Dans mes trois guides Scrivener plus simple, je donne ma méthode simple et efficace pour créer un projet d’écriture à partir d’une mindmap et d’un export au format OPML. Ce format n’est pas importable par l’application Scrivener pour iOS. Mais deux autres formats sont disponibles pour créer un article de blog ou un projet entier avec chapitres le format TXT et le format HTML.
Pour expliquer la procédure, je prends ici l’exemple d’une série d’articles en préparation sur la Ville de Plœmeur en Morbihan (Bretagne), où j’ai rédigé le dernier guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone fin d’été 2016. Ces articles ont débuté sur mon blog de voyages sur les chemins ici ou ailleurs, Hentadou.
Une nuit d’insomnie, je me suis demandé pourquoi j’avais été si impressionnée par cette ville, où je passais sans trop faire attention depuis ma petite enfance. Dans ces cas-là, la meilleure lutte contre l’insomnie, c’est de prendre l’iPad et de faire une carte mentale sur SimpleMind+. Voilà le résultat de mes réflexions nocturnes transcrites d’abord en vrac.
L’export de la carte mentale au format image PNG
Je m’étais rendormie paisiblement. C’était noté. Quelques jours plus tard, j’avais rassemblé tout ça dans de grandes rubriques comme AIR, MER, TERRE, HISTOIRE, etc.
J’ai exporté la mindmap dans les formats habituels. Mais ScrivenerApp ne peut pas importer le fichier OPML auquel je suis habituée depuis 2015 pour créer mes articles ou projets. Il me faudrait passer par le logiciel de bureau Scrivener. Comme j’aime écrire dans mon lit, je veux pouvoir tout préparer depuis l’application Scrivener, gardant le logiciel de bureau pour les corrections sur Antidote 9 et le formatage en ebooks aux formats ePub et mobi.
Pour éviter de descendre au bureau, j’ai essayé les deux autres fichiers. Le fichier texte est parfait pour écrire un article comme je l’ai déjà expliqué sur ce blog.
Pour importer un fichier, on clique sur l’icône avec la flèche vers le bas, au bas du classeur du projet.
L’export de la mindmap au format TEXTE
Jusqu’ici je n’avais pas essayé le fichier HTML.
L’export de la carte mentale au format HTML
Le fichier est importé dans l’application avec des numéros de sections et sous-sections. Cette procédure est pratique pour les rapports et mémoires commerciaux, scientifiques, universitaires. Créer des chapitres avec Split
Les fichiers texte et HTML se présentent en un seul document, alors que l’OPML créait déjà les chapitres indépendants avec les pages dedans.
Pour créer les chapitres dans le fichier importé en HTML ou TXT, il suffit d’utiliser la fonction Split pour scinder le texte en morceaux.
On appuie devant le titre à scinder et la barre de menu noir apparaît. Tout au bout à droite, on touche Split. La page se scinde. Elle reprend le même titre plus un numéro : -1.
On la renomme dans l’inspecteur à gauche : TERRE.
Et ainsi de suite. On crée ensuite les pages dans les chapitres ou sections, avec leurs titres. On les déplace en jouant avec les flèches des paramètres ou dans Edit.
ScrivenerApp réserve des surprises au bout de trois mois
J’avais écrit ça dans mon journal lors de la rédaction du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone :
Je crois avoir tout compris, enfin l’essentiel, car cette application est tellement intelligente, tellement attentive à couvrir tous les besoins des auteurs, qu’ils soient romanciers, blogueurs, journalistes ou scénaristes, qu’elle doit encore me révéler des surprises. Le but du guide n’est pas de donner toutes les possibilités, mais de permettre de trouver les procédures les plus simples pour utiliser Scrivener selon ses aspirations. Ensuite ce sera au lecteur lui-même de choisir ce qu’il préfère et de trouver encore d’autres possibilités.
En effet, l’application Scrivener pour iOS me réserve encore des surprises après trois mois de découvertes et de pratiques intensives.
N’hésitez pas à fouiller pour découvrir ce dont vous avez besoin. Découvrez vos propres chemins.
Mise à jour du 24 décembre 2018 Cet article n’est plus valable depuis la mise à jour du système MacOS Mojave (Système 10.14.2). Antidote 9 n’a plus son Correcteur intégré dans les pages que nous écrivons sur Scrivener 3 si nous sommes passés de Sierra ou High Sierra à Mojave.
Antidote 10 vient de sortir et il serait intégré à Scrivener 3 sur Mojave. J’emploie le conditionnel, car je ne l’ai pas encore testé moi-même. La mise à jour d’Antidote 9 à 10 vaut 49€ sur le site de Druide. Sinon, c’est 119€ à l’achat neuf ou 99€ sur certains sites. https://www.antidote.info/fr/achat
En début d’année 2016, j’avais écrit un petit article sur la correction de textes sur Scrivener avec Antidote 8.
Scrivener marche aussi avec Antidote 9. Scrivener n’est pas spécifié dans les logiciels compatibles avec Antidote. Et pourtant, ça marche !
Comme les deux précédents guides Scrivener plus simple pour Mac, puis Windows, j’ai corrigé le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone avec Antidote, sur la dernière version d’Antidote, la 9.
J’avais Antidote 8 sur mon ancien MacBook qui a fini par rendre l’âme, après sa résurrection d’un naufrage à la tisane par un sac de riz. Sur mon dernier système, El Capitan, sur le Mac mini, Antidote 8 ne s’installait plus. Alors j’ai acheté la dernière version la 9, certifiée compatible avec El Capitan pour MacOS.
On ne peut pas faire l’impasse sur un bon correcticiel lors de la phase de mise en forme d’un nouvel ouvrage numérique. J’ai la chance d’avoir d’excellentes bases grammaticales, mais, la fatigue aidant, je ne vois pas toujours tout. Antidote met le doigt sur la moindre espace superflue ou manquante, ce qui me prenait beaucoup de temps avant de l’avoir et faisait très mal aux yeux. C’est un des petits détails faits par Antidote, qui a de multiples ressources très précieuses.
J’ai voulu essayer les deux autres correcticiels du marché : Cordial et Le Petit Robert. Les auteurs de Cordial n’avaient pas pensé à Scrivener comme logiciels d’écriture, mais ma demande était remontée au chef de projet. Comme je n’allais pas attendre un futur développement ou une mise à jour, j’ai essayé le Petit Robert. Très bien. Mais, Scrivener n’étant pas non plus prévu dans les compatibilités directes, j’étais obligée de faire une copie des chapitres et les vérifier à côté. Je déteste cette formule qui fait courir trop de risques au texte. Mon guide a 250 pages, c’était difficile à gérer.
J’ai donc fait le pari de la dernière version d’Antidote 9 avec la dernière version de Scrivener sur le dernier système MacOS. Depuis, le dernier système Mac OS est Sierra, mais je ne l’ai pas encore téléchargé, je ne change pas l’équipe qui gagne pour l’instant. Parieuse oui, téméraire non.
J’ai bien fait de faire ce pari, car j’ai pu corriger l’ensemble du guide en beaucoup moins de temps que je ne l’aurais fait sur le Petit Robert.
Ce que j’aime dans Scrivener pour Mac, c’est que je peux mettre l’ensemble du texte en Composite, alors qu’il est découpé en multiples chapitres, pratiques pour gérer les plans et les changements de structures. Le Mode Composite présente le macuscrit comme s’il était en seul document, comme sur n’importe quel traitement de texte. Si des corrections suggérées par Antidote sont acceptées, elles se font sur l’ensemble du livre, pas seulement sur un morceau. Il faudrait refaire les mêmes corrections sur un autre morceau et ainsi de suite, avec des risques d’erreur à chaque chapitre.
J’ai acheté 99 € mon correcticiel Antidote 9 sur le site de Boulanger et je suis allée le chercher au magasin le plus proche à Lorient, à l’heure fixée. Système impeccable pour quelqu’un comme moi qui vis en pleine campagne, loin des magasins urbains ou suburbains et qui n’avait pas envie d’attendre une livraison postale.
Procédure d’utilisation d’Antidote avec Scrivener pour Mac
Sur Scrivener, sélectionner tout le texte en mode Composite (icône de gauche dans le Mode Groupe au centre de la barre de menu du haut). Cliquer sur la potion magique dans la barre de menu du haut (drapeau et heure), sélectionner Correcteur. L’icône du logiciel mise dans la barre de menu du bas s’ouvre. Le fichier du texte vu par Antidote apparaît devant le texte.
Les performances m’encouragent, je suis toujours niveau Druidesse :)
Attention Cette procédure est valable pour Scrivener pour Mac, mais toujours pas pour Scrivener pour Windows, qui fonctionne par copié-collé comme Le Petit Robert correcteur. Dommage !
Mise à jour Antidote 9 pour Sierra (MacOS 10.12)
Ouvrant ce matin le correcticiel, je vois qu’une mise à jour est prévue pour Mac OS Sierra.
Je vois aussi que l’intégration à Scrivener n’est toujours pas prévue par les développeurs d’Antidote. Pourtant cet article prouve que tout marche impeccablement.
Il serait temps de vivre avec son temps
Scrivener est le studio d’écriture le plus pratique pour écrire et publier des ouvrages au XXIe siècle, il est temps d’en tenir compte.
Mais je trouve encore plus lamentable de devoir aller acheter un logiciel dans un magasin, avec une boite carton et un bout de carton en guise de clé d’activation pour pouvoir télécharger le logiciel en ligne ! C’est ridicule un quart de siècle après les débuts d’internet qui a changé tous les paradigmes. Pour valoriser le prix, on met un manuel en papier, que j’avais déjà lu en PDF sur mon iPad. Si je voulais acheter le logiciel en simple téléchargement, je devais payer 120 euros ! Aberration. J’ai préféré acheter en ligne le logiciel pour 99 €, le prendre en magasin et, avec la différence, aller manger avec mon meilleur ami Bruno Cohen dans un restau ouvrier Chez Pierrotà quelques encablures de ma maison d’enfance, avenue de La Perrière, au Port de pêche de Lorient. Une occasion de sortie sympa, un de nos rituels amicaux.
Chez Pierrot, restau ouvrier, avenue de la Perrière, Lorient, Port de pêche
Mais quand même, ça fait cher le bout de carton inutile. On est au XXIe siècle que diable ! Vive le désencombrement, vive la dématérialisation, vive le numérique !
Belles écritures.
Gaelle
Kerantorec, 11 novembre 2016
Pour fêter la sortie du troisième guide de la série Scrivener plus simple, un tarif de promotion est valable cette semaine de début novembre du 31 octobre au 7 novembre.
La promotion se fait sur Amazon pour les trois guides au prix de 3,49 € au lieu de 6,99 €.
Comment faisait-on avant Scrivener : une expérience
Depuis deux ans que j’utilise quotidiennement Scrivener pour tous mes projets d’écriture, personnels comme professionnels, je ne me pose plus la question de savoir comment je faisais avant sur AppleWords ou Word, je crois que j’ai oublié, comme j’oublie les mauvais souvenirs. Je travaille, je gère les documents, je crée des tables des matières, je formate, j’exporte et je publie, c’est tout.
Expliquer quelle est la plus-value de Scrivener par rapport aux traitements de texte créés dans les années 80 m’oblige à un retour en arrière, vers un vieux temps, qui n’était pas toujours si bon que ça.
Je ne vais pas ici vous faire un état de l’évolution de l’écriture au cours des âges depuis Sumer. Si je publie ces guides, ce n’est en aucune façon pour vous dire ce que vous avez à faire, mais pour vous apporter le témoignage d’une expérience riche et longue. Scrivener a le mérite de s’adapter à la plupart des besoins des gens qui écrivent.
Comment je gérais mes documents dans les années 60-70-80.
L’écriture fait partie de ma vie au même titre que l’air, la nourriture, le sommeil, l’activité. C’est ma respiration, sans elle, je meurs.
J’ai tenu mon journal dans des cahiers cartonnés depuis mon arrivée à Paris en septembre 1960 et je le tiens encore, mais cette fois directement en numérique sur Scrivener, via mes ordinateurs fixes ou mobiles.
Cahiers des années 60
Lorsque j’étais étudiante de 1964 à 72, entre la fac de Droit d’Assas, la Sorbonne et la fac de Vincennes-Paris 8, j’ai beaucoup écrit, pour les mémoires et exposés nécessités par les études, mais aussi pour préparer des articles publiés dans la Revue Esprit, des chroniques littéraires et artistiques pour la radio France-Culture ou quelques émissions de télévision avec Michel Polac à Post-Scriptum, ce qui me permettait de financer mes études. J’ai aussi écrit un roman de jeunesse Aquamarine 67.
Je prenais mes notes dans des carnets, que j’avais toujours sur moi, dans mon cartable en vinyle jaune ou mon panier d’Ibiza. Je travaillais ces notes sur des feuilles volantes, des feuilles pelure bleue (c’était aussi ce qu’utilisait Colette et ça m’inspirait). J’écrivais aussi sur du papier d’autres couleurs, selon les sujets, comme je différenciais mes fiches bristol par couleur selon les thèmes. Un peu comme ce que je vois au moment où j’écris ces lignes dans le classeur de gauche sur Scrivener iOS, où s’affiche mon plan général du projet en cours. Je viens d’ajouter un chapitre en créant cette nouvelle page inspirée par le réveil du matin.
Nouvelle page, nouveau chapitre. Couleur selon avancement écriture
Après avoir pris des notes et fait le plan de ce que je voulais raconter, je rédigeais un premier jet sur mes feuilles volantes. Je rangeais ces feuilles accumulées dans un classeur ou un dossier, qui s’amplifiait au fil des recherches. Les documents de recherche étaient trouvés en bibliothèque. J’ai eu la chance de fréquenter à Paris des bibliothèques prestigieuses, comme Sainte-Geneviève, la Sorbonne, la Mazarine, la Bibliothèque Nationale-Richelieu ou celles de la fac d’Assas et de Vincennes à l’époque pionnière de 69 à 72. J’achetais aussi beaucoup de livres, que j’ai encore dans ma bibliothèque bretonne, témoins de mes itinéraires. Et quand je devais finir un article ou un mémoire, mon bureau (une table à tréteau Prisu d’Andrée Putman, 1969) était couvert de papiers divers, carnets, feuilles, dossiers, classeurs, boites de notes volantes, etc.
Alors commençait la rédaction de l’écrit en cours directement sur une machine à écrire, une Underwood, puis une Olympia, et enfin, la dernière, une IBM à boule. Bien sûr, je mettais deux carbones pour avoir des doubles. J’allais très vite, car j’avais suivi des cours audio-visuels de dactylographie à Vincennes. Précieuse formation, comme celle que j’ai eue dans ces années 60-70 à la lecture rapide. Ce capital me sert encore à l’âge de ma maturité.
Ensuite, je relisais le résultat et je le modifiais en l’annotant, découpant aux ciseaux les passages que je voulais déplacer, puis je les collais aux bons endroits. Les feuilles prenaient une sacrée allure.
Et quand le résultat me satisfaisait, je reprenais à la machine tout le texte entier ! Pas de sauvegarde de texte à l’époque, on recommençait jusqu’à la version finale.
Manuscrits d’aquamarine 69-74
La gouvernante de Marcel Proust, Céleste Albaret, raconte dans son livre de souvenirs Monsieur Proust, Robert Laffont, 1973, comment elle devait gérer les paperoles de l’écrivain, lorsqu’il avait revu un chapitre de À la recherche du temps perdu.
Marguerite Yourcenar faisait aussi des copiés-collés manuels pour corriger ses écrits avant les ordinateurs.
Je me suis toujours laissée inspirer par les écrivains que j’estimais.
Puis, dans les années 80-90, les ordinateurs ont remplacé les machines à écrire.
J’ai d’abord continué à prendre mes notes dans des carnets, puis très vite sur SimpleText de mon premier Mac en 92, un LC III. Je me flatte d’être une grande paresseuse et je n’aime pas refaire ce qui a déjà été fait si je peux l’éviter. Donc très vite les notes ont été saisies directement sur clavier, pour être retraitées dans ClarisWorks, le traitement de texte fourni en standard sur les Mac, devenu AppleWorks, puis Pages. Je rangeais les textes les uns avec les autres dans des dossiers selon les sujets concernés. Pour corriger les écrits, je faisais encore des copiés-collés, non plus avec des ciseaux et de la colle, mais avec l’équivalent informatique, qui gardait d’ailleurs le symbole des ciseaux et de la colle (couper, copier, coller). Je reconstruisais l’ensemble du texte, bout à bout, en un seul document avec un Plan hiérarchique.
Plus tard, au début des années 2010, j’ai utilisé Word, lorsque j’ai commencé à publier mes cahiers des années sur Amazon Kindle Direct Publishing et Smashwords. C’était la même chose que Pages en plus compliqué et plus lourd. J’ai corrigé, mis en forme et publié plusieurs centaines de pages sur ce traitement de texte professionnel, en créant à la fin une table des matières cliquable pour publier des ebooks bien formatés.
Or, ce qui était valable en 2010 ne marche plus aussi bien en 2016. La technologie change très vite.
Il y a quelques mois, Smashwords m’a avisé que l’affichage NCX (ce qui gère la table des matières cliquable sur l’ebook de format ePub ou mobi) n’était pas valide sur un de mes fichiers publiés en 2011. Pourtant, tout avait été fait dans les règles expliquées par Mark Coker, créateur de la plateforme américaine d’édition indépendante numérique, dans le Guide des Styles, que j’avais lu en anglais et relu en français lors de sa traduction. J’avais à chaque titre et sous-titre créé un hyperlien relié à une cible et fait une table des matières cliquable. Ça marchait alors. Mais l’ouvrage faisait 700 pages, j’ai dû mal gérer quelque chose.
Vérification de la table des matières sur Amazon KDP
Bref, il me fallait refaire ce que j’avais passé tant de temps à organiser. J’avoue qu’à l’idée de reprendre Word pour ça je déprimais, les bras m’en tombaient, tant j’avais trouvé ça long et fastidieux. J’ai dépublié le Journal 60 et le reprendrai dans Scrivener avec tous les autres.
La technologie a beaucoup évolué en six ans.
Heureusement, j’ai découvert Scrivener.
J’ai connu Scrivener par des auteurs étrangers dont je suivais les blogs, belges, américains, anglais.
Lorsque j’ai eu un peu de temps pour me pencher sur la question de l’écriture, lorsque j’ai eu assez d’argent pour remplacer mon MacBook par un Mac mini de bureau, j’ai téléchargé la version d’essai de Scrivener sur le site de l’Apple store. Très vite, je l’ai payée, tant elle correspondait à ma façon de faire : écrire sans me soucier de la forme, jamais en linéaire, mais par idée notée au fil de la réflexion ou des recherches, en me référant à des documents externes rangés dans le même projet, sans avoir à aller les pêcher sur mon ordinateur. En plus je pouvais formater ensuite un beau document selon les besoins de publication, en ebooks ePub ou mobi, ou PDF pour les correspondants n’ayant pas de liseuse.
Une de mes cousines du côté de ma mère écrivait un livre sur la propriété d’un de nos ancêtres. J’avais chez moi des archives familiales que je numérisais pour les lui envoyer. Selon les questions qu’elle me posait, je lui faisais quelques pages illustrées des photos d’archives et les lui formatais en PDF. C’était tout beau, comme j’aime, avec les précisions exigées par une méthodologie acquise au cours de mes études.
J’ai mis du temps à me former à Scrivener, mais j’en gagne beaucoup depuis.
Le logiciel était traduit en français, mais pas la documentation. J’avais lu la bible de Gwen Hernandez Scrivener for Dummies, de FirstEdition, 2012, non traduite en français. J’avais acheté d’autres ouvrages écrits par des auteurs américains. J’avais visionné de nombreuses vidéos, lu beaucoup d’articles d’auteurs anglophones enthousiastes, quelques uns de rares auteurs francophones utilisateurs de Scrivener. Je lisais avec attention le Tutorial et le Manual fournis par le logiciel. Mais parfois je butais sur des termes employés dans le logiciel traduit qui ne correspondaient pas à mes habitudes, comme Doublon dans la version Mac pour Dupliquer dans la version Windows, ce qui est plus explicite ; en général on évite les doublons dans nos bases de données. J’ai mis du temps à comprendre comment dupliquer un fichier ou un dossier avec le raccourci tout simple command+D.
Je reprenais alors les vidéos d’une certaine auteur américaine que j’avais vue dupliquer ses chapitres pour augmenter son plan dans le classeur. Et j’ai fini par comprendre comment ça marchait.
J’ai alors géré tous les cahiers saisis sur mes ordinateurs depuis plusieurs années pour les intégrer dans des projets Scrivener, organisés par année, scindés (cmd+K) par mois, avec les documents de recherches ou de publications annexés dans chacun des projets. Le travail est prêt pour les relectures, les modifications, les reformatages, les documentations des nombreux cahiers que j’espère publier de mon vivant.
Autant j’avais le sentiment de piétiner et d’être freinée quand je travaillais sur Word, autant j’ai été soulevée par une énergie incroyable qui m’a permis de gérer plus d’une centaine de cahiers en très peu de temps. Là où je pensais passer des mois et peut-être des années, j’avais passé quelques jours ou semaines à structurer un travail solide et fiable. Je n’allais plus être obligée d’aller à la pêche aux documents. Et surtout, je ne risquais plus de perdre un seul morceau de mes écrits. Sereine désormais !
Pourtant, j’en étais encore aux phases de découverte du logiciel. Maintenant que j’ai intégré l’essentiel des manipulations et des possibilités, je peux envisager de publier les 15 000 pages de cahier écrites entre 1960 et 2016, alors que j’ai failli renoncer à ce rêve devant l’ampleur de la tâche lorsque je travaillais sur Word et que je n’en voyais jamais le bout.
Qu’apporte Scrivener par rapport aux autres gestions de documents et d’écriture d’essais, rapports ou romans ?
Quand on ouvre Scrivener on a en général deux fenêtres sur Windows : le classeur et l’éditeur, ou trois fenêtres sur Mac : le classeur, l’éditeur et l’inspecteur. L’inspecteur permet de régler les paramétrages de chaque page ou chapitre.
Classeur et éditeur de page en cours d’écriture-Scrivener pour Mac
Tout est manipulable selon les habitudes de chacun. Afficher le classeur ou non. Afficher l’inspecteur ou non. On peut aussi écrire sur une seule page comme on le faisait sur une machine à écrire.
Si je garde les deux fenêtres essentielles, le classeur et l’éditeur, j’ai d’un côté le plan général de mon ouvrage en cours et dans le grand écran je peux lire chaque page. Je peux aussi en voir deux si j’écris en consultant un document de recherches. Ou consulter un document audio ou vidéo dans le dossier Recherches.
Dans le classeur de gauche, je vois tous les titres de chapitres, de parties, de sections ou sous-sections, selon le genre de document en cours. C’est mon plan qui se développe ou se réduit selon mes besoins. Lorsque je serai satisfaite du plan général pour le reporter dans une table des matières cliquable, je sélectionnerai toutes les têtes de chapitres pour un plan condensé, ou tous les dossiers avec les sous-dossiers pour un plan développé, très complet ou non selon les besoins, puis je les copierai en copie spécialeTable des matières et collerai l’ensemble dans une page du classeur au-dessous des pages de titres et copyrights en début d’ouvrage. Finalement j’exporterai un beau document exploitable par toutes les plateformes numériques ou solutions d’impression.
Plus efficace, je ne pouvais pas l’imaginer avant de le pratiquer.
Plus professionnel non plus, car, hélas ! sur Amazon, je vois trop d’ebooks écrits et formatés sous Word qui ne comportent même pas de table des matières, alors que c’est si facile à faire avec Scrivener.
Bien sûr, si je voulais, je pourrais reprendre l’exportation de mon document .doc dans Word pour le reformater selon les habitudes universitaires ou journalistiques. Scrivener précise bien que le logiciel n’est pas un outil de formatage des écrits, mais un organisateur, un planificateur, un outil d’aide à l’écriture. Il se trouve que depuis que j’utilise Scrivener je n’ai plus eu besoin de rouvrir Word, sauf pour vérifier que les formatages de compilation finale étaient corrects. Jamais je n’ai eu besoin de changer les paramétrages mis lors de la compilation sur Scrivener. Je ne me soucie donc plus de feuilles de style. J’écris, je construis, je planifie et à la fin seulement, je formate, compile et exporte. Et les formatages peuvent être différents selon leur destination, mais mon texte, lui, reste fidèle au poste, sans bouger, dans le projet Scrivener.
Dans le dossier Recherches, en bas du Classeur, je stocke tous les documents texte ou html récupérés sur le web ou ailleurs. Je n’ai donc plus besoin d’avoir des tas de papier autour de moi comme autrefois quand seuls le papier et la machine à écrire me permettaient d’écrire et publier.
Et encore, j’ai toujours été relativement organisée dans la gestion de mes écrits. Quand je vois comment certains gèrent des documents professionnels ou juridiques, je me dis que c’est beaucoup de temps perdu, et ça se compte très vite en mois et années, d’aller à la pêche aux documents par des recherches internes dans les arborescences de l’ordinateur, dans des dossiers éparpillés dans différents endroits de l’ordinateur, ou pire des fichiers balancés en vrac sur le bureau, alors qu’on peut tout classer dans des dossiers spécifiques réunis en un seul endroit : le projet dédié sur Scrivener, pour en faire un document impeccable avec des liens se rapportant aux pièces justificatives à transmettre aux avocats et juges. On peut perdre des mois à travailler de cette façon archaïque. Et c’est pourquoi j’apporte ma pierre à l’édifice en écrivant de modestes guides d’initiation francophone à ce logiciel dont la documentation est en anglais.
Scrivener m’apporte la sérénité dont j’ai besoin pour vivre en harmonie avec moi-même et le monde qui m’entoure.
Maintenant, je peux même écrire cette page sur l’application iOS dans mon jardin, dans la belle lumière de septembre et c’est un grand bonheur que je vous souhaite de connaître.
Ecrire dehors, un rêve de toujours, avant c’était sur les cahiers en papier, maintenant c’est sur ScrivenerApp, partout où j’ai envie d’écrire.
Je suis rentrée chez moi, à Kerantorec, qui réclame mes soins de tonte, taille, débroussaillage et bientôt bûcheronnage. La date n’est plus fixée pour la publication du guide iOS en préparation. Ce sera dans le courant de cet automne 2016. Je veux prendre mon temps pour faire un beau guide.
En attendant, lancez-vous, l’application est simple d’accès, et si vous avez un souci n’hésitez pas à poser vos questions, nous tenterons d’y répondre au mieux.
Mail professionnel : kerantorec(at)iCloud.com
Belles écritures.
Gaelle, Kerantorec, le 24 septembre 2016
Smashwords : Guide des Styles gratuit
Scrivener est diffusé par Literature&Latte en versions Mac, Windows (c. 49 €) et application iOS (c. 20€)
L’interface de l’application Scrivener pour iOS est sobre et simple. Les icônes sont compréhensibles même à ceux qui ne lisent pas l’anglais, car il y a très peu de texte.
Ecran de l’article en cours, avec le classeur à gauche et l’éditeur de texte, que l’on peut agrandir en page unique en tapant sur les deux flèches de la barre de menu
Si vous avez prévu d’utiliser cette application et que vous n’êtes pas très à l’aise avec l’anglais, lancez-vous quand même sans en attendre la francisation. Ni la sortie de mon guide pour auteurs francophones. Je posterai sur ce blog des articles de trucs concrets faciles à comprendre.
L’interface est si simple que les enfants la comprendraient très vite, à croire que Keith Blount l’a testée sur sa petite famille. Je pense même que si les enfants bénéficiaient très tôt de cette application, ils prendraient tout de suite de bonnes habitudes de gestion des données, sauraient faire des recherches et les exploiter en les structurant, apprendraient à construire un projet de travail et à concevoir des exportations dans un autre logiciel final ou en impression.
A fortiori cette application est recommandée aux étudiants pour prendre des notes en cours sur iPad avec un clavier bluetooth pour un meilleur confort de saisie (ce sera moins cher qu’un MacBook Air ou Pro ou un notebook sur Windows) et avoir déjà des projets organisés par matière.
Et bien sûr les nouveaux écrivains l’adopteront avec enthousiasme.
Ma méthodologie
Je construis le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone entièrement sur l’iPad mini 4, illustrations comprises et je n’ai pas de problème pour gérer des milliers de mots et des dizaines d’images. Je peux toujours ajouter une note sur l’iPhone et la retraiter dans l’iPad mini.
Je ne reprendrai la version bureautique que pour la vérification de la typographie dans Antidote et le formatage en ePub et mobi pour relire et corriger le texte final sur tablettes et liseuses.
Pour les articles de blog, je copie les textes écrits dans le guide Scrivener pour iOS en cours de rédaction, je les colle dans les pages d’articles de WordPress, sur mon blog. J’exporte dans Dropbox les photos modifiées éventuellement depuis Photos de l’iPhone ou de l’iPad et j’illustre les articles à partir de Dropbox.
Installer ScrivenerApp sur l’iPhone
L’installation sur l’iPhone est possible sans avoir d’autre version de Scrivener, pas plus sur Mac ou Windows que sur un iPad ou un iPod.
Seul point sensible
Par contre, je ne conseille pas d’enregistrer les projets Scrivener sur l’iPhone lui-même, mais plutôt sur iCloud ou Dropbox. J’explique plus loin comment j’ai réussi à crasher Scrivener et comment j’ai pu réparer ce qui était une erreur fatale de ma part, pas de la sienne. C’est presque rassurant, je poussais à bout l’application et elle résistait à tout. Or il faut toujours laisser un petit détail imparfait dans un ouvrage, « sinon le diable viendra le prendre », ainsi que me l’avait appris une amie africaine initiée aux mystères.
Les erreurs sont pédagogiques. Il vaut mieux donc enregistrer sur un support extérieur où l’on pourra retrouver son projet, quoi qu’il arrive, projet qui pourra être lu par un autre support mobile, ou par une version bureautique de Scrivener.
L’installation de Scrivener sur l’iPhone est aussi simple que celle de toutes les applications.
AppStore -> rechercher : Scrivener.
Ou vous partez du site Literature & Latte qui vous envoie vers l’AppStore.
Et voilà ! Vous ouvrez l’application et découvrez les premiers écrans de bienvenue avec des manipulations familières aux usagers des smartphones.
Sauf si vous décidez de ne sauvegarder que sur iCloud, on passe aux choses sérieuses avec Dropbox. Ce sera l’objet d’un article détaillé.
Installer ScrivenerApp sur l’iPad
Sur l’iPad, vous pouvez aussi utiliser l’application Scrivener seule sans avoir la version de bureau et sans utiliser la synchronisation via Dropbox choisie par Literature & Latte en enregistrant les projets créés sur iCloud.
Vous pouvez aussi utiliser Dropbox pour que votre projet reste en parfait état de sauvegarde.
Mais bien sûr, utiliser Scrivener pour iPad en nomade et Scrivener pour Mac ou Windows au bureau est le top du top !
L’installation de Scrivener sur l’iPad est aussi simple que celle de toutes les applications.
AppStore -> rechercher : Scrivener.
Ou vous partez du site Literature & Latte qui vous envoie vers l’AppStore.
Votre application est installée. Il s’agit de partir à sa découverte.
Welcome to Scrivener (Bienvenue sur Scrivener)
Les premiers écrans de bienvenue vous invitent à utiliser quelques gestes habituels des tablettes, taper, pincer, etc.
Swipe to begin (Glisser pour commencer)
Cette procédure vous sera très utile pour ouvrir vos projets, comme on le voit sur l’image au début de l’article. Elle permet de voir ce qu’il y a dans les dossiers et sous-dossiers, comme nous le faisons sur le logiciel de bureau en ouvrant ou fermant les flèches latérales.
Nous y reviendrons dans la partie Découvrir.
Pinch to zoom (Pincer pour zoomer)
Cette manipulation permet d’agrandir le texte à votre convenance sur l’écran pour taper confortablement.
Vous pouvez toujours utiliser les paramètres ou les options de zoom de l’écran à 120 ou 150% si cela vous convient dans les Settings(Réglages) de l’application, ou même dans chaque page. Il y a toujours plusieurs chemins dans l’application Scrivener comme dans le logiciel.
Sync with Dropbox (Synchroniser avec Dropbox)
Cet écran invite à la synchronisation de ScrivenerApp avec Dropbox.
Ce chapitre est un des derniers dans le Tutorial de l’application, qu’on trouve dans l’écran d’accueil. Il sera un des premiers de mon guide, car de lui dépend la sérénité de travail que l’on doit avoir en écrivant avec ScrivenerApp. J’y reviendrai donc très en détail dans un prochain article.
Pour mettre à jour ce qu’on a écrit, l’application propose plusieurs entrées avec la mention Sync now (Synchroniser maintenant) et les deux petites flèches tournant dans le sens des aiguilles d’une montre sont visibles dans la barre de menu de chaque page en cours. Il suffit donc de taper cette icône pour voir la synchronisation se faire avec Dropbox.
Regardez le tutorial, jouez avec lui, même si vous ne comprenez pas tout, créez, écrivez, changez, déplacez. Vous pouvez toujours effacer ce que vous aurez essayé, en tapant sur Reset Scrivener dans Help.
Je vais de mon côté essayer de rendre simple les procédures de synchronisation avec Dropbox, après avoir essayé les plus compliquées avec iTunes.
Avis aux lectrices et aux lecteurs qui me font la grâce de me suivre sur ce blog-auteur.
Pardon de différer la publication de mon prochain guide sur l’application Scrivener pour iOS. Voici la Mindmap de son plan de départ.
J’avais prévu de publier le 22 septembre 2016, mais un petit accident aux mains me ralentit dans mon écriture. Pas très grave, heureusement. Les mains sont nos outils de travail, très précieux.
D’autre part, et c’est tant mieux pour nous les nouveaux écrivains, l’application est beaucoup plus riche que la plupart des applications que j’ai eu l’occasion d’utiliser jusqu’ici sur tablettes Android. Chaque jour, alors que je croyais en avoir fait le tour, je découvre d’autres subtilités qui peuvent vraiment améliorer notre vie d’écriture.
Alors, je prends ce délai comme une bénédiction en me donnant le temps de bien détailler toutes les possibilités de notre nouvel outil nomade, que vous adopterez sans doute comme moi avec enthousiasme.
C’est dans votre intérêt que je diffère la publication du troisième guide de ma série Scrivener plus simple, pour Mac, pour Windows, pour iOS. L’application est intelligente et pleine de ressources, je me dois d’être à sa hauteur !
Je vous dis à très bientôt, déjà pour de prochains articles en préparation sur l’installation de l’application sur iPhone et sur iPad, avec la synchronisation des anciens projets par iTunes ou Dropbox.
La publication de Scrivener plus simple pour iPad et iPhone aura donc lieu en octobre.
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En attendant, écrivez bien sur le logiciel de bureau Scrivener.
Ou si vous avez déjà l’application, faites-nous part de vos commentaires.
Si vous avez des questions, posez-les, j’essaierai d’y répondre au mieux.
Gaelle,
13 septembre 2016 à Plœmeur (Morbihan)
Crédits : ScrivenerApp est une application de Keith Blount, diffusée par Litterature & Latte.
iPhone et iPad sont des mobiles d’Apple.
Vous vous posez des questions sur les éléments à prendre en compte avant l’achat et l’installation de ScrivenerApp.
1) Vous avez déjà la version Scrivener de bureau sur votre Mac ou votre PC. Vous avez un iPad ou un iPhone et désirez synchroniser les projets d’une plate-forme à une autre.
C’est la situation la plus courante puisque l’application était très attendue des utilisateurs de Scrivener, habitués à utiliser Dropbox pour synchroniser les fichiers d’un Mac sous OS X à un PC sous Windows 8 ou 10, ou d’un Mac de bureau à un MacBook nomade pour vos déplacements.
2) Vous n’avez pas la version Scrivener de bureau, mais vous avez un iPad ou un iPhone. Vous vous demandez si vous pouvez utiliser ScrivenerApp sans la version de bureau.
Oui, vous pouvez utiliser ScrivenerApp uniquement sur vos mobiles Apple, sans passer par Dropbox, en sauvegardant sur iCloud.
Bien sûr vous ne bénéficierez pas de toutes les possibilités offertes par les deux versions, fixes et nomades de Scrivener, marchant ensemble pour une écriture facile et organisée, et offrant un formatage de publication en ebooks aux formats ePub ou mobi. Mais vous sortirez déjà un beau document en quatre versions d’édition de traitements de texte et une version de script de scénario.
• PDF,
• Word (.docx),
• RTF,
• Plain Text (.TXT)
• Final Draft.
Voici donc les pré-requis à l’achat et à l’installation de ScrivenerApp.
• iPad et/ou iPhone depuis l’iPad2 et l’iPhone 4S et/ou iPad 5, mis à jour en iOS9
• Connexion Internet
• Compte iTunes
• Compte Dropbox (ou non si vous optez seulement pour la version mobile de Scrivener)
• Achat de l’application sur l’AppStore à 19,99 € en Europe.
❖ Compatibilité avec le système iOS 9
ScrivenerApp est compatible avec le système iOS 9, disponibles sur les iPhone 4S-5-5C-5S-6-6 Plus-SE, les iPad depuis l’iPad 2, l’iPod de 5ème génération.
J’ai testé l’application sur des supports mobiles reconditionnés :
• iPhone 5c de septembre 2013
• iPad mini 4 de septembre 2015.
Tout marche à merveille sur les deux mobiles. La synchronisation avec les deux versions bureautiques sur Mac et Windows se passe parfaitement.
❖ Mise à jour préalable des versions de bureau Scrivener
Si vous avez la version bureautique de Scrivener, mettez-la à jour avant d’installer l’application depuis l’AppStore.
• La version Windows est Windows Scrivener 1.9.6.
• La version Mac est Mac Scrivener 2.8.
❖ Scrivener App sur l’AppStore
L’application Scrivener diffusée par Literature & Latte se télécharge sur l’AppStore. Elle est universelle, vous l’achetez une seule fois pour votre iPad ou votre iPhone et vous l’installez sur les deux mobiles.
Le prix est très abordable : moins de 20€ que les fans du logiciel Scrivener investiront avec plaisir et enthousiasme.
À titre de comparaison : l’application de Ulysses est moins de 25 €. J’ai raconté que je devais utiliser quatre applications Android lorsque j’avais des tablettes Android pour faire ce que je fais désormais avec ScrivenerApp. Le tout valait entre 25 et 30 € d’investissement.
L’application Scrivener vaut largement l’investissement de moins de 20 €. L’achat des deux supports Scrivener, mobile et fixe, vaut moins de 60 €.
Je rappelle qu’acquérir Word vaut beaucoup plus cher en version professionnelle, indispensable à tout auteur digne de ce nom, pour publier sur un site de vente d’ebooks ou de livres imprimés comme Amazon ou Kobo ou iBooks. La version personnelle, familiale ou étudiante, ne permet pas l’utilisation commerciale des produits du logiciel.
Avec Scrivener, on investit moins pour gagner plus.
❖ Dropbox : synchronisation entre toutes les plateformes
L’habitude de synchroniser par Dropbox était prise depuis que j’utilisais Write sur Android en 2012, puis en 2015 avec Simplemind sur le premier iPad. Je synchronisais aussi ma bibliothèque numérique en ePub via l’eReader Aldiko sur mes tablettes. Smashwords utilise aussi Dropbox pour exporter tous les ouvrages achetés sur le site ou les vôtres si vous êtes un auteur publiant sur Smashwords.
Pour des raisons techniques, Scrivener n’utilise pas iCloud pour synchroniser toutes ses versions. Il passe par Dropbox et ça marche très bien.
Si vous hésitez encore à utiliser ce remarquable outil de synchronisation entre vos logiciels fixes et vos applications nomades, vous vous privez d’un grand confort de travail.
Ses applications sont disponibles pour tous les supports, fixes ou mobiles, pour Mac, PC, iOS ou Android.
Dropbox a le mérite d’être gratuit jusqu’à 5 Go. Au-delà, il en coûte 9,99 € par mois pour une capacité de stockage de 1 To pour la formule Pro.
Il est possible d’augmenter la capacité du compte de base gratuit en partageant Dropbox avec vos amis sur les réseaux sociaux ou par courriel.
Pour l’instant, je n’ai pas eu besoin d’avoir recours à la formule pro. Dropbox n’est pas ma seule sauvegarde, j’utilise Drive, entre autres (habitude prise sur les tablettes Android).
Dropbox me sert d’outil de travail en cours. Je n’y mets donc que les fichiers sur lesquels je travaille, en particulier pour Scrivener. Inutile d’encombrer l’iPad ou l’iPhone avec des dossiers dont je n’ai pas besoin dans l’immédiat. Il faut savoir voyager léger dans tous les sens du terme. C’est possible désormais avec Scrivener App.
Dropbox est une application gratuite qui permet d’avoir tous ses fichiers à portée de main et de les partager facilement.
Pour vous inscrire et obtenir de l’espace bonus, cliquez sur ce lien : https://db.tt/APjzPxEp
Bientôt j’attaquerai le vif du sujet : l’installation de ScrivenerApp, sa découverte, son fonctionnement.
Gaelle,
le 11 septembre 2016 à Plœmeur
L’application Scrivener pour iOS est une création de Keith Blount, diffusée par Literature & Latte.
Post-scriptum : l’application Scrivener pour iOS est adaptée au système iOS 10.
C’est ce que m’a dit récemment un écrivain français lorsque j’avais parlé de Scrivener, en venant me pencher sur le Mac d’une cliente informatique, qui me disait que Jacques, le romancier, aimerait avoir Word pour écrire sur son ordinateur à elle quand il vient la voir en Bretagne.
« Tous les écrivains que je connais écrivent sur Word », insiste-t-il.
Je viens de jeter un regard dans le dossier qui contient le roman de l’auteur de ces deux phrases péremptoires et j’y ai vu une succession de textes titrés C1, C2, C3, C4, etc. sur l’iMac de 2008 que je dois actualiser et mettre à niveau. Oh ! My God ! Que cela doit être passionnant à lire, pour un correcteur ou un éditeur, s’il faut chaque fois qu’on a fini un chapitre, car C signifie Chapitre et 1 le premier, ouvrir un autre fichier et lire ainsi en cascade ce qui semble être tout sauf un livre facile et agréable à lire sur un ordinateur ou une liseuse.
Je n’ai pas contesté cette parole absolue qu’un vrai écrivain ne travaillait que sur Word. Le monsieur est plus âgé que moi et manifestement nous ne sommes plus des mêmes mondes. Pourtant, je pense que si les fichiers de ce roman étaient bien rangés dans un beau projet Scrivener, ils pourraient être mieux travaillés et plus présentables à de « vrais éditeurs », ceux qui publient encore sur papier.
Word m’a toujours semblé une abominable usine à gaz dont je n’avais pas besoin. D’ailleurs, j’ai préféré saisir les 13 000 pages manuscrites de mes cahiers entre 1960 et 2008 sur le logiciel de base d’Apple TextEdit d’un eMac de 2004, parce que j’allais beaucoup plus vite. Ce qui n’a pas empêché de les convertir en fichiers .doc ou de les exporter en RTF pour les récupérer en magnifiques projets dans Scrivener sur mon Mac mini de bureau, prêts pour la correction, la mise en forme, la documentation, alors que les travailler sur Word m’avait complètement découragée d’arriver jamais à bout d’un projet aussi colossal, plus d’un demi-siècle d’écriture en cahiers.
Des guides d’utilisation pour les auteurs
Je sais que je ne serai jamais un écrivain traditionnel puisque j’ai choisi de ne publier qu’en numérique. Pourtant, je publie des livres qui sont lus et je gagne mieux ma vie grâce à eux.
Ce que je sais aussi : j’ai fait d’abord un guide d’initiation au logiciel Scrivener pour Mac et ce guide issu d’une petite maison d’édition numérique bretonne sans aucun moyen, sauf beaucoup de bonne volonté et de passion pour la technologie utile, ce guide est en tête des ventes concernant l’informatique et l’internet depuis son lancement en janvier 2016. Scrivener plus simple pour Mac devance le plus souvent les ouvrages des grosses maisons d’édition informatique qui publient sur des logiciels comme Photoshop ou InDesign.
Ce que je sais encore : je n’aurais jamais pensé à écrire ces guides si un auteur d’abord, puis plusieurs auteurs ne m’avaient pas posé de question sur Scrivener ou d’autres outils utilisés par les nouveaux auteurs, ceux qui écrivent et publient en numérique.«
Et voilà pourquoi j’ai écrit les deux premiers guides et pourquoi j’en prépare deux autres, un sur l’application iOS de Scrivener, un sur Smashwords, la plateforme américaine qui a lancé l’édition numérique indépendante dès 2008. Parce que les auteurs me posent des questions, soit par l’intermédiaire de la messagerie Facebook, soit par les Contacts ou commentaires de mon blog d’auteur numérique gaellekermen.net. Et ça me plaît qu’on fasse ainsi appel à mes compétences, car je les ai accumulées avec enthousiasme depuis plus de vingt ans sur l’internet, depuis un quart de siècle sur les ordinateurs Mac.
J’ai raconté dans les remerciements du guide pour Windows, comment un vieil ami geek m’avait apporté un notebook acheté spécialement pour utiliser Scrivener afin que je me mette au boulot pour étudier la version Windows. C’est devenu le deuxième guide Scrivener plus simple pour Windows.
Pour le guide qui commence sur la version iOS, un lecteur m’avait lancé dès l’annonce de la sortie de l’application Scrivener pour iOS :
— Gaelle ! Un autre guide ?
Je l’ai pris au mot. C’était la meilleure occasion d’acquérir enfin les outils nomades d’Apple après des années désespérées sur tablettes Android.
Mon iPad 1 est resté bloqué au système iOS 5, Scrivener App nécessitant iOS 9, je devais investir dans un iPad plus récent, c’était l’occasion de prendre enfin un iPhone. L’iPad pro 9″7 me tentait bien, d’autant que Keith Blount, le concepteur de Scrivener, bloguait depuis son iPad pro où l’application semblait royale. Mais je n’ai pas assez de budget pour un outil encore cher. J’ai opté pour du reconditionnement. Et j’en suis très satisfaite.
Mon cher MacBook de 2008 ayant refusé un matin de se rallumer, je l’ai remplacé par un iPad mini 4 et un iPhone 5c. Ce qui m’a coûté beaucoup moins cher qu’un nouveau MacBook et me permet de travailler dans des conditions plus légères, quand je suis en dehors de mon espace de sécurité qu’est mon bureau.
Reconditionnement Apple
Sur Tweeter, je suis MacGeneration et iGen. J’ai vu au mois d’août que des iPad mini 4 arrivaient en reconditionnement sur le site d’Apple, alors que jusqu’en juillet seuls les iPad mini 2 et 3 étaient proposés. J’avais opté pour cette taille d’iPad pour avoir la solution la plus légère à mes mains douloureuses de trop de saisies, trop d’écriture, trop de bûcheronnage, trop de travaux difficiles (même si j’adore faire tout ce que je fais, mes mains, mes bras, mon dos accusent quand même les coups !).
J’ai donc commandé un iPad mini de moins d’un an, avant la sortie d’autres outils Apple en septembre, car c’est maintenant que j’ai besoin de tester, expérimenter, utiliser l’application Scrivener pour iPad et iPhone.
Le service de reconditionnement d’Apple est aussi impeccable que celui des appareils neufs, la différence est dans la garantie, un an au lieu de deux. Tout est comme neuf.
Pour tester l’application Scrivener sur d’anciens appareils anciens, j’ai opté pour un iPhone 5c, jaune, que j’aurais aimé pouvoir acquérir à sa sortie à Paris en septembre 2013, mais à l’époque c’était un rêve impossible.
Sortie de l’iPhone 5c à l’Apple Store du Carrousel du Louvre, Paris, 12 septembre 2013
J’ai fait venir mon premier smartphone digne de ce nom depuis un nouveau site de reconditionnement : Backmarket, au service impeccable. J’ai opté pour une version Shiny, à 229 euros, soit la moitié de son prix neuf, plus 7 euros de port. J’avais un peu peur que la version Stallone soit un peu cabossée :).
Mon iPhone 5c jaune est magnifique, comme je l’avais rêvé et je peux dire que ça n’a rien à voir avec tout ce que j’ai pu utiliser comme matériel précédent, tablette ou smartphone, sous Android. Plus jamais Android ! Enfin, je suis connectée Apple sur iOS, sous les deux formats dont j’ai besoin pour ce nouveau guide, sur iPhone et iPad.
J’avais à peine reçu et paramétré mes deux nouveaux outils, j’avais à peine installé et ouvert Scrivener que déjà un lecteur de mon guide Mac me posait des questions sur la synchronisation de ses fichiers. C’était un signe ! Je devais vraiment faire ce nouveau guide, car jamais je ne laisse des questions sans réponse.«
J’ai donc testé les différentes possibilités de synchronisation de Scrivener et j’ai répondu à mon lecteur. Ses angoisses du début avaient d’ailleurs disparu car Scrivener avait bien tout synchronisé et le lecteur avait retrouvé ses petits.
Essai de synchronisation avec Dropbox
En effet, Scrivener est une bonne application, étudiée pour des écrivains des temps présents, ceux qui écrivent au vol partout sur leur tablette iPad, sur leur smarphone iPhone, ceux qui veulent synchroniser avec leur Mac ou leur PC de bureau, ceux qui veulent voyager en écrivant, ceux qui veulent publier et toucher tout de suite un lectorat sans attendre l’acceptation d’un éditeur Dieu le Père des siècles passés.
Voilà pourquoi j’écris ce nouveau guide sur mon iPad, pourquoi des notes seront prises aussi sur l’iPhone.
Mon troisième guide Scrivener plus simple sortira sur toutes les plateformes numériques dans le courant de l’automne 2016, publié par ACD Carpe Diem, Kerantorec, Brittany, Europa.
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Post Scriptum par rapport à la demande de l’écrivain qui voulait trouver Word sur l’iMac de son amie pour écrire ses romans quand il venait la voir en Bretagne : Comme je suis une professionnelle consciencieuse, je me suis renseignée sur ce que coûterait l’installation de Word. Pour pouvoir utiliser des fichiers commercialisables, si on veut les publier, les rendre public, la version personnelle de Word ne suffit pas. Il faudrait donc payer la licence professionnelle à 99 euros par an d’abonnement ou 279 à 539 euros d’achat de la licence définitive. Ma cliente a renoncé, le romancier se contentera de la version NeoOffice qui était installée sur l’iMac en 2008, gratuite celle-là.
Conditions d’utilisations de Word sur le site Microsoft
H. LOGICIEL EN ÉDITION FAMILLE ET ÉTUDIANT Un logiciel en édition « Famille et Étudiant » ne peut pas être utilisé pour des activités commerciales, à but non lucratif ou productives.
Scrivener coûte moins de cinquante euros dans sa version de bureau pour Mac ou Windows. L’application mobile vaut moins de vingt euros. Ces deux prix sont de vrais cadeaux que nous font l’auteur et son équipe.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Charles Baudelaire (L’invitation au voyage)
Ce vers de Baudelaire m’évoque l’environnement de l’application Scrivener.
Pour tester cette application longtemps attendue par les fans du logiciel Scrivener, je venais de faire l’acquisition d’un iPad mini 4, après plusieurs années de tablettes Android.
Apple iPad mini 4 de 2015En déballant l’iPad, j’avais soudain retrouvé l’univers blanc connu lorsque je travaillais en Haute-Couture, chez André Courrèges en particulier. Ouvrir un paquet livré par Apple me rappelait mes années de jeunesse, dans les seventies, entre le Quartier latin à Paris et les beaux quartiers près des Champs Elysées, quand, au moment des collections, entre beaucoup de turbulences, je connaissais des épisodes de luxe, calme et volupté. Tout ce blanc ! Ce décor épuré où ne reste que l’essentiel ! Cet ordre sobre et efficace. Le chic absolu.
Maintenant, au moment de commencer la rédaction du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, je repense à ce vers de Baudelaire et il me semble correspondre à ce que j’ai appris de l’application.
Je l’ai testée sur un iPad mini de 2015, avec ou sans clavier Bluetooth, et sur un iPhone 5c de 2013. Ces deux outils Apple bénéficient de la mise à jour du dernier système i0S 9, compatible avec l’application développée par Keith Blount, le génial créateur du logiciel Scrivener de bureau.
Mon bureau en bord de mer au cours de mes virées à vélo de l’été 2016J’ai oublié tout ce que je connaissais. Je suis allée à l’aventure, en sachant ce que je voulais en faire : écrire partout et en tous lieux sur des outils nomades, dans la poche, écrire à la terrasse d’un café, écrire au bord de la mer, écrire dans mon jardin, ou mon lit. Pouvoir saisir dans un outil fiable et sécurisé les idées quand elles passent. Construire des projets comme on le fait sur Mac ou Pc, les organiser, les réutiliser sur les ordinateurs de bureau ou les exporter pour les partager et les publier en articles de blog, documents PDF, Word, RTF, TXT, ou, pour les scénaristes, en FinalDraft.
Ecrire au lit, là où la concentration est maximaleJ’ai poussé l’application dans ses retranchements, j’ai tenté de la mettre en difficulté. Rien à faire, tout marche et se synchronise à la perfection. Je peux l’utiliser sans crainte de perdre le moindre bout de texte sur tous mes supports : Mac, PC, iPad et iPhone.
Synchroniser les projets entre toutes les plateformesJ’ai découvert un petit bijou d’intelligence et d’utilité pratique. Ici rien n’est superflu, tout a un sens.
L’application Scrivener apporte “ordre et beauté, luxe, calme et volupté”. Savoir être simple et beau est la grande classe.
Je continue donc mon œuvre de sensibilisation francophone à l’utilisation du logiciel Scrivener avec un troisième guide sur l’application Scrivener. Pour de nouvelles manières d’écrire, liées à nos habitudes nomades.
Invitation au voyage au pays de l’écriture.
Gaelle Kermen, Plœmeur, 5 septembre 2016
Bientôt !
L’application Scrivener pour iOS est disponible sur l’AppStore d’Apple.
Sur Scrivener, on peut retravailler les documents écrits sur Word ou LibreOffice. Mais il vaut mieux les importer au format .rtf (Riche Text Format) ou .odt (OpenDocumentText) que .doc, le format de Word.
Du moins, c’est ainsi que ça se passe sur mon Mac.
Ici j’importe le document .doc du premier cahier des années 70.que j’avais travaillé sur Word sur PC.
Import d’un document formaté .doc : problèmes d’accentuation
Problème avec les accents. N’oublions pas que Scrivener est anglais.
Le même document enregistré de .doc en .rtf marche très bien.
Et si j’enregistre en .odt puisque j’ai LibreOffice sur le Mac mini, les accents sont aussi en place :
Donc pas de panique, si votre texte se mettait à faire des borborygmes bizarres, passez votre fichier en RTF, que lisent tous les ordinateurs du monde, ou en ODT. Scrivener comprendra mieux.
Rappel pour importer un fichier texte :
Sur Mac : Fichier -> Importer -> Fichiers…
Sur Windows : Fichier -> Importer -> Fichiers…
Belles écritures estivales !
Gaelle
Kerantorec, le 16 juillet 2016
Gaelle Kermen a écrit deux guides d’initiation au logiciel Scrivener : Scrivener plus simple pour Mac et Windows, publiés en janvier et juin 2016 en édition numérique par ACD Carpe Diem.
Scrivener plus simple pour Windows par Gaelle KermenPublié le 21 juin 2016 par ACD Carpe Diem, AFNIL 979-10-91577
Scrivener est beaucoup plus qu’un traitement de texte, c’est un outil d’aide à l’écriture et en plus il permet le formatage impeccable des documents à publier sur les plateformes numériques ou en impression à la demande. Plus besoin d’utiliser plusieurs logiciels, un seul suffit : Scrivener et il fait tout très bien.
Le guide Scrivener plus simple pour Windows vous aide à travailler rapidement sur vos projets d’écriture sans passer des mois à vous former pour comprendre le logiciel, très riche, donc parfois trop complexe à première vue et décourageant pour certains auteurs, habitués aux traitements de texte traditionnels.
Les copies d’écran des manipulations de base, les raccourcis essentiels, les petits trucs permettent de le prendre en main sans délai. La méthodologie vous conduit de la première idée jusqu’à la publication de vos projets.
Ne pensez plus à la mise en forme, juste à vos écrits.
Soyez efficace, écrivez !
***
Gaelle Kermen est conseil en gestion du temps et, depuis un quart de siècle, cherche les meilleures solutions informatiques pour développer la créativité.
Elle écrit tous les jours et a testé la plupart des outils disponibles sur le marché. Elle a opté pour le logiciel Scrivener, qui remplace plusieurs logiciels nécessaires au début des années 2010 pour écrire et formater des ebooks.
Enfin une documentation francophone
Traduit en français et porté sur Windows, le logiciel Scrivener n’a qu’un défaut : les tutoriels et les modèles sont en anglais. Il existe peu de documentation francophone. Ce guide comble ce manque et vous évite de passer des jours, des semaines ou des mois à vous former avec des documents et vidéos en anglais.
Pour une présentation professionnelle de vos tapuscrits ou ebooks
Ce guide vous propose une méthode d’organisation efficace. De votre première idée à la construction de votre tapuscrit, Scrivener vous permet la réalisation de la table des matières en quatre clics et la compilation d’ebooks aux formats courants : mobi, ePub, PDF, RTF, doc.
Comment travailler avec Scrivener ?
Vous commencez votre projet à partir d’un de vos documents existants, ceux que vous avez créés sur Word ou OpenOffice, vous l’importez en chapitres, vous les réorganisez pour mieux les mettre en forme et les publier.
Vous pouvez aussi utiliser un des modèles fournis sur le blog-auteur gaellekermen.net, journal, roman avec parties et chapitres, scénario.
Devenez efficace tout de suite, ne pensez plus à la mise en forme, concentrez-vous sur vos écrits. Accumulez les documents, les brouillons, les notes. Organisez vos idées. Changez de plan. Résumez. Corrigez.
C’est seulement à la fin que vous compilez l’ensemble pour faire un ebook aux formats .mobi (Kindle) ou .epub (iPad ou tablette Android), un document PDF, un .doc pour publier sur toutes les plateformes numériques, un article de blog, un site web, un livre papier, à votre guise.
À qui s’adresse Scrivener ?
Que vous soyez étudiant, écrivain, auteur, blogueur, doctorant, journaliste, juriste, professeur, responsable, éditeur, scientifique, archiviste, généalogiste, que vous écriviez votre journal, des rapports, des mémoires, une thèse, un roman, une pièce de théâtre, un scénario de film, un recueil de poèmes, vous avez tous besoin de Scrivener, pour votre travail comme votre vie personnelle.La meilleure solution pour concevoir des livres et des ebooksScrivener vous offre la meilleure solution actuelle pour écrire et publier votre livre en n’utilisant qu’un seul logiciel. Scrivener fait tout et le fait bien pour moins de 50 euros. Il a été conçu par un auteur pour des auteurs.Le guide Scrivener plus simple pour Windows bénéficie de l’expérience accumulée depuis la publication de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac. Des chapitres ont été ajoutés pour préciser les premières prises en main.
Ce que vous trouverez dans ce guide
Le guide a été conçu suivant la progression des besoins, de la première idée à la publication. Les chapitres sont des réponses aux nombreuses questions que l’on se pose en découvrant ce logiciel.
Scrivener plus simple pour Windows de Gaelle Kermen, une bible pour ce logiciel d’écriture !
Jérémie Lebrunet (auteur de Comment formater et typographier votre livre)
Scrivener est le studio d’écriture du XXIe siècle. Les auteurs anglophones en raffolent. Il est temps que les auteurs francophones profitent de ses bienfaits.
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié le 10 janvier 2016 en édition numérique par ACD Carpe Diem.
Scrivener utilise les raccourcis du système Mac OSX. La croix indique que les touches doivent être enfoncées simultanément. Il est utile de mémoriser certains raccourcis à appliquer si possible en cours de rédaction. En acquérant ces réflexes, vos corrections finales seront beaucoup plus rapides. Et c’est excellent pour entretenir la bonne marche du cerveau.
Accents Caractères spéciaux pour les accents, les parenthèses, les symboles : [alt+cmd+T]
Veillez particulièrement aux accents sur les À et les É ou les Ô ou Ê en début de phrase, négligences trop fréquentes en publication numérique.
Doublon Dupliquer une page ou un dossier : Sélectionner + [cmd+D]
Espace insécable Avant ? : ! ou entre des nombres dans les centaines ou les milliers : [alt+Barre d’espacement] Une espace insécable est particulièrement importante quand un ? ou un ! sont en fin de paragraphe, pour ne pas laisser des blancs disgracieux dans une page numérique.
Fichier Importer un fichier : [Maj+cmd+I]
Scinder un texte long en chapitres
– avant l’importation dans Scrivener : mettre un # devant chaque titre
– après l’importation dans Scrivener : faire le raccourci [cmd+K] avant chaque titre.
Gras Mettre du texte en gras : Sélectionner + [cmd+B]
Italique Mettre du texte en italique : Sélectionner + [cmd+I]
Page Web Importer une page Web dans Recherche : [alt+cmd+W]
Recherche Rechercher/Remplacer : [cmd+F]
Sélectionner tous les chapitres avec les sous-parties d’un dossier Modifier, Sélectionner avec les sous-dossiers [alt+cmd+A]
Tiret cadratin pour les dialogues — : [alt+-]
***
Captures d’écran
Kindle : [alt+Maj+G]
iPad : [Home+Alimentation]
Android : Icône appareil photo (paramétrer la tablette)
***
Compilation d’une table des matières pour les ebooks – eBook au format .epub pour toutes plateformes : la table se fait automatiquement sur iPad ou tablette Android – eBook au format .mobi pour KDP Amazon : cochez la case Générer la table des Matières HTML
Balises utiles Renseignez les champs dès le début dans : Projet -> Meta-Data Settings… Ainsi les balises seront remplies automatiquement par le logiciel lors de la compilation : Auteur, Prénom de l’auteur, Nom de famille, Nom complet, Titre du projet, Titre abrégé.
– Balise de numéro de page dans la table des matières pour les PDF : < $ p > (sans espace)
– Fractionnement des pages en chapitres : # ou [cmd+K)
D’autres balises sont très détaillées dans l’Aide, près de Fenêtre, Liste des balises d’espace réservé… (pour programmeurs et/ou utilisateurs avertis et anglicistes).
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 9 juillet 2016
***
Gaelle Kermenest l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac et Windows, publiés par ACD Carpe Diem, 2016.
Un excellent livre peut vous aider à corriger vos textes et à les formater pour une publication papier ou numérique : Comment formater et typographier vos livres de Jérémie Lebrunet, juin 2016.
Ce livre est très détaillé et fait le tour de tout ce que j’aurais pu vous dire moi-même sur les points à vérifier, mais en plus il donne tous les raccourcis qui permettent de faire les corrections sur votre document Word ou OpenOffice.
Par Scrivener, je fais déjà une grande partie de ces corrections et je n’éprouve pas le besoin de revoir mon fichier en l’exportant sur Word ou OpenOffice. Je ne compile en .doc que pour publier sur Smashwords, où le document affronte allègrement les terribles barrages de l’AutoVetter. Même avec de nombreuses images, bien calées par Scrivener, mes documents .doc sont acceptés immédiatement par le catalogue Premium d’Apple, Kobo, Nook. Ce n’était pas le cas lorsque je publiais des textes simples avec Word de 2010 à 2012.
Il est vrai que j’ai maintenant Antidote sur mon MacBook et je peux corriger mes textes depuis Scrivener en version Mac. Antidote met le nez sur toutes les erreurs de linguistique et typographie et j’ai revu la correction du guide francophone Scrivener plus simple pour Windows (sortie prochaine) sur ce support, après l’avoir entièrement construit sur un notebook Asus Windows 10.
Mais si vous n’avez pas Antidote, qui reste un outil assez cher, entre 99 et 119 euros à l’heure où j’écris ces lignes (20 juin 2016), le livre de Jérémie Lebrunet vous est indispensable pour ne rien laisser passer, pas la plus petite espace superflue, pas le moindre défaut dans les italiques des titres cités et tous ces petits détails qui font la différence entre un texte bâclé et un texte bien présenté, entre un texte d’amateur et un texte d’auteur.
J’ai particulièrement apprécié la partie concernant le formatage des dialogues. C’est souvent ce qui me chagrine dans les romans récents. Certains beaux textes sont massacrés par des guillemets à la pelle, décidément très laids en numérique.
Le livre de Jérémie Lebrunet vous évitera ce genre de dommage.
Comment formater et typographier vos livres : pour démarcher des éditeurs et s’autoéditer, Jérémie Lebrunet, juin 2016
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 20 juin 2016
***
Post Scriptum du 9 juillet 2016
Pour les auteurs qui souhaitent imprimer leurs ouvrages à la demande par CreateSpace, Jérémie Lebrunet a fait une vidéo très claire et complète sur tout ce qu’il y a à faire sur un document Word pour une présentation impeccable.
Je rappelle que Scrivener compile d’excellents documents au format .doc, prêts pour un formatage selon les préceptes de Jérémie Lebrunet.
***
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016. Une valeur sûre : depuis sa sortie, le guide est en tête des meilleures ventes dans les catégories Logiciels, Bureautique et publication. Il remplit donc sa mission d’aide à l’écriture et à la publication dans le monde francophone.
Les raccourcis sont donnés pour le système Windows 10. Vous trouverez les raccourcis complets dans : Outils -> Options -> Clavier La croix + indique que les touches doivent être enfoncées simultanément. Maj indique la touche Majuscule temporaire (Shift).
Il est utile de mémoriser certains raccourcis à appliquer en cours de rédaction, on gagne beaucoup de temps à la correction. Et c’est un bon exercice cérébral qui entretient les neurones.
Accents
Caractères spéciaux pour les accents, les parenthèses, les symboles : Éditer -> Table des caractères
Veillez particulièrement aux accents sur les À et les É ou les Ô ou Ê en début de phrase, négligences trop fréquentes en publication numérique.
Dupliquer Dupliquer une page ou un dossier : Sélectionner + [Ctrl+D]
Espace insécable Avant ? ! : ou entre des nombres dans les centaines ou les milliers : [Alt+Barre d’espacement] Une espace insécable est particulièrement importante quand un ?, un ! ou : sont en fin de paragraphe pour ne pas laisser de blancs disgracieux dans une page numérique.
Fichier Importer un fichier : [Ctrl+Maj+J]
Scinder un texte long en chapitres – avant l’importation dans Scrivener : mettre un # devant chaque titre
– après l’importation dans Scrivener : faire le raccourci [cmd+K] avant chaque titre
Gras Mettre du texte en gras : Sélectionner + [Ctrl+B]
Italique Mettre du texte en italique : Sélectionner + [Ctrl+I]
Android Icône appareil photo (paramétrer la tablette)
***
Balises utiles
Renseignez les champs dès le début dans : Projet -> Paramètres de métadonnées… Ainsi les balises seront remplies automatiquement par le logiciel lors de la compilation : Auteur, Prénom de l’auteur, Nom de famille, Nom complet, Titre du projet, Titre abrégé. Vérifiez quand même à la compilation.
Fractionnement des pages en chapitres :#
D’autres balises sont très détaillées dans : Outils -> Clavier,Raccourcis clavier : Scrivener (pour programmeurs et/ou utilisateurs avertis et anglicistes).
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem en janvier 2016. 21 juin 2016 : Scrivener plus simple pour Windows.
Cet article date de 2016. Les conditions d’attribution des ISBN par l’AFNIL changent à partir du vendredi 8 mars 2019.
Communiqué de l’AFNIL Paris du 7 mars 2019
« Notre sitehttps://afnil.orgfait peau neuve. [À partir du 8 mars 2019] toutes les démarches se feront en ligne et les formulaires en téléchargement au format .pdf et .doc disparaitront.
Seuls les dossiers complétés sur notre formulaire en ligne seront acceptés.
Désormais, pour toute première demande d’ISBN ou toute demande de création d’une nouvelle marque rattachée à la structure d’un éditeur, des frais de gestion de dossier s’appliquent.
Les autres services liés à l’ISBN, comme une liste complémentaire ou une demande de nouveau segment demeurent gratuits. »
Le livre a une réelle existence quand il est publié avec un numéro ISBN.
L’ISBN
L’ISBN (International Standard Book Number) est un numéro d’identification, reconnu dans le monde entier, attaché à la seule édition d’un livre. Ce qui veut dire qu’à chaque édition doit correspondre un ISBN unique. Une édition papier aura un numéro différent de l’édition numérique. Chaque édition numérique doit avoir un numéro ISBN différent sur les différentes plateformes numériques ou d’impression à la demande.
Cette numérotation en 13 caractères permet de trouver le livre en question des années après sa parution, où que l’on soit dans le monde.
L’EAN permet d’établir un code-barre au dos des livres imprimés sur papier.
L’AFNIL
L’AFNIL est l’Agence Francophone pour la Numérotation Internationale du Livre. Elle attribue les ISBN à tous les éditeurs des pays francophones qui en font la demande, en Europe et en Afrique.
Le site vous donne les informations nécessaires pour demander vos numéros ISBN et EAN (European Article Numbering) en tant qu’éditeur (imprimé Société) ou en tant qu’auto-éditeur (imprimé Particulier).
Vous imprimez le PDF ou le fichier Word, vous le remplissez, le signez, le scannez et le renvoyez par courriel à l’AFNIL, en joignant les justificatifs professionnels selon votre situation.
Mon expérience
Par exemple, j’ai un cabinet-conseil déclaré à l’URSSAF depuis plus de vingt ans. Ses activités sont complétées désormais par l’édition numérique. Pour obtenir le numéro AFNIL d’éditeur et ma liste des 50 premiers numéros ISBN, j’ai rempli le formulaire, l’ai signé et scanné, et je l’ai envoyé par courriel en y joignant des pièces justificatives professionnelles : l’imprimé délivré par l’INSEE (Institut National de Statistiques et des Études Économiques) lors de l’enregistrement de mon cabinet libéral attribuant à mon Entreprise un numéro SIREN (Système Informatique du Répertoire des Entreprises) et le dernier relevé annuel de l’URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales).
J’avais envoyé mon dossier (formulaire, imprimés INSEE et URSSAF) le 5 mai 2012. J’ai reçu la réponse le 16 mai 2012 par courriel, puis par courrier postal.
La liste se présente ainsi :
On la remplit au rythme des parutions.
Publication sur Amazon KDP
La plateforme d’édition numérique Amazon KDP n’exige pas d’ISBN et traite le livre, papier ou électronique, comme n’importe quel produit mis en vente. Le livre ou l’ebook est référencé sous un ASIN (Amazon Standard Identification Number) en dix caractères au lieu de treize.
Par exemple, le numéro ASIN de mon guide francophone, Scrivener plus simple pour Mac, est ASIN: B019XR6JQE. Il diffère peu de celui de la baratte à beurre que j’envisage d’acheter !
Amazon ASIN d’une baratte à beurre.
Néanmoins lorsqu’on est un éditeur ou un auteur-éditeur sérieux, on peut – ou doit – attribuer un numéro ISBN au livrel publié sur Amazon. Il n’apparaît pas dans la fiche publique. L’ebook peut sans doute être retrouvé dans les catalogues internationaux des parutions, grâce à son ISBN enregistré dans les métadonnées. Ce ne sera jamais le cas d’un ebook uniquement publié sur Amazon KDP avec un ASIN.
Les autres plateformes numériques
Je n’ai pas testé la publication directe sur les plateformes numériques d’Apple ou de la Fnac. Je publie mes livrels sur l’iBookstore ou sur Kobo par l’intermédiaire de deux agrégateurs : Smashwords et Draft2Digital.
Smashwords et Draft2Digital attribuent un numéro ISBN à chaque livrel d’auteur n’ayant pas ses propres ISBN.
CreateSpace attribue un numéro ISBN à chaque livre imprimé à la demande, si l’auteur-éditeur ne fournit pas son propre numéro.
Dépôt légal obligatoire pour les livres imprimés
Pour les livres papier, le dépôt légal est obligatoire depuis le règne de François 1er en France. Vous trouverez les liens vers le dépôt légal en France et en Belgique sur le site de l’AFNIL.
Attention
Vu le délai nécessaire pour recevoir les numéros ISBN, prenez vos précautions avant de lancer votre parution. Autant bien faire les choses tout de suite.
La publication est un acte grave, qui engage votre responsabilité morale et légale. La déclaration de votre activité d’éditeur ou d’auteur-éditeur donne du sérieux à votre travail.
Votre numéro ISBN fera de votre livre une œuvre unique et pérenne, lui donnant la réalité qu’il mérite, car vous avez mis toute votre âme dans son écriture.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, le 10 juin 2016
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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016. Fin juin 2016 : bientôt la sortie de Scrivener plus simple pour Windows.
Souvent, je fais des articles tutoriels dans ce blog-auteur en réponse à des demandes de lecteurs. Cela me permet de préciser des points, sur lesquels je suis passée trop vite dans le guide Scrivener plus simple. Merci à vous qui me suivez, nous progressons ainsi tous.
Je me heurte à un problème récurrent avec Scrivener. Lorsque je veux compiler mon roman (43 chapitres de longueur différente) en .mobi, je n’arrive pas à faire commencer chaque chapitre sur une nouvelle page, j’obtiens une suite ininterrompue de tous mes chapitres, la séparation entre deux chapitres étant simplement marquées par un chiffre différent (1 et du texte, puis un saut de page marqué par un espace plus important, comme un interlignage agrandi par rapport aux autres, puis 2 et du texte, etc.). Je ne trouve pas la solution mais j’ai l’impression qu’elle ne doit pas être difficile. Que dois-je faire, selon vous ? Pourtant, dans le classeur (marge de gauche), j’ai tous mes chapitres les uns à la suite des autres.
Heureusement, oui, la solution est facile.
Il y a au moins trois solutions à ce problème de sauts de page. Scrivener aime bien les triades (vieux fond de druidisme local cornouaillais anglais ? moi aussi).
L’intérêt principal de Scrivener est qu’il permet de ne pas écrire en linéaire, mais par notes ou chapitres. Si tout le texte se retrouve mis bout à bout comme il l’eût été sur Word, ce n’était pas la peine de passer sur Scrivener (sauf pour mieux organiser ses pensées, quand même !).
Pour créer des sauts de page entre les chapitres, il suffit de cocher des cases.
Sur la page en cours d’écriture
Lorsque vous écrivez, vous êtes sur une page. Vous pouvez être sur une seule page si vous avez choisi le mode Composite ou Scrivenings sans distraction. Ou vous avez deux autres fenêtres dans votre tableau de bord. Le Classeur à gauche vous permet de voir tous vos chapitres, bien organisés selon vos désirs. L’Inspecteur n’est pas forcément visible à l’ouverture de votre fichier (sur Windows, en standard il n’est pas là). Cliquez sur l’icône bleue de l’Inspecteur pour faire apparaître la fenêtre de droite. C’est dans cette fenêtre que vous gérez beaucoup de choses pour la page en cours d’écriture, comme l’étiquette (partie, chapitre, notes, sections, comme vous le désirez), le statut (si la page est A faire, une première ébauche, révisée ou OK).
Sous la fenêtre Résumé (ou Synopsis), vous avez la petite fenêtre Général. La case à cocher se trouve là, sous le statut et l’étiquette de votre chapitre en cours : Saut de page avant.
Il faut cocher la case Saut de page ici dans Général.
Par défaut, la case Inclure dans la compilation est cochée quand on travaille dans l’Ebauche ou le Brouillon. Mais pas celle de Saut de page avant. Cochez cette case et vous aurez de beaux chapitres à la compilation, en .mobi, .ePub, .doc ou .PDF.
Je conseille de bien suivre l’évolution de chaque chapitre sur cette fenêtre Général, qui se retrouvera dans le tableau organisateur. Vous gagnerez du temps ensuite.
Sur le tableau organisateur
Lorsque vous sélectionnez votre projet dans le Brouillon, cliquez sur la troisième case du cartouche central de votre barre de menu (plus long à écrire, qu’à faire, comme souvent dans Scrivener).
Ce tableau vous permet de voir où vous en êtes dans votre projet.
Pour afficher les possibilités, ajouter des champs, cliquez sur la minuscule flèche vers le bas à droite du haut de la page.
Ajouter des champs au tableau
C’est dans le tableau organisateur que vous pouvez ajouter le champ Saut de page avant et cocher les cases selon vos chapitres si vous ne l’avez pas fait lors de l’écriture de la page.
Sur le tableau de compilation en ePub ou mobi
Si vous n’avez pas coché les sauts de page lors de l’écriture, ou de la vérification de votre organisation de projet, vous pouvez encore le faire lors de la compilation finale en ebook de format ePub (iOS ou Android) ou mobi(Kindle).
Tableau de compilation : on peut cocher les « Sauts de page avant » ici.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, le 6 juin 2016
Merci à Guy Poursin pour sa question pertinente, à laquelle il avait trouvé réponse avant cet article. Aisance de Scrivener à trouver les réponses si on fouille bien partout. Mais ce chapitre s’ajoutera au guide Scrivener plus simple pour Windows en cours de relecture et à la mise à jour du guide Scrivener plus simple pour Mac. Bientôt en ligne !
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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016. Bientôt une version pour Windows, en juin 2016.
Pour éviter la crainte de perdre du texte quand vous écrivez sur Scrivener, pensez à bien paramétrer vos sauvegardes dans Préférences, surtout si vous utilisez Dropbox en plateforme d’échange entre vos différents ordinateurs de travail
Un petit coup au cœur ce matin du 2 mai.
Hier j’avais écrit 900 mots le matin, mais à la fermeture du MacBook j’ai vu qu’il y avait un problème de connexion Internet avec Dropbox. Je ne pouvais attendre, j’ai fermé l’ordi.
Un fichier vide
En bas j’ai rouvert le fichier, présent sur Dropbox, depuis le logiciel présent sur le Mac mini de bureau. Le fichier était vide. Lors de l’ouverture l’actualisation se fait par Dropbox. Comme Dropbox n’avait pas été connecté, mon projet Scrivener en était resté à un fichier vide pour le mois de Mai.
La dernière sauvegarde s’est donc faite sur ce fichier vide.
Catastrophe ?
J’ai déjà eu des messages d’auteurs paniqués me disant que leurs fichiers étaient vides à l’ouverture de Scrivener.
En fait non. Rien n’est perdu.
Pas de panique
Scrivener a sauvegardé votre dernière version de texte dans un fichier .bak.zip avec un numéro de sauvegarde.
J’ai recherché la dernière sauvegarde de mon texte écrit hier matin. Je l’ai rouverte en cliquant dessus, j’ai retrouvé le projet tel que je l’avais fermé, avec la page écrite dans le dossier Mai pour bien commencer un mois de mai 2016, que j’espère riche, intense, brillant, passionné :)
Bien sûr, j’ai mis à la corbeille le fichier vide d’hier pour ne pas me tromper et rouvrir le mauvais…
Préférences de sauvegardes
La première chose à faire quand vous paramétrez Scrivener c’est de bien savoir où vous voulez enregistrer vos sauvegardes pour les retrouver en cas de panique.
Dans le dossier Support de Scrivener, il existe un dossier Sauvegardes. Le chemin est un peu complexe. Mais il est sûr.
La manip (sur un MacBook ancien système MacOs 10.6.8)
Home (votre petite maison sur Mac) -> Bibliothèque -> Application Support -> Scrivener -> Sauvegardes.
Vous pouvez aussi enregistrer vos sauvegardes dans un dossier sur le bureau ou dans vos documents. C’est vous qui décidez selon ce qui vous semble le plus simple et évident.
Pour éviter la « récupération »: ouvrir avec la touche Option enfoncée
Scrivener a prévu la parade. Pour éviter de « récupérer » des fichiers à chaque ouverture de projet, on peut maintenir la touche Option enfoncée en ouvrant le projet Scrivener.
Bon, il faut y penser !
Enregistrement et sauvegarde
Sachez quand même que vous ne pouvez pas perdre de texte avec Scrivener. Il enregistre vos écrits dès que vous levez la main du clavier et à la fermeture il fait une sauvegarde en zippant et numérotant le fichier pour éviter tout écrasement de texte.
Il suffit donc de bien paramétrer au départ et de savoir où vous rangez vos écrits.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, le 2 mai 2016
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016. Une valeur sûre : depuis sa sortie, le guide est en tête des meilleures ventes dans les catégories Logiciels, Bureautique et publication, en France, au Canada et aux USA. Il remplit sa mission d’aide à l’écriture et à la publication dans le monde francophone
Pour bien utiliser la merveilleuse richesse de Scrivener, outil de créativité et de publication, il faut bien comprendre comment il marche. La sélection des dossiers, documents et sous-documents est essentielle pour un bon travail et permet la compilation en ebooks ou PDF ou tout autre format de publication des écrits.
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Avant ces sélections, comprenons déjà ce qui se passe quand on est dans une page ou un dossier.
Lorsqu’on écrit sur la page du traitement de texte, le mode d’affichage de la barre de menu du haut affiche une page.
Si on sélectionne le dossier entier d’un manuscrit, l’icône change. Le mode d’affichage devient Mode groupe avec trois visions différentes du texte, qui lui ne change pas, restant bien rangé là où vous l’avez mis.
Le mode Groupe présente le manuscrit sous plusieurs formes : Composite, Tableau d’affichage, Plan.
Mode Composite (style traitement de texte)
Mode Tableau d’affichage (style fiches)
Mode Plan (pour vérifier les statuts des pages et chapitres)
Après ces préambules, qui doivent devenir des automatismes lorsque vous écrivez, je vous propose d’apprendre une manipulation essentielle de Scrivener, la sélection des sous-documents pour travailler en une seule fois les réglages de votre manuscrit entier.
Pour vous entraîner à bien manipuler les raccourcis et manipulation de Scrivener, garantie de son bon usage, au bénéfice de votre créativité, regardez ce qui se passe quand on choisit les fonctions de Sélection dans Modifier.
Manip Sélectionner tout [Cmd+A]
Tous les dossiers de votre Classeur sont sélectionnés et le mode Composite affiche Sélection multiple.
Manip Sélection subgroups
Seules les têtes de partie sont sélectionnées, sans les pages de chapitre.
Manip Sélectionner avec les sous-documents [Alt+Cmd+A]
On revient alors au mode Composite, sans doute un de ceux que l’on utilise le plus dans Scrivener pour travailler notre manuscrit et le publier dans le mode Compiler. C’est dans ce mode Composite que vous pouvez corriger votre texte avec Antidote, l’outil d’orthographe, que vous pouvez le justifier, vérifier sa cohérence générale et le publier dans les formats qui vous intéressent, PDF, ebooks ePub ou mobi, document .doc, .docx, .odt ou .html.
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Surtout, fouillez le logiciel, jouez avec Scrivener, faites-le vôtre. Seul l’usage quotidien permet d’acquérir des automatismes, au bénéfice de votre confort, pour la fluidité de vos écrits. C’est en écrivant qu’on devient écrivain.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 12 avril 2016
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Une valeur sûre : depuis sa sortie, le guide reste en tête des meilleures ventes dans les catégories Logiciels, Bureautique et publication, en France, au Canada et aux USA. Il remplit donc sa mission.
Rédiger sans distraction sur Scrivener avec la fonction Composer
Scrivener n’est pas un simple traitement de texte comme Word ou Libre Office, il est un vrai studio d’écriture pour gérer de gros projets avec recherches, documents et pages Web. Mais on peut aussi écrire simplement sans être distrait par les trois panneaux : Classeur, Page, Inspecteur. Il suffit de cliquer sur Composer pour se retrouver avec un panneau où l’on peut écrire sans plus voir les côtés. Si on désactive les notifications de Facebook et autres, on peut se concentrer sur son travail et oublier le reste du monde. Une bonne façon de lutter contre la procrastination qui entrave tant la créativité.
La plupart du temps, on a trois panneaux dans le poste de pilotage de Scrivener. On peut ainsi voir sur le côté gauche le plan entier du projet en cours et sur la droite régler les paramètres de travail : écrire un résumé, choisir les étiquettes (Chapitres, sections, parties, concept, notes, etc.) et le statut (Première ébauche, jusqu’à OK quand c’est vérifié et corrigé), cocher les sauts de page et les détails de compilation (même si tout ceci peut aussi être fait à la fin du manuscrit au moment de Compiler pour mettre en forme en ebook ou PDF ou document).
Si on clique sur Composer, l’icône bleue dans le menu du haut, on se retrouve avec un panneau de machine à écrire sans fin.
Au début, j’avais du mal avec ce mode, je ne savais pas comment m’en sortir, je me sentais même claustrophobe. Il faut s’habituer à la bonne manip. On garde la main sur la sortie en passant le pointeur en bas de la page pour faire apparaître le menu.
On retrouve alors de nombreux détails précieux comme le réglage de la page, les mots-clés, l’inspecteur, le nombre des mots, l’arrière-fond et la porte de sortie à droite, la même icône, non plus en bleu et blanc, mais en noir et blanc.
Ne vous laissez plus distraire par les réseaux sociaux, source de procrastination. Passez en mode Composer sur Scrivener et travaillez bien.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 10 avril 2016
P.S. le 28 avril 2016
En ce moment, j’aide un ami à construire un dossier juridique pour se défendre au Tribunal administratif. Il n’avait pas voulu prendre le temps de se former à Scrivener, qui lui semblait trop complexe. Quand il m’a vue ouvrir un courrier sur le petit écran de mon MacBook, il a dit qu’il ne pourrait pas lire dessus, qu’il avait besoin d’un grand écran. Alors, je lui ai montré comment je pouvais régler la page sur Scrivener. J’ai importé le courrier au format .odt dans le projet de son affaire, j’ai cliqué sur Composer et j’ai réglé les pourcentages d’affichage et la largeur de la page.
Il était soufflé ! Là il s’est dit que Scrivener était puissant et a désormais envie de s’y mettre.
En trois clics, la démonstration était faite : entre OpenOffice et Scrivener, l’avantage est nettement à Scrivener !
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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Une valeur sûre : depuis sa sortie, le guide est en tête des meilleures ventes dans les catégories Logiciels, Bureautique et publication, en France, au Canada et aux USA sur Amazon et Informatique et Internet sur Apple et Kobo. Il remplit donc sa mission d’aide à l’écriture et à la publication pour les auteurs francophones à travers le monde.
Quelles plateformes numériques pour quels formats d’ebooks ?
Cet article entame une série sur les différents supports de publication et de lecture numérique, côté lecteur et côté auteur, dont les intérêts se rejoignent, car il est difficile d’imaginer un auteur qui ne lirait pas.
Amazon est-elle la seule plateforme d’édition numérique valable ?
Pourquoi autant d’auteurs me disent ne pas vouloir se disperser et publient seulement sur Amazon, et même sur KDP Select, ce qui semble inconcevable à mon cœur d’indépendante rebelle ?
Amazon est-elle la seule voie valable pour un auteur et pour un lecteur ?
Amazon recueille la clientèle d’une grande part du marché de la lecture numérique. Beaucoup d’auteurs-éditeurs ne songent pas à aller voir ailleurs pour publier leurs ebooks. Pourtant, il existe d’autres plateformes de diffusion numérique qui présentent des choix plus larges. Il est vrai qu’elles sont en anglais, alors qu’Amazon a fait l’effort de localiser ses boutiques virtuelles.
Je n’ai pas expérimenté les plateformes francophones, qui ne me semblaient pas aussi intéressantes que les solutions Amazon et Smashwords, que j’utilise depuis six ans. J’ai récemment expérimenté Draft2Digital pour mon guide illustré Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié le 10 janvier 2016.
Je ne demande qu’à être convaincue qu’on peut aussi publier en francophonie. Si vous avez une expérience de Bookelis par exemple, dont j’ai lu qu’il était le « Smashwords français », n’hésitez pas à m’en faire part.
Pour l’instant, par principe, je ne parle que de ce que je connais et de ce que j’utilise moi-même. Voici ce que j’ai expérimenté ces dernières années en lectrice boulimique et auteur numérique.
Le point de vue du lecteur
Les formats d’ebooks pour la lecture
Le haut de la mindmap montre qu’il existe 4 formats de lecture : LRF, Mobi Kindle, ePub, PDF.
Par respect pour les ancêtres, je citerai pour mémoire le format LRF de Sony. Sony a inventé le premier E-Reader en 2004, pour interrompre sa fabrication en 2014. Le catalogue Sony a été confié à Kobo. Comme certaines liseuses marchent encore très bien, Smashwords continue à proposer ce format.
Les trois formats de lecture numérique les plus courants en 2016 sont :
PDF, format Adobe d’échange de documents à l’identique, lisibles sur tous les ordinateurs de la terre,
mobi Kindle, format Amazon, lisible sur les liseuses et tablettes Kindle, ainsi que sur les applications pour ordinateurs et tablettes, ou dans le Kindle Cloud Reader,
ePub, format open source, adopté par les liseuses Kobo, Nook et toutes les tablettes Android ou iOs : iPad, iPhone, iPod.
Certaines plateformes de lecture numérique imposent un format numérique à leur lectorat :
Amazon : Kindle
Apple : ePub lisible par iBooks
Kobo : ePubNook : Nook Book
Le point de vue de l’auteur
Quelle(s) plateforme(s) de publication numérique choisir pour offrir le meilleur choix à votre lectorat ?
Le bas de la mindmap révèle les formats de fichiers qu’un auteur récupérera après avoir téléchargé un document .doc, .epub, ou .mobi ou html sur une ou des plateformes numériques.
Amazon KDP (Kindle Direct Publishing)
Amazon, depuis janvier 2010, a ouvert sa plateforme de publication numérique aux auteurs francophones. Le site est en français, tout est bien expliqué, très clair, le service d’assistance est très rapide si on a besoin d’aide. On trouve aussi des forums et des groupes très actifs d’Auteurs indépendants sur Kindle.
Sur Amazon, l’ebook n’est vendu que sous le seul format mobi Kindle, ce qui nécessite d’avoir une liseuse Kindle ou une tablette Kindle Fire, ou de lire sur l’application Kindle.app, adaptée il est vrai à tous les mobiles et ordinateurs, mais moins confortable qu’une liseuse.
Qu’en est-il si le lecteur est sur iPad ou Kobo ? Doit-il passer par une application pour lire ce qui pourrait être téléchargeable directement sur l’appareil ? Ce n’est pas toujours facile, dès qu’on a un matériel un peu vieillissant, l’application Kindle.app devient trop lourde.
Faut-il convertir son fichier par une application comme Calibre ?
Compliqué pour qui ne maîtrise pas bien les arcanes de l’ordinateur et surtout pour qui désire lire, vite, ce qu’il vient d’acquérir !
Un des avantages de la lecture numérique est qu’on dispose sans attendre de son fichier sur Kindle, liseuse ou tablette de lecture. Le téléchargement d’un ebook au format Kindle prend 30 secondes, chrono en main, dès qu’on connecte le Kindle en WiFi.
Des plateformes de diffusion numérique plus ouvertes
Il existe au moins deux plateformes numériques qui permettent de diffuser des ebooks sous un autre format que mobi Kindle.
Draft2Digital
L’auteur-éditeur récupère son texte en ePub, Mobi et PDF.
Smashwords
L’auteur-éditeur récupère son texte en ePub, Mobi Kindle, PDF, LRF, et son document original est sauvegardé en .doc.
Le fait qu’un auteur-éditeur puisse, à n’importe quel moment, retrouver son document d’origine, au format .doc, peut épargner beaucoup de temps de recherche sur des sauvegardes diverses quand il s’agit de corriger un ebook, reprendre une table des matières, comme cela vient de m’être demandé par Smashwords pour répondre aux nouvelles normes après six ans de publication pour un de mes cahiers construit sur Word à l’époque.
Quels formats d’envoi de document pour quels formats d’ebooks ?
Curieusement, Amazon, du genre monomaniaque pour son format de lecture, permet aux auteurs d’envoyer leurs fichiers à publier dans tous les formats possibles : Word, ePub, html, etc.
J’ai essayé récemment quelques-uns d’entre eux, le meilleur rendu est fait par le fichier mobi compilé par Scrivener, beaucoup plus simple à utiliser que lorsque je devais utiliser Calibre et Sigil, ou quand je passais par le HTML filtré sur mon MacBook.
Je suppose même que Scrivener a été inventé pour régler tous ces problèmes de conversion.
Sur Smashwords et Draft2Digital, un document au format .doc suffit à assurer la meilleure présentation possible.
En utilisant Scrivener pour compiler le manuscrit de mon guide au format Microsoft Word 97-2004 .doc, j’ai eu la chance de voir le fichier accepté dès le premier téléchargement, alors qu’autrefois (il y a six ans), je galérais pour faire une présentation impeccable sur Word.
Et Draft2 Digital ?
Le guide de Bruno ChallardEn moins d’une après-midi Publiez vos livres sur les plus Grandes Plateformes de Publication: Et dites adieu aux formatages compliqués ! m’avait mise sur la piste de cette nouvelle plateforme numérique, américaine une fois de plus. Je l’ai testée pour la publication de mon guide Scrivener plus simple. Le guide a de nombreuses captures d’écran et contient près de 150 illustrations pour 175 pages. La présentation n’était pas idéale sur Draft2Digital, les lignes blanches mises avant et après les images étaient supprimées dans la mise en page et je ne pouvais pas m’en satisfaire. J’ai donc retiré les publications faites par Draft2Digital sur Apple, Kobo et Nook, pour les remettre sur Smashwords, où la présentation est toujours impeccable. Mais pour de futures publications au format texte, il est possible que je revienne à Draft2Digital dont l’interface est très belle et ergonomique. Plus moderne, disons, que celle de Smashwords.
Pour les auteurs qui tiennent encore au papier (ce qui n’est pas mon cas), Draft2Digital permet à la fin de la conversion en ebook de passer à la version papier par CreateSpace. Tout est simple.
L’exigence de Smashwords
L’exigence de Smashwords pour répondre aux critères du catalogue Premium en a fait la terreur de beaucoup d’auteurs qui se privent des meilleurs services en refusant de publier sur ce support de diffusion.
Si le fichier est accepté par leur moulinette, on est sûr que la présentation sera parfaite partout, aussi bien sur l’iPad, le Kindle, une tablette Android, que sur une Kobo.
Bien sûr il y a des règles de mise en forme à respecter, j’y reviendrai dans d’autres articles.
Smashwords reste pour moi la garantie de l’excellence en ebook. Je parle bien sûr de formatage, pas de qualité littéraire, ni même de typographie, qui sont d’autres sujets.
La liberté du choix du support de lecture numérique pour le lecteur qui achète l’ebook sur le site Smashwords est un net avantage.
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Alors, Amazon ou Smashwords ?
Pour moi c’est Amazon et Smashwords.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 21 mars 2016
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Voir un extrait sur Amazon
Si cet article vous a plu, merci de le commenter, l’aimer, le partager. C’est ainsi que nous progressons tous ensemble depuis l’invention de l’Internet.