Camp NaNoWriMo derniers jours

Mardi 25 juillet 12:1012:10 Je viens de franchir la ligne d’arrivée des 31000 mots. La cible est devenue verte sur Scrivener, rouge sur le site du Camp NaNoWriMo. Je pourrais m’en tenir là, mais j’ai encore des choses à écrire.


Comme en saut en hauteur ou à la perche, je remonte la barre à 40 000. Il faudra écrire 9 000 mots en six jours pour valider le projet le 31 juillet et faire partie des gagnants (contre eux-mêmes !). C’est faisable si je me tiens à mon projet.

Une bonne grillade au feu de bois va me récompenser ce soir. Je joue le jeu du Camp !

Jeudi 27 juillet 2017 7:50

Derniers jours du Camp Nano. Le temps est pourri, je n’écris plus dehors comme je le faisais depuis le printemps, j’écris dans mon lit, comme cet hiver. Et j’y travaille bien, dès le réveil si possible, l’écriture matinale est plus automatique, plus subconsciente, elle se révèle parfois plus juste que l’écriture raisonnée et formatée. Je suis ce flux. Je ne relis rien. Je regarde juste si tel ou tel sujet a été complété. La relecture fera la censure, pour l’instant je suis dans l’écriture pure et dure. Celle qui ne supporte aucune interruption, aucune contrainte, celle qui réclame toute l’attention, l’exigeante, la vitale. Si je n’écris pas, je sens que je vais mourir. Sensations extrêmes. J’écris comme si mon souffle allait manquer si je défaillais sur la route, j’écris comme si mon sort en dépendait si je trébuchais sur une pierre du chemin. J’écris parce que les idées, les souvenirs, l’expérience, l’exigent. Derniers chapitres à compléter. Je ne veux pas me mettre de stress, puisque je suis seule à décider de la longueur du livre que je veux écrire, mais j’ai besoin d’avoir une certaine tension pour me remettre au travail chaque matin, pour créer une certaine routine déclenchant la réflexion systématique et l’écriture automatique.

Le corps réclame ce que le cerveau lui demande. J’ai envie d’écrire parce que j’ai déjà parcouru tous ces mots depuis le 1 juillet , que j’ai remonté la barre plus haut que l’objectif de 31000 mots (1000 mots par jour) et, bien sûr, parce que j’ai encore des choses à dire sur le sujet que j’ai choisi.

Hier, j’ai supprimé une partie, non encore écrite, mais prévue dans la Mindmap lors de la première réflexion. J’étendais trop le champ des références de création à mes chantiers physiques et revoyant mon plan, je trouvais cette partie hors sujet du moment, à réserver plutôt aux cahiers de chantier que j’ai l’intention de publier un jour, dans pas trop longtemps. Le mettre dans le plan du premier projet était une louable intention, mais je passerais trop de temps à la développer maintenant. Elle a le mérite d’être déjà organisée et, si je pensais devoir l’écrire, je reprendrais la partie dans le dossier Recherches où je l’ai classée et l’exporterais dans un nouveau projet. Pour un nouveau livre sur les travaux entrepris à Kerantorec.

Pour l’instant, pendant ces derniers jours du Camp NaNo de juillet 2017, je vais me consacrer au sujet principal, La vie créative plus simple, avec des exemples liés à la littérature. J’ai encore quelques chapitres à rédiger.

Que m’a déjà apporté le Camp NaNo ?

 Essentiellement le cadre du temps et de l’avancée du projet. Je suis trop solitaire par choix pour avoir besoin de travailler en réunion avec d’autres NaNoteurs (il paraît qu’on s’appelle comme ça quand on est francophone) comme cela peut se faire dans les lancements et les fins de NaNoWriMo. Si j’habitais encore Paris, si j’étais plus jeune, sans doute aurai-je apprécié ces réunions et peut-être même en aurai-je organisé. Mais la gestion de mes propres énergies ne me permet plus ce genre d’excès. Je vis bien désormais quand je suis un rythme plus régulier, sans nuit blanche.

Mais en m’inscrivant sur le site du Camp Nano, je me suis engagée publiquement, et ça fait toute la différence du monde. Je peux afficher le total des mots écrits chaque jour et je trouve ça très excitant. Parfois je vois que j’atteins une barre symbolique, comme l’était celle des 31 000 mots, atteint le 25 juillet. Il manque juste cinquante et quelques mots pour la franchir. Souvent, dans un ultime effort après ma séance d’écriture, aussi épuisante qu’un séance de bûcheronnage dehors, je regarde un chapitre pour voir si je ne peux pas le compléter et alors, la magie surgit, l’inspiration est encore, et cent ou deux cents mots s’ajoutent encore.

Et c’est ainsi que j’ai avancé. Sans cette carotte symbolique devant moi, l’âne que je suis aurait trouvé de nombreuses raisons pour vagabonder le long des haies à faire tout autre chose qu’à écrire mon livre. Rien que pour ça, le NaNoWriMo est intéressant. Car cette concentration est la base même de la vie créative, qui doit de temps en temps, pour produire quelque chose de valable, se donner des impératifs et un cadre de travail.

Allez, j’y retourne ! 36 049 mots, il reste un peu moins de 4 000 mots à écrire pour arriver à la barre des 40 000 mots que je me suis imposés. Hier, j’en ai écrit plus de 3 500 ! La vie est belle !


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 27 juillet 2017

Publicités

Publication de mon guide sur ScrivenerApp apres le 1 octobre

Avis aux lectrices et aux lecteurs qui me font la grâce de me suivre sur ce blog-auteur.

Pardon de différer la publication de mon prochain guide sur l’application Scrivener pour iOS. Voici la Mindmap de son plan de départ.Mindmap Guide

J’avais prévu de publier le 22 septembre 2016, mais un petit accident aux mains me ralentit dans mon écriture. Pas très grave, heureusement. Les mains sont nos outils de travail, très précieux.

D’autre part, et c’est tant mieux pour nous les nouveaux écrivains, l’application est beaucoup plus riche que la plupart des applications que j’ai eu l’occasion d’utiliser jusqu’ici sur tablettes Android. Chaque jour, alors que je croyais en avoir fait le tour, je découvre d’autres subtilités qui peuvent vraiment améliorer notre vie d’écriture.

Alors, je prends ce délai comme une bénédiction en me donnant le temps de bien détailler toutes les possibilités de notre nouvel outil nomade, que vous adopterez sans doute comme moi avec enthousiasme.

C’est dans votre intérêt que je diffère la publication du troisième guide de ma série Scrivener plus simple, pour Mac, pour Windows, pour iOS. L’application est intelligente et pleine de ressources, je me dois d’être à sa hauteur !

Je vous dis à très bientôt, déjà pour de prochains articles en préparation sur l’installation de l’application sur iPhone et sur iPad, avec la synchronisation des anciens projets par iTunes ou Dropbox.

La publication de Scrivener plus simple pour iPad et iPhone aura donc lieu en octobre.

img_0297
Cover by Indiegraphies via Fiverr

En attendant, écrivez bien sur le logiciel de bureau Scrivener.

Ou si vous avez déjà l’application, faites-nous part de vos commentaires.

Si vous avez des questions, posez-les, j’essaierai d’y répondre au mieux.

Gaelle,
13 septembre 2016 à Plœmeur (Morbihan)

Crédits :
ScrivenerApp est une application de Keith Blount, diffusée par Litterature & Latte.
iPhone et iPad sont des mobiles d’Apple.

Formats d ebook et plateformes de publication numerique

Quelles plateformes numériques pour quels formats d’ebooks ?

Cet article entame une série sur les différents supports de publication et de lecture numérique, côté lecteur et côté auteur, dont les intérêts se rejoignent, car il est difficile d’imaginer un auteur qui ne lirait pas.

Amazon est-elle la seule plateforme d’édition numérique valable ?

Pourquoi autant d’auteurs me disent ne pas vouloir se disperser et publient seulement sur Amazon, et même sur KDP Select, ce qui semble inconcevable à mon cœur d’indépendante rebelle ?

Amazon est-elle la seule voie valable pour un auteur et pour un lecteur ?

Amazon recueille la clientèle d’une grande part du marché de la lecture numérique. Beaucoup d’auteurs-éditeurs ne songent pas à aller voir ailleurs pour publier leurs ebooks. Pourtant, il existe d’autres plateformes de diffusion numérique qui présentent des choix plus larges. Il est vrai qu’elles sont en anglais, alors qu’Amazon a fait l’effort de localiser ses boutiques virtuelles.

Je n’ai pas expérimenté les plateformes francophones, qui ne me semblaient pas aussi intéressantes que les solutions Amazon et Smashwords, que j’utilise depuis six ans. J’ai récemment expérimenté Draft2Digital pour mon guide illustré Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié le 10 janvier 2016.

Je ne demande qu’à être convaincue qu’on peut aussi publier en francophonie. Si vous avez une expérience de Bookelis par exemple, dont j’ai lu qu’il était le « Smashwords français », n’hésitez pas à m’en faire part.

Pour l’instant, par principe, je ne parle que de ce que je connais et de ce que j’utilise moi-même. Voici ce que j’ai expérimenté ces dernières années en lectrice boulimique et auteur numérique.

Le point de vue du lecteur

ebooks et plateformes numériques

Les formats d’ebooks pour la lecture

Le haut de la mindmap montre qu’il existe 4 formats de lecture : LRF, Mobi Kindle, ePub, PDF.

Par respect pour les ancêtres, je citerai pour mémoire le format LRF de Sony. Sony a inventé le premier E-Reader en 2004, pour interrompre sa fabrication en 2014. Le catalogue Sony a été confié à Kobo. Comme certaines liseuses marchent encore très bien, Smashwords continue à proposer ce format.

Les trois formats de lecture numérique les plus courants en 2016 sont :

  1. PDF, format Adobe d’échange de documents à l’identique, lisibles sur tous les ordinateurs de la terre,
  2. mobi Kindle, format Amazon, lisible sur les liseuses et tablettes Kindle, ainsi que sur les applications pour ordinateurs et tablettes, ou dans le Kindle Cloud Reader,
  3. ePub, format open source, adopté par les liseuses  Kobo, Nook et toutes les tablettes Android ou iOs : iPad, iPhone, iPod.

Certaines plateformes de lecture numérique imposent un format numérique à leur lectorat :

Amazon : Kindlekindle mobi ebook

Apple : ePub lisible par iBooks

Kobo : ePubKobo epub Nook : Nook Book
format Nook book

Le point de vue de l’auteur

Quelle(s) plateforme(s) de publication numérique choisir pour offrir le meilleur choix à votre lectorat ?

Le bas de la mindmap révèle les formats de fichiers qu’un auteur récupérera après avoir téléchargé un document .doc, .epub, ou .mobi ou html sur une ou des plateformes numériques.

Amazon KDP (Kindle Direct Publishing)

Amazon, depuis janvier 2010, a ouvert sa plateforme de publication numérique aux auteurs francophones. Le site est en français, tout est bien expliqué, très clair, le service d’assistance est très rapide si on a besoin d’aide. On trouve aussi des forums et des groupes très actifs d’Auteurs indépendants sur Kindle.

Sur Amazon, l’ebook n’est vendu que sous le seul format mobi Kindle, ce qui nécessite d’avoir une liseuse Kindle ou une tablette Kindle Fire, ou de lire sur l’application Kindle.app, adaptée il est vrai à tous les mobiles et ordinateurs, mais moins confortable qu’une liseuse.

Qu’en est-il si le lecteur est sur iPad ou Kobo ? Doit-il passer par une application pour lire ce qui pourrait être téléchargeable directement sur l’appareil ? Ce n’est pas toujours facile, dès qu’on a un matériel un peu vieillissant, l’application Kindle.app devient trop lourde.

Faut-il convertir son fichier par une application comme Calibre ?

Compliqué pour qui ne maîtrise pas bien les arcanes de l’ordinateur et surtout pour qui désire lire, vite, ce qu’il vient d’acquérir !

Un des avantages de la lecture numérique est qu’on dispose sans attendre de son fichier sur Kindle, liseuse ou tablette de lecture. Le téléchargement d’un ebook au format Kindle prend 30 secondes, chrono en main, dès qu’on connecte le Kindle en WiFi.


Des plateformes de diffusion numérique plus ouvertes

Il existe au moins deux plateformes numériques qui permettent de diffuser des ebooks sous un autre format que mobi Kindle.

Draft2Digital

L’auteur-éditeur récupère son texte en ePub, Mobi et PDF.

D2D format ebooks

Smashwords

L’auteur-éditeur récupère son texte en ePub, Mobi Kindle, PDF, LRF, et son document original est sauvegardé en .doc.

Smashwords formats ebook

Le fait qu’un auteur-éditeur puisse, à n’importe quel moment, retrouver son document d’origine, au format .doc, peut épargner beaucoup de temps de recherche sur des sauvegardes diverses quand il s’agit de corriger un ebook, reprendre une table des matières, comme cela vient de m’être demandé par Smashwords pour répondre aux nouvelles normes après six ans de publication pour un de mes cahiers construit sur Word à l’époque.


Quels formats d’envoi de document pour quels formats d’ebooks ?

format envoi et sortie ebook

Curieusement, Amazon, du genre monomaniaque pour son format de lecture, permet aux auteurs d’envoyer leurs fichiers à publier dans tous les formats possibles : Word, ePub, html, etc.

J’ai essayé récemment quelques-uns d’entre eux, le meilleur rendu est fait par le fichier mobi compilé par Scrivener, beaucoup plus simple à utiliser que lorsque je devais utiliser Calibre et Sigil, ou quand je passais par le HTML filtré sur mon MacBook.

Je suppose même que Scrivener a été inventé pour régler tous ces problèmes de conversion.

Sur Smashwords et Draft2Digital, un document  au format .doc suffit à assurer la meilleure présentation possible.

En utilisant Scrivener pour compiler le manuscrit de mon guide au format Microsoft Word 97-2004 .doc, j’ai eu la chance de voir le fichier accepté dès le premier téléchargement, alors qu’autrefois (il y a six ans), je galérais pour faire une présentation impeccable sur Word.


Et Draft2 Digital ?

Le guide de Bruno Challard En moins d’une après-midi Publiez vos livres sur les plus Grandes Plateformes de Publication: Et dites adieu aux formatages compliqués ! m’avait mise sur la piste de cette nouvelle plateforme numérique, américaine une fois de plus. Je l’ai testée pour la publication de mon guide Scrivener plus simple. Le guide a de nombreuses captures d’écran et contient près de 150 illustrations pour 175 pages. La présentation n’était pas idéale sur Draft2Digital, les lignes blanches mises avant et après les images étaient supprimées dans la mise en page et je ne pouvais pas m’en satisfaire. J’ai donc retiré les publications faites par Draft2Digital sur Apple, Kobo et Nook, pour les remettre sur Smashwords, où la présentation est toujours impeccable. Mais pour de futures publications au format texte, il est possible que je revienne à Draft2Digital dont l’interface est très belle et ergonomique. Plus moderne, disons, que celle de Smashwords.

Pour les auteurs qui tiennent encore au papier (ce qui n’est pas mon cas), Draft2Digital permet à la fin de la conversion en ebook de passer à la version papier par CreateSpace. Tout est simple.


L’exigence de Smashwords

L’exigence de Smashwords pour répondre aux critères du catalogue Premium en a fait la terreur de beaucoup d’auteurs qui se privent des meilleurs services en refusant de publier sur ce support de diffusion.

Si le fichier est accepté par leur moulinette, on est sûr que la présentation sera parfaite partout, aussi bien sur l’iPad, le Kindle, une tablette Android, que sur une Kobo.

Bien sûr il y a des règles de mise en forme à respecter, j’y reviendrai dans d’autres articles.

Smashwords reste pour moi la garantie de l’excellence en ebook. Je parle bien sûr de formatage, pas de qualité littéraire, ni même de typographie, qui sont d’autres sujets.

La liberté du choix du support de lecture numérique pour le lecteur qui achète l’ebook sur le site Smashwords est un net avantage.

 ***

Alors, Amazon ou Smashwords ?

Pour moi c’est Amazon et Smashwords.

Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 21 mars 2016

Liens aux sites cités
Auteurs Indépendants sur Kindle sur Facebook
Amazon KDP
Bookelis
Calibre
CreateSpace
Draft2Digital
Sigil pour Mac – Sigil pour Windows
Smashwords

Scrivener est distribué par Literature & Late
Les mindmaps ont été créées sur SimpleMind+ pour iPad

***
ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

amazon-iconnook-iconKobo_Icon-150x150Smashwords_logo

Voir un extrait sur Amazon

Si cet article vous a plu, merci de le commenter, l’aimer, le partager. C’est ainsi que nous progressons tous ensemble depuis l’invention de l’Internet.

Scrivener importer une mindmap en opml et construire un projet entier

Dans Scrivener, on peut importer un projet déjà conçu en amont dans une Mind Map, exporté au format OPML. Scrivener le transforme en chapitres et sections. C’est ma méthode préférée.

Apprendre cette procédure a changé complètement mes perspectives d’écriture. C’est en fouillant le net à la recherche d’explications en français sur Scrivener que je suis tombée sur la vidéo de Marie Bo Solutions et sa façon de créer ses chapitres sur une mindmap en les exportant dans Scrivener dans le format OPML. Depuis, Marie Bo est devenue une amie Facebook et je lui redis ici toute ma gratitude. Sa solution peut aussi améliorer vos projets d’écriture.

Marie Bo solutions
Intégrer des éléments d’une mindmap dans Scrivener
https://www.youtube.com/watch?v=zJDZpHM1lFY

Création d’une mindmap

Créer une mindmap (carte mentale ou carte heuristique en français) est une des choses les plus gratifiantes que je connaisse.

Pour un cerveau créatif, la construction d’un projet ne se fait pas par raisonnement linéaire, mais par association d’idées.

Sur la mindmap, on commence par écrire au centre le sujet sur lequel on veut réfléchir. Puis, on note les idées en vrac, par des rayons qui tournent autour du soleil dans le sens des aiguilles d’une montre.

En fait, on les met dans n’importe quel sens d’abord et on les range ensuite dans l’ordre que l’on souhaite.

Le cerveau ne fait pas de censure sur une mindmap, la relecture la fera, ça fait toute la différence du monde pour laisser exprimer les idées. On efface, on ajoute, on met du texte, une photo, un lien, on fait ce qu’on veut, du moment que ça a un rapport avec le sujet central.

Lorsque j’ai eu l’idée du projet de ce Guide Scrivener, j’ai pris mon iPad, et j’ai laissé venir les idées, un peu dans un état second, me laissant porter par le flux.

Voici le résultat de la projection cérébrale du matin du 2 décembre 2015.

MMScrivenerGuideKermen

Ce type de document est devenu le point de départ de tous mes projets d’écriture.

Le logiciel s’appelle SimpleMind+, il est disponible sur tous les supports mobiles (je l’ai aussi acheté pour ma tablette et mon smartphone sur Android, mais ça marche mieux sur l’iPad). Une version Desktop est aussi disponible pour synchroniser avec les ordinateurs de bureau.

Je peux écrire, prendre une note, créer un article, élaborer un projet, partout où je suis, sans limite, sans distance. Une idée et hop ! je la saisis au vol. Après, je l’exporte et la récupère dans Scrivener ! La mindmap est faite directement sur l’iPad et exportée sur le MacBook ou le Mac mini, mes deux supports de logiciel Scrivener.

Exporter par mail en png txt OPML html

Quand la mindmap me satisfait, que je pense avoir envisagé tous les embranchements, toutes les ramifications du sujet, je la mets en œuvre sur Scrivener.

Depuis l’iPad, je l’enregistre toujours sur Dropbox, le nuage qui me permet de synchroniser mes fichiers essentiels entre les différents supports, nomades et fixes.

Je clique sur la fonction de Partage de l’application, Send to Mail.

Je l’exporte en trois formats, .PNG, .Txt et OPML.

Si je faisais un site Internet, je l’exporterais en html. Pour Scrivener, j’ai juste besoin de trois exports.

Sur Gmail, je récupère mes pièces jointes, je les enregistre sur le MacBook.

ExportationMailFichiersMindMap

Dans Scrivener, je récupère les fichiers, PNG, le format d’image que j’ai choisi, .TXT pour écrire un article de blog et .OPML pour un projet entier d’écriture avec chapitres, qui peut devenir un ebook.

Importer un fichier Txt en article de blog

Si je veux ne faire qu’un article de blog, il me suffit d’importer le fichier .TXT.

Je vais donc dans Scrivener -> Fichier −> Importer -> Fichiers…

Je choisis le fichier TXT et la page de l’article s’affiche dans le projet Scrivener sur lequel je travaille.

Voici ce que ça donne. Le texte s’est mis en ordre comme j’avais organisé les branches autour du sujet central, de l’est au midi, de l’ouest au sud, du sud à l’est, dans le sens du soleil, dans une belle harmonie universelle.

ExportationFichierTxt_article


Construire un projet entier avec OPML

La mindmap exportée au format OPML permet de construire un projet entier avec Scrivener.

Je vais dans Scrivener -> Fichier −> Importer -> Fichiers…

Je cherche le fichier OPML et je l’importe dans mon projet Vide.

Et voilà le résultat !

Projet_avec_chapitresapresOPML

J’ai tout de suite un projet bien construit, clair et net. Il ne me reste plus qu’à rédiger chacun des chapitres.

C’est ce que j’ai fait. Depuis le 3 décembre, le projet de Guide Scrivener francophone pour Mac a évolué dans les détails, il s’est étoffé, illustré, mais les grandes lignes de sa structure, élaborées sur la mindmap, sont toujours là.

Merci Marie Bo pour la super solution ! Immense gratitude ! Au plaisir d’écrire !

Gaelle Kermen

SimpleMind+
Marie Bo

***
ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

Acheter le guide en ebook

Smashwords_logoamazon-iconnook-iconKobo_Icon-150x150

Voir un extrait sur Amazon

Si cet article vous a plu, merci de le commenter, l’aimer, le partager. C’est ainsi que nous progressons tous ensemble depuis l’invention de l’Internet.

5 ans de lecture numerique 2010-2015 #1 les supports

#Lecture #numerique #kindle #tablette #android #ipad #apple #temoignage #experience #5ans #liseuse

Kindle et MacBook il y a cinq ans en septembre 2010. © gaelle kermen 2015
Kindle se connectant au MacBook le 16 septembre 2010. © gaelle kermen 2015
Carte SimpleMind plan du billet #1 5 ans de Kindle
Carte SimpleMind plan du billet #1 5 ans de Kindle

La lecture est le plus grand loisir de ma vie, celui qui me détend après mes gros chantiers, intellectuels ou physiques, celui qui m’apprend le monde, me cultive, me fait rêver et voyager, me nourrit et me comble depuis mes toutes jeunes années. Au fil des années j’ai accumulé les livres, je les ai dévorés, relus, prêtés, perdus, retrouvés. Je ne saurais pas me passer de la lecture et longtemps j’ai pensé ne pas pouvoir me passer des livres, en tant qu’objets. Pourtant en septembre 2010, j’ai changé ma façon de lire, je suis passée à la lecture exclusivement numérique. Et je ne reviendrai pas au papier. Si vous hésitez encore à franchir le pas, mon expérience peut vous guider dans vos choix de supports de lecture numérique.

Je lis tous les jours, plusieurs heures par jour en hiver, en été au moins un quart d’heure ou une demi-heure avant de m’endormir, moment sacré entre les deux mondes de la vie et des songes.

Une partie de la bibliothèque du salon. Automne 2014 © gaelle kermen
Une partie de la bibliothèque du salon. Automne 2014 © gaelle kermen

Ma bibliothèque personnelle est assez conséquente, elle recèle plus de trois mille ouvrages. Elle a été importante tout au long de ma vie et je n’imaginais pas me passer de livres.

Sauf depuis cinq ans ! Cinq ans qui ont changé les habitudes que j’avais depuis cinquante ans, souris papivore que j’étais jusque là.

La date du changement est le 16 septembre 2010 et c’était à Toulouse, avant le Festival numérique de la Novela 2010 (album Flickr).

Ce jour-là j’ai reçu mon Kindle 3, précommandé sur le site d’Amazon, à l’époque uniquement U.S, depuis le 23 août. J’en ai testé la première citation le 23 septembre, dans le message adressé par le créateur d’Amazon, Jeff Bezos.

Welcome gaelle
– Highlight Loc. 9-15 | Added on Thursday, September 23, 2010, 10:50 PM

Our top design objective was for Kindle to disappear in your hands – to get out of the way – so you can enjoy your reading. We hope you’ll quickly forget you’re reading on an advanced wireless device and instead be transported into that mental realm readers love, where the outside world dissolves, leaving only the author’s stories, words, and ideas. Thank you and happy reading!
Sincerely,
Jeff Bezos
Founder and CEO Amazon.com

La réception du Kindle a changé ma vie. La mutation d’un monde en papier à un monde numérique s’est faite en un quart d’heure pour la prise en main de l’appareil et en quelques jours pour abandonner le papier, le temps de finir un gros pavé de Ken Follet que ma fille m’avait prêté (Les piliers de la terre). Depuis ce jour, j’ai laissé les auteurs s’adresser directement à mon cerveau, à mon cœur, à mon âme, en oubliant le support pour ne garder que le texte et ses messages.

J’ai apprécié tout de suite :

Sa facilité d’emploi, je pouvais l’avoir dans la poche de mon manteau de voyage, ou dans une pochette en bandoulière à sa taille avec mes papiers et mon petit appareil photo, numérique lui aussi.

Le confort de l’écran E-Ink, lisible même en plein soleil et c’est bien agréable en été de pouvoir lire au soleil. Aucun autre écran ne permet cette lecture. On peut lire des heures sans fatigue visuelle.

– Sa solidité : j’ai raconté à l’époque les mésaventures subies par mon Kindle, j’avais marché sur lui une nuit, plus tard il avait reçu du café à Paris. Malgré tout ça, cinq ans après il marche toujours !

La gestion d’Amazon : j’ai apprécié l’aisance avec laquelle je pouvais télécharger des ebooks de mon compte en 30 secondes, pas une de plus. Comme je fouillais surtout le Domaine public, Amazon me proposait le même type d’achat, gratuits la plupart du temps.

Send to Kindle : une extension de navigateur permet d’envoyer sur la liseuse tous les documents qu’on a besoin de lire, que ce soit un article de blog trouvé sur le net ou un document personnel.

– L’envoi par email : Amazon fournit un email special pour l’envoi de documents sur la liseuse, une fonction très pratique pour relire ses manuscrits, les afficher sur l’écran du Kindle permet de voir tout de suite les  fautes et de les souligner, pour une correction ultérieure dans le support d’origine (Word, Pages, Scrivener, etc.).

Contrairement à ce qui s’est souvent dit, Amazon n’emprisonne pas ses clients et il est très facile de copier les livres trouvés sur d’autres plateformes au format .mobi pour les mettre dans le dossier Documents de la liseuse qui s’affiche sur l’écran dès qu’on connecte le Kindle à l’ordinateur. J’ai donc trouvé beaucoup de mes bonheurs en littérature francophone sur :

Ebooks gratuits : livres francophones du domaine public, des bénévoles y font un travail remarquable, leurs corrections sont impeccables, et ils pourraient donner des leçons à bien des professionnels.
BNR la Bibliothèque Numérique Romande : on y trouve Jean-Jacques Rousseau, par exemple.
Feedbooks : livres francophones du domaine public, et autres catégories, payantes.
Gallica : pour les PDF, car les textes en .epub ne sont pas corrigés par un œil humain après le scan et on n’a pas toujours le temps de le faire soi-même.

J’ai donc changé avec le Kindle toutes mes habitudes de Grande Lectrice devant l’Éternel.

Abandon quasi immédiat du livre papier
En 5 ans, je n’ai pas dû lire plus de dix livres sur papier – des relectures de ma bibliothèque lors de la correction de mes 50 ans d’écriture sur cahiers – ou parce que j’avais prêté mon Kindle à un jeune ami opéré pendant sa convalescence.

Abandon du besoin d’aller chercher des livres à la bibliothèque
Désormais je trouvais tout sur Internet qui depuis quinze ans déjà (l’été 1995) était ma principale source de richesses et d’information.

Abandon du plaisir d’aller parfois dans des librairies chercher de quoi combler mon besoin de connaissance
J’avais déjà perdu cette habitude que mon petit budget ne me permettait plus d’assouvir, j’avais la chance d’avoir des amis voisins aux bibliothèques bien fournies et nous échangions nos livres avec passion. Désormais je pouvais tout trouver tout de suite, sans attendre, sans me déplacer, sans bouger de mon ermitage choisi.

Abandon des livres des éditions traditionnelles
En me connectant sur l’Internet dès la mi-1995, j’avais délibérément décidé de changer de monde et d’aider à le changer aussi. Depuis vingt ans, le monde numérique me convient, je m’y sens mieux que dans l’ancien. J’y reste. Je me fie plus aux billets de blogueurs passionnés comme moi, ou à d’autres auteurs francophones, qu’aux articles de critiques, journalistes, ou animateurs télé, puisque je ne regarde plus la télé non plus. C’est peut-être une forme d’autisme social, mais j’y trouve ma sérénité et préserve ma créativité.

Le prochain billet de 5 ans de lecture numérique détaillera les lectures que j’ai faites sur les différents supports.

Comparaison entre les supports de lecture numérique

Tablettes

En tant qu’auteur Smashwords, j’ai bénéficié d’un Abonnement gratuit d’un an à Scribd, bibliothèque numérique américaine, qui m’a un peu obligée à lire sur les tablettes, l’application n’existant pas pour le Kindle3 (mais est valable pour le Kindle Fire).

J’ai fait l’essai de diverses Apps Android, peu convaincantes. Aucune ne m’a satisfaite comme le Kindle ou l’iPad.

J’ai éprouvé une grande fatigue des yeux.

Les batteries ne tiennent jamais longtemps sur les tablettes, alors que le Kindle reste chargé des semaines et l’iPad des jours.

Le seul point positif que j’ai apprécié dans les tablettes, c’est que les couvertures sont plus attrayantes en couleurs que sur le Kindle en noir et blanc, disons même gris.  On en voit un exemple avec la couverture du livrel de Jacques Vandroux, Les Pierres Couchées, sur Kindle et tablette. Les tablettes sont donc pratiques pour voir le catalogue de la bibliothèque, moins agréables pour lire les livrels.

Ecran Kindle de Pierres couchées de Jacques Vandroux
Ecran Kindle de Pierres couchées de Jacques Vandroux
Ecran tablette Cube Pierres couchées de Jacques Vandroux
Ecran tablette Cube Pierres couchées de Jacques Vandroux

J’ai quand même dû lire 100 livres en trois ans sur mes tablettes, la plupart l’année de l’abonnement Scribd.
Sur Kindle j’ai lu 400 livres, la plupart énormes, en quatre ans, sans fatigue, ni des yeux, ni des bras. Car lire des gros livres m’étaient devenu très pénible en vieillissant (bientôt 70 ans quand même !).

L’iPad1 que j’ai reçu d’une amie début juillet 2015 est le plus récent support numérique que j’ai testé.

La bibliothèque de l'iPad (je cherche des livres de jeunesse pour mes petits-fils)
La bibliothèque de l’iPad (je cherche des livres de jeunesse pour mes petits-fils)

Son étagère de bibliothèque en faux bois est vraiment moche et ne cadre pas avec le style Apple. C’est sans doute pour garder les habitudes visuelles de lecture sur papier, ce dont je ne me soucie plus guère depuis cinq ans que j’ai abandonné la lecture sur papier.

Confort, réactivité, écran :
L’iPad présente un certain confort par la réactivité des pages et son écran est plus agréable que tous ceux que j’ai eus sous les yeux en trois ans de tablettes Android (six tablettes en trois ans, à éviter !). Il est le meilleur pour voir les illustrations des ouvrages illustrées. Je n’ai pas essayé les bandes dessinées, ni les mangas, mais j’imagine que ce doit être parfait.

Traduction, recherches, citations :
L’iPad est aussi le plus pratique pour traduire (il suffit de mettre le pointeur devant le mot), souligner, rechercher sur le Web ou sur Wikipedia, ou extraire des citations. J’y ai lu six ebooks en trois mois, ce qui est une bonne moyenne d’été.

Pourtant, pour lire, ne faire que lire, et partager des citations, le Kindle reste mon favori, même dans sa version 3, avec  son clavier archaïque d’avant le Minitel.

Confort
Le Kindle reste le plus confortable pour les yeux, et je sais de quoi je parle, il m’arrive de lire entre trois et six heures par jour en hiver.

Traduction, recherches, citations, partage
Le Kindle reste facile pour traduire, il faut un peu plus de manips que sur l’iPad, mais ça marche très bien, et ce doit être parfait avec les nouveaux Kindle tactiles. Il est parfait aussi pour souligner, copier des citations, les partager sur Facebook et Twitter. Au bout de cinq ans je l’utilise toujours.

Le Kindle actuel vaut moins de 70 euros.
C’est beaucoup moins cher que celui que j’ai payé 150 euros il y a cinq ans. Certaines fonctions de recherche ont dû être améliorées depuis cet ancêtre.

Amazon vient de sortir une nouvelle tablette à moins de 60 €.
J’ai eu en main la tablette Kindle Fire de mon petit-fils, c’est un meilleur outil que toutes les tablettes Android que j’ai eues en main. L’écran est beau, la manipulation est agréable, la batterie tient bien, l’outil est solide et il marche bien.

Cette nouvelle tablette peut réunir l’avantage de gestion du compte par Amazon et celui du partage des lectures. Si je n’étais déjà bien équipée avec mes Kindle et iPad de 2010, géniales antiquités, ce serait mon choix.

***

Bilan de cinq ans

Moins de lectures disparates, soumises aux modes, ou aux parutions.

Plus de lectures suivies, approfondies, comme si je comblais en fin de vie les lacunes culturelles de ma jeunesse.

De grande lectrice sur papier, je suis devenue lectrice compulsive, boulimique, commençant un nouveau livrel dès que j’en ai fini un, cherchant à lire les œuvres par chronologie d’écriture, pour mieux comprendre l’évolution de l’écrivain, la genèse de son œuvre.

Inconvénient
Je ne tiens plus une bibliographie à jour par année sur une base de données et je ne fais plus de fiches de lecture comme j’en publiais autrefois sur mon site internet quand des livres me marquaient particulièrement.

Avantage
Je prends plus de notes de lectures dans mon Journal de Vie, que je pense publier un jour. Et je suis persuadée que cette méthode me permet de mieux mémoriser les ouvrages lus, puisque je m’en souviens des années après, quand certaines de mes contemporaines ont tout oublié au bout de quelques jours ce qu’elles ont lu sur papier.

En attendant la publication de mes derniers cahiers, car j’ai le projet de les publier dans leur ordre chronologique, je prévois de publier quelques fiches sur mon blog d’auteur. Certaines lectures marquent les prises de conscience importantes et induisent certains tournants de vie. Il est bon de les partager, c’est ainsi qu’on s’informe et progresse. À bientôt !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, 15 octobre 2015

Articles précédents sur le Kindle
Kindle 3 mon expérience en 2010
Mon Kindle est solide  (2010)

Albums photos sur Flickr pro
Arrivée du Kindle (2010)
Kindle dans sa housse

Amazon propositions actuelles
Un Kindle tactile à 69,99 €
Le nouveau Fire à 59,99 €
Amazon propose un Pack pour les enfants à 89,99 € des tarifs vraiment démocratiques pour inciter les plus jeunes à la lecture.

Crédits
Mind map créée sur SimpleMind+ sur iPad1
(merci à son développeur René Post à Arnhem, NL, disponible pour résoudre les problèmes de mise à jour d’app.)

Albums Novela 2010 Flickr pro

Photos Gaelle Kermen 2010-2015

4 ans sans MacBook c est trop dur mais j ai sauve le mien avec un kilo de riz

#MacBook #riz #Windows #Android #Apple #iPad #tablette #blogs #photos #ecriture #systeme #MacOs #iOs

4 ans sans MacBook c’est trop dur, mais j’ai sauvé le mien avec 1 kilo de riz

Ces dernières années, mes blogs ont été bien négligés. Le naufrage de mon MacBook en mars 2011 avait stoppé toutes mes velléités d’écriture de blog ou de publication de photos. Je n’ai quasiment rien écrit ni publié pendant quatre ans. J’en ai profité pour faire d’autres choses, comme saisir 15.000 pages de Journal et de Chantier sur un eMac de 2004. Ou abattre 210 arbres à la tronçonneuse. Ou faire tous les meubles dont j’avais besoin pour être confortablement installée pour écrire. Mais ça m’a manqué de ne pouvoir bloguer quand j’en avais besoin, ni de publier aisément les photos que je continuais à prendre.

1 an d’essais de Windows

J’ai bien essayé d’autres solutions proposées par des amis sincèrement désireux de m’aider, en me prêtant, l’une un NoteBook Sony, l’autre un PC portable HP. Hélas ! trois fois hélas ! Windows n’a pas l’ergonomie de Mac OS X, j’y ai perdu mon temps et mon inspiration s’est tarie. Des essais, mais rien de concret.

3 ans d’usages d’Android

Puis j’ai passé trois ans sur des tablettes Android et là j’ai perdu de l’argent, de l’énergie et encore beaucoup de temps.

Android, c’est bien au début, c’est tout beau, tout neuf. Ça fait même semblant d’être comme Apple.

Deballage de la tablette Cube2, installation des applications. © gaelle kermen 2015
Déballage de la tablette Cube2, installation des applications. © gaelle kermen 2015

On ajoute les applications dont on a besoin et là ça commence à coincer. Très vite on a des écrans noirs nous avisant que l’application en question ne veut pas s’ouvrir, juste quand on voulait l’utiliser.

Si on met une application de nettoyage pour optimiser la batterie, on risque de devenir cardiaque par les messages de mauvaise santé affichés sur l’écran dès le réveil, alors qu’on n’a encore rien fait avec la machine. Et on devient parano avec des messages de vol de mémoire. Et on piaffe pendant les mises à jour quotidiennes avant de commencer quoi que ce soit.

Alors on est obligé de désinstaller les applications dont on a vraiment besoin (Facebook, ou un dictionnaire Latin que j’étais si contente de mettre sur mes tablettes) et on finit par se demander à quoi ça sert.

Je n’ai jamais tant juré de ma vie, tant ça marche mal. Une vraie charretière.

Copie d'écran de tablette © gaelle kermen 2015
Ecran noir au moment d’écrire, le flip. © gaelle kermen 2015
Copie d'écran de tablette © gaelle kermen 2015
Copie d’écran de tablette : ça ne marche pas. © gaelle kermen 2015
Ecran de tablette. Vol de mémoire. Parano ambiante. © gaelle kermen 2015
Ecran de tablette. Vol de mémoire. Parano ambiante. © gaelle kermen 2015
Copie d'écran de tablette © gaelle kermen 2015
Copie d’écran de tablette © gaelle kermen 2015
Copie d'écran de tablette © gaelle kermen 2015
Copie d’écran de tablette : juste quand on a besoin de son e-billet. © gaelle kermen 2015
Copie écran de tablette © gaelle kermen 2015
Copie écran de tablette : Facebook trop lourd ! devenu ingérable… © gaelle kermen 2015

Pour que Android marche correctement, il faudrait changer de tablette ou de smartphone tous les six mois ou tous les ans, ce qui devient très onéreux.

Je trouve dommage qu’Android soit devenu un standard et que tant de gens pensent faire une bonne affaire en achetant moins cher une tablette ou un smartphone Android qu’un produit Apple. C’est deux fois moins cher, peut-être,  mais ça marche dix fois moins bien et moins longtemps, ça c’est sûr.

Pour avoir pratiqué d’autres systèmes pendant quatre ans, je sais maintenant que rien ne remplace un MacOs ou un iOS.

Sauvetage du MacBook par un simple sac de riz d’un kilo

Heureusement pour ma créativité, j’ai récupéré mon MacBook. En l’enfermant pendant quatre jours dans un grand sac plastique avec un kilo de riz dans une pièce bien sèche, ma chambre, il est ressuscité de son oxydation, alors que les experts qui l’avaient vu à l’époque du naufrage avaient diagnostiqué une carte mère grillée, que mon modeste budget n’avait jamais permis de remplacer, les assurances ayant trouvé une clause d’exclusion pour ne pas prendre l’accident en charge.

J’ai eu l’idée du sac de riz en regardant un épisode de Meurtres au Paradis où le premier inspecteur anglais préconisait de mettre un portable tombé dans l’eau de mer dans du riz, sans l’allumer, et ça marchait. Moi, j’avais tenté d’allumer le MacBook. J’ai essayé quand même, je n’avais rien à perdre, le MacBook était inerte depuis quatre ans. Ça a marché. Je n’oublierai jamais le bonheur d’entendre le bruit du MacBook qui se réveille de son long sommeil.

Résurrection du MacBook après 4 ans d'oxydation. © gaelle kermen 2015
Résurrection du MacBook après 4 ans d’oxydation. © gaelle kermen 2015

J’ai récupéré mon MacBook en bonne forme, sa batterie reste chargée comme autrefois, j’ai retrouvé mes petits là où je les avais laissés.

Il a juste perdu la lettre t en cours de route, t sans doute parce qu’il avait été noyé par une tisane, comme me l’a suggéré Frédéric Daubagna de l’agence Aestetype de Toulouse, dont je conte la visite sur mon blog de voyage.

— Il manque un t parce qu’une tisane l’a noyé, dit Frédéric.
— Avec un café, il manquerait un c, dit Jacques.
— Et avec du whisky il manquerait un w, ajoutai-je.

Alors, j’ai offert un petit clavier acheté chez Pearl, comme celui que j’avais pour écrire plus vite sur mes tablettes Android. Je le pose sur le clavier du MacBook et je travaille aussi bien qu’avant son naufrage, car même âgé de sept ans, mon MacBook marche mieux que ma dernière tablette de six mois seulement.

Toujours est-il que depuis le 18 mars, date historique de mes retrouvailles avec mon cher MacBook, j’ai pu aussi récupérer mes photos (je n’avais plus de système me permettant d’ouvrir iPhoto 09′) quelque chose comme 25.000, plus celles que j’avais prises en quatre ans, stockées sur mes tablettes. Elles s’affichent en un clic, alors que j’attendais des minutes pour moins de 2000 sur les tablettes. Je les ai classées et sauvegardées, sur Google Photos pour partager les albums privés et sur Flickr pro pour les albums publics pour illustrer mes blogs.

5 ans d’attente et enfin 1 iPad

L'iPad rêvé est arrivé. Cinq ans d'attente. © gaelle kermen 2015
L’iPad rêvé est arrivé. Cinq ans d’attente. Désormais mon meilleur ami d’écriture de notes. © gaelle kermen 2015

J’ai aussi un iPad depuis juillet, donné par une amie, qui, m’entendant râler une fois de plus contre les tablettes Android qui ne marchaient jamais, a pensé que je ferai meilleur usage qu’elle de son iPad. C’est vrai. C’est mon meilleur ami d’écriture de notes de départ. C’est le premier iPad, l’historique, celui qui a bouleversé le paysage des tablettes. Mais même obsolète avec son système iOs 5.1.1, mon vieil iPad one marche mieux que toutes les tablettes que j’ai eues entre les mains en trois ans.

Au mois d’août 2015, j’ai repris l’écriture de blogs et la publication des albums photos. J’ai publié quelques articles sur mon blog de voyages : hentadou.

L’inspiration est revenue avec l’iPad pour la prise de notes sur Simplenote pour mon Journal et sur SimpleMind+ pour construire les articles. Tout s’exporte vers le  MacBook pour la mise en forme des articles, ou des cahiers que je suis en train de travailler, sur Scrivener. Je n’ai plus à me soucier de technique, tout roule, tout marche, tout fonctionne. Je peux avoir tous les programmes dont j’ai besoin ouverts en même temps. Rien ne me ralentit. Je n’ai plus qu’à écrire, à reprendre des notes restées en brouillon, des projets restés en instance, quand tout était si compliqué que les bras m’en tombaient, que le désespoir me guettait, que la dépression m’accablait.

Maintenant je peux aller au bout de mes rêves, juste portée par de bons outils, dans l’harmonie retrouvée.

Je vous dis donc à bientôt pour de nouvelles lectures. Bel équinoxe d’automne 2015 !

Gaelle

23 septembre 2015 Kerantorec

Extrait du Journal de vie 2015 Sauvetage du MacBook apres 4 ans d’inaction

Mercredi 18 mars 2015 21:19

Un miracle a eu lieu aujourd’hui, 18 mars, entre la Saint Patrick hier et la Saint Joseph demain. Le MacBook est revenu à la vie. Incroyable, mais vrai ! Après quatre jours de repos dans un sac en compagnie d’un kilo de riz Basmati, j’ai rechargé la bête ce matin. Cet après-midi, après ma sieste, j’ai tenté de la démarrer. Et j’ai entendu le doux bruit de rallumage du MacBook, pas entendu depuis le 2 mars 2011 de sinistre mémoire. Je croyais au miracle et le miracle est arrivé. J’ai vu l’écran s’allumer, restant blanc d’abord, puis un dossier s’afficher avec un point d’interrogation, il cherchait un système d’exploitation et ne le trouvait pas, j’avais dû mal remettre le disque dur d’origine dans le boitier. Alors j’ai branché l’ancien disque dur sur un port USB. J’ai vu une pomme, puis un écran bleu, un peu trop longtemps à mon goût, l’adrénaline montait, car je ne savais pas si l’ordinateur allait remarcher, mais en définitive j’ai attendu moins longtemps que chaque fois que j’allume la tablette, surtout quand je dois la redémarrer parce que l’écran reste noir. Et j’ai retrouvé mon environnement d’autrefois, le tableau de Samson, Carribean Moon en fond d’écran et tous les dossiers tels que je les avais laissés. Enfin, je vais pouvoir reprendre mon vrai travail d’écriture. Ouf !

Le MacBook avec le tableau d'Yves Samson en hommage à Kevin Ayers Carribean Moon. © gaelle kermen 2015
Le MacBook avec le tableau d’Yves Samson en hommage à Kevin Ayers Carribean Moon. © gaelle kermen 2015

Mes autres blogs
Chantiers : kerantorec
Voyages : hentadou.

Sites cités
Pearl : clavier pour iOs, clavier pour Android
Agence aestetype Toulouse
Scrivener
Simplenote
SimpleMind+

© Gaelle Kermen 2015