50 ans après Mai 68 #3 Vive Mai 2018

Situation au printemps 2018

« La situation politique est excellente. »

C’était un slogan maoïste autodérisoire des années 68-70 !

Jamais elle n’a été pire depuis que je suis consciente de la res publica.

Jamais nous n’avons connu de telles disparités de fortune.

Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, aurait pu à lui seul payer la dette de la Grèce. Il aurait d’ailleurs dû le faire, eu égard aux droits d’auteur qu’il devait aux Grecs pour avoir utilisé un de leurs mots dans sa marque.

Si les dirigeants de la SNCF n’étaient pas payés des sommes folles par rapport aux salaires des cheminots, la « dette » serait moins abyssale. Ils et elles devraient être les premiers et les premières à proposer de la résorber s’ils étaient des citoyens et des citoyennes responsables et dignes. Les cheminots n’y sont pour rien. Comment comparer leur salaire de moins de 2 000 euros avec les 50 000 euros des dirigeants qui ont mal géré la situation ? Des dirigeants qui osent demander aux plus fragiles de mettre la main à la poche, parce qu’eux-mêmes ont fait évader leurs capitaux dans des paradis fiscaux ?

Que devient ce monde ?

Le problème est le même dans les médias. Comment des journalistes stars payés 50 000 euros par mois peuvent-ils rendre compte de ce que vivent des gens avec moins de 1 500 euros par mois ?

Alors, arrêtons de dresser des populations les unes contre les autres en les culpabilisant. Ce sont les dirigeants les coupables. Le jour où les gens qui nous gouvernent géreront leur budget public aussi bien que j’ai géré la pénurie du mien, je leur accorderai quelque confiance. Le seul politique a qui j’accorde quelque crédit est Jean-Luc Mélenchon, le seul candidat présidentiel dont la déclaration de patrimoine était claire et nette.

La campagne présidentielle de 2017 m’a politisée comme jamais je ne l’avais été depuis que je vote. J’ai rejoint le mouvement de la France Insoumise en m’inscrivant sur la plateforme en ligne, je suis tous les événements et campagnes lancées par ce vecteur de communication. Moi qui m’ennuyais toujours en regardant les séances de l’Assemblée, je me régale à écouter les 17 parlementaires du Groupe de la France Insoumise, qui sont pour moi les Gaulois du Petit village résistant contre les armées de César. Moi qui n’ai aucun souvenir de mes propres députés, à part Louis le Pensec devenu ministre de la Mer sous Mitterrand, je les connais toutes et tous et je sais que la relève est assurée après Mélenchon. Sa dernière mission est de nous conduire à la VIe République, après il pourra rentrer chez lui, dans sa petite maison que j’imagine comme celle de Maigret au bord du Loing. Il a fait le job, comme disent les Québécois.

Certes, je ne suis pas d’accord avec toutes les prises de position de Mélenchon, je trouve même, après avoir écrit ce livre, qu’il est trop consensuel, trop civil, trop urbain, trop parlementaire sans doute. Il me semble qu’il faut arrêter de balader les gens de manifestations en marches gentillettes. Il faut appeler à la grève générale, paralyser le pays comme en Mai 68, aller au bout de ce qui a été commencé depuis le 22 mars. Seul ce rapport de forces obligera le pouvoir à arrêter ses errances.

Mais je le crois capable de reconnaître ses erreurs et d’évoluer dans ses analyses. Il est capable de conduire le pays vers une nouvelle constitution. En 2018, nous célébrons aussi l’anniversaire de notre actuelle constitution. Soixante ans, c’est trop long. Les dérives monarchiques du Premier communiant et de sa Première cagole ne sont plus tolérables au « château ».

 

60 ans de constitution, ça suffit !

1 an de Macron, ça suffit aussi !

Jean-Luc Mélenchon est prêt et il a su s’entourer de gens compétents, plus soucieux du bien commun que de se remplir les poches.

Un détail, entre bien d’autres, me donne confiance en lui : il est le seul à avoir su gérer ce qu’il a gagné pendant sa carrière d’élu. Les autres ont bradé notre argent. Macron a gagné des fortunes et on ne sait pas ce qu’il en a fait. Mélenchon est le seul à qui je confierai les clés de la Maison France les yeux fermés. Lui saura gérer les ressources du pays en bon père de famille.

J’espère juste qu’il saura se débarrasser des ors et pompes de la République qui semblent rendre fous tous ceux qui les touchent !

C’est la première fois de ma vie que je me sens concernée par un mouvement politique, La France Insoumise, au beau symbole phi, parce qu’il est humaniste, écologiste et pacifiste.

Je m’y sens bien, comme chez moi, parce qu’il propose le monde que j’ai tenté de construire à mon simple niveau, en militant au quotidien par de petits gestes.

Jusque-là, j’avais le sentiment de ne pas exister pour les gouvernants. Je vivais avec la moitié du seuil de pauvreté. J’étais invisible. Jamais je n’avais l’impression qu’on s’adressait à moi. Mais je vivais bien dans ma propre bulle et je me satisfaisais de ce que j’avais, trouvant l’harmonie dans mes actions quotidiennes.

Depuis la campagne de 2016-2017, j’ai retrouvé en plus ma dignité de femme pensante et responsable. Chaque discours de Jean-Luc Mélenchon fait appel au don du meilleur de soi-même pour contribuer au progrès commun. À moi, il transmet la force de faire ce que je connais le mieux : écrire.

J’écris en liberté, délivrée des contraintes de l’édition traditionnelle.

J’écris pour aider mes camarades francophones à utiliser le logiciel anglais Scrivener pour leurs écritures. Nous construisons la communauté d’écriture dont je rêvais en lisant Kerouac autrefois.

J’écris pour transmettre mon témoignage éclairé sur les décennies qui passent pour en tirer la substantifique moelle rabelaisienne et aider à prendre conscience des évolutions en évitant les régressions.

Or, nous sommes en pleine régression. Le Premier communiant qui prétend diriger la France nous fait revivre dans les années 50. À l’éclairage des événements de Mai 68, il est temps que Mai 2018 arrive !

Le 22 mars 2018 a été une réussite

Les premières manifestations du printemps 2018 ont commencé le 22 mars 2018. Elles ont vu plus de cheveux d’argent que jamais. Les soixante-huitards sont de nouveau dans la rue. Le sursaut s’accomplit après la sidération des premiers mois de magistrature macronienne.

Mais les médias pervertissent intentionnellement les messages. Les sujets sur les manifestations ont été occultés par la mise en examen d’un ancien Président de la République la veille et par un attentat terroriste le lendemain.

De quoi détourner l’intérêt médiatique des manifestations.

De quoi penser aussi que tout est téléguidé, orchestré, scénarisé, pour faire accepter par le peuple des projets liberticides.

Ne croyons pas que les lois sécuritaires antiterroristes nous protègent. Bien au contraire, elles peuvent s’appliquer à chacun et chacune d’entre nous, même quand nous n’avons encore rien fait !

La protection policière n’a pas empêché l’assassinat de Cabu et Wolinski, nos grands-frères dessinateurs qui nous ont élevés au fil des décennies, à Hara-Kiri d’abord, Charlie Hebdo ensuite. Aucune protection ne les a empêchés de mourir dans un bain de sang avec leurs gardes du corps. Depuis leur mort et celle de leurs camarades, la peur est tombée de mon corps et de mon esprit.

Ce n’est pas en mettant la police partout que nous sommes protégés. Bien au contraire, cet attentat a été le prétexte pour renforcer les lois d’état d’urgence désormais inscrites dans le droit commun, des lois liberticides qui s’appliquent plus contre les militants que contre les terroristes. Car à voir les atrocités qui sont arrivées ensuite le soir du Bataclan à Paris ou le jour du 14 juillet à Nice, il n’est pas évident que le pays ait été protégé par la perte de nos libertés. Attiser la peur de l’autre permet à l’État d’asseoir son pouvoir de dictature.

Je suis d’un naturel optimiste, mais le manque de déontologie de l’État et la collusion des médias au mépris de la séparation des pouvoirs me rendent suspicieuse, méfiante et critique. Je ne crois plus aucune version officielle.

Aussi je ne regarde plus les médias traditionnels, je fais ma revue de presse quotidienne par les abonnements à des citoyens qui me donnent à voir en direct ce qui se passe réellement.

Je partage sur Twitter et Facebook beaucoup de vidéos prises sur le vif. Je vois des vidéos qui n’ont pas été modifiées, pas montées, pas tronquées. Je les vois en entier. Comme je me lève très tôt en pleine nuit, je vois des choses qui parfois sont complètement modifiées ensuite dans la journée quand les médias en parlent.

Mes amies qui regardent encore la télé n’ont aucune idée de ce que je vois et apprends tous les jours. Elles me disent souvent : « Mais ils n’en ont pas parlé à la télé ! » ou « France Inter n’a rien dit de ça, au contraire, etc. ».

Le fossé de la communication s’est creusé, mais les outils technologiques nous permettent de transmettre la réalité. J’essaie de contrer les versions médiatiques et officielles, à ma mesure, je fais la part à ma portée. La part du colibri. Mon éthique me l’impose. C’est un devoir de rétablir la vérité. Ce qui est juste est juste, rien d’autre ne compte.

Heureusement, rien n’est jamais perdu

Aucun expert, aucun spécialiste, aucun politique n’avait prévu les deux événements qui ont marqué le plus ma vie en soixante-douze ans au moment où j’écris ces lignes : Mai 68 et l’Internet. Je viens de parler de Mai 68 et de son importance. Je prévois un autre ouvrage sur l’impact de l’Internet dans nos vies.

Aucun professeur n’avait enseigné l’Internet à ses élèves. La société s’est adaptée et a évolué sous l’effet des pionniers et des avant-gardes, des gens comme moi et tous ceux qui ont cru en ce nouveau vecteur de communication. Pourtant, les médias nous faisaient croire que c’était un gadget, puisqu’en France nous avions le Minitel. Certes, mais l’Internet était plus ouvert.

J’ai été traitée de folle quand j’en ai parlé en 1995. J’ai laissé dire et je me suis organisée pour y accéder, avec mes petits moyens bien gérés. Et j’avais raison. Certains se sont excusés plus tard de ne pas m’avoir crue.

Toute ma vie, j’ai affronté des conditions matérielles difficiles, parfois extrêmes, sans solution apparente. Si j’avais dû attendre d’avoir devant moi les budgets nécessaires à ma survie, je me serais découragée. J’ai survécu, j’ai avancé un pas après l’autre en gardant mes projets en tête et j’ai pu accéder à la vie dont j’avais toujours rêvé. En vivant à mon rythme, j’ai même récupéré ma santé et je suis en meilleure forme que je ne l’étais il y a cinquante ans.

Tout est possible à qui reste de bonne volonté.

Les ressentiments sont des pertes de temps.

Restaurons l’harmonie en nous et le reste suivra.

Mon message sera sans doute naïf pour beaucoup. Mais mon expérience étaye mes théories. J’ai vu des gens pleurer d’avance sur des problèmes qui n’arriveraient jamais, pleurer avant d’avoir mal et ne jamais oser vivre leur vie. On ne peut pas tout prévoir dans la vie. Mais on peut faire confiance aux forces essentielles pour nous aider à trouver les bonnes solutions en nous. Quand les problèmes arrivent, il est temps de bander nos arcs pour tirer les flèches au centre de la cible.

Le reste est gaspillage d’énergie, perte de temps et d’argent.

  • Faire confiance à la vie.
  • Donner le meilleur de soi-même.
  • Partager son savoir et ses ressources avec les autres.
  • Rester solidaires.
  • Ne pas laisser quelques-uns vampiriser le plus grand nombre.
  • Rester vigilant sur les Libertés publiques !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, écrit en avril 2018, publié sur ce blog le 20 janvier 2019

Extrait de Des pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne, disponible en tous formats numérique et sur broché en impression à la demande (deux formats : normal et grands caractères)


Mon bilan de Mai 68 pour comprendre le mouvement des Gilets jaunes 1 : qu’est devenu Bablon?
Mon bilan de Mai 68 pour comprendre les Gilets jaunes 2 : l’échec de Mai 68
50 ans après Mai 68 #1 : l’illégitimité du régime
50 ans après Mai 68 #2 : le réussir en 2018
50 ans après Mai 68 #3 Vive Mai 2018
50 ans après Mai 68 #4 Changer la vie


gk-giletjauneGaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, Windows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

Publicités

pourquoi je ne lirai plus de polar mais j’ai suivi la voie du bateleur

Après les carnages de Charlie Hebdo et du Bataclan, j’avais décidé de ne plus lire de romans policiers, de thrillers gore, dégueus, qui contribuent à la noirceur de notre inconscient collectif. Mais j’ai rencontré La voie du bateleur et je l’ai suivie…

La voie du bateleur de Zabe Quinez, Amazon, 2015, format Kindle ou broché

Depuis les années 80, j’ai lu beaucoup de romans policiers dans leurs versions culturelles, historiques et ethnologiques. J’ai lu tous les Arthur Upfield (sur les aborigènes australiens), lu, et relu en version originale, tous les Tony Hillerman (sur les Indiens navajo et hopi à la frontière du Nouveau Mexique), lu et relu certains en V.O. tous les Lilian Jackson Brown (The Cat who, le Chat qui…), lu aussi la plupart des Robert van Gulik (le Juge Ti), tous les Dona Leon (Commissaire Brunetti à Venise) en V.O. au fil de leurs sorties, bien sûr les classiques Agatha Christie, Arthur Conan Doyle, ou les Ruth Rendell et autres romancières anglaises, et un de mes plus chers héros, Brother Cadfael d’Ellis Peters, moine herboriste du XIIe siècle anglais.

Depuis six ans que je lis sur Kindle, j’ai lu quelques thrillers. J’en ai apprécié quelques uns, comme Au coeur du Solstice et les Pierres couchées de Jacques Vandroux, ou les polars mayas de Cécile Chabot, Le cycle de Xhol.

Mais, lorsque j’ai lu la scène de carnage dans Notre-Dame de Paris du Projet Anastasis de Jacques Vandroux, avec tous les détails sur la façon dont le meurtrier pouvait s’échapper sans risque en démontant tranquillement son matériel, j‘ai eu un flash, une vision d’horreur, j’ai vu la scène se passer, je savais que ça allait arriver. Et j’ai eu peur qu’à force de décrire ce type de scènes elles deviennent réelles comme « le Verbe se fait Chair », comme s’incarnent les formes-pensées, comme le mal attire le mal.

J’ai eu cette vision le 30 décembre 2014. Le 7 janvier 2015, c’était le carnage à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, le début de l’horreur devenue quasi quotidienne.

Quelques semaines plus tard, j’ai lu le même genre de scène, se situant encore à Notre-Dame de Paris, dans un roman de Nick Stephenson, Wanted.

Ça suffisait. Ce n’était pas bon pour mon karma personnel de lire des choses aussi abominables, d’entretenir dans mon mental des visions abominables, ça ne m’apprenait plus rien. Je contribuais moi aussi à la noirceur de notre inconscient collectif. Il n’était pas sain de se délecter d’une lecture qui devenait aussi cruelle réalité.

J’en avais assez. J’avais l’impression de lire toujours le même livre. Tout le monde écrit des thrillers ou des polars dans tous les domaines.

La lecture est une grande part de ma vie. Je ne lis pas pour passer le temps, je lis pour me nourrir, respirer, apprendre, voyager, comprendre comment vivent les autres, ailleurs ou tout près, découvrir des horizons inconnus ou revoir des paysages connus, je lis pour me cultiver, souvent pour rêver et oublier mes propres difficultés, parfois pour me reconstruire, m’améliorer, toujours pour tenter de progresser.

J’ai beaucoup appris en lisant les livres dont je parle plus haut. La littérature a constitué le fondement essentiel de ma culture générale.

Mais je n’ai pas besoin de savoir comment on démonte une kalachnikov pour passer inaperçu dans le métro.

J’ai donc décidé que je ne lirai plus de romans policiers trash, gore, destroy, sordides, dégueus, nauséabonds. Et si je me suis encore laissée piéger par trois ou quatre autres romans du genre, maintenant je dis non !

A fortiori depuis le 13 novembre 2015 à Paris, depuis le stade de France, les terrasses du XIe, le Bataclan, je hurle non !

Je veux lire désormais des écrits plus positifs.

Tout cet hiver, j’ai lu la série des Maigret de Georges Simenon, les 103 romans de la série, l’hiver est la période de lecture idéale sous la couette ou au coin du feu, quand le temps ne permet pas de travailler dehors. Je me sentais bien quand je terminais un ebook. Je ne sortais pas salie de ma lecture, poisseuse, ni nauséeuse, comme après celle des romans violents et déprimants. Retrouver un Paris connu dans les années 60-70 était un vrai régal sociologique, un régal littéraire, un régal culinaire. Comme boire un bon vin ou faire un bon repas entre amis chers.

Que lire après un tel voyage dans le temps entre la fin des années 20 et le début des années 70 ?

Que lire pour fêter ce printemps qui illumine la nature qui m’entoure ?

J’ai trouvé la proposition printanière de Zabe Quinez sur sa page Facebook. J’ai suivi la voie du bateleur. Et j’ai bien fait !

Voie du bateleur par Zabe Quinez

Car, oui, je sors de la lecture de La voie du bateleur revivifiée, heureuse de vivre, joyeuse comme les oiseaux qui ce matin à 6:44 m’indiquaient que le soleil allait se lever.

Zabe Quinez restitue une vie belle, simple, saine, sensuelle, où j’ai envie de me replonger, sans craindre d’être souillée et dégradée par des éclaboussures de sang et d’ordures. Une vie où l’amitié a un sens, où la réflexion sur les affaires en a un aussi. La façon d’enquêter de son héros est intelligente. On pourrait dire qu’elle est spirituelle, dans le sens initiatique du terme puisque le héros suit la voie du tarot de Marseille, dont il fait une analyse précise et fidèle, celle des symboles qui permettent de descendre en soi, de découvrir le sens caché du chemin.

Il se trouve qu’un des livres les plus précieux de ma bibliothèque est Le tarot des imagiers du Moyen Âge de Oswald Wirth, de la fin du XIXe siècle, dans la réédition de Tchou éditeur, 1966, qui m’a bien accompagnée à certaines époques incompréhensibles de ma vie.

Tarot Oswald Wirth

Alors quand Zabe Quinez décrit le jeune homme échappé de l’hôpital avec son chapeau en infini et ses couleurs dépareillées, oui, je l’ai suivi, sans hésiter…

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire, elle rappelle un certain jeune homme bigouden qui essaie désespérément de se défendre contre les gros requins du grand banqueditisme…

Un roman sans mort ni kalachnikov. Oui, c’est possible. En fait, ce n’est pas un roman policier, mais un roman justicier… Une façon de restaurer l’harmonie dans un chaos imprévu.

À chacun de suivre la voie des lames. Moi j’y crois et je vais lire le deuxième tome de la deuxième lame, Les sources de la Papesse, comme je lirai les vingt prochains tomes issus des vingt-deux lames des arcanes majeurs du Tarot, prévus par l’auteur. Une belle façon d’enquêter, originale, précieuse, respectueuse. Avec une écriture simple et sobre, sans effet de style. Tout ça sur le fond des marchés de Provence. Comme une chanson du Bécaud de mon enfance. Avec des recettes qu’on peut trouver sur le site de l’auteur : La voie des lames, l’épicurisme sans prise de tête.

Ouf ! ça fait du bien.

Beau printemps et belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 22 mars 2016

P.S. Non, je ne lirai plus de polar, la réalité est trop dure. Au moment où j’écrivais ces lignes, des explosions avaient lieu à l’aéroport et dans le métro de Bruxelles en Belgique. La joie matinale de la lecture a été anéantie par les insupportables nouvelles. Ne restent que les larmes, impuissantes. Les lames XIII et XV sont sorties ce matin. La Mort et le Diable.

Au moins, Zabe Quinez n’a pas contribué à l’égrégore anxiogène, mais a fait sa part du colibri pour apporter un peu de joie et de bonheur dans le monde littéraire. Merci !

La voie du bateleur

***

ScrivenerSimpleCover

 

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

Acheter le guide en ebook

amazon-iconVoir un extrait sur Amazon
nook-iconKobo_Icon-150x150Smashwords_logo

 

Si cet article vous a plu, merci de le commenter, l’aimer, le partager. C’est ainsi que nous progressons tous ensemble depuis l’invention de l’Internet.