Bilan 2018 d’un seul projet Scrivener pour gérer des projets multiples

Le premier janvier 2018, j’avais créé un Nouveau projet 2018-JOURNAL pour avoir dans un seul endroit tout ce que j’ai à gérer au fil des mois et des saisons. L’expérience a été positive puisque je la renouvelle en 2019. C’est aussi une bonne façon de gérer des projets multiples.


En fin d’année 2018, j’ai dupliqué le projet entier sur mon iPad (histoire de tester la capacité de Scrivener à gérer de gros dossiers sur l’application via Dropbox, c’est oui). Sur le bureau du Mac mini, dans mon bureau, pas dans mon lit, j’ai créé un Nouveau Projet Vierge et j’ai fait glisser le dossier dupliqué dans le dossier racine. La procédure est rapide, simple, efficace. Plus besoin d’importer ni de convertir quoi que ce soit. On gagne un temps fou et on n’importe que ce qu’on veut.

Un aperçu de tout ce que je peux engranger dans mon unique Projet Scrivener : des milliers de pages !

Au passage, j’ai eu une idée de ce que j’avais écrit en 2018 en ouvrant la fenêtre des Objectifs du projet JOURNAL-2018, après avoir enlevé la partie dupliquée.

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Écran des Objectifs de Projet sur Scrivener 3 pour Mac

Dans tous les documents écrits du classeur, Scrivener a comptabilisé un total de 589 876 mots, l’équivalent de 1643 pages, un temps de lecture de près de 40 heures. Ouah ! Pas si mal, car je suis du genre à penser que je n’ai pas foutu grand-chose ! Scrivener remet les pendules à l’heure.

Mon classeur aux projets multiples se présente ainsi pour 2019 sur l’iPad mini 4.

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Écran du Projet 2019_JOURNAL sur iPad mini 4

Voici comment je m’organise. Dans mon Journal de 2019, j’ai tout ce dont j’ai besoin pour avancer à grands pas tous mes projets.

CoversAdam

Pour travailler avec Adam Molariss sur les couvertures des ouvrages sur lesquels je travaille, j’ai ajouté un dossier CoversAdam. J’y note une idée de couverture quand l’esprit souffle.

ÉBAUCHE retitrée

Dans le dossier essentiel du projet, l’ébauche, je mets le manuscrit en cours, ainsi je peux voir son avancement en mots, particulièrement au moment des mois d’écritures intenses que sont les deux Camps NaNo de printemps et d’été, en avril et juillet, et le mois de NaNoWriMo en novembre, les mois où l’activité essentielle est d’écrire un projet.

On voit que dans mon ébauche actuelle, deux projets sont enregistrés, deux projets qui se sont imposés à moi récemment en raison d’échanges avec d’autres auteurs, en particulier celui sur Aeon Timeline, dont je viens d’acquérir l’application pour iPad, toujours pour écrire dans mon lit en hiver et dans mon jardin en été.

L’ébauche n’a pas de couleur, l’icône est celle d’un livre manuscrit. Les deux dossiers à l’intérieur sont verts, comme le sont les PROJETS. Je sais ainsi que ce sont les manuscrits en cours de travail. Lorsque je serai dans une phase de formatage, je les sortirai de ce projet général de l’an 2018, pour les traiter individuellement dans Scrivener 3 sur le Mac mini au bureau. D’ici là, je peux les étoffer, sur l’application de l’iPad, en étant dans mon lit en hiver, sur la terrasse ou dans le hamac en été.

Ces deux dossiers sont en vert, la couleur que j’ai choisie pour les dossiers représentant des PARTIES dans mes livres.

JANVIER Journal et JANVIER Chantier

J’y mets les dossiers du journal de vie et du cahier de chantier du mois en cours. C’est ici que j’écris quasiment tous les jours. Ces deux dossiers sont couleur sable, l’étiquette choisie pour les Chapitres. J’ai mis des icônes de carnets de notes de différentes couleurs, jaune de l’inspiration pour le journal de vie et vert pour le chantier qui me voit souvent sortir dehors au milieu des champs et des bois pour avancer mes travaux (je ferai le réaménagement de ma maison en mars).

Des manuscrits en cours

Hors de ce dossier, j’ai stocké le projet commencé en novembre 2018, Kerantorec un domaine breton. Il est en cours de rédaction, à portée de clic.

J’ai un livre sur l’écriture qui doit être relu et corrigé, je le garde à portée de main, pour revoir l’ensemble, avec celui sur la publication indépendante et le nouveau. Écrire un livre entier sur iPad avec Scrivener iOS, c’est mon dernier défi. Tous les livres se complètent, je veillerai à ne pas me répéter outre mesure.

La cuisine plus simple grandit aussi au fil des saisons, je mets au point mes recettes les plus pratiques pour pouvoir écrire tranquillement dans mon coin, en ayant prévu de quoi tenir un siège. Je me suis toujours organisée pour travailler sans avoir besoin d’interrompre ce que je fais. J’aime bien manger, je ne suis pas très douée comme le sont la plupart des gens qui font des livres de cuisine, mais je sais écrire ce que je réalise, je peux donc apporter ma vision des choses pour décomplexer tous les auteurs qui ont comme tout le monde besoin de manger pour vivre, mais ne veulent pas y passer trop de temps afin de se consacrer à l’écriture.

Dessous, j’ai le projet du Bricolage, la relation des travaux que j’ai assumés le plus souvent seule sur mon domaine depuis plus de trente-cinq ans. Je commence à avoir une certaine expérience, le temps est venu de la transmettre. Et je me remettrai au boulot dès le beau temps sec revenu.

J’ai préparé aussi un projet de Jardinage plus simple qui développera les étapes nécessaires à l’élaboration d’un parc, car ma flourenn d’origine (prairie humide en breton) est devenue un parc en quarante ans de travail sur son paysage, grâce aux échanges avec les ami(e)s jardinier(e)s et son entretien au fil des saisons.

J’ai mis des icônes sur les dossiers pour me repérer en plus des couleurs des étiquettes.

ARTICLES BLOGS 2019

Dessous encore, j’ai un dossier d’articles de blogs. Je crée toujours un article sur Scrivener avant de l’exporter dans mes blogs WordPress.

L’avantage est que je retrouve ainsi très vite une information, que je pourrais rechercher d’abord dans le calendrier de l’iPad (Calendar) puis dans les entrées quotidiennes datées de mon journal.

J’ajouterai un dossier PUBLICATIONS 2019, dès que j’aurai publier un des livres en cours.

RECHERCHE

Le dossier Recherche, c’est un peu le fourre-tout, le grand bordel organisé, où je stocke les choses quand je n’en ai plus besoin, au cas où, comme des Chutes, sorties des manuscrits en cours, quand je relis et réécrit.

C’est là que je range les dossiers complets : tous les mois du journal de vie et du cahier de chantier.

L’an dernier, j’espérais faire des travaux sur ma maison. J’avais constitué un dossier où je gardais les dossiers de demande et réception de devis, d’échanges de courriels, et tout ce qui était nécessaire pour retrouver rapidement un document. Les travaux ont été faits en décembre. Je ne le garde pas dans le projet 2019.

J’ai archivé le dossier TRAVAUX_2018 dans le dossier SCRIVENER2018 avec les dossiers de tous les livres que j’ai écrits, publiés ou aidés à écrire et publier. Je retrouve ainsi très vite mes petits lorsque j’en ai besoin.

Je ne stocke pas tellement de recherches dans ce dossier. Je fais des recherches de précision au moment de la réécriture, rarement au moment de l’écriture, pour ne pas casser l’élan de l’inspiration, le jet de l’idée qui s’impose à l’esprit.

Je fais des recherches sur un autre support, soit l’iPad mini 4 ou l’iPhone 5c, depuis que j’écris aussi sur un plus grand iPad. Je ne stocke pas, je corrige tout de suite la précision trouvée pour compléter mon texte.

Je garde toujours mes projets légers, je n’ai aucun problème de synchronisation, elle se fait rapidement.

Conflits

L’application Scrivener iOS ou le logiciel crée un dossier Conflits au cas où la synchronisation entre les différents supports présenterait un conflit. C’est le cas quand on écrit sur un deuxième support sans avoir enregistré d’abord l’écrit sur le premier support.

Je vérifie néanmoins le dossier Conflits quand la notification Scrivener me le signale, j’enregistre la page ou les pages en question et je les supprime tout de suite ou quand j’ai un moment.

Poubelle

Tout en bas du Classeur se trouve la poubelle. J’essaie de la vider régulièrement. On peut être freiné dans la synchronisation si on laisse les deux derniers dossiers s’alourdir inconsidérément.

Sortie d’un manuscrit pour les corrections, le formatage et la compilation

Lorsque je considère que j’ai terminé le manuscrit, je le sors de ce cadre où je l’ai suivi le temps nécessaire. Je le sors sur la version 3 de Scrivener et je le mets dans un dossier spécifique du bureau de mon Mac mini. Je le traite alors comme un livre à part entière et je fais les corrections avec Antidote avant de le compiler en vue des diverses publications, selon les formats :

  • epub pour le relire et le faire relire par des bêta-lecteurs,
  • mobi pour Amazon KDP,
  • docx pour être formaté en broché sur Pages en utilisant un gabarit fourni par Amazon Print,
  • en doc pour publier sur Smashwords qui fait les conversions en tous les formats numériques.

Dernière vérification : avec Sigil pour l’epub. En général, la réponse de l’epubchecker est : « Aucun problème trouvé ! » Et là, je dis : « Merci Scrivener ! »

Le tableau de bord Scrivener iOS

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Je n’aime pas avoir beaucoup de projets sur le tableau de bord de Scrivener iOS de l’iPad. Cinq est le maximum. Sinon, je ne les vois plus. Je n’aime pas quitter le projet général pour noter une idée, développer un propos quand il me suffit d’écrire une nouvelle page et de la ranger dans un dossier un peu plus bas. Je maîtrise donc mieux mes projets cumulés dans un seul projet, ce qui me permet de faire plusieurs publications par an de projets conséquents.

Les projets en plus du Projet 2019_JOURNAL sont des projets temporaires, des essais que je fais pour répondre aux demandes formulées par mes lectrices et lecteurs, ou par les scrivonautes du groupe Facebook ScrivenerFR. Nous avançons tous en même temps. Beaucoup d’inspiration et de stimulation s’échangent ainsi.


Mes garanties d’ordre et sauvegarde

Ainsi, j’ai toujours et partout mes dossiers en cours avec moi. Ils sont accessibles par Dropbox de tous les supports d’écritures, fixes ou mobiles. Je ne perds plus de temps à chercher où j’ai mis telle ou telle page. Je ne crains pas de perdre mes écrits, une synchronisation se fait automatiquement depuis Dropbox dès que j’accède à mon ordinateur de bureau et une sauvegarde se fait aussi automatiquement sur Time machine.


Chacun, chacune, a sa méthode, je ne sais quelle est la vôtre. Voici la mienne, que je trouve positive au bout d’un an d’utilisation. Fertile, féconde, prolixe et créative.

Bilan des écritures 2018

À vous de jouer avec vos manies et habitudes. Belle année d’écritures et publications !

En l’an 2019, on remet tout à neuf !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, 28 décembre 2018/19 janvier 2019


Mise à jour du 22 janvier 2019

Je viens de mettre un lien aux modèles Scrivener 2019 sur mon site, à télécharger sur un ordi, décompresser, faire glisser dans un projet Scrivener et modifier selon besoins.

  • Modèle de projet d’essai
  • Modèle de script ou scénario

http://mhledoze.free.fr/Modeles2019.zip


Crédits

Logiciel d’écriture Scrivener 3 pour Mac
Application d’écriture Scrivener iOS pour iPad et iPhone
Adam Molariss, graphiste, Indiegraphics
Groupe de scrivonautes sur Facebook ScrivenerFR


 Merci à Catherine Hervais et Yvon Beaulieu, qui m’ont conduite à faire le point sur ma méthode d’organisation. Espérant aider les auteurs francophones à mieux s’organiser pour focaliser leur concentration sur l’essentiel : écrire !

Scrivener 3 : conseils pour la synchronisation avec Scrivener pour iPad

La synchronisation entre les deux supports, MacOs pour le fixe et iOS nomade, peut poser beaucoup de questions aux utilisateurs de Scrivener. Je ne rencontre pas de problèmes m’empêchant de travailler en toute sécurité. Voici quelques conseils que je mets en pratique sans même y penser, naturellement.


Créer un dossier à partir du bureau du Mac

On peut synchroniser ses projets en liant l’application depuis le tableau de bord à un dossier créé par elle sur Dropbox dans le dossier Apps/Scrivener. J’utilise un autre dossier créé sur le bureau du Mac

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D’après mon expérience, créer un dossier SCRIVENER pour Dropbox est plus facile depuis le bureau de l’ordinateur qu’à partir de l’application sur l’iPad ou l’iPhone. Je peux mieux gérer ce que je dépose dans le dossier de Dropbox, mieux en retirer ce que je jugerais achevé dans son premier jet, prêt à être formaté et compilé sur Scrivener 3. Je peux le remettre si j’ai besoin de le corriger sur l’iPad.

Je crée un dossier sur le bureau, le lien est le même depuis 2016, mais je change souvent ce que j’y mets. Surtout je ne charge plus jamais la mule ! Je n’y mets que les projets en cours d’écriture ou de relecture.

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Ici, mon dossier de synchronisation sur Dropbox, plaque tournante entre les différents supports utilisés (quatre avec le PC sous Windows, en plus du Mac, de l’iPad et de l’iPhone).

Quand j’ai eu un problème de ralentissement pour un livre illustré de photos d’archives en Haute Définition, je l’ai glissé sur le bureau du Mac, où je l’ai retravaillé pour les dernières étapes. Il était arrivé en phase de formatage pour la publication. Le faire glisser sur le bureau le supprimait de Dropbox, qui repartait allègrement dans la synchronisation des autres projets Scrivener. Ainsi mon dossier de synchro reste toujours dynamique. On doit voyage léger pour aller loin. Les sédentaires peuvent accumuler les charges, pas les nomades.

Je ne rencontre aucun problème. Il me faut seulement parfois de la patience lorsqu’il y a beaucoup de dossiers à synchroniser entre tous les supports.

À vous d’essayer.


Ne pas sauvegarder dans le dossier de synchronisation

Le dossier Dropbox où vous avez glissé vos projets à synchroniser entre vos appareils mobiles et les fixes n’est pas un dossier de sauvegarde. Vous n’y trouvez que des projets avec l’extension .scriv, à ouvrir avec l’application Scrivener pour iOS ou le logiciel Scrivener 3.

Votre logiciel de bureau fait des sauvegardes qu’il faut paramétrer ailleurs, soit dans un autre dossier sur Dropbox ou sur le disque dur de votre Mac ou PC de bureau. Les projets sauvegardés ont l’extension .bak (de backup).

Scrivener vous signalera cette erreur. On ne sauvegarde pas dans le même dossier que le dossier de travail à ce stade.


Savoir où sont les sauvegardes

Il vaut mieux savoir où sont rangées nos affaires pour ne pas naviguer dans le brouillard.

Dans la fenêtre Scrivener, vous sélectionnez : Afficher le dossier Application Support dans le Finder.

AffDossierSupport.png

Le dossier s’ouvre avec les éléments dont Scrivener a besoin pour fonctionner.

DossierSupport.png

L’ancien dossier des sauvegardes s’appelait Backups. Le nouveau dossier s’intitule Sauvegardes.

SupportSauvegardes.png

Dans les Préférences, j’ai demandé la compression des sauvegardes, on voit donc l’extension .zip. On repère les sauvegardes à leur fin de titre en -bak. Hier, le logiciel a fait quatre sauvegardes du guide en cours.


Éviter la surcharge documentaire

Pour garder une synchronisation rapide, ne surchargez pas inutilement vos projets de documentations externes. Un projet n’est pas un endroit de stockage, mais un espace de création dynamique en vue d’écrire un premier jet de manuscrit. Vos écritures doivent être la priorité, celles des autres moins.

Même si Scrivener est un atelier d’écriture, il n’a jamais été dit qu’on pouvait tout y mettre, au point de bloquer la machine. Ce n’est pas le but du jeu.

Pour éviter d’alourdir vos projets de documentation devenue souvent inutile, il est préférable de lire les PDF dans la bibliothèque iBooks de l’iPad et d’utiliser la fonction Split View de iOS 11, si on écrit sur l’iPad, en glissant la fenêtre de iBooks à coté de la fenêtre Scrivener où vous pouvez prendre vos notes. Ou d’ouvrir un PDF dans une application dédiée, si on écrit sur le Mac de bureau.

En évitant de surcharger vos projets de documentation, vous permettrez une synchronisation beaucoup plus rapide.


Penser à vider la Corbeille

Pour alléger vos projets, pensez à vider de temps en temps la Corbeille, où peuvent s’entasser des fichiers pesant un poids inutile. Vous gagnez parfois plusieurs Mega octets.

Si vous craignez de jeter des éléments importants, faites-le au moins après la publication de vos écrits.

On faisait le ménage dans nos dossiers de mémoires universitaires quand nous utilisions le papier. On doit le faire aussi en documentation numérique.

Sur MacOs : Scrivener > Projet > Vider la Corbeille

Sur iOS : Corbeille > glissement vers la gauche > bandeau rouge Vider la Corbeille > ok

iOSCorbeille.png

Vider la corbeille en cliquant sur le rouge.

iOSVider.png


Ne pas stocker trop d’images dans le projet

Stocker de nombreuses images dans un Projet peut nuire à la qualité de la synchronisation de Scrivener 3 avec l’iPad ou l’iPhone. Une fois qu’elles sont insérées dans votre texte, il est inutile de les stocker. Scrivener n’est pas un garde-meuble stockant des boites d’archives. C’est un outil d’écriture qui doit rester dynamique et actif.


Ne pas modifier manuellement dans les fichiers internes de Scrivener sur Dropbox

Le créateur de Scrivener recommande de ne pas modifier manuellement des fichiers synchronisés dans Dropbox ou un Dossier synchronisé.

Si vous modifiez un texte ou une image dans le dossier de synchronisation directement dans Dropbox ou un Dossier synchronisé (depuis un appareil sous Android par exemple), vous le faites à vos risques et périls. C’est possible, mais pas recommandé.

Travaillez toujours vos textes ou vos images à partir des projets Scrivener, depuis l’application iOS ou le logiciel MacOS. Les dossiers de synchronisation ne sont pas des lieux de travail, mais des intermédiaires au service de vos écritures.


Fermer les projets après le travail

Désormais, sur Scrivener 3, une fonction permet de quitter automatiquement le projet après un certain laps de temps.

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Cette fonction permettra aux distraits de mieux synchroniser leurs projets entre leurs appareils nomades et fixes.

Du côté de l’application pour iOS, sur l’iPad ou l’iPhone, vous pouvez synchroniser au fil de vos écritures, quand vous avez fini un développement en cliquant :

  • sur l’icône de synchronisation des deux flèches qui tournent en rond, que l’on trouve en plusieurs endroits,

iOSPagefleches.jpg

iOSRondfleches.jpg

  • sur l’icône de partage (carré avec flèche vers le haut) > Synchroniser maintenant,

iOSpartage.jpg

iOS-SyncNow.png

  • sur la flèche des Projets en haut à gauche du projet.

iOSProjets.jpg


Fermer le projet avant de quitter l’iPad

Cliquez sur OK en haut de votre page en cours et revenez dans le Classeur de gauche.

Puis cliquez sur la flèche en haut vers la gauche. Vous revenez sur le tableau de bord général de vos projets Scrivener. Ainsi se ferme le projet en cours sur l’iPad. Si vous avez bien paramétré votre application, vous voyez la synchronisation se mettre en route. Vous avez fini votre travail. Tout est sauvegardé. Vous êtes tranquille !


Fermer ses projets Scrivener est aussi simple et indispensable que d’éteindre la lumière quand il fait jour, fermer la porte de la maison à clé quand on la quitte, couper le robinet d’eau quand on s’est lavé les mains. Pour bien vivre, il y a des choses qui se font.

Vous pouvez maintenant, sans risque ni culpabilité, tirer le rideau de la boutique et passer à autre chose, vaquer à vos occupations routinières, déguster une bonne bière, un bon vin ou ce que vous aimez, courir, pédaler, sauter, danser, jouer, discuter, échanger, rire. Vous pouvez avec bonheur penser à autre chose qu’à vos écrits. Rechargez vos batteries ! L’inspiration n’en sera que mieux stimulée.

En respectant ces quelques règles de bases, vous apprécierez de pouvoir travailler sans entrave, en sachant que tout est ordre. Vous avez donné le meilleur de vous-même. Vous êtes en harmonie avec le monde qui vous porte.

Belles écritures !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 2 février 2018

Publié le 11 mars 2018


L’auteur
Gaelle Kermen est l’auteur de plusieurs guides francophones sur le logiciel et l’application Scrivener (Mac, Windows, iOS).

Page auteur sur Amazon (format mobi)
Page auteur sur Apple (format epub)
Page auteur sur Kobo (format epub)
Page auteur sur Smashwords (formats : PDF, epub, mobi.
Page auteur sur Iggybook (trois formats : PDF, epub, mobi, paiement direct à l’auteur)

 

 

 

 

 

La précommande en publication numérique indépendante

La précommande est adoptée par les éditeurs professionnels. Elle est déconseillée par les autoédités. Certains conseillent de ne pas mettre l’ebook en précommande sur Amazon en raison d’un algorithme qui ne comptabiliserait pas les ventes et amoindrirait la place du livre, lui enlevant la possibilité de monter vers le Top 100.

Pourtant, Mark Coker, le fondateur de Smashwords, qui a derrière lui dix ans d’expérience de la publication numérique et des outils statistiques de plus en plus affinés pour analyser le sort des ebooks publiés sur sa plateforme, déclare qu’un livre publié en précommande fait une meilleure carrière sur le long terme qu’un ebook publié sans précommande. Je peux en témoigner par ma propre expérience.

Tous mes guides pratiques sur Scrivener ont été publiés en précommande. Tous ont été tout de suite en tête de leurs catégories avant leur sortie et sont restés dans les meilleures ventes, depuis deux ans. Le guide en cours de publication est déjà #1 dans le Podium de tête avec les deux guides pour Mac et iOS. Cela flatte mon ego comme une juste reconnaissance de l’immense travail exécuté et m’encourage à vous servir le meilleur produit possible.

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Le temps de la précommande permet de faire tous les essais de formatage grandeur nature in situ, sans risque pour le lectorat. Ces essais sont indispensables lorsqu’on vient de changer de version de logiciel d’écriture. C’est pourquoi j’insiste dans mon guide Scrivener 3 sur les vérifications de Compilation dans les différents formats.

Vérifier son manuscrit en ligne

Il est important de modifier le manuscrit jusqu’à ce qu’il réponde aux critères exigés par une bonne lisibilité numérique. Certes, on peut le faire en mode Brouillon sur Amazon. Mais en mettant son livre assez tôt en Précommande, on est moins stressé que si on fait les modifications au moment de la sortie. On prend du temps pour assumer les corrections soulignées par les bêta-lecteurs, on vérifie les formatages en ligne sur le Previewer de KDP, puis on télécharge la version mobi sur nos Kindle, Kobo, Bookeen, iPad ou tablettes, outils d’investissements indispensables aux auteurs qui veulent rendre un produit fini sur tous les supports de lecture.

La première chose que je fais quand j’ai téléchargé mon manuscrit sur KDP est de vérifier que la Table des matières et l’Affichage NCX sont présents. Avec la Compilation de Scrivener 3, je n’ai eu aucun problème. Scrivener permet des sorties professionnelles de nos ouvrages.

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Ce sont les choses que je regarde avant d’acheter un ebook. Je le feuillette et si je ne vois pas Contenus ou Table des Matières à l’ouverture, surtout s’il s’agit d’un manuel pratique, je le referme et j’en reste là. Je sais déjà que l’ouvrage est mal présenté, pas fini. Cette conviction de départ est en général renforcée quand je télécharge l’extrait sur mon iPad et que je le lis via l’application Kindle.

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Un livre numérique obéit à des critères spécifiques pour être lisible sur différents supports. Je n’ai ni argent ni temps à perdre dans un produit bâclé. Il y a assez de bons auteurs à proposer des ebooks formatés dans les règles et corrigés avant leur sortie ; eux sont assurés de mon soutien et de ma fidélité au long cours.

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En tant que grande lectrice exclusivement numérique, j’achète beaucoup d’ebooks en précommande. Si un auteur intéressant annonce la sortie de son futur ouvrage sur Facebook, je vais sur son compte Amazon. Si je ne vois pas l’ebook en précommande, je n’y reviendrai sans doute pas. Par contre, si le sujet m’intéresse et que le livre est en précommande, je l’achète tout de suite en cliquant sur Précommander en 1-click. L’ebook sera livré dans ma bibliothèque Kindle ou iBooks le jour de sa sortie à minuit. Je le lirai quand j’aurai fini la lecture en cours (oui, je suis méthodique) ou quand mon état d’esprit sera disponible pour le sujet du livre.

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Dans les ouvrages mis en précommande, je relève rarement des erreurs. La précommande est devenue pour moi la garantie d’une qualité de lecture.

Changer de catégories avant la sortie

La précommande permet de faire des changements de catégorie et évite de perdre du temps à la sortie pour le placement du livre dans les classements d’Amazon.

Amazon tient compte des échanges faits avec ses auteurs. J’ai reçu ce matin le courriel m’avisant que le changement de catégories avait été fait, comme pour mes autres livres sur Scrivener.

La première catégorie était Bureautique et publication et le guide était une semaine avant sa sortie en tête des ventes, N° 1 à côté du guide Scrivener pour iPad et iPhone et du guide Scrivener pour Mac.

La deuxième catégorie choisie par KDP était Multimédia et graphisme. On ne trouvait donc pas le guide Scrivener 3 plus simple dans la catégorie Logiciels, où les deux autres guides l’attendaient, esseulés. J’ai fait un courriel dimanche au support KDP pour demander le changement de catégorie. Il a été effectué dès le lundi.

Ce matin, je vois que le livre est resté dans la catégorie Multimédia et graphisme… Numéro 1 partout !

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C’est aussi à ça que sert la précommande. On essuie les plâtres avant de livrer le produit.

Belles écritures professionnelles !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 30 janvier 2018


Crédits

Mark Coker est le fondateur de Smashwords, plateforme de publication numérique en anglais. J’ai écrit un guide gratuit pour les francophones :

Scrivener 3 est un logiciel diffusé par Literature & Latte à Truro en Cornouailles anglaises, il permet de bien gérer ses écritures et de faire de belles compilations en mobi, epub et PDF pour de belles publications numériques. On le trouve aussi chez Apple iTunes.

Amazon Kindle Direct Publishing est une plateforme de publication numérique

Scrivener 3 plus simple en precommande sortie le 2 février 2018

P.S. Un seul regret : l’aperçu et le feuilletage ne sont disponibles qu’après la sortie du livre. D’ici là, confiance et patience :)

En attendant, vous pouvez commencer avec les Tutoriels anglais. Mon introduction est aussi disponible. Gratuite chez Smashwords. Au prix minimum de 0,99€ sur Amazon. Si vous voulez le télécharger gratuitement sur Amazon, signalez que vous l’avez trouvé moins cher ailleurs ! Merci.

Après le livre et sa publication : reflexions sur la sante en ecriture et la necessite de faire du sport pour bien vivre

Extraits du Journal de vie après l’écriture et la publication en précommande de Scrivener 3 plus simple : guide francophone de la version 3.0 pour Mac
Réflexions sur la santé en écriture et la nécessité de faire du sport pour bien vivre

Vendredi 26 janvier 2017

J’aimerais bien ne rien faire en travail pour décompresser. Je vais essayer de faire un tour à vélo jusqu’à Trenez pour m’aérer et méditer devant la mer. Besoin de voir un horizon plus large après deux mois d’intense concentration dans mon cocon laborieux. J’imagine déjà mon itinéraire, je ne peux pas passer par les chemins qui doivent être complètement embourbés en ce moment. Donc, ça va être la route ! Je visualise mon parcours.

Maintenant que je me suis arrêtée, après deux mois d’exercices intellectuels intenses, je sens la fatigue me tomber dessus. Tous mes muscles crient, épaules, nuque, bras, mains, dos, torse, cuisses, jambes, tout a été tendu comme un arc avant la décoche de la flèche. Dans ces cas-là, la meilleure thérapie, c’est de continuer à exercer le corps dans une autre activité physique. Si je m’arrêtais, ce serait beaucoup plus dur. Mais si je fais une bonne virée à vélo et que je prends l’air en oubliant les soucis et angoisses de publication, je sais que tout ira bien. Le soleil est là, le vent est tombé, j’en profite. En route avec Strava !

Samedi 27 janvier 2018 7:17 lit clavier iPad

Je l’ai faite ma virée ! Et j’en suis transformée. Physiquement d’abord, parce que les tensions se sont déplacées, j’ai toujours mal partout, mais de façon uniforme et confortable. Intellectuellement, je me sens ressourcée, renforcée dans mes convictions qu’il faut une vie équilibrée entre les efforts physiques et les efforts psychiques. J’ai eu beaucoup d’idées en pédalant, j’écrivais dans ma tête, je n’ai pas pris de notes, je sais que les phrases et paragraphes reviendront. Je ne m’inquiète pas. Je me sens bien. Fatiguée et heureuse de l’être. Ce que j’ai produit, pendant ces deux mois, depuis la sortie de Scrivener 3, le guide qui va sortir le 2 février, personne d’autre que moi ne l’a fait. Il est mon ouvrage, le fruit de mon travail. En plus, je suis la première Française à écrire un livre sur Scrivener 3, comme je l’avais fait pour Scrivener for iOS. C’est bon pour le moral.

Hier, je pensais au réveil être trop fatiguée pour travailler encore. C’est souvent dans ces cas-là que j’en fais le plus, une fois l’instant de découragement dépassé.

En descendant au bureau, j’ai vu que Smashwords avait accepté le guide dans le Catalogue Premium. Il serait donc publié chez Apple, Kobo et toutes les librairies numériques en contrat avec la plateforme de Los Gatos. Cela voulait dire que mes paramétrages de compilation en .doc avec Scrivener 3 étaient bons et remplissaient toutes les conditions d’exigence du catalogue. J’ai alors décidé de publier le module des tutoriels anglais, en permafree, en introduction à l’apprentissage du nouveau logiciel.

Là, au moment de remplir la fiche d’enregistrement du livre sur le site de Smashwords, j’ai vu que ma couverture, bâclée pour le PDF envoyé aux bêta-lecteurs, ne remplissaient pas les conditions demandées par Smashwords. Je l’ai copiée, mise sur clé USB, branchée au vieil iMac de 98, le premier iMac de l’histoire d’Apple, qui me sert toujours. J’ai ouvert Photoshop, la version antique aussi, 4 je crois, j’ai converti la taille (1400 px de large) et la définition de l’image (300 dpi). La couverture a été acceptée sans façon par Smashwords.

J’ai fait un mail à Adam, mon cher graphiste, pour lui dire que j’avais besoin de sa pâte ou de sa patte professionnelle pour harmoniser cette couverture avec les précédentes. Il était d’accord. Je passerais commande après une virée à vélo devenue vitale pour aller voir la mer et prendre l’air.

J’ai publié le module des Tutoriels anglais, sans problème avec les paramètres enregistrés dans mes Formats sur Scrivener 3, et j’avais fini à 11:29. Il était temps de partir. Je m’arrêterais à Kergroës pour prendre un sandwich et de quoi grignoter à Trenez. Il faisait beau, mais des nuages commençaient à obscurcir le ciel. Facebook m’avait avisée que la pluie arrivait et que je devais rester à l’abri !

Après avoir fait quelques achats au Proxi de Kergroës, que j’aime bien parce qu’il est à échelle humaine, j’ai tourné sur un chemin évitant la remontée après le tournant de la route de Trenez. Je restais sur le haut de la courbe de niveau, en trottinant parfois pour ne pas descendre de vélo, c’était praticable.

J’ai vu la mer. Toujours un choc dans le plexus solaire. Puis j’ai senti l’odeur particulière de la terre des champs alentours, du varech et des embruns. Arrivée au-dessus de « l’île des marches » comme l’appelait Samson dans son dessin au rotring et laque sur Canson, j’ai discuté avec une dame à cheveux gris qui remontaient la côte venant du parking de la plage, à pied, en tenant son vélo à la main. Elle n’habite Moëlan que depuis deux ans et découvre aussi la commune à vélo. Parfois elle attache son vélo à un poteau, comme j’allais le faire pour le mien, et continue à pied sur les sentiers côtiers. Je ne suis pas encore assez entraînée pour en faire autant. Elle a des jumelles et observe les Glenan, où elle est allée en avril dernier avec un naturaliste, une sortie pour l’observation du narcisse des Glenan, que je devrais faire moi aussi, pour revoir le site important d’un épisode de ma jeunesse, avec Simone Morand et ses enfants.

Nous nous reverrons peut-être au fil de nos virées à vélo. Elle habite près de Kergroës. J’étais heureuse de voir que je ne suis pas seule à faire ce genre de sortie en intimité secrète avec la nature à l’heure où les gens mangent chez eux. C’est stimulant.

Je voyais les nuages s’accumuler sur la mer, il était temps que je mange mon picnic. Je suis restée en haut, sans descendre sur la plage sud à l’abri du vent d’ouest, sur un banc dédié à la mémoire de Jennifer Lewis, 1941-2014. J’ai eu une pensée de paix pour elle. J’avais pris des photos d’en haut, la mer avait des nuances de bleu et de vert incroyables. Les vagues rugissaient. De mon banc, je voyais l’île du dessin de Samson et je rendais grâce à mon grand homme de me permettre de mieux voir le monde grâce à son œuvre. Des cormorans palabraient sur un rocher plein ouest où les vagues venaient se fracasser. Ils ne bougeaient pas, là où nous aurions été balayés comme fétus de paille dans le vent de fin de moisson.

J’ai mangé mon sandwich poulet-crudités, puis des abricots secs. Je retrouvais les habitudes que j’avais autrefois quand, à la même saison dans un chalet de montagne à Bogève en Haute-Savoie, pendant la saison des crêpes sur le bord des pistes, je partais faire des randonnées à ski de fond avec les chiens, Brasses le bouvier bernois et Reine, la grande pyrénéenne. Finalement, j’avais toujours fait du sport. C’est sans doute ce qui m’a sauvée.

Toute ma vie, sauf quand j’étais petite fille, où j’avais fini par être dispensée de gym, ce qui me rassurait bien, car j’étais terrifiée de toujours faire perdre mon équipe quand on faisait un relais. Maintenant, je pense que je pourrais en battre pas mal ; à l’époque c’était mon angoisse de faire perdre les autres. Une des raisons qui m’ont inscrite dans la solitude.

Entre le yoga depuis l’âge de 16 ou 17 ans à l’internat de Paris, suite à la lecture d’une fiche dans le Journal Elle, les séances quotidiennes de gymnastique dans une salle des Champs Elysées, quand je travaillais chez Balmain, Courrèges ou Féraud, les séances dominicales à la piscine de Pontoise, puis plus tard, du tir à l’arc et un peu de course à pied, quand le jogging n’existait pas encore et toujours, chaque été, les longues séances de nage dans la mer depuis que j’étais revenue au pays, je n’avais jamais cessé de m’exercer dès que ma santé me le permettait. Au moins, chaque matin, je faisais quelques asanas de yoga.

Certes, je n’avais jamais fait d’entrainement sportif. Mais j’avais gardé l’habitude de faire des efforts, ce qui m’a bien servi plus tard, quand j’ai décidé de restaurer et entretenir seule mon domaine, entreprenant mes Travaux d’Hercule. Le vélo, je l’avais pratiqué à Saint-Leu-la-forêt autrefois, comme moyen courant de déplacement, qui nous était coutumier et nous menait parfois en bande dans des virées post-baccalauréat jusqu’à l’église d’Auvers et son cimetière où reposaient Vincent et Théo van Gogh, un des premiers lieux de ma reconnaissance artistique, une de mes premières prises de conscience de mon besoin d’expression littéraire.

Mais le moment où j’ai décidé de reprendre un vrai entraînement physique a eu lieu il y a presque deux ans.

Je venais d’avoir 70 ans après une maladie pulmonaire assez grave dont j’étais sortie affaiblie, sans muscles, sans élan. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester comme ça, sinon j’allais vieillir trop vite. Je voyais des gens décliner quand ils ne faisaient plus assez d’exercice., réduisant les efforts et les activités. Je ne suis pas bonne marcheuse. Je me fatigue trop vite. J’aime mieux courir ou pédaler et bien sûr nager. J’ai alors décidé de reprendre mon vélo que je prenais de temps en temps pour faire quelques courses au bourg voisin de 3 km et aller me baigner dans un port non loin à 3 km aussi. Je ne pensais pas pouvoir faire plus de 6 km par jour.

L’été de mes 70 ans, j’ai passé trois semaines à Plœmeur en Morbihan à garder le petit chat de mes enfants en vacances. J’avais emporté mon vélo pour reprendre un entraînement physique plus conséquent que ces allers-retours au bourg ou à la côte. J’ai découvert la commune à vélo. Du centre-ville où je séjournais, je rayonnais de tous les côtés. Mes buts étaient simples, j’avais envie d’aller me baigner, c’était l’été indien de septembre, et de découvrir des mégalithes. Munie des cartes de l’office du tourisme, et de l’application Cyclometer, pour avoir une idée des kilomètres parcourus, j’ai arpenté les chemins de traverse de Plœmeur, le plus souvent vers la mer. J’ai découvert que je pouvais faire bien plus que 6 km par jour, puisqu’il m’arrivait d’en faire trois fois plus et que j’étais en pleine forme ! J’écrivais le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone avec une belle allégresse.

De retour chez moi, j’ai pensé qu’il serait intelligent de ma part d’explorer de la même façon ma propre commune à vélo. Comment n’y avais-je jamais pensé plus tôt ? Et j’ai commencé à me perdre dans les chemins creux. A Cyclometer, j’ai ajouté l’application Strava.

J’ai conquis une bonne santé que je n’avais jamais eue avant, qui enchante mon amie médecin, quand elle me voit arriver en tenue de cycliste à l’une des deux visites médicales annuelles auxquelles je me soumets depuis ma décision de rouler régulièrement à vélo. Je lui ai dit que je refusais d’avoir une vie médicalisée comme celle de trop de mes contemporains dépendants. Je ne suis plus en ALD, je respire bien. Certes, je reste asthmatique chronique. Je prends un traitement suffisant pour me permettre une vie normale. J’évite les réunions et les risques microbiens. Je ne saute plus au cou des gens comme une vieille médaille. Je vis mieux qu’en aucune autre période de ma vie.

Si Robert Marchand, le champion du monde cycliste qui vient d’arrêter sa carrière à 106 ans, avait commencé la sienne à 67 ans, à l’heure où ses « contemporains s’arrêtaient, commençaient à jouer aux cartes et à décliner », je pensais que la mienne, commencée à 70 ans, ne me mènerait sans doute pas aussi loin que la sienne, mais me permettrait des découvertes que jamais je n’aurais pu faire en restant assise dans une auto à voir le monde de loin en passant rapidement.

Je n’essaie pas de battre des records. J’essaie juste de dépasser mes limites. Un peu plus chaque jour. Chaque sortie est un émerveillement. Je roule dans la beauté du monde. Et j’écris, comme je l’avais promis à Vincent et Théo à Auvers… J’avais 14 ans. Je suis restée fidèle aux rêves et espoirs de ma jeunesse.

Quelques gouttes de pluie ont commencé à tomber comme je repartais. Un grain passait. J’ai pris des chemins sous le couvert des arbres pour rentrer. Quand j’ai roulé sur la route, j’ai apprécié la visière que mon réparateur de vélo avait ajusté sur le casque que je lui achetais en guide de cadeau de Noël : la pluie ne tombait pas sur les lunettes. Progrès subtil.

IMG_5789.JPG

Les primevères fleurissent déjà sur les bords du chemin. Après un hiver de tempêtes, le printemps se prépare dans le secret de la terre.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 27 janvier 2018


Crédits

Applications cyclistes : Cyclometer et Strava

Adam Molariss, graphiste pour Indiegraphics

Alain Gouyec, marchand de cycles au bourg de Moëlan

L’île des marches, Trenez, dessin au rotring et laque sur papier Canson, 50 x 65, Yves Samson, 1987, période Kerantorec, coll. part.

Lien au nouveau guide Scrivener 3 plus simple sur Amazon

Lien au nouveau module d’introduction aux Tutoriels anglais de Scrivener 3

Lien au nouveau guide Scrivener 3 plus simple sur Smaswords

Scrivener 3 : synchronisation avec iOS

Il est plus facile de gérer l’application depuis qu’elle a été francisée, au moment de la sortie du logiciel Scrivener 3.

Installez l’application Dropbox sur l’iPad et l’iPhone.

Faites cette procédure quand vous avez une bonne connexion internet en WiFi. Certains problèmes de synchronisation viennent d’une perte de connexion. Il faut parfois faire preuve de patience. Il faut aussi veiller à ce que tout soit bien fermé de chaque côté, mobile et fixe. On ne peut pas reprocher à Scrivener nos propres négligences ou manquements. Si on fait les choses correctement, Scrivener marche parfaitement.

Pour lier l’iPad/iPhone vers Dropbox

Dans le tableau de bord de l’application, cliquez sur Modifier (Edit).

1-iOS_Modifier

En bas, cliquez sur la roue dentée des Réglages (Settings).

2-iOS_Reglages

Cliquez sur Lien vers Dropbox.

3-iOS_LienDB

Autorisez Scrivener à avoir accès à votre Dropbox. OK.

5-iOS_AutoriserScriv

Sélectionnez un dossier qui peut être le dossier créé par l’application Apps/Scrivener

ou un autre dossier comme sur mon écran (SCRIVENER16).

6-iOS_Dossier

Sur votre Mac ou votre PC, vous glissez les projets à synchroniser dans le dossier choisi.

Cliquez sur OK en haut à droite.

Sur l’iPad/iPhone la synchronisation se fait dès que vous cliquez sur OK.

7-iOS_Synchro

La première synchronisation peut être longue, c’est pourquoi il vaut mieux ne mettre que les projets en cours de travail.

Lorsque la synchronisation est faite, vous voyez les projets du dossier Dropbox dans votre tableau de bord de l’application Scrivener pour iPad/iPhone. Vous pouvez écrire.

Désormais, chaque fois que vous aurez fini d’écrire, vous cliquerez sur l’icône iOS de synchronisation (les deux flèches en cercle).

Si vous avez bien paramétré l’application, vous avez demandé la synchonisation à la fermeture du projet.

Dans ce cas, il vous suffit de quitter votre projet en cours, pour revenir au tableau de bord et la synchronisation se fait avant de quitter Scrivener for iOS.

Attention : le dossier où vous avez glissé vos projets à synchroniser entre vos appareils mobiles et les fixes n’est pas un dossier de sauvegarde. Vous n’y trouvez que des projets avec l’extension .scriv à ouvrir avec l’application Scrivener pour iOS ou avec le logiciel Scrivener 3.

Votre logiciel de bureau fait des sauvegardes qu’il faut paramétrer ailleurs, soit dans un autre dossier sur Dropbox ou sur le disque dur de votre Mac ou PC de bureau. Les projets sauvegardés ont l’extention .bak (de backup).

Supprimer le lien vers Dropbox

En cas de problème grave de synchronisation, vous pouvez repartir de zéro.

3-iOS_supprimerLien

Une fenêtre vous propose de conserver ou supprimer les projets en local, sur votre iPad. Conservez-les, au cas où…

4-iOS_conserverLocal

Vous faites les manipulations décrites ci-dessus, et, lorsque la synchronisation sera bien faite entre votre Mac ou votre PC de bureau, vous pourrez les supprimer de votre iPad, pour éviter de repartir sur une version plus ancienne.


Ce chapitre est issu du guide Scrivener 3 plus simple pour les francophones, en cours d’écriture.

Merci aux membres du groupe Scrivener (FR) qui me l’ont inspiré. En espérant être utile à toutes et à tous.

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 11 décembre 2017

Comment lire un ebook

Comment lire des ebooks

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Glossaire

Si vous cliquez sur l’icône d’un ebook sur un PC sans application de lecture numérique, il est fort probable que votre ordinateur vous propose Word pour le lire. Mais Word est un traitement de texte pour écrire et on ne lit pas d’ebook avec un logiciel d’écriture.

Les fichiers numériques se lisent dans trois formats courants : epub, mobi, PDF.


Sur Ordinateurs Pc ou Mac fixes

On peut lire sur les ordinateurs, mais c’est beaucoup moins pratique, agréable et confortable que de lire sur une liseuse ou sur une tablette, bien au chaud sous la couette en hiver ou dans sa chaise-longue l’été.

Format mobi

Pour lire le fichier mobi issu des publications faites sur la plateforme Amazon, une application Kindle a été développée pour tous les systèmes. Elle est bien organisée, à partir du compte créé sur Amazon, et permet les citations, les partages et les annotations, (si le fichier n’a pas été publié avec DRM).

Application Kindle pour PC

Application Kindle pour Mac


Format epub

Le format epub est très agréable et permet les citations, les partages, les annotations (si l’éditeur n’a pas mis de blocages, ce qui est une erreur fatale, équivalant à scier la branche sur laquelle on se croyait confortablement assis !).

Je corrige les manuscrits sur mon vieil iPad 1 de 2010, en faisant les surlignements et annotations nécessaires, c’est très pratique. Avant, je le faisais sur mon Kindle de septembre 2010, mais il n’a pas tenu le choc aussi bien que l’iPad historique, toujours aussi beau qu’à sa naissance !

Travailler ainsi sur tablette fait partie des bases de travail d’écriture comme de lecture.


Sur Mac

Pour lire le format epub, format standard choisi par la plupart des plateformes, sauf Amazon, l’application iBooks est livrée en standard sur tous les Mac : iBooks sur Mac


Sur Windows

Ebook-Reader sur Win [ https://icecreamapps.com/fr/Ebook-Reader/ ]

Calibre [ https://calibre-ebook.com/ ]

Adobe Digital Edition [ http://www.adobe.com/fr/solutions/ebook/digital-editions/download.html ]


Sur tablettes Android

Google Play [ Sélection d’applications de lectures ]


Sur iPad ou iPhone : iBooks est livré en standard

Les liseuses Nolim ou Kobo sont conçues pour lire le format epub.


Le format PDF est en général lisible par tous les supports informatiques et numériques avec le logiciel Adobe-Acrobat-Reader : https://get.adobe.com/fr/reader/


Et pour compléter mon expérience, voici un tableau récapitulatif de toutes les possibilités : http://fr.upblisher.com/e-lecteur/comment-lire-ebooks


Bonnes lectures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 15 septembre 2017


Gaelle Kermen est écrivain diariste, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (1969 à 72)

Gaelle Kermen a écrit des guides disponibles sur toutes les plateformes numériques en plusieurs formats de lecture : Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone. Elle publie aussi ses archives Cinquante ans d’écriture en cahiers.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !«

Scrivener et iPad : exemple de correction de roman

 

Beaucoup d’entre vous ont l’habitude d’utiliser le mode Révision pour faire les Corrections sur Word, OpenOffice ou Pages. Moi non. Depuis que j’utilise des outils numériques, j’ai laissé de côté beaucoup d’habitudes liées au papier. Je ne corrige donc pas de cette façon mes ouvrages ou ceux d’autres auteurs que je conseille.

L’an dernier, j’ai partagé mon bureau avec une amie qui devait réécrire son roman, un roman commencé dans les années 90, qui devait être revu et travaillé pour sortir sa « Vérité à la face du monde, sous l’œil du soleil », comme disent les Druides de Bretagne ou d’ailleurs. Je l’avais initiée à Scrivener et elle a fait un travail qui semblait impossible sur le petit notebook tournant sous Windows qu’un ami lui avait prêté. Elle devait en particulier recomposer les parties de son roman et n’y parvenait pas sur Word, c’est pourquoi elle était venue me consulter.

Elle a tout réécrit avec bonheur sur Scrivener. Au moment de la révision générale, nous avons fait la relecture du livre à l’aide de deux iPad. Comment avons-nous procédé pour cette correction de roman ?

Après la rédaction sur Scrivener pour Mac et la correction avec Antidote, j’ai enregistré le manuscrit en le compilant en plusieurs formats de lecture numérique : PDF, pour vérifier ce que donnerait le livre en impression papier, en mobi pour Kindle, pour le tester sur ma liseuse (qui a rendu l’âme au bout de sept ans, juste après), enfin et surtout en ePub pour le corriger sur iPad.

J’ai enregistré le roman sur deux iPad, mon iPad mini 4 et l’iPad 1 historique qui me sert à relire les manuscrits, parce que son grand écran est très confortable, prêté à mon amie. Chacune de notre côté avons relu le livre et l’avons annoté si une erreur de typographie ou de sens nous sautait aux yeux.

Mon amie n’est pas du tout habituée aux outils informatiques. Elle a eu un PC sous MS Dos en 1993-95, sur lequel elle avait écrit la première version de son livre, en partie chez moi, ici à Kerantorec, lieu d’inspiration pour les créateurs. Puis plus rien, alors que moi je démarrais sur Internet, elle en restait au stylo et au papier. Un fossé s’était creusé. Autant dire qu’avec Scrivener, elle passait de la 2CV à la Mercedes, comme elle me l’a dit elle-même, ou du piano-bar d’un bouge parisien à un Steinway de Carnegie Hall…

Elle a très vite compris comment on pouvait lire et annoter les points à revoir. Elle a aussi apprécié le fait d’être dans son jardin ou dans son lit et de relire son roman comme elle l’aurait fait avec un livre en papier, sauf que cette fois les annotations restaient dans la mémoire de l’iPad, nous pourrions nous en servir pour revoir la correction finale. Elle pouvait agrandir la police pour que les erreurs lui sautent aux yeux.

Nous nous sommes revues pour la dernière étape avant le formatage d’édition. Comme l’iPad 1 est connecté à mon réseau WiFi, la synchronisation a été lancée entre les deux iPad dès qu’elle est entrée dans mon bureau, les annotations se sont reportées dans le roman avec des couleurs différentes, mes annotations étaient en jaune, les siennes en rose.

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Assise à côté de moi avec l’iPad 1, mon amie m’a dicté les points à reprendre en cherchant au fil des pages les pages où un mot était souligné ou un groupe annoté. Ou en consultant le fichier des Notes. Le travail était fluide, complet, rapide, efficace.

iPad4corrections.jpg

Il suffisait ensuite de refaire la manipulation pour une dernière relecture au cas où j’aurais fait une erreur lors des corrections, en changeant un mot, le logiciel peut en mettre un autre sans qu’on s’en aperçoive. Nous avons fait une deuxième lecture du document corrigé. Mon amie avait encore des choses à préciser, ce qu’elle a pu faire dans le document d’origine. On a lu et relu plusieurs fois. Enfin, on a décidé que c’était bon. Les fichiers ont été exportés dans les formats numériques de lecture : PDF, ePub, mobi, et d’écriture en .doc pour Word prêt pour son éditrice.

Nous avons particulièrement aimé cette aisance de lecture et de correction permise par les iPad, y compris celui qui a près de huit ans. Le travail a été facilité et beaucoup mieux fait que si nous avions imprimé les deux cents pages du livre pour le relire sur papier et l’annoter avant de reporter les notes sur le document d’origine écrit sur Scrivener, détaillé en parties, chapitres et sous-chapitres pour un repérage plus facile.

Je corrige de cette façon beaucoup plus vite qu’en comparant deux textes avec des couleurs. Je garde les flux et rythme naturels et spontanés du texte. Car les corrections n’impliquent pas seulement les erreurs d’orthographe, syntaxe, grammaire, mais aussi le style et le son unique de chaque phrase.

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 24 janvier 2018