Camp NaNoWriMo juillet 2017 : les trucs stimulants pour avancer le projet

Au douzième jour du Camp, je me dis que l’inscription à cet outil de compagnonnage et d’organisation d’écriture n’a pas été vaine. Elle donne un cadre de référence bien plus facile à suivre que les impératifs catégoriques kantiens que je m’imposais lors de la rédaction de mon premier guide pratique Scrivener plus simple pour Mac.

J’ai dépassé les 12 000 mots ce midi et donc rattrapé les deux jours sans écriture de la première semaine. En me posant chaque matin pour deux heures, j’avance naturellement, sans effort.

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Je me sens décontractée et concentrée, tout en continuant à faire les autres projets en cours, non moins impératifs, comme trouver un chaumier pour réparer la toiture de ma longère bretonne ou entretenir le domaine à une époque de l’année où les branches prennent facilement un mètre cinquante à deux mètres en moins d’un mois, où tout déborde de tous côtés et pourrait devenir claustrophobant si je n’y mettais bon ordre à l’aide du sécateur, de l’ébrancheur ou de la scie japonaise d’élagage. Sans parler des travaux de menuiserie entrepris pour changer un volet ancien, le recycler en portillon pour le jardin d’écriture d’une amie et copier l’ancien pour en faire un neuf.

Je me sens très à l’aise par rapport à tous les précédents projets que j’ai menés à bien, soit la publication de onze livres en quinze mois, dont un au moins fait plus de six cents pages, puisqu’il contient trois guides, avec de nombreuses illustrations. Les neuf derniers ont tous été écrits, construits et vérifiés sur l’application Scrivener pour iOS (disponible en anglais sur le site iTunes d’Apple).

Qu’est-ce qui me donne cette sérénité ? Sans doute l’expérience des précédentes publications, tant il est vrai que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, en écrivant qu’on devient écrivain, en publiant qu’on devient éditeur. Sans doute aussi l’utilisation d’un outil nomade que je maîtrise bien désormais, car je l’utilise comme unique support d’écriture : Scrivener for iOS, dont j’espérais beaucoup il y a un an quand je l’attendais, mais qui m’a donné bien plus que je ne l’aurais oser l’imaginer, soit une totale liberté d’écriture, partout où l’inspiration arrive, à chaque moment qu’une idée se forme.

Mais il y a en plus le cadre du Camp NaNo qui propose de nombreux trucs stimulants. Le NaNoWriMo a été conçu par des gens qui pratiquent l’écriture, qui en connaissent les failles et les faiblesses. Les risques d’abandonner en route un roman ou un essai  étant très courants, ses créateurs nous envoient chaque jour un mail d’encouragement. On peut aussi correspondre avec des camarades de cabane ou des potes (pote vient du breton paotr, gars) d’écriture, des « buddies » (buddy est le diminutif de brother, frère en anglais). Ma cabane m’a été choisie de façon aléatoire par le site, puisque je ne connaissais personne, mais je commence à correspondre avec quelques filles qui écrivent en même temps que moi, aux Etats-Unis, et j’ai été contactée par une jeune étudiante Erasmus en Pologne, qui m’a trouvée sur mon blog. Nous sommes « buddies » ! Elle a 21 ans, moi j’en ai 71,  un demi-siècle nous sépare, mais nos bateaux sont sister-ships, nous naviguons de conserve, au-delà de l’espace,  l’esprit est commun.

Dans les trucs stimulants, je relèverai deux d’entre eux :

  • les NaNoSprints lancés sur Twitter
  • les rendez-vous hebdomadaires d’une heure pour écrire ensemble.

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Ce mercredi 12 juillet a lieu le deuxième rendez-vous. Il est calé sur l’heure de la Californie, mais un lien renvoie à une conversion du temps selon les zones horaires.

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Pour ma zone horaire, le rendez-vous de 1 heure de l’après-midi en Pacific Zone Time serait à 22 heures ce soir.

Comme je me lève quand le merle chante au pignon de ma chaumière et que les oiseaux lui répondent depuis les grands frênes voisins, à 22 heures j’ai passé l’heure où la grive musicienne lance ses dernières trilles au plus haut sommet des grands arbres derrière le village. Je suis comme les poules, je m’endors avec le soleil couchant.

Mais, si je suis encore vaillante, après cette belle journée d’été où j’ai déjà écrit plus de 4000 mots, j’essaierai de suivre le jeu de l’écriture en une heure, en pensant que de nombreux auteurs feront la même chose, tout autour du monde. Ce qui est une belle vision de la planète.

Pour les NaNoSprints, c’est trop stressant pour moi, c’est l’application via Twitter de la méthode Pomodoro, vingt-cinq minutes d’écriture, dix minutes de pause. J’ai essayé, ça ne me va pas du tout. Je connais bien mes rythmes, je suis efficace quarante-cinq minutes avec pause de dix à quinze minutes, deux fois, et, en deux heures, j’ai fait l’essentiel de ma journée. Une session de vingt-cinq minutes ne m’est pas naturelle, elle casse mon élan, castre mon inspiration.

NaNoSprints donne le départ de la session et des mots pour soutenir l’inspiration. Je sais ce que j’ai à écrire, donc ce n’est pas une méthode dont j’ai besoin. Et puis, quand j’écris, je ne suis pas branchée sur Twitter.

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Mais ces techniques peuvent convenir à d’autres. Si ça vous tente, voici les liens :

https://twitter.com/NaNoWordSprints

https://fr.wikipedia.org/wiki/Technique_Pomodoro

Quelle que soit la méthode employée pour se stimuler, seul le plaisir d’écrire compte, quand vous sentez le bien-être vous saisir d’avoir fait ce que vouliez faire. Une sensation d’épanouissement, d’accomplissement. Quasiment orgasmique, quoi !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 12 juillet 2017


Auteur des guides Scrivener plus simple pour Mac, Windows, iOS, disponibles en tous formats numériques sur les principales librairies en ligne.


 

Camp NaNoWriMo juillet 2017 organisation du projet

Le programme défini pour le Camp est un exemple concret et aussi une mise en abîme, qui me donne un peu le vertige.

J’écris souvent mes réflexions dans mon Journal de Vie, au quotidien. Parfois, je me dis que cela concerne complètement le sujet du livre enregistré dans le Camp de Juillet 2017. Alors je copie un paragraphe, parfois plus, et je le colle dans un nouveau chapitre du livre. Tout se fait avec facilité et fluidité sur l’iPad. Je vois déjà, au 4ème jour de Camp, avancer mon projet de guide pratique sans fatigue, sans me prendre la tête dans les mains comme le Penseur de Rodin.

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Bien sûr, ce ne serait peut-être pas la même chose pour un roman, où il faudrait déterminer qui fait quoi, le passé des personnages, les lieux de l’intrigue. Mais tout peut servir.

Un modèle de roman pour le NaNoWriMo traduit en français

Vous pouvez trouver un modèle de roman conçu par Scrivener pour le NaNoWriMo traduit en français sur le site de autoedite.net qui assure des formations au logiciel Scrivener pour Mac ou Windows : http://autoedite.net/modele-scrivener-camp-nanowrimo/

Références personnelles

Depuis que j’ai acquis iPad et iPhone, après la sortie de l’application Scrivener for iOS, en août 2016, je n’écris plus que sur ce support nomade. Mes références seront donc essentiellement liées à cet outil d’écriture qui a libéré ma créativité dans des proportions que je n’aurais jamais imaginées. Par contre, je fais toujours la vérification générale et les corrections finales sur les logiciels Scrivener pour Mac et Windows.

Organisation du travail

Le fait de m’inscrire dans le Camp m’a donné un cadre de travail et une obligation de résultat. Je suis heureuse et rassurée de me tenir à un projet défini et structuré, au lieu de prendre des notes sur plusieurs projets à la fois, sans en mener aucun à bien. Je le vois en ouvrant mon Scrivener d’iPad ou d’iPhone : plusieurs projets attendent, des articles qui sont moins d’actualité à force d’en différer la publication. On finit par ne plus voir ce qu’on a sous les yeux et à ne rien avancer. C’est ainsi qu’on apprend.

Je ne dois garder sur Dropbox, dans le dossier SCRIVENER créé au départ, que ce qui est utile dans l’immédiat. C’est à vous de choisir votre dossier lors de la session de Dropbox Settings quand vous enregistrez Scrivener sur iOS (voir mes articles de blog ou mes guides sur Scrivener).

Les autres projets peuvent être mis en attente dans le dossier du Mac ou du PC de Bureau, mais ne doivent pas apparaitre sur l’iPad, où je travaille le plus souvent, l’iPhone servant surtout à prendre des notes lorsque je me réveille et que je veux juste ajouter une idée, avant de me rendormir comme une bienheureuse.

Pour bien avancer sur la route, il faut y voir clair. Mettre seulement les projets en cours dans Scrivener et les synchroniser sur tous les supports permet de mieux concentrer ses forces mentales.

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Objectifs du projet

Pour la longueur du projet : j’ai diminué le nombre de mots de 50 000 à 31 000 pour ne pas stresser sur l’objectif à atteindre.  Ce qui fait 1 000 mots par jour, défi facile à remplir. J’écris souvent plus que 1 000 mots tous les jours dans mon Journal de Vie et mon Cahier de Chantier. Disons que c’est un minimum. Si je fais plus de mots, tant mieux. C’est juste une base pour suivre les progrès chaque jour, encouragement notoire à la poursuite des idées.

Et puis, j’écris un guide pratique pour mieux s’organiser. Donc pour gagner du temps. Il ne faudrait pas trop en perdre à lire le livre.

Pourtant, je ne voudrais pas non plus donner à mes lectrices et lecteurs le sentiment de vide, de redondance ou de déjà vu qu’on a souvent dans des guides pratiques, qui compilent ce qui est déjà publié sur Internet.

Je vais axer principalement mes exemples sur des témoignages concrets, tirés souvent de l’histoire personnelle. Après tout, j’ai des années d’expérience derrière moi. On me demande souvent conseil. Je suis arrivée au stade de ma vie où je dois partager mes connaissances et transmettre mes compétences.

Point en cours de route

Au septième jour, il me semble avoir bien avancé la construction globale dans d’excellentes conditions. Je n’ai toujours pas trouvé de camarades de cabanes pour le Camp NaNoWrimo, mais j’ai l’habitude de la solitude du coureur de fond des bois.

Je n’ai pas écrit le sixième jour, j’avais trop de choses à faire en dehors du livre. Mais le repos est aussi salutaire. Je vais relire le projet entier et en entamer la rédaction proprement dite.


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 8 juillet 2017


Articles du blog sur l’application Scrivener pour iOS https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/


Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016 (1ère édition) -2017 (2e édition).

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Camp NaNoWriMo 2017 programme

Au cours de ce mois d’écriture dans le cadre accompagné du NaNoWriMo, je vais noter le journal de mon expérience.

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Programme prévu

Première semaine : organisation

Deuxième semaine : rédaction

Troisième semaine : rédaction

Quatrième semaine : relecture


Feuille de route

Je pense consacrer la première semaine à la structuration détaillée du plan, élaboré en juin sur une carte mentale sur l’iPad 1 qui me sert à penser dans l’écran, via l’application SimpleMind+, disponible sur iTunes comme sur Google Play pour Android.

Point de départ

J’ai téléchargé la carte en OPML sur mon logiciel de bureau Scrivener pour Mac et l’idée de départ est devenu un projet déjà élaboré en chapitres. Ce projet a été enregistré dans mon dossier SCRIVENER sur Dropbox. Je peux y accéder depuis tous mes supports d’écriture, où que je sois, dans mon lit, comme au jardin, en balade au bord de la mer ou en campagne.

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Premier plan au format Texte issu de la Mindmap pour donner une idée de départ au projet

Les trois premiers jours ont été consacrés à l’inscription sur le site du Camp NaNoWriMo, à la vérification de la structure du plan et à compléter mes notes lorsque j’avais d’autres idées.

Je passerai la fin de la semaine à relire les titres de chapitres pour voir si je fais le tour de la question. Il est probable que je rédigerai déjà certains points, mais ce n’est pas ma préoccupation première.

Un peu d’écriture automatique

Pour l’instant, j’avance un peu en automatique, sans m’inquiéter de la forme, je m’occupe du fond, tendant de répondre à la question principale : quel message dois-je transmettre ?

Quand une idée arrive au cours de cette première semaine, je la note dès que possible dans un nouveau chapitre de mon projet Scrivener. Peut-être ai-je déjà noté cette idée, je ne recherche rien à ce stade, je note, c’est tout, à l’état brut. Avec une description sur la page, une Référence à rechercher en exemple. Ou rien. Juste l’idée pour ne pas oublier que c’est un point de vue utile à la démonstration du livre.

Quand j’en serai au stade de la rédaction, je verrai si l’idée a sa place ou pas. Je taillerai dans le vif plus tard au stade de la réécriture. Pour l’instant, je note.

La rédaction proprement dite

Ensuite, je pense rédiger pendant quinze jours, en me concentrant bien chaque jour sur un chapitre différent, ou plusieurs, suivant l’inspiration et la disponibilité.

Car pendant l’été, je me consacre aussi aux travaux extérieurs, en ce moment, je refais un volet ancien de ma chaumière ; je suis donc en pleine menuiserie et j’aime ça !

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Autoportrait en combinaison Adolphe Laffont et casquette de chantier Dick

La cohérence du projet

La dernière semaine sera consacrée à la révision pour vérifier la cohérence. Je verrai ainsi si le projet tient la route, s’il a besoin d’être scindé en plusieurs livres, concernant divers points de vue.

Je le laisserai sans doute reposer après la fin du mois de juillet, pour passer à d’autres projets en cours. La correction, la réécriture et la révision interviendront plus tard. Pas trop tard non plus. Il est bon de garder le fil.

Prévoir la couverture

Il va falloir contacter mon graphiste pour créer une couverture pour le nouveau guide pratique en cours. Elle est demandée sur le site. J’ai téléchargé la carte mentale, point de départ du livre.

Dès que j’aurai construit le plan développé du livre, je l’enverrai au graphiste pour inspirer sa création. En fin de première semaine, sans doute. Cette étape donne une matérialisation au projet, qui n’existe pas seulement dans la tête, mais prend vie au regard des autres. C’est toujours un moment émouvant de voir le livre revêtir son manteau royal d’intronisation.

Cadre de ce camp NaNoWriMo

C’est une bonne idée de faire cette écriture suivant le mois du Camp NaNoWriMo. L’été est stimulant. Il est bon de se reposer en faisant des balades à vélo pour aller se baigner, comme je puis le faire ici en Bretagne Sud dans de petites criques sauvages où je peux me poser dans un creux de rocher pour travailler sur l’iPad.

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Ecrire en liberté sur l’application Scrivener for iOS : l’outil d’un certain bonheur

Je vous souhaite le même bonheur pour vos propres projets et vous dis à bientôt pour la suite des aventures du Camp 2017.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 6 juillet 2017

P.S. Mine de rien, sans avoir commencé la rédaction, juste en prenant des notes quand viennent les idées, j’en suis à plus de 6 000 mots ce soir. J’ai réduit le projet à 31000 mots, 1000 mots par jour, pour ne pas me mettre trop de pression.

6336 / 31000 (20.44%)

Bonne soirée, belles écritures à vous !


Site du Camp http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen

Applications citées
SimpleMind+ pour iPad et iPhone (disponible aussi pour Abdroid)
Scrivener for iOS pour iPad et iPhone

Logiciel studio d’écriture : Scrivener pour Mac


 

Tracer ses progres d ecriture sur le Camp NaNoWriMo

Suivre ses progrès d’écriture est une bonne garantie pour aller au bout de son projet.
Un petit outil en ligne permet de suivre la progression du livre en mots écrits chaque jour. Le traçage de la progression de la production peut être publié sur un blog.
3266 / 50000 (6.53%)

L’outil complète celui que l’on trouve bien sûr dans le compte du site Camp NaNoWriMo directement sur la page du site à son nom, en haut à Current Word Count. Il suffit de noter là le total de mots du projet en cours, tel qu’on le repère sur nos traitements de texte.


L’actualisation du nombre de mots se fait aussi à la page Edit Project Info sur http://campnanowrimo.org, une fois qu’on a créé son compte, éditer ses infos personnelles et celles de son projet d’écriture.



Des statistiques apparaissent en cliquant sur My Camp NaNo au-dessus de la photo, en bas : Stats.

Ou dans l’édition du comptage des mots par jour dans Edit Word Counts by Day.


Et bien sûr on trouve les mots écrits chaque jour en consultant le tableau des objectifs sur le traitement de texte utilisé pour le Camp de Juillet. Pour moi, c’est Scrivener, pour bureau fixe ou nomade.


Scrivener pour iPad et iPhone

Dans n’importe quelle page, en mode d’écriture, on clique sur le nombre de mots de la page (en haut sur l’iPhone, en bas sur l’iPad) pour faire apparaître les objectifs du projet (Targets et Draft) : on note le total des mots écrits du projet par rapport aux nombres de mots déterminés au départ. Par standard, un roman américain est au minimum de 50 000 mots. C’est la base que je me suis fixée aussi, mais qui peut changer en cours de route.
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Scrivener pour Mac

Dans la barre de menu, on va dans Projet —> Afficher les objectifs du projet.


Scrivener pour Windows

Dans la barre de menu du haut, on va dans Projet —> Cibles du projet.

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On reporte la somme dans le champ number de Progress sur le site http://honorless.net/progressbar.htm


C’est un peu obsessionnel, j’en conviens, mais on a besoin de rituels un peu bêtes pour avancer la création. Un peu comme un encouragement virtuel, un engagement personnel. Déjà, je constate qu’ayant commencé cet article hier, ce matin en allumant le notebook pour voir ce que ça donne sur Windows, je vois que j’ai écrit 848 mots, alors que cette première semaine de Camp est réservée à la structuration du plan, pas encore à la rédaction. Mais quand une idée arrive, je la note tout de suite.A bientôt, pour la suite de l’écrit dans l’écrit. Une sorte de mise en abîme.

Belles écritures estivales !
Gaelle,
Kerantorec, le 4 juillet 2017

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016-2017.

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Camp de juillet du NanoWriMo 2017

Une nouvelle aventure commence, celle du Camp de juillet du NaNoWriMo 2017.

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Qu’est-ce que le NaNoWriMo ? Littéralement c’est le National Novel Writing Month, le mois national d’écriture d’un roman, ainsi qu’on peut le voir sur le site du mouvement : http://nanowrimo.org/ , dont voici une capture de l’écran d’accueil (tout est en anglais).

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J’ai connu le NaNo en travaillant sur mes guides Scrivener. Le logiciel avait été testé sur le NaNoWriMo de novembre 2007 (ou 8). J’ai eu l’occasion de suivre les blogs d’auteurs utilisant Scrivener lors du mois où ils se concentraient sur l’écriture dynamique de leurs romans. C’est une communauté d’auteurs pour se stimuler et se soutenir le cas échéant. Le mouvement national parti de Berkeley en Californie est devenu mondial par la grâce de l’Internet.

Je n’écris pas de roman à vrai dire, j’ai hésité le matin du 1 juillet à m’inscrire, prenant les choses stricto sensu, mais j’ai trouvé le champ Non Fiction dans les catégories d’écriture et je me suis lancée. Il me semble que ce sera stimulant de reporter chaque jour les statistiques données par Scrivener, de voir la progression de mon travail en ligne. Avoir un engagement public permet aussi de se donner un cadre avec des rendez-vous, des bilans, des dates butoir.

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Pour écrire ce nouveau livre, j’utilise avec un immense bonheur renouvelé l’application Scrivener for iOS, sur mon iPad mini 4 (pour l’écriture fluide par chapitre) et sur mon iPhone 5c (pour la restructuration du plan, la révision, ou la prise de notes en dictée). J’avais conçu la carte mentale du nouveau projet en juin sur SimpleMind+ sur le vieil iPad historique de 2010. J’ai fait des coins d’écritures dans mon jardin pour être confortablement installée. C’est parti pour de nouvelles aventures !

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Le principe du Camp de juillet est celui du camping, on peut retrouver d’autres auteurs autour d’un feu de camp virtuel dans une cabane (Cabin). Je n’ai pas encore trouvé de cabane francophone. Je suis une sauvage qui vit en ermite auprès des bois, non loin de la mer, du genre à ne pas supporter de contraintes extérieures. Mais je crois en la force de l’esprit dans une dynamique synergique. Si l’aventure vous intéresse, on peut faire une cabane.

Voici mon adresse de camp : http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen

Twitter : https://twitter.com/gaellekermen

Facebook : https://www.facebook.com/gaellekermen

Le NaNoWriMo doit rester fun, dit une conseillère qui nous envoie des mails de soutien. L’écriture est et doit rester un plaisir.

Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 3 juillet 2017

***

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016. Une deuxième édition a été publiée en 2017.

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Scrivener pour Mac : une expérience sur un roman

Comment une amie, qui écrit encore à la main, qui n’a pas l’internet et n’est pas aussi geek que moi, a pu retravailler le document Word de son roman en dix jours sur Scrivener pour Mac dans mon beau bureau conçu pour le confort d’écriture.


Ces derniers jours, j’ai prêté mon bureau à une amie pour retravailler le manuscrit d’un roman dont une partie avait été écrite à Kerantorec, inspirée par un événement de mon histoire. Nous ne nous étions pas vues depuis plusieurs années. Elle revenait m’annoncer que son roman allait être publié en septembre et elle souhaitait photographier ma prairie, pour la photo de couverture.

Nous avons refait le parcours du roman et, d’instinct, je redevenais le personnage qu’elle a fait de moi dans certains chapitres, une druidesse initiée par la nature.

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En fait, elle était aussi bloquée pour retravailler le manuscrit sur un notebook qu’on lui avait prêté avec Word et avait besoin d’aide. Je dois préciser qu’elle a trois ou quatre ans de plus que moi et qu’elle n’a pas été geek comme je le suis depuis le début des années 90. Elle n’a donc ni ordinateur ni internet et elle a découvert chez moi une terra incognita, un nouveau monde dont elle ignorait tout, ses informations étant données par la radio, la télé, et le journal local. Elle écrit encore à la main, ce qui pour moi est aussi exotique que si je devais écouter de la musique sur un phonographe en 78 tours.

J’ai téléchargé son manuscrit sur mon Mac mini et restructuré le document .doc sur Scrivener pour Mac. Elle a très vite intégré les manips nécessaires pour travailler son texte, après une rapide formation de ma part. Elle s’est mise au boulot dans mon bureau, émerveillée du cadre de travail où tout est fait pour le confort d’écriture. J’avoue que j’étais assez fière de voir mes bureaux et bancs, réalisés par mes petits bras musclés, aux bonnes hauteurs, lors des belles saisons 2011 et 2014, être utilisés et appréciés par d’autres que moi. Cette chaumière a été longtemps été une maison d’artiste, elle redevenait une maison d’écrivain.

Mon bureau était disponible. J’avais publié cinq livres depuis le début de l’année, je prenais un peu de recul avant d’entamer le suivant. J’avais des travaux de jardin à faire, il faisait beau, j’écrivais dehors sur mon iPad quand une idée me venait. Nous partagions certains repas, d’autres pas, pour ne nous sentir obligées à rien, afin de garder nos concentrations mutuelles et nos rythmes personnels.

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Ces dix jours étaient particuliers, puisque le dimanche nous devions voter au premier tour des élections présidentielles 2017 et que c’était la semaine d’une grande marée au coefficient de 110 que je ne voulais pas rater. Nous avons donc fait quelques sorties, ce qui était excellent pour notre équilibre physique.

Mon amie a terminé hier son roman. Elle a fini les corrections qu’elle voulait apporter. Nous avons fait un premier formatage, allons laisser reposer trois jours et ferons les corrections sur Antidote mercredi avant d’envoyer le manuscrit à son éditrice parisienne. En quinze jours, elle aura ainsi terminé son livre, alors qu’elle pensait y consacrer les trois ou quatre prochains mois.

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Elle a été émerveillée par l’outil Scrivener sur Mac. Les chapitrages lui ont permis de reprendre chaque scène en se concentrant sur les détails. La relecture sur l’iPad1 que je lui ai prêté lui a permis de vérifier la cohérence globale du roman dans son déroulement logique et de faire les dernières modifications.

Elle va oublier ses mauvais outils pour s’acheter un iPad pro et Scrivener for iOS. Quand on veut écrire, il faut de bons outils. C’est comme en mécanique, en menuiserie, jardinage ou cuisine. Après, le talent, l’imagination, l’inspiration, la méthode et la pratique font le reste.

Mon amie a eu l’impression de travailler sur un Stradivarius. Elle espère que la musique sera à la hauteur de l’instrument. Verdict à la rentrée littéraire.

Gaelle Kermen
Kerantorec, 3O avril 2017


Lien aux pages sur Scrivener pour Mac

Manip pour structurer un document Word dans un nouveau projet Vide Scrivener

  • faire un # hashtag devant chaque tête de Partie, de chapitre et de scène
  • organiser les Parties et chapitres en dossiers
  • glisser les textes dans chaque dossier
  • retravailler le manuscrit pas à pas

Lien aux pages de mes chantiers sur le blog kerantorec.net

 

Recette facile du tiramisu

C’est un dessert facile à faire, sans cuisson, avec montage d’un appareil au sucre roux, jaunes d’œufs, crème de mascarpone, blancs battus en neige,  trempage de biscuit dans le café, et juste un repos au froid.

Ingrédients (pour 6 personnes)

pour un pot de mascarpone de 250 g
3 œufs
100 g de sucre roux
24 biscuits cuiller
1/4 de litre de café très fort
Un peu de vin de pêche ou d’alcool genre marsala ou rhum à défaut
du cacao amer en poudre

Outils

Robot pâtissier pour mélanger le sucre et les jaunes d’œufs mais un cul de poule et un fouet manuel font aussi l’affaire
Outil fouet
Mini batteur pour monter les blancs en neige ferme
un plat haut et des verrines

Pour mieux m’organiser, j’essaie de préparer tous les ingrédients avant de commencer la recette, les trois œufs, peser les 100g de sucre, et d’avoir tout à porter de main., sortir les paquets de biscuits à la cuiller.

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Avant, j’avais fait du café très fort dans ma petite cafetière Mélior, que j’ai depuis les années 70, un bon outil. J’ai laissé refroidir le café, au moment de l’utiliser j’ai ajouté du vin de pêche de ma composition de l’été dernier, ce qui me semblait le plus proche du vin de Marsala de la recette classique. Le principe est de prendre ce qu’on a sur le chantier, sans aller courir au supermarché.

Préparation 15’ ou plus selon habileté (moi c’est toujours plus)

J’ai mis les blancs d’œufs dans une chope à bière en grès qui me sert à bien monter mes blancs quand je n’en ai pas beaucoup avec le petit fouet électrique ou à faire mes mayonnaises (un vieil appareil Philips qui marche toujours bien).

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J’ai vidé le sucre roux dans le bol du robot pâtissier avec les jaunes d’œufs. J’ai fait blanchir le mélange (vitesses de 1 à 2). J’ai ajouté le pot de mascarpone et j’ai mélangé à petite vitesse.
Dans la chope, j’ai monté les blancs le plus ferme possible. Je les ai ajoutés à la crème du bol : sucre roux, œufs et mascarpone. J’ai mélangé à la spatule à main. Délicatement, on dit.

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J’ai tapissé le bas de mon moule (un ancien moule à cake breton que je garde pour les tiramisus) en trempant les biscuits cuiller dans le café froid aromatisé à mon vin de pêche.

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J’ai coulé une couche de crême. J’ai ajouté une couche de biscuits, puis une couche de crème. J’ai fini par soupoudrer du cacao pur.
J’ai fait la même chose dans quatre verrines pour terminer la crème.
J’ai mis au froid au moins quatre heures.

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J’ai congelé les verrines pour avoir de bons desserts prêts pour une période d’écriture intensive, quand je n’ai plus le temps de faire de cuisine, mais que j’ai besoin pour restaurer mes forces de manger de bonnes choses, dont je connais la composition.

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Voilà, c’est une des recettes faciles à faire de mon répertoire de cuisine que je suis contente de partager avec vous. Si j’y arrive, tout le monde peut y arriver. Bon appétit !

Tiramisu

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 17/04/2017

Recette facile du cake aux fruits confits sans levure chimique

J’ai réussi à faire un cake aux fruits confits. Comme je suis du genre Garcimore* dans mes recettes, je n’ai pas pris de photo en cours d’élaboration, persuadée que ce serait raté. Mais non, c’est très bon !

Cake aux fruits confits

Ingrédients

Œufs pesés cassés dans le bol du robot pâtissier
Mesurer même poids de :

  • Farine
  • Sucre
  • Beurre (en Bretagne, nous l’utilisons salé)
  • Macédoine de fruits confits (Vahiné)

Temps de repos au froid : au moins 2 heures, éventuellement la nuit

Temps de cuisson : 10′ à 240°, 30′ à 180°, 10′ à 140°


Comme je ne suis pas très douée en pâtisserie, j’ai oublié la levure. Pourtant le cake a bien levé et il est très bon.

Voici la recette.

Je n’avais que deux œufs, je les ai cassés dans le bol du robot pâtissier sur la balance tarée. Le poids était de 114g, j’ai mesuré le même poids de farine, de sucre et de beurre.

En fait, c’est une sorte de quatre-quarts avec des fruits confits en plus. La petite boite de fruits confits pesait la même valeur, donc, c’est plutôt un cinq-cinquième.

J’ai d’abord bien blanchi les deux œufs avec leur poids de sucre, lentement, puis de plus en plus vigoureusement, au fouet. J’ai ajouté la farine, le beurre et les fruits confits, j’ai fait tourner l’appareil jusqu’à belle homogénéité.

C’est alors que j’ai eu l’idée de vérifier les recettes et J’ai vu quelles avaient de la levure. J’ai pris le risque de n’en pas mettre. Mon appareil n’était pas très important, il lèverait peut-être. Par contre, j’ai vu qu’un cake était meilleur quand on laissait reposer la pâte au froid au moins deux heures, éventuellement du sour au lendemain.

J’ai beurré et fariné un moule de taille idéale, récupéré d’un récent achat de brioche (sur le principe : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme et se recycle).

J’ai laissé au frigo le temps d’un meeting de Mélenchon, au moins deux heures, c’était le discours de la paix de Marseille le 9 avril 2017 sur le Vieux-Port. Sortant de là, émue, bouleversée, stimulée, il m’était bon de chauffer le four pour faire un bon gâteau. C’est ça la paix, cuire un gâteau en sachant que si quelqu’un frappe à la porte, ce sera un ami.

Jean-Luc Mélenchon au Vieux Port de Marseille, discours sur la paix

J’ai d’abord saisi le cake à température maximale de mon four, pendant dix minutes. Le temps d’aller tailler des millepertuis qui bouchait un passage vers la terrasse de l’ouest.

J’ai réduit le feu à180° pendant trente minutes, et encore un peu plus bas à 140° pendant dix minutes.

Le cake avait d’abord bruni, puis il avait bien gonflé, sans levure chimique.

J’ai démoulé. Le cake est parfait.

Conclusion

C’est vraiment une recette facile si on part du poids des œufs qu’on a en cuisine.
Et pendant la cuisson, j’ai bien taillé ma haie. J’ai avancé la remise en état printanière de mon domaine.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, 9 avril 2017

*Garcimore ratait souvent ses expériences : fiche Wikipedia

Vidéo du Meeting de la paix de Marseille

Poème de la paix de Yannis Ritsos, lu en fin de meeting par Jean-Luc Mélenchon

Recettes naturelles : ail des ours en salades et pesto

Plantes sauvages comestibles : ail des ours en pesto et salade mode lyonnaise

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Soleil d’hiver entre les branches sur l’ail des ours nouveau (entre des arums sauvages)

L’ail des ours est une plante commune de sous-bois humides que je ne connaissais pas, jusqu’au printemps dernier (Pentecôte 2015), quand  une amie allemande en vacances au Pouldu (sur les pas de Gauguin) m’a apporté une salade confectionnée par ses soins, délicieuse, juste taillée en julienne avec sel et huile.  C’était si bon qu’elle m’en a apporté des plants trouvés dans un bois voisin de son gîte. Elle les a plantés elle-même et en fin d’hiver, j’ai eu le bonheur de voir que les plants s’étaient naturalisés au point de s’étaler sur un bon carré.

Une plante à ne pas confondre avec muguet ou colchique

Je ne connaissais pas cette salade naturelle, parce que je la confondais avec le sceau de Salomon que je savais toxique, je ne m’en approchais donc pas. En fait cette plante peut surtout être confondue avec le muguet, les feuilles se ressemblent, mais les fleurs ne sont pas des clochettes, plutôt des étoiles blanches (je mettrai des photos quand les plants seront en fleurs, d’ici quelques jours). Le muguet est toxique. Il paraît que l’ail des ours peut être confondu avec les plants de colchiques. Je n’en ai pas chez moi. Pas de risque. Si, encore un : j’ai beaucoup d’arums sauvages dans mes sous-bois et l’endroit où Pauline a planté les plants d’ail des ours l’an dernier est entouré ou même envahi d’arums. Il faut veiller à cueillir les feuilles une par une pour ne pas arracher en même temps des feuilles d’arums,  mais les formes ne sont pas du tout semblables, évasées pour les arums, effilées pour les aux des ours.

Pour reconnaître l’ail des ours

Il faut froisser les feuilles pour s’assurer qu’elles ont bien l’odeur de l’ail, très forte et parfumée, et on peut la goûter. Le goût de l’ail est présent.

Pourquoi des ours ?

Parce que cette plante sort de terre à la fin de l’hiver, comme les ours quand ils sortent de leur hibernation. Ça tombe bien, c’est l’époque où je sors aussi de la mienne, où j’écris moins longtemps dans mon lit, où je sors au jardin, où je commence à évaluer les dégâts des tempêtes sur les grands arbres du domaine, où j’envisage ce qui doit être élagué ou abattu, avant la remontée de la sève printanière. L’ail des ours donne de la force, de l’é nergie et des vitamines. Je vais en faire mon miel, comme dirait l’ours.

Salade d’ail des ours

L’an dernier, Martina m’avait apporté une salade d’ail des ours, dont je m’étais régalée, les feuilles taillées en julienne, assaisonnée de sel et arrosée d’huile de tournesol. Très simple, vitaminée et goûteuse.

Ce printemps, j’en fais des salades, soit je les mange seules, soit je les complète d’autres crudités (mâche, salade feuille de chêne ou batavia, ou carottes, ce que j’ai sous la main) ou cuitdités (betteraves rouges).

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Salades de fin d’hiver : houmous maison et ail des ours

Salade d’ail d’ours à la lyonnaise

J’ai gardé de mes séjours en Haute-Savoie autrefois, en périodes d’hiver, le souvenir des salades lyonnaises. Hier, j’ai accommodé mes feuilles d’ail des ours avec ce qui me restait de mâches (du panier AMAP partagé par les voisins) avec un œuf mollet coulant à souhait et un reste de lard rôti (plat culturel dans cette partie de la Bretagne, auquel je sacrifie de loin en loin).

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J’ai mélangé bouquets de mâche et feuilles d’ail des ours, un peu lacérées, arrosées d’un peu de vinaigrette moutardée. J’ai cassé l’œuf dans une eau frémissante vinaigrée. Une minute à deux, pas plus, en reformant le blanc autour du jaune. J’ai laissé l’œuf dans l’eau hors du feu, le temps de faire sauter rapidement le lard rôti et les croutons déjà prêts (j’en ai toujours d’avance, faits avec du pain sec, passé au four avec un peu d’huile d’olive).

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J’ai versé le lard et les croutons sur la salade de mâche et ail des ours, puis j’ai séché l’œuf sur un papier absorbant avant de le poser délicatement sur l’assiette. J’ai ouvert l’œuf. Il a coulé comme la source du monde.

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Plateau dehors au soleil sur la terrasse, comme 345 jours par an minimum, avec un petit merlot. Tranquille. Bonheur simple.

Pesto d’ail des ours

Comme j’avais cueilli toute les belles feuilles de mon carré d’ail des ours au fond de la prairie, avant que la floraison se fasse, j’ai fait un pesto avec le reste.

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Les ingrédients du pesto

J’ai suivi la recette de mon amie allemande, artiste-peintre de Francfort, Pauline le Theix, en changeant les ingrédients suivant les ressources de mes placards. Elle utilise des noix, je n’avais que des noisettes, ça va bien quand même. On peut utiliser aussi des pignons comme dans le pesto de basilic.

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Mixage du pesto à la moulinette Moulinex

Deux pleines mains de feuilles, une à deux gousses d’ail, de l’huile de tournesol (ou d’olive, selon les goûts), du fromage dur râpé genre Gran Padano. J’avais du parmesan râpé, ça va bien aussi. J’ai mixé l’ensemble et j’ai mis dans deux petits pots. Je les ai couverts d’huile pour protéger la surface de l’oxydation. Je les garde au frigo, car je vais les manger rapidement.

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Conservation

On peut aussi congeler ce pesto dans des portions individuelles comme des bacs à glaçons.

 

Attention à ne pas confondre

Ressemble au muguet et aux colchiques. Vérifier que la plante a l’odeur et le goût de l’ail. Nervures parallèles de la feuille allongée.

Pour les végérariens

Bien sûr, la salade est aussi délicieuse sans lardons. On peut remplacer par des fruits secs, des noix, des noisettes.

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L’hiver est fini. Faites le plein de vitamines avec les salades naturelles ! Bon appétit printanier !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, 1 avril 2017

P.S. 26 avril 2017

L’ail des ours est en fleur. De jolies petites sommités étoilées, délicates à la vue, aillées au goût, parfument agréablement les salades printanières.

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  • Certaines plantes protégées ne doivent pas être arrachées pour être plantées ailleurs. Les jardinier(e)s ont beaucoup de mal à se priver de prélever des boutures pour acclimater de nouveaux plants chez eux. Ce n’est pas toujours une bonne idée : j’ai rapporté il y a onze ans un morceau d’une branche de saule lors d’une promenade au Manoir de Kernault, près de Quimperlé, 29300, au bord d’un ruisseau. Je crois que je vais devoir couper ce saule qui a pris et est maintenant trop proche de ma petite chaumière. La force de la nature m’impressionne toujours. Un simple bout de bois vivant de quinze centimètres est devenu un arbre de plusieurs mètres, pourtant je l’ai soigneusement taillé chaque hiver…
  • Les vertus de l’ail des ours
  • Pauline le Theix sur Pinterest

Scrivener : le point sur les publications numeriques 3 plateformes 3 formats

Lorsque j’ai découvert les immenses possibilités de Scrivener, en janvier 2015, il dormait sur mon Mac mini depuis plus de six mois et  je n’avais pas encore ouvert le capot pour voir le moteur, je n’imaginais pas tout ce qui est arrivé ces deux dernières années. J’avais pourtant toujours écrit, mais jamais je n’avais aussi bien lié l’outil à son résultat, sauf, peut-être, lorsque je faisais mes premières publications sur Internet, il y a vingt ans avec le logiciel wisiwig (ce que je vois est ce que j’obtiens) Adobe Page Mill, qui était un formidable outil d’écriture et de publication html pour Macintosh, dans les années 90.

En janvier 2016, j’ai publié le premier guide Scrivener plus simple pour Mac, le guide que j’aurais aimé trouver moi-même quand j’essayais de comprendre un an plus tôt, l’abondante documentation en anglais, fournie avec le logiciel Scrivener, touffue comme un roncier inextricable.

Après tout ce temps, je peux faire le point des publications numériques permises par Scrivener. J’ai publié onze livres en seize mois, sur plusieurs plateformes, ce qui impliquaient chaque fois un formatage différent. J’ai désormais l’expérience et le recul nécessaires pour établir un bilan, inspirant et constructif pour les auteurs francophones qui me liront.

Scrivener a changé ma vie d’auteur et d’éditeur. Je ne veux pas me répéter, beaucoup d’articles de mon blog l’expliquent déjà. En écrivant sur Scrivener, je suis fière d’avoir contribué à changer aussi la vie de certains auteurs francophones qui m’ont dit avoir pu débloquer leur travail grâce à mes explications. Je suis fière d’avoir mieux fait connaître ce fabuleux logiciel d’écriture et de publication, majestueux vaisseau amiral et son annexe, la subtile application Scrivener for iOS, si légère qu’on se demande comment elle peut gérer des livres entiers avec illustrations, sans jamais renâcler. Elle est là, sous mes doigts sur le clavier de l’iPad mini où j’écris la plupart du temps, pour être au cœur du texte. Sans distance, en immersion, en création. Le recul vient quand je me mets au bureau devant l’écran LCD 21″ relié à mon Mac mini au moment des dernières corrections du projet et de son formatage avant les publications que je fais sur trois plateformes différentes.

Mon dernier guide pratique est le guide Smashwords plus simple pour les francophones. Comme les guides Scrivener ont bien marché, ouvrant l’utilisation du logiciel et de l’application même à des gens déjà bilingues, habitant par exemple au Canada, au Quebec, j’ai jugé utile de mieux faire connaître la plateforme de publication numérique Smashwords aux auteurs francophones.

Beaucoup d’auteurs indépendants ne jurent que par Amazon. Certains signent même un contrat d’exclusivité avec la plateforme en validant KDP Select (le contrat ne dure que trois mois et est renouvelable ou pas). Ce n’est pas mon cas. Je n’imagine pas donner l’exclusivité à une seule plateforme. De plus en plus de lecteurs me disent ne pas vouloir acheter sur Amazon. Je veux donc offrir à mon lectorat plusieurs formats numériques pour les différentes tablettes, iPad, Kobo, ou Android. Scrivener me permet les meilleures compilations dans les trois formats numériques les plus courants : mobi, epub et pdf.

Du côté de l’auteur, c’est se priver d’intéressantes sources de revenus que de se limiter à une seule plateforme. Si je n’avais publié mes guides pratiques que sur Amazon, ma vie matérielle serait restée frugale et spartiate, comme elle l’était depuis dix ans, quand, ex-femme d’artisan-commerçant non déclarée par le chef de famille (oui c’était encore le statut marital à l’époque), ma retraite, prise à 60 ans pour des raisons de santé était amputée de dix ans de labeur. Ma vie est nettement améliorée depuis plus d’un an, par les redevances perçues pour mon travail, diffusé non seulement par Amazon, mais aussi par Smashwords et maintenant par Iggybook.  J’en suis aussi très fière.

Voici quelques réflexions sur les différentes formes de publication que je fais avec Scrivener pour un formatage final professionnel avec table des matières.


Les compilations finales durant la période de précommande

Je mets les publications en précommande pour être sûre de publier une version aboutie de mes ouvrages lors de leur sortie. On peut faire les essais dans la version brouillon d’Amazon, mais on est moins stressé quand on prend le temps d’envoyer son livre en correction et en beta-lecture, afin de s’assurer que l’ouvrage ne sera pas lu avec coquilles et compagnie qu’on aurait oublié de draguer. C’est une question d’organisation professionnelle et de respect du lectorat. Je me préoccupe moins du classement sur Amazon que de la qualité de ce que je publie. Mes lecteurs trouvent mes livres par des recherches en ligne qui aboutissent à mes articles de blog, pas en cherchant sur le top 100, même si mes guides sont toujours en bonne place dans leurs catégories.

Pour moi la précommande est un passage obligé. Il m’est arrivé de ne pas pouvoir le faire, lors de périodes où je n’étais pas assez sûre de mes forces pour me projeter un mois plus tard. Je remarque que mes guides publiés en précommande font une meilleure carrière sur Amazon que ceux dont je n’avais pas pu prévoir la sortie à l’avance. Et je me sens plus sereine ainsi.

Publication sur Amazon : compiler en mobi

Amazon reste une plateforme pratique, bien organisée et en français. Lorsque mon manuscrit est terminé, bien vérifié sur l’application iOS,  je le compile sur le logiciel Scrivener pour Mac au format mobi. Je coche la case Table des matières en html. C’est tout. Ensuite je vérifie le livre sur l’outil de vérification en ligne pour m’assurer que tout est bien là : Table des matières et fichier NCX qui gère les métadonnées de l’ebook sur le Kindle ou l’application Kindle pour tous les supports.

En cliquant sur Affichage NCX, je vérifie la table des matières.


L’inconvénient d’Amazon est de ne fournir qu’un seul format de fichier numérique. Aussi, je ne saurais m’en contenter. Le service dû au lecteur est une priorité absolue de l’édition numérique telle que je la conçois.

Publication sur Smashwords : format doc

Pas une seule seconde, je n’imagine fournir un seul format de lecture à celles et ceux qui me font l’honneur d’acheter mes livres. Je fais les publications que j’aime trouver quand je télécharge un livre, en plusieurs formats pour lire sur plusieurs supports.

Dans le guide Smashwords plus simple pour les francophones, je raconte tout le bien que je pense de cette excellente plateforme, Smashwords, dont les conversions sont les meilleures que je connaisse après en avoir testé plusieurs depuis sept ans.

Un document .doc

Pour publier sur Smashwords, il suffit d’un seul format, le document .doc. Sur Scrivener, je compile au format Microsoft Word 1997-2004. Je fais tous les paramétrages nécessaires pour que ça passe la première barrière automatique de Smashwords, AutoVetter.

Avec Word, en 2010 et 2011, j’avais souvent des problèmes. Je n’en ai plus depuis que j’utilise Scrivener pour créer mon document final au format Word, en respectant les exigences de formatage de Smashwords pour que l’ouvrage soit lisible sur tous les supports après conversion.

J’exporte mon document .doc tel qu’il sort de Scrivener. Je ne l’ouvre pas. Je n’y touche pas. J’ai déjà tenté de retravailler le document sur Open Office. Le travail était long et fastidieux, le résultat catastrophique. Plus jamais !

Un document .epub

On peut aussi publier un document ePub. J’ai  récemment publié sur Smashwords la deuxième édition des trois premiers guides, actualisés après la sortie de la première mise à jour de l’application qui avait nécessité les mises à jour du logiciel sur Mac et sur Windows.

J’ai tenté la version .epub, qui a bien marché pour deux guides, le guide Mac et le guide iOS. Ça n’a pas marché pour le guide Windows, qui avait été écrit sur un notebook Asus, tournant sur Windows10. Je ne sais si ça a une relation de cause à effet. L’EPUBcheck Validator révélait des erreurs, que je n’avais ni le temps ni l’envie de corriger. J’ai donc compilé la version Windows du guide Scrivener plus simple en un document .doc, sans y toucher. C’est passé à l’AutoVetter.

Sur Smashwords, après le premier passage automatique, le document est vérifié par l’équipe et on attend le verdict : sera-t-il accepté au Catalogue Premium ? Ou faudra-t-il revoir la copie ?

Oui, ça a marché. J’ai d’abord eu un premier courriel sur le passage à l’EPUBcheck si on met un document epub en téléchargement.

Puis, j’ai eu le bonheur de recevoir le courriel de Smashwords m’avisant que l’ouvrage est accepté sur le Catalogue Premium. Voici celui de mon dernier ouvrage.

Le statut Premium est visible dans le Tableau de bord (Dashboard), Premium Status qui valide le fichier, et Retailer Tickets, dont j’ai déjà parlé à propos du refus d’Apple qu’on parle des concurrents dans un livre !

Si tout est vert, c’est bon.

Je peux donc vous assurer que Scrivener marche vraiment bien et que son investissement (léger par rapport à celui de Word) vous permettra de faire des publications fructueuses, avec des formatages en epub ou doc en quelques clics, sans passer par des logiciels extérieurs de conversion d’ebooks.

Publication sur Iggybook : 3 formats issus directement de Scrivener

Ma troisième plateforme de publication est désormais Iggybook. Elle est francophone, avec un site d’accueil également en anglais. J’ai pu offrir des services de presse aux Auteures américaines que je citais dans mes guides pratiques ; elles ont géré facilement la création de compte et le téléchargement des Scrivener plus simple pour Mac, Windows et iOS.

Iggybook a le grand mérite d’offrir trois formats de fichiers. Je peux télécharger directement les fichiers compilés par Scrivener en ePub, mobi et PDF.

Certes, il faut payer 49 € pour chaque livre, en Premium, mais cet investissement est léger pour une location sans limite de temps d’une boutique en ligne. C’est rentabilisé par les ventes faites sur la plateforme directement à l’auteur.

Le paiement par PayPal ou carte bancaire est très simple pour l’acheteur. L’auteur est réglé tout de suite et l’acheteur télécharge immédiatement ses trois formats.

C’est une formule idéale pour les deux parties. Elle est souvent l’occasion d’échanges entre l’auteur et le lecteur, ce qui est très rassurant. On a des relations humaines vivantes.

On peut trouver mes sept guides pratiques (Scrivener et Smashwords) sur la plupart des librairies numériques en ligne. On ne les trouvera pas en papier. Je laisse l’impression papier aux grandes maisons traditionnelles. Chacun son métier. Ma petite maison d’édition bretonne est compétente en publication numérique, elle était bien en avance sur le milieu français de l’édition traditionnelle, mais depuis que je lis en numérique, je trouve le papier lourd, inutile, encombrant, étouffant. Je m’en voudrais de contribuer au pilonnage (technique utilisé dans les librairies et les maisons de la presse pour résoudre le problème des invendus) ou au désherbage (technique des bibliothèques pour aérer leurs rayonnages en supprimant les livres qui sont « obsolètes » !).

Un document au format PDF

Pourtant, je peux comprendre que certaines personnes aient besoin de s’appuyer sur un support papier pendant la période d’apprentissage numérique. C’est pourquoi je tiens à publier une version PDF de mes guides pratiques. On peut ainsi imprimer les chapitres essentiels comme les raccourcis ou certaines manipulations qu’on n’a pas encore bien assimilées. On trouvera cette version PDF sur Smashwords et Iggybook.


Voila, j’ai fait un peu le tour de la question des formats et des plateformes de publication numérique. J’espère vous informer, documenter et inspirer. À vous de jouer ! Belles écritures et bonnes publications !

Gaelle Kermen,
Kerantorec le 10 mars 2017, publié le 31 mars 2017


Scrivener est diffusé par Literature & Latte, pour Mac et Windows. Scrivener for iOS est diffusé sur iTunes pour iPhone et iPad.
Les illustrations sont les copies-écrans des publications de mon roman de jeunesse, qui a cinquante ans ce mois-ci, Aquamarine Revisited. Scrivener ne sert pas qu’à faire des guides pratiques. Grâce à Scrivener je peux enfin envisager la publication de mes écrits littéraires sur un demi-siècle.

Page auteur sur Iggybook
Page auteur sur Smashwords
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Recette des meringues maison

Les meringues sont mon pêché mignon. Pourtant, je ne suis pas très gourmande de sucré et je n’ai pas l’habitude de grignoter ni d’avoir besoin de sucreries pour me sentir mieux. Mais les meringues sont un peu addictives. J’ai longtemps rêvé de savoir en faire, sans trop y croire, car je ne suis pas une cuisinière très douée, contraitement à beaucoup de blogueuses culinaires ou pâtissières. Moi, je cuisine parce que je dois me nourrir et que j’ai très faim quand j’arrête l’écriture matinale. Je prévois donc dans la semaine une après-midi ou deux de cuisine pour avoir des plats d’avance. J’aime que les aliments soient bons, sains et simples à cuisine. Je ne donne dans ce blog de mes chantiers que des recettes que tout le monde est capable de faire.

Il se trouve que j’ai réussi plusieurs fois à faire de bonnes meringues. J’ai fini par noter ma recette. Mes recettes sont issues de mon abondante bibliothèque culinaire héritée de ma grand-mère restauratrice, de ma mère nourricière de famille nombreuse et de souvenirs qui reviennent de conseils donnés par ma maman ou son amie de pension, la gastronome Simone Morand. Là, c’est une phrase de Mammig qui est revenue : « Les meringues doivent dessécher longtemps, si possible toute une nuit. »



Ingrédients

  • 4 blancs d’œufs
  • 140 g de sucre blanc très fin (Daddy à pâtisser)

Ustensiles

  • Robot pâtissier de 1 à 5 sans protection pour pouvoir mettre le sucre par cuillerée, avec son outil Fouet
  • Four chauffé à 90 ou 100° (j’ai fait les meringues après avoir fait cuire du pain et un feuilleté salé)
  • Cuillère en bois pour garder la porte ouverte afin d’évacuer la vapeur
  • Plaque couverte d’une feuille de papier sulfurisé
  • Poche à douille et douille à meringue
  • Boite en fer pour conserver les meringues


Temps de préparation :
15 à 20 minutes

Temps de cuisson : 2 heures à 90/100° (surveiller la température du four) et desséchement toute la nuit

Préparation

J’ai sorti assez tôt les blancs d’œufs du congélateur où je les avais remisés lors de précédentes préparations d’œufs sans les blancs. Je les ai mis dans le bol du robot pâtissier.

J’ai appuyé sur 1, doucement, puis 2, puis 3, puis 4, enfin. Quand les blancs commencent à monter, j’ajoute une cuillerée de sucre très fin. Je laisse bien intégrer le sucre avant d’en ajouter une autre. La texture devient très fine. J’ai arrêté quand elle me semblait assez ferme.

Le fouet relevé montrait un appareil faisant le bec. J’aurais pu battre encore un peu plus. J’ai eu l’impression que mon appareil était un peu trop liquide. Pourtant le résultat est bon. Affaire d’appréciation et d’habitude, que je n’ai pas vraiment.

J’ai mis l’appareil dans la poche à douille, je manque de pratique et suis assez malhabile, mais ça a marché quand même. Faut pas se décourager. J’ai fait des tas comme j’ai pu. Ça n’a pas la régularité des pâtissiers, qui sont des maîtres en leur art. C’est du fait maison. Du moment que c’est bon, ça me va. Et c’est bon.

Cuisson

J’ai mis la plaque au four chaud à 90°/100°. J’ai mis une cuillère en bois pour tenir la porte ouverte. J’ai laissé deux heures. Les meringues étaient bien blanches, déjà décollables. Je les ai laissées en place, toute la nuit, après avoir éteint le feu.



Résultat

Les meringues sont comme je les aime, craquantes à l’extérieur, moelleuses à l’intérieur. J’ai mis moins de sucre que dans la recette trouvée dans un livre de pâtisserie que j’ai dans ma bibliothèque culinaire. La recette donnait deux cents grammes pour quatre œufs. En diminuant, j’ai un résultat qui me convient mieux. On se déshabitue vite de manger trop sucré. Voilà, je les ai mises dans une boite en fer, pour les conserver quelques jours. Simple et efficace !


Pas de gaspillage

Cette recette permet d’utiliser les blancs d’œufs dont on n’a pas besoin pour certaines préparations. Je suis toujours choquée de voir jeter les blancs d’œufs dans l’évier. Depuis que j’ai un congélateur, je les mets dans un pot à yaourt et je les conserve jusqu’à en avoir assez pour faire des meringues. Quatre, c’est une bonne dose.

Un délice ! Bon appêtit !

Gaelle Kermen, Kerantorec, 22 mars 2017

Simone Morand, Gastronomie bretonne, Flammarion, 1965

Recette inspirée de la recette des têtes de nègre, partie meringue, de la brochure Tout savoir sur les desserts du CEDUS (centre d’étude et d’utilisation du sucre), Paris, 10-61.

Scrivener plus simple : deuxieme edition des trois premiers guides pour Mac, Windows et iOS

Sur ce blog auteur, j’avais parlé début janvier de la deuxième édition des trois premiers guides Scrivener, publiés, pour la version Mac le 10 janvier 2016, la versionWindows le 21 juin 2016 et la version iOS le 28 octobre 2016. J’ai publié la deuxième édition le 10 janvier 2017 sur Iggybook et sur Amazon. C’est l’occasion de faire le point sur les pratiques d’édition indépendante, avec le point de vue de l’auteur et celui de ses lecteurs.

La deuxième édition porte le bandeau rouge 2e édition 2017. La date d’édition reste la même. L’ISBN ne change pas. C’est le même livre qui évolue, suivant l’avantage de la publication numérique. Ils gardent la première date d’édition.

Amazon n’a pas voulu informer mes lecteurs de la mise à jour des fichiers. Leurs explications étant peu probantes, j’ai laissé tomber la discussion.

Chez Apple, dès qu’une édition est mise à jour, le lecteur en est avisé sur son iPhone ou iPad. Tout se fait en un clic.

Le refus d’Amazon est une des raisons qui m’ont incitée à publier les guides sur Iggybook. Grace à ce support que je gère moi-même, je pourrai toujours fournir aux premiers lecteurs qui le désirent, le lien vers un coupon Iggybook leur permettant le téléchargement du guide en trois formats. Iggybook permet de faire des coupons gracieux en service de presse, une fonction très pratique. Le site est en anglais et en français.

Page auteur sur Iggybook

L’avantage d’Iggybook est de mettre en contact direct l’auteur et le lecteur. En me payant directement, par PayPal ou carte bancaire, certaines personnes m’ont fait part de leur enchantement et de la facilité de la plateforme.

Il est en effet rassurant de savoir que l’auteur n’est pas loin et qu’il peut répondre aux questions, si besoin en était. Le blog est là aussi pour ça, mais savoir qu’on peut écrire à l’auteur en toute intimité est rassurant. Beaucoup de lecteurs n’aiment pas que leurs commentaires soient exposés à tous les vents de l’Internet.

D’autres supports qu’Amazon

Beaucoup me font part aussi de leur volonté de ne plus acheter sur Amazon, pour des raisons d’éthique souvent, mais aussi parce qu’ils lisent sur iPad, liseuse autre que le Kindle ou support Android, préférant le format ePub au format propriétaire d’Amazon, le mobi.

Trois formats de fichiers sur Iggybook

Je tiens donc à fournir à mon lectorat plusieurs formats de fichiers, au moins les trois de bases : ePub, mobi et PDF.

Les trois guides 2e édition 2017 sont aussi sur Smashwords

Ce n’est que récemment que j’ai fait la mise à jour sur Smashwords, après la sortie du guide d’utilisation de cette plateforme numérique américaine par les auteurs francophones : Smashwords plus simple pour les francophones.

Je viens de publier la deuxième édition des trois premiers guides sur Smashwords. Ils ont été compilés par Scrivener pour Mac, acceptés par l’AutoVetter, sans erreur de formatage, enregistrés sur le catalogue Premium. Ils sont donc disponibles sur Kobo, Nook et Apple et quelques librairies en ligne.

Demandez-moi la deuxième édition

Si jamais la plateforme de téléchargement ne vous fournissait pas cette mise à jour automatique, veuillez me contacter, kerantorec at icloud point com. Envoyez-moi une preuve d’achat de votre guide dans sa première édition (masquez votre adresse, je ne vous écrirai jamais, je n’écris plus en papier depuis que je suis sur Internet, ça fait plus de vingt ans). Je vous enverrai le lien à ma page auteur Iggybook avec un coupon gracieux pour un téléchargement en trois formats.

Truc sur Iggybook

Après le premier téléchargement, pensez à revenir en arrière (flèche du haut à gauche sur votre navigateur) pour télécharger un deuxième, puis un troisième format. Ces trois formats seront stockés dans votre espace Lecture.

Opinion

Une de mes lectrices, enchantée de me payer directement, m’a confié :

Très simple et fluide cette plateforme.

Contact plus facile

Et, si jamais vous bloquiez sur une question que je n’aurais pas abordée, ou pas assez développée, dans le guide, n’hésitez pas à me contacter, j’essaie d’être réactive. Priorité au service :)

Les articles du blog sont complémentaires des chapitres du guide. Les deux sont utiles. Travaillez bien ! Belles écritures et bonnes publications !

Gaelle Kermen,
Kerantorec le 11 mars 2017, publié le 23 mars 2017


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Sortie du guide pratique Smashwords plus simple pour les francophones

Ce 3 mars 2017 a été publié mon nouveau guide pratique : Smashwords plus simple pour les francophones ou comment publier sur la plateforme numérique américaine quand on écrit en français.

L’expérience de l’édition traditionnelle

Autrefois, quand j’étais encore parisienne, j’ai connu l’édition traditionnelle, lorsque j’ai été chroniqueur littéraire et artistique au Panorama culturel de la France, sur la radio France-Culture, ou quand j’ai assisté aux émissions littéraires de Michel Polac qui tenait le mythique Post-Scriptum. Je ne suis pas restée longtemps dans ce milieu, où on préférait toujours un chroniqueur homme à une chroniqueuse femme. Et puis, je suis partie vivre le retour à la terre en Ariège, dans les Pyrénées, où j’ai participé à la construction de nouveaux modes de vie et de pensée, héritages du Mai 68 que j’avais vécu au sein du Comité d’occupation de La Sorbonne libre, après avoir été étudiante sorbonnarde des années 60.

Quand Internet est sorti, j’ai pensé que j’y serais plus à ma place que dans les salons germanopratins des grandes maisons d’édition dont j’avais pu apercevoir quelques couloirs.

Vingt ans d’expérience de publication sur Internet

Dès 1995, je me connectais sur Compuserve pour être reliée au monde entier, sans quitter mon terroir breton. Dès le mois de février 1997, je publiais mon roman de jeunesse Aquamarine sur mon premier site web personnel. J’ai fait de belles rencontres à cette occasion et j’ai gardé quelques amitiés, maintenant via Facebook, de cette période pionnière.

Quand les plateformes numériques ont ouvert leurs espaces aux auteurs francophones, j’étais une des premières à publier sur ce support que j’attendais depuis ma jeunesse. Amazon a ouvert sa plateforme DTP (Digital Transfert Publishing) le 9 janvier 2010. Le 10 janvier, car je m’y préparais depuis l’annonce faite en décembre 2009, je publiais Aquamarine 67.

Le 21 janvier 2010, Steve Jobs annonçait la sortie de l’iPad pour le 21 avril suivant. Cette annonce me semblait une révolution dans la conception de l’écriture et de la publication aussi importante que l’Internet par rapport à l’imprimerie traditionnelle.

Les nouveaux comportements des grands lecteurs : le numérique

Un ami m’avait dit lire sur le Reader de Sony depuis trois ans, c’était génial de lire des ebooks sur un support dédié, il lisait beaucoup plus qu’avant, le seul problème était qu’il ne trouvait pas assez de livres en français.

J’ai fait des recherches sur Sony Reader. Et là, magie, magie, je suis tombée sur une page de publication américaine : Publish de Smashwords. C’est ainsi que j’ai connu la plateforme numérique américaine Smashwords.

Magie supplémentaire : Smashwords venait de passer un contrat de diffusion avec Apple. Les livres publiés sur Smashwords le seraient sur Sony Reader, mais aussi sur Apple, sur l’iBookstore, dès la sortie du premier iPad. La révolution était en marche et bien sûr, je voulais en être.

J’ai donc publié mon premier livre sur Smashwords le 10 mars 2010, livre qu’on pouvait télécharger de son iPad au format ePub.

Sept ans d’expérience de publication numérique 

Si je me permets d’écrire des guides pratiques sur l’édition indépendante, c’est que j’ai quelque expérience de la publication numérique : onze livres en sept ans, en ayant fait le tour de tous les outils disponibles. Ma production s’est accélérée récemment depuis que j’ai enfin trouvé des outils adaptés à l’écriture, au formatage et à la publication numérique : Scrivener pour Mac et Scrivener for iOS. J’ai fait six guides pour que les auteurs francophones puissent eux-aussi utiliser ces outils, comme les auteurs anglophones, fans enthousiastes de Scrivener depuis dix ans.

Depuis cette période, j’ai expérimenté d’autres plateformes, comme Draft2Digital et Iggybook. Mais je reste fidèle à Smashwords pour sa belle philosophie humaine, sa défense de l’indépendance des auteurs numériques et la qualité de ses conversions d’un document doc en ePub, mobi, PDF, LRF, html, Plain text.

Un guide permafree

Le guide de publication numérique sur Smashwords est et restera gratuit, comme le sont les livres d’initiation de Mark Coker, le créateur de Smashwords, ou leurs traductions en français ou d’autres. C’est ma contribution pour aider les auteurs francophones à utiliser une autre plateforme qu’Amazon.

La plateforme de publication Amazon est devenue Kindle Digital Publishing, KDP, qui peut être Select en contrat d’exclusivité, ce que je ne saurais conseiller, au motif qu’il vaut mieux ne jamais mettre tous ses œufs dans un seul panier. Si le panier tombe, tout se casse et on perd tout. On a déjà vu Amazon fermer des comptes d’Auteurs.

J’ai une grande confiance en Mark Coker et en son équipe. Smashwords est une valeur sûre.

En plus, la plateforme s’est simplifiée pour les auteurs hors des États-Unis d’Amérique, pour ne plus avoir à payer 30% de taxes sur leurs redevances, et, depuis le début de 2017, les paiements sont mensuels par PayPal, une excellente formule, qui évite de payer des droits bancaires.

Tout est expliqué dans le guide que vous pouvez trouver dans plusieurs librairies numériques en cliquant sur le lien universel de Books2Read.

Le cas Apple

Ce guide n’est pas et ne sera pas sur Apple iBookstore. Pour qu’il y soit, il me faudrait supprimer toute référence aux sites et produits concurrents comme Amazon et Kindle. Or, dans mon guide, je fais une analyse critique de tout ce que j’ai utilisé en sept ans et bien sûr je fais référence à Amazon et au Kindle, qui me permet encore, après sept ans de bons et loyaux services, de lire des œuvres du monde entier, même si j’utilise aussi un iPad pour lire les livres au format ePub, dont je préfère la présentation.

Le guide est sur les plateformes plus tolérantes et ne sera pas sur Apple. Sur Smashwords, on trouvera tous les formats. Donc ce n’est pas vraiment un problème.


Le cas Amazon

J’utilise toujours Amazon, depuis sept ans. Amazon n’a pas fait de difficulté pour publier un livre qui parle des autres plateformes de diffusion numérique. Un bon point pour elle.

Par contre, pour que le guide soit aussi gratuit sur ce support, il faut lui signaler qu’on a trouvé un prix inférieur ailleurs.

En bas, dans Détails sur le produit : cliquer sur nous signaler un prix inférieur.

https://www.amazon.fr/Smashwords-plus-simple-pour-francophones-ebook/dp/B06WD8YJYT/

Amazon décidera demain le 6 mars si elle aligne son prix sur celui de Kobo que je lui ai transmis moi-même. Si vous voulez cliquer sur « nous signaler un prix inférieur », vous soutiendrez ma demande. Merci.

Je vous souhaite de belles écritures et de belles publications.

Maintenant que j’ai écrit les Guides pratiques d’aide aux auteurs francophones, je vais pouvoir m’occuper de mes propres projets qui piaffent d’impatience sur mon iPad dans Scrivener for iOS.

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 5 mars 2017

***

Post-Scriptum du 7 mars 2017

Amazon a changé le prix sur le site du Canada. On trouve désormais le guide avec ceux de Mark Coker, quand on tape Smashwords.

Mais, comme Amazon se réfère au site d’Apple pour aligner ses prix en France, il n’est toujours pas gratuit ce 7 mars. Si vous pouviez les contacter, il serait possible de mettre ce guide en permafree aussi en France. Merci à vous.

Enfin, le 8 mars 2017 au soir, Amazon France a aligné le prix sur celui de Smashwords, Nook, Kobo et les autres. Désormais, ce livre est en permafree. En tapant Smashwords, vous le trouverez avec les Guides de Mark Coker, en particulier le Guide des Styles traduit en français.

Lien universel : https://books2read.com/u/baPVGy

https://www.smashwords.com/books/view/700440

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/smashwords-plus-simple-pour-les-francophones

https://www.amazon.fr/Smashwords-plus-simple-pour-francophones-ebook/dp/B06WD8YJYT/

Belles éditions et bonnes publications !

Quand le livre prend comme une pâte à pain

Le 3 mars prochain sera publié mon dernier guide pratique Smashwords plus simple pour les francophones. J’arrive à la fin de la construction du manuscrit mis en précommande sur la plateforme numérique Smashwords que je pratique depuis sept ans.

Tout à l’heure, j’ai vécu un moment intense que j’ai envie de partager avec vous, car il fait partie des meilleurs moments de l’écriture.

Avant la nuit, je suis redescendue ranger mon projet Scrivener sur le Mac mini, et, par je ne sais quel état de grâce, en moins d’une demi-heure, tout était rassemblé, cohérent. Les titres avaient été corrigés des majuscules mises par Scrivener for iOS, le mode Composer avait formaté tout le manuscrit dans une seule police, une seule présentation sans indentation, j’avais déplacé quelques chapitres et tout était fait.

L’essentiel du manuscrit est structuré, les parties sont rédigées, les chapitres sont illustrés, l’introduction et la conclusion sont complétées.

Je pourrai demain revoir chaque image pour la centrer, la renommer si jamais elle n’avait pas un titre simple, la tenir dans des dimensions compatibles avec la page standard de 600 pixels de large. Je pourrai aussi revoir l’ensemble du texte à la moulinette d’Antidote, puis tout compiler en epub et mobi pour le relire sur l’iPad et le Kindle.

C’est assez incroyable, parce qu’en m’arrêtant pour déjeuner vers 13:00, j’avais l’impression qu’il me restait encore beaucoup à faire. Et d’un coup, comme la pâte à pain quand elle se met à bouger sous les mains pétrissantes, le livre s’est mis à vivre sa vie à lui.

Sentiment d’euphorie et d’accomplissement.

Mercredi, je devrais pouvoir l’envoyer à des bêta-lecteurs. C’est ce que j’avais noté sur mon agenda Calendar (électronique bien sûr, il y a quinze ans que je n’utilise plus mes classeurs en papier !).

À bientôt pour de nouvelles aventures.

Si vous avez envie de lire le guide avant tout le monde, en bêta lecture, contactez-moi sur l’adresse kerantorec at icloud point com.

Lien vers le guide Smashwords plus simple pour les francophones en précommande

Le guide sera gratuit après publication. Pour l’instant, il est à 0,99$, un livre en précommande ne pouvant pas être gratuit.

Gaelle Kermen

Kerantorec, le 13 février 2017

Crédits

Le logiciel d’écriture Scrivener et l’application Scrivener for iOS sont diffusés par Literature & Latte.

La couverture est réalisée par Adam MOLARISS pour Fiverr.

Scrivener en 4 questions et 1 conseil

Chris Simon, qui vient de publier Brooklin Paradis, m’a récemment invitée dans le Mag des Indés pour partager ma passion pour Scrivener et son application, les outils indispensables pour les nouveaux auteurs indépendants. Je transcris sur mon blog mes réponses à ses questions.


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1. Quelles sont les meilleures raisons d’utiliser Scrivener pour un auteur ?

Légèreté, rapidité, efficacité, sécurité.

En cinquante-cinq ans d’écriture, j’ai utilisé tout ce qui se faisait pour exprimer mes idées, du porte-plume de mon enfance, aux machines à écrire de ma jeunesse étudiante, jusqu’aux ordinateurs de ma maturité et enfin aux mobiles de ma sagesse productive. J’ai bien sûr utilisé la plupart des outils informatiques depuis un quart de siècle que je suis sur Mac et depuis vingt ans que je publie sur Internet.

J’ai toujours cherché ce qui était le plus simple et le plus rapide à gérer. Pour taper les 15 000 pages manuscrites des cahiers de mon Journal, je n’ai pas utilisé Word, trop lourd, trop lent, mais SimpleText, le traitement de texte basique fourni par Mac, rapide à ouvrir et enregistrer, sur un ordinateur ancien, un eMac de 2004, toujours performant. Sans fioritures.

Je trouve la même simplicité d’écriture avec Scrivener qui ne m’encombre pas de choses inutiles. Le logiciel s’ouvre très vite, l’application encore plus vite. Les fichiers, même de livres illustrés de nombreuses captures d’écran, restent très faciles à gérer, beaucoup moins lourds que sur les traitements de texte traditionnels.

Mes guides illustrés Scrivener plus simple ne m’ont posé aucun problème. Au début, je ne savais pas où j’allais quand j’ai écrit le premier guide. Je testais Scrivener, parce que j’ai de nombreuses publications en perspective. La gestion de plus de deux-cents pages et de deux-cent-cinquante images se faisait en toute légèreté et rapidité. Jamais je n’attendais devant un écran en chargement comme j’attendais devant les PC, ou pire, devant les écrans noirs des tablettes dont les applications refusaient de s’ouvrir.

Les guides étaient si simples à gérer, qu’à la fin de l’année 2016, j’ai testé encore plus fort en faisant des coffrets (boxsets) de deux guides en un seul ouvrage, pour la version Mac ou Windows avec la version iOS. Puis, encore plus fort, les trois versions ensemble. Aucun problème : 650 pages et 575 photos vérifiées sur l’application de l’iPad mini 4 passaient comme une lettre à la poste lors de la compilation sur le logiciel de bureau pour Mac, convertis en ePub, mobi et PDF pour une publication sur IggyBook et en mobi sur Amazon. Un jeu d’enfant.

La sauvegarde bien paramétrée est automatique. Si on est inquiet de nature, il suffit de cliquer sur Done sur l’application mobile, puis sur l’icône de synchronisation en bas de la page à droite et sur Sync Now. Si on oublie, dès qu’on ferme le projet en cours, ScrivenerApp nous rappelle qu’il faut le synchroniser et ça se fait tout seul. Sur les versions de bureau, tout s’enregistre automatiquement.

On ne peut pas perdre de texte sur Scrivener ni sur ScrivenerApp. Cette sécurité apporte une grande sérénité de travail.

2. Scrivener permet d’organiser son travail, de quelles façons penses-tu que c’est efficace pour un auteur ?

Scrivener permet de gérer un seul projet pour un manuscrit entier et d’y classer tous ses documents de recherches. On range tout dans un seul endroit. On ne passe pas son temps à se demander où on a mis tel chapitre qu’on avait écrit à tel moment d’inspiration, en faisant des recherches sur son ordi parce qu’on a tout balancé sur le bureau ou dans des dossiers au fil du temps. Tout est organisé dans un classeur, une fenêtre étroite sur la gauche, qui sert aussi de plan général, qu’on peut changer comme on veut.

La grande fenêtre, celle de l’éditeur, est celle où on peut lire et rédiger ses textes. On peut écrire sur un seul écran, pour mieux se concentrer, sans distraction. Sur la version fixe, une troisième fenêtre peut apparaître sur la droite pour régler certains paramètres de la page en cours, comme le Saut de page, l’Insertion dans la compilation du texte final, ou Compiler Tel Quel pour les pages centrées du titre et du copyright, par exemple.

3. En quoi Scrivener fait gagner du temps aux auteurs qui l’utilisent ?

Tous les écrits sont accessibles sur tous les supports, fixes ou nomades, qu’on soit connecté ou pas en wifi. Tout se synchronise automatiquement ensuite via Dropbox. Mes Guides expliquent les procédures de paramétrages indispensables au début. Après, quand tout est réglé et qu’on a acquis les automatismes, en écrivant tous les jours, on oublie la technique et on se concentre sur ses écrits.

On accède en un clin d’oeil au dernier fichier en cours, surtout sur l’application, hyper rapide. On n’a plus à attendre dix minutes ou plus que le PC se réveille et que Word ou OpenOffice veuillent bien se charger.

Tout est sauvegardé sur tous les supports, mobiles et fixes. Tout communique, qu’on soit sur Mac ou Windows et sur iOS, le système des iPad et iPhone, tout marche ensemble. On ne s’en occupe plus. On écrit, c’est tout, et on avance ses projets et ses publications.

Exemple : j’avais écrit 26 articles sur mon blog-auteur gaellekermen.net de novembre 2009 à novembre 2015, j’en ai écrit 70 entre décembre 2015 et décembre 2016, la plupart sur le logiciel d’écriture Scrivener et son application pour iOS (le système des mobiles Apple™). La version mobile a décuplé ma production publiée. Tout est plus facile et plus simple, donc plus rapide. J’ai pu faire beaucoup plus de publications que si j’étais restée sur Word ou OpenOffice. J’ai gagné plusieurs mois de travail.

4. Scrivener propose de nombreuses fonctions, quelles sont à ton avis celles qu’il faut connaître pour pouvoir écrire son premier projet ?

Il faut apprendre tout de suite quelques manips et raccourcis et adopter les habitudes qui nous conviennent le mieux.

Faire son plan d’abord sur Mindmap fait gagner beaucoup d’efficacité de travail. Scapple est diffusé par Literature & Latte. J’utilise SimpleMind+. L’export en OPML sur Scrivener pour Mac ou Windows permet de construire un projet de livre entier avec ses parties et ses chapitres, ou sections ou sous-sections.

Il faut aussi apprendre tout de suite à bien manipuler les dossiers et fichiers, à les faire glisser avec la souris pour les déplacer sur les versions de bureau Mac et Windows, ou en faisant Edit sur la version mobile et en poussant en haut ou en bas les poignées de déplacement, puis en faisant Done quand on a fini.

Pour certains procédés, j’ai eu du mal à comprendre au début, ils étaient difficiles à trouver dans les broussailles denses de la documentation en anglais (c’est pour ça que j’ai fait trois guides et trois coffrets pour les auteurs francophones) :

Dupliquer un fichier ou un dossier sur la version Mac, « doublon » au lieu de Dupliquer = cmd+D.

Scinder un fichier .doc en chapitres, 2 manières :

préparer le fichier avant sur Word ou Pages ou LibreOffice en mettant un # devant chaque titre de chapitre

scinder le document en faisant le raccourci cmd+K devant chaque titre.

C’est magique. Déjà, si j’avais compris ça tout de suite, j’aurais gagné beaucoup de temps.

Sur la version mobile, il faut fouiller les icônes. Comme à la pêche à pied. Soulever le goémon et les pierres pour voir ce qu’on trouve comme ressources. Puis tout remettre en place comme on doit le faire avant de quitter la grève quand la marée remonte.

Les pages répertoires de mon blog donnent les équivalents des icônes. On les trouve aussi en annexe du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone et dans les trois coffrets.

Les pages aide-mémoire donnent les raccourcis, également en annexe des guides Mac et Windows.

5. Un conseil Gaelle Kermen ?

Utiliser ensemble les deux versions de Scrivener, la mobile et la fixe.

La version mobile apporte une liberté de travail jamais connue auparavant. Elle permet d’avoir ses projets dans sa poche, de dicter une idée dès qu’elle arrive, où qu’on soit, sur une page de l’application sur l’iPhone, même un petit comme le 5c. Sur l’iPad mini 4, j’ai construit et rédigé le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, en partie dicté sur l’iPhone 5c. J’ai tout relu, structuré, vérifié, tout illustré et formaté la présentation sur l’iPad mini 4. Un vrai régal. Relire des milliers de pages ne m’a posé aucun problème. Désormais, c’est sur l’iPad mini que je relis tous mes textes.

La version de bureau pour Mac offre un grand confort de travail. J’ai corrigé les six guides avec Antidote 8 d’abord, sur mon ancien MacBook, puis 9 sur le Mac mini en système Mac OS X El Capitan. Enfin, j’ai compilé les six guides remis à jour en ebook mobi pour publier sur la plateforme d’Amazon.

Il suffit de cocher une case pour que la table des matières se forme sur mobi, puis en trois formats pour IggyBook (pour l’ePub, on décoche la case de table des matières, mise pour le mobi).

La compilation de Scrivener offre de nombreuses possibilités, dont l’export en .doc et .docx. Mais, maintenant que je maîtrise bien Scrivener, je n’ai plus du tout envie d’utiliser un outil comme Word, qui date des années 80. Scrivener est né avec l’édition indépendante numérique. Il est adapté à nos besoins de publication actuels. Je me sens enfin en affinité totale avec un outil d’écriture.

J’ai écrit mes guides Scrivener plus simple pour que les auteurs francophones bénéficient comme les auteurs anglophones des immenses richesses de Scrivener et ScrivenerApp. Cette dernière application est une rencontre avec l’intelligence pure et le génie humain, qui nous stimulent et nous rendent vibrants et créatifs. Simplement heureux d’écrire.

Gaelle Kermen pour Chris Simon
Kerantorec, 28 janvier 2017


Scrivener, Scapple et Scrivener for iOS sont diffusés par Literature & Latte

Scrivener for iOS est disponible sur l’App Store.

Blog auteur : gaellekermen.net

Sur Scrivener : https://gaellekermen.net/repertoire-des-articles-sur-le-logiciel-scrivener/

Sur ScrivenerApp : https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/

https://gaellekermen.net/modeles-scrivener-pour-auteurs-francophones/

Page auteur sur Amazon

Page auteur sur IggyBook

Illustration : la fin du projet du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, quand tous les fichiers sont passés au vert, signifiant que tout est fait (Done).

ScrivenerApp : régler la Nouvelle Session des mots en Objectifs

L’application Scrivener, comme le logiciel de bureau, est si riche qu’on n’utilise pas toujours ses possibilités. Puis, un beau matin, on se demande pourquoi on n’avait pas essayé tel ou tel truc et on l’adopte.

Désormais, je sais régler la nouvelle session sur l’application Scrivener, pour avoir une idée du nombre de mots que j’écris par jour dans mon Journal de Vie.


J’ai paramétré l’ensemble du projet à 300 000 mots pour l’année. C’est à peu près ce que ça représente si j’en crois les années précédentes. Pas tout à fait 1000 mots par jour, qui serait une moyenne. Et puis je n’écris pas tous les jours. Et j’écris en plus sur le cahier de chantier, qui est hors de ce compte et plus sporadique, suivant les gros travaux annuels sur le domaine; comme la taille des ronces que je vais commencer bientôt, la création de barrières ou quelques abattages d’arbres pour le bois de chauffe de prochaines années.

Pour avoir le nombre total de mots de la journée, il faudrait que je mettre les deux cahiers ensemble pour avoir un compte de mots communs. Oui, c’est gérable, mais ça alourdirait le fichier et je veux rester légère dans ma gestion de projets. Et puis, je ne tiens pas à être obsessionnelle. L’essentiel, c’est d’écrire et publier ses projets, pas de procrastiner sur des comptes d’apothicaires.

Il est bon aussi de voir avancer l’ampleur de la production. Pour reprendre courage en cas de doute.

Pour savoir la production du jour, il faut mettre la page en cours d’écriture sur Done, haut de page à droite, la synchroniser avec Dropbox en bas de page à droite encore, toucher le nombre de mots au milieu en bas et sélectionner : Start New Session.


On règle l’objectif de la nouvelle session : ici j’ai mis 1 000 mots.


Quand on vérifie ce qu’on a fait, le cercle montre :

  • à l’intérieur le camembert de la production générale du projet,
  • à l’extérieur celui de la Nouvelle Session.

En fin de journée, je vérifie si j’ai rempli la mission du jour.

Pas tout à fait. Mais qu’importe, l’essentiel est d’avoir transcrit ce que j’avais envie de garder de la journée, sa quintessence. En sachant qu’il y aura beaucoup de coupes lorsque je déciderai de publier. La session est un échauffement intellectuel, comme il est bon de faire des exercices physiques tous les jours pour garder la forme.

Ce genre de petits détails ajoute beaucoup à l’immense facilité d’utilisation de l’application Scrivener dans nos vies vouées à l’écriture.

Gaelle Kermen, Kerantorec le 7 janvier 2017

Post-Scriptum du 8 janvier 2017

Ça y est j’ai dépassé les 1 000 mots de ma session quotidienne. C’est vrai que c’est stimulant. Surtout quand on pense que j’en ai aussi écrit presqu’autant sur l’autre projet en cours, celui qui attend depuis la mi-2016, du guide Smashwords que je veux finir avant de me replonger dans l’abondante documentation de mes archives des années 60 et 70 pour en extraire la substantifique moelle, comme disait le cher Rabelais, un des écrivains français qui avait enchanté ma classe de seconde.

Scrivener est quand même un outil puissant, fiable, sécurisant, et inspirant. Il n’y a plus de blocage entre la pensée qui surgit parfois au réveil et la mise en forme dans le projet ou l’article en cours… Une fois franchie la période d’initiation et d’adaptation à nos besoins, on peut vraiment se lancer et aller au bout de tous nos écrits. Je vous souhaite ce bonheur incomparable !

ScrivenerApp : premiere mise à jour de l’application

Six mois après sa sortie, l’application Scrivener a bénéficié de sa première mise à jour 1.0.1. Elle rectifie quelques bugs liés à la mise à jour du système iOS 9 en 10 et elle apporte quelques améliorations de gestion des projets d’écritures.

J’en vois déjà deux : l’importation possible de pages web dans le projet et la création de dossier de modèles.


Importation de pages web

Cette nouvelle fonction est assez simple. On la trouve dans le bas du classeur (Binder) en touchant l’icône d’importation.

On peut désormais voir une possibilité supplémentaire entre Camera et Dropbox : Web Page.

web_page

On tape l’URL de la page et elle s’importe dans le bas du classeur.import_web

page_importe

 


Templates = Modèles

J’avoue que je n’aurais pas trouvé ça toute seule. Il a fallu que j’aille dans le forum pour comprendre comme ça marchait.
Pour accéder à ces deux modèles, il faut aller dans Getting help sous le Tutorial, en bas du Classeur (Binder) lorsqu’on accède à son tableau de bord.
Ensuite, on clique en bas de la page du Tutorial sur Reset Tutorial.
Alors on voit apparaître un dossier supplémentaire entre le dossier des Recherches (Research) et celui de la poubelle (Trash).

tuto_templates

En faisant glisser le titre vers la gauche et en développant le dossier, on voit les deux modèles créés par Keith Blount pour les romanciers, une fiche de personnages (Character Sheet) et une fiche de lieux (Location Sheet).

2_fiches

Les deux modèles sont en anglais et il vaudrait mieux récupérer ceux que j’ai traduits sur mon blog auteur.

Malheureusement, je n’ai pas pu importer un modèle (scrivtemplate) fait sur Scrivener pour Mac et mis sur Dropbox.
La seule chose que j’aie pu faire, c’est exporter la fiche en Word, l’envoyer dans le dossier Dropbox où je récupère mes fichiers par Send a copy, et l’importer ensuite depuis Dropbox dans un autre projet.

Ce n’est pas vraiment utile pour nous, auteurs francophones.

Mais Scrivener n’a pas dit son dernier mot. Il est bon de lire le tutorial mis à jour.
Créer un dossier Modèles dans un Projet Scrivener pour iOS
Donc, on peut créer dans un projet un nouveau dossier intitulé Modèles sous le dossier Research par exemple.

On glisse le titre vers la gauche et là on voit More, on tape et on a une proposition en plus :

Set as Templates Folder.

set_folder

On voit alors un T (pour Template) et une icône bleue.

t_modeles

En cliquant sur la croix, on ajoute un fichier, qu’on déplace dans ce nouveau dossier.

En développant le dossier Modèles, on voit que le fichier a lui aussi cette nouvelle icône.

mod_doc

C’est un modèle que l’on peut utiliser comme ceux que l’on créait sur la version de bureau.
Comme pour chaque manipulation dans l’application, n’oubliez pas de taper sur Done après chaque procédure.

Et si vous voulez trouver des modèles en français, consultez ma page : Modèles pour auteurs francophones.

Pour en savoir plus, mes guides Scrivener plus simple détaillent d’autres précédés.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 18 décembre 2016, publication le 7 janvier 2017

ScrivenerApp : corriger les titres francophones

Corriger les titres en français

Lorsque nous écrivons nos titres dans l’application Scrivener for iOS, les titres se mettent à l’anglo-saxonne avec des majuscules à chaque mot.

En langue française, les titres ont une lettre capitale au début et dans les noms propres.

Il faut donc corriger ce détail avant la publication.

Si on revoit l’ensemble sur le logiciel de bureau, on le fera facilement dans la barre de menu de la page en cours ou dans le titre qui s’affiche dans le classeur de gauche.

Si on corrige l’ensemble du tapuscrit dans l’application, il faut le faire in situ. C’est mon cas.
J’appuie sur le titre dans le classeur, l’inspecteur apparait, je sélectionne le titre en cliquant sur Select All, puis sur Copy.

Je retourne dans ma page en cours et je copie le titre en haut, en cliquant sur Paste.


Je le modifie. Je le resélectionne entièrement, le copie et le colle dans le titre du classeur.

Select All > Copy > Paste

Le résultat est plus conforme aux normes typographiques francophones.


Gaelle Kermen, Kerantorec, 3 janvier 2016

Scrivener : importer un projet Scrivener et faire un coffret

Importer un projet Scrivener et créer un coffret

Pour compléter le projet que j’ai créé à partir du modèle Vide sur Scrivener, il m’arrive d’avoir besoin d’importer un autre projet pour ajouter des pages écrites ailleurs.

La grande souplesse de Scrivener permet de jongler avec des éléments qui auraient nécessité beaucoup de temps de chargement de dossiers bien lourds dans les traitements de texte traditionnels. Ici tout se fait en quelques clics, sans jamais attendre.

Je commence par importer le projet précédent dans Recherche. Je vais dans :

Fichier > Importer -> Projet Scrivener… Sélectionner le dossier -> Importer.

recherchesimporterprojetscrivener

Ici j’importe le projet de Roman avec parties que j’ai trouvé en anglais dans les modèles proposés par Scrivener et que j’ai traduit. Il est à votre disposition sur mon blog gaellekermen.net.

Le projet est importé dans le dossier Recherche avec le titre Roman que je lui ai donné dans le modèle.

projetromantraduit

Comment créer un coffret

C’est par cette procédure que j’ai pu créer avec aisance les coffrets des guides Mac et Windows avec le guide pour iOS.

J’ai d’abord fait une copie de chaque guide sur le Mac de bureau. Il suffit de cliquer sur Dupliquer le projet sélectionné. Ou de sélectionner le projet et de faire le raccourci [cmd+D].

Pour garder une légèreté d’importation, j’ai enlevé tout ce qui était dans le dossier Recherches. Je garde les chutes et la documentation dans ce projet d’origine. Ce sont mes Archives de travail.

J’ai vidé la poubelle.

J’ai travaillé sur la copie du projet du guide Scrivener plus simple pour iOS, dénominateur commun des trois coffrets prévus en fin d’année 2016.

J’ai importé d’abord le premier guide pour Mac et j’ai tout vérifié. Encouragée par des messages de lecteurs qui utilisaient aussi les trois versions, j’ai fini par intégrer la version Windows de mon guide Scrivener plus simple.

Les projets s’importent à l’identique dans le projet en cours. C’est-à-dire que vous allez avoir trois dossiers dans chaque projet importé. Il suffit de mettre les deux dossiers vidés à la corbeille. Ils ne sont plus actifs. Seuls les dossiers Recherches et Corbeille de votre projet de travail sont en cours.

Puis, vous renommez le projet et le rangez à sa bonne place pour parfaire votre travail.

J’ai pu ainsi gérer avec aisance et fluidité un guide complet de plus de 650 pages illustré de plus de 570 images. J’ai tout corrigé dans l’application mobile pour iOS. Le formatage final continue à se faire sur le logiciel de bureau Scrivener pour Mac, ainsi que le passage sous les fourches caudines du correcticiel Antidote 9. Mais tout s’est fait beaucoup plus facilement que lorsque j’avais fait sur Word la version Journal 60 des publications des cahiers des années 60, que j’ai dépubliée en attendant de la reprendre sur Scrivener.

Je précise que chaque guide a été construit, rédigé et illustré sur chaque plateforme d’origine : Mac OS X, Windows10 et iOS 9 et 10. La fusion des trois projets n’a rencontré aucun écueil. Tout est compatible. Tout reste léger. Tout est sécurisé et stable.

Et voici l’organisation du guide complet des trois versions Scrivener, à paraître cette fin d’année 2016. Il reste la compilation à faire, qui permettra de ne choisir que la version Mac avec la version iOS, ou Windows avec iOS. Un seul projet regroupe l’ensemble des besoins pour trois guides différents.

Et dans les Front Pages, mises au-dessus du brouillon, sont préparées les pages concernant les différentes plateformes de publication.

La publication aura lieu cette semaine.

Gaelle,
Kerantorec, le 27 décembre 2016

Post-Scriptum le 2 janvier 2017

Les trois coffrets sont sortis sur Amazon et Iggybook.


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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publié sur toutes les plateformes numériques par ACD Carpe Diem, 2016.

Amazon : format .mobi pour Kindle, Fire et application pour ordinateurs

Iggybook : trois formats, PDF, mobi et epub.

Scrivener : pourquoi et comment j’ai vaincu ma peur de Scrivener 

Comme vous peut-être, j’ai d’abord été rebutée plusieurs mois par l’apparente complexité du logiciel Scrivener.

Nous sommes nombreux à avoir acheté le logiciel de bureau et à ne pas l’avoir utilisé tout de suite. Je ne connais qu’une auteure bilingue à avoir acheté Scrivener, ouvert dans Fiction un Template (modèle) de Novel with Parts (Roman avec chapitres) et commencé à écrire son roman : Murielle Lucie Clément.

Six mois de blocage

Beaucoup d’auteurs se laissent rebuter et n’adhèrent pas à Scrivener. Je les comprends, j’ai eu le même blocage. Six mois pour être précise, six mois je me suis privée des richesses de Scrivener, parce que je n’arrivais pas à me plonger dans le Manual ni le Tutorial en anglais. Car, si le logiciel est traduit en français, si le tutoriel interactif a un titre en français, tout est en anglais. Les vidéos et le manuel sont en anglais. Le forum aussi.

Pourtant, je suis à l’aise avec la langue anglaise, je l’ai apprise en Angleterre quand j’étais petite fille, les étés 58 et 59, en totale immersion avant de l’apprendre au lycée, puisque je faisais Allemand et Latin en premières langues. À plus de 70 ans, j’entretiens ma mémoire et ma dynamique mentale en lisant beaucoup de littérature anglo-saxonne, surtout depuis que je lis sur Kindle ou iPad, peut-être plus que de littérature francophone. Je ne traduis pas l’anglais que je lis, je le pense. Il est en moi comme une langue maternelle.

Malgré mon aisance en anglais écrit, je n’arrivais pas à comprendre certaines fonctions du logiciel et je me laissais rebuter. Comment des utilisateurs moins à l’aise pouvaient-ils plonger dans les richesses de Scrivener, dont toute la documentation était en anglais ?

Un réveil grâce à Smashwords

Six mois je suis restée bloquée, jusqu’à ce que Smashwords, la plateforme de diffusion numérique de Mark Coker à Los Gatos en Califormie, m’avise que certains de mes ebooks publiés entre 2010 et 2012 n’avaient plus le bon formatage pour être acceptés en Premium, le catalogue qui permet d’être diffusé chez Apple, Kobo et Barnes & Noble. Pour certains ebooks, le format de couverture ne convenait plus, la norme était devenue plus grande. Mais la compilation des quatre premiers ebooks en coffret, le Journal 60, ne convenait plus par sa table des matières, il manquait le fichier NCX, indispensable pour un bon fonctionnement. Ces livres avaient été formatés sur Word pour Windows sur un PC. J’avais laborieusement créé des dizaines et des dizaines de liens sur des centaines de pages pour faire d.   es tables des matières cliquables sur les liseuses Kindle, Kobo, Bookeen ou les tablettes iPad ou Android. J’ai dépublié le Journal 60.

Le découragement m’a saisie. J’allais abandonner la publication des cahiers suivants, des années 70 aux années 2010, alors que c’est l’œuvre de toute une vie.

Heureusement, au cours de ma veille technologique, j’ai trouvé des articles d’écrivains américains sur Scrivener. J’ai appris que le logiciel permettait le formatage en ebooks aux formats mobi et epub, avec des tables des matières cliquables, comme il se doit pour guider la lecture numérique.

Alors, j’ai décidé qu’il valait la peine de me former au logiciel Scrivener. Je ne ferais rien d’autre tant que je n’aurais pas compris comment ça marchait.

Une autoformation active

Je l’avais acheté en même temps que mon Mac mini en juillet 2014, profitant d’une promo Apple d’outils de productivité. En janvier 2015, je me suis immergée dans le Tutorial, le Manual et toute la littérature anglophone que je pouvais trouver sur Scrivener, dont le gros livre de Gwen Hernandez, Scrivener for Dummies, First Edition, 2012. J’ai visionné toutes les vidéos possibles sur Scrivener, dont celles en français du formateur toulousain François Magnan, et les vidéos d’auteurs anglo-saxons qui racontaient leurs façons de s’organiser pour écrire leurs romans, les chapitres, les parties.

Très vite, j’ai compris les bénéfices que je pouvais tirer de Scrivener pour gérer mes nombreux, très nombreux, projets d’écriture accumulés depuis les années 60, qui me causaient de réels problèmes de gestion sur Word. Très vite, j’ai créé mes propres modèles pour intégrer les années de mes cahiers, Journal de Vie et Cahier de Chantier. Très vite, je n’ai plus pu me passer d’écrire au quotidien sur Scrivener, pour préparer mes articles, écrire mon journal, conserver ma documentation et mettre en forme les publications prévues.

La suite est racontée au début du guide Mac, mon premier livre écrit pour aider les auteurs francophones à se former à Scrivener dans les meilleures conditions, celles de l’écriture et de la publication. Il existe maintenant une abondante documentation en français sur Scrivener.

Des publications numériques en français 

Au cours de l’année 2016, j’ai pu publier les trois guides d’initiation aux trois versions de Scrivener, Mac et Windows de bureau et iOS pour mobiles Apple. En fin d’année j’ai réuni ces trois guides en coffrets (boxsets) pour avoir chaque version de bureau avec la version mobile, ou les trois versions ensemble pour ceux qui travaillent sur les trois systèmes.

Jamais je n’ai été aussi productive que depuis que je travaille mes écrits sur Scrivener. La version mobile a même décuplé les possibilités depuis l’été 2016. J’ai publié six livres illustrés de captures d’écran. J’ai aidé trois auteurs à corriger, formater, publier leurs romans. Le tout représente des milliers de pages. J’ai publié 70 articles. Jamais je n’aurais publié autant sans Scrivener.

C’est aussi ce qu’écrivent certains lecteurs de mes guides.

Je constate une plus grande envie d’écrire grâce à cet outil vraiment découvert par votre entremise. Je l’avais depuis longtemps (Scrivener), mais il traînait sur mon bureau (fermé). Il est maintenant toujours présent quand je sors mon Macbook air du sommeil. On a beau dire, on a beau faire, ce n’est qu’un logiciel, mais quel logiciel ! Je terminerai en disant la même chose de votre guide : quel livre! 

Daniel Marleau, écrivain québécois (publications en cours)


Une bonne gestion du temps

Ne croyez pas que je passe mes journées derrière mes ordinateurs. Non, je ne travaille jamais plus de quatre heures par jour, sauf les quelques jours avant la sortie des ebooks, où il m’arrive de travailler entre cinq et six heures. Je me suis bien organisée et vis à mon rythme, privilège de l’âge, que chacun devrait avoir. Et, désormais, avoir mes projets en cours sur Dropbox pour y accéder depuis mon Mac de bureau ou depuis un de mes mobiles, iPad mini 4 ou iPhone 5c, ça fait toute la différence du monde. Tout est devenu clair, simple à gérer et efficace. L’écriture n’est plus un rêve inaccessible, elle est devenue une réalité concrète et vivante.

Je vous souhaite le même bonheur pour l’année 2017.

Faites de grands projets. Soyeux ambitieux ! Que l’écriture vous soit fluide et légère avec Scrivener !

Bonne année 2017
Gaelle Kermen, Kerantorec, le 2 janvier 2017