Bilan 2018 d’un seul projet Scrivener pour gérer des projets multiples

Le premier janvier 2018, j’avais créé un Nouveau projet 2018-JOURNAL pour avoir dans un seul endroit tout ce que j’ai à gérer au fil des mois et des saisons. L’expérience a été positive puisque je la renouvelle en 2019. C’est aussi une bonne façon de gérer des projets multiples.


En fin d’année 2018, j’ai dupliqué le projet entier sur mon iPad (histoire de tester la capacité de Scrivener à gérer de gros dossiers sur l’application via Dropbox, c’est oui). Sur le bureau du Mac mini, dans mon bureau, pas dans mon lit, j’ai créé un Nouveau Projet Vierge et j’ai fait glisser le dossier dupliqué dans le dossier racine. La procédure est rapide, simple, efficace. Plus besoin d’importer ni de convertir quoi que ce soit. On gagne un temps fou et on n’importe que ce qu’on veut.

Un aperçu de tout ce que je peux engranger dans mon unique Projet Scrivener : des milliers de pages !

Au passage, j’ai eu une idée de ce que j’avais écrit en 2018 en ouvrant la fenêtre des Objectifs du projet JOURNAL-2018, après avoir enlevé la partie dupliquée.

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Écran des Objectifs de Projet sur Scrivener 3 pour Mac

Dans tous les documents écrits du classeur, Scrivener a comptabilisé un total de 589 876 mots, l’équivalent de 1643 pages, un temps de lecture de près de 40 heures. Ouah ! Pas si mal, car je suis du genre à penser que je n’ai pas foutu grand-chose ! Scrivener remet les pendules à l’heure.

Mon classeur aux projets multiples se présente ainsi pour 2019 sur l’iPad mini 4.

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Écran du Projet 2019_JOURNAL sur iPad mini 4

Voici comment je m’organise. Dans mon Journal de 2019, j’ai tout ce dont j’ai besoin pour avancer à grands pas tous mes projets.

CoversAdam

Pour travailler avec Adam Molariss sur les couvertures des ouvrages sur lesquels je travaille, j’ai ajouté un dossier CoversAdam. J’y note une idée de couverture quand l’esprit souffle.

ÉBAUCHE retitrée

Dans le dossier essentiel du projet, l’ébauche, je mets le manuscrit en cours, ainsi je peux voir son avancement en mots, particulièrement au moment des mois d’écritures intenses que sont les deux Camps NaNo de printemps et d’été, en avril et juillet, et le mois de NaNoWriMo en novembre, les mois où l’activité essentielle est d’écrire un projet.

On voit que dans mon ébauche actuelle, deux projets sont enregistrés, deux projets qui se sont imposés à moi récemment en raison d’échanges avec d’autres auteurs, en particulier celui sur Aeon Timeline, dont je viens d’acquérir l’application pour iPad, toujours pour écrire dans mon lit en hiver et dans mon jardin en été.

L’ébauche n’a pas de couleur, l’icône est celle d’un livre manuscrit. Les deux dossiers à l’intérieur sont verts, comme le sont les PROJETS. Je sais ainsi que ce sont les manuscrits en cours de travail. Lorsque je serai dans une phase de formatage, je les sortirai de ce projet général de l’an 2018, pour les traiter individuellement dans Scrivener 3 sur le Mac mini au bureau. D’ici là, je peux les étoffer, sur l’application de l’iPad, en étant dans mon lit en hiver, sur la terrasse ou dans le hamac en été.

Ces deux dossiers sont en vert, la couleur que j’ai choisie pour les dossiers représentant des PARTIES dans mes livres.

JANVIER Journal et JANVIER Chantier

J’y mets les dossiers du journal de vie et du cahier de chantier du mois en cours. C’est ici que j’écris quasiment tous les jours. Ces deux dossiers sont couleur sable, l’étiquette choisie pour les Chapitres. J’ai mis des icônes de carnets de notes de différentes couleurs, jaune de l’inspiration pour le journal de vie et vert pour le chantier qui me voit souvent sortir dehors au milieu des champs et des bois pour avancer mes travaux (je ferai le réaménagement de ma maison en mars).

Des manuscrits en cours

Hors de ce dossier, j’ai stocké le projet commencé en novembre 2018, Kerantorec un domaine breton. Il est en cours de rédaction, à portée de clic.

J’ai un livre sur l’écriture qui doit être relu et corrigé, je le garde à portée de main, pour revoir l’ensemble, avec celui sur la publication indépendante et le nouveau. Écrire un livre entier sur iPad avec Scrivener iOS, c’est mon dernier défi. Tous les livres se complètent, je veillerai à ne pas me répéter outre mesure.

La cuisine plus simple grandit aussi au fil des saisons, je mets au point mes recettes les plus pratiques pour pouvoir écrire tranquillement dans mon coin, en ayant prévu de quoi tenir un siège. Je me suis toujours organisée pour travailler sans avoir besoin d’interrompre ce que je fais. J’aime bien manger, je ne suis pas très douée comme le sont la plupart des gens qui font des livres de cuisine, mais je sais écrire ce que je réalise, je peux donc apporter ma vision des choses pour décomplexer tous les auteurs qui ont comme tout le monde besoin de manger pour vivre, mais ne veulent pas y passer trop de temps afin de se consacrer à l’écriture.

Dessous, j’ai le projet du Bricolage, la relation des travaux que j’ai assumés le plus souvent seule sur mon domaine depuis plus de trente-cinq ans. Je commence à avoir une certaine expérience, le temps est venu de la transmettre. Et je me remettrai au boulot dès le beau temps sec revenu.

J’ai préparé aussi un projet de Jardinage plus simple qui développera les étapes nécessaires à l’élaboration d’un parc, car ma flourenn d’origine (prairie humide en breton) est devenue un parc en quarante ans de travail sur son paysage, grâce aux échanges avec les ami(e)s jardinier(e)s et son entretien au fil des saisons.

J’ai mis des icônes sur les dossiers pour me repérer en plus des couleurs des étiquettes.

ARTICLES BLOGS 2019

Dessous encore, j’ai un dossier d’articles de blogs. Je crée toujours un article sur Scrivener avant de l’exporter dans mes blogs WordPress.

L’avantage est que je retrouve ainsi très vite une information, que je pourrais rechercher d’abord dans le calendrier de l’iPad (Calendar) puis dans les entrées quotidiennes datées de mon journal.

J’ajouterai un dossier PUBLICATIONS 2019, dès que j’aurai publier un des livres en cours.

RECHERCHE

Le dossier Recherche, c’est un peu le fourre-tout, le grand bordel organisé, où je stocke les choses quand je n’en ai plus besoin, au cas où, comme des Chutes, sorties des manuscrits en cours, quand je relis et réécrit.

C’est là que je range les dossiers complets : tous les mois du journal de vie et du cahier de chantier.

L’an dernier, j’espérais faire des travaux sur ma maison. J’avais constitué un dossier où je gardais les dossiers de demande et réception de devis, d’échanges de courriels, et tout ce qui était nécessaire pour retrouver rapidement un document. Les travaux ont été faits en décembre. Je ne le garde pas dans le projet 2019.

J’ai archivé le dossier TRAVAUX_2018 dans le dossier SCRIVENER2018 avec les dossiers de tous les livres que j’ai écrits, publiés ou aidés à écrire et publier. Je retrouve ainsi très vite mes petits lorsque j’en ai besoin.

Je ne stocke pas tellement de recherches dans ce dossier. Je fais des recherches de précision au moment de la réécriture, rarement au moment de l’écriture, pour ne pas casser l’élan de l’inspiration, le jet de l’idée qui s’impose à l’esprit.

Je fais des recherches sur un autre support, soit l’iPad mini 4 ou l’iPhone 5c, depuis que j’écris aussi sur un plus grand iPad. Je ne stocke pas, je corrige tout de suite la précision trouvée pour compléter mon texte.

Je garde toujours mes projets légers, je n’ai aucun problème de synchronisation, elle se fait rapidement.

Conflits

L’application Scrivener iOS ou le logiciel crée un dossier Conflits au cas où la synchronisation entre les différents supports présenterait un conflit. C’est le cas quand on écrit sur un deuxième support sans avoir enregistré d’abord l’écrit sur le premier support.

Je vérifie néanmoins le dossier Conflits quand la notification Scrivener me le signale, j’enregistre la page ou les pages en question et je les supprime tout de suite ou quand j’ai un moment.

Poubelle

Tout en bas du Classeur se trouve la poubelle. J’essaie de la vider régulièrement. On peut être freiné dans la synchronisation si on laisse les deux derniers dossiers s’alourdir inconsidérément.

Sortie d’un manuscrit pour les corrections, le formatage et la compilation

Lorsque je considère que j’ai terminé le manuscrit, je le sors de ce cadre où je l’ai suivi le temps nécessaire. Je le sors sur la version 3 de Scrivener et je le mets dans un dossier spécifique du bureau de mon Mac mini. Je le traite alors comme un livre à part entière et je fais les corrections avec Antidote avant de le compiler en vue des diverses publications, selon les formats :

  • epub pour le relire et le faire relire par des bêta-lecteurs,
  • mobi pour Amazon KDP,
  • docx pour être formaté en broché sur Pages en utilisant un gabarit fourni par Amazon Print,
  • en doc pour publier sur Smashwords qui fait les conversions en tous les formats numériques.

Dernière vérification : avec Sigil pour l’epub. En général, la réponse de l’epubchecker est : « Aucun problème trouvé ! » Et là, je dis : « Merci Scrivener ! »

Le tableau de bord Scrivener iOS

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Je n’aime pas avoir beaucoup de projets sur le tableau de bord de Scrivener iOS de l’iPad. Cinq est le maximum. Sinon, je ne les vois plus. Je n’aime pas quitter le projet général pour noter une idée, développer un propos quand il me suffit d’écrire une nouvelle page et de la ranger dans un dossier un peu plus bas. Je maîtrise donc mieux mes projets cumulés dans un seul projet, ce qui me permet de faire plusieurs publications par an de projets conséquents.

Les projets en plus du Projet 2019_JOURNAL sont des projets temporaires, des essais que je fais pour répondre aux demandes formulées par mes lectrices et lecteurs, ou par les scrivonautes du groupe Facebook ScrivenerFR. Nous avançons tous en même temps. Beaucoup d’inspiration et de stimulation s’échangent ainsi.


Mes garanties d’ordre et sauvegarde

Ainsi, j’ai toujours et partout mes dossiers en cours avec moi. Ils sont accessibles par Dropbox de tous les supports d’écritures, fixes ou mobiles. Je ne perds plus de temps à chercher où j’ai mis telle ou telle page. Je ne crains pas de perdre mes écrits, une synchronisation se fait automatiquement depuis Dropbox dès que j’accède à mon ordinateur de bureau et une sauvegarde se fait aussi automatiquement sur Time machine.


Chacun, chacune, a sa méthode, je ne sais quelle est la vôtre. Voici la mienne, que je trouve positive au bout d’un an d’utilisation. Fertile, féconde, prolixe et créative.

Bilan des écritures 2018

À vous de jouer avec vos manies et habitudes. Belle année d’écritures et publications !

En l’an 2019, on remet tout à neuf !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, 28 décembre 2018/19 janvier 2019


Mise à jour du 22 janvier 2019

Je viens de mettre un lien aux modèles Scrivener 2019 sur mon site, à télécharger sur un ordi, décompresser, faire glisser dans un projet Scrivener et modifier selon besoins.

  • Modèle de projet d’essai
  • Modèle de script ou scénario

http://mhledoze.free.fr/Modeles2019.zip


Crédits

Logiciel d’écriture Scrivener 3 pour Mac
Application d’écriture Scrivener iOS pour iPad et iPhone
Adam Molariss, graphiste, Indiegraphics
Groupe de scrivonautes sur Facebook ScrivenerFR


 Merci à Catherine Hervais et Yvon Beaulieu, qui m’ont conduite à faire le point sur ma méthode d’organisation. Espérant aider les auteurs francophones à mieux s’organiser pour focaliser leur concentration sur l’essentiel : écrire !

Bilan des écritures 2018

L’année 2018 a été un très bon cru, une année féconde, riche en rebondissements, jusqu’au dernier mois. Ce que j’espérais, en écrivant au printemps Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de La Sorbonne, s’est matérialisé à la fin de l’année, par des chemins que nous n’aurions jamais osé rêver, ceux des Gilets jaunes, issus de toutes classes de la société, de toutes conditions, multiples et diverses, à l’image de la richesse de la France.

De mon côté plus modeste, je suis assez satisfaite du bilan que je tire en cette dernière semaine de l’année. J’ai bien avancé tous mes projets prévus et je me suis offert le luxe d’écrire deux projets imprévus, qui se sont imposés à moi au printemps et à l’automne et que j’ai pu construire lors des mois de NaNoWriMo, en avril et en novembre.

Voici un bilan des publications indépendantes que j’ai menées à bien en 2018. Je mets des liens universels, permettant d’acheter les livres sur les plateformes que vous préférez selon vos tablettes et supports de lecture numérique.


La publication de deux guides Scrivener plus simple

  • Scrivener 3.0 Introduction aux Tutoriels anglais le 19 janvier 2018. Ce guide est gratuit, il est conseillé de commencer par lui avant d’aborder le suivant, plus complet dans la prise en main du logiciel de bureau.
    https://books2read.com/u/baz5j6Tutoriels.jpg
  • Scrivener 3 plus simple Guide francophone de la version 3.0 pour Mac le 2 février 2018. Un guide pratique d’initiation au logiciel de bureau.
    books2read.com/u/31x56D
    Scrivener3.pngVersions numériques disponibles sur Amazon, Smashwords, Apple, Kobo, Iggybook

Des révisions sur Scrivener 3 pour Mac

Révision complète de deux livres précédemment publiés.
Le Journal 60, formaté sur Word en 2011, était refusé en Premium par Apple (table des matières non conforme).
Le guide Smashwords plus simple pour les francophones était également refusé par Apple parce qu’il pointait vers Amazon (concurrent) et que j’avais mal orthographié Apple iBooks Store (plus tâtillon, on meurt). Relecture en epub sur l’application iBooks, corrections sur Scrivener 3 avec Antidote 9
Republication sur Amazon et Smashwords (Apple, Kobo Fnac)


Une nouvelle aventure littéraire : la quête des archives

  • Des pavés à la plage, Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne, archives, souvenirs, bilans
    Recherches faites dans les archives en février et mars 2018
    Rédaction lors du Camp NaNoWriMo de printemps en avril 2018 sur iPad iOS
    Corrections en mai 2018 sur Scrivener 3 et Antidote 9
  • https://books2read.com/u/4Dlz2O
  • Deux versions brochées
      • Broché police 12 :
        Mai68-1.jpg
      • Broché gros caractères police 21
         
  • Mai68-2.jpg
  • Kerantorec un domaine breton (en cours d’écriture)
  • Entre Kerantorec et moi, c’est une histoire d’amour. Comme dans les histoires d’amour, il y a de la passion, des drames, des douleurs, des grandes joies, des épreuves, des réussites, des vilains, des rencontres et beaucoup de petits bonheurs.
    Je raconte l’histoire de mon village avant moi, au cours des siècles depuis la préhistoire, puis l’histoire des Travaux d’Hercule que j’y ai faits moi-même. J’y vis la vie que je rêvais dans ma jeunesse. Son histoire peut être inspirante pour d’autres créateurs, comme elle l’a déjà été pour des artistes et écrivains passant par Kerantorec.
  • KerantorecNaNo.jpg
    Kerantorec un domaine breton a été commencée lors du NaNoWriMo de novembre 2018. J’ai construit la charpente de l’ouvrage. Elle s’est actualisée lors de la restauration du toit de chaume en ardoise sur la partie la plus exposée et sinistrée de la maison. J’ai suivi les travaux des couvreurs au jour le jour, avec une belle admiration pour leur savoir-faire. L’histoire se développera en 2019 dans la relation de mes travaux précédents que j’ai faits moi-même sur mon territoire.

  • L’assistance numérique à deux auteurs francophones

    Désormais, j’ai les bons outils pour écrire mes propres écrits, mais aussi pour aider des auteurs amis à corriger et formater les leurs. J’ai donc eu l’honneur de participer à deux belles aventures littéraires.

    • La Grande Flourenn de Lise Audoin

    Version numérique publiée le 28 avril 2018 books2read.com/u/bMQ69a

    Flourenn2.jpg

    Version brochée grands caractères Police 21 publiée le 26 juin 2018 https://www.amazon.fr/Grande-Flourenn-roman-Lise-Audoin/dp/2956417312/

    La Grande Flourenn : trois marraines pour un roman

    • Waiting for Tina de Jean Azarel

    Nous avons eu différentes séquences de travail pour mettre en forme un manuscrit abouti. Avec l’auteur sur place à Kerantorec pour mettre au point les conventions de correction. Deux rencontres passionnantes.
    Puis seule. Relecture du format epub sur l’iPad (soulignement des erreurs).
    Le texte étant très riche, très dense, très documenté, avec de nombreuses citations, il a fallu plusieurs relectures. Les corrections on été faites sur Scrivener 3 avec Antidote 9.
    Quatre éditeurs étudient le manuscrit de Waiting for Tina. Nouvelles l’an prochain.

    Jean Azarel : la genèse de Waiting for Tina
    https://www.facebook.com/waitingfortina/


    Une expérience particulière : un roman collaboratif

    http://alloe.fr/

    Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #1


    Des projets en cours de révisions et corrections

    • L’écriture plus simple dans la vie créative
    • La publication indépendante plus simple
    • La cuisine plus simple en période créative
    • Le bricolage plus simple dans la vie créative
    • Le jardinage plus simple dans la vie créative

    Ces livres étaient d’abord un seul projet écrit lors du premier Camp NaNoWriMo de janvier 2017, projet développé au NaNoWriMo de novembre 2017, qui a sécrété plusieurs ouvrages spécifiques. Gardés dans mon Journal_2018, sur l’iPad et l’application Scrivener iOS, ces dossiers se voient souvent étoffés de paragraphes ou chapitres supplémentaires au fils des jours et des mois. Méthode de travail particulièrement efficace que je vais expliquer dans un prochain article.


    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 27 décembre 2018


    Crédit couvertures : Adam Molariss for Indiegraphics
    sauf Journal 60 : GK

    Bilan 2018

    • Nombre de mots écrits : 590 000
    • Nombre de pages écrites : 2 360
    • Nombre de livres publiés : 3
    • Nombre de livres republiés : 2
    • Nombre de livres corrigés : 3
    • Nombre de pages assistées : 1 150
    • Nombre d’articles publiés : 70

    Conclusion : vive Scrivener !

     

    La Grande Flourenn : trois marraines pour un roman

    Un roman peut être porté des années avant de voir le jour.

    J’avais connu Lise Audoin aux débuts de l’écriture de son roman, dès 1994 quand la prairie de mon domaine de Kerantorec lui rappelait le paradis perdu de son enfance.

    L’ambiance particulière du lieu lui permettait d’avancer dans sa quête. Elle utilisait des éléments que je lui avais racontés de l’époque où je tenais la Crêperie à la ferme de Kerantorec, qui voyait passer des personnalités comme Pierre Richard et Jean Carmet, dont j’avais reçu l’équipe lors d’un tournage dans la région. Elle avait fait de moi un personnage de druidesse gardienne des plantes et des étoiles. Dans l’escalier qui monte à ma chambre elle voyait l’accès à un donjon. Force de l’imaginaire !

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    Dans la flourenn au printemps : prairie bretonne avec merisier en fleurs et grand chêne © gaelle kermen 2017

    Plus tard, en 2005, elle avait aidé mon voisin-couvreur à refaire en ardoise le toit de chaume de ma maison, au-dessus du bureau et de ma chambre. Nous sommes de ces femmes qui avons choisi de vivre seule et assumons des travaux jusque-là réservés aux hommes. Elle-même autrefois avait changé toutes les ardoises du toit de sa longère, elle pouvait assister mon cousin spécialiste, alors que mon vertige chronique m’empêchait de monter sur le toit avec lui. Je préparais leur chantier au sol.

    Grâce à Lise Audoin, j’ai pu vivre à l’abri depuis plus de douze ans, me sentir protégée pour écrire et publier plusieurs ouvrages.

    Chats_toit.jpg
    Petits chats dans la fenêtre de toit couverte par Lise Audoin © gaelle kermen 2017

    Lorsqu’elle est venue le 20 avril 2017 demander mon aide pour réécrire son roman, qui avait reposé plusieurs années, il m’était normal de mettre à sa disposition ma formidable expérience d’écriture, édition et publication, accumulée depuis 1995 sur les sites Internet et depuis 2010 sur les plateformes numériques en ligne. Je l’ai accompagnée dans les derniers mois de sa gestation en lui prêtant mon ordinateur, le logiciel Scrivener et mon bureau. Nous avons partagé quelques repas aux discussions littéraires et humanistes bienfaisantes. Et cette année de travail d’écriture a été une des meilleures expériences de nos vies déjà longues.

    Comme dans les contes druidiques, trois marraines se sont penchées sur le berceau du roman. Après Françoise Verny chez Grasset, avec qui Lise Audoin avait échangé des courriers dans les années 1995-2000, après sa sœur qui avait saisi le manuscrit sur Word et conseillé la restructure du roman, je suis la troisième sage-femme de la maïeutique littéraire de La Grande Flourenn. Je l’assiste maintenant dans sa publication numérique indépendante pour que son roman voie le jour et atteigne son lectorat.

    Je suis fière et honorée de vous présenter le roman de Lise Audoin La Grande Flourenn. J’en apprécie les qualités littéraires, sociologiques et esthétiques. La langue est travaillée, ciselée, anoblie. Le décor principal est idyllique entre mer et campagne bretonnes. Les personnages sont puissants et exigeants. Le temps va des années 40 à nos jours. La vie, la guerre, la mort, l’amour, l’art, le traversent et le grandissent. Le sujet est terrible, je vous le laisse découvrir.

    Lise Audoin a mis des mots sur des traumatismes vécus par d’autres. Transcendé par l’écriture, le roman justicier sera thérapeutique et résilient pour celles et ceux qui le liront dans une restauration de l’harmonie.


    L’accouchement a été long et difficile. Fatiguée ce soir, mais heureuse. Le livre de mon amie Lise Audoin, La Grande Flourenn, est téléchargé pour sa sortie numérique lundi prochain en exclusivité sur Amazon. Mission accomplie de l’engagement pris il y a un an de l’aider à accoucher de son œuvre longuement portée. Le sujet est difficile, la pédophilie juvénile, il fallait le traiter avec précaution. Le texte a été ciselé, travaillé, revu, corrigé. Il est prêt à voir le jour. On a donné le meilleur de nous-même. Maintenant, il va vivre sa vie. Bien à vous !

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le
    26 avril 2018


    La Grande Flourenn de Lise Audoin

    Trois formats possibles sur demande :

    Le roman sort le 30 avril 2018 en exclusivité pour trois mois sur Amazon Kindle au format mobi pour liseuse Kindle ou tablette Fire, mais aussi pour application Kindle sur tous supports d’ordinateur Mac, PC ou tablette iOS ou Android.

    Si vous désiriez une version epub ou PDF, vous pouvez me joindre avec un justificatif de facture d’achat Amazon à cette adresse : kerantorec(at)icloud(point)com.

    Une version papier sortira fin juin.


     

    La Grande Flourenn de Lise Audoin

    La_Grande_Flourenn_Kindle_CoverDe la terre matricielle surgit l’œuvre de pierre.

    Deux enfants s’accrochent au père, figure tutélaire inscrite dans le granit.

    La mer a bercé leur enfance. Les herbes bruissantes de la Grande Flourenn ont été les témoins des initiations enfantines.

    Après le drame, la sœur aînée part à la recherche du paradis perdu.

    La pellicule du film transmute les réalités jamais dites.

    Au-delà des quêtes désespérées, la lumière surgit en haut du chemin.

    Lise Audoin a mis des mots sur les traumatismes des autres. La résilience est possible.

    Entre roman et essai, un livre thérapeutique.


    Depuis 1994, j’ai eu l’honneur d’accompagner l’écriture de ce livre, en partie écrit à Kerantorec, qui prête sa prairie et sa chaumière au décor d’une saison. Après plusieurs interruptions, le roman est enfin terminé. Actuellement en précommande, il sera disponible le 30 avril 2018.

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 25 avril 2018


    Crédit couverture : Adam Molariss pour Indiegraphics ©2018

    Guides francophones Scrivener : un marketing subtil

    Hier, j’ai eu la bonne surprise de voir que tous mes guides publiés sur Amazon étaient dans le top 9 de la catégorie Logiciels. D’abord, j’en voyais deux, puis quatre, puis six… Petit instant de douceur intérieure, savourée.

    AMZ-6guides

    Je dois reconnaître que les couvertures sont belles, toutes se répondent et se correspondent. Les guides d’origine ont un fond noir, les coffrets un fond de couleur que j’avais calqué sur les couleurs de l’iPhone 5c de 2013 vu la première fois à l’Apple Store du Carousel de Paris. Vert pour le coffret Mac et iOS, bleu pour Windows et iOS et jaune pour Mac, Windows et iOS. Et c’est beau. Adam Molariss a bien travaillé ses graphismes.

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    Si j’ai un décalage avec le marketing traditionnel, comme je l’ai expliqué dans mon précédent article, il y a un conseil avec lequel je suis totalement d’accord. Je ne parle pas des auteurs de guides qui ont écrit un livre et prétendent nous expliquer comment on fait, alors qu’ils ne savent même pas formater le leur. Je parle de quelques spécialistes ayant une bonne expérience de la publication numérique indépendante. S’il y a un conseil avec lequel je suis d’accord, c’est qu’après un premier livre, il faut en écrire un autre, puis un autre, puis un autre. Il me paraît plus important de publier que de mercater. J’appelle ça le marketing subtil. En publiant plusieurs livres, vous augmentez les chances de référencement par les moteurs de recherche d’abord et de repérage par les lecteurs potentiels ensuite. Subtilité exponentielle des algorithmes.

    Donc après la dépression post-scriptum, reprenez vos notes, revoyez vos projets, choisissez celui que vous avez le plus à cœur au moment donné, et concentrez-vous sur votre objectif. Je peux vous assurer que vous ne le regretterez pas.

    J’ai la fierté légitime d’avoir aidé des centaines d’auteurs à travers le monde, des auteurs pas assez anglophones pour suivre la documentation fournie par le logiciel et l’application Scrivener. Les guides Scrivener ne faisaient pas partie de mes programmes de départ. J’ai d’abord aidé un auteur. Mes fiches rédigées pour lui faire comprendre comment utiliser Scrivener pour écrire et formater ses livres pouvaient servir à d’autres. C’est ainsi que l’aventure a commencé, en chemin de traverse par rapport aux écritures prévues.

    Rien n’avait été publié en français pour le logiciel Mac. Après le guide sur le logiciel de bureau Mac, des auteurs me l’ont demandé pour Windows. Alors je l’ai fait pour Windows, me replongeant dans le monde PC.

    Ensuite, l’application pour iPad et iPhone est sortie. J’étais si émerveillée des possibilités qu’elle offrait que j’ai entamé tout de suite l’écriture du guide que des auteurs me demandaient aussi.

    Puis, Scrivener 3 est sorti et j’ai étudié, appliqué, analysé, lu et relu toute la documentation disponible, exclusivement en anglais, les deux tutorials du créateur de Scrivener, le manuel complet de 846 pages, le premier livre écrit en anglais sur Scrivener 3 de Keith McElhearn dans la collection Take Control of et le mini cours proposé par Gwen Hernandez, l’auteur de l’ouvrage de référence Scrivener for Dummies (2012).

    Enfin, j’ai passé toutes ces pages au crible de l’expérience que je pouvais avoir en découvrant cette nouvelle version du logiciel Scrivener 3. Le logiciel est devenu plus clair et plus fluide, l’interface allégée, de nombreuses subtilités permettent une écriture plus aisée et une meilleure compilation au moment de la publication. Le quatrième guide était écrit deux mois après la sortie de la nouvelle version de Scrivener.

    En découvrant la nouvelle version 3.0, j’avais d’abord tenté d’aller tout de suite à la fin, c’est-à-dire compiler un PDF, pour voir si c’était comme dans Scrivener 2. Eh be, non ! Sinon, c’était pas la peine que Scrivener il se décarcasse ! Je suis vite revenue au début, j’ai oublié ce que je savais du logiciel et de l’application, je n’ai pas essayé d’appliquer mes habitudes, je me suis laissé porter par les découvertes de la nouvelle philosophie de Scrivener 3 et j’ai été enchantée. Maintenant, je suis opérationnelle sur tous les fronts, blogs, livres et aides aux auteurs !

    Est-ce à dire que j’y passe toutes les heures de mes jours ? Non. Jamais je ne travaille plus de quatre heures par jour à mes travaux intellectuels. Je passe beaucoup de temps dehors ou à lire sous la couette quand le temps ne me permet pas de sortir. Deux à quatre heures par jour me suffisent à étudier la documentation et à appliquer ce que j’en analyse pour mes besoins. Mais ce sont des heures de concentration absolue, sans distraction, des heures privilégiées de bienveillance à l’égard du logiciel. Si je bloque sur quelque chose, il ne me vient pas à l’idée de critiquer le logiciel, mais plutôt moi-même, qui n’ai pas dû bien suivre les recommandations en voulant aller trop vite. Je crédite le concepteur de Scrivener d’une intelligence que je n’ai pas encore (du sens latin initial intellegere, comprendre), parce que j’ai sauté des étapes d’analyse. Démarche toute cartésienne : « Toujours tâcher à me vaincre que la fortune, plutôt changer mes désirs que l’ordre du monde. » (Discours de la méthode, 1637, René Descartes, troisième maxime)

    Le résultat a été au-delà de mes espérances.

    Non seulement, j’ai écrit un guide de 433 pages, illustré de 300 images, le plus complet qu’il m’était possible, mais j’ai continué à prendre des notes sur les quatre autres projets en cours, issus de l’essai commencé pendant le Camp NaNo de juillet 2017. Et j’ai commencé un autre ouvrage sur Mai 68 à paraître le 3 mai prochain.

    Plus j’avance dans la connaissance de Scrivener, plus il m’est facile d’ajouter des projets, dont certains attendaient dans les oubliettes des disques durs sauvegardés.

    La nouvelle organisation de mes cahiers mise en place début janvier 2018 se révèle efficiente et prolifique. Tant que j’en suis à la phase de collecte des idées et des notes (principe de Scrivener : une idée = une note), je garde les projets dans le gros projet quotidien de mon 2018-JOURNAL. Ainsi je ne perds rien, je butine et récolte. Puis, quand il me semble que les projets nouveaux peuvent prendre leur envol en vue d’une écriture et d’un formatage, je les sors du gros Journal pour vivre leur vie indépendante. C’est le moment de me concentrer sur un seul projet pour le mener à bien. Ce qui ne m’empêche nullement de continuer à nourrir les autres projets des idées qui pourraient surgir lors d’un tour à vélo au bord de la mer ou lorsque je relis Tolstoï comme je l’ai fait cet hiver.

    En ce moment, je me prépare pour le Camp NaNoWriMo du mois d’avril. J’ai ressorti des cartons d’archives mes documents sur Mai 68. J’ai organisé les notes déjà écrites au fil des cinq décennies dans mes cahiers d’écriture. Il est temps de faire le bilan de cette expérience exceptionnelle que le hasard de l’histoire m’a permis de vivre au Comité d’occupation de la Sorbonne en Mai-juin 68. Et pourtant, le jour où l’histoire de Mai 68 commençait, la mienne a failli s’arrêter. Le 22 mars 1968, j’ai fait une tentative de suicide en attendant mon révolutionnaire retenu à Nanterre. Comme quoi, on peut survivre aux drames et en faire des points de force pour l’avenir.

    Il est clair que je n’aurais jamais fait autant de travail sur Word ou pour Word, qui m’a toujours plombée. Après quatre ans, je ne cesse de me féliciter d’être passée sur Scrivener qui me permet de réaliser tous les écrits de mes rêves et plus encore. Ces guides spécialisés n’étaient pas dans mes programmes de départ. Ce sont des chemins des écoliers que j’ai empruntés pour aider les auteurs non-anglophones. Je ne regrette pas d’avoir pris le temps, la peine, puis le plaisir, de me former pour former les autres. Grande fierté légitime.

    N.B. Bien sûr, ces guides sont écrits pour des auteurs sachant lire et acceptant de suivre les procédures exposées. Rien ne se fait tout seul. Rien n’est donné sans effort. Mais une fois qu’on s’est formé en suivant les exemples pratiques que je donne en modèles pour entrer dans le logiciel, tout devient simple et facile. On peut écrire tout ce qu’on avait prévu et plus encore ! On peut même se lancer des défis en participant aux mois du NaNo et les remporter sur soi-même !


    One more thing – Un dernier point

    Le tutoriel interactif fourni par Scrivener en anglais a été traduit en français par Mathieu Nicolas, l’administrateur du groupe Facebook ScrivenerFR. Il est disponible ici :

    https://www.dropbox.com/sh/yum67joh99iublj/AACksH0m-2vpldVhspotGzoma?dl=0

    Le tutoriel en français est au format .scriv, comme l’est le tutoriel anglais.
    Il est au format Scrivener 3.0 pour Mac.

    La version Windows sortira dans le courant de l’année 2018.

    Si vous voyez des tournures qui pourraient être améliorées, apportez votre contribution au travail préalable de traduction fait par Mathieu.  Le tuto est perfectible et toutes les bonnes volontés sont souhaitées pour l’améliorer. Merci à vous !


    Bibliographie anglophone sur Scrivener 3.0

    https://www.takecontrolbooks.com/scrivener-3

    http://gwenhernandez.com/2017/11/20/scrivener-3-and-a-free-mini-course/


    Projet en cours au mois d’avril 2018

    https://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen/projects/des-paves-a-la-plage-mai-68-vu-par-une-jeune-fille-de-la-sorbonne

    Si vous voulez participer à la cabane que j’ai créée pour le groupe ScrivenerFr, envoyez-moi votre pseudo pour que je vous invite. Pour cela, il faut que vous ayez d’abord créé un projet pour le mois d’avril. À bientôt pour plus d’informations !

    Belles écritures,
    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 25 mars 2018


    Post Scriptum
    En écrivant l’article, j’avais fait un lapsus linguae significatif, datant mon suicide du 22 mars à cette année. Heureusement, l’œil de lynx de mon correcteur vigilant, Philippe Thoueille (auteur de Au Pied de votre arbre, manuel de généalogie à l’usage des chercheurs d’ancêtres) a relevé ma coquille. Au moins, je suis déjà dans l’ambiance de Mai 68, je m’y crois encore. En meilleure forme :) Merci, Philippe !


    L’auteur
    Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS, Scrivener 3).

    Page auteur sur Amazon (format mobi)
    Page auteur sur Apple (format epub)
    Page auteur sur Kobo (format epub)
    Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
    Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

    Scrivener 3 plus simple en precommande sortie le 2 février 2018

    VignetteScrivener3
    © Couverture par Adam Molariss pour Indiegraphics 2018

    Sortie en précommande du guide francophone d’initiation
    à la version 3 de Scrivener pour Mac : le 2 février 2018.

    Amazon

    Smashwords

    Capture d_écran 2018-01-19 à 15.48.45

    Cadeau pour patienter

    Pour attendre la sortie du guide Scrivener 3 plus simple, voici un module d’initiation au tutoriels anglais fournis par le logiciel et le site.


    Précommande du guide Scrivener 3 plus simple :

    Amazon

    Smashwords

    Belles écritures !
    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 20 janvier 2018

     

    Camp NaNoWriMo derniers jours

    Mardi 25 juillet 12:1012:10 Je viens de franchir la ligne d’arrivée des 31000 mots. La cible est devenue verte sur Scrivener, rouge sur le site du Camp NaNoWriMo. Je pourrais m’en tenir là, mais j’ai encore des choses à écrire.


    Comme en saut en hauteur ou à la perche, je remonte la barre à 40 000. Il faudra écrire 9 000 mots en six jours pour valider le projet le 31 juillet et faire partie des gagnants (contre eux-mêmes !). C’est faisable si je me tiens à mon projet.

    Une bonne grillade au feu de bois va me récompenser ce soir. Je joue le jeu du Camp !

    Jeudi 27 juillet 2017 7:50

    Derniers jours du Camp Nano. Le temps est pourri, je n’écris plus dehors comme je le faisais depuis le printemps, j’écris dans mon lit, comme cet hiver. Et j’y travaille bien, dès le réveil si possible, l’écriture matinale est plus automatique, plus subconsciente, elle se révèle parfois plus juste que l’écriture raisonnée et formatée. Je suis ce flux. Je ne relis rien. Je regarde juste si tel ou tel sujet a été complété. La relecture fera la censure, pour l’instant je suis dans l’écriture pure et dure. Celle qui ne supporte aucune interruption, aucune contrainte, celle qui réclame toute l’attention, l’exigeante, la vitale. Si je n’écris pas, je sens que je vais mourir. Sensations extrêmes. J’écris comme si mon souffle allait manquer si je défaillais sur la route, j’écris comme si mon sort en dépendait si je trébuchais sur une pierre du chemin. J’écris parce que les idées, les souvenirs, l’expérience, l’exigent. Derniers chapitres à compléter. Je ne veux pas me mettre de stress, puisque je suis seule à décider de la longueur du livre que je veux écrire, mais j’ai besoin d’avoir une certaine tension pour me remettre au travail chaque matin, pour créer une certaine routine déclenchant la réflexion systématique et l’écriture automatique.

    Le corps réclame ce que le cerveau lui demande. J’ai envie d’écrire parce que j’ai déjà parcouru tous ces mots depuis le 1 juillet , que j’ai remonté la barre plus haut que l’objectif de 31000 mots (1000 mots par jour) et, bien sûr, parce que j’ai encore des choses à dire sur le sujet que j’ai choisi.

    Hier, j’ai supprimé une partie, non encore écrite, mais prévue dans la Mindmap lors de la première réflexion. J’étendais trop le champ des références de création à mes chantiers physiques et revoyant mon plan, je trouvais cette partie hors sujet du moment, à réserver plutôt aux cahiers de chantier que j’ai l’intention de publier un jour, dans pas trop longtemps. Le mettre dans le plan du premier projet était une louable intention, mais je passerais trop de temps à la développer maintenant. Elle a le mérite d’être déjà organisée et, si je pensais devoir l’écrire, je reprendrais la partie dans le dossier Recherches où je l’ai classée et l’exporterais dans un nouveau projet. Pour un nouveau livre sur les travaux entrepris à Kerantorec.

    Pour l’instant, pendant ces derniers jours du Camp NaNo de juillet 2017, je vais me consacrer au sujet principal, La vie créative plus simple, avec des exemples liés à la littérature. J’ai encore quelques chapitres à rédiger.

    Que m’a déjà apporté le Camp NaNo ?

     Essentiellement le cadre du temps et de l’avancée du projet. Je suis trop solitaire par choix pour avoir besoin de travailler en réunion avec d’autres NaNoteurs (il paraît qu’on s’appelle comme ça quand on est francophone) comme cela peut se faire dans les lancements et les fins de NaNoWriMo. Si j’habitais encore Paris, si j’étais plus jeune, sans doute aurai-je apprécié ces réunions et peut-être même en aurai-je organisé. Mais la gestion de mes propres énergies ne me permet plus ce genre d’excès. Je vis bien désormais quand je suis un rythme plus régulier, sans nuit blanche.

    Mais en m’inscrivant sur le site du Camp Nano, je me suis engagée publiquement, et ça fait toute la différence du monde. Je peux afficher le total des mots écrits chaque jour et je trouve ça très excitant. Parfois je vois que j’atteins une barre symbolique, comme l’était celle des 31 000 mots, atteint le 25 juillet. Il manque juste cinquante et quelques mots pour la franchir. Souvent, dans un ultime effort après ma séance d’écriture, aussi épuisante qu’un séance de bûcheronnage dehors, je regarde un chapitre pour voir si je ne peux pas le compléter et alors, la magie surgit, l’inspiration est encore, et cent ou deux cents mots s’ajoutent encore.

    Et c’est ainsi que j’ai avancé. Sans cette carotte symbolique devant moi, l’âne que je suis aurait trouvé de nombreuses raisons pour vagabonder le long des haies à faire tout autre chose qu’à écrire mon livre. Rien que pour ça, le NaNoWriMo est intéressant. Car cette concentration est la base même de la vie créative, qui doit de temps en temps, pour produire quelque chose de valable, se donner des impératifs et un cadre de travail.

    Allez, j’y retourne ! 36 049 mots, il reste un peu moins de 4 000 mots à écrire pour arriver à la barre des 40 000 mots que je me suis imposés. Hier, j’en ai écrit plus de 3 500 ! La vie est belle !


    Belles écritures estivales !

    Gaelle Kermen, Kerantorec, le 27 juillet 2017