Heureusement, ScrivenerApp propose une autre solution, beaucoup plus simple. J’ai continué par Dropbox et la synchronisation s’est faite toute seule, ou presque.
Dans ma hâte à utiliser l’application, je n’avais pas pris le temps de sélectionner seulement les dossiers en cours. Mon dossier Scrivener de l’année était trop abondant. Ayant compris que j’avais beaucoup trop chargé la mule, je suis retournée alléger le dossier SCRIVENER16 qui me sert de plateforme de travail entre tous mes supports fixes et nomades.
Synchroniser le dossier des projets Scrivener via Dropbox
Je n’ai gardé que les quatre projets en cours, le Journal de vie et le Cahier de chantier 2016, sans lesquels je ne puis pas vivre, et les deux guides en préparation, un guide Smashwords et le guide Scrivener pour iPhone et iPad.
La synchronisation a été beaucoup plus rapide et l’est toujours.
Il n’y a plus qu’environ 600 fichiers à télécharger…
Ensuite, la synchronisation met à jour seulement un ou six ou vingt dossiers modifiés, selon la production de la journée et ça va très vite.
Paramétrer Dropbox sur l’iPad et/ou l’iPhone pour qu’il marche avec ScrivenerApp
Dans la partie gauche de votre tableau de bord de Scrivener, le Classeur (Binder), taper sur Edit en haut à droite.
Puis taper sur la petite roue des réglages en bas de la fenêtre sur la droite.
Sélectionner Dropbox Settings.
Une fenêtre apparaît qui permet toujours d’actualiser l’application via iTunes, mais qui permet aussi de paramétrer Dropbox.
C’est par cette petite fenêtre que l’on procède pour récupérer les projets déjà faits sur un logiciel Scrivener de bureau, par iTunes, ou par Dropbox en liant l’application à un compte Dropbox via l’application Dropbox du mobile.
C’est là aussi que, en cas de problème, on pourrait supprimer temporairement le lien à Dropbox, pour récupérer les projets sauvegardés automatiquement sur le mobile. Une inquiétude en moins que nous verrons dans un chapitre du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone sur les Solutions.
L’application demande de choisir le dossier de travail sur Dropbox.
Par défaut ScrivenerApp crée un Dossier Apps/Scrivener.
Mais on peut toujours en choisir un autre, si on a l’habitude de travailler dans un autre dossier. C’est mon cas : j’ai choisi le dossier SCRIVENER16 pour garder mes repères de travail de bureau.
Et pour être tranquille du côté des sauvegardes, on a intérêt à paramétrer tout de suite l’application. Une des terreurs de tous ceux qui écrivent est de perdre du texte.
Pour que tout se passe bien, il est bon de paramétrer tout de suite les Settings de l’application dans les Réglages de l’iPad et l’iPhone en demandant une sauvegarde à la fermeture de l’application.
Réglages -> Scrivener -> Syncing & Sharing -> Auto-Detect Changes et Sync Projets on Close : Always.
En standard, c’est Never (jamais) qui est activé.
Mettre Always (toujours), ainsi Scrivener rappellera qu’il faut mettre à jour Dropbox.
Dès que l’on ouvre l’ordinateur de bureau, Dropbox se met à jour si quelque chose a changé pour Scrivener, sur la version Mac ou PC, ou la version mobile.
Dans l’application Scrivener, une sauvegarde automatique est mise en place.
Dans les logiciels de bureau, une sauvegarde en local se fait aussi, si on a bien paramétré les Préférences (Mac) ou Options (Windows).
Ainsi, on ne risque pas de perdre du texte. Keith Blount a mis des garde-fous partout. Merci à lui.
Et ScrivenerApp est une application sacrément solide et fiable.
Belles écritures !
Gaelle,
Kerantorec, le 5 décembre 2016
Crédits : Scrivener est une application pour les mobiles iOS, développée par Keith Blount et diffusée par Literature & Latte sur l’App Store.
Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (72)
Gaelle Kermen a écrit les guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener.
Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) : Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !
Dans un précédent article, j’ai raconté comment on peut dicter son texte sur l’application Scrivener pour iOS sur son iPhone et son iPad. ScrivenerApp : dicter son texte.
On peut aussi entendre son texte dit par Scrivener, une manipulation pratique pour vérifier son texte en faisant autre chose, pour voir si le rythme va bien, vérifier l’harmonie des phrases.
Attention La procédure est valable sur l’application iOS et sur le logiciel Scrivener pour Mac. Je ne l’ai pas trouvée dans Scrivener pour Windows.
Scrivener pour iOS vous parle :
Il faut sélectionner le texte à lire.
Un appui long fait apparaître la barre du menu noir, on cherche vers la droite jusqu’à Speak.
Si on veut ne lire qu’une phrase, on pose le point d’insertion devant la phrase choisie et l’appui long fait apparaître la barre du menu noir avec la proposition : Speak sentance.
Le système iOS permet de lire n’importe quelle phrase d’un texte. En sélectionnant la phrase ou l’article entier, vous faites apparaître une barre de menu avec Enoncer. Simple.
Sur mes mobiles, la voix est un peu énervée. Je n’ai pas encore trouvé comment la régler. Si vous savez, partagez l’info, merci !
Scrivener pour Mac vous parle :
La manip : Scrivener > Sélection du texte > Modifier > Parole > Démarrer la lecture.
C’est au même endroit qu’on trouve l’outil de Dictée sur le logiciel de bureau Scrivener pour Mac, à condition de paramétrer les Préférences de Son dans le système MacOS.
Sur mon Mac, j’ai choisi la voix de Thomas. Elle est plus calme que celle de l’iPhone.
Réflexions sociologiques
Tous ces outils modifient nos comportements d’écriture. La création change au fil des évolutions technologiques. L’extraordinaire courant pictural de l’Impressionnisme est la conséquence directe de l’invention de la peinture en tube, qui a sorti les nouveaux peintres des grands formats imposés par les Académies pompeuses et prétentieuses. Le train a permis aux peintres de partir travailler sur le motif. La face de l’histoire de l’art en a été changée à la fin du XIXe siècle.
La possibilité d’écrire en nomade, sur des outils légers comme l’application Scrivener avec un petit micro et un dictaphone intégrés, participe de la même évolution du potentiel créatif humain. J’espère vivre assez longtemps pour voir ce qui va s’exprimer à partir des nouveaux outils nomades, délivrés des structures bureautiques lourdes et conformistes de la fin du XXe siècle.
Mon humble souhait est de contribuer à mieux faire connaître ces fabuleuses possibilités aux auteurs francophones, pour écrire on the go, on the road, sur la route du XXIe siècle.
Belles écritures !
Gaelle,
Kerantorec, le 5 décembre 2016
Crédits
Merci à Chris Simon pour son tweet qui m’a mis le nez sur cette possibilité, que je n’avais pas encore testée.
Chris Simon @Qrisimon sur Twitter
Joseph Michael @ScrivenerCoach sur Twitter avec ses précieux Ninja Tips
Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74)
Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad et iPhone.
Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !«
L’application Scrivener pour iOS s’adresse-t-elle à tout le monde ?
Non, pas à tout le monde !
Ne l’utiliseront pas :
Ceux qui refusent d’avoir du matériel Apple,
Ceux qui pensent que pour être un auteur sérieux, il faut écrire sur Word et rien d’autre,
Ceux qui ne se voient pas prendre de notes autrement qu’avec un calepin et un stylo,
Ceux qui écrivent en linéaire du début à la fin sans débander,
Ceux qui balancent leurs documents en vrac sur leur bureau d’ordinateur, en accumulant chapitres, notes, rapports, PDF, images, au petit bonheur la chance…
Ceux qui ne veulent pas apprendre quelque chose de nouveau au motif qu’ils sont trop vieux pour ça,
Ceux qui pensent qu’ils n’ont pas assez de temps pour se former à un nouvel outil d’écriture…
L’utiliseront :
Ceux qui ont déjà un mobile Apple, ou ceux qui, comme moi, sont prêts à investir dans du mobile Apple pour bénéficier de l’application Scrivener,
Ceux qui aiment planifier et structurer leurs projets avant de rédiger le corps du texte,
Ceux qui aiment avoir des dossiers de recherches et des documents bien organisés pour mieux se concentrer sur l’écriture et le sens du message à transmettre,
Ceux qui veulent utiliser le temps passé en transports en commun pour rédiger et publier des articles de blog,
Ceux qui écrivent mieux leurs romans s’ils sont entourés de monde dans un café,
Ceux qui veulent noter ce qu’il leur passe par la tête, où qu’ils soient, à bord d’un voilier, d’un train ou d’un avion,
Ceux qui aiment écrire dans leur lit, dans leur jardin en été, au coin du feu en hiver,
Ceux qui ne sont pas toujours connectés, mais veulent quand même relire et travailler leurs textes, qu’ils synchroniseront en rentrant au bureau,
Ceux qui veulent avoir leurs projets d’écriture dans leur poche ou leur sac, pour ne jamais perdre le fil de leur pensée,
Ceux qui pensent qu’il vaut mieux passer une semaine à se former pour ensuite gagner des mois et des années de travail,
Ceux qui sont prêts à changer leurs habitudes pour optimiser leur créativité,
Alors ceux-là vont adorer l’application Scrivener et ne lâcheront plus leurs mobiles iOS.
Ils en oublieront même leur version de bureau du programme, car l’application est désormais : « Simple comme Scrivener ! »
On a parfois reproché au logiciel d’écriture Scrivener d’être trop compliqué. Cette fois, l’application d’écriture Scrivener pour iOS est minimaliste. Faite d’icônes, elle est pleine de ressources aussi. Il suffit, comme dans les cuisines intégrées, de savoir ouvrir les bons tiroirs. Quand on a compris les procédures de base, on fait ce que l’on veut, quand l’on veut, où l’on veut.
Et comme Noël approche, l’application est le cadeau idéal à s’offrir quand on écrit tous les jours, couplé avec le guide francophone Scrivener plus simple pour iPad et iOS qui en explique les chemins.
L’année 2017 sera productive. Belle fin d’année !
Gaelle,
Kerantorec, 3 décembre 2016
Scrivener est une application pour les mobiles iOS, développée par Keith Blount et diffusée par Literature & Latte sur l’App Store.
Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74). Elle tient son journal depuis les années 60.
Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad et iPhone.
Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !«
L’application Scrivener pour iOS est le meilleur outil d’écriture nomade pour les Nouveaux Auteurs. Les nouveaux écrivains vont utiliser ScrivenerApp tous les jours, partout, en tous lieux, au gré de l’inspiration.
Déjà, certains en font état sur leur blog. Gwen Hernandez (auteur de Scrivener for Dummies) a fait un voyage dans le Montana et à la fin elle nous signale qu’elle écrit sur son iPad grâce à Scrivener for iOS, avec son nouveau clavier-housse à la coque dure, qui lui permet de travailler n’importe où, on the go.
À vous d’inventer la vie qui va avec ScrivenerApp, en saisissant les idées comme elles viennent sur votre iPhone en dictant comme je le fais en ce moment. En retravaillant votre texte sur le clavier virtuel de l’iPad ou sur un clavier externe, en étant bien installé sur votre table de jardin ou à la terrasse d’un café.
Que votre texte soit court pour un article de blog ou long pour un roman, un mémoire, un essai, une thèse, un scénario, votre travail est bien protégé. Vous pouvez écrire en toute sérénité et aspiration, Scrivener s’occupe du reste.
On peut dire avec cette application : c’est simple comme Scrivener !
Et comme l’époque des cadeaux approche avec les fêtes de fin d’année, l’application Scrivener est un des meilleurs choix pour un auteur. Faites-vous ce cadeau et écrivez !
Gaelle Kermen est écrivain diariste. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74). Conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener.
Gaelle Kermen a écrit les guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener.
Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) : Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !
L’application Scrivener pour iOS est-elle utilisable sans le logiciel de bureau Scrivener pour Mac ou Windows ?
Non, si on veut garder l’extraordinaire potentiel du logiciel de bureau pour le formatage et la compilation avant publication, tout en bénéficiant de la légèreté de la mobilité pour la conception et le flux de l’écriture.
Oui, on pourrait utiliser seulement l’application. Je pense même que si cette application était utilisée très tôt par les enfants dans les écoles et a fortiori par les étudiants dès l’entrée à l’université, les enseignants recevraient de bien meilleurs documents à corriger et s’arracheraient moins les cheveux devant les mauvaises présentations des mémoires faits sur des traitements de texte mal maîtrisés et trop lourds à gérer.
Cette application est un jeu d’enfant. Il est simple de passer d’un projet à l’autre, de fusionner deux morceaux de texte dans une seule page ou d’exporter un morceau de document pour le récupérer dans un autre projet. Sans passer forcément par Dropbox, puisqu’on passe par le presse-papier du mobile Apple iOS.
Les formats de compilation offerts par l’application sont largement suffisants pour les besoins scolaires, lycéens ou étudiants. La présentation d’un document qui sort de l’application est impeccable.
Je sais que le concepteur a pris ses précautions légales pour dire que son application ne faisait que des brouillons. Il ne veut pas avoir d’ennui avec les grosses machines de guerre. Moi je dis que ce qui sort de cette application est bien mieux présenté que ce qui est conçu sur les grosses machines de guerre, conçues au départ pour des formatages d’impression papier, sans tenir compte des exigences du numérique. Si tout le monde bénéficiait de ce genre d’outil, on verrait des romans et des documents beaucoup mieux formatés et plus agréables à lire. On verrait aussi des mémoires et rapports bien présentés, avec légèreté et efficacité.
Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74)
Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad et iPhone.
Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !«
Les performances de l’application Scrivener App sont bien plus importantes que celles des applications d’écriture que j’ai eu l’occasion de tester et d’utiliser pendant mes quatre ans de tablettes et smartphone Android. Aucune commune mesure.
Après la perte douloureuse de mon MacBook en 2011, je m’étais retrouvée sur tablette Android et j’avais testé tout ce qui était disponible sur Google Play en français comme en anglais. J’en avais conservées trois payantes, ce sont mes outils de travail et je trouve normal de rétribuer des développeurs au dur labeur. Il m’en fallait toujours plusieurs pour travailler à peu près correctement.
Si j’avais été abonnée à Word, enfin à Office 365, j’aurais bénéficié de l’application Word pour Android, mais je n’avais pas les moyens de payer des abonnements professionnels de 99 € chaque année.
Pour écrire mon journal de vie et mes cahiers de chantier, j’utilisais Write.
Write:Tablet Notepad pour Android
Quand j’écris, je n’ai pas envie d’être dérangée par des barres dans tous les sens avec des icônes innombrables, je veux ne voir que ma page et mon texte.
Write avait le mérite d’être simple, avec une interface sobre, permettant de se concentrer sur l’écriture, sans distraction. L’application était synchronisée avec Dropbox, tout s’enregistrait automatiquement. Mais j’ai quand même perdu du texte le jour où ma sixième tablette s’est arrêtée d’un coup et n’a jamais voulu repartir. La synchronisation n’avait pas eu le temps de se faire.
Pour corriger
Pour corriger les textes, j’en ai corrigé pas mal, mes anciens cahiers des années 60 et des romans de jeunes auteurs, j’utilisais deux applications réputées.
Après installation de Doc To Go Free, j’avais installé la version professionnelle
Docs To Go Premium Key
Aucune ne me suffisait à elle seule. J’avais toujours peur de perdre du texte. Il fallait attendre trop longtemps le chargement des textes, au point que je suis devenue un peu cardiaque (plus les messages d’alerte sur le mobile Android, je suis devenue presque parano, moi qui suis une émerveillée de la vie par nature !). Et jamais je n’aurais tenté de publier quoi que ce soit à partir des fichiers de la tablette, je n’arrivais déjà pas à publier d’articles sur mon blog !
Pour noter
Simplenote pour noter les idées premières
Simplenote est une application gratuite, qui fonctionne avec son propre système de nuage et permet une très bonne communication entre tous les systèmes, Mac, Pc, Android et iOS. Je la garde pour mes recettes de cuisine, entre autres.
L’ensemble des trois applications payantes avait dû me coûter entre 25 et 30 euros, bien plus que ce que coûte actuellement l’application Scrivener pour iOS, qui fait tout ça à elle seule et bien plus encore, ce sera l’objet de mes prochains articles sur ce blog.
En fait, ScrivenerApp fait le boulot des quatre applications dont j’avais besoin sur mes tablettes Android pour noter, écrire et corriger mes textes, lorsque je n’avais plus de MacBook ni d’outils Apple récents.
ScrivenerApp le fait mieux, tout en restant léger. Il est très facile de noter quelque chose dans une page de l’application sur l’iPhone, même sur un petit écran de 4” comme l’est celui de mon iPhone 5c un peu ancien.
J’ai aussi remarqué que je préférais relire une page pour en voir les erreurs et les corriger sur l’iPhone que sur l’iPad, sur le notebook PC ou même sur l’écran de l’iMac, où je ne vois plus les défauts tant l’écran est grand.
L’iPhone n’affiche qu’une page à la fois et on voit tout de suite ce qui ne va pas.
Capture d’écran d’une page d’iPhone5
Est-ce à dire que je corrigerais tout un livre sur l’iPhone ? Je n’en sais rien. Je vous tiendrai au courant des possibilités diverses ou des obstacles rencontrés.
Scrivener application sur AppStore
L’application Scrivener pour iOS est disponible sur l’AppStore au prix de 19,99 €, utilisable sur iPad et iPhone, synchronisable avec les versions de bureau pour Mac et PC.
Belles écritures !
Gaelle,
10 septembre 2016
Plœmeur
Glossaire
Pour différencier les deux versions de Scrivener, j’appelle Scrivener la version bureautique fixe et ScrivenerApp la version nomade pour iPhone et iPad.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Charles Baudelaire (L’invitation au voyage)
Ce vers de Baudelaire m’évoque l’environnement de l’application Scrivener.
Pour tester cette application longtemps attendue par les fans du logiciel Scrivener, je venais de faire l’acquisition d’un iPad mini 4, après plusieurs années de tablettes Android.
Apple iPad mini 4 de 2015En déballant l’iPad, j’avais soudain retrouvé l’univers blanc connu lorsque je travaillais en Haute-Couture, chez André Courrèges en particulier. Ouvrir un paquet livré par Apple me rappelait mes années de jeunesse, dans les seventies, entre le Quartier latin à Paris et les beaux quartiers près des Champs Elysées, quand, au moment des collections, entre beaucoup de turbulences, je connaissais des épisodes de luxe, calme et volupté. Tout ce blanc ! Ce décor épuré où ne reste que l’essentiel ! Cet ordre sobre et efficace. Le chic absolu.
Maintenant, au moment de commencer la rédaction du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, je repense à ce vers de Baudelaire et il me semble correspondre à ce que j’ai appris de l’application.
Je l’ai testée sur un iPad mini de 2015, avec ou sans clavier Bluetooth, et sur un iPhone 5c de 2013. Ces deux outils Apple bénéficient de la mise à jour du dernier système i0S 9, compatible avec l’application développée par Keith Blount, le génial créateur du logiciel Scrivener de bureau.
Mon bureau en bord de mer au cours de mes virées à vélo de l’été 2016J’ai oublié tout ce que je connaissais. Je suis allée à l’aventure, en sachant ce que je voulais en faire : écrire partout et en tous lieux sur des outils nomades, dans la poche, écrire à la terrasse d’un café, écrire au bord de la mer, écrire dans mon jardin, ou mon lit. Pouvoir saisir dans un outil fiable et sécurisé les idées quand elles passent. Construire des projets comme on le fait sur Mac ou Pc, les organiser, les réutiliser sur les ordinateurs de bureau ou les exporter pour les partager et les publier en articles de blog, documents PDF, Word, RTF, TXT, ou, pour les scénaristes, en FinalDraft.
Ecrire au lit, là où la concentration est maximaleJ’ai poussé l’application dans ses retranchements, j’ai tenté de la mettre en difficulté. Rien à faire, tout marche et se synchronise à la perfection. Je peux l’utiliser sans crainte de perdre le moindre bout de texte sur tous mes supports : Mac, PC, iPad et iPhone.
Synchroniser les projets entre toutes les plateformesJ’ai découvert un petit bijou d’intelligence et d’utilité pratique. Ici rien n’est superflu, tout a un sens.
L’application Scrivener apporte “ordre et beauté, luxe, calme et volupté”. Savoir être simple et beau est la grande classe.
Je continue donc mon œuvre de sensibilisation francophone à l’utilisation du logiciel Scrivener avec un troisième guide sur l’application Scrivener. Pour de nouvelles manières d’écrire, liées à nos habitudes nomades.
Invitation au voyage au pays de l’écriture.
Gaelle Kermen, Plœmeur, 5 septembre 2016
Bientôt !
L’application Scrivener pour iOS est disponible sur l’AppStore d’Apple.
Sur Scrivener, on peut retravailler les documents écrits sur Word ou LibreOffice. Mais il vaut mieux les importer au format .rtf (Riche Text Format) ou .odt (OpenDocumentText) que .doc, le format de Word.
Du moins, c’est ainsi que ça se passe sur mon Mac.
Ici j’importe le document .doc du premier cahier des années 70.que j’avais travaillé sur Word sur PC.
Import d’un document formaté .doc : problèmes d’accentuation
Problème avec les accents. N’oublions pas que Scrivener est anglais.
Le même document enregistré de .doc en .rtf marche très bien.
Et si j’enregistre en .odt puisque j’ai LibreOffice sur le Mac mini, les accents sont aussi en place :
Donc pas de panique, si votre texte se mettait à faire des borborygmes bizarres, passez votre fichier en RTF, que lisent tous les ordinateurs du monde, ou en ODT. Scrivener comprendra mieux.
Rappel pour importer un fichier texte :
Sur Mac : Fichier -> Importer -> Fichiers…
Sur Windows : Fichier -> Importer -> Fichiers…
Belles écritures estivales !
Gaelle
Kerantorec, le 16 juillet 2016
Gaelle Kermen a écrit deux guides d’initiation au logiciel Scrivener : Scrivener plus simple pour Mac et Windows, publiés en janvier et juin 2016 en édition numérique par ACD Carpe Diem.
Scrivener plus simple pour Windows par Gaelle KermenPublié le 21 juin 2016 par ACD Carpe Diem, AFNIL 979-10-91577
Scrivener est beaucoup plus qu’un traitement de texte, c’est un outil d’aide à l’écriture et en plus il permet le formatage impeccable des documents à publier sur les plateformes numériques ou en impression à la demande. Plus besoin d’utiliser plusieurs logiciels, un seul suffit : Scrivener et il fait tout très bien.
Le guide Scrivener plus simple pour Windows vous aide à travailler rapidement sur vos projets d’écriture sans passer des mois à vous former pour comprendre le logiciel, très riche, donc parfois trop complexe à première vue et décourageant pour certains auteurs, habitués aux traitements de texte traditionnels.
Les copies d’écran des manipulations de base, les raccourcis essentiels, les petits trucs permettent de le prendre en main sans délai. La méthodologie vous conduit de la première idée jusqu’à la publication de vos projets.
Ne pensez plus à la mise en forme, juste à vos écrits.
Soyez efficace, écrivez !
***
Gaelle Kermen est conseil en gestion du temps et, depuis un quart de siècle, cherche les meilleures solutions informatiques pour développer la créativité.
Elle écrit tous les jours et a testé la plupart des outils disponibles sur le marché. Elle a opté pour le logiciel Scrivener, qui remplace plusieurs logiciels nécessaires au début des années 2010 pour écrire et formater des ebooks.
Enfin une documentation francophone
Traduit en français et porté sur Windows, le logiciel Scrivener n’a qu’un défaut : les tutoriels et les modèles sont en anglais. Il existe peu de documentation francophone. Ce guide comble ce manque et vous évite de passer des jours, des semaines ou des mois à vous former avec des documents et vidéos en anglais.
Pour une présentation professionnelle de vos tapuscrits ou ebooks
Ce guide vous propose une méthode d’organisation efficace. De votre première idée à la construction de votre tapuscrit, Scrivener vous permet la réalisation de la table des matières en quatre clics et la compilation d’ebooks aux formats courants : mobi, ePub, PDF, RTF, doc.
Comment travailler avec Scrivener ?
Vous commencez votre projet à partir d’un de vos documents existants, ceux que vous avez créés sur Word ou OpenOffice, vous l’importez en chapitres, vous les réorganisez pour mieux les mettre en forme et les publier.
Vous pouvez aussi utiliser un des modèles fournis sur le blog-auteur gaellekermen.net, journal, roman avec parties et chapitres, scénario.
Devenez efficace tout de suite, ne pensez plus à la mise en forme, concentrez-vous sur vos écrits. Accumulez les documents, les brouillons, les notes. Organisez vos idées. Changez de plan. Résumez. Corrigez.
C’est seulement à la fin que vous compilez l’ensemble pour faire un ebook aux formats .mobi (Kindle) ou .epub (iPad ou tablette Android), un document PDF, un .doc pour publier sur toutes les plateformes numériques, un article de blog, un site web, un livre papier, à votre guise.
À qui s’adresse Scrivener ?
Que vous soyez étudiant, écrivain, auteur, blogueur, doctorant, journaliste, juriste, professeur, responsable, éditeur, scientifique, archiviste, généalogiste, que vous écriviez votre journal, des rapports, des mémoires, une thèse, un roman, une pièce de théâtre, un scénario de film, un recueil de poèmes, vous avez tous besoin de Scrivener, pour votre travail comme votre vie personnelle.La meilleure solution pour concevoir des livres et des ebooksScrivener vous offre la meilleure solution actuelle pour écrire et publier votre livre en n’utilisant qu’un seul logiciel. Scrivener fait tout et le fait bien pour moins de 50 euros. Il a été conçu par un auteur pour des auteurs.Le guide Scrivener plus simple pour Windows bénéficie de l’expérience accumulée depuis la publication de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac. Des chapitres ont été ajoutés pour préciser les premières prises en main.
Ce que vous trouverez dans ce guide
Le guide a été conçu suivant la progression des besoins, de la première idée à la publication. Les chapitres sont des réponses aux nombreuses questions que l’on se pose en découvrant ce logiciel.
Scrivener plus simple pour Windows de Gaelle Kermen, une bible pour ce logiciel d’écriture !
Jérémie Lebrunet (auteur de Comment formater et typographier votre livre)
Scrivener est le studio d’écriture du XXIe siècle. Les auteurs anglophones en raffolent. Il est temps que les auteurs francophones profitent de ses bienfaits.
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié le 10 janvier 2016 en édition numérique par ACD Carpe Diem.
Scrivener utilise les raccourcis du système Mac OSX. La croix indique que les touches doivent être enfoncées simultanément. Il est utile de mémoriser certains raccourcis à appliquer si possible en cours de rédaction. En acquérant ces réflexes, vos corrections finales seront beaucoup plus rapides. Et c’est excellent pour entretenir la bonne marche du cerveau.
Accents Caractères spéciaux pour les accents, les parenthèses, les symboles : [alt+cmd+T]
Veillez particulièrement aux accents sur les À et les É ou les Ô ou Ê en début de phrase, négligences trop fréquentes en publication numérique.
Doublon Dupliquer une page ou un dossier : Sélectionner + [cmd+D]
Espace insécable Avant ? : ! ou entre des nombres dans les centaines ou les milliers : [alt+Barre d’espacement] Une espace insécable est particulièrement importante quand un ? ou un ! sont en fin de paragraphe, pour ne pas laisser des blancs disgracieux dans une page numérique.
Fichier Importer un fichier : [Maj+cmd+I]
Scinder un texte long en chapitres
– avant l’importation dans Scrivener : mettre un # devant chaque titre
– après l’importation dans Scrivener : faire le raccourci [cmd+K] avant chaque titre.
Gras Mettre du texte en gras : Sélectionner + [cmd+B]
Italique Mettre du texte en italique : Sélectionner + [cmd+I]
Page Web Importer une page Web dans Recherche : [alt+cmd+W]
Recherche Rechercher/Remplacer : [cmd+F]
Sélectionner tous les chapitres avec les sous-parties d’un dossier Modifier, Sélectionner avec les sous-dossiers [alt+cmd+A]
Tiret cadratin pour les dialogues — : [alt+-]
***
Captures d’écran
Kindle : [alt+Maj+G]
iPad : [Home+Alimentation]
Android : Icône appareil photo (paramétrer la tablette)
***
Compilation d’une table des matières pour les ebooks – eBook au format .epub pour toutes plateformes : la table se fait automatiquement sur iPad ou tablette Android – eBook au format .mobi pour KDP Amazon : cochez la case Générer la table des Matières HTML
Balises utiles Renseignez les champs dès le début dans : Projet -> Meta-Data Settings… Ainsi les balises seront remplies automatiquement par le logiciel lors de la compilation : Auteur, Prénom de l’auteur, Nom de famille, Nom complet, Titre du projet, Titre abrégé.
– Balise de numéro de page dans la table des matières pour les PDF : < $ p > (sans espace)
– Fractionnement des pages en chapitres : # ou [cmd+K)
D’autres balises sont très détaillées dans l’Aide, près de Fenêtre, Liste des balises d’espace réservé… (pour programmeurs et/ou utilisateurs avertis et anglicistes).
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 9 juillet 2016
***
Gaelle Kermenest l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac et Windows, publiés par ACD Carpe Diem, 2016.
Les raccourcis sont donnés pour le système Windows 10. Vous trouverez les raccourcis complets dans : Outils -> Options -> Clavier La croix + indique que les touches doivent être enfoncées simultanément. Maj indique la touche Majuscule temporaire (Shift).
Il est utile de mémoriser certains raccourcis à appliquer en cours de rédaction, on gagne beaucoup de temps à la correction. Et c’est un bon exercice cérébral qui entretient les neurones.
Accents
Caractères spéciaux pour les accents, les parenthèses, les symboles : Éditer -> Table des caractères
Veillez particulièrement aux accents sur les À et les É ou les Ô ou Ê en début de phrase, négligences trop fréquentes en publication numérique.
Dupliquer Dupliquer une page ou un dossier : Sélectionner + [Ctrl+D]
Espace insécable Avant ? ! : ou entre des nombres dans les centaines ou les milliers : [Alt+Barre d’espacement] Une espace insécable est particulièrement importante quand un ?, un ! ou : sont en fin de paragraphe pour ne pas laisser de blancs disgracieux dans une page numérique.
Fichier Importer un fichier : [Ctrl+Maj+J]
Scinder un texte long en chapitres – avant l’importation dans Scrivener : mettre un # devant chaque titre
– après l’importation dans Scrivener : faire le raccourci [cmd+K] avant chaque titre
Gras Mettre du texte en gras : Sélectionner + [Ctrl+B]
Italique Mettre du texte en italique : Sélectionner + [Ctrl+I]
Android Icône appareil photo (paramétrer la tablette)
***
Balises utiles
Renseignez les champs dès le début dans : Projet -> Paramètres de métadonnées… Ainsi les balises seront remplies automatiquement par le logiciel lors de la compilation : Auteur, Prénom de l’auteur, Nom de famille, Nom complet, Titre du projet, Titre abrégé. Vérifiez quand même à la compilation.
Fractionnement des pages en chapitres :#
D’autres balises sont très détaillées dans : Outils -> Clavier,Raccourcis clavier : Scrivener (pour programmeurs et/ou utilisateurs avertis et anglicistes).
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem en janvier 2016. 21 juin 2016 : Scrivener plus simple pour Windows.
Cet article date de 2016. Les conditions d’attribution des ISBN par l’AFNIL changent à partir du vendredi 8 mars 2019.
Communiqué de l’AFNIL Paris du 7 mars 2019
« Notre sitehttps://afnil.orgfait peau neuve. [À partir du 8 mars 2019] toutes les démarches se feront en ligne et les formulaires en téléchargement au format .pdf et .doc disparaitront.
Seuls les dossiers complétés sur notre formulaire en ligne seront acceptés.
Désormais, pour toute première demande d’ISBN ou toute demande de création d’une nouvelle marque rattachée à la structure d’un éditeur, des frais de gestion de dossier s’appliquent.
Les autres services liés à l’ISBN, comme une liste complémentaire ou une demande de nouveau segment demeurent gratuits. »
Le livre a une réelle existence quand il est publié avec un numéro ISBN.
L’ISBN
L’ISBN (International Standard Book Number) est un numéro d’identification, reconnu dans le monde entier, attaché à la seule édition d’un livre. Ce qui veut dire qu’à chaque édition doit correspondre un ISBN unique. Une édition papier aura un numéro différent de l’édition numérique. Chaque édition numérique doit avoir un numéro ISBN différent sur les différentes plateformes numériques ou d’impression à la demande.
Cette numérotation en 13 caractères permet de trouver le livre en question des années après sa parution, où que l’on soit dans le monde.
L’EAN permet d’établir un code-barre au dos des livres imprimés sur papier.
L’AFNIL
L’AFNIL est l’Agence Francophone pour la Numérotation Internationale du Livre. Elle attribue les ISBN à tous les éditeurs des pays francophones qui en font la demande, en Europe et en Afrique.
Le site vous donne les informations nécessaires pour demander vos numéros ISBN et EAN (European Article Numbering) en tant qu’éditeur (imprimé Société) ou en tant qu’auto-éditeur (imprimé Particulier).
Vous imprimez le PDF ou le fichier Word, vous le remplissez, le signez, le scannez et le renvoyez par courriel à l’AFNIL, en joignant les justificatifs professionnels selon votre situation.
Mon expérience
Par exemple, j’ai un cabinet-conseil déclaré à l’URSSAF depuis plus de vingt ans. Ses activités sont complétées désormais par l’édition numérique. Pour obtenir le numéro AFNIL d’éditeur et ma liste des 50 premiers numéros ISBN, j’ai rempli le formulaire, l’ai signé et scanné, et je l’ai envoyé par courriel en y joignant des pièces justificatives professionnelles : l’imprimé délivré par l’INSEE (Institut National de Statistiques et des Études Économiques) lors de l’enregistrement de mon cabinet libéral attribuant à mon Entreprise un numéro SIREN (Système Informatique du Répertoire des Entreprises) et le dernier relevé annuel de l’URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales).
J’avais envoyé mon dossier (formulaire, imprimés INSEE et URSSAF) le 5 mai 2012. J’ai reçu la réponse le 16 mai 2012 par courriel, puis par courrier postal.
La liste se présente ainsi :
On la remplit au rythme des parutions.
Publication sur Amazon KDP
La plateforme d’édition numérique Amazon KDP n’exige pas d’ISBN et traite le livre, papier ou électronique, comme n’importe quel produit mis en vente. Le livre ou l’ebook est référencé sous un ASIN (Amazon Standard Identification Number) en dix caractères au lieu de treize.
Par exemple, le numéro ASIN de mon guide francophone, Scrivener plus simple pour Mac, est ASIN: B019XR6JQE. Il diffère peu de celui de la baratte à beurre que j’envisage d’acheter !
Amazon ASIN d’une baratte à beurre.
Néanmoins lorsqu’on est un éditeur ou un auteur-éditeur sérieux, on peut – ou doit – attribuer un numéro ISBN au livrel publié sur Amazon. Il n’apparaît pas dans la fiche publique. L’ebook peut sans doute être retrouvé dans les catalogues internationaux des parutions, grâce à son ISBN enregistré dans les métadonnées. Ce ne sera jamais le cas d’un ebook uniquement publié sur Amazon KDP avec un ASIN.
Les autres plateformes numériques
Je n’ai pas testé la publication directe sur les plateformes numériques d’Apple ou de la Fnac. Je publie mes livrels sur l’iBookstore ou sur Kobo par l’intermédiaire de deux agrégateurs : Smashwords et Draft2Digital.
Smashwords et Draft2Digital attribuent un numéro ISBN à chaque livrel d’auteur n’ayant pas ses propres ISBN.
CreateSpace attribue un numéro ISBN à chaque livre imprimé à la demande, si l’auteur-éditeur ne fournit pas son propre numéro.
Dépôt légal obligatoire pour les livres imprimés
Pour les livres papier, le dépôt légal est obligatoire depuis le règne de François 1er en France. Vous trouverez les liens vers le dépôt légal en France et en Belgique sur le site de l’AFNIL.
Attention
Vu le délai nécessaire pour recevoir les numéros ISBN, prenez vos précautions avant de lancer votre parution. Autant bien faire les choses tout de suite.
La publication est un acte grave, qui engage votre responsabilité morale et légale. La déclaration de votre activité d’éditeur ou d’auteur-éditeur donne du sérieux à votre travail.
Votre numéro ISBN fera de votre livre une œuvre unique et pérenne, lui donnant la réalité qu’il mérite, car vous avez mis toute votre âme dans son écriture.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, le 10 juin 2016
***
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016. Fin juin 2016 : bientôt la sortie de Scrivener plus simple pour Windows.
Souvent, je fais des articles tutoriels dans ce blog-auteur en réponse à des demandes de lecteurs. Cela me permet de préciser des points, sur lesquels je suis passée trop vite dans le guide Scrivener plus simple. Merci à vous qui me suivez, nous progressons ainsi tous.
Je me heurte à un problème récurrent avec Scrivener. Lorsque je veux compiler mon roman (43 chapitres de longueur différente) en .mobi, je n’arrive pas à faire commencer chaque chapitre sur une nouvelle page, j’obtiens une suite ininterrompue de tous mes chapitres, la séparation entre deux chapitres étant simplement marquées par un chiffre différent (1 et du texte, puis un saut de page marqué par un espace plus important, comme un interlignage agrandi par rapport aux autres, puis 2 et du texte, etc.). Je ne trouve pas la solution mais j’ai l’impression qu’elle ne doit pas être difficile. Que dois-je faire, selon vous ? Pourtant, dans le classeur (marge de gauche), j’ai tous mes chapitres les uns à la suite des autres.
Heureusement, oui, la solution est facile.
Il y a au moins trois solutions à ce problème de sauts de page. Scrivener aime bien les triades (vieux fond de druidisme local cornouaillais anglais ? moi aussi).
L’intérêt principal de Scrivener est qu’il permet de ne pas écrire en linéaire, mais par notes ou chapitres. Si tout le texte se retrouve mis bout à bout comme il l’eût été sur Word, ce n’était pas la peine de passer sur Scrivener (sauf pour mieux organiser ses pensées, quand même !).
Pour créer des sauts de page entre les chapitres, il suffit de cocher des cases.
Sur la page en cours d’écriture
Lorsque vous écrivez, vous êtes sur une page. Vous pouvez être sur une seule page si vous avez choisi le mode Composite ou Scrivenings sans distraction. Ou vous avez deux autres fenêtres dans votre tableau de bord. Le Classeur à gauche vous permet de voir tous vos chapitres, bien organisés selon vos désirs. L’Inspecteur n’est pas forcément visible à l’ouverture de votre fichier (sur Windows, en standard il n’est pas là). Cliquez sur l’icône bleue de l’Inspecteur pour faire apparaître la fenêtre de droite. C’est dans cette fenêtre que vous gérez beaucoup de choses pour la page en cours d’écriture, comme l’étiquette (partie, chapitre, notes, sections, comme vous le désirez), le statut (si la page est A faire, une première ébauche, révisée ou OK).
Sous la fenêtre Résumé (ou Synopsis), vous avez la petite fenêtre Général. La case à cocher se trouve là, sous le statut et l’étiquette de votre chapitre en cours : Saut de page avant.
Il faut cocher la case Saut de page ici dans Général.
Par défaut, la case Inclure dans la compilation est cochée quand on travaille dans l’Ebauche ou le Brouillon. Mais pas celle de Saut de page avant. Cochez cette case et vous aurez de beaux chapitres à la compilation, en .mobi, .ePub, .doc ou .PDF.
Je conseille de bien suivre l’évolution de chaque chapitre sur cette fenêtre Général, qui se retrouvera dans le tableau organisateur. Vous gagnerez du temps ensuite.
Sur le tableau organisateur
Lorsque vous sélectionnez votre projet dans le Brouillon, cliquez sur la troisième case du cartouche central de votre barre de menu (plus long à écrire, qu’à faire, comme souvent dans Scrivener).
Ce tableau vous permet de voir où vous en êtes dans votre projet.
Pour afficher les possibilités, ajouter des champs, cliquez sur la minuscule flèche vers le bas à droite du haut de la page.
Ajouter des champs au tableau
C’est dans le tableau organisateur que vous pouvez ajouter le champ Saut de page avant et cocher les cases selon vos chapitres si vous ne l’avez pas fait lors de l’écriture de la page.
Sur le tableau de compilation en ePub ou mobi
Si vous n’avez pas coché les sauts de page lors de l’écriture, ou de la vérification de votre organisation de projet, vous pouvez encore le faire lors de la compilation finale en ebook de format ePub (iOS ou Android) ou mobi(Kindle).
Tableau de compilation : on peut cocher les « Sauts de page avant » ici.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, le 6 juin 2016
Merci à Guy Poursin pour sa question pertinente, à laquelle il avait trouvé réponse avant cet article. Aisance de Scrivener à trouver les réponses si on fouille bien partout. Mais ce chapitre s’ajoutera au guide Scrivener plus simple pour Windows en cours de relecture et à la mise à jour du guide Scrivener plus simple pour Mac. Bientôt en ligne !
***
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016. Bientôt une version pour Windows, en juin 2016.
Scrivener : importer des documents écrits sur Pages
L’importation des documents écrits sur d’autres supports comme Word, OpenOffice, ou Pages est un des intérêts majeurs de Scrivener, qui permet de les retravailler en chapitres et non en un seul document linéaire.
Voyons la manipulation pour importer un fichier écrit sur Pages, le traitement de texte fourni en standard sur tous les Macs.
Si vous essayez d’importer votre document directement dans le Brouillon (ou ébauche) de votre projet, vous trouverez un fichier désactivé. Impossible.
La manipulation marche mieux dans le dossier Recherche. Mais vous allez obtenir un lien pointant vers le fichier d’origine. Vous ne serez pas bien avancé(e).
La solution : RTF
Le manuel anglais de Scrivener conseille de convertir les documents depuis leur source en format RTF (Rich Text Format) pour éviter les erreurs.
Dans Fichier -> Exporter…
Vous récupérez votre texte à l’identique, dans votre Projet Scrivener. Vous pouvez maintenant le scinder en chapitres par Cmd+K, le raccourci magique qui change la vie des nouveaux écrivains !
Important
Cette exportation en RTF devrait se faire pour sauvegarder tous nos fichiers importants. En cas de crash d’ordinateur, nous pourrons ainsi relire nos fichiers sur n’importe quel ordinateur de la terre. Alors que certains formats nous bloquent complètement, RTF est une bonne solution universelle.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, le 5 juin 2016
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Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016. Juin 2016 : bientôt la sortie de Scrivener plus simple pour Windows.
Écrire au lit (le passage du papier au numérique) article actualisé le 3 janvier 2017
Un article de Chris Simon repassé sur Twitter me fait me poser des questions sur ma propre pratique de l’écriture dans le lit, comme elle l’explique en donnant des exemples d’écrivains célèbres, dont Colette et Proust, les inspirateurs de ma jeunesse asthmatique et diariste.
Aussi loin que je me rappelle, je me revois écrire mon Journal dans mon lit. Sans doute parce que j’étais très malade et que les crises d’asthme nocturnes m’obligeaient à rester au lit dans la journée. Je lisais donc aussi dans mon lit et prenais des notes dans mes cahiers.
À la lecture de l’article de Chris Simon et des commentaires écrits à sa suite, dont celui de Charlie Bregman, qui écrit sur tablette, sur son canapé ou dans son lit, je réalise que j’ai continué à écrire dans mes cahiers même après être passée sur ordinateur Macintosh en décembre 1993. À l’époque, les ordinateurs de bureau étaient conséquents, bien que mon LC III avec son unité centrale de type » boîte à pizza » eût été un des plus petits du marché et le moniteur relativement peu encombrant.
Avant le Mac, j’écrivais sur une petite machine à écrire électrique, Underwood, que j’avais depuis les années 80. Je tapais mes mémoires pour la fac de Vincennes depuis 1969 sur une machine à écrire portable et j’avais déjà commencé la saisie des premiers cahiers par ce biais dès les années 70.
Je n’avais jamais eu l’idée d’écrire mon journal quotidien sur ce support, utilisé pour rendre des devoirs ou des articles quand mon professeur de Droit en Libertés Publiques de la fac de Vincennes, Maître Serge Fuster, dit Casamayor, m’a fait entrer à la revue Esprit en novembre 70 pour mon premier article sur le Festival de Wight 70, Rien que pour ça.
Mon Journal a subi des périodes de grande vacuité. Quand j’ai fait le récolement en 2009, j’ai constaté que ces périodes correspondaient à celles où je vivais en couple, quand mon écriture était moins libre de ses gestes. Comme ma vie d’ailleurs !
À quel moment ai-je changé de support d’écriture du journal ?
Dès 1995, je me suis abonnée à Compuserve et j’ai commencé à échanger des mails avec quelques correspondants encore rares. Les recherches sur le grand réseau qui commençait à s’étendre sur la planète ont remplacé la compulsion d’ouvrages nombreux.
Très vite, j’ai pris l’habitude de mémoriser sur écran, en commençant à écrire des pages de sites Web. Je me suis formée en 1996 en faisant venir des États-Unis le logiciel Adobe PageMill 1.0, puis la version 2.0, avec le logiciel de gestion de sites entier Adobe SiteMill.
Je n’ai pas tenu mon Journal pendant cette période, sans doute parce que je faisais part de mes conceptions, de mes soutiens ou de mes chocs sur mes sites internet, d’abord sur le club-internet dès que cela a été possible en France, fin 96, puis sur Wanadoo et Neuf, enfin sur free.fr.
C’est donc beaucoup plus tard, sept ans, que j’ai eu besoin de reprendre un cahier pour écrire mes pensées, pour reprendre rendez-vous avec moi-même, pour faire le point sur ma vie, souvent chaotique.
Une date mémorable, le 11 juillet 2005, le matin du jour de la naissance de mon premier petit-fils, comme si j’avais pressenti un changement de vie personnelle, alors qu’il ne devait naître qu’à la mi-août.
Le Journal a été timide au début. Je ne savais plus écrire sur papier au stylo. Mais j’éprouvais le besoin de garder en mémoire les actions que j’exerçais sur mon domaine, dont le jardin devenait un parc au fil des travaux que j’y faisais, stimulée par des amis qui m’apportaient de nombreux plants, fleurs, arbustes, arbres.
J’avais lu dans une revue de Jardinage héritée de mon jeune frère paysagiste, mort en 97, qu’une jardinière anglaise avait écrit un livre, dont j’avais mémorisé le titre : We Made A Garden. Depuis, j’ai lu son livre sur mon Kindle, il s’agissait de Margerie Fish dans son domaine d’East Lambrook Manor dans le Somerset anglais à partir de 1938, qui a lancé la mode du jardinage particulier, du Do It Yourself, comme nous le pratiquons désormais. J’ai eu envie de suivre son exemple sans l’avoir encore lue, tenir un Journal de jardin me semblait une nécessité pratique. Une amie m’avait offert Une année à la campagne de Sue Hubbel, qui m’a aussi bien inspirée. Je nous trouvais bien ridicules, mes amies et moi, avec nos petits travaux de jardinage par rapport à elle qui bûcheronnait dans sa montagne américaine sauvage des Monts Ozacks dans le Missouri, près de ses abeilles, avec son gros camion et sa grosse tronçonneuse thermique pour abattre des arbres. Grâce à elle, j’ai osé ensuite me mettre à abattre moi-même les arbres de Kerantorec et à gérer mon bois de chauffe. Mais dans des proportions plus raisonnables pour mes forces, une tronçonneuse électrique et des scies japonaises.
J’avais lu Colette bien sûr, dans ma jeunesse, Flore et Pomone en particulier, ses fabuleuses descriptions de plantes et jardins avaient été une inspiration constante, restée enfouie et ne demandant qu’à se réveiller au contact de ma réalité environnementale. Et Proust m’accompagnait depuis les années 60, chaque printemps revenait le souvenir des haies d’aubépines de Combray, premier signe de renouveau sur la campagne.
Dehors, je laissais le jardin me guider, m’inspirer, m’initier aux mystères de la nature. Dans mon cahier, je voulais être pratique, ne pas faire de littérature, ne pas prendre la pose, ne pas me regarder écrire. Mais très vite la littérature a repris ses droits, car elle reste ma meilleure référence, ma source inépuisable de connaissances. En écrivant, presque chaque jour, le style revenait, s’affinait, se précisait.
J’ai donc écrit dans mes cahiers au fil des travaux. Puis la vie aussi a repris ses droits, avec ses exigences, ses découvertes, ses enthousiasmes, parfois ses énervements ou ses rancœurs, vite cicatrisées grâce à l’analyse, au recul et à la relativisation que permet le Journal quotidien.
J’écrivais toujours dans mon lit, comme je lisais toujours dans mon lit, l’endroit où je peux être le plus confortablement installée en grande paresseuse qui sait économiser ses forces, sans doute parce que des années durant le moindre geste pouvait être source de souffrance et d’angoisse.
Alors, quand donc ai-je commencé à écrire sur un ordinateur portable ?
Il ne me serait pas venu à l’idée de me mettre au bureau devant le gros moniteur de mon deuxième Mac, un PowerPC 860, pour confier mes écrits personnels à un fichier. Pourtant j’écrivais facilement des pages Internet et jamais, au grand jamais, je n’ai connu l’angoisse de la page blanche. Depuis 96, quand j’avais un sujet à traiter, je me mettais devant le Mac, j’ouvrais Adobe PageMill et les idées venaient toutes seules pour travailler un sujet ou défendre une cause, car nous vivions alors l’Internet démocratique et citoyen, avant que les Marchands du Temple ne s’en emparent à l’aube du nouveau millénaire, en l’an 2000, où j’ai vu changer l’esprit des débuts et s’afficher sur nos écrans des publicités grossières.
L’outil crée la fonction
Je crois que c’est le MacBook qui a suscité l’envie de tenir mon Journal sur informatique. En août 2008, trois ans après avoir repris le journal en cahiers papier, je suis passée à l’écriture numérique. Et le Journal a pris une autre dimension.
Sans doute parce que tout de suite, comme Charlie Bregman le dit, j’ai pu écrire sur mon canapé d’abord, puis dans mon lit, sur un support que j’ai construit aux bonnes dimensions. Maintenant je suis bien installée, comme Colette au Palais Royal, sur mon radeau, avec parfois la chatte à côté de moi.
La vieille chatte m’a quittée le 4 mars 2016. Son esprit veille encore sur les lieux.
J’ai abandonné les cahiers papier après avoir trouvé le bon logiciel pour écrire sans souci sur le MacBook : MiLife pour Mac (il n’est plus supporté hélas, par son créateur).
Et ce fut un vrai drame quand j’ai perdu le MacBook lors d’un naufrage à la tisane le jour funeste du 2 mars 1911, la veille de mon anniversaire, horrible cadeau. Un drame castrateur, dont je ne me suis remise qu’en 2015, quand j’ai pu le désoxyder avec un kilo de riz.
Quatre ans de traversée de désert sans publication
J’ai essayé pendant quatre ans de remplacer le cher MacBook par des tablettes. Il m’a fallu en écumer sept, sans jamais parvenir à travailler normalement. Heureusement, oui, je pouvais y écrire mon Journal, sur l’application Write pour Android, avec un clavier bluetooth pour être plus confortable. Mais jamais je n’ai pu aller au-delà de la simple prise de notes, jamais je n’ai réussi à bloguer à partir de la tablette en cours, malgré mes nombreux, très nombreux, trop nombreux essais de mise en forme et publication. Jamais je n’étais satisfaite comme je l’avais été avec le MacBook. Une perte de temps abominable.
Sept tablettes Android ont tenté en vain de remplacer le travail sur MacBook ou sur iPad en quatre ans.
J’ai toujours craint de perdre mes fichiers, malgré les sauvegardes, malgré tous les tuyaux que, vieille routarde du Web, je connais bien, parce que je suis toujours prête à tester de meilleures solutions, pour être plus efficace. J’ai même racheté en urgence une nouvelle tablette Cube parce que j’avais perdu un pan de journal quand la première s’était arrêtée comme ça, sans prévenir, au bout d’un an. La deuxième était moins performante malgré ses specs (spécificités) bien plus avancées. Les tablettes, c’est beau, ça a de la gueule même parfois, mais c’est juste un décor, il n’y a rien de fiable à l’intérieur et je suis navrée qu’Android devienne un standard, c’est de l’argent gaspillé en pure perte.
J’y ai quand même corrigé quelques centaines de pages, les miennes et celles d’un auteur ami. Mais j’en suis restée là, je n’ai rien mis en forme, rien publié, pendant quatre ans. J’avais eu des PC entre les mains, prêtés par des ami(e)s, qui tentaient de m’aider à remplacer mon MacBook. Mais là encore, ça n’a rien à voir. Aucune ergonomie. Des hiérarchies lourdes, fastidieuses, il faut cliquer trois ou quatre fois, là où un clic de Mac suffit. Et trois clics de plus pour chaque manipulation au bout d’une journée, ça fait beaucoup de clics surnuméraires, épuisants, pour les doigts, les mains, les bras, de vrais freins à l’expression de la pensée. Bref, c’était démotivant.
L’eMac 2004 a permis la saisie confortable des 15 000 pages des cahiers entre 1960 et 2008.
Pendant cette traversée du désert, j’ai continué la saisie des cahiers sur l’eMac 2004, très confortable pour une frappe informatique aux kilomètres, 15 000 pages quand même. Mais je n’ai jamais eu l’idée d’y tenir mon Journal. Trop de distance entre le texte et mon cerveau. Le clavier de bureau met de la distance. La position assise droite et rigide met de la distance.
Or l’écriture doit jaillir de l’inconscient, comme le dit Chris Simon, et la position allongée est la plus adaptée pour laisser l’inconscient se révéler, selon les indications de Freud pour la cure analytique. Tenir son journal procède d’ailleurs pour moi de la cure analytique au quotidien. Cette cure a le mérite d’être gratuite, efficace et de ne déranger personne autour de soi…
Écrire au lit avec Scrivener sur un MacBook
Aussi quand j’ai retrouvé l’usage miraculeux du MacBook, j’ai immédiatement repris la position de l’écriture inconsciente, assise dans mon lit, les jambes allongées, le cerveau connecté au clavier et à l’écran, au plus près du texte.
Maintenant j’écris mon journal avec Scrivener et je gère tous mes projets d’écriture avec Scrivener.
Tenue du Journal sur la version Scrivener de bureau pour Mac
Depuis que j’ai retrouvé le bonheur d’écrire dans mon lit sur un Macbook en prenant d’abord des notes sur un iPad 1, j’ai repris confiance pour la publication de certains écrits, une confiance que j’avais perdue avec les PCs et les tablettes. Quand je vois tout ce que j’ai écrit et publié en quelques mois depuis mars 2015, je me dis que rien ne vaut d’écrire dans son lit, mais sur un MacBook avec Scrivener et un iPad avec Simplenote et SimpleMind+. Car l’iPad a remplacé aussi la tablette Android, pour de grands avantages, plus de stabilité, jamais de plantage, une bonne ergonomie, un clavier fluide et rapide, des recherches sur le Web sans attente…
Écrire au lit est toujours une promesse de bonheur avec soi-même
Écrire dans mon lit implique maintenant d’écrire sur un Macbook et un iPad. C’est comme être connectée directement à mon cerveau, il n’y a aucune distance entre la pensée et sa saisie. Et au moins, je n’ai plus besoin de recopier ce qui était avant écrit sur papier.
Écrire au lit est comme une respiration bienfaisante. Ce n’est jamais une fatigue ni une corvée, c’est plutôt une relaxation qui me donne le sentiment d’exister. Je me dis que j’ai au moins fait ça dans ma journée, tracer quelques lignes noires sur une page blanche…
Écrire au lit est toujours une promesse de bonheur, un petit moment passé avec moi-même, loin de l’agitation du monde, au plus profond de l’essentiel, à la recherche de la quintessence du sens de la vie.
***
Ferai-je un article de cette longue réflexion matinale induite par la relecture de l’article de Chris Simon, l’Américaine parisienne qui a écrit Lacan ou la boite de mouchoirs ?
Je crois, puisque je passe de Scrivener à WordPress en deux ou trois clics.
Et voilà !
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 14 avril 2016
Post-Scriptum du 3 janvier 2017
Depuis cet article, j’ai eu le bonheur de pouvoir acquérir de vrais outils de travail d’écritures quotidiennes, l’iPad mini 4 et l’iPhone 5c. Je continue donc plus que jamais à écrire dans mon lit, surtout en hiver. Le résultat est d’une grande efficacité.
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, 2016.
Une valeur sûre : depuis sa sortie, le guide est en tête des meilleures ventes dans les catégories Logiciels, Bureautique et publication, Informatique et Internet, sur Amazon comme sur Apple. Il remplit donc sa mission d’aide à l’écriture et à la publication pour les auteurs et les éditeurs francophones.
Pour bien utiliser la merveilleuse richesse de Scrivener, outil de créativité et de publication, il faut bien comprendre comment il marche. La sélection des dossiers, documents et sous-documents est essentielle pour un bon travail et permet la compilation en ebooks ou PDF ou tout autre format de publication des écrits.
***
Avant ces sélections, comprenons déjà ce qui se passe quand on est dans une page ou un dossier.
Lorsqu’on écrit sur la page du traitement de texte, le mode d’affichage de la barre de menu du haut affiche une page.
Si on sélectionne le dossier entier d’un manuscrit, l’icône change. Le mode d’affichage devient Mode groupe avec trois visions différentes du texte, qui lui ne change pas, restant bien rangé là où vous l’avez mis.
Le mode Groupe présente le manuscrit sous plusieurs formes : Composite, Tableau d’affichage, Plan.
Mode Composite (style traitement de texte)
Mode Tableau d’affichage (style fiches)
Mode Plan (pour vérifier les statuts des pages et chapitres)
Après ces préambules, qui doivent devenir des automatismes lorsque vous écrivez, je vous propose d’apprendre une manipulation essentielle de Scrivener, la sélection des sous-documents pour travailler en une seule fois les réglages de votre manuscrit entier.
Pour vous entraîner à bien manipuler les raccourcis et manipulation de Scrivener, garantie de son bon usage, au bénéfice de votre créativité, regardez ce qui se passe quand on choisit les fonctions de Sélection dans Modifier.
Manip Sélectionner tout [Cmd+A]
Tous les dossiers de votre Classeur sont sélectionnés et le mode Composite affiche Sélection multiple.
Manip Sélection subgroups
Seules les têtes de partie sont sélectionnées, sans les pages de chapitre.
Manip Sélectionner avec les sous-documents [Alt+Cmd+A]
On revient alors au mode Composite, sans doute un de ceux que l’on utilise le plus dans Scrivener pour travailler notre manuscrit et le publier dans le mode Compiler. C’est dans ce mode Composite que vous pouvez corriger votre texte avec Antidote, l’outil d’orthographe, que vous pouvez le justifier, vérifier sa cohérence générale et le publier dans les formats qui vous intéressent, PDF, ebooks ePub ou mobi, document .doc, .docx, .odt ou .html.
***
Surtout, fouillez le logiciel, jouez avec Scrivener, faites-le vôtre. Seul l’usage quotidien permet d’acquérir des automatismes, au bénéfice de votre confort, pour la fluidité de vos écrits. C’est en écrivant qu’on devient écrivain.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 12 avril 2016
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Une valeur sûre : depuis sa sortie, le guide reste en tête des meilleures ventes dans les catégories Logiciels, Bureautique et publication, en France, au Canada et aux USA. Il remplit donc sa mission.
Rédiger sans distraction sur Scrivener avec la fonction Composer
Scrivener n’est pas un simple traitement de texte comme Word ou Libre Office, il est un vrai studio d’écriture pour gérer de gros projets avec recherches, documents et pages Web. Mais on peut aussi écrire simplement sans être distrait par les trois panneaux : Classeur, Page, Inspecteur. Il suffit de cliquer sur Composer pour se retrouver avec un panneau où l’on peut écrire sans plus voir les côtés. Si on désactive les notifications de Facebook et autres, on peut se concentrer sur son travail et oublier le reste du monde. Une bonne façon de lutter contre la procrastination qui entrave tant la créativité.
La plupart du temps, on a trois panneaux dans le poste de pilotage de Scrivener. On peut ainsi voir sur le côté gauche le plan entier du projet en cours et sur la droite régler les paramètres de travail : écrire un résumé, choisir les étiquettes (Chapitres, sections, parties, concept, notes, etc.) et le statut (Première ébauche, jusqu’à OK quand c’est vérifié et corrigé), cocher les sauts de page et les détails de compilation (même si tout ceci peut aussi être fait à la fin du manuscrit au moment de Compiler pour mettre en forme en ebook ou PDF ou document).
Si on clique sur Composer, l’icône bleue dans le menu du haut, on se retrouve avec un panneau de machine à écrire sans fin.
Au début, j’avais du mal avec ce mode, je ne savais pas comment m’en sortir, je me sentais même claustrophobe. Il faut s’habituer à la bonne manip. On garde la main sur la sortie en passant le pointeur en bas de la page pour faire apparaître le menu.
On retrouve alors de nombreux détails précieux comme le réglage de la page, les mots-clés, l’inspecteur, le nombre des mots, l’arrière-fond et la porte de sortie à droite, la même icône, non plus en bleu et blanc, mais en noir et blanc.
Ne vous laissez plus distraire par les réseaux sociaux, source de procrastination. Passez en mode Composer sur Scrivener et travaillez bien.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 10 avril 2016
P.S. le 28 avril 2016
En ce moment, j’aide un ami à construire un dossier juridique pour se défendre au Tribunal administratif. Il n’avait pas voulu prendre le temps de se former à Scrivener, qui lui semblait trop complexe. Quand il m’a vue ouvrir un courrier sur le petit écran de mon MacBook, il a dit qu’il ne pourrait pas lire dessus, qu’il avait besoin d’un grand écran. Alors, je lui ai montré comment je pouvais régler la page sur Scrivener. J’ai importé le courrier au format .odt dans le projet de son affaire, j’ai cliqué sur Composer et j’ai réglé les pourcentages d’affichage et la largeur de la page.
Il était soufflé ! Là il s’est dit que Scrivener était puissant et a désormais envie de s’y mettre.
En trois clics, la démonstration était faite : entre OpenOffice et Scrivener, l’avantage est nettement à Scrivener !
***
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Une valeur sûre : depuis sa sortie, le guide est en tête des meilleures ventes dans les catégories Logiciels, Bureautique et publication, en France, au Canada et aux USA sur Amazon et Informatique et Internet sur Apple et Kobo. Il remplit donc sa mission d’aide à l’écriture et à la publication pour les auteurs francophones à travers le monde.
Quelles plateformes numériques pour quels formats d’ebooks ?
Cet article entame une série sur les différents supports de publication et de lecture numérique, côté lecteur et côté auteur, dont les intérêts se rejoignent, car il est difficile d’imaginer un auteur qui ne lirait pas.
Amazon est-elle la seule plateforme d’édition numérique valable ?
Pourquoi autant d’auteurs me disent ne pas vouloir se disperser et publient seulement sur Amazon, et même sur KDP Select, ce qui semble inconcevable à mon cœur d’indépendante rebelle ?
Amazon est-elle la seule voie valable pour un auteur et pour un lecteur ?
Amazon recueille la clientèle d’une grande part du marché de la lecture numérique. Beaucoup d’auteurs-éditeurs ne songent pas à aller voir ailleurs pour publier leurs ebooks. Pourtant, il existe d’autres plateformes de diffusion numérique qui présentent des choix plus larges. Il est vrai qu’elles sont en anglais, alors qu’Amazon a fait l’effort de localiser ses boutiques virtuelles.
Je n’ai pas expérimenté les plateformes francophones, qui ne me semblaient pas aussi intéressantes que les solutions Amazon et Smashwords, que j’utilise depuis six ans. J’ai récemment expérimenté Draft2Digital pour mon guide illustré Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié le 10 janvier 2016.
Je ne demande qu’à être convaincue qu’on peut aussi publier en francophonie. Si vous avez une expérience de Bookelis par exemple, dont j’ai lu qu’il était le « Smashwords français », n’hésitez pas à m’en faire part.
Pour l’instant, par principe, je ne parle que de ce que je connais et de ce que j’utilise moi-même. Voici ce que j’ai expérimenté ces dernières années en lectrice boulimique et auteur numérique.
Le point de vue du lecteur
Les formats d’ebooks pour la lecture
Le haut de la mindmap montre qu’il existe 4 formats de lecture : LRF, Mobi Kindle, ePub, PDF.
Par respect pour les ancêtres, je citerai pour mémoire le format LRF de Sony. Sony a inventé le premier E-Reader en 2004, pour interrompre sa fabrication en 2014. Le catalogue Sony a été confié à Kobo. Comme certaines liseuses marchent encore très bien, Smashwords continue à proposer ce format.
Les trois formats de lecture numérique les plus courants en 2016 sont :
PDF, format Adobe d’échange de documents à l’identique, lisibles sur tous les ordinateurs de la terre,
mobi Kindle, format Amazon, lisible sur les liseuses et tablettes Kindle, ainsi que sur les applications pour ordinateurs et tablettes, ou dans le Kindle Cloud Reader,
ePub, format open source, adopté par les liseuses Kobo, Nook et toutes les tablettes Android ou iOs : iPad, iPhone, iPod.
Certaines plateformes de lecture numérique imposent un format numérique à leur lectorat :
Amazon : Kindle
Apple : ePub lisible par iBooks
Kobo : ePubNook : Nook Book
Le point de vue de l’auteur
Quelle(s) plateforme(s) de publication numérique choisir pour offrir le meilleur choix à votre lectorat ?
Le bas de la mindmap révèle les formats de fichiers qu’un auteur récupérera après avoir téléchargé un document .doc, .epub, ou .mobi ou html sur une ou des plateformes numériques.
Amazon KDP (Kindle Direct Publishing)
Amazon, depuis janvier 2010, a ouvert sa plateforme de publication numérique aux auteurs francophones. Le site est en français, tout est bien expliqué, très clair, le service d’assistance est très rapide si on a besoin d’aide. On trouve aussi des forums et des groupes très actifs d’Auteurs indépendants sur Kindle.
Sur Amazon, l’ebook n’est vendu que sous le seul format mobi Kindle, ce qui nécessite d’avoir une liseuse Kindle ou une tablette Kindle Fire, ou de lire sur l’application Kindle.app, adaptée il est vrai à tous les mobiles et ordinateurs, mais moins confortable qu’une liseuse.
Qu’en est-il si le lecteur est sur iPad ou Kobo ? Doit-il passer par une application pour lire ce qui pourrait être téléchargeable directement sur l’appareil ? Ce n’est pas toujours facile, dès qu’on a un matériel un peu vieillissant, l’application Kindle.app devient trop lourde.
Faut-il convertir son fichier par une application comme Calibre ?
Compliqué pour qui ne maîtrise pas bien les arcanes de l’ordinateur et surtout pour qui désire lire, vite, ce qu’il vient d’acquérir !
Un des avantages de la lecture numérique est qu’on dispose sans attendre de son fichier sur Kindle, liseuse ou tablette de lecture. Le téléchargement d’un ebook au format Kindle prend 30 secondes, chrono en main, dès qu’on connecte le Kindle en WiFi.
Des plateformes de diffusion numérique plus ouvertes
Il existe au moins deux plateformes numériques qui permettent de diffuser des ebooks sous un autre format que mobi Kindle.
Draft2Digital
L’auteur-éditeur récupère son texte en ePub, Mobi et PDF.
Smashwords
L’auteur-éditeur récupère son texte en ePub, Mobi Kindle, PDF, LRF, et son document original est sauvegardé en .doc.
Le fait qu’un auteur-éditeur puisse, à n’importe quel moment, retrouver son document d’origine, au format .doc, peut épargner beaucoup de temps de recherche sur des sauvegardes diverses quand il s’agit de corriger un ebook, reprendre une table des matières, comme cela vient de m’être demandé par Smashwords pour répondre aux nouvelles normes après six ans de publication pour un de mes cahiers construit sur Word à l’époque.
Quels formats d’envoi de document pour quels formats d’ebooks ?
Curieusement, Amazon, du genre monomaniaque pour son format de lecture, permet aux auteurs d’envoyer leurs fichiers à publier dans tous les formats possibles : Word, ePub, html, etc.
J’ai essayé récemment quelques-uns d’entre eux, le meilleur rendu est fait par le fichier mobi compilé par Scrivener, beaucoup plus simple à utiliser que lorsque je devais utiliser Calibre et Sigil, ou quand je passais par le HTML filtré sur mon MacBook.
Je suppose même que Scrivener a été inventé pour régler tous ces problèmes de conversion.
Sur Smashwords et Draft2Digital, un document au format .doc suffit à assurer la meilleure présentation possible.
En utilisant Scrivener pour compiler le manuscrit de mon guide au format Microsoft Word 97-2004 .doc, j’ai eu la chance de voir le fichier accepté dès le premier téléchargement, alors qu’autrefois (il y a six ans), je galérais pour faire une présentation impeccable sur Word.
Et Draft2 Digital ?
Le guide de Bruno ChallardEn moins d’une après-midi Publiez vos livres sur les plus Grandes Plateformes de Publication: Et dites adieu aux formatages compliqués ! m’avait mise sur la piste de cette nouvelle plateforme numérique, américaine une fois de plus. Je l’ai testée pour la publication de mon guide Scrivener plus simple. Le guide a de nombreuses captures d’écran et contient près de 150 illustrations pour 175 pages. La présentation n’était pas idéale sur Draft2Digital, les lignes blanches mises avant et après les images étaient supprimées dans la mise en page et je ne pouvais pas m’en satisfaire. J’ai donc retiré les publications faites par Draft2Digital sur Apple, Kobo et Nook, pour les remettre sur Smashwords, où la présentation est toujours impeccable. Mais pour de futures publications au format texte, il est possible que je revienne à Draft2Digital dont l’interface est très belle et ergonomique. Plus moderne, disons, que celle de Smashwords.
Pour les auteurs qui tiennent encore au papier (ce qui n’est pas mon cas), Draft2Digital permet à la fin de la conversion en ebook de passer à la version papier par CreateSpace. Tout est simple.
L’exigence de Smashwords
L’exigence de Smashwords pour répondre aux critères du catalogue Premium en a fait la terreur de beaucoup d’auteurs qui se privent des meilleurs services en refusant de publier sur ce support de diffusion.
Si le fichier est accepté par leur moulinette, on est sûr que la présentation sera parfaite partout, aussi bien sur l’iPad, le Kindle, une tablette Android, que sur une Kobo.
Bien sûr il y a des règles de mise en forme à respecter, j’y reviendrai dans d’autres articles.
Smashwords reste pour moi la garantie de l’excellence en ebook. Je parle bien sûr de formatage, pas de qualité littéraire, ni même de typographie, qui sont d’autres sujets.
La liberté du choix du support de lecture numérique pour le lecteur qui achète l’ebook sur le site Smashwords est un net avantage.
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Alors, Amazon ou Smashwords ?
Pour moi c’est Amazon et Smashwords.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 21 mars 2016
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Voir un extrait sur Amazon
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Beaucoup d’auteurs-éditeurs ne jurent que par Amazon KDP Select. Mais Amazon Kindle Direct Publishing est-elle la plateforme la plus intéressante pour les revenus sur les ventes d’ebooks ?
J’ai eu l’occasion de faire quelques calculs de pourcentages sur les premières redevances de mon dernier ouvrage publié le 10 janvier sur Amazon et Smashwords, qui diffuse sur Apple (iBookstore), Kobo (Fnac) et Nook (Barnes & Noble).
Comparatif des pourcentages de redevances
Sur mon guide Scrivener plus simple vendu 6,99 euros ou dollars, je perçois les redevances suivantes :
Sur Amazon
Amazon retient la TVA de 5,5% en 2016 en France sur le livre numérique, sa commission de 30% du prix de vente et des frais de livraison. Il reste 54,6% du prix de vente de l’ebook.
Sur Smashwords
Ci-dessous, on voit les exemples d’Apple Canada et Apple France, le prix en dollars canadiens et euros étant toujours chez Apple aligné sur le prix en dollars américains.
Apple (via Smashwords) déduit sa commission de 30% et la TVA française de 5,5% sur le livre numérique.
Smashwords garde 10% de commission. Il reste 57% du prix de vente de l’ebook.
Si l’ebook est téléchargé sur la libraire numérique, Smashwords déduit sa commission et des frais de port. Il reste 70 % du prix de vente de l’ebook.
Récapitulatif des trois plateformes de diffusion numérique
Au final, seul Smashwords verse 70% des royalties à ses auteurs, quand un lecteur achète directement son ebook sur la plateforme numérique de diffusion. Si l’auteur a bien rempli les informations fiscales en justifiant de son paiement des impôts en France, il n’y aura pas la retenue de 30% de taxes par l’administration américaine.
Le lecteur bénéficie de plusieurs formats de lecture (ePub, mobi Kindle, PDF Adobe, LRF Sony eReader), ainsi que je le montrerai dans d’autres articles.
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Vous avez téléchargé votre manuscrit sur Amazon KDP. Vous désirez voir son rendu une fois publié. Vous avez des outils de prévisualisation et de partage dans vos comptes d’édition.
1) Vérifier votre document en ligne sur KDP
Après le téléchargement et la conversion de votre document
Vous pouvez vérifier votre ebook dès que le téléchargement est enregistré.
Revenir chercher un ebook mobi dans votre Bibliothèque KDP
Plus tard, vous pouvez aussi télécharger votre ebook au format mobi.
Allez dans votre Bibliothèque, à côté des rapports sur vos ventes.
Repérez la fenêtre de votre livre.
Au bout à droite, cliquez sur les trois points pour ouvrir la fenêtre du menu.
Cliquez sur Modifier les informations.
Pour vérifier votre ebook mobi dans l’Outil de Prévisualisation en ligne
Cliquez sur Prévisualiser le livre.
Une fenêtre s’ouvre pour vous proposer d’enregistrer des modifications.
Si vous venez de télécharger votre livre, cliquez sur Enregistrer les modifications.
Si vous revenez chercher un exemplaire de votre ebook déjà publié, cliquez sur Ignorer les modifications.
Le Previewer prépare la conversion du livre en ebook. Voici le résultat de mon guide Scrivener.
Si tout va bien, l’écran affiche la page Contenus avec la Table des Matières.
Dans la barre de menu, au bout à gauche, cliquez sur Liseuse. C’est ici que vous pouvez avoir une idée de la présentation de votre ebooks. Déroulez le menu pour voir les différents rendus selon les supports de lecture numérique.
Cliquez en haut sur Table des Matières, au milieu de la barre de menu.
Les deux fichiers Table des matières et Affichage NCX sont essentiels pour une bonne navigation dans votre ebook, comme on le faisait dans un livre en se repérant aux titres de la table des matières. NCX signifie Navigation Control file for XML.
N.B. Si ces deux fichiers ne sont pas là, recommencez les formatages de votre ebook pour ajouter une Table des matières. La Compilation de Scrivener permet une belle présentation avec plus d’aisance que Word. Un article suivra sur ce sujet.
2) Télécharger l’ebook mobi sur votre ordinateur
Pour vérifier votre ebook, le mieux est de le télécharger au format converti par Amazon sur votre ordinateur de travail et de l’exporter sur vos supports de lecture si vous avez une liseuse ou tablette Kindle. Vous aurez une idée exacte du rendu, in situ. Cette solution permet de corriger votre ebook en soulignant les coquilles éventuelles sur le Kindle ou l’application dédiée.
Dans Outil Kindle Previewer, sous Instructions, cliquez sur Télécharger le fichier d’aperçu du livre. La petite roue se met en marche pendant le téléchargement.
La première proposition vous offrira votre livre au format .mobi. La deuxième au format HTML.
Et si vous n’avez pas de Kindle, liseuse ou tablette, vous pouvez télécharger le Previewer, pour Windows ou Mac. Sur Mac, ça ne marche pas sur les anciens systèmes.
Expérience personnelle
Après conversion réussie d’un document, je télécharge toujours le fichier d’aperçu du livre pour vérifier que la version mobi est correcte, que la table des matières est présente et que les liens fonctionnent, éléments indispensables pour une édition professionnelle, dans le respect du lectorat.
Il arrive dans le dossier Téléchargements de cette façon :
Je l’exporte sur mon Kindle3, toujours vaillant après six ans de bons et loyaux services. J’envoie le fichier par mail en pièce jointe, à l’adresse fournie par Amazon dans la gestion du compte. Cette procédure est pratique pour tous les documents qu’on désire lire sur Kindle, en doc, en txt, en html.
3) Envoyer le mobi par mail sur Kindle
Allez dans votre compte Amazon, descendez à Gérer votre contenu et vos appareils, puis à Paramètres.
Choisissez l’email donné par Kindle.
Faites un message à cette adresse
Joignez le fichier mobi.
Envoyez.
Mettez votre appareil Kindle en WiFi.
Dans quelques secondes, vous verrez le nouveau document dans la fenêtre de votre Kindle.
Avantages de la récupération de votre ebook en mobi
Cette procédure est idéale pour corriger votre texte dans un premier temps. On voit mieux les coquilles ou les erreurs de typographie sur un petit écran de lecture que sur une feuille A4, avec interligne double, comme à l’époque de l’édition traditionnelle.
Cette procédure est aussi pratique pour envoyer votre ebook à vos beta-lecteurs, aux correcteurs, à vos amis ou à vos proches intéressés.
Belles écritures !
Gaelle
***
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Si cet article vous a plu, merci de le commenter, l’aimer, le partager. C’est ainsi que nous progressons tous ensemble depuis l’invention de l’Internet.