Camp NaNoWriMo printemps 2021

Mon esprit subconscient m’a éveillée très tôt en ce premier matin de mois réservé à l’écriture. C’est le premier jour du Camp de printemps du NaNoWriMo et mon cerveau s’est programmé pour donner la priorité à mes écrits, alors que ces derniers mois il la donnait aux plantations.

Ces derniers jours, l’écriture me démangeait l’esprit. J’ai consacré l’année entière, depuis la mi-mars 2020 au début du confinement 1 jusqu’aux derniers jours de mars 2021, à créer un nouveau jardin, un nouveau talus, un nouveau parc et un nouveau verger. J’ai planté des dizaines et des dizaines de plants, arbres, arbustes, vivaces, bulbes. J’ai aussi installé une ruche et un poulailler et j’ai construit une cabane sanitaire avec des toilettes sèches et une douche où je peux prendre les douches froides qui me tiennent en bon état de marche et d’énergie.

Ces derniers jours de mars, je m’efforçais de finir les aménagements en cours pour me rendre disponible en avril pour des travaux plus intellectuels. J’ai fini de créer un petit bassin pour les abeilles, dans une baignoire de bébé de récupération, j’ai mis en terre les plantes mellifères pour les attirer, j’ai aussi préparé la zone potagère pour les futurs semis d’avril et mai, car je tiens à être la plus autonome possible sur mon terroir.

Après tous ces travaux très physiques, mon corps commençait à fatiguer et je commençais à rêver les articles qu’il me faudrait faire pour compléter la publication de mon dernier livre Clandestine 70.

En quoi les NaNoWriMo ont changé ma vie ?

Comment le fait de me concentrer sur les écrits trois mois dans l’année ont-ils influencé les livres que j’ai rédigés et publiés ?

Que se passe-t-il quand on donne la première place dans nos pensées aux événements que sont deux Camps de printemps et d’été et du NaNoWriMo avant la fin de l’année ?

Il est temps de faire un bilan de ce que le concept de NaNoWriMo a changé pour moi depuis que je le suis fidèlement depuis le mois de juillet 2017.

Je ne vais pas détailler ce que veut dire NaNoWriMo, Na (National) No (Novel) Wri (Writing) Mo (Month), soit le mois national de l’écriture d’un roman, je l’ai fait dans des articles au fil de mon expérience. On les trouve sur mon blog WordPress gaellekermen.net dans le Répertoire des articles sur le NaNoWriMo avec Scrivener.

Cette année, je ne vais pas reprendre un manuscrit comme je l’ai fait il y a un an avec mon Journal de l’année 1970 dont la publication s’est faite le 21 décembre 2020 : Clandestine 70.

Je ne vais pas écrire un livre entier comme je l’avais fait en avril 2018 à partir de ma documentation sur Mai 68, dont la publication s’est faite dans la foulée, pour rester dans l’actualité, à 50 ans de distance : Des pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

Je vais faire le bilan de ce que j’ai fait lors des derniers NaNoWriMo et je vais prévoir ce que je veux faire pendant ce mois.

J’ai l’intention de finir beaucoup de choses pendant avril. C’est bien d’écrire, c’est encore mieux de publier. Sinon, on a cet arrière-goût perturbant d’inachevé dans la tête, ce qui entraîne culpabilité, regret, découragement. Les NaNo m’ont aidée à dépasser ce stade démoralisant et à aller de l’avant avec vaillance et enthousiasme.

Au cours de mes plantations, j’ai dû laisser de côté la série d’articles que j’avais prévu de faire pour compléter le texte et les annexes de Clandestine 70. J’ai préparé des extraits du texte, ainsi que des photos, des documents de mes archives personnelles qui illustreront mes propos de l’époque.

Je m’impose donc de préparer un article par jour sur mon blog gaellekermen.net.

Mais d’abord, il faut faire le bilan de mon travail d’écriture grâce aux camps et aux mois de NaNoWrimo.

Pour cela, je commence par une carte mentale sur SimpleMind.

Le bilan de juillet 2017 à avril 2021

Ensuite, je prévoierai la ligne de temps sur AeonTimeline. Je m’organiserai demain.

Cela sera le premier article de la série.

Mais tout d’abord je vais m’inscrire sur le site pour créer le point de départ de l’aventure et officialiser son lancement.

7:20 solaires (9:20 légales)

C’est fait. J’ai pu faire les routines obligatoires du matin, donner à manger aux trois chats, prendre le petit déjeuner, aller ouvrir aux poules, garnier mangeoire et abreuvoir, faire un tour de parc pour admirer la floraison des prunelliers, des pruniers reine-claude et des mirabelliers de nancy, les premiers arbres fruitiers à s’épanouir, et vérifier que les abeilles de la ruche ont commencé leur travail de butineuse de pollen et nectar. Nous avons fait la visite de printemps mardi dernier, la ruche est populeuse et va nous offrir son premier miel.

Éric Soudy et Gaelle Kermen après la visite de printemps de la première ruche de Kerantorec photographiés par Michel Lefebvre. Nous avons fait tous trois notre stage d’initiation apicole ensemble aux Ruches d’Armalia, Landuc, Moelan-sur-mer en juin 2020.

Tout est en ordre, je peux me remettre au travail de préparation des écrits du mois d’avril.

On peut me trouver sur le lien https://nanowrimo.org/participants/gaellekermen

Camp NaNoWriMo avril 2019 Winner

J’ai fini mon projet. J’ai mis les trophées sur mes comptes Facebook, Twitter et Instagram.

Je suis la seule sur les quatre inscrits à la cabane ScrivenerFR à avoir validé mon projet sur le site du Camp NaNoWriMo d’avril 2019.

Pourtant, au cours de ce mois, j’ai eu mon lot d’embûches pour me faire trébucher.

La chute de la cabane

La cabane d’écriture a été renversée par la tempête du 5 au 6 avril, dès les premiers jours. Pendant une semaine, j’ai fait des nettoyages autour de la cabane avant d’appeler au secours mon voisin David, qui, d’un seul coup de main, c’est le cas de le dire, a redressé la cabane, puis l’a remise sur ses bases avec l’aide de son beau-père, heureux d’apporter sa contribution. Il ne me connaissait que par ouï-dire, ce fut un plaisir de nous rencontrer.

Recaler la cabane

Après ce bon coup de main amical de mon voisinage, il me restait à caler la cabane pour que les rafales de vent ne la renverse plus. Je pouvais le faire seule.

Pourtant, j’avais des lombalgies depuis le mois précédent. Après la chute de la cabane, j’avais dû nettoyer ma grosse tondeuse thermique qui faisait des manières pour redémarrer après le repos hivernal. J’avais fini par tondre la prairie (le terrain fait plus de trois mille ares, ce n’est pas un petit bout de gazon) et je me sentais plus fragile que d’habitude.

Un routine quotidien avec le soleil

Vivant désormais à l’heure solaire, je suivais le rythme naturel du jour, me réveillais avec les oiseaux et dès l’aube j’avançais mes manuscrits de deux guides pratiques sur l’écriture sur l’iPad avec Scrivener iOS et sur l’application AeonTimeline.

Je me couchais après la tombée du jour et dormais d’un bon sommeil. L’avantage d’une vie réglée sur la nature.

Quatre à cinq mois de travail

Un premier jet des deux livres avait été fait au cours des trois mois précédents.

Il s’agissait ce mois d’avril de construire de vrais livres à partir des notes déjà mises en chapitres et sections, au fil de l’inspiration.

Le premier jet rassemble les matériaux et pose les fondations.

La relecture monte les murs et le toit.

La révision apporte les aménagements intérieurs.

Une semaine de travail au jardin

Après la remise sur pied de la cabane, il a fait assez beau et chaud pour que je travaille aussi sur les aménagements des terrasses, en créant une pergola en auvant pour caler la cabane du côté sud, d’où était venues les rafales de tempête.

Du côté nord, j’avais tout de suite contreventé la cabane par des chevrons récupérés sur les lucarnes du toit de chaume réparé en ardoise à l’automne dernier.

Après la pergola, il fallait aménager les parterres devant la terrasse de la cabane d’écriture.

C’était un peu fatiguant. Certains jours, je ne pouvais plus me lever.

Pendant une semaine, je n’ai pas pu travailler aux deux guides en cours.

La reprise finale

Et puis, le mauvais temps revenu, je n’avais plus que ça à faire : finir de relire et réécrire le manuscrit.

Je l’ai fini et validé ce matin.

Parce que je ne supporte pas l’idée d’avorter encore et encore.

Le complexe de l’avortement

Le 25 Mai 1973, j’ai subi un avortement à Londres.

C’est un des plus douloureux souvenirs de ma vie.

Depuis, je ne supporte plus de ne pas aller au bout des projets entrepris.

Je pourrais élaborer un concept sociologique du complexe de l’avortement.

Si je m’engage, je finis ce que j’ai accepté.

Même si je mets du temps pour le faire, je ne renonce pas à faire ce que j’ai commencé.

Aller au bout du chemin

Malgré les imprévus et les fatigues, je suis allée au bout du chemin. Je suis légitimement fière de moi.

C’est le travail de quatre mois intenses, qui va se prolonger au mois de mai pour la mise en forme en ePub pour la bêta-lecture d’abord, en différents formats pour les publications ensuite.

Car un livre n’existe vraiment que s’il est publié.

L’engagement dans le Camp NaNoWriMo m’a permis d’écrire plusieurs livres depuis 2017.

Écrire ces livres me donnent du bonheur.

Le bonheur, ça ne se refuse pas.

Je ne boude pas le mien.

Je vous souhaite de trouver le vôtre.

Gaelle Kermen,

Kerantorec, le 25 avril 2019

P.S. Ne me dites pas que j’ai de l’énergie !

Je n’en ai pas beaucoup. L’expérience de la survivance m’a appris à la gérer au mieux.

C’est pourquoi je transcris mes divers chantiers intellectuels et physiques. Tant qu’il m’est possible, je veux transmettre les stratégies qui marchent pour moi.

Si j’ai de l’énergie, c’est souvent celle du désespoir.

Au lieu de renoncer, j’en fais un bon carburant pour réparer, entretenir, construire et conserver ce lieu qui me porte et m’inspire, dont je suis responsable et gardienne du seuil.

Et j’aime ça !

aquamarine 67 sur ipad us

Pour trouver Aquamarine 67 sur l’iPad, voici le lien : http://itunes.apple.com/us/book/aquamarine-67/id365939934?mt=11

Pour trouver aquamarine67_on_iPad_Us
Pour trouver aquamarine67_on_iPad_Us

© gaelle kermen 2010

aquamarine67 ready for ipad by smashwords

La sortie de l’iPad est prévue pour demain, samedi 3 avril.

Apple iPad Store product-wifi © Apple
Apple iPad Store product-wifi

L’iPad a reçu beaucoup de moqueries, genre « bah il n’a même pas de prise usb ! », qui m’ont rappelé celles qui avaient accueilli le premier iMac en 1998, genre « bah il n’a même pas de lecteur de disquettes ! ». Qui utilise encore les disquettes ?

Malgré ça, l’iPad avant sa sortie a déjà changé les comportements, et toutes les grosses entreprises ont prévu d’y être. Même Amazon, concurrent direct, sort son application Kindle pour être lue sur l’iPad. Même Adobe, dont le Flash est méprisé, développe pour l’iPad.

Sauf les éditeurs français qui boycottent Google, Amazon et Apple, au lieu de négocier !!!

Moi, dans mon coin, tranquille, au fond des landes et des bois, je me suis dit que c’était le moment de publier mes écrits sur ce support, sans attendre que des éditeurs français sortent de leur torpeur et comprennent que c’est maintenant qu’il faut prendre la mer.

J’ai trouvé un éditeur californien, qui a tout mis en route, tout est prêt pour la sortie de l’iPad…

Mon premier roman de jeunesse est déjà disponible sur Smashwords :

De Aquamarine67

Book : Aquamarine 67
Author : Gaelle Kermen (gaellekermen)
Publisher : Smashwords Inc.
Published : 2010-03-10
ISBN : 978-1-4523-0101-3
ISBN assigned : 2010-03-28

1 avril 2010 : examen par Apple pour l’expédition sur l’iBook Store

Et je pense déjà à tous mes Cahiers, ceux de chantier et de jardin notamment, que je vais pouvoir publier, avec des illustrations, au format ePub.

Que de projets en perspective !
J’aime vraiment ça !!!

PS 3 avril : Aquamarine 67 is shipped on iPad !
mais impossible de le voir sur le catalogue US à partir de la France.
On peut toujours le trouver sur :
http://www.smashwords.com/books/view/10864
© gaelle kermen 2010

eBook une introduction

eBook livre électronique

J’ai toujours cru au livre électronique ou numérique et j’avoue ne pas me sentir concernée par les combats destinés à « sauver » le livre papier, qui me semblent plus du XIXè siècle que du XXIè. Je regrette l’attitude de certains éditeurs français, qui me semblent scier la branche sur laquelle ils sont assis. je suis toujours choquée de voir comment certains s’accrochent à leurs acquis au détriment des intérêts du plus grand nombre.

Je ne me sentais pas non plus concernée par les débats sur les débuts de l’internet. Les dieux savent pourtant que j’en ai entendu des dénégations : « Ça ne marchera jamais, c’est un gadget, ça ne sert à rien, je ne vois ce que j’y ferai, etc ». J’ai laissé dire, chacun a le droit de penser ce qu’il veut, mais j’ai aussi le droit de choisir le monde dans lequel je me sens à l’aise.

La suite m’a donné raison. Alors je continue ma route en pionnière, elle me convient.

Je ne vais pas entrer dans les polémiques car j’y perdrai un temps trop précieux.

Ce que je vois dans l’eBook, c’est qu’il va permettre à des gens qui n’ont pas assez d’argent pour acheter des livres d’y avoir accès, de nombreux pays n’ayant pas les moyens d’accéder à la culture vont pouvoir en bénéficier. Pas tout de suite certes mais la vague est déferlante sur la planète.

Le livre électronique est un support dématérialisé mais lourd de contenu, quand je vois les trésors, enfin accessibles dans ma campagne profonde, disponibles gratuitement dans le Gutemberg Project ou la Bibliotheca Gallica.

Ce qui ne m’empêche pas de relire les bons vieux livres de ma bibliothèque personnelle. Et cette évolution technologique donnera encore plus de prix à nos vrais livres.

Pour essayer l’eBook :

http://epub-ebooks.net/sample/10864/aquamarine-67

http://ebooks-francais.com/sample/10864/aquamarine-67

http://www.smashwords.com/books/view/10864

© gaelle kermen 2010