraft.com. On peut le tester avant achat.

    Je rappelle que Scrivener ne coûte que 21,99€ pour l’application et 42,33€ pour le logiciel de bureau Scrivener 3 pour Mac. Pas de rente à vie à payer comme tant d’autres logiciels. Des prix dérisoires pour le travail permis aux auteurs de toutes catégories.

    L’application Scrivener iOS et le logiciel Scrivener permettent de bien gérer les premiers jets de tous les projets d’écriture à moindre coût, ce qui, par les temps qui courent, devient une immense richesse.


    Bonnes fêtes de fin d’année ! Belles écritures !

    Gaelle Kermen
    Kerantorec, solstice d’hiver 2018


    Crédits

    Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre, Goncourt 2013, version audio lue par l’auteur, Audible
    Aquamarine 67 https://books2read.com/u/mVB12P
    Site de litterature&latte

    Scrivener 3 : regler les objectifs pour le NaNoWriMo

    Le NaNoWriMo2018 commence aujourd’hui 1 novembre. Des milliers d’auteurs s’attellent à leur clavier autour de la planète.

    Pour les NaNoScrivoNautes sur Scrivener3 pour Mac voici comment on peut régler les objectifs du projet d’écriture dans Projet. On voit ensuite les objectifs dans la barre de Recherche rapide.


    Barre de menu du haut : Scrivener > Projet Afficher les objectifs du projet

    NaNoObjectifs

    Objectif de Session : par défaut 100 000 mots, on baisse à 50 000 mots pour le NaNo. Lorsque l’échéance est réglée au 30 novembre 2018 (écran suivant), Scrivener calcule l’objectif de session quotidienne, 1 666 mots.

    1NaNo-obectifs


    Objectif de l’ébauche au 30/11/2018
     2Objectifsebauche


    Objectif de session selon vos habitudes d’écriture

    3ObjectifSession


    Le titre se voit dans la barre de Recherche rapide (si vous avez remplacé Ébauche par le titre de votre ouvrage en cours).

    6BarreTitre

    Le suivi se voit rapidement dans la barre de Recherche rapide à côté du Mode Groupe. Nombre de mots écrits par rapport aux objectifs du projet et des sessions.

    5BarreRechercherapide

    Bon démarrage du NaNo2018. Belles écritures !

    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 1 novembre 2018


    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour MacWindows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

    Jean Azarel : biographie et bibliographie

    Jean Azarel est mon artiste-invité de cette fin de mois d’octobre, my writing guest-star. J’ai présenté hier la genèse de son livre Waiting for Tina. Aujourd’hui, je présente l’auteur, ses influences littéraires, ce qu’il écrit.


    Nous nous sommes connus grâce à Bernard Bacos du site Paris 70. Bernard avait ouvert son carnet d’adresses à Jean pour qu’il puisse contacter des personnes ayant connu Tina Aumont. Bernard m’envoyait Jean, poète de l’édition traditionnelle, pour que je l’initie à la publication numérique et le fasse bénéficier de mon expérience en la matière.

    Nous nous sommes rencontrés chez moi à Kerantorec, lorsqu’il séjournait en Bretagne et les rencontres ont toujours été passionnantes. Il avait collaboré à un livre avec un poète breton, le poète-marin pêcheur de Plœmeur-Fort-Bloqué, Alain Jégou que j’avais eu l’occasion de croiser lors des Rencontre poétiques à la médiathèque de Bannalec le 28 mars 2009. Je l’avais photographié avec sa consœur et voisine Guenane de Larmor-plage et son confrère Alain le Beuze de Moëlan-sur-mer.

    rencontres_poetiques4
    Alain Jégou, Guénane, Alain le Beuze Rencontre poétiques médiathèque de Bannalec, 28-03-09

    Nous avons développé une belle connivence au cours de nos rencontres, dont une avec sa femme Anne Kervoas, qui nous a captés de dos en contemplation sur un banc devant le port le Merrien en fin d’été 2017.

    gaelle et jean août 2017

    Cet été nous nous sommes retrouvés pour travailler dans mon bureau au manuscrit final de Waiting for Tina. Une belle expérience éditoriale. Travailler sur un beau texte, riche, documenté, est toujours un bonheur et un honneur. Un vrai voyage aussi par les rencontres multiples faites par Jean Azarel à l’occasion de ses recherches. Et enfin, un bel hommage à Tina, contribution à un tombeau digne d’elle.

    La fin de la session nous avait trouvés à Kerfany par temps de tempête. Nous avions même réussi à faire un selfie !

    Selfie_Azarel_Kermen
    Selfie de Jean Azarel et Gaelle Kermen à Kerfany par petit temps de tempête le 26 août 2018

    Pour mieux connaitre Jean Azarel, voici sa biographie sommaire.

    Biographie de Jean Azarel

    Jean AZAREL est né en 1954 dans l’octobre blond du Saint-Laurent (Montréal/Canada). Réside dans le Gard, près d’Uzès. Marié à Anne KERZEAS, peintre et céramiste, deux enfants.

    Dans la filiation d’un père journaliste, poète et écrivain, gribouille des petits romans policiers et des histoires de cowboys et Indiens dès l’âge de 8 ans.

    Après des années de silence volontaire, retour à l’écriture en 1995. Puise son inspiration dans la comédie du quotidien, la baie d’Audierne et les pentes granitiques du Mont Lozère pour fabriquer des œuvres éclectiques où se côtoient humour acide, témoignages de vie, rock and roll attitude, et romantisme quasi mystique.

    Écrivains références : les poètes de la Beat Generation, Luc Dietrich, Arthur Rimbaud, les romanciers scandinaves, et parmi les contemporains Roger Boutefeu, Perrine Le Querrec, Alain Jégou, Jack Alain Léger, Marlène Tissot…

    Invité pour des lectures performées, seul ou accompagné d’autres artistes, notamment l’écrivaine Karin HUET, et le musicien KERITY. Depuis 2016, le guitariste de rock Hérold YVARD met ses textes en paysage sonore. Parmi ses dernières prestations : la ZAL (Zone d’Autonomie Littéraire) de Montpellier, les Maisons de la Poésie de Rennes et Avignon, le Festival de Poésie Nomade en Lubéron, Carré d’Art à Nîmes, Voix vives à Sète.

    Présent dans de nombreuses revues : Dissonances, Squeeze, Contre Allées, Nouveaux Délits, Traction Brabant, Teste, La Volée, les Cahiers de Tinbad, Violences, Ouste, Microbe…

    Écrit régulièrement des chroniques de films et livres, notamment pour le blog de l’association Autour des Auteurs en Occitanie.


    Et pour mieux connaitre ce qu’il écrit, voici sa bibiographie.

    Bibliographie de Jean Azarel

    Trois trous dans la fièvre, poésie, Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1998
    Passage du mortel, poésie, L’Itinéraire des Poètes, 2006
    Tassage du mortel, poésie, Gros Textes/Arts et Résistance, 2009
    Papy Beat Generation, récits, coauteurs : Lucien Suel et Alain Jégou, Hors Sujet éditions, 2010
    Marche lente, prose poétique, Samizdat, 2011
    Itinéraire de l’eau à la neige, prose poétique, avec des images de Gaspard R, Gros Textes, 2012
    Jean Azarel’s poetry and texts lectures, CD audio sur de la musique originale de Kérity, 2013
    Love is everywhere, poésie, Gros Textes, 2014
    Le ciel du dessous, poésie, La Boucherie Littéraire, 2016
    Encore plus nu, poésie, Gros Textes, 2017, avec CD audio accompagné par Hérold YVARD
    Trans’ Hôtel Express, récit, Tarmac, 2018, avec CD audio accompagné par Hérold YVARD
    Mater Infanticidium, récit, Z4 éditions, 2018
    Waiting for Tina, biographie poétique et romancée, Les mots des autres, 2018

    À paraître :

    Passe montagnes, poésie, Atelier des Monteils, illustrations de Marc GRANIER, printemps 2019
    La voie est libre, récits, en duo avec Hélène DASSAVRAY

    En cours d’écriture :

    Vous direz que je suis tombé, roman d’après la vie et l’œuvre de l’écrivain Jack Alain LÉGER


    Contact : jtazarel@gmail.com

    Page Facebook : Waiting for Tina – Tina Aumont

    Site de Bernard Bacos Paris 70 

    Sur Alain Jégou (7 octobre 1948-13 mai 2013) Love is everywhere de Jean Azarel


    Waiting for Tina est maintenant achevé. Une campagne de financement est lancée sur Ulele pour le publier en version papier. Parce que Tina le vaut bien et Azarel aussi !


    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 30 octobre 2018

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    portraitGaelleKermenparAnaLDS
    Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
    Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
    Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.