Kit de survie NaNo #2 : écrire avec Scrivener

Les outils qui me sont nécessaires pour écrire

nano_logo-830912ef5e38104709bcc38f44d20a0dVoici ce que je trouve indispensable pour écrire désormais avec des outils performants, selon mon expérience.

Je ne conçois plus d’écrire autrement qu’avec Scrivener, donc mon Kit de survie est éminemment lié à ces outils : logiciel et application.

Il vaut mieux se former avant d’entamer le NaNo, pour pouvoir oublier la technique et se concentrer sur l’écriture. Pourtant, le Scrivener a été testé lors du NaNoWriMo de novembre 2007. Certains auteurs lui sont restés fidèles depuis dix ans et ont aidé à l’améliorer pour notre plus grand plaisir et confort de travail. C’est donc qu’on peut tester un nouvel outil en phase de création. C’est à vous de voir.

Sachez que Scrivener propose une version d’essai pendant le NaNo et si vous finissez votre roman, vous bénéficierez d’une réduction de 50%. D’autres marques proposent aussi leurs outils, vous les trouverez sur le lien du site du NaNo :
https://nanowrimo.org/sponsor-offers

Pour nous francophones, il y a aussi Scribbook, de Jonathan Kalfa. Si je n’avais pas déjà préparé autant de projets sur Scrivener, c’est sans doute Scribbook que j’aurais choisi.

Je suis désormais très rapide à construire et mener à bien des projets depuis que je maîtrise Scrivener et ScrivenerApp. Je n’utilise pas toutes leurs possibilités, mais je l’utilise au mieux de mes besoins créatifs et éditoriaux, avec une grande sérénité, car ce sont des outils fiables.


Matériel

• Un iPad avec un clavier physique Bluetooth (Mon iPad est mini, mais les iPad Air, iPad 2017 et iPad pro sont parfaits avec l’application Scrivener.)

• Un support d’iPad (un fixe orientable quand on est chez soi, un pliant quand on se déplace)

• Un ordinateur de bureau est un plus pour les corrections, le formatage et la publication future. Pas indispensable au stade de l’écriture pure.

• Un iPhone (pas indispensable, mais un plus pour des notes rapides éventuelles sur l’application Scrivener et une restructuration du plan du projet)


Logiciels et applications

Scrivener for iOS pour iPad et iPhone avec les mises à jour de l’application pour le dernier système iOS 11 qui permet des glissés-déposés, l’utilisation d’un Dossier Fichiers, une meilleure connexion avec des nuages extérieurs

Scrivener for Mac ou Windows

Simplemind+ pour la carte mentale de départ du projet

Notes pour les notes en cours de route

Siri pour activer la dictée dans Scrivener for iOS quand on veut prendre une note rapide

Dropbox : essentiel pour la synchronisation.


Connexion internet

Une box pour connecter l’iPad en WiFi et synchroniser le projet avec les autres supports d’écriture : pour moi c’est le Mac mini de bureau et l’iPhone.


Sauvegarde

Par la synchronisation via Dropbox le projet est sauvegardé sur plusieurs supports et on n’a plus à se soucier de sauvegarder sur des clés USB. On peut le faire quand même si on est parano et prévoir une sauvegarde sur des disques externes branchés au Mac ou PC de bureau.

On peut aussi enregistrer sur un mini disque externe avec prise pour iPhone et iPad, qui fait aussi office de clé USB : i-EasyDrive. J’en ai un, je m’en sers peu. Pas indispensable.

Mon projet, toujours écrit sur l’iPad mini 4, s’enregistre sur Dropbox dès que je clique sur Sync now. Il est enregistré en interne sur l’iPad. Il est synchronisé sur Dropbox. Dès que j’allume l’ordinateur de bureau, le Mac mini, le projet est immédiatement enregistré sur cet autre support. Si j’allume le notebook Asus PC Windows, la synchronisation se fait immédiatement entre le projet enregistré sur Dropbox et celui qui est sur le notebook. Il me semble que cela suffit.

Mais à partir du projet Dropbox, je peux aussi l’enregistrer sur un disque externe.

Si jamais un crash arrivait à l’un des appareils, je ne m’inquiète plus, puisque tout est sur Dropbox, dans le nuage. Lorsque l’alimentation de mon MacBook a rendu définitivement l’âme en 2016, je n’ai eu aucun problème, tout était en ordre et facile à récupérer sur le notebook Asus, puis sur l’iPad. Avoir un ordinateur de bureau fixe est aussi rassurant, mais pas indispensable au stade de l’écriture.

N.B. : Litterature & Latte ne recommande pas la synchronisation de Scrivener sur iCloud pour des raisons techniques.


Matériel supplémentaire pour les déplacements

• Un domino Orange pour les connexions hors de la wifi : abonnement de 40 € pour six mois, renouvelable lorsqu’on dépasse le quota des données. La connexion de Scrivener à Dropbox est rapide pour synchroniser le projet, l’abonnement dure longtemps. (Pas indispensable.)

• Un chargeur portable (Power bank) pour garder l’iPad et l’iPhone en charge quand je pars à vélo faire des courses, nager ou pêcher

• Les câbles de branchement Lightning (ou suivants) du chargeur portable ou chargeur à l’iPad et l’iPhone

• Un chargeur de recharge au circuit électrique avec câble USB normal.


Carnet de notes

Beaucoup d’auteurs prennent des notes dans des carnets papier, comme je le faisais autrefois. Quand je lis certains articles qui recommandent encore ce support, j’ai l’impression de régresser d’un quart de siècle. Mais chacun doit faire selon ce qui lui est confortable. Je sais que tous mes ami(e)s graphistes ou peintres prennent leurs premières notes sur des carnets papier. Moi-même si je veux faire un croquis de chantier avant un plan vectoriel, je prends aussi un papier et un crayon. Mais pour les notes intellectuelles, tout est désormais dans l’iPhone et l’iPad.

L’application Notes est devenue un vrai auxiliaire de travail avec Scrivener 1.1.2. Le nouveau système iOS 11 permet une vraie communication entre les notes prises et les pages en cours d’écriture.

Plus jamais aucune note sur papier que j’égarerais au moment où j’en aurais le plus besoin.


Agenda

J’ai longtemps utilisé des agendas papier, j’en ai toute une collection dans mes archives depuis les années 60. Puis un classeur-agenda dans les années 90. Mais depuis 1999, tout est numérique. Plus jamais de notes papier éparses ou de Post-it collé sur l’écran de l’ordinateur.

J’utilise Google Calendar, synchronisé avec Calendrier sur l’iPad et l’iPhone.

Si je travaillais en équipe, je pourrais partager cet agenda sans problème.


Musique d’accompagnement

Beaucoup d’auteurs écrivent en écoutant de la musique. Il faut donc préparer une play-list ou prévoir un abonnement de musique.

Ce n’est pas mon cas. Le silence m’est indispensable. La seule musique que je supporte est le chant des oiseaux quand j’écris au jardin, ou le cri des goëlands quand j’écris au bord de la mer.


Organisez-vous, pensez à vos besoins et aussi à ce qui vous fait plaisir.
Surtout, n’oubliez pas que la préparation du matériel est essentielle, mais la préparation mentale l’est tout autant. Donc dès à présent, pensez à votre projet du NaNo 2017 !

Belles écritures !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 17 octobre 2017


Crédits


Version d’essai du logiciel Scrivener pour le NaNo2017  http://www.literatureandlatte.com/nanowrimo.php

J’avais traduit le modèle de roman pour le logiciel Scrivener, vous trouverez les liens dans cette page : Modeles Scrivener pour auteurs francophones

Lionel de autoedite qui assure des formations pour bien utiliser a aussi traduit un modèle Scrivener pour Mac et Windows : http://autoedite.net/modele-scrivener-offert/

La version application de Scrivener est disponible sur le site iTunes au prix normal.

Site du NaNo : https://nanowrimo.org/

Scribbook, de Jonathan Kalfa : un studio d’écriture en ligne et en français


Mes guides Scrivener plus simple vous guideront dans l’apprentissage des outils pour Mac, Windows et iOS. Vous les trouvez sur toutes les plateformes numériques en plusieurs formats de lecture.

Sur Iggybook vous les trouvez en trois formats : ePub, mobi et PDF : page auteur

– Guide Scrivener plus simple pour Mac

– Guide Scrivener plus simple pour Windows

– Guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone


Les articles de ce blog peuvent aussi vous dépanner quand vous avez un problème. C’est la documentation la plus complète qui existe en français à ce jour.
Et vous pouvez aussi poser vos questions sur le groupe ScrivenerFR.
Gaelle

 

 

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ScrivenerApp et iOS11 : mises à jour de rentrée 2017

ScrivenerApp et iOS 11 : les mises à jour de la rentrée de septembre 2017

Une nouvelle version du système iOS 11 pour iPad a suscité une Mise à jour de l’application Scrivener pour iOS au mois de septembre 2017. Elle met en valeur les possibilités offertes par l’iPad pour l’écriture.

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La mise à jour de Scrivener est supposée être 1.1.3.

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Chez moi, la version reste en 1.1.2.

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Le guide de MacGeneration écrit par Nicolas Furno m’a permis de mieux comprendre en quoi ces nouvelles fonctions allaient permettre une meilleure utilisation de l’application Scrivener pour iPad et iPhone.

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Cet écran nous montre déjà une des spécificités de iOS11 : avoir deux fenêtres l’une sur l’autre (ou l’une à côté de l’autre).

J’ai retenu quatre grands axes pouvant améliorer la pratique de l’application Scrivener sur iPad : le Multitâche, le Glisser-Déposer, le dossier Files ou Fichiers et Notes.

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Une citation du guide iOS11 par Nicolas Furno, Mac Generation, copiée sur une page de ScrivenerApp

J’en ai analysé les nouvelles possibilités pour ScrivenerApp :

  •   Facilités de lire des notes dans une fenêtre et d’écrire dans l’autre
  •   Rapidité d’intégration des photos dans une page
  •   Notes devient une vraie application et un précieux auxiliaire
  •   Petits trucs du clavier virtuel

Comme d’habitude, j’ai conçu mon article sur les mises à jour sur une mindmap de réflexion, c’est le plan que je suis pour les explications. L’exportation au format texte a permis la structure de cet article.

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Plan élaboré sur Simplemind sur iPad mini 4
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La structure du texte permet une rédaction plus rapide de l’article sur Scrivener (in Journal de vie 2017, puis sur WordPress)

Par glissement du bas vers le haut, on fait apparaitre le Dock, une des nouveautés de iOS11, pratique à utiliser avec Scrivener.


Compatibilités des appareils

Cette nouvelle version d’iOS11 est compatible avec les appareils à partir de l’iPhone 5S (il ne marche pas avec l’iPhone 5C ni les 4 et les 3). Elle est compatible avec l’iPad mini 4, l’iPad Air 2 et les iPad récents : iPad 2017 et iPad Pro.

Importance des gestes

Beaucoup d’éléments nouveaux sont accessibles par des appuis, des sélections, des frottements, des glissements, à droite comme à gauche, en haut comme en bas. Essayez et vous verrez. Sans le guide, je n’aurais sans doute jamais trouvé tout ça toute seule ! En fait, il ne faut pas hésiter à manipuler les fichiers et les éléments, c’est comme si on les prenait en main pour les mettre ailleurs. Pratique !


 Nouvelles fonctions


Glisser-Déposer

Une nouvelle façon de manipuler les outils est le Glisser-déposer que nous faisions avec nos souris, puis avec nos doigts sur les tablettes tactiles. On sélectionne, on appuie, on glisse, on lâche.


Le Dock

Première expérience : faites glisser le bas de votre écran vers le haut : le Dock apparait en bas de votre écran.

iOS11_dock

Le Dock en bas d’écran où vous pouvez stocker vos applications les plus utilisées, vous les faites glisser comme vous le faites sur Mac ou sur Android.

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A droite : les trois dernières applications utilisées.


Le nouveau panneau de contrôle

Refaites le même geste et vous voyez apparaître le nouveau panneau de contrôle.
Vous voyez les dernières pages utilisées dans le grand écran, sur le côté le nouveau panneau de contrôle, en bas le nouveau Dock.

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Selon l’appui, on fait apparaitre différents éléments.

Par exemple le panneau de contrôle ne présente que quatre éléments en haut lorsqu’on le fait apparaître : mode Avion, Données cellulaires, Wifi et Bluetooth.

En appuyant, on voit apparaitre deux autres éléments : AirDrop et Partage de connexions.

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Six éléments dans le panneau de contrôle après appui long

Multitâche

Le Multitâche du système iOS11 s’apparente au Finder des ordinateurs Mac de bureau.
En faisant glisser le Dock : on peut partager des fenêtres d’applications. On peut aller jusqu’à quatre selon le guide. Sur mon iPad mini 4, deux fenêtres me suffisent déjà à compléter beaucoup d’éléments de mes écritures. Sur un grand iPad Pro, peut-être cette pléthore se justifie-t-elle, mais l’expérience m’a appris que souvent « le mieux est l’ennemi du bien ». Je ne prends donc que ce dont j’ai vraiment besoin en adéquation avec ma philosophie de vie.

Les manips s’appellent Split View et Slide Over. Bon, moi il me suffit de comprendre comment ça marche pour faire ce que je veux : écrire. Donc je fais glisser jusqu’à avoir ce que je souhaite pour travailler avec mes fenêtres et faire apparaître les éléments dont j’ai besoin, comme des photos ou du texte.

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Ici deux applications l’une à côté de l’autre, Notes et Photos. On peut régler les fenêtres en déplaçant la poignée au milieu. On peut supprimer temporairement Photos en glissant l’application vers la droite.

 

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J’ai fait glisser une photo de la Pellicule de Photos dans une page de Scrivener. La manip est pratique. L’album reste à disposition si j’en ai besoin plus tard. Tout est très rapide.

La poignée du milieu sert à gérer l’importance des pages.

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  Files ou Fichiers Explorer

Je retrouve dans cette nouvelle ouverture de Files ou Fichiers un élément que j’aimais dans le système Android et qui me manquait depuis que j’étais passée sur iOS. J’aimais bien fouiller un peu partout et j’avais du mal avec l’iPad. C’est plus clair maintenant. On peut aussi sauvegarder des trucs toujours sur Dropbox, sur iCloud bien sûr, mais aussi sur Google Drive, ou d’autres nuages, ce qui permet de passer plus aisément d’un système à l’autre. On pouvait le faire avant par l’intermédiaire des applications. Là, c’est plus direct.


Notes

Notes est devenu une application très complète.

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 Avantages pour Scrivener


Facilités de lire des notes dans une fenêtre et d’écrire dans l’autre

En ayant deux fenêtres d’application sous les yeux, il est beaucoup plus facile de travailler avec une documentation extérieure. On avait déjà deux fenêtres de travail verticales ou horizontales sur le Scrivener de bureau, mais il fallait d’abord importer une page web dans un dossier en dehors du Manuscrit ou avoir importé un texte dans une autre page.


Rapidité d’intégration des photos dans une page

J’avoue que si j’avais eu ces nouvelles possibilités d’intégration des photos dans les guides que j’ai écrits depuis bientôt deux ans, j’aurais été encore plus efficace ! Pour mémoire, pour les premiers guides pour Mac et Windows, j’utilisais des recadrages internes aux deux systèmes et c’était beaucoup plus long. Pour le guide iOS, j’utilisais Skitch, puis finalisais le formatage sur le système Mac de bureau. Pouvoir recadrer et annoter d’un geste, dès la capture d’écran, une illustration d’un texte est un sacré gain de temps.


Notes précieux auxiliaire

L’application Notes a beaucoup évolué pour être compatible avec Apple Pencil utilisé sur iPad Pro. Mais, même sans cet usage, elle est très agréable à utiliser en auxiliaire de recherches et de notes. Personnellement, je l’utilise énormément. Je laisse tomber SimpleNote, que j’utilisais beaucoup sur mes tablettes Android, depuis que je suis passée sur iOS. Avec les nouvelles mises à jour, il est encore plus facile de transmettre une information de Notes à Scrivener pour l’exploiter dans un texte.


Petit truc du clavier virtuel

Le nouveau clavier virtuel présente d’autres caractères grisés au-dessus des lettres habituelles. Pour les écrire dans un texte, il suffit de faire glisser la lettre vers le bas. On gagne un temps fou à ce petit jeu d’apparence anodine, car on n’a plus besoin de faire apparaitre le clavier des chiffres, ou, sur un clavier physique, d’appuyer sur la touche majuscule pour obtenir les chiffres. C’est très rapide et agréable de pouvoir d’un geste avoir les accents et les caractères spéciaux comme le hashtag ou l’arobase rassemblés sur la gauche.


Conclusion

Voici donc quelques manipulations nouvelles à faire sur l’iPad ou l’iPhone pour écrire avec encore plus d’efficacité qu’avant sur l’application Scrivener for iOS 11.

Nous avons nos propres préoccupations d’écritures selon nos objectifs créatifs. Si vous avez vu d’autres possibilités que celles que j’évoque ici, n’hésitez pas à partager vos idées.

Nous avons désormais un groupe Facebook francophone Scrivener(FR) où nous pouvons poser nos questions en cas de panne ou blocage et partager nos découvertes et expériences. Merci à Mathieu pour cette initiative de rentrée 2017 !

Bientôt le mois de novembre, mois du Nano. J’avais fait le camp de juillet dernier. Le NaNoWriMo 2017 devrait être une bonne cuvée avec de si bons outils de travail. Je m’y prépare déjà et vous en dirai plus très bientôt !

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 10 octobre 2017


Crédits

Guide de Nicolas Furno sur iTunes
Groupe Facebook : Scrivener (FR) 
Scrivener for iOS 11 sur iTunes

ScrivenerApp avec SimpleMind : importer un fichier texte

Sur ce blog, j’ai déjà dit tout le bien que je pensais de la possibilité de construire des projets conséquents à partir d’une carte mentale, heuristique ou mindmap, en l’exportant en OPML pour avoir toutes les parties et chapitres prêts à être rédigés et travaillés. Cette solution est valable pour le logiciel de bureau pour Mac et Windows.

Il est aussi très facile d’exporter un texte issu d’une mindmap dans un projet Scrivener ouvert sur l’application de l’iPad ou l’iPhone. Je viens de le tester sur l’application SimpleMind+ pour iOS.

Actuellement, je prépare la version numérique d’un livre consacré au Festival de Wight 1970, dont j’ai publié des articles de blog récemment, 47 ans plus tard à l’heure près. Voir le blog ACD Carpe Diem pour ces archives des temps passés.

Si le texte d’origine a été extrait de mon Carnet de voyage 70, et sera publié dans le cahier de l’année 70, j’avais envie de faire le bilan de ce que représentait Wight maintenant, non seulement pour moi, mais pour les Veterans qui ont apprécié de voir des photos inédites prises par mon photographe de l’époque.

J’ai donc pris mon iPad pour réfléchir, j’ai ouvert l’application SimpleMind+ et j’ai noté mes idées à bâtons rompus, sans me soucier de la forme, en me laissant guider par l’inspiration et le souvenir. En peu de temps, l’essentiel était écrit. J’ai exporté les différents formats par mail. Dans ma messagerie, j’ai ouvert le fichier IOW70 maintenant.txt, je pensais le copier et le coller dans Scrivener, mais j’ai vu que l’on pouvait l’exporter directement dans Scrivener, dans un projet ouvert.


J’ai ouvert le fichier texte et cliqué sur l’icône Exporter en haut à droite.


J’ai ouvert le projet IoW70 dans mon tableau de bord Scrivener de l’iPad. J’ai cliqué ensuite sur l’icone de Scrivener.

En un clic, j’avais la trame de mon chapitre dans le projet du nouveau livre. Je vais pouvoir le retravailler dans le contexte du livre.

Cette procédure ne marche pas avec d’autres applications comme Notes ou Simplenote, je viens d’essayer. Comme je l’ai dit souvent, le fait de démarrer un projet sur une mindmap et de l’exporter sur Scrivener a débloqué beaucoup de limites que je m’imposais moi-même en levant bien des inhibitions d’écriture.

Une procédure simple et efficace comme tout ce que nous permet l’application Scrivener for iOS, une fois de plus. Et j’en apprends encore tous les jours !

Bonne rentrée de belles écritures !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 4 septembre 2017


SimpleMind+ pour iOS

Scrivener for iOS sur iTunes

Articles sur le Festival de Wight 1970 vu par 2 Frenchies

Groupe Facebook des Veterans de Wight 70

CampNaNoWriMo : quatrieme semaine

Le samedi 22 juillet 2017 marquait le début de la quatrième semaine du Camp NaNoWriMo 2017. J’avais prévu d’entamer la révision du projet.

Bilan des trois premières semaines

J’ai bien progressé, mais je n’ai pas fini la rédaction comme je le pensais en élaborant mon programme. Le long week-end du 14 juillet a vu plusieurs passages chez moi qui ne m’ont pas laissé autant de liberté d’écrire qu’en temps normal. Ma concentration n’est jamais la même quand je suis seule, qu’il y a du monde chez moi ou que je suis interrompue dans mon élan.

Je n’ai donc pas fini la rédaction que je pensais terminer en fin de troisième semaine. Je voulais revoir l’ensemble du livre en fin de Camp, il me faudra reporter cette tâche au mois d’août, ou plus tard après avoir laissé reposer le projet.

Je dois écrire encore bien des chapitres prévus au plan de départ réfléchi sur la mindmap (carte mentale ou heuristique en français). Et comme une idée en fait jaillir une autre, j’ajoute de nombreuses pages au projet dans le classeur de Scrivener for iOS.

Pourtant, il ne faut jamais s’inquiéter de ne pas écrire tous les jours. Après le 14 juillet, j’ai repris l’écriture et la courbe du projet sur le site du Camp NaNoWriMo a repris de la hauteur.

Lors d’une nouvelle interruption forcée le jeudi 20 juillet pour aider une amie à corriger son manuscrit, je n’avais rien pu écrire sur le livre. Le vendredi 21, je lui ai montré comment revoir elle-même tout le roman, je l’ai laissée se débrouiller, j’ai pu me remettre à l’écriture. Entre le matin et le soir, j’ai écrit plus de 3 000 mots et dépassé les 22 000 mots du projet.

Ce temps suspendu a permis aussi au livre de s’approfondir, comme une maturation. Il semble acquérir sa vie propre, son souffle personnel. Je le trouve moins sec, moins injonctif, moins formaté, plus discursif, plus anecdotique, plus vrai. En fait, dans nos échanges, oraux ou écrits, ce sont les histoires qu’on se rappelle. On peut écouter ou lire une démonstration intéressante, mais c’est l’histoire racontée par le conférencier ou l’écrivain que le cerveau ludique mémorisera. Aussi, je lâche les chevaux, je les laisse aller où ils veulent en fonction du thème choisi dans chaque chapitre et sous-chapitre. Et l’écriture devient facile, logique et euphorisante.

J’allais oublier de parler de Virginia Woolf dans le chapitre sur l’environnement de travail que je croyais avoir fini quand je suis descendue déjeuner avec mon amie pour que nous reprenions des forces entre nos écritures parallèles, elle en bas, moi en haut. Et bien sûr, en écrivant sur Virginia, je suis arrivée à Vita, à sa writing-room si bien organisée dans la tour du château de Sissinghurst, dont les jardins restent une source d’inspiration pour le mien.

Ce concept de chambre d’écriture m’est cher depuis des années et j’ai enfin réussi à construire moi-même le cadre de la mienne. Je peux désormais transmettre mes secrets de construction et mes bonnes habitudes qui me permettent de gérer tant de choses avec peu de forces, encore moins de moyens matériels, mais beaucoup de stratégie, d’inventivité et de créativité. Pour beaucoup de bonheur.

Se soutenir dans l’écriture

Certains Camps NaNo se font en réunion de plusieurs écrivains dans un lieu comme une bibliothèque ou un café. La stimulation est réelle. On peut échanger ses points de vue, se soutenir, s’inspirer. Le site du NaNoWriMo propose de s’inscrire en ligne. C’est plus facile pour les Américains, mais je sais que ça existe aussi à Paris.

Chez moi, c’est un mini Camp. En bas, dans mon bureau, une amie travaille à son roman. Moi, je suis en haut dans mon lit, parce qu’il pleut et que je ne peux pas être dehors, j’avance le projet de mon essai sur la Vie créative plus simple. Nos échanges se font à l’occasion d’une interruption pour manger un peu et nous réhydrater après une session d’écriture matinale, rien d’obligatoire pour ne pas déranger l’autre, ou lorsque mon amie s’en retourne dans son village au bord de la mer. Nous respectons nos travaux mutuels. Nos discussions sont le plus souvent littéraires. Et l’inspiration surgit parfois…

Ce dimanche, Scrivener for iOS me signale que mon projet a dépassé les 26 000 mots. Je dépasserai sans doute les 27 000 dans la journée. Il pleut, c’est bien d’écrire, pendant que les bassins se remplissent,  le jardin reverdit, les plantes revivent.


Et le site affiche une flèche sur le rouge du centre de la cible. Le but est proche !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Trouver un lieu de Camp ou de NaNoWriMo pour travailler aux côtés d’autres auteurs : http://nanowrimo.org/local-volunteers

Camp NaNoWriMo : changer ses objectifs de projet

En standard, par défaut, sur le site du Camp NaNo de juillet ou lors du mois de novembre NaNoWrimo, le réglage du roman prévu pour un mois d’écriture est de 50 000 mots, soit l’équivalent d’un roman comme The Great Gatsby de F. Scott Fitzgerald (Gatsby le Magnifique). 50 000 mots représentent un roman de 200 pages environ, si on se base sur une page de 250 mots. Ceci varie selon les éditeurs et les paramètres de formatage. Ce n’est qu’une base de références.

Changer les objectifs du projet
Cet objectif élève le nombre de mots à écrire chaque jour à 1600 mots. Si on ne se sent pas confortable avec cette session d’écriture quotidienne, si on n’a pas assez de disponibilité dans l’emploi du temps, mais qu’on veut quand même aller au bout de son roman ou essai, on peut changer ses objectifs de projet. Il vaut mieux changer ses prévisions que de renoncer à son projet.

On le fait dans le champ Goal des paramètres du projet. Le site fera tous les calculs et graphiques en fonction de ce paramètre.

Personnellement, je n’aime pas me mettre de pression. Au bout de quelques jours, j’ai abaissé mes prétentions de 50 000 mots à 31 000 pour un objectif moyen de 1 000 mots quotidiens. Il n’est pas impossible que je remonte le total d’objectif du projet en fin de semaine puisque j’avance bien désormais. Je le fais sur Scrivener en cours de rédaction d’habitude, quand je vois que j’ai encore des choses à dire. Sinon le logiciel de bureau me signale régulièrement que j’ai dépassé mes objectifs. Le faire sur le site du Camp donne un cadre public à mon engagement.

Pour l’instant, 1000 mots en période estivale de vacances me sont possibles. Quand on habite dans une région touristique comme la Bretagne, on peut être interrompu dans son travail par des gens en vacances. Je limite les visites, mais parfois j’en accepte et ça change tout mon programme.

L’important est d’être régulier et un peu obstiné. Car, une fois qu’on est dans le vif de la rédaction, les idées viennent, s’entrechoquent et on n’est satisfait qu’après les avoir couchés sur la page du traitement de texte, ou de Scrivener for iOS si on a la chance d’utiliser l’outil nomade si pratique.

Valider son projet sur le site du Camp

Au 20 juillet, il devient possible d’enregistrer son texte dans le compteur de mots qui s’affichent sur le site du Camp NaNoWriMo à côté du compteur de mots du projet et de Update.

Alors s’affiche la fenêtre qui permet de copier le fichier entier pour en faire le décompte des mots écrits au cours du Camp NaNoWriMo. Le texte n’est pas conservé par le site, j’ai juste pour compter et valider le projet en tant que Winner (Gagnant-e).

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Tableau d’équivalence entre le nombre de mots et le nombre de pages à consulter sur l’article http://www.aproposdecriture.com/combien-de-mots-doit-compter-un-roman. Ce barême n’a pas de valeur absolue, tout dépend des éditeurs et des formatages adoptés.

Le nombre de mots se trouve en bas des pages en cours sur les traitements de texte ou dans Révision, statistiques, etc.

On ne doit pas confondre le nombre de mots avec celui des caractères (espaces comprises). Les deux s’affichent dans les statistiques. Un feuillet de journaliste se calcule en caractères, non en mots. Ici, dans le projet du Camp NaNo, on compte en mots.

Camp NaNoWriMo

Camp NaNoWriMo juillet 2017 : les trucs stimulants pour avancer le projet

Au douzième jour du Camp, je me dis que l’inscription à cet outil de compagnonnage et d’organisation d’écriture n’a pas été vaine. Elle donne un cadre de référence bien plus facile à suivre que les impératifs catégoriques kantiens que je m’imposais lors de la rédaction de mon premier guide pratique Scrivener plus simple pour Mac.

J’ai dépassé les 12 000 mots ce midi et donc rattrapé les deux jours sans écriture de la première semaine. En me posant chaque matin pour deux heures, j’avance naturellement, sans effort.

Campday12

Je me sens décontractée et concentrée, tout en continuant à faire les autres projets en cours, non moins impératifs, comme trouver un chaumier pour réparer la toiture de ma longère bretonne ou entretenir le domaine à une époque de l’année où les branches prennent facilement un mètre cinquante à deux mètres en moins d’un mois, où tout déborde de tous côtés et pourrait devenir claustrophobant si je n’y mettais bon ordre à l’aide du sécateur, de l’ébrancheur ou de la scie japonaise d’élagage. Sans parler des travaux de menuiserie entrepris pour changer un volet ancien, le recycler en portillon pour le jardin d’écriture d’une amie et copier l’ancien pour en faire un neuf.

Je me sens très à l’aise par rapport à tous les précédents projets que j’ai menés à bien, soit la publication de onze livres en quinze mois, dont un au moins fait plus de six cents pages, puisqu’il contient trois guides, avec de nombreuses illustrations. Les neuf derniers ont tous été écrits, construits et vérifiés sur l’application Scrivener pour iOS (disponible en anglais sur le site iTunes d’Apple).

Qu’est-ce qui me donne cette sérénité ? Sans doute l’expérience des précédentes publications, tant il est vrai que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, en écrivant qu’on devient écrivain, en publiant qu’on devient éditeur. Sans doute aussi l’utilisation d’un outil nomade que je maîtrise bien désormais, car je l’utilise comme unique support d’écriture : Scrivener for iOS, dont j’espérais beaucoup il y a un an quand je l’attendais, mais qui m’a donné bien plus que je ne l’aurais oser l’imaginer, soit une totale liberté d’écriture, partout où l’inspiration arrive, à chaque moment qu’une idée se forme.

Mais il y a en plus le cadre du Camp NaNo qui propose de nombreux trucs stimulants. Le NaNoWriMo a été conçu par des gens qui pratiquent l’écriture, qui en connaissent les failles et les faiblesses. Les risques d’abandonner en route un roman ou un essai  étant très courants, ses créateurs nous envoient chaque jour un mail d’encouragement. On peut aussi correspondre avec des camarades de cabane ou des potes (pote vient du breton paotr, gars) d’écriture, des « buddies » (buddy est le diminutif de brother, frère en anglais). Ma cabane m’a été choisie de façon aléatoire par le site, puisque je ne connaissais personne, mais je commence à correspondre avec quelques filles qui écrivent en même temps que moi, aux Etats-Unis, et j’ai été contactée par une jeune étudiante Erasmus en Pologne, qui m’a trouvée sur mon blog. Nous sommes « buddies » ! Elle a 21 ans, moi j’en ai 71,  un demi-siècle nous sépare, mais nos bateaux sont sister-ships, nous naviguons de conserve, au-delà de l’espace,  l’esprit est commun.

Dans les trucs stimulants, je relèverai deux d’entre eux :

  • les NaNoSprints lancés sur Twitter
  • les rendez-vous hebdomadaires d’une heure pour écrire ensemble.

CampNews100717

Ce mercredi 12 juillet a lieu le deuxième rendez-vous. Il est calé sur l’heure de la Californie, mais un lien renvoie à une conversion du temps selon les zones horaires.

ConversionTime

Pour ma zone horaire, le rendez-vous de 1 heure de l’après-midi en Pacific Zone Time serait à 22 heures ce soir.

Comme je me lève quand le merle chante au pignon de ma chaumière et que les oiseaux lui répondent depuis les grands frênes voisins, à 22 heures j’ai passé l’heure où la grive musicienne lance ses dernières trilles au plus haut sommet des grands arbres derrière le village. Je suis comme les poules, je m’endors avec le soleil couchant.

Mais, si je suis encore vaillante, après cette belle journée d’été où j’ai déjà écrit plus de 4000 mots, j’essaierai de suivre le jeu de l’écriture en une heure, en pensant que de nombreux auteurs feront la même chose, tout autour du monde. Ce qui est une belle vision de la planète.

Pour les NaNoSprints, c’est trop stressant pour moi, c’est l’application via Twitter de la méthode Pomodoro, vingt-cinq minutes d’écriture, dix minutes de pause. J’ai essayé, ça ne me va pas du tout. Je connais bien mes rythmes, je suis efficace quarante-cinq minutes avec pause de dix à quinze minutes, deux fois, et, en deux heures, j’ai fait l’essentiel de ma journée. Une session de vingt-cinq minutes ne m’est pas naturelle, elle casse mon élan, castre mon inspiration.

NaNoSprints donne le départ de la session et des mots pour soutenir l’inspiration. Je sais ce que j’ai à écrire, donc ce n’est pas une méthode dont j’ai besoin. Et puis, quand j’écris, je ne suis pas branchée sur Twitter.

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Mais ces techniques peuvent convenir à d’autres. Si ça vous tente, voici les liens :

https://twitter.com/NaNoWordSprints

https://fr.wikipedia.org/wiki/Technique_Pomodoro

Quelle que soit la méthode employée pour se stimuler, seul le plaisir d’écrire compte, quand vous sentez le bien-être vous saisir d’avoir fait ce que vouliez faire. Une sensation d’épanouissement, d’accomplissement. Quasiment orgasmique, quoi !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 12 juillet 2017


Auteur des guides Scrivener plus simple pour Mac, Windows, iOS, disponibles en tous formats numériques sur les principales librairies en ligne.


 

Camp NaNoWriMo juillet 2017 organisation du projet

Le programme défini pour le Camp est un exemple concret et aussi une mise en abîme, qui me donne un peu le vertige.

J’écris souvent mes réflexions dans mon Journal de Vie, au quotidien. Parfois, je me dis que cela concerne complètement le sujet du livre enregistré dans le Camp de Juillet 2017. Alors je copie un paragraphe, parfois plus, et je le colle dans un nouveau chapitre du livre. Tout se fait avec facilité et fluidité sur l’iPad. Je vois déjà, au 4ème jour de Camp, avancer mon projet de guide pratique sans fatigue, sans me prendre la tête dans les mains comme le Penseur de Rodin.

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Bien sûr, ce ne serait peut-être pas la même chose pour un roman, où il faudrait déterminer qui fait quoi, le passé des personnages, les lieux de l’intrigue. Mais tout peut servir.

Un modèle de roman pour le NaNoWriMo traduit en français

Vous pouvez trouver un modèle de roman conçu par Scrivener pour le NaNoWriMo traduit en français sur le site de autoedite.net qui assure des formations au logiciel Scrivener pour Mac ou Windows : http://autoedite.net/modele-scrivener-camp-nanowrimo/

Références personnelles

Depuis que j’ai acquis iPad et iPhone, après la sortie de l’application Scrivener for iOS, en août 2016, je n’écris plus que sur ce support nomade. Mes références seront donc essentiellement liées à cet outil d’écriture qui a libéré ma créativité dans des proportions que je n’aurais jamais imaginées. Par contre, je fais toujours la vérification générale et les corrections finales sur les logiciels Scrivener pour Mac et Windows.

Organisation du travail

Le fait de m’inscrire dans le Camp m’a donné un cadre de travail et une obligation de résultat. Je suis heureuse et rassurée de me tenir à un projet défini et structuré, au lieu de prendre des notes sur plusieurs projets à la fois, sans en mener aucun à bien. Je le vois en ouvrant mon Scrivener d’iPad ou d’iPhone : plusieurs projets attendent, des articles qui sont moins d’actualité à force d’en différer la publication. On finit par ne plus voir ce qu’on a sous les yeux et à ne rien avancer. C’est ainsi qu’on apprend.

Je ne dois garder sur Dropbox, dans le dossier SCRIVENER créé au départ, que ce qui est utile dans l’immédiat. C’est à vous de choisir votre dossier lors de la session de Dropbox Settings quand vous enregistrez Scrivener sur iOS (voir mes articles de blog ou mes guides sur Scrivener).

Les autres projets peuvent être mis en attente dans le dossier du Mac ou du PC de Bureau, mais ne doivent pas apparaitre sur l’iPad, où je travaille le plus souvent, l’iPhone servant surtout à prendre des notes lorsque je me réveille et que je veux juste ajouter une idée, avant de me rendormir comme une bienheureuse.

Pour bien avancer sur la route, il faut y voir clair. Mettre seulement les projets en cours dans Scrivener et les synchroniser sur tous les supports permet de mieux concentrer ses forces mentales.

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Objectifs du projet

Pour la longueur du projet : j’ai diminué le nombre de mots de 50 000 à 31 000 pour ne pas stresser sur l’objectif à atteindre.  Ce qui fait 1 000 mots par jour, défi facile à remplir. J’écris souvent plus que 1 000 mots tous les jours dans mon Journal de Vie et mon Cahier de Chantier. Disons que c’est un minimum. Si je fais plus de mots, tant mieux. C’est juste une base pour suivre les progrès chaque jour, encouragement notoire à la poursuite des idées.

Et puis, j’écris un guide pratique pour mieux s’organiser. Donc pour gagner du temps. Il ne faudrait pas trop en perdre à lire le livre.

Pourtant, je ne voudrais pas non plus donner à mes lectrices et lecteurs le sentiment de vide, de redondance ou de déjà vu qu’on a souvent dans des guides pratiques, qui compilent ce qui est déjà publié sur Internet.

Je vais axer principalement mes exemples sur des témoignages concrets, tirés souvent de l’histoire personnelle. Après tout, j’ai des années d’expérience derrière moi. On me demande souvent conseil. Je suis arrivée au stade de ma vie où je dois partager mes connaissances et transmettre mes compétences.

Point en cours de route

Au septième jour, il me semble avoir bien avancé la construction globale dans d’excellentes conditions. Je n’ai toujours pas trouvé de camarades de cabanes pour le Camp NaNoWrimo, mais j’ai l’habitude de la solitude du coureur de fond des bois.

Je n’ai pas écrit le sixième jour, j’avais trop de choses à faire en dehors du livre. Mais le repos est aussi salutaire. Je vais relire le projet entier et en entamer la rédaction proprement dite.


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 8 juillet 2017


Articles du blog sur l’application Scrivener pour iOS https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/


Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016 (1ère édition) -2017 (2e édition).

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