Bilan 2018 d’un seul projet Scrivener pour gérer des projets multiples

Le premier janvier 2018, j’avais créé un Nouveau projet 2018-JOURNAL pour avoir dans un seul endroit tout ce que j’ai à gérer au fil des mois et des saisons. L’expérience a été positive puisque je la renouvelle en 2019. C’est aussi une bonne façon de gérer des projets multiples.


En fin d’année 2018, j’ai dupliqué le projet entier sur mon iPad (histoire de tester la capacité de Scrivener à gérer de gros dossiers sur l’application via Dropbox, c’est oui). Sur le bureau du Mac mini, dans mon bureau, pas dans mon lit, j’ai créé un Nouveau Projet Vierge et j’ai fait glisser le dossier dupliqué dans le dossier racine. La procédure est rapide, simple, efficace. Plus besoin d’importer ni de convertir quoi que ce soit. On gagne un temps fou et on n’importe que ce qu’on veut.

Un aperçu de tout ce que je peux engranger dans mon unique Projet Scrivener : des milliers de pages !

Au passage, j’ai eu une idée de ce que j’avais écrit en 2018 en ouvrant la fenêtre des Objectifs du projet JOURNAL-2018, après avoir enlevé la partie dupliquée.

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Écran des Objectifs de Projet sur Scrivener 3 pour Mac

Dans tous les documents écrits du classeur, Scrivener a comptabilisé un total de 589 876 mots, l’équivalent de 1643 pages, un temps de lecture de près de 40 heures. Ouah ! Pas si mal, car je suis du genre à penser que je n’ai pas foutu grand-chose ! Scrivener remet les pendules à l’heure.

Mon classeur aux projets multiples se présente ainsi pour 2019 sur l’iPad mini 4.

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Écran du Projet 2019_JOURNAL sur iPad mini 4

Voici comment je m’organise. Dans mon Journal de 2019, j’ai tout ce dont j’ai besoin pour avancer à grands pas tous mes projets.

CoversAdam

Pour travailler avec Adam Molariss sur les couvertures des ouvrages sur lesquels je travaille, j’ai ajouté un dossier CoversAdam. J’y note une idée de couverture quand l’esprit souffle.

ÉBAUCHE retitrée

Dans le dossier essentiel du projet, l’ébauche, je mets le manuscrit en cours, ainsi je peux voir son avancement en mots, particulièrement au moment des mois d’écritures intenses que sont les deux Camps NaNo de printemps et d’été, en avril et juillet, et le mois de NaNoWriMo en novembre, les mois où l’activité essentielle est d’écrire un projet.

On voit que dans mon ébauche actuelle, deux projets sont enregistrés, deux projets qui se sont imposés à moi récemment en raison d’échanges avec d’autres auteurs, en particulier celui sur Aeon Timeline, dont je viens d’acquérir l’application pour iPad, toujours pour écrire dans mon lit en hiver et dans mon jardin en été.

L’ébauche n’a pas de couleur, l’icône est celle d’un livre manuscrit. Les deux dossiers à l’intérieur sont verts, comme le sont les PROJETS. Je sais ainsi que ce sont les manuscrits en cours de travail. Lorsque je serai dans une phase de formatage, je les sortirai de ce projet général de l’an 2018, pour les traiter individuellement dans Scrivener 3 sur le Mac mini au bureau. D’ici là, je peux les étoffer, sur l’application de l’iPad, en étant dans mon lit en hiver, sur la terrasse ou dans le hamac en été.

Ces deux dossiers sont en vert, la couleur que j’ai choisie pour les dossiers représentant des PARTIES dans mes livres.

JANVIER Journal et JANVIER Chantier

J’y mets les dossiers du journal de vie et du cahier de chantier du mois en cours. C’est ici que j’écris quasiment tous les jours. Ces deux dossiers sont couleur sable, l’étiquette choisie pour les Chapitres. J’ai mis des icônes de carnets de notes de différentes couleurs, jaune de l’inspiration pour le journal de vie et vert pour le chantier qui me voit souvent sortir dehors au milieu des champs et des bois pour avancer mes travaux (je ferai le réaménagement de ma maison en mars).

Des manuscrits en cours

Hors de ce dossier, j’ai stocké le projet commencé en novembre 2018, Kerantorec un domaine breton. Il est en cours de rédaction, à portée de clic.

J’ai un livre sur l’écriture qui doit être relu et corrigé, je le garde à portée de main, pour revoir l’ensemble, avec celui sur la publication indépendante et le nouveau. Écrire un livre entier sur iPad avec Scrivener iOS, c’est mon dernier défi. Tous les livres se complètent, je veillerai à ne pas me répéter outre mesure.

La cuisine plus simple grandit aussi au fil des saisons, je mets au point mes recettes les plus pratiques pour pouvoir écrire tranquillement dans mon coin, en ayant prévu de quoi tenir un siège. Je me suis toujours organisée pour travailler sans avoir besoin d’interrompre ce que je fais. J’aime bien manger, je ne suis pas très douée comme le sont la plupart des gens qui font des livres de cuisine, mais je sais écrire ce que je réalise, je peux donc apporter ma vision des choses pour décomplexer tous les auteurs qui ont comme tout le monde besoin de manger pour vivre, mais ne veulent pas y passer trop de temps afin de se consacrer à l’écriture.

Dessous, j’ai le projet du Bricolage, la relation des travaux que j’ai assumés le plus souvent seule sur mon domaine depuis plus de trente-cinq ans. Je commence à avoir une certaine expérience, le temps est venu de la transmettre. Et je me remettrai au boulot dès le beau temps sec revenu.

J’ai préparé aussi un projet de Jardinage plus simple qui développera les étapes nécessaires à l’élaboration d’un parc, car ma flourenn d’origine (prairie humide en breton) est devenue un parc en quarante ans de travail sur son paysage, grâce aux échanges avec les ami(e)s jardinier(e)s et son entretien au fil des saisons.

J’ai mis des icônes sur les dossiers pour me repérer en plus des couleurs des étiquettes.

ARTICLES BLOGS 2019

Dessous encore, j’ai un dossier d’articles de blogs. Je crée toujours un article sur Scrivener avant de l’exporter dans mes blogs WordPress.

L’avantage est que je retrouve ainsi très vite une information, que je pourrais rechercher d’abord dans le calendrier de l’iPad (Calendar) puis dans les entrées quotidiennes datées de mon journal.

J’ajouterai un dossier PUBLICATIONS 2019, dès que j’aurai publier un des livres en cours.

RECHERCHE

Le dossier Recherche, c’est un peu le fourre-tout, le grand bordel organisé, où je stocke les choses quand je n’en ai plus besoin, au cas où, comme des Chutes, sorties des manuscrits en cours, quand je relis et réécrit.

C’est là que je range les dossiers complets : tous les mois du journal de vie et du cahier de chantier.

L’an dernier, j’espérais faire des travaux sur ma maison. J’avais constitué un dossier où je gardais les dossiers de demande et réception de devis, d’échanges de courriels, et tout ce qui était nécessaire pour retrouver rapidement un document. Les travaux ont été faits en décembre. Je ne le garde pas dans le projet 2019.

J’ai archivé le dossier TRAVAUX_2018 dans le dossier SCRIVENER2018 avec les dossiers de tous les livres que j’ai écrits, publiés ou aidés à écrire et publier. Je retrouve ainsi très vite mes petits lorsque j’en ai besoin.

Je ne stocke pas tellement de recherches dans ce dossier. Je fais des recherches de précision au moment de la réécriture, rarement au moment de l’écriture, pour ne pas casser l’élan de l’inspiration, le jet de l’idée qui s’impose à l’esprit.

Je fais des recherches sur un autre support, soit l’iPad mini 4 ou l’iPhone 5c, depuis que j’écris aussi sur un plus grand iPad. Je ne stocke pas, je corrige tout de suite la précision trouvée pour compléter mon texte.

Je garde toujours mes projets légers, je n’ai aucun problème de synchronisation, elle se fait rapidement.

Conflits

L’application Scrivener iOS ou le logiciel crée un dossier Conflits au cas où la synchronisation entre les différents supports présenterait un conflit. C’est le cas quand on écrit sur un deuxième support sans avoir enregistré d’abord l’écrit sur le premier support.

Je vérifie néanmoins le dossier Conflits quand la notification Scrivener me le signale, j’enregistre la page ou les pages en question et je les supprime tout de suite ou quand j’ai un moment.

Poubelle

Tout en bas du Classeur se trouve la poubelle. J’essaie de la vider régulièrement. On peut être freiné dans la synchronisation si on laisse les deux derniers dossiers s’alourdir inconsidérément.

Sortie d’un manuscrit pour les corrections, le formatage et la compilation

Lorsque je considère que j’ai terminé le manuscrit, je le sors de ce cadre où je l’ai suivi le temps nécessaire. Je le sors sur la version 3 de Scrivener et je le mets dans un dossier spécifique du bureau de mon Mac mini. Je le traite alors comme un livre à part entière et je fais les corrections avec Antidote avant de le compiler en vue des diverses publications, selon les formats :

  • epub pour le relire et le faire relire par des bêta-lecteurs,
  • mobi pour Amazon KDP,
  • docx pour être formaté en broché sur Pages en utilisant un gabarit fourni par Amazon Print,
  • en doc pour publier sur Smashwords qui fait les conversions en tous les formats numériques.

Dernière vérification : avec Sigil pour l’epub. En général, la réponse de l’epubchecker est : « Aucun problème trouvé ! » Et là, je dis : « Merci Scrivener ! »

Le tableau de bord Scrivener iOS

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Je n’aime pas avoir beaucoup de projets sur le tableau de bord de Scrivener iOS de l’iPad. Cinq est le maximum. Sinon, je ne les vois plus. Je n’aime pas quitter le projet général pour noter une idée, développer un propos quand il me suffit d’écrire une nouvelle page et de la ranger dans un dossier un peu plus bas. Je maîtrise donc mieux mes projets cumulés dans un seul projet, ce qui me permet de faire plusieurs publications par an de projets conséquents.

Les projets en plus du Projet 2019_JOURNAL sont des projets temporaires, des essais que je fais pour répondre aux demandes formulées par mes lectrices et lecteurs, ou par les scrivonautes du groupe Facebook ScrivenerFR. Nous avançons tous en même temps. Beaucoup d’inspiration et de stimulation s’échangent ainsi.


Mes garanties d’ordre et sauvegarde

Ainsi, j’ai toujours et partout mes dossiers en cours avec moi. Ils sont accessibles par Dropbox de tous les supports d’écritures, fixes ou mobiles. Je ne perds plus de temps à chercher où j’ai mis telle ou telle page. Je ne crains pas de perdre mes écrits, une synchronisation se fait automatiquement depuis Dropbox dès que j’accède à mon ordinateur de bureau et une sauvegarde se fait aussi automatiquement sur Time machine.


Chacun, chacune, a sa méthode, je ne sais quelle est la vôtre. Voici la mienne, que je trouve positive au bout d’un an d’utilisation. Fertile, féconde, prolixe et créative.

Bilan des écritures 2018

À vous de jouer avec vos manies et habitudes. Belle année d’écritures et publications !

En l’an 2019, on remet tout à neuf !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, 28 décembre 2018/19 janvier 2019


Mise à jour du 22 janvier 2019

Je viens de mettre un lien aux modèles Scrivener 2019 sur mon site, à télécharger sur un ordi, décompresser, faire glisser dans un projet Scrivener et modifier selon besoins.

  • Modèle de projet d’essai
  • Modèle de script ou scénario

http://mhledoze.free.fr/Modeles2019.zip


Crédits

Logiciel d’écriture Scrivener 3 pour Mac
Application d’écriture Scrivener iOS pour iPad et iPhone
Adam Molariss, graphiste, Indiegraphics
Groupe de scrivonautes sur Facebook ScrivenerFR


 Merci à Catherine Hervais et Yvon Beaulieu, qui m’ont conduite à faire le point sur ma méthode d’organisation. Espérant aider les auteurs francophones à mieux s’organiser pour focaliser leur concentration sur l’essentiel : écrire !

Bilan des écritures 2018

L’année 2018 a été un très bon cru, une année féconde, riche en rebondissements, jusqu’au dernier mois. Ce que j’espérais, en écrivant au printemps Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de La Sorbonne, s’est matérialisé à la fin de l’année, par des chemins que nous n’aurions jamais osé rêver, ceux des Gilets jaunes, issus de toutes classes de la société, de toutes conditions, multiples et diverses, à l’image de la richesse de la France.

De mon côté plus modeste, je suis assez satisfaite du bilan que je tire en cette dernière semaine de l’année. J’ai bien avancé tous mes projets prévus et je me suis offert le luxe d’écrire deux projets imprévus, qui se sont imposés à moi au printemps et à l’automne et que j’ai pu construire lors des mois de NaNoWriMo, en avril et en novembre.

Voici un bilan des publications indépendantes que j’ai menées à bien en 2018. Je mets des liens universels, permettant d’acheter les livres sur les plateformes que vous préférez selon vos tablettes et supports de lecture numérique.


La publication de deux guides Scrivener plus simple

  • Scrivener 3.0 Introduction aux Tutoriels anglais le 19 janvier 2018. Ce guide est gratuit, il est conseillé de commencer par lui avant d’aborder le suivant, plus complet dans la prise en main du logiciel de bureau.
    https://books2read.com/u/baz5j6Tutoriels.jpg
  • Scrivener 3 plus simple Guide francophone de la version 3.0 pour Mac le 2 février 2018. Un guide pratique d’initiation au logiciel de bureau.
    books2read.com/u/31x56D
    Scrivener3.pngVersions numériques disponibles sur Amazon, Smashwords, Apple, Kobo, Iggybook

Des révisions sur Scrivener 3 pour Mac

Révision complète de deux livres précédemment publiés.
Le Journal 60, formaté sur Word en 2011, était refusé en Premium par Apple (table des matières non conforme).
Le guide Smashwords plus simple pour les francophones était également refusé par Apple parce qu’il pointait vers Amazon (concurrent) et que j’avais mal orthographié Apple iBooks Store (plus tâtillon, on meurt). Relecture en epub sur l’application iBooks, corrections sur Scrivener 3 avec Antidote 9
Republication sur Amazon et Smashwords (Apple, Kobo Fnac)


Une nouvelle aventure littéraire : la quête des archives

  • Des pavés à la plage, Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne, archives, souvenirs, bilans
    Recherches faites dans les archives en février et mars 2018
    Rédaction lors du Camp NaNoWriMo de printemps en avril 2018 sur iPad iOS
    Corrections en mai 2018 sur Scrivener 3 et Antidote 9
  • https://books2read.com/u/4Dlz2O
  • Deux versions brochées
      • Broché police 12 :
        Mai68-1.jpg
      • Broché gros caractères police 21
         
  • Mai68-2.jpg
  • Kerantorec un domaine breton (en cours d’écriture)
  • Entre Kerantorec et moi, c’est une histoire d’amour. Comme dans les histoires d’amour, il y a de la passion, des drames, des douleurs, des grandes joies, des épreuves, des réussites, des vilains, des rencontres et beaucoup de petits bonheurs.
    Je raconte l’histoire de mon village avant moi, au cours des siècles depuis la préhistoire, puis l’histoire des Travaux d’Hercule que j’y ai faits moi-même. J’y vis la vie que je rêvais dans ma jeunesse. Son histoire peut être inspirante pour d’autres créateurs, comme elle l’a déjà été pour des artistes et écrivains passant par Kerantorec.
  • KerantorecNaNo.jpg
    Kerantorec un domaine breton a été commencée lors du NaNoWriMo de novembre 2018. J’ai construit la charpente de l’ouvrage. Elle s’est actualisée lors de la restauration du toit de chaume en ardoise sur la partie la plus exposée et sinistrée de la maison. J’ai suivi les travaux des couvreurs au jour le jour, avec une belle admiration pour leur savoir-faire. L’histoire se développera en 2019 dans la relation de mes travaux précédents que j’ai faits moi-même sur mon territoire.

  • L’assistance numérique à deux auteurs francophones

    Désormais, j’ai les bons outils pour écrire mes propres écrits, mais aussi pour aider des auteurs amis à corriger et formater les leurs. J’ai donc eu l’honneur de participer à deux belles aventures littéraires.

    • La Grande Flourenn de Lise Audoin

    Version numérique publiée le 28 avril 2018 books2read.com/u/bMQ69a

    Flourenn2.jpg

    Version brochée grands caractères Police 21 publiée le 26 juin 2018 https://www.amazon.fr/Grande-Flourenn-roman-Lise-Audoin/dp/2956417312/

    La Grande Flourenn : trois marraines pour un roman

    • Waiting for Tina de Jean Azarel

    Nous avons eu différentes séquences de travail pour mettre en forme un manuscrit abouti. Avec l’auteur sur place à Kerantorec pour mettre au point les conventions de correction. Deux rencontres passionnantes.
    Puis seule. Relecture du format epub sur l’iPad (soulignement des erreurs).
    Le texte étant très riche, très dense, très documenté, avec de nombreuses citations, il a fallu plusieurs relectures. Les corrections on été faites sur Scrivener 3 avec Antidote 9.
    Quatre éditeurs étudient le manuscrit de Waiting for Tina. Nouvelles l’an prochain.

    Jean Azarel : la genèse de Waiting for Tina
    https://www.facebook.com/waitingfortina/


    Une expérience particulière : un roman collaboratif

    http://alloe.fr/

    Alloe-allez-on-ecrit : un roman collaboratif en 42 heures #1


    Des projets en cours de révisions et corrections

    • L’écriture plus simple dans la vie créative
    • La publication indépendante plus simple
    • La cuisine plus simple en période créative
    • Le bricolage plus simple dans la vie créative
    • Le jardinage plus simple dans la vie créative

    Ces livres étaient d’abord un seul projet écrit lors du premier Camp NaNoWriMo de janvier 2017, projet développé au NaNoWriMo de novembre 2017, qui a sécrété plusieurs ouvrages spécifiques. Gardés dans mon Journal_2018, sur l’iPad et l’application Scrivener iOS, ces dossiers se voient souvent étoffés de paragraphes ou chapitres supplémentaires au fils des jours et des mois. Méthode de travail particulièrement efficace que je vais expliquer dans un prochain article.


    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 27 décembre 2018


    Crédit couvertures : Adam Molariss for Indiegraphics
    sauf Journal 60 : GK

    Bilan 2018

    • Nombre de mots écrits : 590 000
    • Nombre de pages écrites : 2 360
    • Nombre de livres publiés : 3
    • Nombre de livres republiés : 2
    • Nombre de livres corrigés : 3
    • Nombre de pages assistées : 1 150
    • Nombre d’articles publiés : 70

    Conclusion : vive Scrivener !

     

    La Grande Flourenn : trois marraines pour un roman

    Un roman peut être porté des années avant de voir le jour.

    J’avais connu Lise Audoin aux débuts de l’écriture de son roman, dès 1994 quand la prairie de mon domaine de Kerantorec lui rappelait le paradis perdu de son enfance.

    L’ambiance particulière du lieu lui permettait d’avancer dans sa quête. Elle utilisait des éléments que je lui avais racontés de l’époque où je tenais la Crêperie à la ferme de Kerantorec, qui voyait passer des personnalités comme Pierre Richard et Jean Carmet, dont j’avais reçu l’équipe lors d’un tournage dans la région. Elle avait fait de moi un personnage de druidesse gardienne des plantes et des étoiles. Dans l’escalier qui monte à ma chambre elle voyait l’accès à un donjon. Force de l’imaginaire !

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    Dans la flourenn au printemps : prairie bretonne avec merisier en fleurs et grand chêne © gaelle kermen 2017

    Plus tard, en 2005, elle avait aidé mon voisin-couvreur à refaire en ardoise le toit de chaume de ma maison, au-dessus du bureau et de ma chambre. Nous sommes de ces femmes qui avons choisi de vivre seule et assumons des travaux jusque-là réservés aux hommes. Elle-même autrefois avait changé toutes les ardoises du toit de sa longère, elle pouvait assister mon cousin spécialiste, alors que mon vertige chronique m’empêchait de monter sur le toit avec lui. Je préparais leur chantier au sol.

    Grâce à Lise Audoin, j’ai pu vivre à l’abri depuis plus de douze ans, me sentir protégée pour écrire et publier plusieurs ouvrages.

    Chats_toit.jpg
    Petits chats dans la fenêtre de toit couverte par Lise Audoin © gaelle kermen 2017

    Lorsqu’elle est venue le 20 avril 2017 demander mon aide pour réécrire son roman, qui avait reposé plusieurs années, il m’était normal de mettre à sa disposition ma formidable expérience d’écriture, édition et publication, accumulée depuis 1995 sur les sites Internet et depuis 2010 sur les plateformes numériques en ligne. Je l’ai accompagnée dans les derniers mois de sa gestation en lui prêtant mon ordinateur, le logiciel Scrivener et mon bureau. Nous avons partagé quelques repas aux discussions littéraires et humanistes bienfaisantes. Et cette année de travail d’écriture a été une des meilleures expériences de nos vies déjà longues.

    Comme dans les contes druidiques, trois marraines se sont penchées sur le berceau du roman. Après Françoise Verny chez Grasset, avec qui Lise Audoin avait échangé des courriers dans les années 1995-2000, après sa sœur qui avait saisi le manuscrit sur Word et conseillé la restructure du roman, je suis la troisième sage-femme de la maïeutique littéraire de La Grande Flourenn. Je l’assiste maintenant dans sa publication numérique indépendante pour que son roman voie le jour et atteigne son lectorat.

    Je suis fière et honorée de vous présenter le roman de Lise Audoin La Grande Flourenn. J’en apprécie les qualités littéraires, sociologiques et esthétiques. La langue est travaillée, ciselée, anoblie. Le décor principal est idyllique entre mer et campagne bretonnes. Les personnages sont puissants et exigeants. Le temps va des années 40 à nos jours. La vie, la guerre, la mort, l’amour, l’art, le traversent et le grandissent. Le sujet est terrible, je vous le laisse découvrir.

    Lise Audoin a mis des mots sur des traumatismes vécus par d’autres. Transcendé par l’écriture, le roman justicier sera thérapeutique et résilient pour celles et ceux qui le liront dans une restauration de l’harmonie.


    L’accouchement a été long et difficile. Fatiguée ce soir, mais heureuse. Le livre de mon amie Lise Audoin, La Grande Flourenn, est téléchargé pour sa sortie numérique lundi prochain en exclusivité sur Amazon. Mission accomplie de l’engagement pris il y a un an de l’aider à accoucher de son œuvre longuement portée. Le sujet est difficile, la pédophilie juvénile, il fallait le traiter avec précaution. Le texte a été ciselé, travaillé, revu, corrigé. Il est prêt à voir le jour. On a donné le meilleur de nous-même. Maintenant, il va vivre sa vie. Bien à vous !

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le
    26 avril 2018


    La Grande Flourenn de Lise Audoin

    Trois formats possibles sur demande :

    Le roman sort le 30 avril 2018 en exclusivité pour trois mois sur Amazon Kindle au format mobi pour liseuse Kindle ou tablette Fire, mais aussi pour application Kindle sur tous supports d’ordinateur Mac, PC ou tablette iOS ou Android.

    Si vous désiriez une version epub ou PDF, vous pouvez me joindre avec un justificatif de facture d’achat Amazon à cette adresse : kerantorec(at)icloud(point)com.

    Une version papier sortira fin juin.


     

    La Grande Flourenn de Lise Audoin

    La_Grande_Flourenn_Kindle_CoverDe la terre matricielle surgit l’œuvre de pierre.

    Deux enfants s’accrochent au père, figure tutélaire inscrite dans le granit.

    La mer a bercé leur enfance. Les herbes bruissantes de la Grande Flourenn ont été les témoins des initiations enfantines.

    Après le drame, la sœur aînée part à la recherche du paradis perdu.

    La pellicule du film transmute les réalités jamais dites.

    Au-delà des quêtes désespérées, la lumière surgit en haut du chemin.

    Lise Audoin a mis des mots sur les traumatismes des autres. La résilience est possible.

    Entre roman et essai, un livre thérapeutique.


    Depuis 1994, j’ai eu l’honneur d’accompagner l’écriture de ce livre, en partie écrit à Kerantorec, qui prête sa prairie et sa chaumière au décor d’une saison. Après plusieurs interruptions, le roman est enfin terminé. Actuellement en précommande, il sera disponible le 30 avril 2018.

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 25 avril 2018


    Crédit couverture : Adam Molariss pour Indiegraphics ©2018

    Guides francophones Scrivener : un marketing subtil

    Hier, j’ai eu la bonne surprise de voir que tous mes guides publiés sur Amazon étaient dans le top 9 de la catégorie Logiciels. D’abord, j’en voyais deux, puis quatre, puis six… Petit instant de douceur intérieure, savourée.

    AMZ-6guides

    Je dois reconnaître que les couvertures sont belles, toutes se répondent et se correspondent. Les guides d’origine ont un fond noir, les coffrets un fond de couleur que j’avais calqué sur les couleurs de l’iPhone 5c de 2013 vu la première fois à l’Apple Store du Carousel de Paris. Vert pour le coffret Mac et iOS, bleu pour Windows et iOS et jaune pour Mac, Windows et iOS. Et c’est beau. Adam Molariss a bien travaillé ses graphismes.

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    Si j’ai un décalage avec le marketing traditionnel, comme je l’ai expliqué dans mon précédent article, il y a un conseil avec lequel je suis totalement d’accord. Je ne parle pas des auteurs de guides qui ont écrit un livre et prétendent nous expliquer comment on fait, alors qu’ils ne savent même pas formater le leur. Je parle de quelques spécialistes ayant une bonne expérience de la publication numérique indépendante. S’il y a un conseil avec lequel je suis d’accord, c’est qu’après un premier livre, il faut en écrire un autre, puis un autre, puis un autre. Il me paraît plus important de publier que de mercater. J’appelle ça le marketing subtil. En publiant plusieurs livres, vous augmentez les chances de référencement par les moteurs de recherche d’abord et de repérage par les lecteurs potentiels ensuite. Subtilité exponentielle des algorithmes.

    Donc après la dépression post-scriptum, reprenez vos notes, revoyez vos projets, choisissez celui que vous avez le plus à cœur au moment donné, et concentrez-vous sur votre objectif. Je peux vous assurer que vous ne le regretterez pas.

    J’ai la fierté légitime d’avoir aidé des centaines d’auteurs à travers le monde, des auteurs pas assez anglophones pour suivre la documentation fournie par le logiciel et l’application Scrivener. Les guides Scrivener ne faisaient pas partie de mes programmes de départ. J’ai d’abord aidé un auteur. Mes fiches rédigées pour lui faire comprendre comment utiliser Scrivener pour écrire et formater ses livres pouvaient servir à d’autres. C’est ainsi que l’aventure a commencé, en chemin de traverse par rapport aux écritures prévues.

    Rien n’avait été publié en français pour le logiciel Mac. Après le guide sur le logiciel de bureau Mac, des auteurs me l’ont demandé pour Windows. Alors je l’ai fait pour Windows, me replongeant dans le monde PC.

    Ensuite, l’application pour iPad et iPhone est sortie. J’étais si émerveillée des possibilités qu’elle offrait que j’ai entamé tout de suite l’écriture du guide que des auteurs me demandaient aussi.

    Puis, Scrivener 3 est sorti et j’ai étudié, appliqué, analysé, lu et relu toute la documentation disponible, exclusivement en anglais, les deux tutorials du créateur de Scrivener, le manuel complet de 846 pages, le premier livre écrit en anglais sur Scrivener 3 de Keith McElhearn dans la collection Take Control of et le mini cours proposé par Gwen Hernandez, l’auteur de l’ouvrage de référence Scrivener for Dummies (2012).

    Enfin, j’ai passé toutes ces pages au crible de l’expérience que je pouvais avoir en découvrant cette nouvelle version du logiciel Scrivener 3. Le logiciel est devenu plus clair et plus fluide, l’interface allégée, de nombreuses subtilités permettent une écriture plus aisée et une meilleure compilation au moment de la publication. Le quatrième guide était écrit deux mois après la sortie de la nouvelle version de Scrivener.

    En découvrant la nouvelle version 3.0, j’avais d’abord tenté d’aller tout de suite à la fin, c’est-à-dire compiler un PDF, pour voir si c’était comme dans Scrivener 2. Eh be, non ! Sinon, c’était pas la peine que Scrivener il se décarcasse ! Je suis vite revenue au début, j’ai oublié ce que je savais du logiciel et de l’application, je n’ai pas essayé d’appliquer mes habitudes, je me suis laissé porter par les découvertes de la nouvelle philosophie de Scrivener 3 et j’ai été enchantée. Maintenant, je suis opérationnelle sur tous les fronts, blogs, livres et aides aux auteurs !

    Est-ce à dire que j’y passe toutes les heures de mes jours ? Non. Jamais je ne travaille plus de quatre heures par jour à mes travaux intellectuels. Je passe beaucoup de temps dehors ou à lire sous la couette quand le temps ne me permet pas de sortir. Deux à quatre heures par jour me suffisent à étudier la documentation et à appliquer ce que j’en analyse pour mes besoins. Mais ce sont des heures de concentration absolue, sans distraction, des heures privilégiées de bienveillance à l’égard du logiciel. Si je bloque sur quelque chose, il ne me vient pas à l’idée de critiquer le logiciel, mais plutôt moi-même, qui n’ai pas dû bien suivre les recommandations en voulant aller trop vite. Je crédite le concepteur de Scrivener d’une intelligence que je n’ai pas encore (du sens latin initial intellegere, comprendre), parce que j’ai sauté des étapes d’analyse. Démarche toute cartésienne : « Toujours tâcher à me vaincre que la fortune, plutôt changer mes désirs que l’ordre du monde. » (Discours de la méthode, 1637, René Descartes, troisième maxime)

    Le résultat a été au-delà de mes espérances.

    Non seulement, j’ai écrit un guide de 433 pages, illustré de 300 images, le plus complet qu’il m’était possible, mais j’ai continué à prendre des notes sur les quatre autres projets en cours, issus de l’essai commencé pendant le Camp NaNo de juillet 2017. Et j’ai commencé un autre ouvrage sur Mai 68 à paraître le 3 mai prochain.

    Plus j’avance dans la connaissance de Scrivener, plus il m’est facile d’ajouter des projets, dont certains attendaient dans les oubliettes des disques durs sauvegardés.

    La nouvelle organisation de mes cahiers mise en place début janvier 2018 se révèle efficiente et prolifique. Tant que j’en suis à la phase de collecte des idées et des notes (principe de Scrivener : une idée = une note), je garde les projets dans le gros projet quotidien de mon 2018-JOURNAL. Ainsi je ne perds rien, je butine et récolte. Puis, quand il me semble que les projets nouveaux peuvent prendre leur envol en vue d’une écriture et d’un formatage, je les sors du gros Journal pour vivre leur vie indépendante. C’est le moment de me concentrer sur un seul projet pour le mener à bien. Ce qui ne m’empêche nullement de continuer à nourrir les autres projets des idées qui pourraient surgir lors d’un tour à vélo au bord de la mer ou lorsque je relis Tolstoï comme je l’ai fait cet hiver.

    En ce moment, je me prépare pour le Camp NaNoWriMo du mois d’avril. J’ai ressorti des cartons d’archives mes documents sur Mai 68. J’ai organisé les notes déjà écrites au fil des cinq décennies dans mes cahiers d’écriture. Il est temps de faire le bilan de cette expérience exceptionnelle que le hasard de l’histoire m’a permis de vivre au Comité d’occupation de la Sorbonne en Mai-juin 68. Et pourtant, le jour où l’histoire de Mai 68 commençait, la mienne a failli s’arrêter. Le 22 mars 1968, j’ai fait une tentative de suicide en attendant mon révolutionnaire retenu à Nanterre. Comme quoi, on peut survivre aux drames et en faire des points de force pour l’avenir.

    Il est clair que je n’aurais jamais fait autant de travail sur Word ou pour Word, qui m’a toujours plombée. Après quatre ans, je ne cesse de me féliciter d’être passée sur Scrivener qui me permet de réaliser tous les écrits de mes rêves et plus encore. Ces guides spécialisés n’étaient pas dans mes programmes de départ. Ce sont des chemins des écoliers que j’ai empruntés pour aider les auteurs non-anglophones. Je ne regrette pas d’avoir pris le temps, la peine, puis le plaisir, de me former pour former les autres. Grande fierté légitime.

    N.B. Bien sûr, ces guides sont écrits pour des auteurs sachant lire et acceptant de suivre les procédures exposées. Rien ne se fait tout seul. Rien n’est donné sans effort. Mais une fois qu’on s’est formé en suivant les exemples pratiques que je donne en modèles pour entrer dans le logiciel, tout devient simple et facile. On peut écrire tout ce qu’on avait prévu et plus encore ! On peut même se lancer des défis en participant aux mois du NaNo et les remporter sur soi-même !


    One more thing – Un dernier point

    Le tutoriel interactif fourni par Scrivener en anglais a été traduit en français par Mathieu Nicolas, l’administrateur du groupe Facebook ScrivenerFR. Il est disponible ici :

    https://www.dropbox.com/sh/yum67joh99iublj/AACksH0m-2vpldVhspotGzoma?dl=0

    Le tutoriel en français est au format .scriv, comme l’est le tutoriel anglais.
    Il est au format Scrivener 3.0 pour Mac.

    La version Windows sortira dans le courant de l’année 2018.

    Si vous voyez des tournures qui pourraient être améliorées, apportez votre contribution au travail préalable de traduction fait par Mathieu.  Le tuto est perfectible et toutes les bonnes volontés sont souhaitées pour l’améliorer. Merci à vous !


    Bibliographie anglophone sur Scrivener 3.0

    https://www.takecontrolbooks.com/scrivener-3

    http://gwenhernandez.com/2017/11/20/scrivener-3-and-a-free-mini-course/


    Projet en cours au mois d’avril 2018

    https://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen/projects/des-paves-a-la-plage-mai-68-vu-par-une-jeune-fille-de-la-sorbonne

    Si vous voulez participer à la cabane que j’ai créée pour le groupe ScrivenerFr, envoyez-moi votre pseudo pour que je vous invite. Pour cela, il faut que vous ayez d’abord créé un projet pour le mois d’avril. À bientôt pour plus d’informations !

    Belles écritures,
    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 25 mars 2018


    Post Scriptum
    En écrivant l’article, j’avais fait un lapsus linguae significatif, datant mon suicide du 22 mars à cette année. Heureusement, l’œil de lynx de mon correcteur vigilant, Philippe Thoueille (auteur de Au Pied de votre arbre, manuel de généalogie à l’usage des chercheurs d’ancêtres) a relevé ma coquille. Au moins, je suis déjà dans l’ambiance de Mai 68, je m’y crois encore. En meilleure forme :) Merci, Philippe !


    L’auteur
    Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS, Scrivener 3).

    Page auteur sur Amazon (format mobi)
    Page auteur sur Apple (format epub)
    Page auteur sur Kobo (format epub)
    Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
    Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

    Scrivener 3 plus simple en precommande sortie le 2 février 2018

    VignetteScrivener3
    © Couverture par Adam Molariss pour Indiegraphics 2018

    Sortie en précommande du guide francophone d’initiation
    à la version 3 de Scrivener pour Mac : le 2 février 2018.

    Amazon

    Smashwords

    Capture d_écran 2018-01-19 à 15.48.45

    Cadeau pour patienter

    Pour attendre la sortie du guide Scrivener 3 plus simple, voici un module d’initiation au tutoriels anglais fournis par le logiciel et le site.


    Précommande du guide Scrivener 3 plus simple :

    Amazon

    Smashwords

    Belles écritures !
    Gaelle Kermen
    Kerantorec, le 20 janvier 2018

     

    Camp NaNoWriMo derniers jours

    Mardi 25 juillet 12:1012:10 Je viens de franchir la ligne d’arrivée des 31000 mots. La cible est devenue verte sur Scrivener, rouge sur le site du Camp NaNoWriMo. Je pourrais m’en tenir là, mais j’ai encore des choses à écrire.


    Comme en saut en hauteur ou à la perche, je remonte la barre à 40 000. Il faudra écrire 9 000 mots en six jours pour valider le projet le 31 juillet et faire partie des gagnants (contre eux-mêmes !). C’est faisable si je me tiens à mon projet.

    Une bonne grillade au feu de bois va me récompenser ce soir. Je joue le jeu du Camp !

    Jeudi 27 juillet 2017 7:50

    Derniers jours du Camp Nano. Le temps est pourri, je n’écris plus dehors comme je le faisais depuis le printemps, j’écris dans mon lit, comme cet hiver. Et j’y travaille bien, dès le réveil si possible, l’écriture matinale est plus automatique, plus subconsciente, elle se révèle parfois plus juste que l’écriture raisonnée et formatée. Je suis ce flux. Je ne relis rien. Je regarde juste si tel ou tel sujet a été complété. La relecture fera la censure, pour l’instant je suis dans l’écriture pure et dure. Celle qui ne supporte aucune interruption, aucune contrainte, celle qui réclame toute l’attention, l’exigeante, la vitale. Si je n’écris pas, je sens que je vais mourir. Sensations extrêmes. J’écris comme si mon souffle allait manquer si je défaillais sur la route, j’écris comme si mon sort en dépendait si je trébuchais sur une pierre du chemin. J’écris parce que les idées, les souvenirs, l’expérience, l’exigent. Derniers chapitres à compléter. Je ne veux pas me mettre de stress, puisque je suis seule à décider de la longueur du livre que je veux écrire, mais j’ai besoin d’avoir une certaine tension pour me remettre au travail chaque matin, pour créer une certaine routine déclenchant la réflexion systématique et l’écriture automatique.

    Le corps réclame ce que le cerveau lui demande. J’ai envie d’écrire parce que j’ai déjà parcouru tous ces mots depuis le 1 juillet , que j’ai remonté la barre plus haut que l’objectif de 31000 mots (1000 mots par jour) et, bien sûr, parce que j’ai encore des choses à dire sur le sujet que j’ai choisi.

    Hier, j’ai supprimé une partie, non encore écrite, mais prévue dans la Mindmap lors de la première réflexion. J’étendais trop le champ des références de création à mes chantiers physiques et revoyant mon plan, je trouvais cette partie hors sujet du moment, à réserver plutôt aux cahiers de chantier que j’ai l’intention de publier un jour, dans pas trop longtemps. Le mettre dans le plan du premier projet était une louable intention, mais je passerais trop de temps à la développer maintenant. Elle a le mérite d’être déjà organisée et, si je pensais devoir l’écrire, je reprendrais la partie dans le dossier Recherches où je l’ai classée et l’exporterais dans un nouveau projet. Pour un nouveau livre sur les travaux entrepris à Kerantorec.

    Pour l’instant, pendant ces derniers jours du Camp NaNo de juillet 2017, je vais me consacrer au sujet principal, La vie créative plus simple, avec des exemples liés à la littérature. J’ai encore quelques chapitres à rédiger.

    Que m’a déjà apporté le Camp NaNo ?

     Essentiellement le cadre du temps et de l’avancée du projet. Je suis trop solitaire par choix pour avoir besoin de travailler en réunion avec d’autres NaNoteurs (il paraît qu’on s’appelle comme ça quand on est francophone) comme cela peut se faire dans les lancements et les fins de NaNoWriMo. Si j’habitais encore Paris, si j’étais plus jeune, sans doute aurai-je apprécié ces réunions et peut-être même en aurai-je organisé. Mais la gestion de mes propres énergies ne me permet plus ce genre d’excès. Je vis bien désormais quand je suis un rythme plus régulier, sans nuit blanche.

    Mais en m’inscrivant sur le site du Camp Nano, je me suis engagée publiquement, et ça fait toute la différence du monde. Je peux afficher le total des mots écrits chaque jour et je trouve ça très excitant. Parfois je vois que j’atteins une barre symbolique, comme l’était celle des 31 000 mots, atteint le 25 juillet. Il manque juste cinquante et quelques mots pour la franchir. Souvent, dans un ultime effort après ma séance d’écriture, aussi épuisante qu’un séance de bûcheronnage dehors, je regarde un chapitre pour voir si je ne peux pas le compléter et alors, la magie surgit, l’inspiration est encore, et cent ou deux cents mots s’ajoutent encore.

    Et c’est ainsi que j’ai avancé. Sans cette carotte symbolique devant moi, l’âne que je suis aurait trouvé de nombreuses raisons pour vagabonder le long des haies à faire tout autre chose qu’à écrire mon livre. Rien que pour ça, le NaNoWriMo est intéressant. Car cette concentration est la base même de la vie créative, qui doit de temps en temps, pour produire quelque chose de valable, se donner des impératifs et un cadre de travail.

    Allez, j’y retourne ! 36 049 mots, il reste un peu moins de 4 000 mots à écrire pour arriver à la barre des 40 000 mots que je me suis imposés. Hier, j’en ai écrit plus de 3 500 ! La vie est belle !


    Belles écritures estivales !

    Gaelle Kermen, Kerantorec, le 27 juillet 2017

    Quand le livre prend comme une pâte à pain

    Le 3 mars prochain sera publié mon dernier guide pratique Smashwords plus simple pour les francophones. J’arrive à la fin de la construction du manuscrit mis en précommande sur la plateforme numérique Smashwords que je pratique depuis sept ans.

    Tout à l’heure, j’ai vécu un moment intense que j’ai envie de partager avec vous, car il fait partie des meilleurs moments de l’écriture.

    Avant la nuit, je suis redescendue ranger mon projet Scrivener sur le Mac mini, et, par je ne sais quel état de grâce, en moins d’une demi-heure, tout était rassemblé, cohérent. Les titres avaient été corrigés des majuscules mises par Scrivener for iOS, le mode Composer avait formaté tout le manuscrit dans une seule police, une seule présentation sans indentation, j’avais déplacé quelques chapitres et tout était fait.

    L’essentiel du manuscrit est structuré, les parties sont rédigées, les chapitres sont illustrés, l’introduction et la conclusion sont complétées.

    Je pourrai demain revoir chaque image pour la centrer, la renommer si jamais elle n’avait pas un titre simple, la tenir dans des dimensions compatibles avec la page standard de 600 pixels de large. Je pourrai aussi revoir l’ensemble du texte à la moulinette d’Antidote, puis tout compiler en epub et mobi pour le relire sur l’iPad et le Kindle.

    C’est assez incroyable, parce qu’en m’arrêtant pour déjeuner vers 13:00, j’avais l’impression qu’il me restait encore beaucoup à faire. Et d’un coup, comme la pâte à pain quand elle se met à bouger sous les mains pétrissantes, le livre s’est mis à vivre sa vie à lui.

    Sentiment d’euphorie et d’accomplissement.

    Mercredi, je devrais pouvoir l’envoyer à des bêta-lecteurs. C’est ce que j’avais noté sur mon agenda Calendar (électronique bien sûr, il y a quinze ans que je n’utilise plus mes classeurs en papier !).

    À bientôt pour de nouvelles aventures.

    Si vous avez envie de lire le guide avant tout le monde, en bêta lecture, contactez-moi sur l’adresse kerantorec at icloud point com.

    Lien vers le guide Smashwords plus simple pour les francophones en précommande

    Le guide sera gratuit après publication. Pour l’instant, il est à 0,99$, un livre en précommande ne pouvant pas être gratuit.

    Gaelle Kermen

    Kerantorec, le 13 février 2017

    Crédits

    Le logiciel d’écriture Scrivener et l’application Scrivener for iOS sont diffusés par Literature & Latte.

    La couverture est réalisée par Adam MOLARISS pour Fiverr.

    ScrivenerApp : un guide francophone pour bien utiliser Scrivener pour iOS

    Si vous pensez que rien ne vaut un bon vieux traitement de texte pour écrire, ne lisez pas ce guide. Il bouleverserait vos habitudes. Si utiliser dix pour cent d’un logiciel vous suffit, ne lisez pas ce guide. Il vous obligerait à en pratiquer quatre-vingts pour cent.

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    Mais si vous avez un iPhone et/ou un iPad, que vous avez envie d’écrire partout, quand vous avez une idée, c’est ScrivenerApp qu’il vous faut.

    Et pour bien utiliser tout de suite l’application Scrivener version 1.0, uniquement disponible en anglais, c’est ce guide francophone qu’il vous faut.

    Ce guide est le premier livre écrit sur l’application Scrivener pour iOS, qui révolutionne les façons d’écrire.

    scrivener_plus_simple_pour_ipad_et_iphone

    Il s’adresse aux nouveaux écrivains, aux élèves, aux étudiants, aux professionnels, qui peuvent prendre des notes et écrire partout, en conservant les qualités du logiciel Scrivener de bureau.

    Il vous emmène sur les chemins de l’écriture nomade dans une belle aventure.

    Il complète les guides Scrivener plus simple pour Mac et Scrivener plus simple pour Windows.

    scrivener_plus_simple

    Et n’oubliez pas : les explications pour utiliser Scrivener sont toujours plus compliquées que les manipulations elles-même, une fois qu’elles ont été comprises. Le guide est là pour les faire comprendre.

    Guide Scrivener plus simple pour Mac books2read.com/u/3ne25e

    Guide Scrivener plus simple pour Windows books2read.com/u/bzpZ1L

    Guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone books2read.com/u/me0nGV

    Pour voir un aperçu du guide sur Amazon

    Gaelle
    Kerantorec, 31 octobre 2016

    Crédits
    Gif des trois guides conçu par Indiegraphics.

    Scrivener plus simple pour Windows

    Scrivener_simple_pour_Windows_Final_2

    Couverture créée par Adam Molariss Indiegraphics

    Scrivener plus simple pour Windows par Gaelle KermenLogoACDPublié le 21 juin 2016 par ACD Carpe Diem, AFNIL 979-10-91577


    Scrivener est beaucoup plus qu’un traitement de texte, c’est un outil d’aide à l’écriture et en plus il permet le formatage impeccable des documents à publier sur les plateformes numériques ou en impression à la demande. Plus besoin d’utiliser plusieurs logiciels, un seul suffit : Scrivener et il fait tout très bien.

    Le guide Scrivener plus simple pour Windows vous aide à travailler rapidement sur vos projets d’écriture sans passer des mois à vous former pour comprendre le logiciel, très riche, donc parfois trop complexe à première vue et décourageant pour certains auteurs, habitués aux traitements de texte traditionnels.

    Les copies d’écran des manipulations de base, les raccourcis essentiels, les petits trucs permettent de le prendre en main sans délai. La méthodologie vous conduit de la première idée jusqu’à la publication de vos projets.

    Ne pensez plus à la mise en forme, juste à vos écrits.

    Soyez efficace, écrivez !

    ***

    Gaelle Kermen est conseil en gestion du temps et, depuis un quart de siècle, cherche les meilleures solutions informatiques pour développer la créativité.

    Elle écrit tous les jours et a testé la plupart des outils disponibles sur le marché. Elle a opté pour le logiciel Scrivener, qui remplace plusieurs logiciels nécessaires au début des années 2010 pour écrire et formater des ebooks.


    Enfin une documentation francophone

    Traduit en français et porté sur Windows, le logiciel Scrivener n’a qu’un défaut : les tutoriels et les modèles sont en anglais. Il existe peu de documentation francophone. Ce guide comble ce manque et vous évite de passer des jours, des semaines ou des mois à vous former avec des documents et vidéos en anglais.


    Pour une présentation professionnelle de vos tapuscrits ou ebooks

    Ce guide vous propose une méthode d’organisation efficace. De votre première idée à la construction de votre tapuscrit, Scrivener vous permet la réalisation de la table des matières en quatre clics et la compilation d’ebooks aux formats courants : mobi, ePub, PDF, RTF, doc.


    Comment travailler avec Scrivener ?

    Vous commencez votre projet à partir d’un de vos documents existants, ceux que vous avez créés sur Word ou OpenOffice, vous l’importez en chapitres, vous les réorganisez pour mieux les mettre en forme et les publier.

    Vous pouvez aussi utiliser un des modèles fournis sur le blog-auteur gaellekermen.net, journal, roman avec parties et chapitres, scénario.

    Devenez efficace tout de suite, ne pensez plus à la mise en forme, concentrez-vous sur vos écrits. Accumulez les documents, les brouillons, les notes. Organisez vos idées. Changez de plan. Résumez. Corrigez.

    C’est seulement à la fin que vous compilez l’ensemble pour faire un ebook aux formats .mobi (Kindle) ou .epub (iPad ou tablette Android), un document PDF, un .doc pour publier sur toutes les plateformes numériques, un article de blog, un site web, un livre papier, à votre guise.


    À qui s’adresse Scrivener ?

    Que vous soyez étudiant, écrivain, auteur, blogueur, doctorant, journaliste, juriste, professeur, responsable, éditeur, scientifique, archiviste, généalogiste, que vous écriviez votre journal, des rapports, des mémoires, une thèse, un roman, une pièce de théâtre, un scénario de film, un recueil de poèmes, vous avez tous besoin de Scrivener, pour votre travail comme votre vie personnelle.La meilleure solution pour concevoir des livres et des ebooksScrivener vous offre la meilleure solution actuelle pour écrire et publier votre livre en n’utilisant qu’un seul logiciel. Scrivener fait tout et le fait bien pour moins de 50 euros. Il a été conçu par un auteur pour des auteurs.Le guide Scrivener plus simple pour Windows bénéficie de l’expérience accumulée depuis la publication de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac. Des chapitres ont été ajoutés pour préciser les premières prises en main.


    Ce que vous trouverez dans ce guide

    Le guide a été conçu suivant la progression des besoins, de la première idée à la publication. Les chapitres sont des réponses aux nombreuses questions que l’on se pose en découvrant ce logiciel.
     Voir la table des matières complètes.

    Informations pratiques

    Scrivener est disponible à l’essai sur le site de Litterature&Latte.
    Des modèles en français sont disponibles sur le blog de l’auteur.

    Longueur du livre : 246 pages illustrées
    Illustrations : 201 copies d’écran faites sur la version Scrivener 1.9.0 pour Windows 10

    Parties : Débuter, Paramétrer, Travailler, Rechercher, Corriger, Compiler, Publier

    ISBN mobi : 979-10-91577-04-5
    ISBN ePub : 979-10-91577-03-8

    Éditeur : ACD Carpe Diem, Kerantorec, Bretagne, Europa
    AFNIL N° 979-10-91577


    Un avis autorisé

    Scrivener plus simple pour Windows de Gaelle Kermen, une bible pour ce logiciel d’écriture !

    Jérémie Lebrunet (auteur de Comment formater et typographier votre livre)


    Scrivener est le studio d’écriture du XXIe siècle. Les auteurs anglophones en raffolent. Il est temps que les auteurs francophones profitent de ses bienfaits.


    Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié le 10 janvier 2016 en édition numérique par ACD Carpe Diem.

    Pages auteur : Smashwords,AmazonApple, Kobo, Nook.

    Le Guide Kermen, collection pratique, Scrivener plus simple pour Windows, est disponible  :

    Lien universel aux boutiques où vous trouverez le guide : books2read.com/u/bzpZ1L

    Ou sur ces plateformes :

    Scrivener ecrire un ebook en un mois #1

    Le projet du guide francophone pour débuter avec le logiciel d’écriture Scrivener a été commencé le 3 décembre 2015 et terminé le 18 décembre. Deux semaines ont permis de le construire et le mettre en forme. Je m’étais lancé un défi. Il a été respecté, grâce à Scrivener.

    Voici le tableau d’affichage final du Projet au 18 décembre :

    Tableaufinal
    Le tableau d’affichage de Scrivener permet de suivre la gestion du projet d’écriture. © gaelle kermen 2016

    Il a fallu encore autant de jours pour élaguer le projet, enlever des pages entières, ajouter une Partie PUBLIER, corriger encore et encore, revoir, modifier des captures d’écran, désactiver les liens vers Amazon pour être accepté par Apple et passer le cap du Premium Catalogue de Smashwords, vérifier les conversions des plate-formes et le publier enfin. Le 31 décembre 2015, l’ebook a été mis en précommande pour la sortie du 10 janvier 2016.

    http://www.amazon.fr/Scrivener-plus-simple-francophone-Collection-ebook/dp/B019XR6JQE/

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    https://www.smashwords.com/books/view/604115

    175 pages. 14 500 mots. 144 illustrations. 177 heures. Un mois de travail d’écriture intense.

    Bien sûr, je maîtrisais mon sujet, avec une expérience de plusieurs mois intensifs sur Scrivener. Je ne me lançais pas en quinze jours dans l’inconnu. Sauf que je me demandais si l’ajout d’images dans les pages allait passer. J’avais renoncé à publier en 2012 un livre illustré sur le Festival de Wight 70 (avec Jimi Hendrix, Leonard Cohen, Melanie, Joan Baez, etc.) parce que le travailler sur Word était un cauchemar, avec un fichier trop lourd, qui plantait et me décourageait. Avec Scrivener, 144 illustrations sur 175 pages sont passées !

    Ce dont je suis sûre, c’est qu’aucun autre traitement de texte ne m’eût permis une telle rapidité d’exécution ni ne m’aurait autant motivée à construire ce guide. Peut-être aurais-je renoncé à aller au bout de l’aventure. Avec Scrivener, j’ai été stimulée, émerveillée même, par ce que j’apprenais encore en balisant vos chemins dans ses méandres.

    Maintenant, c’est à vous de prendre Scrivener en main, de l’adapter à vos besoins, d’en faire un outil productif, un compagnon de vie, une ressource d’expression de vos richesses les plus précieuses.

    Que ce guide vous accompagne dans vos premiers pas ! Il n’est pas complet, il faudra faire une suite pour les utilisateurs avancés, mais déjà il vous permet de vous lancer dans votre écriture.

    Avec mes meilleurs vœux pour la nouvelle Année 2016, qu’elle soit productive, riche et épanouissante.

    En guise d’étrennes, vous pouvez télécharger le Roman-modèle (avec parties et chapitres) que j’ai traduit du modèle proposé dans Scrivener.

    Écrivez ! Ici et maintenant !

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, le 9 janvier 2016

    Scrivener est un studio d’écriture diffusé par Literature & Latte. https://www.literatureandlatte.com/scrivener.php

    Couverture par Indiegraphics

    ***
    ScrivenerSimpleCover

    Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

    Acheter le guide en ebook

    amazon-iconnook-iconKobo_Icon-150x150

    Smashwords_logo

     

     

    Voir un extrait sur Amazon

     

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    5 ans de lecture numérique 2010 2015 #2 les lectures

    #Lectures #numerique #kindle #tablette #android #ipad #apple #temoignage #experience #5ans #ecrivains #litterature #francophone #literature #anglophone

    Au fil des années j’ai accumulé les livres, je les ai dévorés, relus, prêtés, perdus, retrouvés. Je ne saurais pas me passer de la lecture, j’en ai autant besoin que de l’écriture au quotidien. En septembre 2010, j’ai changé ma façon de lire, je suis passée à la lecture exclusivement numérique. Et je ne reviendrai pas au papier. Voici un aperçu de ce que j’ai pu lire en cinq ans de lecture numérique, plus de 500 livrels, un voyage littéraire dans les deux derniers siècles.

    livres lus sur le Kindle
    Lecture compulsive : 244 livres lus sur le Kindle en 1 an et 3 mois, décembre 2011 © gaelle kermen 2011
    Carte SimpleMind du plan de l'article sur 5 ans de lectures numériques #2
    Carte SimpleMind du plan de l’article sur 5 ans de lectures numériques #2

    Lecture en français

    En découvrant le Kindle, j’ai exploité les ressources du Domaine Public, plus accessibles en numérique qu’en papier.

    Comme Alexandre Dumas était un des deux auteurs français (l’autre étant Jules Verne) présentés sur mon Kindle 3, j’ai commencé par le lire dans la version Amazon. Je l’ai dévoré plutôt, car à peine avais-je fini La Reine Margot, le premier lu, que j’avais envie d’attaquer un autre livrel du cher Alexandre. C’est l’effet Kindle : une certaine compulsivité de lecture. Alors, j’ai dévoré tout ce que j’ai pu trouver comme romans historiques, me donnant une idée plus vivante des Rois de France et de notre Histoire européenne que les études historiques plus sérieuses sur les ancêtres d’une jeune amie aristocrate dont j’avais fait l’arbre généalogique (Généalogie Charette-Bourbon) en 2006.

    Dans la foulée, j’ai attaqué tout Michel Zevaco, dans le style des romans populaires d’Alexandre Dumas, un journaliste anarchiste dont les premiers romans ont été publiés en feuilleton dans le journal de Jean Jaurès, et qui a revu certains épisodes historiques avec truculence. D’ailleurs je préfère son personnage de Pardaillan à celui de D’Artagnan. Là  encore j’ai lu tout ce que je trouvais de lui, un vrai régal.

    Puis, restant dans la littérature populaire, que j’avais ignorée tout au long de ma vie de grande lectrice, j’ai attaqué Eugène Sue, Les Mystères du Peuple, des ouvrages de longue haleine, qui occupent bien les jours pluvieux d’hiver.

    J’ai relu toute la Comtesse de Ségur, le premier auteur que j’avais lue dès que j’avais su lire, vers cinq ans, dans la bibliothèque rose de ma grande sœur, avant d’attaquer la bibliothèque verte de mon grand-frère avec Jack London et Joseph Kessel un peu plus tard. La comtesse m’a fait régresser avec délice dans un monde où les serviteurs employaient parfaitement les subjonctifs imparfaits.

    J’ai aussi lu presque tout Stendhal et Sand, écrivains ennuyeux. J’ai vécu ça comme un pensum à chaque fois.

    Pour me remettre, je me suis offert les œuvres complètes de Marcel Proust, le genre de choses que je ne peux pas imaginer en version papier Pléiade, hors de ma bourse, et j’aime toujours me replonger dans quelques morceaux aimés à jamais, que la table des matières numériques me permet de trouver quand j’en ai besoin.

    La littérature traditionnelle contemporaine

    Avant de mourir, j’ai tant de trous à combler dans ma culture littéraire que je ne suis pas tentée par ce qui sort. Pour moi la littérature n’est pas un bien de consommation, avec une date limite de péremption, qu’on jette après usage. Les livres sont des monuments, des œuvres d’art, dont le temps conserve les meilleurs, qui ne sont pas forcément dans l’air du temps. Je ne m’intéresse donc pas aux rentrées littéraires, ni aux Prix, ni aux Best-Sellers, ni aux Tops 10 ou 100. Dans le numérique, j’apprécie de pouvoir trouver des ouvrages relatifs à mes sujets de recherche ou d’intérêt, même quand on ne parle plus d’eux.

    Je ne sais donc pas grand chose des auteurs « à la mode », je vois passer quelques infos sur les réseaux sociaux, c’est tout. J’ai juste lu Le Goncourt piraté de Michel Houellebecq, La Carte et le Territoire, que j’ai trouvé encore plus ennuyeux que Sand ou Stendhal, c’est peu dire ! On ne m’y reprendra plus. Pas de temps à perdre.

    Quelques auteurs-éditeurs entre autres

    Par contre, je lis quelques auteurs éditeurs à l’occasion de belles découvertes sur notre groupe Facebook d’Auteurs Francophones au format Kindle, créé en 2011 par Nathan Bonne, animé en 2013 par Marie Fontaine et Adam Molariss, depuis 2014 par Aloysius Chabossot. J’utilise ici le premier titre du groupe, que je préférais.

    La jeune Charline Schierer avait publié un premier roman fantastique écrit à 16 ans, L’appel du Shatral, en février 2012. Elle vient d’en publier un deuxième, pas encore lu, mais que je le lirai. Le premier était prometteur.

    J’ai eu l’honneur de participer aux corrections d’Adam Molariss de certains de ses ouvrages, sur la poésie arabe Les Odes du Désert, son Cercle de Sagesse et son premier roman Yasmina dévoilée.

    Cercle de sagesse, Adam Molariss, un sage parle de la place Jmaa el Fna de Marrachech, 2013
    Cercle de sagesse, Adam Molariss, un sage parle de la place Jmaa el Fna de Marrachech, 2013

    Je suis une fidèle des gros pavés thriller de Jacques Vandroux, ses thèmes celtiques et culturels ont tout pour me plaire. Il faut juste prévoir une journée entière de récupération des forces devant soi, car une fois qu’on commence le livrel, on a envie d’aller au bout !

    Ecran tablette Cube Pierres couchées de Jacques Vandroux
    Écran tablette Cube Pierres couchées de Jacques Vandroux

    Dans les auteurs francophones indépendants, j’ai aussi découvert Florian Rochat, un ancien journaliste suisse, qui a écrit un très beau livrel : La Légende de Little Eagle, l’héroïque histoire d’un pilote de guerre américain de 18 ans. Cette histoire m’a sensibilisée aux sacrifices de certains pilotes anglais ou américains pendant la guerre de 39-45, comme il y en eut sur ma propre commune.

    tombe du pilote de la RAF tombé à Moëlan © gaelle kermen 2012
    Tombe du pilote de la RAF tombé à Moëlan © gaelle kermen 2012

    Le livre a eu aussi des suites historiques réelles, que Florian Rochat raconte dans son dernier billet de blog, merveille de l’écriture qui relie les générations au-delà du temps.

    Culture anglo-saxonne

    Au début de ma lecture numérique sur Kindle, j’ai d’abord dévoré les écrivains classiques français ou francophones que j’avais délaissés au cours de mes vagabondages de jeunesse, quand la littérature anglo-saxonne des années 50 me formait plus que celle de ma propre culture française, comme Jack Kerouac, Henry Miller, Anaïs Nin, Lawrence Durrell ou Malcolm Lowry.

    Depuis vingt ans que je suis sur Internet, la facilité de lecture sur le support numérique me permet de lire en anglais ou en américain tous les jours. J’ai rarement l’occasion de pratiquer mon anglais à l’oral, mais je peux lire des articles ou des livrels dans cette langue que j’ai eu la chance d’apprendre en Angleterre même, avant de l’apprendre au lycée de Lorient en seconde langue en Quatrième (à mon époque on était au lycée dès la classe de Sixième).

    Lectures en anglais

    Je me suis longuement plongée dans l’œuvre de John Galsworthy, un peu le Marcel Proust anglais, qui eut le Prix Nobel de Littérature en 1932. J’ai lu en version originale des livres dont j’avais étudié des extraits au lycée Hélène Boucher en arrivant à Paris l’année scolaire 1960-61, Forsyte Saga. La BBC en avait tiré une très célèbre série télévisée diffusée en 1967 en Angleterre, diffusée par l’ORTF sur la 1ere chaîne française en octobre 1970.

    Puis, j’ai lu presque tout R.L. Stevenson, reprenant avec délices en anglais des livres lus autrefois en français, comme Voyage autour des Cévennes avec un âne, ou L’île au Trésor. J’ai particulièrement apprécié Kidnapped.

    Et comme Stevenson faisait référence à son compatriote Walter Scott, j’ai lu aussi presque tout Walter Scott, commençant d’abord par la traduction faite par Alexandre Dumas de son Ivanhoé, dont je regardais à 12 ans les épisodes à la télévision anglaise avec Roger Moore.

    J’ai continué à lire en anglais tout ce que je trouvais, essayant de lire par ordre chronologique les œuvres de Sir Walter Scott, baronet de Abbotsford. J’ai passé un hiver avec son Journal, une merveille pour comprendre la genèse de l’œuvre d’un grand écrivain. J’ai fini par acheter ses œuvres complètes.

    Walter Scott m’a donné envie de relire Jane Austen, qui elle-même m’a donné envie de me plonger dans  la lecture de Ann Radcliffe, aux romans effrayants, la première romancière gothique, qui eut beaucoup d’influence sur la littérature de l’époque, puis sur le cinéma fantastique. Une féministe aussi, pas assez connue.

    Complete Works d'Ann Radcliffe.
    Complete Works of Ann Radcliffe, Delphi Classics

    J’ai relu certains romans des sœurs Brontë et tous ceux que je n’avais pas lus dans ma jeunesse, avec souvent de bonnes surprises en découvrant ce qui est moins connu, comme les trois romans de la troisième sœur qui a publié sous le nom de plume de Anne Brontë, dont The Tenant of Widldfell Hall. J’ai lu aussi une biographie passionnante de leur frère Branwell Brontë. Le destin tragique de cette famille m’a accompagnée plusieurs mois. J’avais acheté la version complète et je lisais tout dans l’ordre. Ce fut un hiver très riche.

    Complete Works by The Brontes, Delphi Classic
    Complete Works by The Brontes, Delphi Classic

    Désirant lire des livres plus contemporains, j’ai lu une grande partie de Virginia Woolf. Mais par l’hommage qu’elle rendait à sa grand sœur féministe George Eliot, elle m’a donné envie de me plonger dans l’œuvre complète de celle-ci, qui m’a beaucoup plus passionnée que notre George Sand, dont la vie est un chef-d’oeuvre en soi, qu’elle n’a jamais su rendre par sa littérature. Toutes deux avaient choisi un prénom masculin pour être éditées dans un monde sexiste.

    Complete Works by George Eliot
    Complete Works by George Eliot

    Puis ma condition d’auteur Smashwords m’a fait bénéficier d’un abonnement ‘un an sur Scribd, la bibliothèque américaine numérique. Et pendant un an j’ai dû lire sur tablette, car l’application Scribd ne passait pas sur mon vieux Kindle 3.

    Lecture en américain sur Scribd

    J’ai relu en version originale tous les livres de Tony Hillerman, aux polars ethnologiques dans les réserves indiennes du côté d’Albuquerque au Nouveau-Mexique, que je lisais au fur et à mesure de leur parution en français en les empruntant à la bibliothèque de mon bourg. J’ai retrouvé l’esprit navajo de « marcher dans la beauté », de rendre grâces le matin au soleil levant, toutes choses que j’aime à pratiquer dans ma propre vie, avec mes critères personnels de travail sur mon paysage breton, qui animent mes cahiers de chantier, cahier autant pratiques que littéraires.

    Après, pour rester dans la littérature féministe, j’ai relu Marylin French célèbre dans les années 70, dont j’ai relu en version originale certains ouvrages qui avaient fait sa réputation. Mais elle m’a presque autant ennuyée que George Sand.

    Alors, j’ai découvert le livre de Walter Isaacson : Steve Jobs et je me suis laissée emporter par sa vie passionnante, qui, comme celles de tous les grands hommes, dépassent tous les romans qu’on pourrait en faire. J’ai lu tout sur Steve Jobs, en reconnaissant que rien n’égalait la bio d’Isaacson.

    Puis j’ai lu tout ce que je trouvais sur Mark Zuckerberg, en commençant par The Facebook Effect, de David Kirkpatrick. Et quand on me parle du film sorti sur son histoire, je ne vois aucun rapport avec ce que j’ai lu sur lui, écrit par des gens qui l’ont fréquenté depuis sa jeunesse. Je préfère la version de la réalité à celle de la fiction. Respect ! On peut suivre Zuck sur son compte Facebook.

    Bilan de 5 ans de lecture numérique

    La lecture traditionnelle sur les livres papier que j’ai pratiquée pendant près de 65 ans m’avait comblée et rien ne me semblait aussi beau qu’une bibliothèque chargée de livres.

    J’ai changé de conception de lecture en recevant le Kindle3 il y a cinq ans, je lis encore plus qu’avant, et j’ai amélioré ma mémorisation, je me sens plus riche en ressources intérieures.

    Mais j’ai aussi changé ma conception de l’habitat pour un désencombrement général.

    Désormais, je rêve d’une maison plus petite, plus aérée, sans papiers envahissants, sans accumulation d’objets prenant la poussière. Les murs ne seraient plus chargés de livres comme ils le sont encore chez moi, remparts de sécurité contre la vacuité et la peur de la mort.
    Je rêve que les murs laissent place à plus de tableaux, œuvres uniques gardant la vibration des artistes qui les ont conçues au delà du temps.
    Je rêve d’un mobilier simple et beau, sobre et noble, comme les meubles Knoll de ma jeunesse parisienne des années 60-70, une table et des chaises Saarinen, dont les lignes m’émeuvent toujours, et sur un guéridon assorti, je vois un Kindle, un iPad, un MacBook.
    C’est tout. C’est tant.

    Ceci sera, j’espère, une autre histoire, que je pourrai raconter dans mes cahiers de chantier et sur le blog de mes travaux d’Hercule, Kerantorec.

    Bonnes lectures à vous, qui m’avait suivie jusqu’ici dans ce voyage littéraire à travers le temps, ce qui prouve que vous êtes vous-mêmes de grands lecteurs ou de grandes lectrices. Bien à vous !

    Kerantorec, 16 octobre 2015

    © gaelle kermen 2015

    Auteurs francophones contemporains cités :
    Michel Houellebecq
    Florian Rochat : billet de blog 16/09/2015
    In groupe Facebook d’Auteurs Francophones au format KindleNathan Bonne, Marie FontaineAdam Molariss , Aloysius ChabossotCharline SchiererJacques Vandroux.

    Livres francophones contemporains cités :
    La carte et le territoire, 2010, Michel Houellebecq, Prix Goncourt 2010
    L’appel du Shatral, 2012, Charline Schierer
    Les Odes du Désert, 2012, Cercle de Sagesse, 2013, Yasmina dévoilée, 2013, Adam Molariss
    La Légende de Little Eagle, 2011, Florian Rochat

     400 livrels lus en 2015 sur le Kindle © gaelle kermen 2015
    Livrels lus en 2015 sur le Kindle : 400 © gaelle kermen 2015

    5 ans de lecture numerique 2010-2015 #1 les supports

    #Lecture #numerique #kindle #tablette #android #ipad #apple #temoignage #experience #5ans #liseuse

    Kindle et MacBook il y a cinq ans en septembre 2010. © gaelle kermen 2015
    Kindle se connectant au MacBook le 16 septembre 2010. © gaelle kermen 2015
    Carte SimpleMind plan du billet #1 5 ans de Kindle
    Carte SimpleMind plan du billet #1 5 ans de Kindle

    La lecture est le plus grand loisir de ma vie, celui qui me détend après mes gros chantiers, intellectuels ou physiques, celui qui m’apprend le monde, me cultive, me fait rêver et voyager, me nourrit et me comble depuis mes toutes jeunes années. Au fil des années j’ai accumulé les livres, je les ai dévorés, relus, prêtés, perdus, retrouvés. Je ne saurais pas me passer de la lecture et longtemps j’ai pensé ne pas pouvoir me passer des livres, en tant qu’objets. Pourtant en septembre 2010, j’ai changé ma façon de lire, je suis passée à la lecture exclusivement numérique. Et je ne reviendrai pas au papier. Si vous hésitez encore à franchir le pas, mon expérience peut vous guider dans vos choix de supports de lecture numérique.

    Je lis tous les jours, plusieurs heures par jour en hiver, en été au moins un quart d’heure ou une demi-heure avant de m’endormir, moment sacré entre les deux mondes de la vie et des songes.

    Une partie de la bibliothèque du salon. Automne 2014 © gaelle kermen
    Une partie de la bibliothèque du salon. Automne 2014 © gaelle kermen

    Ma bibliothèque personnelle est assez conséquente, elle recèle plus de trois mille ouvrages. Elle a été importante tout au long de ma vie et je n’imaginais pas me passer de livres.

    Sauf depuis cinq ans ! Cinq ans qui ont changé les habitudes que j’avais depuis cinquante ans, souris papivore que j’étais jusque là.

    La date du changement est le 16 septembre 2010 et c’était à Toulouse, avant le Festival numérique de la Novela 2010 (album Flickr).

    Ce jour-là j’ai reçu mon Kindle 3, précommandé sur le site d’Amazon, à l’époque uniquement U.S, depuis le 23 août. J’en ai testé la première citation le 23 septembre, dans le message adressé par le créateur d’Amazon, Jeff Bezos.

    Welcome gaelle
    – Highlight Loc. 9-15 | Added on Thursday, September 23, 2010, 10:50 PM

    Our top design objective was for Kindle to disappear in your hands – to get out of the way – so you can enjoy your reading. We hope you’ll quickly forget you’re reading on an advanced wireless device and instead be transported into that mental realm readers love, where the outside world dissolves, leaving only the author’s stories, words, and ideas. Thank you and happy reading!
    Sincerely,
    Jeff Bezos
    Founder and CEO Amazon.com

    La réception du Kindle a changé ma vie. La mutation d’un monde en papier à un monde numérique s’est faite en un quart d’heure pour la prise en main de l’appareil et en quelques jours pour abandonner le papier, le temps de finir un gros pavé de Ken Follet que ma fille m’avait prêté (Les piliers de la terre). Depuis ce jour, j’ai laissé les auteurs s’adresser directement à mon cerveau, à mon cœur, à mon âme, en oubliant le support pour ne garder que le texte et ses messages.

    J’ai apprécié tout de suite :

    Sa facilité d’emploi, je pouvais l’avoir dans la poche de mon manteau de voyage, ou dans une pochette en bandoulière à sa taille avec mes papiers et mon petit appareil photo, numérique lui aussi.

    Le confort de l’écran E-Ink, lisible même en plein soleil et c’est bien agréable en été de pouvoir lire au soleil. Aucun autre écran ne permet cette lecture. On peut lire des heures sans fatigue visuelle.

    – Sa solidité : j’ai raconté à l’époque les mésaventures subies par mon Kindle, j’avais marché sur lui une nuit, plus tard il avait reçu du café à Paris. Malgré tout ça, cinq ans après il marche toujours !

    La gestion d’Amazon : j’ai apprécié l’aisance avec laquelle je pouvais télécharger des ebooks de mon compte en 30 secondes, pas une de plus. Comme je fouillais surtout le Domaine public, Amazon me proposait le même type d’achat, gratuits la plupart du temps.

    Send to Kindle : une extension de navigateur permet d’envoyer sur la liseuse tous les documents qu’on a besoin de lire, que ce soit un article de blog trouvé sur le net ou un document personnel.

    – L’envoi par email : Amazon fournit un email special pour l’envoi de documents sur la liseuse, une fonction très pratique pour relire ses manuscrits, les afficher sur l’écran du Kindle permet de voir tout de suite les  fautes et de les souligner, pour une correction ultérieure dans le support d’origine (Word, Pages, Scrivener, etc.).

    Contrairement à ce qui s’est souvent dit, Amazon n’emprisonne pas ses clients et il est très facile de copier les livres trouvés sur d’autres plateformes au format .mobi pour les mettre dans le dossier Documents de la liseuse qui s’affiche sur l’écran dès qu’on connecte le Kindle à l’ordinateur. J’ai donc trouvé beaucoup de mes bonheurs en littérature francophone sur :

    Ebooks gratuits : livres francophones du domaine public, des bénévoles y font un travail remarquable, leurs corrections sont impeccables, et ils pourraient donner des leçons à bien des professionnels.
    BNR la Bibliothèque Numérique Romande : on y trouve Jean-Jacques Rousseau, par exemple.
    Feedbooks : livres francophones du domaine public, et autres catégories, payantes.
    Gallica : pour les PDF, car les textes en .epub ne sont pas corrigés par un œil humain après le scan et on n’a pas toujours le temps de le faire soi-même.

    J’ai donc changé avec le Kindle toutes mes habitudes de Grande Lectrice devant l’Éternel.

    Abandon quasi immédiat du livre papier
    En 5 ans, je n’ai pas dû lire plus de dix livres sur papier – des relectures de ma bibliothèque lors de la correction de mes 50 ans d’écriture sur cahiers – ou parce que j’avais prêté mon Kindle à un jeune ami opéré pendant sa convalescence.

    Abandon du besoin d’aller chercher des livres à la bibliothèque
    Désormais je trouvais tout sur Internet qui depuis quinze ans déjà (l’été 1995) était ma principale source de richesses et d’information.

    Abandon du plaisir d’aller parfois dans des librairies chercher de quoi combler mon besoin de connaissance
    J’avais déjà perdu cette habitude que mon petit budget ne me permettait plus d’assouvir, j’avais la chance d’avoir des amis voisins aux bibliothèques bien fournies et nous échangions nos livres avec passion. Désormais je pouvais tout trouver tout de suite, sans attendre, sans me déplacer, sans bouger de mon ermitage choisi.

    Abandon des livres des éditions traditionnelles
    En me connectant sur l’Internet dès la mi-1995, j’avais délibérément décidé de changer de monde et d’aider à le changer aussi. Depuis vingt ans, le monde numérique me convient, je m’y sens mieux que dans l’ancien. J’y reste. Je me fie plus aux billets de blogueurs passionnés comme moi, ou à d’autres auteurs francophones, qu’aux articles de critiques, journalistes, ou animateurs télé, puisque je ne regarde plus la télé non plus. C’est peut-être une forme d’autisme social, mais j’y trouve ma sérénité et préserve ma créativité.

    Le prochain billet de 5 ans de lecture numérique détaillera les lectures que j’ai faites sur les différents supports.

    Comparaison entre les supports de lecture numérique

    Tablettes

    En tant qu’auteur Smashwords, j’ai bénéficié d’un Abonnement gratuit d’un an à Scribd, bibliothèque numérique américaine, qui m’a un peu obligée à lire sur les tablettes, l’application n’existant pas pour le Kindle3 (mais est valable pour le Kindle Fire).

    J’ai fait l’essai de diverses Apps Android, peu convaincantes. Aucune ne m’a satisfaite comme le Kindle ou l’iPad.

    J’ai éprouvé une grande fatigue des yeux.

    Les batteries ne tiennent jamais longtemps sur les tablettes, alors que le Kindle reste chargé des semaines et l’iPad des jours.

    Le seul point positif que j’ai apprécié dans les tablettes, c’est que les couvertures sont plus attrayantes en couleurs que sur le Kindle en noir et blanc, disons même gris.  On en voit un exemple avec la couverture du livrel de Jacques Vandroux, Les Pierres Couchées, sur Kindle et tablette. Les tablettes sont donc pratiques pour voir le catalogue de la bibliothèque, moins agréables pour lire les livrels.

    Ecran Kindle de Pierres couchées de Jacques Vandroux
    Ecran Kindle de Pierres couchées de Jacques Vandroux
    Ecran tablette Cube Pierres couchées de Jacques Vandroux
    Ecran tablette Cube Pierres couchées de Jacques Vandroux

    J’ai quand même dû lire 100 livres en trois ans sur mes tablettes, la plupart l’année de l’abonnement Scribd.
    Sur Kindle j’ai lu 400 livres, la plupart énormes, en quatre ans, sans fatigue, ni des yeux, ni des bras. Car lire des gros livres m’étaient devenu très pénible en vieillissant (bientôt 70 ans quand même !).

    L’iPad1 que j’ai reçu d’une amie début juillet 2015 est le plus récent support numérique que j’ai testé.

    La bibliothèque de l'iPad (je cherche des livres de jeunesse pour mes petits-fils)
    La bibliothèque de l’iPad (je cherche des livres de jeunesse pour mes petits-fils)

    Son étagère de bibliothèque en faux bois est vraiment moche et ne cadre pas avec le style Apple. C’est sans doute pour garder les habitudes visuelles de lecture sur papier, ce dont je ne me soucie plus guère depuis cinq ans que j’ai abandonné la lecture sur papier.

    Confort, réactivité, écran :
    L’iPad présente un certain confort par la réactivité des pages et son écran est plus agréable que tous ceux que j’ai eus sous les yeux en trois ans de tablettes Android (six tablettes en trois ans, à éviter !). Il est le meilleur pour voir les illustrations des ouvrages illustrées. Je n’ai pas essayé les bandes dessinées, ni les mangas, mais j’imagine que ce doit être parfait.

    Traduction, recherches, citations :
    L’iPad est aussi le plus pratique pour traduire (il suffit de mettre le pointeur devant le mot), souligner, rechercher sur le Web ou sur Wikipedia, ou extraire des citations. J’y ai lu six ebooks en trois mois, ce qui est une bonne moyenne d’été.

    Pourtant, pour lire, ne faire que lire, et partager des citations, le Kindle reste mon favori, même dans sa version 3, avec  son clavier archaïque d’avant le Minitel.

    Confort
    Le Kindle reste le plus confortable pour les yeux, et je sais de quoi je parle, il m’arrive de lire entre trois et six heures par jour en hiver.

    Traduction, recherches, citations, partage
    Le Kindle reste facile pour traduire, il faut un peu plus de manips que sur l’iPad, mais ça marche très bien, et ce doit être parfait avec les nouveaux Kindle tactiles. Il est parfait aussi pour souligner, copier des citations, les partager sur Facebook et Twitter. Au bout de cinq ans je l’utilise toujours.

    Le Kindle actuel vaut moins de 70 euros.
    C’est beaucoup moins cher que celui que j’ai payé 150 euros il y a cinq ans. Certaines fonctions de recherche ont dû être améliorées depuis cet ancêtre.

    Amazon vient de sortir une nouvelle tablette à moins de 60 €.
    J’ai eu en main la tablette Kindle Fire de mon petit-fils, c’est un meilleur outil que toutes les tablettes Android que j’ai eues en main. L’écran est beau, la manipulation est agréable, la batterie tient bien, l’outil est solide et il marche bien.

    Cette nouvelle tablette peut réunir l’avantage de gestion du compte par Amazon et celui du partage des lectures. Si je n’étais déjà bien équipée avec mes Kindle et iPad de 2010, géniales antiquités, ce serait mon choix.

    ***

    Bilan de cinq ans

    Moins de lectures disparates, soumises aux modes, ou aux parutions.

    Plus de lectures suivies, approfondies, comme si je comblais en fin de vie les lacunes culturelles de ma jeunesse.

    De grande lectrice sur papier, je suis devenue lectrice compulsive, boulimique, commençant un nouveau livrel dès que j’en ai fini un, cherchant à lire les œuvres par chronologie d’écriture, pour mieux comprendre l’évolution de l’écrivain, la genèse de son œuvre.

    Inconvénient
    Je ne tiens plus une bibliographie à jour par année sur une base de données et je ne fais plus de fiches de lecture comme j’en publiais autrefois sur mon site internet quand des livres me marquaient particulièrement.

    Avantage
    Je prends plus de notes de lectures dans mon Journal de Vie, que je pense publier un jour. Et je suis persuadée que cette méthode me permet de mieux mémoriser les ouvrages lus, puisque je m’en souviens des années après, quand certaines de mes contemporaines ont tout oublié au bout de quelques jours ce qu’elles ont lu sur papier.

    En attendant la publication de mes derniers cahiers, car j’ai le projet de les publier dans leur ordre chronologique, je prévois de publier quelques fiches sur mon blog d’auteur. Certaines lectures marquent les prises de conscience importantes et induisent certains tournants de vie. Il est bon de les partager, c’est ainsi qu’on s’informe et progresse. À bientôt !

    Gaelle Kermen,
    Kerantorec, 15 octobre 2015

    Articles précédents sur le Kindle
    Kindle 3 mon expérience en 2010
    Mon Kindle est solide  (2010)

    Albums photos sur Flickr pro
    Arrivée du Kindle (2010)
    Kindle dans sa housse

    Amazon propositions actuelles
    Un Kindle tactile à 69,99 €
    Le nouveau Fire à 59,99 €
    Amazon propose un Pack pour les enfants à 89,99 € des tarifs vraiment démocratiques pour inciter les plus jeunes à la lecture.

    Crédits
    Mind map créée sur SimpleMind+ sur iPad1
    (merci à son développeur René Post à Arnhem, NL, disponible pour résoudre les problèmes de mise à jour d’app.)

    Albums Novela 2010 Flickr pro

    Photos Gaelle Kermen 2010-2015