Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #2

La première session francophone d’un roman collaboratif en un week-end a eu lieu le samedi 20 et le dimanche 21 octobre 2018. J’ai raconté la semaine dernière l’essai du chapitre-test. Voici le témoignage de l’écriture d’un chapitre du roman Les mystères d’Arhane, organisé, stimulé, rassemblé, récolé, mis en forme, corrigé, formaté et compilé sur Scrivener3 par Mathieu Nicolas, admin du groupe ScrivenerFR et vaguemestre du site alloe.fr.

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Samedi 20 octobre


 Gaelle Kermen   20 octobre, 07:22

Découvrant mon personnage sur Scrivener iOS au réveil. Impressionnée par l’imagination et l’organisation cérébrale de Mathieu.

AlloePersonnage

#alloe2018 c’est reparti pour la rédaction matinale du #chapitre qui m’est alloué pour #Alloé. Cette fois les deux chattes sont venues s’installer près du support bambou qui soutient l’iPad. Ma prima ballerina impériale Thaï a même tenu à se mettre contre mon épaule, celle qui parfois est douloureuse. Soutien indéfectible de mes deux muses félines siamoises. #ThaïtheWise and #JoyofaToy dites #Thaï et #Toy

iPadThaiToy


 Gaelle Kermen 20 octobre, 13:24

#Alloé 1ère session francophone d’un roman collaborarif en un week-end : décryptage à 4 mains de deux fiches sur carte mentale.

3iPadspour2chapitre

Lise Audoin (auteur de La Grande Flourenn) m’a rejointe au bureau pour que nous analysions ensemble les fiches reçues. Je lui montre comment utiliser SimpleMind, en commençant à mettre les mots-clés sur la carte mentale de départ, comment l’exporter en TXT et récupérer le plan dans son projet Scrivener sur iPad. Ensuite nous nous séparons jusqu’au lendemain après-midi pour écrire chez nous notre propre chapitre.


La carte mentale s’étoffe. Les scènes commencent à se visualiser. Les personnages prennent de la chair et des sentiments.
Magie de l’écriture. #simplemind #alloé2018 #roman #chapitre

MindmapChapitreAlloe


Et la carte mentale devient Plan quand elle est exportée en .txt sur Scrivener…

 alloePlanTexte

Et si la carte mentale était le projet d’un livre entier, je l’exporterais en OPML et j’aurais tous les chapitres prêts à être rédigés.

Exemple sur mon Mac mini de bureau et Scrivener3.
L’opml ne marche pas sur l’iPad ou iPhone, aussi j’exporte en .txt quand je fais des articles pour mes blogs WordPress.
AlloeProjetOPML
L’export en OPML m’a été initiée par Marie Bo dans une de ses vidéos sur son blog Marie Bo Solutions. Dans mes guides Scrivener je l’appelle la « méthode Marie Bo » qui a sacrément changé ma vie d’écriture.

Dimanche 21 octobre

Quelques recherches sur l’histoire de la pollution pour préciser quelques idées au réveil.
Yoga, course pieds nus dans la rosée fraîche de la prairie au lever du soleil. Petit déjeuner solide. Et au boulot !


 Gaelle Kermen 21 octobre, 11:46

Et voila, le chapitre est écrit, en une heure et demie et 2166 mots, je crois avoir fait le tour du cahier des charges. Quand les idées sont bien préparées, la rédaction coule de source. Je peux préparer mon picnic et partir à la côte à vélo pour fêter l’événement ! Trop beau ! Excellente expérience. Merci à Mathieu Nicolas !
Je relirai en fin de journée avec Lise Audoin qui revient cet après-midi ici pour passer nos textes à l’Antidote sur mon Mac de bureau et les envoyer à Mathieu.

DossierchapitreAlloe

Je me suis fait plaisir, le titre du chapitre est L’insoumise.

En exportant la carte mentale en .txt, j’obtiens un texte qui est le plan du chapitre.
En exportant la carte mentale en OPML, j’obtiens un dossier avec plusieurs chapitres.


#Alloé2018 c’est fait, lise audoin et gaelle kermen ont participé. La fête avec un bon thé…


Bientôt le roman collaboratif corrigé !


Icone Facebook : portrait de l’auteur au bandana et panama par Martina Theis (2017)


portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.
Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.
Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.
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Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #1

Il y a un an, à quelques jours près, j’ai rencontré Mathieu Nicolas, le créateur du groupe ScrivenerFR. Nous nous connaissions depuis la fin du mois d’août 2017, mon mail lui avait été confié par quelqu’un de l’équipe Literature & Latte avant la formation du groupe. J’avais décliné l’invitation à être admin, ne voulant pas m’engager sur plus de choses que je ne pourrais en tenir, mais en fait je m’implique bien dans ce groupe d’entraide à l’utilisation de Scrivener pour les francophones.

Mathieu Nicolas, l’admin du groupe Scrivener FR, avait demandé à me rencontrer pour boire un café, quand il passerait une semaine en Bretagne à Brandivy pour une retraite d’écriture aux vacances de la Toussaint. Nous avions convenu de nous voir le dimanche 1er novembre pour discuter du lancement du NaNoWriMo. Il repartirait en Morbihan après notre rencontre.

Je vis en louve solitaire, mais quand on doit faire près de 200 kilomètres dans la journée pour me rencontrer, je ne me contente pas d’offrir un café ou un thé à mes visiteurs. J’ai donc invité Mathieu à déjeuner avec moi le dimanche midi. Vu son jeune âge, j’avais fait un solide risotto aux légumes. À 28 ans, on a besoin de se sustenter. Mathieu est arrivé à Kerantorec et c’était comme si on s’était toujours connu. Cet état de grâce arrive parfois. Il est vrai que par Internet, par le groupe ScrivenerFR, nous avions déjà échangé et commencions à nous connaître.

Si j’insiste sur ce moment, c’est parce que Mathieu avait vécu la veille un événement peu courant, une performance littéraire en anglais, A Novel in a Day, NiaD. Et il en était tout rayonnant, comme transformé.

Il avait écrit deux ou trois billets sur Facebook pour transmettre son émerveillement de pouvoir écrire sur son iPad installé à la terrasse d’un café d’un port du Golfe du Morbihan. Je comprenais son excitation, je la vivais depuis que j’avais acquis un iPad mini 4 avec Scrivener for iOS pour pouvoir écrire dehors dans mon jardin ou sur les chemins.

Mais il y avait plus que l’utilisation d’un matériel informatique, aussi performant fût-il. Mathieu venait de vivre une expérience particulière.

Nous étions au coin de la cheminée du salon-bibliothèque. Le feu brûlait joyeusement dans le poêle. Je l’écoutais me raconter son expérience, là où j’avais reçu des gens comme les Badinter, les Groult-Guimard, Pierre Richard, Jean Carmet, Yves Robert et tant d’autres. Surtout je revoyais, assis à sa place, Gwench’lan le Scoezec, médecin-sophrologue et Grand-druide de Bretagne, m’expliquer tant de choses sur la subtilité des énergies captées entre les deux mondes, celui des vivants et celui des morts, que nous allions fêter le lendemain.

Mathieu avait senti que « quelque chose » s’était passé. Il avait éprouvé le besoin d’en faire un article tout de suite sur son blog. Mais certaines expériences intérieures ne se traduisent pas, elles se vivent, Gwench’lan aussi me l’avait appris.

https://mathieunicolas.net/2017/10/22/novel-in-a-day/
https://mathieunicolas.net/2017/10/28/novel-in-a-day-mission-accomplie/


Cet octobre 2018, Mathieu a décidé d’adapter l’expérience anglaise en français et a lancé l’idée sur le groupe ScrivenerFR pour trouver le nom. C’est Alloé qui l’a emporté : « Allez, on écrit ! »

Le titre m’a tout de suite donné envie d’y participer. J’aime particulièrement cette stimulation que nous vivons au moment des NaNoWriMo, quand je sens l’égrégore de l’écriture rayonner autour de la planète.

Mais je pensais qu’un roman ne me concernait pas. Je suis une diariste, je sais écrire des chroniques, des essais, des articles, des fiches et guides pratiques, mais je ne suis pas romancière. Je l’avais décidé très jeune après avoir passé beaucoup de temps à écrire Aquamarine de 1969 à 1973, pendant mes études à la fac de Vincennes-Paris 8, qui va fêter son cinquantenaire en janvier prochain.

Je trouvais que les gens qui écrivent leur journal sont moins bons quand ils romancent leurs histoires. C’était le cas pour Anaïs Nin et pour Benoîte Groult, que j’avais eue comme cliente à la Crêperie à la ferme de Kerantorec, crêperie artistique, musicale et littéraire tenue de 1976 à 1986.

J’avais renoncé à la forme romanesque et j’avais décidé que je n’étais pas douée pour l’imagination et que je ne saurais jamais m’impliquer dans un projet collaboratif en écrivant un chapitre imaginé selon quelques directives et consignes de personnages, lieux, intrigues.

Par certains proches, j’avais été traitée de « rêveuse » qui devait « redescendre sur terre » et j’avais sans doute eu à cœur de montrer que je n’étais pas l’irréaliste qu’on croyait en réalisant des ouvrages en maçonnerie, menuiserie, terrassement, bûcheronnage ou tous Travaux d’Hercule révélant mes talents bien concrets et pragmatiques.

J’ai d’abord négligé l’invitation de Mathieu sur le groupe alloe.fr qui lançait une première session francophone d’un roman en 42 heures les 20 et 21 octobre 2018.

Puis il a lancé un chapitre-test. On pouvait donc essayer sans risque de se mettre en situation et de voir si on pouvait s’impliquer dans un projet commun. J’ai donc fait le chapitre-test.


Le samedi

Au réveil, j’ai ouvert les fichiers envoyés la veille au soir par Mathieu pour m’entraîner à écrire un chapitre en un week-end.

Résumé

En Hiver. L’après-midi touche à sa fin.
Erwin est sur une route de terre battue qui traverse une forêt dense et a priori hostile, surtout en hiver. La route est également peu sûre car elle est largement empruntée pour se rendre à la ville, et les voyageurs sont souvent la cible de personnes mal intentionnées.
Il cherche activement un endroit où établir son campement pour la nuit. Il a froid, il est trempé, et le temps presse.
Il doit rejoindre son maître, Shaya, le lendemain matin. Elle l’attend dans une auberge de Sidhr, une petite ville qui se situe à moins de quatre heures de marche.

Fin du chapitre : Erwin trouve la mort à côté de son feu de camp.

Version : document réalisé le 04/10/18.

J’étais un peu confuse en lisant le résumé avec un vieux doute sur mes capacités à imaginer quelque chose. Je m’étais interdit le roman pour me cantonner aux chroniques d’un journal tenu au long cours, où je savais écrire sur tous les sujets en restant toujours dans la réalité.

Erwin

État Civil : Erwin est un homme d’une vingtaine d’années.
Description Physique : Grand, allure dégingandée. Cheveux blonds et suffisamment longs pour lui tomber régulièrement devant les yeux. Il a le teint pâle et ses grands yeux lui donnent parfois un regard un peu naïf.
Famille/Passif : Inconnu.
Caractère, Points Forts/Faibles : Il est très heureux et s’estime chanceux d’avoir été accepté par Shaya, son maître. Il la respecte énormément. Elle lui enseigne une technique de méditation, le keito, qui permet de percevoir les êtres vivants aux alentours et d’avoir avec eux des échanges primaires (images, sensations…).  Il est cependant un peu perdu et éprouve quelques difficultés avec les exercices qu’elle lui impose.

Version : document réalisé le 04/10/18.

Pourtant, dès la lecture des consignes, les idées ont commencé à arriver, je visualisais le personnage (je le voyais un peu comme Mathieu), j’essayais d’apprécier le stade où il en était sur son parcours et je devais imaginer sa fin, une fin triste, on le retrouvait mort près de son feu de camp le lendemain.

Cette idée de la mort du personnage me perturbait au fil de la journée. Je ne voulais pas de cadavre dans mon texte, je déteste de plus en plus ces livres qui nous présentent la vie comme un danger permanent alors que ce n’est pas le monde dans lequel je vis. Il fallait trouver autre chose.

Des images se formaient et je voyais déjà la conclusion d’une vie après la vie, comme je l’ai déjà expérimentée aussi.

J’avais déjà envie de reporter mes idées sur une carte mentale. C’était plutôt bon signe. Je faisais les prises de notes sur SimpleMind et prévoyais d’écrire le chapitre sur Scrivener dans mon Journal comme je le fais pour des articles de blogs ou des parties de livres en cours.

Image1mindmapAlloe
Première carte mentaleSimple Mind faite sur iPad 2017

Je ne me sentais pas efficace le samedi pour écrire. Il me fallait faire comme les chattes, dormir, me reposer, rêver. J’ai fait une première carte mentale sur l’iPad prêté par mon ami Bruno pour m’apercevoir que je ne pouvais pas la partager, l’application n’étant pas enregistrée sur son compte iCloud. J’ai exporté la copie écran sur mon iPad mini pour la recopier sur ma version payée.

Image2mindmap Alloe
Deuxième carte mentale plus étoffée, faite sur Simplemind sur iPad mini 4
IMG_texteScrivener
Report du texte de la carte mentale dans une page de l’application Scrivener for iOS comme première trame du chapitre

Je pensais toujours au sujet du chapitre en me disant que ce n’était pas mon truc ce genre d’exercice de style. Pourtant, je continuais à avoir des idées, des visions, et des phrases et des paragraphes dansaient dans ma tête.

J’ai décidé de laisser passer la nuit. Si l’inspiration venait le dimanche matin, j’écrirais. Si ça m’ennuyait d’écrire, je laisserais tomber et aviserais Mathieu que je ne participerais pas à la performance littéraire.


Le dimanche

Avant de me concentrer sur ma page Scrivener de l’iPad, j’avais fait quelques recherches rapides sur la barbacane du château de Foix et sur le Col des Marrous, qui s’imposaient dans mes visions.

En fait toutes ces images sont dans ma tête, il suffit de les évoquer pour m’y retrouver à distance, même après des décennies. Mais l’écriture m’a fait voyager plusieurs jours dans ces contrées ariégeoises par la grâce du personnage, du décor et du thème proposés par Mathieu. Force et magie de l’écriture en voyage astral au-dessus des montagnes.

vue-en-plan-du-chateau-de-foix02

Le col des Marrous (09000 LE BOSC) est un lieu de randonnées pédestres et cyclistes. Le Tour de France y passe parfois, pour mon grand régal.

L’inspiration était venue, qui m’a menée là où j’avais eu quelques visions, dans la forêt primaire dont j’ai eu quelques aperçus cet été au cours de mes randonnées côtières à vélo, mais aussi de la barbacane de Foix jusqu’au Col des Marrous où j’ai vécu dans les années 73-83.

J’avais continué à prendre des notes sur Scrivener pour la trame. Soudain la conclusion s’était imposée au cours de la rédaction alors que j’ignorais au départ de quoi serait fait le chemin parcouru par Erwin.

L’initiation (titre devenu La dernière étape)

Personnages : Erwin le disciple, Shaya le maitre keito

Fin du chapitre : Erwin est trouvé mort près de son feu de camp
Recherches des assistants de Shaia
Battue dans les bois de feuillus

Lieux : Un feu de camp pour la nuit. Erwin seul.
Une route peu sûre. Le col des marrous (des voleurs).
Une auberge : Vallée de Massat. Shaya et ses assistants

La fin : Expérience de Mort Approchée. Au-delà des apparences. Présence intérieure.

Temps :
Jour : Erwin sur la route. Shaya à l’auberge
Soir/Nuit : Feu de camp près d’un oratoire en contrebas de la route

Initiation: Questionnement sur son discipulat. Interrogations. Méditation devant l’immensité du ciel. Demande d’un signe.

Chute d’une météorite : Shaya est réveillée dans la nuit

Matin : Shaya attend Erwin. Recherches au devant vers le col des Marrous

Un cratère s’est creusé devant l’oratoire.
Il ne reste plus d’Erwin que des poussières d’étoile.
On y vient depuis en pèlerinage pour trouver l’illumination, le questionnement sur son destin, on y cherche la fusion cosmique avec le grand Tout. On dit même que la terre magnétisée y est guérisseuse.

Franchement, je ne me croyais pas capable d’imaginer ce genre de fable, mais c’est venu d’un seul jet.

J’avais eu des visions la nuit précédente avant de m’endormir ; le matin au réveil, elles étaient encore là, plus précises. Un seul remède pour me vider la tête : les écrire. Plus de 2000 mots en deux heures. Un bon rendement : à 11:35, j’avais fini l’histoire. J’avais mis deux heures à la rédiger. Il fallait relire l’ensemble un peu plus tard, le passer à l’Antidote et l’envoyer à Mathieu.

En fin de journée, j’envoyais le fichier du chapitre à Mathieu. À l’heure dite à quelques minutes près. J’aurais dû revoir tout de suite ma copie parce qu’en fin d’après-midi j’ai toujours un gros coup de barre. Je le saurai pour la vraie performance d’un Roman collaboratif en 42 heures. Alloé !


La veille de alloe 2018

Cette performance m’a transformée comme celle de l’an dernier semblait avoir transformé Mathieu quand il est arrivé chez moi tout auréolé de lumière. Je suis myope, depuis ma petite enfance j’ai pris l’habitude de voir les gens en intensité de lumière. Je peux dire que Mathieu rayonnait. Je ne sais pas s’il a été conscient de sa transformation, je veux le croire, parce qu’il a publié Les contes de la nuit des marmites cette année et réalisé de belles choses.

Moi aussi, je suis désormais transformée par cette expérience intérieure. J’envisage de romancer certaines parties sensibles de mon Journal que je ne peux publier in extenso. Je peux raconter des histoires sans être trop littérale, mais plus littéraire. Et ça fait toute la différence du monde !

Ce week-end-là, je lisais La trilogie marseillaise de Jean-Claude Izzo et je comprenais que la forme du roman permettait aussi de transmettre des idées, philosophiques, sociologiques, politiques, économiques, écologiques. Jusque-là, je ne l’avais pas cru possible pour mes écrits.


Week-end du 20-21 octobre 2017

Je m’étais donc limitée moi-même. Les barrières sont toujours dans nos têtes.

Ne vous limitez jamais. Jetez-vous à l’eau, nagez, écrivez ! L’adrénaline est aussi forte en performance littéraire qu’elle peut l’être en art ou en sport.

Rendez-vous dans la nuit du 20 au 21 octobre, copies à rendre le dimanche 22 avant 18 heures à mathieu@alloe.fr.

Et un peu plus tard pour voir le résultat final de nos contributions.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 20 octobre 2018

PS pour le texte écrit pendant ce chapitre-test, il est possible que Mathieu publie un bonus où il figurera. A plus tard donc !

Et d’ici là, écrivez, participez !


groupe ScrivenerFR
Literature & Latte (Scrivener)
A Novel in a Day, NiaD (idée de Pigfender)
blog de Mathieu Nicolas
https://mathieunicolas.net/2017/10/22/novel-in-a-day/
https://mathieunicolas.net/2017/10/28/novel-in-a-day-mission-accomplie/
allez on écrit ! alloe.fr
http://alloe.fr/participer-2018
http://alloe.fr/chapitre-test



portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com.

Publications 2017

Depuis que j’ai acquis l’application Scrivener for iOS en aout 2016, mes publications et écritures ont pris de l’élan et de l’ampleur.


Trois rééditions en janvier 2017 des guides francophones Scrivener

  • Scrivener plus simple pour Mac, guide francophone, 2e édition, janvier 2017
  • Scrivener plus simple pour Windows,  guide francophone, 2e édition, janvier 2017
  • Scrivener plus simple pour iPad et iPhone,  guide francophone, 2e édition, janvier 2017

Trois coffrets aux prix attractifs en janvier 2017 des guides francophones Scrivener

  • Scrivener plus simple pour Mac et iOS
  • Scrivener plus simple pour Windows et iOS
  • Scrivener plus simple pour Mac, Windows et iOS

Les guides Scrivener plus simple sont régulièrement en tête des ventes sur Amazon de la catégorie Logiciels.


Trois parutions en mars et septembre 2017

  • Smashwords plus simple pour les francophones, guide pratique gratuit le 3 mars 2017
  • Aquamarine Revisited (collection Archives), cahier de 1967 annoté pour le cinquantenaire, publié le 30 mars 2017
  • Le Festival de Wight 70 vu par 2 Frenchies (collection Archives), cahier de 1970 publié le 10 septembre 2017

Écritures au cours des mois de NaNoWriMo en juillet et novembre 2017

  • Construction et premier jet d’un essai sur l’écriture et la créativité en juillet pendant le Camp NaNoWriMo d’été.
  • Revu et corrigé en novembre, il se scinde en trois autres guides : Chantier, Jardin et Cuisine plus simple.

Ces projets sont abandonnés temporairement pour permettre l’écriture d’un guide pratique sur le logiciel Scrivener 3 sorti le 20 novembre 2017. Le livre sortira le 2 février 2018.


Les guides Scrivener plus simple pour les francophones sont régulièrement en tête des ventes d’Amazon dans les catégories Bureautique et publication et Logiciels.


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Gaelle Kermen est écrivain diariste, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (1969 à 74)

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
«  Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais ! »

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 17 juin 2018
ACD Carpe Diem


L’auteur
Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS, Scrivener 3). Les ebooks sont disponibles sur les plateformes numériques en plusieurs formats de lecture pour liseuses et tablettes.

Page auteur sur Amazon (format mobi)
Page auteur sur Apple (format epub)
Page auteur sur Kobo (format epub)
Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

Après le livre et sa publication : reflexions sur la sante en ecriture et la necessite de faire du sport pour bien vivre

Extraits du Journal de vie après l’écriture et la publication en précommande de Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version 3.0 pour Mac
Réflexions sur la santé en écriture et la nécessité de faire du sport pour bien vivre

Vendredi 26 janvier 2017

J’aimerais bien ne rien faire en travail pour décompresser. Je vais essayer de faire un tour à vélo jusqu’à Trenez pour m’aérer et méditer devant la mer. Besoin de voir un horizon plus large après deux mois d’intense concentration dans mon cocon laborieux. J’imagine déjà mon itinéraire, je ne peux pas passer par les chemins qui doivent être complètement embourbés en ce moment. Donc, ça va être la route ! Je visualise mon parcours.

Maintenant que je me suis arrêtée, après deux mois d’exercices intellectuels intenses, je sens la fatigue me tomber dessus. Tous mes muscles crient, épaules, nuque, bras, mains, dos, torse, cuisses, jambes, tout a été tendu comme un arc avant la décoche de la flèche. Dans ces cas-là, la meilleure thérapie, c’est de continuer à exercer le corps dans une autre activité physique. Si je m’arrêtais, ce serait beaucoup plus dur. Mais si je fais une bonne virée à vélo et que je prends l’air en oubliant les soucis et angoisses de publication, je sais que tout ira bien. Le soleil est là, le vent est tombé, j’en profite. En route avec Strava !

Samedi 27 janvier 2018 7:17 lit clavier iPad

Je l’ai faite ma virée ! Et j’en suis transformée. Physiquement d’abord, parce que les tensions se sont déplacées, j’ai toujours mal partout, mais de façon uniforme et confortable. Intellectuellement, je me sens ressourcée, renforcée dans mes convictions qu’il faut une vie équilibrée entre les efforts physiques et les efforts psychiques. J’ai eu beaucoup d’idées en pédalant, j’écrivais dans ma tête, je n’ai pas pris de notes, je sais que les phrases et paragraphes reviendront. Je ne m’inquiète pas. Je me sens bien. Fatiguée et heureuse de l’être. Ce que j’ai produit, pendant ces deux mois, depuis la sortie de Scrivener 3, le guide qui va sortir le 2 février, personne d’autre que moi ne l’a fait. Il est mon ouvrage, le fruit de mon travail. En plus, je suis la première Française à écrire un livre sur Scrivener 3, comme je l’avais fait pour Scrivener for iOS. C’est bon pour le moral.

Hier, je pensais au réveil être trop fatiguée pour travailler encore. C’est souvent dans ces cas-là que j’en fais le plus, une fois l’instant de découragement dépassé.

En descendant au bureau, j’ai vu que Smashwords avait accepté le guide dans le Catalogue Premium. Il serait donc publié chez Apple, Kobo et toutes les librairies numériques en contrat avec la plateforme de Los Gatos. Cela voulait dire que mes paramétrages de compilation en .doc avec Scrivener 3 étaient bons et remplissaient toutes les conditions d’exigence du catalogue. J’ai alors décidé de publier le module des tutoriels anglais, en permafree, en introduction à l’apprentissage du nouveau logiciel.

Là, au moment de remplir la fiche d’enregistrement du livre sur le site de Smashwords, j’ai vu que ma couverture, bâclée pour le PDF envoyé aux bêta-lecteurs, ne remplissaient pas les conditions demandées par Smashwords. Je l’ai copiée, mise sur clé USB, branchée au vieil iMac de 98, le premier iMac de l’histoire d’Apple, qui me sert toujours. J’ai ouvert Photoshop, la version antique aussi, 4 je crois, j’ai converti la taille (1400 px de large) et la définition de l’image (300 dpi). La couverture a été acceptée sans façon par Smashwords.

J’ai fait un mail à Adam, mon cher graphiste, pour lui dire que j’avais besoin de sa pâte ou de sa patte professionnelle pour harmoniser cette couverture avec les précédentes. Il était d’accord. Je passerais commande après une virée à vélo devenue vitale pour aller voir la mer et prendre l’air.

J’ai publié le module des Tutoriels anglais, sans problème avec les paramètres enregistrés dans mes Formats sur Scrivener 3, et j’avais fini à 11:29. Il était temps de partir. Je m’arrêterais à Kergroës pour prendre un sandwich et de quoi grignoter à Trenez. Il faisait beau, mais des nuages commençaient à obscurcir le ciel. Facebook m’avait avisée que la pluie arrivait et que je devais rester à l’abri !

Après avoir fait quelques achats au Proxi de Kergroës, que j’aime bien parce qu’il est à échelle humaine, j’ai tourné sur un chemin évitant la remontée après le tournant de la route de Trenez. Je restais sur le haut de la courbe de niveau, en trottinant parfois pour ne pas descendre de vélo, c’était praticable.

J’ai vu la mer. Toujours un choc dans le plexus solaire. Puis j’ai senti l’odeur particulière de la terre des champs alentours, du varech et des embruns. Arrivée au-dessus de « l’île des marches » comme l’appelait Samson dans son dessin au rotring et laque sur Canson, j’ai discuté avec une dame à cheveux gris qui remontaient la côte venant du parking de la plage, à pied, en tenant son vélo à la main. Elle n’habite Moëlan que depuis deux ans et découvre aussi la commune à vélo. Parfois elle attache son vélo à un poteau, comme j’allais le faire pour le mien, et continue à pied sur les sentiers côtiers. Je ne suis pas encore assez entraînée pour en faire autant. Elle a des jumelles et observe les Glenan, où elle est allée en avril dernier avec un naturaliste, une sortie pour l’observation du narcisse des Glenan, que je devrais faire moi aussi, pour revoir le site important d’un épisode de ma jeunesse, avec Simone Morand et ses enfants.

Nous nous reverrons peut-être au fil de nos virées à vélo. Elle habite près de Kergroës. J’étais heureuse de voir que je ne suis pas seule à faire ce genre de sortie en intimité secrète avec la nature à l’heure où les gens mangent chez eux. C’est stimulant.

Je voyais les nuages s’accumuler sur la mer, il était temps que je mange mon picnic. Je suis restée en haut, sans descendre sur la plage sud à l’abri du vent d’ouest, sur un banc dédié à la mémoire de Jennifer Lewis, 1941-2014. J’ai eu une pensée de paix pour elle. J’avais pris des photos d’en haut, la mer avait des nuances de bleu et de vert incroyables. Les vagues rugissaient. De mon banc, je voyais l’île du dessin de Samson et je rendais grâce à mon grand homme de me permettre de mieux voir le monde grâce à son œuvre. Des cormorans palabraient sur un rocher plein ouest où les vagues venaient se fracasser. Ils ne bougeaient pas, là où nous aurions été balayés comme fétus de paille dans le vent de fin de moisson.

J’ai mangé mon sandwich poulet-crudités, puis des abricots secs. Je retrouvais les habitudes que j’avais autrefois quand, à la même saison dans un chalet de montagne à Bogève en Haute-Savoie, pendant la saison des crêpes sur le bord des pistes, je partais faire des randonnées à ski de fond avec les chiens, Brasses le bouvier bernois et Reine, la grande pyrénéenne. Finalement, j’avais toujours fait du sport. C’est sans doute ce qui m’a sauvée.

Toute ma vie, sauf quand j’étais petite fille, où j’avais fini par être dispensée de gym, ce qui me rassurait bien, car j’étais terrifiée de toujours faire perdre mon équipe quand on faisait un relais. Maintenant, je pense que je pourrais en battre pas mal ; à l’époque c’était mon angoisse de faire perdre les autres. Une des raisons qui m’ont inscrite dans la solitude.

Entre le yoga depuis l’âge de 16 ou 17 ans à l’internat de Paris, suite à la lecture d’une fiche dans le Journal Elle, les séances quotidiennes de gymnastique dans une salle des Champs Elysées, quand je travaillais chez Balmain, Courrèges ou Féraud, les séances dominicales à la piscine de Pontoise, puis plus tard, du tir à l’arc et un peu de course à pied, quand le jogging n’existait pas encore et toujours, chaque été, les longues séances de nage dans la mer depuis que j’étais revenue au pays, je n’avais jamais cessé de m’exercer dès que ma santé me le permettait. Au moins, chaque matin, je faisais quelques asanas de yoga.

Certes, je n’avais jamais fait d’entrainement sportif. Mais j’avais gardé l’habitude de faire des efforts, ce qui m’a bien servi plus tard, quand j’ai décidé de restaurer et entretenir seule mon domaine, entreprenant mes Travaux d’Hercule. Le vélo, je l’avais pratiqué à Saint-Leu-la-forêt autrefois, comme moyen courant de déplacement, qui nous était coutumier et nous menait parfois en bande dans des virées post-baccalauréat jusqu’à l’église d’Auvers et son cimetière où reposaient Vincent et Théo van Gogh, un des premiers lieux de ma reconnaissance artistique, une de mes premières prises de conscience de mon besoin d’expression littéraire.

Mais le moment où j’ai décidé de reprendre un vrai entraînement physique a eu lieu il y a presque deux ans.

Je venais d’avoir 70 ans après une maladie pulmonaire assez grave dont j’étais sortie affaiblie, sans muscles, sans élan. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester comme ça, sinon j’allais vieillir trop vite. Je voyais des gens décliner quand ils ne faisaient plus assez d’exercice., réduisant les efforts et les activités. Je ne suis pas bonne marcheuse. Je me fatigue trop vite. J’aime mieux courir ou pédaler et bien sûr nager. J’ai alors décidé de reprendre mon vélo que je prenais de temps en temps pour faire quelques courses au bourg voisin de 3 km et aller me baigner dans un port non loin à 3 km aussi. Je ne pensais pas pouvoir faire plus de 6 km par jour.

L’été de mes 70 ans, j’ai passé trois semaines à Plœmeur en Morbihan à garder le petit chat de mes enfants en vacances. J’avais emporté mon vélo pour reprendre un entraînement physique plus conséquent que ces allers-retours au bourg ou à la côte. J’ai découvert la commune à vélo. Du centre-ville où je séjournais, je rayonnais de tous les côtés. Mes buts étaient simples, j’avais envie d’aller me baigner, c’était l’été indien de septembre, et de découvrir des mégalithes. Munie des cartes de l’office du tourisme, et de l’application Cyclometer, pour avoir une idée des kilomètres parcourus, j’ai arpenté les chemins de traverse de Plœmeur, le plus souvent vers la mer. J’ai découvert que je pouvais faire bien plus que 6 km par jour, puisqu’il m’arrivait d’en faire trois fois plus et que j’étais en pleine forme ! J’écrivais le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone avec une belle allégresse.

De retour chez moi, j’ai pensé qu’il serait intelligent de ma part d’explorer de la même façon ma propre commune à vélo. Comment n’y avais-je jamais pensé plus tôt ? Et j’ai commencé à me perdre dans les chemins creux. A Cyclometer, j’ai ajouté l’application Strava.

J’ai conquis une bonne santé que je n’avais jamais eue avant, qui enchante mon amie médecin, quand elle me voit arriver en tenue de cycliste à l’une des deux visites médicales annuelles auxquelles je me soumets depuis ma décision de rouler régulièrement à vélo. Je lui ai dit que je refusais d’avoir une vie médicalisée comme celle de trop de mes contemporains dépendants. Je ne suis plus en ALD, je respire bien. Certes, je reste asthmatique chronique. Je prends un traitement suffisant pour me permettre une vie normale. J’évite les réunions et les risques microbiens. Je ne saute plus au cou des gens comme une vieille médaille. Je vis mieux qu’en aucune autre période de ma vie.

Si Robert Marchand, le champion du monde cycliste qui vient d’arrêter sa carrière à 106 ans, avait commencé la sienne à 67 ans, à l’heure où ses « contemporains s’arrêtaient, commençaient à jouer aux cartes et à décliner », je pensais que la mienne, commencée à 70 ans, ne me mènerait sans doute pas aussi loin que la sienne, mais me permettrait des découvertes que jamais je n’aurais pu faire en restant assise dans une auto à voir le monde de loin en passant rapidement.

Je n’essaie pas de battre des records. J’essaie juste de dépasser mes limites. Un peu plus chaque jour. Chaque sortie est un émerveillement. Je roule dans la beauté du monde. Et j’écris, comme je l’avais promis à Vincent et Théo à Auvers… J’avais 14 ans. Je suis restée fidèle aux rêves et espoirs de ma jeunesse.

Quelques gouttes de pluie ont commencé à tomber comme je repartais. Un grain passait. J’ai pris des chemins sous le couvert des arbres pour rentrer. Quand j’ai roulé sur la route, j’ai apprécié la visière que mon réparateur de vélo avait ajusté sur le casque que je lui achetais en guide de cadeau de Noël : la pluie ne tombait pas sur les lunettes. Progrès subtil.

IMG_5789.JPG

Les primevères fleurissent déjà sur les bords du chemin. Après un hiver de tempêtes, le printemps se prépare dans le secret de la terre.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 27 janvier 2018


Crédits

Applications cyclistes : Cyclometer et Strava

Adam Molariss, graphiste pour Indiegraphics

Alain Gouyec, marchand de cycles au bourg de Moëlan

L’île des marches, Trenez, dessin au rotring et laque sur papier Canson, 50 x 65, Yves Samson, 1987, période Kerantorec, coll. part.

Lien au nouveau guide Scrivener 3 plus simple sur Amazon

Lien au nouveau module d’introduction aux Tutoriels anglais de Scrivener 3

Lien au nouveau guide Scrivener 3 plus simple sur Smaswords

Scrivener 3 : synchronisation avec iOS

Il est plus facile de gérer l’application depuis qu’elle a été francisée, au moment de la sortie du logiciel Scrivener 3.

Installez l’application Dropbox sur l’iPad et l’iPhone.

Faites cette procédure quand vous avez une bonne connexion internet en WiFi. Certains problèmes de synchronisation viennent d’une perte de connexion. Il faut parfois faire preuve de patience. Il faut aussi veiller à ce que tout soit bien fermé de chaque côté, mobile et fixe. On ne peut pas reprocher à Scrivener nos propres négligences ou manquements. Si on fait les choses correctement, Scrivener marche parfaitement.

Pour lier l’iPad/iPhone vers Dropbox

Dans le tableau de bord de l’application, cliquez sur Modifier (Edit).

1-iOS_Modifier

En bas, cliquez sur la roue dentée des Réglages (Settings).

2-iOS_Reglages

Cliquez sur Lien vers Dropbox.

3-iOS_LienDB

Autorisez Scrivener à avoir accès à votre Dropbox. OK.

5-iOS_AutoriserScriv

Sélectionnez un dossier qui peut être le dossier créé par l’application Apps/Scrivener

ou un autre dossier comme sur mon écran (SCRIVENER16).

6-iOS_Dossier

Sur votre Mac ou votre PC, vous glissez les projets à synchroniser dans le dossier choisi.

Cliquez sur OK en haut à droite.

Sur l’iPad/iPhone la synchronisation se fait dès que vous cliquez sur OK.

7-iOS_Synchro

La première synchronisation peut être longue, c’est pourquoi il vaut mieux ne mettre que les projets en cours de travail.

Lorsque la synchronisation est faite, vous voyez les projets du dossier Dropbox dans votre tableau de bord de l’application Scrivener pour iPad/iPhone. Vous pouvez écrire.

Désormais, chaque fois que vous aurez fini d’écrire, vous cliquerez sur l’icône iOS de synchronisation (les deux flèches en cercle).

Si vous avez bien paramétré l’application, vous avez demandé la synchonisation à la fermeture du projet.

Dans ce cas, il vous suffit de quitter votre projet en cours, pour revenir au tableau de bord et la synchronisation se fait avant de quitter Scrivener for iOS.

Attention : le dossier où vous avez glissé vos projets à synchroniser entre vos appareils mobiles et les fixes n’est pas un dossier de sauvegarde. Vous n’y trouvez que des projets avec l’extension .scriv à ouvrir avec l’application Scrivener pour iOS ou avec le logiciel Scrivener 3.

Votre logiciel de bureau fait des sauvegardes qu’il faut paramétrer ailleurs, soit dans un autre dossier sur Dropbox ou sur le disque dur de votre Mac ou PC de bureau. Les projets sauvegardés ont l’extention .bak (de backup).

Supprimer le lien vers Dropbox

En cas de problème grave de synchronisation, vous pouvez repartir de zéro.

3-iOS_supprimerLien

Une fenêtre vous propose de conserver ou supprimer les projets en local, sur votre iPad. Conservez-les, au cas où…

4-iOS_conserverLocal

Vous faites les manipulations décrites ci-dessus, et, lorsque la synchronisation sera bien faite entre votre Mac ou votre PC de bureau, vous pourrez les supprimer de votre iPad, pour éviter de repartir sur une version plus ancienne.


Ce chapitre est issu du guide Scrivener 3 plus simple pour les francophones, en cours d’écriture.

Merci aux membres du groupe Scrivener (FR) qui me l’ont inspiré. En espérant être utile à toutes et à tous.

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 11 décembre 2017

Kit de survie NaNo #2 : écrire avec Scrivener

Les outils qui me sont nécessaires pour écrire

nano_logo-830912ef5e38104709bcc38f44d20a0dVoici ce que je trouve indispensable pour écrire désormais avec des outils performants, selon mon expérience.

Je ne conçois plus d’écrire autrement qu’avec Scrivener, donc mon Kit de survie est éminemment lié à ces outils : logiciel et application.

Il vaut mieux se former avant d’entamer le NaNo, pour pouvoir oublier la technique et se concentrer sur l’écriture. Pourtant, le Scrivener a été testé lors du NaNoWriMo de novembre 2007. Certains auteurs lui sont restés fidèles depuis dix ans et ont aidé à l’améliorer pour notre plus grand plaisir et confort de travail. C’est donc qu’on peut tester un nouvel outil en phase de création. C’est à vous de voir.

Sachez que Scrivener propose une version d’essai pendant le NaNo et si vous finissez votre roman, vous bénéficierez d’une réduction de 50%. D’autres marques proposent aussi leurs outils, vous les trouverez sur le lien du site du NaNo :
https://nanowrimo.org/sponsor-offers

Pour nous francophones, il y a aussi Scribbook, de Jonathan Kalfa. Si je n’avais pas déjà préparé autant de projets sur Scrivener, c’est sans doute Scribbook que j’aurais choisi.

Je suis désormais très rapide à construire et mener à bien des projets depuis que je maîtrise Scrivener et ScrivenerApp. Je n’utilise pas toutes leurs possibilités, mais je l’utilise au mieux de mes besoins créatifs et éditoriaux, avec une grande sérénité, car ce sont des outils fiables.


Matériel

• Un iPad avec un clavier physique Bluetooth (Mon iPad est mini, mais les iPad Air, iPad 2017 et iPad pro sont parfaits avec l’application Scrivener.)

• Un support d’iPad (un fixe orientable quand on est chez soi, un pliant quand on se déplace)

• Un ordinateur de bureau est un plus pour les corrections, le formatage et la publication future. Pas indispensable au stade de l’écriture pure.

• Un iPhone (pas indispensable, mais un plus pour des notes rapides éventuelles sur l’application Scrivener et une restructuration du plan du projet)


Logiciels et applications

Scrivener for iOS pour iPad et iPhone avec les mises à jour de l’application pour le dernier système iOS 11 qui permet des glissés-déposés, l’utilisation d’un Dossier Fichiers, une meilleure connexion avec des nuages extérieurs

Scrivener for Mac ou Windows

Simplemind+ pour la carte mentale de départ du projet

Notes pour les notes en cours de route

Siri pour activer la dictée dans Scrivener for iOS quand on veut prendre une note rapide

Dropbox : essentiel pour la synchronisation.


Connexion internet

Une box pour connecter l’iPad en WiFi et synchroniser le projet avec les autres supports d’écriture : pour moi c’est le Mac mini de bureau et l’iPhone.


Sauvegarde

Par la synchronisation via Dropbox le projet est sauvegardé sur plusieurs supports et on n’a plus à se soucier de sauvegarder sur des clés USB. On peut le faire quand même si on est parano et prévoir une sauvegarde sur des disques externes branchés au Mac ou PC de bureau.

On peut aussi enregistrer sur un mini disque externe avec prise pour iPhone et iPad, qui fait aussi office de clé USB : i-EasyDrive. J’en ai un, je m’en sers peu. Pas indispensable.

Mon projet, toujours écrit sur l’iPad mini 4, s’enregistre sur Dropbox dès que je clique sur Sync now. Il est enregistré en interne sur l’iPad. Il est synchronisé sur Dropbox. Dès que j’allume l’ordinateur de bureau, le Mac mini, le projet est immédiatement enregistré sur cet autre support. Si j’allume le notebook Asus PC Windows, la synchronisation se fait immédiatement entre le projet enregistré sur Dropbox et celui qui est sur le notebook. Il me semble que cela suffit.

Mais à partir du projet Dropbox, je peux aussi l’enregistrer sur un disque externe.

Si jamais un crash arrivait à l’un des appareils, je ne m’inquiète plus, puisque tout est sur Dropbox, dans le nuage. Lorsque l’alimentation de mon MacBook a rendu définitivement l’âme en 2016, je n’ai eu aucun problème, tout était en ordre et facile à récupérer sur le notebook Asus, puis sur l’iPad. Avoir un ordinateur de bureau fixe est aussi rassurant, mais pas indispensable au stade de l’écriture.

N.B. : Litterature & Latte ne recommande pas la synchronisation de Scrivener sur iCloud pour des raisons techniques.


Matériel supplémentaire pour les déplacements

• Un domino Orange pour les connexions hors de la wifi : abonnement de 40 € pour six mois, renouvelable lorsqu’on dépasse le quota des données. La connexion de Scrivener à Dropbox est rapide pour synchroniser le projet, l’abonnement dure longtemps. (Pas indispensable.)

• Un chargeur portable (Power bank) pour garder l’iPad et l’iPhone en charge quand je pars à vélo faire des courses, nager ou pêcher

• Les câbles de branchement Lightning (ou suivants) du chargeur portable ou chargeur à l’iPad et l’iPhone

• Un chargeur de recharge au circuit électrique avec câble USB normal.


Carnet de notes

Beaucoup d’auteurs prennent des notes dans des carnets papier, comme je le faisais autrefois. Quand je lis certains articles qui recommandent encore ce support, j’ai l’impression de régresser d’un quart de siècle. Mais chacun doit faire selon ce qui lui est confortable. Je sais que tous mes ami(e)s graphistes ou peintres prennent leurs premières notes sur des carnets papier. Moi-même si je veux faire un croquis de chantier avant un plan vectoriel, je prends aussi un papier et un crayon. Mais pour les notes intellectuelles, tout est désormais dans l’iPhone et l’iPad.

L’application Notes est devenue un vrai auxiliaire de travail avec Scrivener 1.1.2. Le nouveau système iOS 11 permet une vraie communication entre les notes prises et les pages en cours d’écriture.

Plus jamais aucune note sur papier que j’égarerais au moment où j’en aurais le plus besoin.


Agenda

J’ai longtemps utilisé des agendas papier, j’en ai toute une collection dans mes archives depuis les années 60. Puis un classeur-agenda dans les années 90. Mais depuis 1999, tout est numérique. Plus jamais de notes papier éparses ou de Post-it collé sur l’écran de l’ordinateur.

J’utilise Google Calendar, synchronisé avec Calendrier sur l’iPad et l’iPhone.

Si je travaillais en équipe, je pourrais partager cet agenda sans problème.


Musique d’accompagnement

Beaucoup d’auteurs écrivent en écoutant de la musique. Il faut donc préparer une play-list ou prévoir un abonnement de musique.

Ce n’est pas mon cas. Le silence m’est indispensable. La seule musique que je supporte est le chant des oiseaux quand j’écris au jardin, ou le cri des goëlands quand j’écris au bord de la mer.


Organisez-vous, pensez à vos besoins et aussi à ce qui vous fait plaisir.
Surtout, n’oubliez pas que la préparation du matériel est essentielle, mais la préparation mentale l’est tout autant. Donc dès à présent, pensez à votre projet du NaNo 2017 !

Belles écritures !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 17 octobre 2017


Crédits


Version d’essai du logiciel Scrivener pour le NaNo2017  http://www.literatureandlatte.com/nanowrimo.php

J’avais traduit le modèle de roman pour le logiciel Scrivener, vous trouverez les liens dans cette page : Modeles Scrivener pour auteurs francophones

Lionel de autoedite qui assure des formations pour bien utiliser a aussi traduit un modèle Scrivener pour Mac et Windows : http://autoedite.net/modele-scrivener-offert/

La version application de Scrivener est disponible sur le site iTunes au prix normal.

Site du NaNo : https://nanowrimo.org/

Scribbook, de Jonathan Kalfa : un studio d’écriture en ligne et en français


Mes guides Scrivener plus simple vous guideront dans l’apprentissage des outils pour Mac, Windows et iOS. Vous les trouvez sur toutes les plateformes numériques en plusieurs formats de lecture.

Sur Iggybook vous les trouvez en trois formats : ePub, mobi et PDF : page auteur

– Guide Scrivener plus simple pour Mac

– Guide Scrivener plus simple pour Windows

– Guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone


Les articles de ce blog peuvent aussi vous dépanner quand vous avez un problème. C’est la documentation la plus complète qui existe en français à ce jour.
Et vous pouvez aussi poser vos questions sur le groupe ScrivenerFR.
Gaelle

 

 

ScrivenerApp et iOS11 : mises à jour de rentrée 2017

ScrivenerApp et iOS 11 : les mises à jour de la rentrée de septembre 2017

Une nouvelle version du système iOS 11 pour iPad a suscité une Mise à jour de l’application Scrivener pour iOS au mois de septembre 2017. Elle met en valeur les possibilités offertes par l’iPad pour l’écriture.

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La mise à jour de Scrivener est supposée être 1.1.3.

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Chez moi, la version reste en 1.1.2.

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Le guide de MacGeneration écrit par Nicolas Furno m’a permis de mieux comprendre en quoi ces nouvelles fonctions allaient permettre une meilleure utilisation de l’application Scrivener pour iPad et iPhone.

ISBN-iOS11-Nicolas Furno MacGen
Cet écran nous montre déjà une des spécificités de iOS11 : avoir deux fenêtres l’une sur l’autre (ou l’une à côté de l’autre).

J’ai retenu quatre grands axes pouvant améliorer la pratique de l’application Scrivener sur iPad : le Multitâche, le Glisser-Déposer, le dossier Files ou Fichiers et Notes.

2-iOS11-guideNF-extrait
Une citation du guide iOS11 par Nicolas Furno, Mac Generation, copiée sur une page de ScrivenerApp

J’en ai analysé les nouvelles possibilités pour ScrivenerApp :

  •   Facilités de lire des notes dans une fenêtre et d’écrire dans l’autre
  •   Rapidité d’intégration des photos dans une page
  •   Notes devient une vraie application et un précieux auxiliaire
  •   Petits trucs du clavier virtuel

Comme d’habitude, j’ai conçu mon article sur les mises à jour sur une mindmap de réflexion, c’est le plan que je suis pour les explications. L’exportation au format texte a permis la structure de cet article.

3-Scriv_planMM
Plan élaboré sur Simplemind sur iPad mini 4
iOS11_dock
La structure du texte permet une rédaction plus rapide de l’article sur Scrivener (in Journal de vie 2017, puis sur WordPress)

Par glissement du bas vers le haut, on fait apparaitre le Dock, une des nouveautés de iOS11, pratique à utiliser avec Scrivener.


Compatibilités des appareils

Cette nouvelle version d’iOS11 est compatible avec les appareils à partir de l’iPhone 5S (il ne marche pas avec l’iPhone 5C ni les 4 et les 3). Elle est compatible avec l’iPad mini 4, l’iPad Air 2 et les iPad récents : iPad 2017 et iPad Pro.

Importance des gestes

Beaucoup d’éléments nouveaux sont accessibles par des appuis, des sélections, des frottements, des glissements, à droite comme à gauche, en haut comme en bas. Essayez et vous verrez. Sans le guide, je n’aurais sans doute jamais trouvé tout ça toute seule ! En fait, il ne faut pas hésiter à manipuler les fichiers et les éléments, c’est comme si on les prenait en main pour les mettre ailleurs. Pratique !


 Nouvelles fonctions


Glisser-Déposer

Une nouvelle façon de manipuler les outils est le Glisser-déposer que nous faisions avec nos souris, puis avec nos doigts sur les tablettes tactiles. On sélectionne, on appuie, on glisse, on lâche.


Le Dock

Première expérience : faites glisser le bas de votre écran vers le haut : le Dock apparait en bas de votre écran.

iOS11_dock

Le Dock en bas d’écran où vous pouvez stocker vos applications les plus utilisées, vous les faites glisser comme vous le faites sur Mac ou sur Android.

iOS11-barresmenubas

A droite : les trois dernières applications utilisées.


Le nouveau panneau de contrôle

Refaites le même geste et vous voyez apparaître le nouveau panneau de contrôle.
Vous voyez les dernières pages utilisées dans le grand écran, sur le côté le nouveau panneau de contrôle, en bas le nouveau Dock.

iOS11_dock-controle

Selon l’appui, on fait apparaitre différents éléments.

Par exemple le panneau de contrôle ne présente que quatre éléments en haut lorsqu’on le fait apparaître : mode Avion, Données cellulaires, Wifi et Bluetooth.

En appuyant, on voit apparaitre deux autres éléments : AirDrop et Partage de connexions.

iOS11_appui6
Six éléments dans le panneau de contrôle après appui long

Multitâche

Le Multitâche du système iOS11 s’apparente au Finder des ordinateurs Mac de bureau.
En faisant glisser le Dock : on peut partager des fenêtres d’applications. On peut aller jusqu’à quatre selon le guide. Sur mon iPad mini 4, deux fenêtres me suffisent déjà à compléter beaucoup d’éléments de mes écritures. Sur un grand iPad Pro, peut-être cette pléthore se justifie-t-elle, mais l’expérience m’a appris que souvent « le mieux est l’ennemi du bien ». Je ne prends donc que ce dont j’ai vraiment besoin en adéquation avec ma philosophie de vie.

Les manips s’appellent Split View et Slide Over. Bon, moi il me suffit de comprendre comment ça marche pour faire ce que je veux : écrire. Donc je fais glisser jusqu’à avoir ce que je souhaite pour travailler avec mes fenêtres et faire apparaître les éléments dont j’ai besoin, comme des photos ou du texte.

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Ici deux applications l’une à côté de l’autre, Notes et Photos. On peut régler les fenêtres en déplaçant la poignée au milieu. On peut supprimer temporairement Photos en glissant l’application vers la droite.

 

Scriv_photo
J’ai fait glisser une photo de la Pellicule de Photos dans une page de Scrivener. La manip est pratique. L’album reste à disposition si j’en ai besoin plus tard. Tout est très rapide.

La poignée du milieu sert à gérer l’importance des pages.

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  Files ou Fichiers Explorer

Je retrouve dans cette nouvelle ouverture de Files ou Fichiers un élément que j’aimais dans le système Android et qui me manquait depuis que j’étais passée sur iOS. J’aimais bien fouiller un peu partout et j’avais du mal avec l’iPad. C’est plus clair maintenant. On peut aussi sauvegarder des trucs toujours sur Dropbox, sur iCloud bien sûr, mais aussi sur Google Drive, ou d’autres nuages, ce qui permet de passer plus aisément d’un système à l’autre. On pouvait le faire avant par l’intermédiaire des applications. Là, c’est plus direct.


Notes

Notes est devenu une application très complète.

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 Avantages pour Scrivener


Facilités de lire des notes dans une fenêtre et d’écrire dans l’autre

En ayant deux fenêtres d’application sous les yeux, il est beaucoup plus facile de travailler avec une documentation extérieure. On avait déjà deux fenêtres de travail verticales ou horizontales sur le Scrivener de bureau, mais il fallait d’abord importer une page web dans un dossier en dehors du Manuscrit ou avoir importé un texte dans une autre page.


Rapidité d’intégration des photos dans une page

J’avoue que si j’avais eu ces nouvelles possibilités d’intégration des photos dans les guides que j’ai écrits depuis bientôt deux ans, j’aurais été encore plus efficace ! Pour mémoire, pour les premiers guides pour Mac et Windows, j’utilisais des recadrages internes aux deux systèmes et c’était beaucoup plus long. Pour le guide iOS, j’utilisais Skitch, puis finalisais le formatage sur le système Mac de bureau. Pouvoir recadrer et annoter d’un geste, dès la capture d’écran, une illustration d’un texte est un sacré gain de temps.


Notes précieux auxiliaire

L’application Notes a beaucoup évolué pour être compatible avec Apple Pencil utilisé sur iPad Pro. Mais, même sans cet usage, elle est très agréable à utiliser en auxiliaire de recherches et de notes. Personnellement, je l’utilise énormément. Je laisse tomber SimpleNote, que j’utilisais beaucoup sur mes tablettes Android, depuis que je suis passée sur iOS. Avec les nouvelles mises à jour, il est encore plus facile de transmettre une information de Notes à Scrivener pour l’exploiter dans un texte.


Petit truc du clavier virtuel

Le nouveau clavier virtuel présente d’autres caractères grisés au-dessus des lettres habituelles. Pour les écrire dans un texte, il suffit de faire glisser la lettre vers le bas. On gagne un temps fou à ce petit jeu d’apparence anodine, car on n’a plus besoin de faire apparaitre le clavier des chiffres, ou, sur un clavier physique, d’appuyer sur la touche majuscule pour obtenir les chiffres. C’est très rapide et agréable de pouvoir d’un geste avoir les accents et les caractères spéciaux comme le hashtag ou l’arobase rassemblés sur la gauche.


Conclusion

Voici donc quelques manipulations nouvelles à faire sur l’iPad ou l’iPhone pour écrire avec encore plus d’efficacité qu’avant sur l’application Scrivener for iOS 11.

Nous avons nos propres préoccupations d’écritures selon nos objectifs créatifs. Si vous avez vu d’autres possibilités que celles que j’évoque ici, n’hésitez pas à partager vos idées.

Nous avons désormais un groupe Facebook francophone Scrivener(FR) où nous pouvons poser nos questions en cas de panne ou blocage et partager nos découvertes et expériences. Merci à Mathieu pour cette initiative de rentrée 2017 !

Bientôt le mois de novembre, mois du Nano. J’avais fait le camp de juillet dernier. Le NaNoWriMo 2017 devrait être une bonne cuvée avec de si bons outils de travail. Je m’y prépare déjà et vous en dirai plus très bientôt !

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 10 octobre 2017


Crédits

Guide de Nicolas Furno sur iTunes
Groupe Facebook : Scrivener (FR) 
Scrivener for iOS 11 sur iTunes