Les performances de l’application Scrivener App sont bien plus importantes que celles des applications d’écriture que j’ai eu l’occasion de tester et d’utiliser pendant mes quatre ans de tablettes et smartphone Android. Aucune commune mesure.
Après la perte douloureuse de mon MacBook en 2011, je m’étais retrouvée sur tablette Android et j’avais testé tout ce qui était disponible sur Google Play en français comme en anglais. J’en avais conservées trois payantes, ce sont mes outils de travail et je trouve normal de rétribuer des développeurs au dur labeur. Il m’en fallait toujours plusieurs pour travailler à peu près correctement.
Si j’avais été abonnée à Word, enfin à Office 365, j’aurais bénéficié de l’application Word pour Android, mais je n’avais pas les moyens de payer des abonnements professionnels de 99 € chaque année.
Pour écrire mon journal de vie et mes cahiers de chantier, j’utilisais Write.
Write:Tablet Notepad pour Android
Quand j’écris, je n’ai pas envie d’être dérangée par des barres dans tous les sens avec des icônes innombrables, je veux ne voir que ma page et mon texte.
Write avait le mérite d’être simple, avec une interface sobre, permettant de se concentrer sur l’écriture, sans distraction. L’application était synchronisée avec Dropbox, tout s’enregistrait automatiquement. Mais j’ai quand même perdu du texte le jour où ma sixième tablette s’est arrêtée d’un coup et n’a jamais voulu repartir. La synchronisation n’avait pas eu le temps de se faire.
Pour corriger
Pour corriger les textes, j’en ai corrigé pas mal, mes anciens cahiers des années 60 et des romans de jeunes auteurs, j’utilisais deux applications réputées.
Après installation de Doc To Go Free, j’avais installé la version professionnelle
Docs To Go Premium Key
Aucune ne me suffisait à elle seule. J’avais toujours peur de perdre du texte. Il fallait attendre trop longtemps le chargement des textes, au point que je suis devenue un peu cardiaque (plus les messages d’alerte sur le mobile Android, je suis devenue presque parano, moi qui suis une émerveillée de la vie par nature !). Et jamais je n’aurais tenté de publier quoi que ce soit à partir des fichiers de la tablette, je n’arrivais déjà pas à publier d’articles sur mon blog !
Pour noter
Simplenote pour noter les idées premières
Simplenote est une application gratuite, qui fonctionne avec son propre système de nuage et permet une très bonne communication entre tous les systèmes, Mac, Pc, Android et iOS. Je la garde pour mes recettes de cuisine, entre autres.
L’ensemble des trois applications payantes avait dû me coûter entre 25 et 30 euros, bien plus que ce que coûte actuellement l’application Scrivener pour iOS, qui fait tout ça à elle seule et bien plus encore, ce sera l’objet de mes prochains articles sur ce blog.
En fait, ScrivenerApp fait le boulot des quatre applications dont j’avais besoin sur mes tablettes Android pour noter, écrire et corriger mes textes, lorsque je n’avais plus de MacBook ni d’outils Apple récents.
ScrivenerApp le fait mieux, tout en restant léger. Il est très facile de noter quelque chose dans une page de l’application sur l’iPhone, même sur un petit écran de 4” comme l’est celui de mon iPhone 5c un peu ancien.
J’ai aussi remarqué que je préférais relire une page pour en voir les erreurs et les corriger sur l’iPhone que sur l’iPad, sur le notebook PC ou même sur l’écran de l’iMac, où je ne vois plus les défauts tant l’écran est grand.
L’iPhone n’affiche qu’une page à la fois et on voit tout de suite ce qui ne va pas.
Capture d’écran d’une page d’iPhone5
Est-ce à dire que je corrigerais tout un livre sur l’iPhone ? Je n’en sais rien. Je vous tiendrai au courant des possibilités diverses ou des obstacles rencontrés.
Scrivener application sur AppStore
L’application Scrivener pour iOS est disponible sur l’AppStore au prix de 19,99 €, utilisable sur iPad et iPhone, synchronisable avec les versions de bureau pour Mac et PC.
Belles écritures !
Gaelle,
10 septembre 2016
Plœmeur
Glossaire
Pour différencier les deux versions de Scrivener, j’appelle Scrivener la version bureautique fixe et ScrivenerApp la version nomade pour iPhone et iPad.
C’est ce que m’a dit récemment un écrivain français lorsque j’avais parlé de Scrivener, en venant me pencher sur le Mac d’une cliente informatique, qui me disait que Jacques, le romancier, aimerait avoir Word pour écrire sur son ordinateur à elle quand il vient la voir en Bretagne.
« Tous les écrivains que je connais écrivent sur Word », insiste-t-il.
Je viens de jeter un regard dans le dossier qui contient le roman de l’auteur de ces deux phrases péremptoires et j’y ai vu une succession de textes titrés C1, C2, C3, C4, etc. sur l’iMac de 2008 que je dois actualiser et mettre à niveau. Oh ! My God ! Que cela doit être passionnant à lire, pour un correcteur ou un éditeur, s’il faut chaque fois qu’on a fini un chapitre, car C signifie Chapitre et 1 le premier, ouvrir un autre fichier et lire ainsi en cascade ce qui semble être tout sauf un livre facile et agréable à lire sur un ordinateur ou une liseuse.
Je n’ai pas contesté cette parole absolue qu’un vrai écrivain ne travaillait que sur Word. Le monsieur est plus âgé que moi et manifestement nous ne sommes plus des mêmes mondes. Pourtant, je pense que si les fichiers de ce roman étaient bien rangés dans un beau projet Scrivener, ils pourraient être mieux travaillés et plus présentables à de « vrais éditeurs », ceux qui publient encore sur papier.
Word m’a toujours semblé une abominable usine à gaz dont je n’avais pas besoin. D’ailleurs, j’ai préféré saisir les 13 000 pages manuscrites de mes cahiers entre 1960 et 2008 sur le logiciel de base d’Apple TextEdit d’un eMac de 2004, parce que j’allais beaucoup plus vite. Ce qui n’a pas empêché de les convertir en fichiers .doc ou de les exporter en RTF pour les récupérer en magnifiques projets dans Scrivener sur mon Mac mini de bureau, prêts pour la correction, la mise en forme, la documentation, alors que les travailler sur Word m’avait complètement découragée d’arriver jamais à bout d’un projet aussi colossal, plus d’un demi-siècle d’écriture en cahiers.
Des guides d’utilisation pour les auteurs
Je sais que je ne serai jamais un écrivain traditionnel puisque j’ai choisi de ne publier qu’en numérique. Pourtant, je publie des livres qui sont lus et je gagne mieux ma vie grâce à eux.
Ce que je sais aussi : j’ai fait d’abord un guide d’initiation au logiciel Scrivener pour Mac et ce guide issu d’une petite maison d’édition numérique bretonne sans aucun moyen, sauf beaucoup de bonne volonté et de passion pour la technologie utile, ce guide est en tête des ventes concernant l’informatique et l’internet depuis son lancement en janvier 2016. Scrivener plus simple pour Mac devance le plus souvent les ouvrages des grosses maisons d’édition informatique qui publient sur des logiciels comme Photoshop ou InDesign.
Ce que je sais encore : je n’aurais jamais pensé à écrire ces guides si un auteur d’abord, puis plusieurs auteurs ne m’avaient pas posé de question sur Scrivener ou d’autres outils utilisés par les nouveaux auteurs, ceux qui écrivent et publient en numérique.«
Et voilà pourquoi j’ai écrit les deux premiers guides et pourquoi j’en prépare deux autres, un sur l’application iOS de Scrivener, un sur Smashwords, la plateforme américaine qui a lancé l’édition numérique indépendante dès 2008. Parce que les auteurs me posent des questions, soit par l’intermédiaire de la messagerie Facebook, soit par les Contacts ou commentaires de mon blog d’auteur numérique gaellekermen.net. Et ça me plaît qu’on fasse ainsi appel à mes compétences, car je les ai accumulées avec enthousiasme depuis plus de vingt ans sur l’internet, depuis un quart de siècle sur les ordinateurs Mac.
J’ai raconté dans les remerciements du guide pour Windows, comment un vieil ami geek m’avait apporté un notebook acheté spécialement pour utiliser Scrivener afin que je me mette au boulot pour étudier la version Windows. C’est devenu le deuxième guide Scrivener plus simple pour Windows.
Pour le guide qui commence sur la version iOS, un lecteur m’avait lancé dès l’annonce de la sortie de l’application Scrivener pour iOS :
— Gaelle ! Un autre guide ?
Je l’ai pris au mot. C’était la meilleure occasion d’acquérir enfin les outils nomades d’Apple après des années désespérées sur tablettes Android.
Mon iPad 1 est resté bloqué au système iOS 5, Scrivener App nécessitant iOS 9, je devais investir dans un iPad plus récent, c’était l’occasion de prendre enfin un iPhone. L’iPad pro 9″7 me tentait bien, d’autant que Keith Blount, le concepteur de Scrivener, bloguait depuis son iPad pro où l’application semblait royale. Mais je n’ai pas assez de budget pour un outil encore cher. J’ai opté pour du reconditionnement. Et j’en suis très satisfaite.
Mon cher MacBook de 2008 ayant refusé un matin de se rallumer, je l’ai remplacé par un iPad mini 4 et un iPhone 5c. Ce qui m’a coûté beaucoup moins cher qu’un nouveau MacBook et me permet de travailler dans des conditions plus légères, quand je suis en dehors de mon espace de sécurité qu’est mon bureau.
Reconditionnement Apple
Sur Tweeter, je suis MacGeneration et iGen. J’ai vu au mois d’août que des iPad mini 4 arrivaient en reconditionnement sur le site d’Apple, alors que jusqu’en juillet seuls les iPad mini 2 et 3 étaient proposés. J’avais opté pour cette taille d’iPad pour avoir la solution la plus légère à mes mains douloureuses de trop de saisies, trop d’écriture, trop de bûcheronnage, trop de travaux difficiles (même si j’adore faire tout ce que je fais, mes mains, mes bras, mon dos accusent quand même les coups !).
J’ai donc commandé un iPad mini de moins d’un an, avant la sortie d’autres outils Apple en septembre, car c’est maintenant que j’ai besoin de tester, expérimenter, utiliser l’application Scrivener pour iPad et iPhone.
Le service de reconditionnement d’Apple est aussi impeccable que celui des appareils neufs, la différence est dans la garantie, un an au lieu de deux. Tout est comme neuf.
Pour tester l’application Scrivener sur d’anciens appareils anciens, j’ai opté pour un iPhone 5c, jaune, que j’aurais aimé pouvoir acquérir à sa sortie à Paris en septembre 2013, mais à l’époque c’était un rêve impossible.
Sortie de l’iPhone 5c à l’Apple Store du Carrousel du Louvre, Paris, 12 septembre 2013
J’ai fait venir mon premier smartphone digne de ce nom depuis un nouveau site de reconditionnement : Backmarket, au service impeccable. J’ai opté pour une version Shiny, à 229 euros, soit la moitié de son prix neuf, plus 7 euros de port. J’avais un peu peur que la version Stallone soit un peu cabossée :).
Mon iPhone 5c jaune est magnifique, comme je l’avais rêvé et je peux dire que ça n’a rien à voir avec tout ce que j’ai pu utiliser comme matériel précédent, tablette ou smartphone, sous Android. Plus jamais Android ! Enfin, je suis connectée Apple sur iOS, sous les deux formats dont j’ai besoin pour ce nouveau guide, sur iPhone et iPad.
J’avais à peine reçu et paramétré mes deux nouveaux outils, j’avais à peine installé et ouvert Scrivener que déjà un lecteur de mon guide Mac me posait des questions sur la synchronisation de ses fichiers. C’était un signe ! Je devais vraiment faire ce nouveau guide, car jamais je ne laisse des questions sans réponse.«
J’ai donc testé les différentes possibilités de synchronisation de Scrivener et j’ai répondu à mon lecteur. Ses angoisses du début avaient d’ailleurs disparu car Scrivener avait bien tout synchronisé et le lecteur avait retrouvé ses petits.
Essai de synchronisation avec Dropbox
En effet, Scrivener est une bonne application, étudiée pour des écrivains des temps présents, ceux qui écrivent au vol partout sur leur tablette iPad, sur leur smarphone iPhone, ceux qui veulent synchroniser avec leur Mac ou leur PC de bureau, ceux qui veulent voyager en écrivant, ceux qui veulent publier et toucher tout de suite un lectorat sans attendre l’acceptation d’un éditeur Dieu le Père des siècles passés.
Voilà pourquoi j’écris ce nouveau guide sur mon iPad, pourquoi des notes seront prises aussi sur l’iPhone.
Mon troisième guide Scrivener plus simple sortira sur toutes les plateformes numériques dans le courant de l’automne 2016, publié par ACD Carpe Diem, Kerantorec, Brittany, Europa.
Cover by Indiegraphies for Fiverr
Post Scriptum par rapport à la demande de l’écrivain qui voulait trouver Word sur l’iMac de son amie pour écrire ses romans quand il venait la voir en Bretagne : Comme je suis une professionnelle consciencieuse, je me suis renseignée sur ce que coûterait l’installation de Word. Pour pouvoir utiliser des fichiers commercialisables, si on veut les publier, les rendre public, la version personnelle de Word ne suffit pas. Il faudrait donc payer la licence professionnelle à 99 euros par an d’abonnement ou 279 à 539 euros d’achat de la licence définitive. Ma cliente a renoncé, le romancier se contentera de la version NeoOffice qui était installée sur l’iMac en 2008, gratuite celle-là.
Conditions d’utilisations de Word sur le site Microsoft
H. LOGICIEL EN ÉDITION FAMILLE ET ÉTUDIANT Un logiciel en édition « Famille et Étudiant » ne peut pas être utilisé pour des activités commerciales, à but non lucratif ou productives.
Scrivener coûte moins de cinquante euros dans sa version de bureau pour Mac ou Windows. L’application mobile vaut moins de vingt euros. Ces deux prix sont de vrais cadeaux que nous font l’auteur et son équipe.