Scrivener vider la poubelle

Pour vider la poubelle, ou la corbeille, il existe deux manipulations et aucun raccourci.

La manip

Dans le Menu du haut, je vais dans Projet et tout en bas, je trouve : Vider la corbeille…

Capture d'écran 2015-12-10 10.53.32

L’autre manip

Dans les Options, la petite roue dentée près du Classeur+, tout en bas, je trouve : Vider la corbeille…

Capture d'écran 2015-12-10 10.52.54

Le raccourci

Pas de raccourci pour cette manipulation importante.

Gaelle Kermen
Kerantorec, 10 décembre 2015

© ACD Carpe Diem 2015

Scrivener est édité chez Literature & Latte, par un auteur pour des auteurs.

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ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

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Scrivener sauvegarder un projet dans les Preferences

Pour Sauvegarder son projet, il convient d’aller dans les Préférences du logiciel et de choisir le dossier de destination des sauvegardes. C’est une manipulation à régler dès que vous commencez à travailler sur Scrivener.

Capture d'écran 2015-12-10 09.43.29

Pour ma part, j’ai choisi d’enregistrer les sauvegardes à la fin de chaque fermeture du logiciel dans Dropbox. Ainsi, si jamais je perdais de nouveau mon cher MacBook, je pourrais ouvrir le fichier de sauvegarde depuis mon Mac mini, où est installé aussi le programme Scrivener. Et continuer à travailler.

L’auteur de Scrivener, Keith Blount, recommande aussi Dropbox, plutôt que Drive. Mais comme il dit, aucune sauvegarde n’est sûre à 100%. Il faut mieux enregistrer de temps en temps une copie du dossier de travail de Scrivener sur un autre support, par prudence.

Petit truc important

Il faut bien fermer son programme Scrivener du premier support, si on veut travailler sur un deuxième support. Sinon Scrivener proteste ! La synchronisation se fait ensuite sur Dropbox.

Gaelle Kermen
Kerantorec, 10 décembre 2015

© ACD Carpe Diem 2015

Scrivener est édité chez Literature & Latte, par un auteur pour des auteurs.
Dropbox
Drive

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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

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Scrivener dupliquer une page un chapitre une scene

Il existe plusieurs possibilités pour dupliquer une page ou un chapitre.

La manip

Dans Documents, on clique sur Doublon.

Vous choisissez si vous voulez que le titre se crée automatiquement dans le nouveau document.

Capture d'écran 2015-12-10 09.52.07

L’autre manip

En bas du Classeur, à côté du Dossier + qui permet de créer un autre dossier, je clique sur la petite roue dentée en bas du classeur, je sélectionne un fichier à dupliquer et j’accède à plusieurs options : Ajouter, Doublon, Renommer, Placer dans la corbeille, jusqu’à Vider la corbeille.

Capture d'écran 2015-12-10 10.03.27

Le raccourci

Ou encore plus simplement : le raccourci [Cmd+D]

Gaelle Kermen
Kerantorec, 10 décembre 2015

© ACD Carpe Diem 2015

Scrivener est édité chez Literature & Latte, par un auteur pour des auteurs.

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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

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Scrivener dans le monde francophone peu de choses

Il n’existe pas beaucoup de choses en français sur le logiciel Scrivener. Se former à sa grande richesse complexe nécessite de longues heures de visualisation de vidéos ou d’étude de manuels, le plus souvent en anglais.

En cherchant, en janvier 2015, ce qui se faisait pour le prendre en main, je suis tombée sur des vidéos de François Magnan, formateur à Toulouse.

Mener un projet d’écriture sur Scrivener : comprendre en 5 minutes

C’est François Magnan qui m’a donné envie d’aller au fond de Scrivener.

Comme je me suis formée en anglais, avec des vidéos et des tutorials et des manuals, dont je ne saisissais pas toujours bien l’équivalence dans mon logiciel Scrivener traduit en français, j’ai parfois buté sur des trucs que je ne comprenais pas du tout.

Par exemple, une auteure américaine montrait dans sa vidéo comment elle recopiait des chapitres pour créer d’autres chapitres dans ses modèles pour ses romans en série, toujours conçus de la même façon. J’ai mis du temps à comprendre comment elle faisait. J’ai fini par trouver Doublon dans Document. La mauvaise traduction du logiciel ne m’avait pas aidée. En général, un doublon est quelque chose que nous cherchons à supprimer de nos bases de données. Là où nos Mac nous proposent depuis trente ans de Dupliquer, il est marqué Doublon sur Scrivener. Depuis que j’ai compris que Doublon voulait dire Dupliquer, je fais beaucoup plus de choses.

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Doublon veut dire Dupliquer. © gaelle kermen 2015

Comme on le voit sur cette copie-écran, le logiciel n’est pas toujours complètement traduit. J’ai dû mettre au point des procédures simples pour me repérer. C’est l’objet de ce guide.

La Manip

Il existe une autre façon d’atteindre le Doublon en question. Dans le bas du classeur, près de la petite icône du Dossier +, dans la roue dentée, on peut trouver d’autres options.

[Ajouter, Doublon, Renommer, Placer dans la Corbeille…]

Capture d'écran 2015-12-09 08.51.54

On voit que les traducteurs auraient mieux fait de traduire le Duplicate anglais par Dupliquer, comme ça l’est dans tous nos programmes Mac depuis toujours.

Formations francophones existantes

Le site scrivener.fr n’est pas, comme on pourrait le croire, une filiale française du logiciel Scrivener. C’est une formation payante qui a déposé le nom de domaine scrivener en France. C’est très cher. Enfin, trop pour moi. Et j’aime bien chercher moi-même.

Comme l’auteur de Scrivener, Keith Blount, j’écris sur Mac, la plate-forme d’origine du studio d’écriture. Il n’existe rien d’écrit, à ma connaissance, sur Scrivener pour le Mac dans le monde francophone. J’espère combler un vide par ce petit Guide pour vous aider, plus vite que je ne l’ai fait, à démarrer sur Scrivener.

Parution prévue à Noël.

Gaelle Kermen
Kerantorec, 8 décembre 2015

© ACD Carpe Diem 2015

Scrivener est un logiciel d’écriture édité par Literature & Latte.

Site de François Magnan

P.S.1 Il existe un jeune site très intéressant fait par Xavier en Belgique : Maîtriser Scrivener comme un Jedi.

P.S.2 Depuis la publication de cet article, j’ai aussi publié en juin 2016 Scrivener plus simple pour Windows.

P.S.3 Le guide pour iOS est sorti en octobre 2016 Scrivener plus simple pour iPad et iOS.

P.S.4 Une formation à Scrivener existe en français par vidéos sur le site de Lionel Borie

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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

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Scrivener quelques avantages

#scrivener #guide #écrire #publier

Scrivener est un formidable studio d’écriture, qui remplace désormais tous les traitements de texte utilisés depuis trente ans de travail sur ordinateur personnel.

showcase-scrivener_headerwin-showcase-scrivener_header

Ce que Scrivener peut faire pour vous

  • Ouverture facile et rapide
  • Écriture créative et dynamique, plus jamais linéaire
  • Possibilité de récupérer un document écrit sur Word, Open Office, ou Pages, en le scindant en chapitres
  • Travail par chapitre, scène, idée, note, pour écrire sans se soucier de la mise en forme
  • Possibilité de changer de place aux chapitres pour refaire le plan
  • Plan facile à faire à partir d’un document exporté en OPML d’une MindMap
  • Page facile à faire à partir d’un document exporté en TXT d’une MindMap
  • Article de blog facile à faire à partir d’une page
  • Gestion de nombreux documents en un seul lieu Recherches (pages web, photos, notes) pour ne plus jamais égarer ses notes de travail
  • Une idée égale une note ou une page, classée, ou en attente dans le module Recherches
  • Table des matières automatique pour ebook (Kindle, iPad, liseuse)
  • Table des matières pour PDF dans l’édition papier à la demande (CreateSpace, Draft2Digital, Lulu)
  • Mise en forme à la fin du document selon les critères d’exportation
  • Publication sur toutes les plate-formes numériques au format ePub (toutes tablettes et liseuses) et mobi (Kindle)
  • Exportation en la plupart des formats d’écriture (rtf, html, doc, docx, etc.)
  • Modèles (en anglais) pour les thèses, les romans, les pièces de théâtre, les poèmes, les scénarios
  • Possibilité de faire rapidement ses propres modèles
  • Sauvegarde possible sur Dropbox pour continuer un projet sur un autre ordinateur
  • Sauvegarde automatique
  • Plus jamais de plantage quel que soit l’ampleur du projetCapture d'écran 2015-12-07 12.23.07

Que vous soyez étudiant, écrivain, auteur, blogueur, doctorant, journaliste, professeur, responsable, éditeur, scientifique, dans votre travail comme votre vie personnelle, que vous écriviez comme moi votre Journal, que vous ayez besoin d’écrire des rapports, des mémoires, une thèse, un roman, une pièce de théâtre, ou que vous vouliez publier le recueil de vos poèmes, vous avez tous besoin de Scrivener.

La maîtrise de Scrivener m’a ouvert des possibilités créatives et éditoriales que j’attendais depuis longtemps. Pour vous, ce le sera aussi, en suivant le Guide simple en français que je vous prépare sur Scrivener et dont je publie ici quelques chapitres.

Gaelle Kermen
Kerantorec, 7 décembre 2015

© ACD Carpe Diem 2015

Scrivener est édité chez Literature & Latte, par un auteur pour des auteurs.

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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

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Scrivener faire un article de blog

La page Scrivener en cours d’écriture peut s’exporter en html pour faire des articles de blog. J’utilise WordPress pour mes blogs. Voici ma méthode, plus simple et rapide que tout ce que j’ai déjà expérimenté.

La Manip

Fichier Exporter Fichiers…
Raccourci Mac : Majuscule Command E
Enregistrer dans
Exporter le fichier au format html

Capture d'écran 2015-12-05 11.45.20
La page Scrivener d’origine © gaelle kermen 2015

Ici j’explique la façon de faire un article de blog à partir de la page Scrivener illustrée de copies écran

Pour les illustrations en copie écran

Dans ce guide, je cherche toujours les procédures les plus simples. Voici celle que j’adopte pour publier sans souci et rapidement un article issu d’une page rédigée sur Scrivener.

Sur Scrivener, je vais dans Modifier, Insérer, Image depuis un fichier, je cherche mon dossier Capture d’écran, je récupère la bonne copie écran et je l’insère dans la page à l’endroit que je souhaite illustrer.

Capture d'écran 2015-12-05 12.15.11
Modifier, Insérer une Image depuis un fichier… © gaelle kermen 2015

L’exportation en html

Ensuite, quand la page me semble complète, conforme à ce que je veux transmettre, j’exporte la page en page web au format html.

Scrivener, Modifier, Exporter Page web, html.

Capture d'écran 2015-12-05 10.49.16
Exporter les fichiers en Page Web (.html) © gaelle kermen 2015

La page se trouve dans un dossier qui comprend un dossier Images, comme dans tous les sites web.

Capture d'écran 2015-12-05 10.53.21
Dossier d’exportation de page en html avec un dossier Images © gaelle kermen 2015

J’ouvre la page html avec Chrome, Fichier, Ouvrir le fichier, je copie l’ensemble (Raccourci Mac Command A, Command C) et le colle (Command V) sur un nouvel article de blog WordPress. Voici le résultat d’une copie de chapitre.

Capture d'écran 2015-12-05 11.20.00
L’article tel qu’il est copié sur le blog WordPress, sans image © gaelle kermen 2015

L’enregistrement d’images sur WordPress

L’image n’est pas exportée, je dois l’importer depuis le dossier Images de la page créée depuis Scrivener, dans la bibliothèque média du blog.

Insérer un média, Envoyer un media, Envoyer des fichiers, Insérer dans l’article

Capture d'écran 2015-12-05 12.20.35
Bibliothèque de médias sur WordPress © gaelle kermen 2015

Je légende la photo et l’insère dans l’article.

Capture d'écran 2015-12-05 11.32.21
Légende des photos insérées © gaelle kermen 2015

Je termine l’article de blog à ma convenance et le publie.

Attention
Si vous faites un ebook au format .epub en l’illustrant par des captures d’écran, renommez-les avec des titres simples, les caractères accentués ne passeront pas ePubCheck.

Note
Il vaut toujours mieux préparer son article en l’illustrant d’abord dans Scrivener, que d’écrire la page texte dans Scrivener et l’illustrer ensuite sur WordPress. Vous gagnerez du temps en intégrant vos images depuis le dossier créé à l’exportation en .html par Scriv.

Conclusion
Après avoir pratiqué de nombreuses façons de publier sur le Web, depuis près de vingt ans, y compris en testant de nombreuses applications sur tablette Android ces dernières années où j’étais privée de MacBook, je peux affirmer que Scrivener est l’outil le plus fiable, le plus facile, le plus simple à utiliser.

Merci Scrivener !

En fait, Scrivener est tellement riche qu’il y a peut-être des solutions encore plus simples. Dans ce cas, n’hésitez pas à les partager. Merci.

Gaelle Kermen
Kerantorec, 5 décembre 2015

© 2015 ACD Carpe Diem Gaelle Kermen

Scrivener le studio d’écriture indispensable à toute personne ayant besoin d’écrire

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ScrivenerSimpleCover

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

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Si cet article vous a plu, merci de le commenter, l’aimer, le partager. C’est ainsi que nous progressons tous ensemble depuis l’invention de l’Internet.

Scrivener ajouter une page ou un chapitre

Ajouter une page ou un chapitre dans Scrivener est d’une simplicité enfantine.

La Manip

Il suffit de cliquer sur la petite croix verte du menu à gauche au-dessus du Classeur.

Ajouter une page dans Scrivener en cliquant sur l'étoile verte. © gaelle kermen 2015
Ajouter une page dans Scrivener en cliquant sur l’étoile verte. © gaelle kermen 2015

J’ajoute une page, qui devient un chapitre, quand j’en ai besoin, où je le souhaite, quitte à changer mon plan ensuite.

Cette nouvelle page peut être un document pour une thèse ou un mémoire, un poème, une scène de roman, de scénario, de pièce de théâtre, ou tout ce que vous voulez. L’imagination est au pouvoir !

Un des gros avantages de Scrivener sur les traitements de texte.

Gaelle Kermen
Kerantorec, 5 décembre 2015

Scrivener

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portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié en numérique, ACD Carpe Diem, 2016.

Amazon : format .mobi pour Kindle, Fire et application pour ordinateurs
Smashwords : format .epub (iPad et tablettes Android), .mobi (Kindle), PDF, LRF (Sony eReader)

Scrivener comment creer une table des matieres pour ePub ou mobi

La première chose que je fais quand j’acquiers un ebook, c’est consulter la Table des Matières. Elle peut s’appeler TOC en anglais (Table of Contents) ou Contenus.

Table des Matières sur Kindle

Sur le Kindle, la TOC est accessible en allant dans le Menu, Go to, ou Aller à.

Aller à la Table des Matières sur Kindle in Tutoriel Scrivener by Keith Blount © gaelle kermen 2015
Aller à la Table des Matières sur Kindle in Scrivener Tutorial by Keith Blount © gaelle kermen 2015
Ouvrir la Table des Matières sur Kindle in Tutoriel Scrivener by Keith Blount © gaelle kermen 2015
Ouvrir la Table des Matières sur Kindle in Scrivener Tutorial by Keith Blount © gaelle kermen 2015

Table des Matières sur iPad

Sur l’iPad, elle est accessible sur chaque fichier en haut à gauche : T. d. M.

Table des Matières sur iPad in Au Loin un Phare © gaelle kermen
Table des Matières sur iPad in Au Loin un Phare, 2010 © gaelle kermen

J’utilise ici la table des matières du premier Cahier 1960-65, que j’ai publié en janvier 2010. À l’époque, il fallait créer des chapitres en anglais pour se repérer. Depuis, les procédures se sont simplifiées, je suis heureuse de vous faire profiter de mon expérience. J’espère vous éviter de galérer autant que moi à la préhistoire de l’édition numérique.

Importance de la Table des Matières dans un livrel

Si cette table des matières n’existe pas, quand j’ouvre l’ebook, j’ai tendance à refermer l’ouvrage. On n’imagine pas lire un livre papier sans table des matières. C’est pareil avec un livrel. Comment savoir ce qu’il a dans le ventre si on n’a pas la possibilité d’aller fureter dans ses différentes parties et d’avoir une idée de l’endroit où veut nous emmener l’auteur ? Un livrel sans table des matières, c’est comme un bateau qui naviguerait sans carte, sans GPS, en plein brouillard.

Si simple sur Scrivener

Faire une table des matières en format ePub ou mobi est pourtant la chose la plus facile du monde, grâce à Scrivener.

Contrairement à toutes les procédures qu’il faut faire sur Word, OpenOffice ou Pages, avec des Hyperlinks vers des Targets, on n’a rien à faire, juste à cocher une case au moment final de la Compilation, dans Disposition, Table des Matières, Générer la table des matières HTML. On peut la centrer en cochant la case au-dessous.

Cocher une case pour créer la Table des Matières en html © gaelle kermen
Cocher une case pour créer la Table des Matières en html © gaelle kermen

Auparavant, il faut paramétrer les titres et les textes pour faire apparaître les titres dans la Table des Matières. J’y reviendrai dans d’autres articles de blogs ces prochains jours.

La Compilation n’intervient qu’à la fin du travail d’édition. Jusque-là, on peut se concentrer sur l’écriture, sans se laisser dépasser par des compositions délicates. C’est un des gros avantages de Scrivener sur tout ce que j’ai expérimenté depuis plus de vingt ans.

Gaelle
Kerantorec, 4 décembre 2015

© gaelle kermen 2015

Scrivener Tutorial by Keith Blount est accessible dans le module Aide de votre logiciel Scrivener, en anglais.
Au Loin un Phare par Gaelle Kermen, 2010 sur iPad ou iPhone
Au Loin un Phare par Gaelle Kermen, 2010 sur Kindle
Au Loin un Phare par Gaelle Kermen, 2010, sur Kobo

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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.

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Il y a cinquante ans Kennedy

Sur l’assassinat du Président Kennedy

Comment une jeune fille de 17 ans, préparant sa Composition d’Histoire-Géographie sur les Etats-Unis, a vécu en direct l’assassinat du Président Kennedy avec ses camarades d’internat au lycée Maurice Ravel de Paris, 20e, l’année du Baccalauréat de Philosophie.

Ce texte a été écrit le lundi 22 novembre 1965 le soir à 8 heures et les jours suivants, en souvenir des moments historiques qui ont changé la vie du monde, décrivant une prise de conscience universaliste, une initiation brutale vers l’âge adulte, un révélateur personnel.

Volontairement, ce billet de blog n’est pas illustré, il l’est par l’écriture.

***

Vendredi 22 novembre 1963

Il était 8 heures à l’internat, nous venions de sortir de table, nous rentrions dans nos chambres, j’étais dans celle de Monique et je lui faisais réciter le rôle des États-Unis dans la guerre de 14-18, assises l’une en face de l’autre sur son lit, le livre blanc et noir devant moi, elle parlait, je posais des questions, elle répondait, la douceur de la couverture bleue et blanche, l’unique lampe au-dessus de nous, la table, les livres partout, la grosse bougie, je sens encore l’atmosphère harmonieuse de cette chambre, j’étais bien. Monique était un peu tendue, le lendemain elle avait Composition d’Histoire et Géographie et elle avait bossé comme une folle pour réviser tout son programme du 1er trimestre, la guerre, l’histoire des USA jusqu’en 1940, toute la géographie économique des États-Unis. Elle me parlait de Wilson et de tous les présidents suivants.

Il était près de 8h30, nous étions sorties un instant dans le couloir, je ne sais plus pourquoi, pour chercher un bouquin dans ma chambre peut-être, la porte de Nicole s’ouvrait, elle sortait en chemise de nuit les cheveux mouillés :

Kennedy a été blessé à Dallas !

Kennedy a été blessé à Dallas, répétait Nicole, Monique me regardait, je regardais Monique puis Nicole.

C’est très grave.

Elle donnait des détails entendus à l’instant sur son transistor.

Il était avec sa femme au Texas, on a tiré sur lui, il est blessé à la tête, c’est très grave.

Elle parlait vite, nous comprenions mal. Nous rentrions dans la chambre de Monique. Oui, Kennedy a été blessé. Mais il faut travailler, demain la Composition, la guerre, l’histoire des U.S.A., la géographie des États-Unis, l’économie du Texas, le pétrole, les présidents américains, de Woodrow Wilson jusqu’à Eisenhower, puis Kennedy, le dernier, les industries de Dallas, le Texas, Kennedy, Dallas, Texas, Dallas, Dallas, Dallas.

Nous essayions de travailler, Monique s’énervait, Kennedy je ne le connaissais pas vraiment, je savais qu’il existait, qu’il luttait pour la liberté des Noirs, mais que savais-je de plus, rien, Monique s’énervait, je m’inquiétais, Nicole encore et d’autres filles devant la porte :

Kennedy est blessé, c’est très grave.

Qu’est-ce qui va se passer ?

Mireille de Terre-Neuve toujours pessimiste avec son accent canadien français :

Ça va être terrible, il va y avoir des histoires avec l’Union Soviétique et la Chine et le Vietnam et les Noirs, etc.

Monique s’énerve, je le sens et je ne sais que faire pour la calmer, elle sort, elle est tendue, elle crie :

Mais c’est idiot de pleurer sur son sort, il n’est pas encore mort, ce n’est pas la peine de faire son oraison funèbre, il n’est pas encore mort, pas encore…

Oh ! Monique…

Elle rentre, elle n’en peut plus, elle va craquer, les autres entrent :

On voit bien que tu es communiste !

Non, je n’ai jamais été communiste, foutez-moi la paix !

Elle s’est assise sur le lit :

Vas-y, pose-moi des questions !

Je pose les questions : les 14 points du président Woodrow Wilson, les présidents américains toujours. Que faire, Monique s’énerve, elle ne sait plus où elle en est, j’essaie d’être calme, mais je m’inquiète, Kennedy je ne le connaissais pas et déjà…

La porte s’ouvre :

Il est mort ! Il est mort !

Ce cri nous est adressé comme un défi. Comme si Nicole et Mireille voulaient ainsi mettre Monique en accusation, tu vois tu disais que ce n’était pas la peine de pleurer mais il mort c’est bien fait pour toi…

Il est mort, comment travailler, comment apprendre toute cette histoire passée alors que l’histoire se fait à cet instant, que tout s’arrête, que tout va se décider.

La porte se referme mais je sors, j’essaie d’expliquer que Monique est très tendue et que son mot maladroit n’a rien à voir avec ses idées communistes. Monique je l’estime, je l’aime, elle et moi avons créé un climat à l’internat, nous travaillons, c’est beau, grand, jamais banal. Je rentre. Je reprends le livre, les présidents, Wilson et les autres, jusqu’à Kennedy et même lui fait partie de cette liste passée, passée… Nous ne parvenons pas à nous fixer à la page, Monique parle :

Tu sais si tu veux partir, tu peux… moi je dois travailler, mais je réviserai seule.

J’hésite, je n’ai composition que lundi, même programme mais qui peut attendre… J’hésite à laisser Monique. Pourtant je suis inquiète. Je sors, les autres sont dans la chambre à côté, celle de Mireille, autour d’un transistor, les informations se succèdent, brèves et cinglantes, encore incertaines. Il y a là Mireille, Michelle, Éveline, Béa aussi avec son air toujours digne et posé, Joëlle, Alice, toutes parlent beaucoup, je ne comprends rien je ne connais rien. Lyndon Johnson, qui est-ce je n’ose pas demander, elles ont l’air tellement au courant, je suis si ignare, je finis par comprendre qu’il est le vice-président qu’est-ce que c’est, il doit remplacer le président en cas d’assassinat c’est le cas présent, et le frère du président qu’est-ce qu’il est, ministre de la justice, ah ! je ne savais pas, et comment il s’appelle, Robert, mais on l’appelle Bob ou Bobby, ah ! je n’en avais jamais entendu parler je ne connais rien je ne parle pas je n’ose pas poser de questions je prends brusquement conscience de mon ignorance je ne sais rien rien.

Mireille sait, elle parle :

Je suis sûre que ça va agir sur le cours de la Bourse.

Dernier communiqué :

On nous signale une très forte baisse à Wall Street !

Wall Street, tout ce que j’ai à apprendre, jamais je n’ai eu la moindre notion de ces problèmes, ça m’ennuyait, ça me fatiguait, ça n’avait pas de sens, je préférais la poésie, le théâtre, mes livres. Je me souviens du début du mois de novembre 1960, au moment de l’élection de Kennedy, toutes les filles de l’internat étaient folles de joie. Ah ! il est jeune, il est beau ! Je m’en fichais, tant mieux pour lui. Voyant mon indifférence, une fille m’avait dit :

Mais enfin tu ne t’intéresses pas à la politique, comment peux-tu vivre ? C’est absolument dramatique.

J’avais répondu comme ça sans y penser :

Oh ! moi ça m’est égal, je préfère la poésie, ça me suffit.

Elle était convaincue que je n’étais pas normale, peut-être avait-elle raison. Tout ce que j’ai à apprendre.

Oui, c’est tragique Kennedy est mort alors que je ne le connaissais pas, alors que je ne connais rien, mais comment ai-je pu vivre sans avoir conscience de ces problèmes, comment ai-je pu vivre sans rien savoir, je n’existais pas, je dois exister, brusquement cet événement est la seule chose qui compte, il écarte tous les petits problèmes, il prend toute la place, tous ces mots que je ne saisis pas encore me crient Kennedy est mort et tu ne le connaissais pas, c’est la seule chose qui compte, le reste n’a plus d’importance.

Les filles parlent, elles anticipent sur les conséquences probables de cet assassinat. Lyndon Johnson est Texan, il est du Sud. J’écoute, j’essaie de comprendre.

Les Noirs, qu’est-ce qu’ils vont devenir ?

C’est moi qui viens de poser cette question naïve.

Les Noirs comment vont-ils se défendre, oui, ça va être terrible.

Il est presque 10 heures du soir, c’est l’heure à laquelle nous devons nous coucher habituellement. Monique est venue nous rejoindre, elle n’en pouvait plus de rester seule, sans savoir, sans savoir quoi d’ailleurs, rien de plus, il est mort, c’est tout, on étouffe de ne pas savoir, d’être enfermées ici dans cet internat entre les murs alors que le monde doit vibrer. La pionne vient, elle n’ose pas nous demander d’éteindre nos lumières comme les autres soirs, comment aller se coucher comme d’habitude, quand tout s’est arrêté. Joëlle lui pose la question :

D’après vous que va-t-il arriver ?

La pionne répond :

Eh ! bien s’il s’en sort, il restera sans doute diminué…

On l’arrête brutalement avec hargne :

Mais il est mort !

Elle ne dit rien, elle n’ose plus parler, comme si elle était fautive, elle sort bientôt, les filles parlent, le transistor aussi :

Le Président est mort dans les bras de sa jeune femme…

Et les filles :

C’est affreux, pauvre Jackie !

Et moi je pense : ce n’est pas l’essentiel, l’essentiel c’est tout ce que je ne connais pas, ce temps perdu à dormir. C’est facile cette image de la veuve recevant sur ses genoux le corps ensanglanté de son mari. Mais non, qu’est-ce que je dis, c’est atroce… Je ne saisis pas encore, j’ai trop de choses devant les yeux, Johnson, les Noirs, Khrouchtchev, Wall Street. Oh ! j’ai envie de vivre brusquement, de vivre enfin en grand.

***

23 novembre 1963

Le samedi froid, notre réveil glacé, il s’est passé quelque chose hier soir, quoi déjà, oui c’est vrai Kennedy n’est plus, on en parle oui bien sûr, c’est triste, on écoute la radio, les nouvelles se répètent, au fond on ne sait pas grand chose, on ne connaît pas réellement l’assassin, on a arrêté un certain Lee Harvey Oswald, âgé de 24 ans, qu’on accuse d’avoir aussi abattu un policier et qui est soi-disant marxiste, qui a été dans les Marines, qui a fait des voyages en U.R.S.S., mais est-ce lui ?

Nous écoutons, les cours ne commencent qu’à 9h30, nous ne pouvons travailler seules dans nos chambres individuelles, comme nous le faisons d’habitude, nous sommes réunies autour de ce poste qui diffuse de la Musique d’Église, les obsèques auront lieu dans deux jours, lundi à Washington, la famille Kennedy a refusé les fleurs. Le cercueil a voyagé de Dallas à Washington en avion et est exposé à la Maison-Blanche ; l’air est froid et gris, tout est feutré, étrange, arrêté, suspendu.

Nous devons nous rendre en classe. Au cours d’Anglais, Canac fait une sale réflexion sur Oswald mais de quoi est-elle sûre ? Devant moi Nicole et Anne, deux externes, se retournent :

Tu sais ce qui s’est passé ?

C’est vrai elles s’imaginent que les internes sont de pauvres prisonnières survivant en dehors des limites du monde et du temps, elles n’ont pas tort d’ailleurs, mais ce matin nous savons toutes. Nicole toujours trop sensible philosophe sur la fragilité du bonheur :

Pauvre Jacqueline Kennedy, elle avait tout pour être heureuse et en une seconde elle se voit tout arracher !

Moi qui dis :

Ce n’est pas l’essentiel, c’est affreux pour elle, mais le monde que va-t-il devenir ?

Je viens de prendre conscience du monde, alors à moi les belles théories, sur la liberté entre autres, j’ai tant à apprendre, Madame Kennedy est si mince, si fragile à côté de tout ce que j’ai perdu, elle n’a pas d’importance.

Les cours du matin et toujours cette idée : il s’est passé quelque chose de grave, tout s’est arrêté. À 13 heures, les actualités télévisées : Oswald nie, sa tête amochée sous les coups, il me fait mal, il semble irresponsable, désespéré, vulnérable. Un monsieur très sûr de lui parle de Bobby Kennedy, qui est-ce déjà ? ah ! le ministre de la justice, en américain ça se dit attorney general : Bobby pourrait-il remplacer son frère, on ne sait pas, les élections auront lieu dans un an et d’ici là les américains auront le temps d’oublier.

Lyndon Johnson à la télé, près de sa femme, c’est lui qui parle maintenant, ce n’est plus Kennedy.

Et nous voyons brusquement Madame Kennedy à côté de Lyndon Johnson qui prête serment dans l’avion.

L’avion arrive à Washington, à l’aéroport d’Andrews, le cercueil est descendu, Madame Kennedy s’avance, mince et fragile c’est vrai, vacillante, un homme l’aide à descendre, qui est-ce, son beau-frère, qu’il est jeune, c’est très rapide, elle s’avance très droite près de lui, son tailleur est tâché, le sang le sang sur son tailleur clair, rose nous dit-on sur la télé en noir et blanc, le sang sur ses bas, le sang de son mari, ses cheveux sombres encadrent son visage fermé immobile, elle s’avance droite vers une ambulance, Bobby la suit de près, elle se penche vers la portière, essaie d’ouvrir, c’est trop difficile, sa main retombe, Robert ouvre et l’aide à s’asseoir.

Je suis émue, je ne connaissais pas Madame Kennedy, elle est belle, très belle. Robert est jeune. Mais à qui me fait-il penser, pourquoi ai-je l’impression de le connaître, de l’aimer même, je ne sais pas, il me fascine, il me semble l’avoir toujours connu. Tout est rapide, quelqu’un parle encore de Oswald, c’est fini, il nous faut retourner au cours.

Monique a sa Composition maintenant. Cours d’Histoire et Géographie, nous devons encore étudier l’histoire des États-Unis entre les deux guerres et son économie. Le prof parle de Kennedy, du système constitutionnel américain. J’écoute. J’ai tout à apprendre. J’entends. Je me rappelle. Mais le sang sur le tailleur rose, le visage égaré de Robert, fragile comme un enfant, je ne peux pas penser, il me rappelle encore quelqu’un.

Monique vient de terminer sa Composition, en Géographie, grand sujet : le Sud des États-Unis, oui, c’était à prévoir, sujet dramatique, la chaleur de l’été indien, la condition des Noirs, les extrémistes de droite, les magnats du pétrole, à Dallas… Comment oublier, comment penser à autre chose…

Monique est fatiguée, elle en a assez, elle veut se changer les idées, elle rentre chez elle. Je reste ici, pour travailler pendant le week-end, à l’histoire et à l’économie U.S., je reste dans sa chambre, chaude et douce, dehors il fait froid, il neige presque, lentement, sans bruit, d’ailleurs tout s’est arrêté, j’étouffe, il est difficile de travailler, j’attends, je veux savoir, mais quoi.

J’écoute la radio après le dîner, je remonte vite : les actualités de 8 heures à la télévision dans la salle commune, le film rapide de l’assassinat, les réactions des spectateurs à Dallas, cette jeune fille qui se détourne en pleurant, l’agitation. Retour sur l’arrivée du Président et de Madame Kennedy à Dallas, l’avion, elle descend la première, élégante, une toque posée à l’arrière de ses cheveux noirs, elle sourit, le Président derrière elle, au pied de la passerelle une foule de personnalités, elle commence à serrer des mains, une femme s’avance et lui offre un immense bouquet de fleurs, elle remercie, sourit toujours, ses mains gantées de blanc enserrent les roses, son mari près d’elle, le cortège ensuite. Puis, brutal, l’assassinat, rapide, on ne voit plus rien, les flics sortent leurs armes, les gens se couchent pour échapper aux balles, ils doivent crier, on ne comprend plus rien, on voudrait crier aussi…

Et je rentre dans ma chambre, pleine de ces images violentes, choquantes, soudain je suis lourde de cet assassinat, je ne peux pas croire encore, mais c’est là en moi, à jamais…

***

24 novembre 1963

Le réveil de ce dimanche au matin brumeux et froid et clair. Les longues heures tendues rythmées par les nouvelles successives, le cercueil exposé à la Maison-Blanche, le programme de musique consacré à Bach ou autres compositeurs de musique d’Église ; les longues heures glacées et impalpables, étranges et feutrées, nous essayons de travailler, apprendre la Floride, la Californie et le Texas, revoir les présidents américains depuis Wilson, apprendre, travailler, mais quelque chose s’est cassé, le monde n’est plus pareil, plus comme avant. La télé après le déjeuner, le cercueil est transporté de l’aéroport à la Maison-Blanche, lentement accompagné des tambours voilés, comme tout est grave et doux, si lent, pas de bruit, on n’ose respirer, Mme Kennedy doit être à l’intérieur de cette voiture, puis travailler encore, essayer d’apprendre, oui il le faut, tout reste à faire.

Le soir, drame, coup de théâtre, Lee Harvey Oswald a été assassiné dans la prison, la barbarie n’a plus de limite, jusqu’où aller, tout semble si incertain depuis deux jours, tout est précaire, sapé, tout s’écroule, où en sommes-nous, assassinat de l’assassin présumé, comment croire en ce qui arrive ?

Le soir, le travail, la radio, le programme consacré à l’audition des œuvres aimées de Kennedy, j’entends la Musique du Grand Canyon que j’aimais tant enfant à Lorient, Mahalia Jackson, Ella Fitzgerald… les nouvelles, le cercueil est transporté au Capitole, où il est exposé sous la Coupole pour le public.

Il faut travailler ici à Paris, mais je suis à Washington, je vis au rythme des tambours.

***

25 novembre 1963

Le lundi matin, les filles qui sont sorties pendant le week-end rapportent des journaux : la photo de Jack Ruby tirant à bout portant sur Lee Oswald, j’ai voulu venger Jacqueline, Madame Kennedy debout près de ses enfants blonds, droite et grande pendant la cérémonie au Capitole, puis une autre où on la voit agenouillée devant le cercueil avec son beau-frère Robert.

Puis au cours de Philo, Catherine Le M. m’apporte le New York Herald Tribune, beaucoup de photos, rétrospective sur la vie du Président. Chevroton, notre prof, anticipe aussi sur la fatalité, la destruction du bonheur, Madame Kennedy vous étiez si heureuse, elle parle de la mort de Camus révoltante aussi mais plus compréhensible car Albert Camus n’était pas heureux avec sa femme, qu’en savait-elle Chevroton, elle n’épargne pas la pauvre Francine, que depuis j’ai rencontrée au théâtre dans les coulisses à une séance de Caligula, femme si douce si aimante si passionnée des œuvres de son mari, je reste interloquée devant cette façon de voir les choses pour un prof de philo.

Les actualités encore, je ne les regardais jamais avant, que se passe-t-il en moi, savoir, savoir, les images de Washington, le cercueil, c’est la première fois que nous le voyons, porté par des soldats, recouvert du drapeau américain, à l’entrée de la Maison-Blanche, sous le péristyle, les présidents Eisenhower et Truman, le président de la bombe H, il n’est pas mort lui, le cercueil porté par les pas lents des soldats, descendu marche après marche, Madame Kennedy apparaît, si grande, si belle, si digne, elle donne la main à ses enfants jeunes et blonds, vêtus de manteaux clairs,

Madame Kennedy vous étiez belle, derrière vous votre beau-frère, accablé, vous restiez droite, la tête haute, vous regardiez le drapeau étoilé, qui descendait à pas lents, le cercueil était déposé sur la prolonge d’artillerie, les chevaux, vous restiez immobile, la sonnerie aux morts, vous ne bougiez pas, le bruissement métallique des sabres dans l’air froid, les chevaux se mettaient en marche, tirant la prolonge d’artillerie, vous restiez là toujours droite, des voitures noires s’avançaient, la première s’arrêtait au bas des marches, vous descendiez, tenant par la main Caroline et John-John, Robert Kennedy derrière vous, vous faisiez asseoir vos enfants dans la voiture, vous étiez belle Madame Kennedy,

Pennsylvania Avenue, immense et longue, noble en ce matin du dimanche 24 novembre, le cortège lent, les chevaux, les soldats, les voitures, jusqu’au Capitole, où le cercueil allait être exposé au public…

L’après-midi cours de français, Monsieur Petibon parle aussi de l’assassinat, de la lettre choquante adressée par Madame Nhu (Première Dame du Sud-Vietnam de 1955 à 1963, NdA) à Madame Kennedy, puis il critique les Anglais, curieuse façon encore de faire l’éloge d’un peuple en dénigrant l’autre, il ne cesse de proclamer son amour des U.S.A. et sa haine du Royaume Uni. Décidément beaucoup de choses m’échappent chez les adultes qui savent.

Et puis composition d’Histoire et Géographie, je l’avais un peu oubliée, elle ne me semble pas importante. Sujet : le Texas, oui, bien sûr, le Texas, comment s’en sortir, je travaille, mais sans cesse mon esprit dépasse ma feuille de papier, les mots que j’écris, je suis loin, j’attends, bientôt Kennedy sera enterré, bientôt tout sera fini, avant même que je n’ai commencé de vivre…

Il est presque 6 heures de l’après-midi à Paris, il est presque 11 heures du matin à Washington. Le cercueil a été transporté du Capitole à la Maison-Blanche, car le Président doit se rendre au cimetière à partir de la Maison-Blanche, nous attendons, la télévision doit retransmettre en direct par satellite le film des obsèques, la salle de télé est pleine, je suis assise par terre, juste devant, près de moi Monique, 6 heures à Paris, 11 heures du matin à Washington, l’émission du satellite Relay commence en Mondovision, Jacques Sallebert parle, sa voix est feutrée, la foule au long des rues, il doit faire froid, les arbres fins et nus, frileux, le cortège est arrêté devant la Maison-Blanche, la foule, un bataillon de soldats irlandais, leurs cornemuses, des soldats des grandes écoles militaires, dont West Point sans doute, des chevaux, la foule, le cercueil là soudain tiré par la prolonge d’artillerie, derrière, Black Jack, le cheval noir piaffant, presque rétif, guidé par un soldat, le sabre et les bottes du Président fixés à la selle, à l’envers en signe de mort, un marin suit portant le drapeau américain étoilé, puis juste derrière vient Madame Kennedy encadrée de ses deux beaux-frères, derrière eux les autres membres de la famille Kennedy, le cortège s’ébranle, Madame Kennedy marche, le cortège s’arrête un instant, elle est grande et droite, son beau visage voilé de noir, elle se tient immobile, en tailleur noir, strict, sobre, avec de longs gants noirs, elle est grande, bras le long du corps, près d’elle à sa droite Robert Kennedy, je crois le connaître, il m’est familier, Madame Kennedy la tête haute, derrière elle la foule, elle ne la voit pas, elle regarde droit devant elle, la foule, une femme noire éclate en sanglots, le cortège s’ébranle, Madame Kennedy marche, près d’elle Robert, elle marche fièrement d’un pas noble, le talon en attaque.

Madame Kennedy vous étiez belle, une fois vous avez failli trébucher, Robert Kennedy vous a pris la main et vous avez continué la tête haute, sans faiblir.

Le drapeau américain sur le caisson tiré par les chevaux, je ne peux pas y croire, John Fitzgerald Kennedy est mort, il est là dans ce cercueil recouvert du drapeau de son pays, c’est pour lui que marche cette jeune femme dramatiquement belle, c’est pour lui que piaffe ce cheval noir, son cheval, pour lui, pour lui, Madame Kennedy marche et derrière elle, s’ébranle en rangs désordonnés l’immense foule des chefs d’état, des rois, des princes, des ministres, des présidents, dont notre De Gaulle, le plus grand, tous sont venus à Washington assister aux obsèques du Président Kennedy.

Le cercueil, les chevaux, le cheval noir seul, le drapeau étoilé du Président, Madame Kennedy vous étiez belle, vous marchiez sans faiblir, votre voile antique plaqué par le vent sur votre visage tiré, vous étiez si grande que nous ne voyions que vous, vous donniez parfois la main à Robert Kennedy, égaré, un peu voûté, la tête rentrée dans les épaules, tout se fait sans lui, il se laisse porter, il ne sait pas très bien où il est, il marche, je le connais depuis longtemps déjà, pourtant je ne l’avais jamais vu avant, qui est-il, je l’aime profondément, sans savoir, l’air est froid mais pur, le soleil suit la marche si grande de cette jeune femme si belle, Madame Kennedy vous étiez belle, je vous ai admirée follement, vous marchiez jusqu’au bout, droite, la prolonge d’artillerie s’arrêtait au pied des marches de la cathédrale Saint Matthews, vous vous arrêtiez, immobile en face du caisson drapé de la bannière étoilée, vous étiez là, grande sur la première marche, toujours près de vous Robert et Edward Kennedy. Le cortège s’arrêtait car vous vous arrêtiez. Vous vous détachiez, vous faisiez quelques pas vers une voiture et lentement vous reveniez vers vos beaux-frères, voilée de noir, sublime, vous reveniez en serrant contre vous vos enfants blonds, vous vous arrêtiez au pied des marches, encadrée de Caroline et John-John, vous restiez là, immobile, et moi je pleurais, vous étiez belle, je pleurais, je ne voyais rien, vous seule près de ces enfants sans père, vous seule Madame, je pleurais.

Monique se tournait vers moi sans comprendre, mais oui je pleure, je sais c’est ridicule hier encore je disais que ce n’était pas l’essentiel mais maintenant je pleure pour cette image tragique au-delà de l’imaginable. Le caisson et le drapeau étoilé, derrière Madame Kennedy, ses enfants, Robert Kennedy, je pleurais, vous étiez belle Madame, vous montiez les marches de la cathédrale, je pleurais, c’était fini, je pleurais, nous sortions de la salle, je ne voyais rien. Je montais, je n’y croyais pas encore, non ce n’est pas pour Kennedy que tout ça a eu lieu, ce n’est pas possible. Je ne le connaissais pas, Madame Kennedy non plus.

Dans le couloir, Joëlle parlait en souriant à demi de la Sainte Famille, je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire, Monique non plus. Nous rentrions dans sa chambre, dehors il faisait nuit, je passais ma main sur la vitre glacée, je ne parlais pas, Monique non plus, je balbutiais, ce n’est pas possible, je sortais, Monique ne me retenait pas, je rentrais dans ma chambre.

Là, j’ai pleuré, la tête appuyée contre ma table de travail, le livre d’Histoire, une photo de Kennedy avec sa femme, prise je crois lors du baptême de John-John, en novembre 1960, je pleurais sans savoir, sans comprendre, je pleurais sur le temps perdu, je pleurais.

Madame Kennedy vous étiez belle…

 ***

C’est à mon père jeune, que ressemblait Robert Kennedy, avec ses yeux bleus d’Irlande, bleus de Mer, je le vérifierai plus tard sur les photos familiales.

 ***

Repérages :

Lieux :
Chambres individuelles de l’internat du lycée Maurice Ravel
Salles de classe du lycée Maurice Ravel
Salle de télévision de l’internat

Villes :
Dallas, Washington, Paris

Camarades d’internat et de classe :
Monique Demarle, Mireille (de Terre-Neuve), Michelle, Evelyne, Joëlle, Alice, Béatrice Nhan, Catherine le Moal, Nicole Leyne, Anne.

Professeurs de la classe de Philosophie :
Monsieur Petitbon : français, Madame Chevroton : philosophie, Madame Canac, anglais

Personnalités citées :
Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady, John Fitzgerald Kennedy, Président assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, Texas, U.S.A., Bobby Kennedy, frère du Président, Attorney General (Ministre de la Justice), Lyndon Johnson, Vice-Président, devenu Président, ce jour du 22 novembre 1963,  Caroline Kennedy, presque 6 ans, John-John Kennedy, presque 3 ans, Lee Harvey Oswald, assassin présumé, abattu deux jours plus tard, Francine Camus, épouse de l’écrivain Albert Camus, Mahalia Jackson et Ella Fitzgerald, chanteuses de Negro-Spirituals, Ike Eisenhower et Harry Truman, les anciens Présidents,  Madame Nhu, Première Dame du Vietnam, Jacques Sallebert, journaliste en poste à Washington, en liaison avec Paris par Mondiovision, Général De Gaulle, Président français.

Technologie :
Radio portative à transistors, dite Transistor
Télévision en noir et blanc
Satellite Relay reliant Washington à Paris en Mondovision

Black Jack, le cheval noir du Président Kennedy, portant les bottes et le sabre à l’envers, en signe de mort au combat.

***

Texte disponible dans le cahier des débuts : Au Loin un Phare, 1960-65.

Copyright by Gaelle Kermen – 2013
ACD Carpe Diem, éditrice Marie-Hélène Le Doze

au loin un phare free sur read an ebook week 2012

Smashwords participe pour la 4e année à l’opération de promotion des ebooks : Read an e-book week 2012.

Au Loin un Phare, premier livrel de 50 ans d’écriture en cahiers, est disponible gratuitement jusqu’au 10 mars sous le code RE100.

Au Loin un Phare couverture
Au Loin un Phare couverture © gaelle kermen 2010
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Pour accéder au téléchargement :
Vous allez sur le site de Smashwords:

http://www.smashwords.com/profile/view/gaellekermen

Vous désactivez l’Adult filter, sinon vous ne verrez que mes deux premiers, car mon écriture devient de plus en plus chaude au fil des années et des amants ;-).

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Si vous changez de support de lecture, pour un Kindle, un eReader, un iPad, ou une tablette, vous pourrez revenir télécharger d’autres formats, autant que vous le souhaiterez.

Au Loin un Phare : RE100

Ce premier livrel commence à mon arrivée à Paris, venant du port de pêche de Lorient, il va de 1960 à 1965. Je parle de Paris, de l’internat du lycée Hélène Boucher, de mes passions amicales, presque amoureuses, et aussi de la Bretagne l’été 1962, à Quimper et aux Glenan, de la guerre d’Algérie parce que mon grand-frère y était, de l’assassinat du président Kennedy, qui a bouleversé ma vision du monde, de mon séjour à l’Arche de Lanza del Vasto, disciple de Gandhi… Les fins de semaine et les vacances, je venais chez mes parents à Saint-Leu-la-forêt, participant au cours de théâtre. Dans cette découverte de la vie par les yeux d’une très jeune fille de 14 à 18 ans, vous vous reconnaîtrez souvent, car c’est le témoignage d’une intériorité universelle.

Et surtout n’hésitez pas à faire vos commentaires sur le site, avec ma reconnaissance.
Gaelle Kermen
7 mars 2012

crédit photo : Photographie universitaire David et Vallois, photo de la classe 2nde 8b lycée Hélène Boucher, Paris, 20e, année 1960-61, détail

Foie gras au micro-onde de Joel par Gaelle

Foie gras au micro-onde de Joel par Gaelle Noël 2010

Lors de ma dernière visite à Castanet-Tolosan, à la mi-septembre 2010, j’avais longuement discuté de cuisine avec un ami, Joel, chef traiteur à Toulouse. Je lui avais parlé de mes expériences de Noël 2009 avec mes foies gras dont j’avais fait des articles de blog.

Cuisson des foies gras Noël 2009

Je lui disais avoir préféré le foie gras au torchon. Il m’a parlé d’une recette inratable au micro-onde et m’a donné au vol la recette. J’ai eu le tort de ne rien noter ce jour-là, je n’ai pas encore d’iPad ! Mon amie Nadia a fini par me transmettre la recette juste avant le solstice d’hiver 2009.

Simplissime :
Déveiner le foie gras.
Saler poivrer : 16g de sel par kilo de foie gras et 2g de poivre par kilo.
Cuisson au micro onde :
3 minutes à 600w pour un bocal de 250g.

C’est tout. On avait parlé des heures de cuisines locales diverses mais je n’avais rien noté et j’ai oublié, ne gardant que des bribes, vous croyez qu’il donnerait des précisions, le chef Joel, allez va débrouille-toi :-)

Je me rappelais qu’il fallait traiter le foie non froid, donc le sortir bien avant de le cuire.
Et ça se conservait le temps des fêtes, trois semaines au frais.
Plus des flocons de fleur de sel au moment de servir… Salies de Bearn chez Joel.

J’avais un foie gras entier frais qui attendait au frigo, que ma compagne de voyage, JAY, m’avait offert, de marque Montfort, foie déveiné, déjà assaisonné. Bien pratique cette formule, elle fait gagner du temps et évite les contacts avec le produit fragile.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

Mes premiers essais ont été fait dans deux pots Familia Wiss de 200g. Le premier sans rien et trois minutes à fond la caisse, conclusion j’ai léché le micro-onde ! Le deuxième j’ai pensé à mettre un film. J’ai couvert les pots à chaud avec la rondelle bien ébouillantée au préalable.
Ils sont scellés comme des conserves, ils peuvent donc se conserver 6 mois d’après ce que m’avait dit Joel. Mais à mon avis, le foie a souffert.

De Foie gras de Joel façon Gaelle
De Foie gras de Joel façon Gaelle
De Foie gras de Joel façon Gaelle

Avant de faire la terrine, je l’ai ébouillantée, au micro-onde toujours, remplie d’eau, mise à sécher.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

Le foie gras est bien tassé et réassaisonné en surface, aux flocons de fleur de sel de Guérande et poivre.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

Film alimentaire sur la terrine mise dans un plat à bain-marie pour micro-onde.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

J’ai fermé le récipient à bain-marie en laissant les trous ouverts pour libérer la vapeur.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

J’ai cuit en trois fois 1 minute, vérifiant l’état du foie à chaque fois. L’avantage sur la méthode que j’ai adoptée hier (3 minutes sans bain-marie) est que le foie ne se défait pas, il reste entier.

Le résultat après trois minutes à 600w au micro-onde : peu de gras autour du foie bien compact.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

Le foie est bien tassé deux heures à température ambiante puis une nuit au frigo.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

La table de fête de solstice d’hiver 2010, deux foies gras, du jurançon, de la confiture de feijoa maison apporté par mon ami Bruno avec qui je goûte mes dernières préparations culinaires.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

Bruno heureux devant les foies gras maison. Le foie gras que l’on voit en premier plan a été fait sans être mis au bain-marie, trois minutes non stop, et a rendu beaucoup plus de gras.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

Gaelle, foie gras et jurançon en souvenir d’Henri IV.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

Le foie gras mi-cuit au micro-onde démoulé.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

Ou ce qu’il en reste.

De Foie gras de Joel façon Gaelle

Moi j’aime le gras du foie gras, surtout au petit déjeuner, mais mes invités ont préféré le foie gras mi-cuit fait selon la recette que je donne ici. Il est à consommer rapidement, ce qui ne devrait pas poser de problèmes par les temps qui courent.

Je vous souhaite à tous de belles fêtes de solstice d’hiver 2010.
Nedeleg Laouenn d’an Holl.
Merci à Joel, merci à Nadia de Castanet-Tolosan.

Dernier petit détail, de Joel : la fleur de sel au moment de servir, chez lui de Salies de Bearn, chez moi de Guérande.

© gaelle kermen 2010

l’AmazonKindle3 est tres solide, la preuve j’ai marche dessus

L’AmazonKindle3 est très solide, la preuve : j’ai marché dessus et il s’est juste déclipsé légèrement.

De Amazon Kindle 3

Hier soir j’ai cru avoir cassé le Kindle en marchant dessus dans le noir. J’ai entendu un crac fort inquiétant et j’ai cru l’avoir brisé en morceaux. A tâtons je l’ai ramassé, j’ai allumé mais rien ne s’éclairait, il était en position de veille mais comme il n’est pas retroéclairé, je ne pouvais rien voir. J’ai tout essayé et tout marchait bien. Ouf, j’ai eu chaud. En fait, les coins côté stéréo s’étaient un peu ouverts et j’ai pu les remettre, c’est un simple clipsage.

Ce matin j’ai tout vérifié, tout marche. Je peux donc affirmer que ce Kindle est solide, car, si je ne suis pas un vrai poids lourd avec 52 kilos, mon pas n’était pas spécialement léger quand j’ai mis le pied dessus et que j’ai entendu le crac inquiétant…

J’ai donc repris ma lecture après m’être recouchée, rassurée.

J’eusse été vraiment peinée de l’avoir abîmé si vite, moi qui aime tant garder mes outils longtemps. Bien sûr l’investissement n’en était pas très élevé, 156 euros ce n’est pas une grosse somme. Mais il y a déjà bien plus plus moi que le seul investissement matériel. Il y a surtout le bonheur de lire tout simplement avec aisance, facilité, concentration. Comme je ne le ressentais plus depuis un certain temps.

© gaelle kermen 2010

Une autre ecriture #1

Dans le bandeau de mon blog gaellekermen.net, j’ai écrit :
eWriter une autre conception de l’écriture .

Une autre ecriture #1

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit, dès huit ans, dix ans, quatorze ans. J’ai gardé mes cahiers et carnets à partir de 14 ans, l’année 1960, à mon arrivée de Bretagne à Paris. J’ai toujours su qu’un jour je les publierai.

De Blogs gaelle kermen

Pourquoi ne pas les avoir soumis à des éditeurs ?

J’avais l’impression que je n’avais pas ma place dans le monde de l’édition parisienne, cotoyée un temps quand j’ai été chroniqueur littéraire à France-Culture en 1970. J’avais arpenté alors les grandes maisons qu’étaient (sont encore pour combien de temps ?) Gallimard, Grasset, Le Seuil, Robert Laffont, il y en avait une cinquième recommandée par mon directeur d’émission au Panorama Culturel de la France, je l’ai oubliée.

Je n’ai pas fait long feu dans ces milieux, ni de l’Edition ni de la Culture. J’étais trop extraterrestre pour des gens qui campaient sur leurs acquis et s’accrochaient à leur privilèges, appliquant le système de la « reproduction » des « héritiers » formulé par Bourdieu et Passeron, ce dernier ayant été mon directeur de maîtrise de socio à la Fac de Vincennes-Paris VIII en 1972.

Plus tard, l’été 1995, quand nous avons ressorti de la cave mes archives, »sous l’oeil du soleil, à la face du monde », comme disent les Druides, j’ai retrouvé le manuscrit d’aquamarine 67, écrit ces années-là. Mais que je n’avais pas jugé bon de montrer alors à Michel Polac dont je partageais quelques nuits. Il était pourtant critique littéraire et animait l’émission Post-Scriptum.

De Blogs gaelle kermen

ORTF : Photo de plateau , émission sur Malcolm Lowry, Antenne 2.

En 1995, j’ai tenté d’envoyer à quelques éditeurs des extraits papier du macuscrit, des extraits seulement parce que je n’avais pas les moyens d’imprimer un manuscrit complet, avec une disquette comprenant la version Word, dont je savais que c’était le format exigé par les éditeurs. J’avais ajouté un format eBook sur HyperCard, car je croyais déjà au livre numérique.

Les réponses reçues étaient atterrantes de banalité, genre « n’entre pas dans nos collections » etc. Je n’ai pas insisté. Je ne pouvais pas payer plus de frais postaux que je ne l’avais fait. Mes ressources étaient consacrées à nourrir mes enfants, que j’étais seule à élever, et à conserver un toit, toujours menaçé de saisie. J’avais dû supprimer tout ce qui n’était pas indispensable à notre survie, dont le téléphone et la voiture.

Par contre, j’avais un ordinateur Mac, un LCIII, acheté avec une rentrée d’argent imprévue, la liquidation par la Société Rannou de Quimper d’actions achetées par mon grand-père dans les années 20, revenant à ses petits-enfants.

Internet commençait à arriver en France, par Compuserve. J’ai fait remettre le téléphone pour aller sur internet. J’ai su tout de suite que j’y serais plus à l’aise que dans un monde où je me sentais toujours en décalage, parlant des années à l’avance de choses que les gens autour de moi ne pouvaient même pas imaginer.

Mon amie Martine Moore, peintre à Arles, qui a inspiré le personnage d’Hélène dans Aquamarine 67, m’a dit alors que déjà, au Pot de Fer, je leur parlais d’une base de données qui serait mondiale, où on irait chercher les informations dont on avait besoin.

Le moment arrivait enfin. Je participerais à cette nouvelle aventure de découverte d’une terrae incognitae.

De Images Blogger

Sur ce nouveau support, j’ai écrit des centaines et des centaines de pages.

Et je n’ai plus jamais éprouvé le besoin d’être éditée sur papier.

Pourquoi ?

Parce que j’avais des lecteurs, enthousiastes dès que j’ai publié aquamarine 67 sur mon premier site, intéressés par ce que j’exprimais dans mes nombreuses pages. Des lecteurs qui savaient bien me le dire, ce qui me soutenait bien lors des quelques découragements qui parfois m’ont saisie devant les difficultés matérielles ou morales.

Alors qu’est-ce qui fait l’écrivain ?
Le support en papier ?
Son contenu ?
Le fond ou la forme ?

C’est le lecteur.
Pas l’éditeur.

La seule chose qui compte, après qu’on ait écrit, c’est d’être lu.

A défaut d’être éditée, j’ai toujours été lue. Sur internet.

A suivre…

© gaelle kermen 2010

Trous de Mémoire de Benoist Rey

A l’occasion des Trente ans de l’Auberge de Montfa fêtés aujourd’hui, 1er mai 2010, je publie mes notes bibliographiques, écrites lors de la lecture des deux tomes de TROUS DE MEMOIRE de Benoist Rey, qui refait là-bas sa fameuse recette de « Tête de Veau sauce Benoist« .

Ma base de données bibliographiques Bento (FileMaker) a les champs suivants :

Date de création TITRE Auteur Editeur Lieu d’édition Pages Type de livre Appréciation Prix Origine ISBN Mots-clés Taille Année d’édition Langue

De Livres

10 déc. 2009   LES TROUS DE MEMOIRE tome 1 Benoist Rey les éditions libertaires 17 St-Georges d’Oloron 160 autobio 12€ bibli Montfa Jean-Yves 2-91-4980-24-8 guerre d’Algérie, Egorgeurs, livre, 14 x 21 cm 2006 française

Premier tome des trous de mémoire, son enfance et sa jeunesse à Paris, sa guerre d’Algérie, ses engagements, ses amitiés, ses rencontres.

J’ai eu l’occasion de croiser deux de ses amis : le dessinateur-auteur-acteur Roland Topor lors d’un vernissage en 66 ou 67, boulevard Saint-Germain à Paris (c’est peut-être dans aquamarine ou dans mes cahiers ?) et l’éditeur-écrivain Jacques Vallet, que j’ai vu récemment à Kerandrege, village voisin du mien, et à qui j’ai permis de retrouver ses articles inédits des années 70-80 écrits sur Atapi en code ascii, en leur mettant simplement l’extension .TXT.

Le monde est petit. Mais ces gens sont des grands. Un jour, ils feront partie des classiques, comme l’ont été les écrivains de la Beat Génération, la génération avant eux, aux Etats-Unis, étudiés désormais dans les Collèges et les Universités. Respect.

Le style de Benoist est rapide, morcelé, comme l’a été sa vie. Pas de temps en digression, il va à l’essentiel. Son témoignage sur la guerre d’Algérie sera sûrement un classique. A lire.

Jacques Vallet va m’apporter les articles de Benoist Rey publiés dans sa revue Le Fou parle.

Ces deux livres sont précieux, ils sont dédicacés de la main de Benoist Rey. C’est Jean-Yves Baduel qui me les a confiés, ils les a trouvés dans la bibliothèque de l’auberge, immense. Il tenait à ce que je les lise au cours de mon séjour à Villemagne en décembre 09, car il était impressionné que j’aie pu lui fournir autant d’informations sur « son » auberge après qu’il m’eût téléphoné pour me demander comment il pourrait en retrouver l’histoire. Je pensais à une histoire ancienne, en fait l’histoire avait trente ans. A suivre…

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De Livres

10 déc. 2009  LES TROUS DE MEMOIRE tome 2 Benoist Rey les éditions libertaires 17 St-Georges d’Oloron 160 autobio 12€ bibli Montfa Jean-Yves 978-2-914980-50-0 guerre d’Algérie, Egorgeurs, livre, 14 x 21 cm 2006 française

Ce second livre est non moins précieux puisqu’il est dédicacé à Pierrot, celui qui a repris l’auberge en l’an 2000, jusqu’à la céder à Jean-Yves, dit Le Chat, cet automne 2009.  Ce tome est entièrement consacré à l’histoire de l’auberge de Montfa en Ariège que Benoist Rey a créée et fait tourner du 1 mai 1979 à l’an 2000.

Moi je vais déjà retenir une table pour la Tête de Veau sauce Benoist que Benois Rey viendra lui-même faire ce jour-là à l’auberge. C’est dans le contrat de gérance. Beau programme.  Et le 1 mai 2010 fêtera les trente ans de l’auberge.

C’est l’Ariège vers Daumazan, moins montagneuse que la nôtre, celle du Bosc au-dessus de Foix où j’ai eu mes deux filles aînées avec Jean-Claude Portet. Nous sommes arrivés dans la région à un ou deux ans de décalage.

Ce n’est pas tout à fait ainsi que nous avons vécu l’Ariège, même si beaucoup de gens des communautés avoisinantes passaient aussi chez nous.  Et les travaux d’Hercule incessants entrepris par Benoist sont à l’opposé de mon défi de tout reconstruire seule, en ermite, mon domaine breton.

Le résultat doit être très différent, puisqu’il y a une piscine, un centre culturel etc. Jamais à court de projets, d’idées, de coups de gueule, de libertés, le Benoist !

J’aime beaucoup « La supplique aux cochons » qu’il a élevés et sacrifiés pendant son séjour à Montfa. Tout est pantagruélique chez Benoist et j’aime ça, cette force de vie qui passe par l’art du bien manger et bien boire des grands vins.  J’aime beaucoup ce qu’il a écrit dans le train Toulouse-Paris pour sa maman qui allait mourir. Jacques Vallet avait publié ce billet dans le Fou parle.

L’autre jour Jean-Yves, en me remettant le livre, me disait, après avoir parlé de Jacques Vallet et moi avec Benoist Rey au téléphone :

—Tu vas sûrement retrouver des gens que tu as connus.

Lecture faite, non : Benoist est né en 1938 comme mon frère aîné Youennick, qui a fait la guerre d’Algérie (et en a aussi été transformé à vie). Nous ne sommes pas de la même génération. Je suis née en 46, après la guerre. La seule personne du livre que j’ai connue est Dominique Maurin en 71, quand je faisais des reportages pour France-Culture, lorsqu’il jouait avec Annie Duperey au Théâtre de le Ville à Paris La guerre de Troie n’aura pas lieu de Giraudoux. Dominique est à Montfa au moment du suicide de son frère Patrick Dewaëre et c’est Benoist qui le lui annonce.

Tout ceci me donne encore plus envie et courage de saisir mes cahiers car j’y retrouverai toutes les notes de mes rencontres parisiennes.

Et bien sûr j’attends avec impatience le mois de mai pour rencontrer en vrai un personnage aussi charismatique que Benoist Rey.

L’auberge est reprise par Jean-Yves Baduel, dit Le Chat, qui est un cuisinier, un chef, d’une grande culture générale. En admirant et respectant l’esprit fondateur, il donnera à l’auberge sa propre dimension personnelle, non moins charismatique.

Post Scriptum : je n’ai pas pu descendre en Ariège pour cette date et ne suis donc pas des leurs en ce jour mythique mais je le suis par la pensée et le cœur. Et par ce modeste « post » ou @rticle.

Pour en savoir plus sur Benoist Rey, voir deux vidéos sur le site de Memoro France :
Les égorgeurs
Ramasser les morceaux
© gaelle kermen 2010

Aquamarine 67 vers l iPad par Smashwords

La sortie de l’iPad est prévue pour demain, samedi 3 avril.

Apple iPad Store product-wifi
Apple iPad Store product-wifi

L’iPad a reçu beaucoup de moqueries, genre « bah il a même pas de prise usb ! », qui m’ont rappelé celles qui avaient accueilli le premier iMac en 1998, genre « bah il a même pas de lecteur de disquettes ! ». Qui utilise encore les disquettes ?

Malgré ça, l’iPad avant sa sortie a déjà changé les comportements, et toutes les grosses entreprises ont prévu d’y être. Même Amazon, concurrent direct, sort son application Kindle pour être lue sur l’iPad. Même Adobe, dont le Flash est méprisé, développe pour l’iPad.

Sauf les éditeurs français qui boycottent Google, Amazon et Apple, au lieu de négocier !!!

Moi, dans mon coin, tranquille, au fond des landes et des bois, je me suis dit que c’était le moment de publier mes écrits sur ce support, sans attendre que des éditeurs français sortent de leur torpeur et comprennent que c’est maintenant qu’il faut prendre la mer.

J’ai trouvé un éditeur californien, qui a tout mis en route, tout est prêt pour la sortie de l’iPad…

Mon premier roman de jeunesse est déjà disponible sur Smashwords :

De Aquamarine67

Book : Aquamarine 67
Author : Gaelle Kermen (gaellekermen)
Publisher : Smashwords Inc.
Published : 2010-03-10
ISBN : 978-1-4523-0101-3
ISBN assigned : 2010-03-28

1 avril 2010 : examen par Apple pour l’expédition sur l’iBook Store

Et je pense déjà à tous mes Cahiers, ceux de chantier et de jardin notamment, que je vais pouvoir publier, avec des illustrations, au format ePub.

Que de projets en perspective !
J’aime vraiment ça !!!

© gaelle kermen 2010

iPad futur outil

Notes prises sur mon profil Facebook au fil de la présentation de la Keynote d’Apple le 27 janvier 2010 à San Francisco et revisitées le 2 avril 2010 la veille de la sortie de l’iPad

L’article d’origine mis en ligne immédiatement après la Keynote est ici : http://kerantorec.wordpress.com/outils/ipad-futur-outil/

Gaelle Kermen | Créez votre badge

http://www.facebook.com/#!/gaellekermen

(Certains liens pris en direct peuvent ne plus être fonctionnels.)

En live de Lyon par welovemac

En direct sur Engadget dont sont extraites les citations en anglais, merci au site.

CNN va diffuser en différé à partir de 19:15 fuseau horaire de Paris-Amsterdam

…….

ça commence, on a demandé d’éteindre les téléphones

bob dylan like a rolling stone ! oh my god

steve jobs sur scene, canapé et guéridon style knoll
so chic

…….

iPad !

iPad
iPad

mêmes apps que sur l’iPhone

mais en plein écran :-)

appel aux développeurs !

good for games

entièrement recyclable, arsenic free, BFR free, mercury free, PVC free system

10 heures d’autonomie

pfffff ça va coûter une fortune,
je vais devoir attendre des années avec mon very very petit budget !

l’avantage sur la lecture des journaux sur l’iPad (ici le New-York Times) c’est qu’on n’aura plus besoin de consommer du papier

sans le Flash : chouette !
on n’aura plus de pubs blings blings à supporter en naviguant

la présentation est impeccable comme toujours sur Mac

format A 4, portrait ou paysage,
confortable pour lire dans son lit, comme j’aime
sans s’abimer le pouce ou les mains à tenir le livre, le garder ouvert

Brushes inside
on peut faire des tableaux avec les doigts pour retrouver notre créativité de la maternelle !

processeur Apple 1 Ghz

http://live.cnn.com/
ça y est CNN démarre avec un grand décalage

et voilà l’iBooks Store et la liseuse iPad : iBooks app

c’est bien plus grand que le Kindle

vraiment comme un livre qu’on feuillette avec le doigt
mais sans le poids

« And the new iBooks application. You can carry literally thousands of books around. »
toute la bibliothèque dans l’iPad
comme déjà notre discothèque dans nos Macs

choix des polices et couleurs pour lire confortablement
les liseuses Kindle et Sony sont en noir et blanc

format ePub ouvert

new tool Page Navigator pour aller sur le net

glissé déposé exponentiel

je vois bien ça dans les mains de mon petit fils de 4 ans et demi

iWorks avec Keynote Pages et Numbers
chaque app d’iWorks = 9,99€ soir 30 dollars les trois, moins cher que la suite à 79 euros actuels sur nos Macs

donc l’iPad n’est pas fait que pour jouer voir des vidéos ou lire mais aussi travailler partout

ça remplace un ordinateur, ça fait tout, sauf le café

750 g de poids, epaisseur 11,5 mm

wi-fi et 3G

fin mars

ici en Europe faudra attendre… juin juillet

iPad 3G débloqué

999$ ?

non 499$ !

alors que le Kindle DX en N&B plus petit avec beaucoup moins de fonctions vaut 489$ !
bravo Apple !!!

« So $499 for 16GB of iPad. That’s our base model. 32GB is $599, 64GB is $799. 3G models cost an extra $130. $629, 729, and 829 with 3G. »

disponible dans 60 jours dans le monde entier

90 jours pour les modèles 3G

on peut avoir un clavier en plus… keyboard dock

à mon sens pas indispensable ou alors on sort de ses fonctions de nomadisme, légèreté et efficacité

c’est un mini ordinateur qui démode tous les autres, même mon cher MacBook

j’attendais ça depuis au moins 15 ans

super confort

ardoise magique

c’est encore mieux que ce que j’imaginais

je suis sûre que ça va redonner le goût de lire

je n’aime plus les journaux ni les revues qui encombrent,
là, ouah !

quant aux livres, j’adopte

et je publie sur ce support, sûr…
c’est mon vecteur d’expression

idéal pour les gamins dans les classes !

superdémocratique, simple pour tout le monde, à prix abordable

mieux qu’un laptop à utiliser sur canapé

« This is a magical device, at a breakthrough price. »

« We’ve always tried to be at the intersection of technology and liberal arts — we want to make the best tech, but have them be intuitive. It’s the combination of these two things that have let us make the iPad. »

11:33AM That’s it. Time for a hands-on!

si les gamins pouvaient n’avoir que ça à emmener à l’école au lieu des livres lourds, chers, qu’il faut renouveler chaque années, sincèrement moi je n’hésiterais pas

j’imagine ça aussi entre les mains de mes vieilles amies (comme entre les miennes) qui trouvent trop lourds les livres à tenir…

affaire à suivre
Ite missa est

© gaelle kermen 2010

28 janvier 2010 La video de l’Apple Event2010 peut être vue sur le site Apple (durée 1:33)

http://www.apple.com/fr/ipad/design/

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© gaelle kermen 2010