Comment lire un ebook

Comment lire des ebooks

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Glossaire

Si vous cliquez sur l’icône d’un ebook sur un PC sans application de lecture numérique, il est fort probable que votre ordinateur vous propose Word pour le lire. Mais Word est un traitement de texte pour écrire et on ne lit pas d’ebook avec un logiciel d’écriture.

Les fichiers numériques se lisent dans trois formats courants : epub, mobi, PDF.


Sur Ordinateurs Pc ou Mac fixes

On peut lire sur les ordinateurs, mais c’est beaucoup moins pratique, agréable et confortable que de lire sur une liseuse ou sur une tablette, bien au chaud sous la couette en hiver ou dans sa chaise-longue l’été.

Format mobi

Pour lire le fichier mobi issu des publications faites sur la plateforme Amazon, une application Kindle a été développée pour tous les systèmes. Elle est bien organisée, à partir du compte créé sur Amazon, et permet les citations, les partages et les annotations, (si le fichier n’a pas été publié avec DRM).

Application Kindle pour PC

Application Kindle pour Mac


Format epub

Le format epub est très agréable et permet les citations, les partages, les annotations (si l’éditeur n’a pas mis de blocages, ce qui est une erreur fatale, équivalant à scier la branche sur laquelle on se croyait confortablement assis !).

Je corrige les manuscrits sur mon vieil iPad 1 de 2010, en faisant les surlignements et annotations nécessaires, c’est très pratique. Avant, je le faisais sur mon Kindle de septembre 2010, mais il n’a pas tenu le choc aussi bien que l’iPad historique, toujours aussi beau qu’à sa naissance !

Travailler ainsi sur tablette fait partie des bases de travail d’écriture comme de lecture.


Sur Mac

Pour lire le format epub, format standard choisi par la plupart des plateformes, sauf Amazon, l’application iBooks est livrée en standard sur tous les Mac : iBooks sur Mac


Sur Windows

Ebook-Reader sur Win [ https://icecreamapps.com/fr/Ebook-Reader/ ]

Calibre [ https://calibre-ebook.com/ ]

Adobe Digital Edition [ http://www.adobe.com/fr/solutions/ebook/digital-editions/download.html ]


Sur tablettes Android

Google Play [ Sélection d’applications de lectures ]


Sur iPad ou iPhone : iBooks est livré en standard

Les liseuses Nolim ou Kobo sont conçues pour lire le format epub.


Le format PDF est en général lisible par tous les supports informatiques et numériques avec le logiciel Adobe-Acrobat-Reader : https://get.adobe.com/fr/reader/


Et pour compléter mon expérience, voici un tableau récapitulatif de toutes les possibilités : http://fr.upblisher.com/e-lecteur/comment-lire-ebooks


Bonnes lectures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 15 septembre 2017


Gaelle Kermen est écrivain diariste, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (1969 à 72)

Gaelle Kermen a écrit des guides disponibles sur toutes les plateformes numériques en plusieurs formats de lecture : Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone. Elle publie aussi ses archives Cinquante ans d’écriture en cahiers.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !«

ScrivenerApp avec SimpleMind : importer un fichier texte

Sur ce blog, j’ai déjà dit tout le bien que je pensais de la possibilité de construire des projets conséquents à partir d’une carte mentale, heuristique ou mindmap, en l’exportant en OPML pour avoir toutes les parties et chapitres prêts à être rédigés et travaillés. Cette solution est valable pour le logiciel de bureau pour Mac et Windows.

Il est aussi très facile d’exporter un texte issu d’une mindmap dans un projet Scrivener ouvert sur l’application de l’iPad ou l’iPhone. Je viens de le tester sur l’application SimpleMind+ pour iOS.

Actuellement, je prépare la version numérique d’un livre consacré au Festival de Wight 1970, dont j’ai publié des articles de blog récemment, 47 ans plus tard à l’heure près. Voir le blog ACD Carpe Diem pour ces archives des temps passés.

Si le texte d’origine a été extrait de mon Carnet de voyage 70, et sera publié dans le cahier de l’année 70, j’avais envie de faire le bilan de ce que représentait Wight maintenant, non seulement pour moi, mais pour les Veterans qui ont apprécié de voir des photos inédites prises par mon photographe de l’époque.

J’ai donc pris mon iPad pour réfléchir, j’ai ouvert l’application SimpleMind+ et j’ai noté mes idées à bâtons rompus, sans me soucier de la forme, en me laissant guider par l’inspiration et le souvenir. En peu de temps, l’essentiel était écrit. J’ai exporté les différents formats par mail. Dans ma messagerie, j’ai ouvert le fichier IOW70 maintenant.txt, je pensais le copier et le coller dans Scrivener, mais j’ai vu que l’on pouvait l’exporter directement dans Scrivener, dans un projet ouvert.


J’ai ouvert le fichier texte et cliqué sur l’icône Exporter en haut à droite.


J’ai ouvert le projet IoW70 dans mon tableau de bord Scrivener de l’iPad. J’ai cliqué ensuite sur l’icone de Scrivener.

En un clic, j’avais la trame de mon chapitre dans le projet du nouveau livre. Je vais pouvoir le retravailler dans le contexte du livre.

Cette procédure ne marche pas avec d’autres applications comme Notes ou Simplenote, je viens d’essayer. Comme je l’ai dit souvent, le fait de démarrer un projet sur une mindmap et de l’exporter sur Scrivener a débloqué beaucoup de limites que je m’imposais moi-même en levant bien des inhibitions d’écriture.

Une procédure simple et efficace comme tout ce que nous permet l’application Scrivener for iOS, une fois de plus. Et j’en apprends encore tous les jours !

Bonne rentrée de belles écritures !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 4 septembre 2017


SimpleMind+ pour iOS

Scrivener for iOS sur iTunes

Articles sur le Festival de Wight 1970 vu par 2 Frenchies

Groupe Facebook des Veterans de Wight 70

Scrivener (FR) : un groupe Facebook francophone

Scrivener (FR) : un groupe Facebook francophone

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En cette rentrée 2017, je suis heureuse de vous annoncer la création d’un groupe en français pour les utilisateurs francophones du logiciel et de l’application Scrivener.

Ce groupe permettra de collecter les informations en français et de répondre à vos questions.

Merci Mathieu pour cette belle initiative pratique.

Groupe Facebook : Scrivener (FR) 

Je vous souhaite la meilleure rentrée possible avec les excellents outils qui libèrent la créativité.

Belles écritures !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 28 août 2017

 

ScrivenerApp : Show App Settings réinitialiser les réglages

L’amie qui a fini la réécriture de son roman dans mon bureau de Kerantorec a donc acquis un iPad nouveau de 2017 à 409 euros à la FNAC de Lorient, où nous avons reçu un excellent accueil.

IPad2017Argent32Go

Je l’ai guidée dans sa prise en main. On a fait la mise à jour en iOS 11.3.3, comme je l’ai faite récemment sur mes plus anciens iPad et iPhone. On a téléchargé l’application Scrivener et mon guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone sur iTunes.

Des accessoires ont été commandés pour son iPad chez Pearl et Amazon. On a connecté le clavier Bluetooth à l’iPad. Impeccable. Essais. C’était bon, sauf pour les guillemets.

J’ai voulu lui montrer qu’on devait changer certains paramètres pour écrire en français, pour les guillemets avec espace insécable en particulier. Et là, je suis tombée sur une bogue de châtaigne. Impossible de retrouver les paramètres de Scrivener lorsque je cliquais sur Show App Settings où nous pouvons organiser l’application selon nos habitudes d’écriture, prévoir les sauvegardes automatiques et les synchronisations avec Dropbox.

J’ai regardé sur mon iPad mini, c’était pareil : je me retrouvais sur les Réglages iOS de l’iPad dans le dernier champ utilisé.

Pas de panique : il y a toujours une solution à tout.

J’ai cherché sur le forum de Scrivener for iOS et j’ai très vite trouvé la solution.

Scrivener-forum-iOS

La solution : réinitialiser les paramètres des Réglages de l’iPad ou de l’iPhone

Il faut double-cliquer sur le bouton rond Home ou Menu.

Toutes les fenêtres récemment ouvertes apparaissent.

ReglagesUp

Choisir la fenêtre de Réglages (Settings) et la pousser vers le haut. La fenêtre disparait.

Rouvrir l’application Scrivener. Cliquer en bas du Classeur (Binder)sur Show App Settings.

ShowAppSettings

On retrouve ses petits. Cette fois, on arrive sur les Réglages spécifiques de l’application Scrivener et on peut tout régler à sa convenance.

Reglages-Scrivener

On peut aller dans Editor et Syncing & Sharing pour vérifier les paramètres indispensables que je rappelle ici.

Reglages-Editor

Pour bien synchroniser l’application avec le dossier Dropbox où vous mettez les projets partagés avec vos ordinateurs de bureau ou autres mobiles, vous sélectionnez Syncing & Sharing.

Reglages-Synchro

Pour paramétrer les guillemets françaises en chevron avec espace insécable, on va dans Spelling & Substitutions, puis dans Smart Punctuation.

Reglages-SmartPunctuation

On cherche Double Quotes.

Reglages-DoubleQuotes

Et on sélectionne les guillemets à chevrons avec espaces insécables pour écrire en français sur une application anglaise avec une bonne typographie.

ReglagesGuillemets

Manip de paramétrages des guillemets à chevrons avec espaces insécables :

Show App Settings  -> Réglages Scrivener -> Spelling & Substitutions -> Smart Punctuation -> Double Quotes -> abc guillemets avec espaces insécables

Belles écritures de fin d’été et bonne rentrée avec d’excellents outils !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 25 août 2017


Budget d’équipement de base pour écrire sur Scrivener for iOS

Le Nouvel iPad 2017 à la FNAC (409 €)

Clavier Bluetooth pour iOS chez Pearl (20,99 € clavier + port)

Housse pour iPad 2017 chez Amazon (11,99 €)

Application Scrivener for iOS sur iTunes AppStore (21,99 €)

Guide francophone Scrivener plus simple pour iPad et iPhone sur iTunes (6,49 €)

Total investissement de rentrée littéraire : 470,46 euros


FNAC de Lorient

Forum Scrivener for iOS sur le site de Literature&Late


 

Camp NaNoWrimo juillet 2017 : la fin

La fin est dure, mais gratifiante

Le 28 juillet 2017, j’écrivais sur Facebook après la session d’écriture matinale :

« #CampNaNoWriMo plus que 2200 mots pour arriver à la fin. Les mots sont dans la tête, le cerveau pense les derniers chapitres, mais le corps s’épuise, souffre, ralentit. La phase la plus difficile du Camp est là… On lâche rien ! »

Oui la fatigue est là et m’empêche de continuer le travail dynamique de rédaction. Tout devient laborieux. Le « mois » est trop long pour moi.
Par contre, le livre est écrit. J’ai tissé la toile du tissu dans lequel je pourrai tailler des pièces et les assembler pour en faire un bon ouvrage comme j’ai su le faire en couture, puis en menuiserie ou maçonnerie.
Mais désormais, après cette nouvelle expérience, je m’organiserai autrement en préparant mieux le projet.

Une jeune amie Facebook, Marie-An Avel, qui écrit des livres Jeunesse, a commenté hier un de mes posts en me disant qu’elle fera un prochain NaNoWriMo, grâce à cette phrase d’un de mes derniers articles de blog :

« Bel été à toi aussi. Bonne fin de camp NaNOWriMO. Trop occupée cette année, mais l’idée me tente pour une prochaine fois, surtout par rapport à cette phrase que tu écris dans ton blog : « Et c’est ainsi que j’ai avancé. Sans cette carotte symbolique devant moi, l’âne que je suis aurait trouvé de nombreuses raisons pour vagabonder le long des haies à faire tout autre chose qu’à écrire mon livre. Rien que pour ça, le NaNoWriMo est intéressant. Car cette concentration est la base même de la vie créative, qui doit de temps en temps, pour produire quelque chose de valable, se donner des impératifs et un cadre de travail. » Tellement vrai !🙂 »

Ce qui prouve qu’on me lit, que je n’écris pas au désert et m’encourage à continuer.

En effet, voilà qui change toutes les perspectives. Pour l’instant, je travaille seule dans mon coin et j’ai besoin de cette solitude choisie pour bien faire mon œuvre. Mais la prochaine fois, pour le mois de novembre, je publierai sans doute sur mon blog et Facebook et Twitter des appels à cabane francophone. Le terme de cabin n’est peut-être pas celui qui est choisi pour les sessions des mois de novembre ou avril, nous aviserons alors. Ainsi nous pourrons nous soutenir moralement par des mails sur le site du NaNo.

Je préparerai mieux le travail. Cette fois le projet était déjà décidé, mais je n’avais pas imaginé le faire tout de suite. C’était une très bonne idée de me lancer dans cette aventure dès le premier jour du mois de juillet en m’enregistrant sur un coup de tête, trouvant la perspective d’un travail suivi soudain évidente. Je l’affirme, ce cadre m’a permis de faire le premier jet d’un livre qui me tient à cœur, une sorte de testament presque.

Mais quatre semaines, c’est trop long pour moi. Ou j’ai trop traîné la première semaine en négligeant le texte, parce que je finissais un volet en menuiserie. Il me semble que trois semaines intensives sont un très bon rythme. Je comprends que dans ma cabine, certains auteurs américains aient fini leur roman de 50 000 mots autour du 21 juillet, la validation devenant possible sur le site à partir du 20.

Trois semaines, c’est le temps que j’avais mis en décembre 2016 pour rédiger le guide Scrivener plus simple pour Mac. Vingt et un jours, c’est le temps de prendre de bonnes habitudes. On se met en mode « poule qui couve et ne s’éloigne jamais du nid » pour faire un travail profond et suivi. Vingt et un jours, c’est le temps de faire un poussin. C’était une excellente expérience.
Je vais désormais caler mes projets en fonction des NaNo. En les organisant mieux le mois précédent, quand les mails commencent à inspirer les habitués.

La prochaine fois, je préparerai le travail à faire le mois d’avant et je me focaliserai sur la rédaction les trois premières semaines du mois, pour éviter l’extrême fatigue que je ressens actuellement. Le genre de fatigue qui nous met en risque. Ces derniers jours, mon pied droit a glissé sur une plaque de mousse sous la pluie et je suis tombée, mains en avant, dont l’une tenait Monsieur Proust de Céleste Albaret que je voulais relire, ce qui a amorti le choc. Je me suis bien reçue, mais je savais que c’était un avertissement, je ne devais pas en faire trop. Un peu plus tard, je me suis coincée le pouce gauche en fermant une fenêtre ! Faut être un peu fatiguée pour en arriver là. Pouce donc ! Stop enfin !

J’arrive au bout et ça fait du bien de savoir que j’ai fini le livre, la matière du livre, sa structure. Je vais pouvoir le laisser reposer. Je le reprendrai plus tard, dans pas trop longtemps, pour ne pas en oublier la substantifique moelle et le message à transmettre. Je sais qu’il continuera à me hanter encore et que sans doute je complèterai certains chapitres. Mais l’essentiel est fait, et grâce à Scrivener for iPad, j’ai le sentiment de l’avoir déjà bien fait. Les corrections et les relectures seront facilitées et le temps est déjà gagné !

Victoire ! J’ai écrit plus de 42000 mots. J’ai fini. Je suis épuisée, mais je l’ai fait.
J’ai gagné le Camp du NaNoWriMo de juillet 2017. J’ai rempli le défi des mots que je m’étais imposés. J’ai gagné contre moi-même et c’est une des plus belles victoires que l’on puisse obtenir. Je suis en accord avec ma vie. Je marche dans la beauté. Vive le NaNo !

Maintenant, un peu de repos est mérité, en essayant d’éviter le NaNo blues post scriptum, suite habituelle de toute production créative. Travail au jardin, tonte, taille, bouturages, conserves et confitures sont au programme de la semaine. Un grand ménage aussi !

Belles écritures estivales à vous !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 1 août 2017

Lien au site du Camp NaNo 2017 : http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen


PS Tout a été construit, écrit et enregistré sur le site du NaNo via l’application Scrivener pour iPad, sans laquelle je n’aurais pas travaillé aussi bien et vite. Merci à Keith Blount et à l’équipe de Literature & Latte dont le travail change la vie des gens qui écrivent. Fini le labeur, place à la joie !

 


© MBB 2019
Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009


Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (1966) et Paris-8 Vincennes (1969-1972)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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Camp NaNoWriMo derniers jours

Mardi 25 juillet 12:1012:10 Je viens de franchir la ligne d’arrivée des 31000 mots. La cible est devenue verte sur Scrivener, rouge sur le site du Camp NaNoWriMo. Je pourrais m’en tenir là, mais j’ai encore des choses à écrire.


Comme en saut en hauteur ou à la perche, je remonte la barre à 40 000. Il faudra écrire 9 000 mots en six jours pour valider le projet le 31 juillet et faire partie des gagnants (contre eux-mêmes !). C’est faisable si je me tiens à mon projet.

Une bonne grillade au feu de bois va me récompenser ce soir. Je joue le jeu du Camp !

Jeudi 27 juillet 2017 7:50

Derniers jours du Camp Nano. Le temps est pourri, je n’écris plus dehors comme je le faisais depuis le printemps, j’écris dans mon lit, comme cet hiver. Et j’y travaille bien, dès le réveil si possible, l’écriture matinale est plus automatique, plus subconsciente, elle se révèle parfois plus juste que l’écriture raisonnée et formatée. Je suis ce flux. Je ne relis rien. Je regarde juste si tel ou tel sujet a été complété. La relecture fera la censure, pour l’instant je suis dans l’écriture pure et dure. Celle qui ne supporte aucune interruption, aucune contrainte, celle qui réclame toute l’attention, l’exigeante, la vitale. Si je n’écris pas, je sens que je vais mourir. Sensations extrêmes. J’écris comme si mon souffle allait manquer si je défaillais sur la route, j’écris comme si mon sort en dépendait si je trébuchais sur une pierre du chemin. J’écris parce que les idées, les souvenirs, l’expérience, l’exigent. Derniers chapitres à compléter. Je ne veux pas me mettre de stress, puisque je suis seule à décider de la longueur du livre que je veux écrire, mais j’ai besoin d’avoir une certaine tension pour me remettre au travail chaque matin, pour créer une certaine routine déclenchant la réflexion systématique et l’écriture automatique.

Le corps réclame ce que le cerveau lui demande. J’ai envie d’écrire parce que j’ai déjà parcouru tous ces mots depuis le 1 juillet , que j’ai remonté la barre plus haut que l’objectif de 31000 mots (1000 mots par jour) et, bien sûr, parce que j’ai encore des choses à dire sur le sujet que j’ai choisi.

Hier, j’ai supprimé une partie, non encore écrite, mais prévue dans la Mindmap lors de la première réflexion. J’étendais trop le champ des références de création à mes chantiers physiques et revoyant mon plan, je trouvais cette partie hors sujet du moment, à réserver plutôt aux cahiers de chantier que j’ai l’intention de publier un jour, dans pas trop longtemps. Le mettre dans le plan du premier projet était une louable intention, mais je passerais trop de temps à la développer maintenant. Elle a le mérite d’être déjà organisée et, si je pensais devoir l’écrire, je reprendrais la partie dans le dossier Recherches où je l’ai classée et l’exporterais dans un nouveau projet. Pour un nouveau livre sur les travaux entrepris à Kerantorec.

Pour l’instant, pendant ces derniers jours du Camp NaNo de juillet 2017, je vais me consacrer au sujet principal, La vie créative plus simple, avec des exemples liés à la littérature. J’ai encore quelques chapitres à rédiger.

Que m’a déjà apporté le Camp NaNo ?

 Essentiellement le cadre du temps et de l’avancée du projet. Je suis trop solitaire par choix pour avoir besoin de travailler en réunion avec d’autres NaNoteurs (il paraît qu’on s’appelle comme ça quand on est francophone) comme cela peut se faire dans les lancements et les fins de NaNoWriMo. Si j’habitais encore Paris, si j’étais plus jeune, sans doute aurai-je apprécié ces réunions et peut-être même en aurai-je organisé. Mais la gestion de mes propres énergies ne me permet plus ce genre d’excès. Je vis bien désormais quand je suis un rythme plus régulier, sans nuit blanche.

Mais en m’inscrivant sur le site du Camp Nano, je me suis engagée publiquement, et ça fait toute la différence du monde. Je peux afficher le total des mots écrits chaque jour et je trouve ça très excitant. Parfois je vois que j’atteins une barre symbolique, comme l’était celle des 31 000 mots, atteint le 25 juillet. Il manque juste cinquante et quelques mots pour la franchir. Souvent, dans un ultime effort après ma séance d’écriture, aussi épuisante qu’un séance de bûcheronnage dehors, je regarde un chapitre pour voir si je ne peux pas le compléter et alors, la magie surgit, l’inspiration est encore, et cent ou deux cents mots s’ajoutent encore.

Et c’est ainsi que j’ai avancé. Sans cette carotte symbolique devant moi, l’âne que je suis aurait trouvé de nombreuses raisons pour vagabonder le long des haies à faire tout autre chose qu’à écrire mon livre. Rien que pour ça, le NaNoWriMo est intéressant. Car cette concentration est la base même de la vie créative, qui doit de temps en temps, pour produire quelque chose de valable, se donner des impératifs et un cadre de travail.

Allez, j’y retourne ! 36 049 mots, il reste un peu moins de 4 000 mots à écrire pour arriver à la barre des 40 000 mots que je me suis imposés. Hier, j’en ai écrit plus de 3 500 ! La vie est belle !


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 27 juillet 2017

Scrivener et iPad : exemple de correction de roman

 

Beaucoup d’entre vous ont l’habitude d’utiliser le mode Révision pour faire les Corrections sur Word, OpenOffice ou Pages. Moi non. Depuis que j’utilise des outils numériques, j’ai laissé de côté beaucoup d’habitudes liées au papier. Je ne corrige donc pas de cette façon mes ouvrages ou ceux d’autres auteurs que je conseille.

L’an dernier, j’ai partagé mon bureau avec une amie qui devait réécrire son roman, un roman commencé dans les années 90, qui devait être revu et travaillé pour sortir sa « Vérité à la face du monde, sous l’œil du soleil », comme disent les Druides de Bretagne ou d’ailleurs. Je l’avais initiée à Scrivener et elle a fait un travail qui semblait impossible sur le petit notebook tournant sous Windows qu’un ami lui avait prêté. Elle devait en particulier recomposer les parties de son roman et n’y parvenait pas sur Word, c’est pourquoi elle était venue me consulter.

Elle a tout réécrit avec bonheur sur Scrivener. Au moment de la révision générale, nous avons fait la relecture du livre à l’aide de deux iPad. Comment avons-nous procédé pour cette correction de roman ?

Après la rédaction sur Scrivener pour Mac et la correction avec Antidote, j’ai enregistré le manuscrit en le compilant en plusieurs formats de lecture numérique : PDF, pour vérifier ce que donnerait le livre en impression papier, en mobi pour Kindle, pour le tester sur ma liseuse (qui a rendu l’âme au bout de sept ans, juste après), enfin et surtout en ePub pour le corriger sur iPad.

J’ai enregistré le roman sur deux iPad, mon iPad mini 4 et l’iPad 1 historique qui me sert à relire les manuscrits, parce que son grand écran est très confortable, prêté à mon amie. Chacune de notre côté avons relu le livre et l’avons annoté si une erreur de typographie ou de sens nous sautait aux yeux.

Mon amie n’est pas du tout habituée aux outils informatiques. Elle a eu un PC sous MS Dos en 1993-95, sur lequel elle avait écrit la première version de son livre, en partie chez moi, ici à Kerantorec, lieu d’inspiration pour les créateurs. Puis plus rien, alors que moi je démarrais sur Internet, elle en restait au stylo et au papier. Un fossé s’était creusé. Autant dire qu’avec Scrivener, elle passait de la 2CV à la Mercedes, comme elle me l’a dit elle-même, ou du piano-bar d’un bouge parisien à un Steinway de Carnegie Hall…

Elle a très vite compris comment on pouvait lire et annoter les points à revoir. Elle a aussi apprécié le fait d’être dans son jardin ou dans son lit et de relire son roman comme elle l’aurait fait avec un livre en papier, sauf que cette fois les annotations restaient dans la mémoire de l’iPad, nous pourrions nous en servir pour revoir la correction finale. Elle pouvait agrandir la police pour que les erreurs lui sautent aux yeux.

Nous nous sommes revues pour la dernière étape avant le formatage d’édition. Comme l’iPad 1 est connecté à mon réseau WiFi, la synchronisation a été lancée entre les deux iPad dès qu’elle est entrée dans mon bureau, les annotations se sont reportées dans le roman avec des couleurs différentes, mes annotations étaient en jaune, les siennes en rose.

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Assise à côté de moi avec l’iPad 1, mon amie m’a dicté les points à reprendre en cherchant au fil des pages les pages où un mot était souligné ou un groupe annoté. Ou en consultant le fichier des Notes. Le travail était fluide, complet, rapide, efficace.

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Il suffisait ensuite de refaire la manipulation pour une dernière relecture au cas où j’aurais fait une erreur lors des corrections, en changeant un mot, le logiciel peut en mettre un autre sans qu’on s’en aperçoive. Nous avons fait une deuxième lecture du document corrigé. Mon amie avait encore des choses à préciser, ce qu’elle a pu faire dans le document d’origine. On a lu et relu plusieurs fois. Enfin, on a décidé que c’était bon. Les fichiers ont été exportés dans les formats numériques de lecture : PDF, ePub, mobi, et d’écriture en .doc pour Word prêt pour son éditrice.

Nous avons particulièrement aimé cette aisance de lecture et de correction permise par les iPad, y compris celui qui a près de huit ans. Le travail a été facilité et beaucoup mieux fait que si nous avions imprimé les deux cents pages du livre pour le relire sur papier et l’annoter avant de reporter les notes sur le document d’origine écrit sur Scrivener, détaillé en parties, chapitres et sous-chapitres pour un repérage plus facile.

Je corrige de cette façon beaucoup plus vite qu’en comparant deux textes avec des couleurs. Je garde les flux et rythme naturels et spontanés du texte. Car les corrections n’impliquent pas seulement les erreurs d’orthographe, syntaxe, grammaire, mais aussi le style et le son unique de chaque phrase.

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 24 janvier 2018

CampNaNoWriMo : quatrieme semaine

Le samedi 22 juillet 2017 marquait le début de la quatrième semaine du Camp NaNoWriMo 2017. J’avais prévu d’entamer la révision du projet.

Bilan des trois premières semaines

J’ai bien progressé, mais je n’ai pas fini la rédaction comme je le pensais en élaborant mon programme. Le long week-end du 14 juillet a vu plusieurs passages chez moi qui ne m’ont pas laissé autant de liberté d’écrire qu’en temps normal. Ma concentration n’est jamais la même quand je suis seule, qu’il y a du monde chez moi ou que je suis interrompue dans mon élan.

Je n’ai donc pas fini la rédaction que je pensais terminer en fin de troisième semaine. Je voulais revoir l’ensemble du livre en fin de Camp, il me faudra reporter cette tâche au mois d’août, ou plus tard après avoir laissé reposer le projet.

Je dois écrire encore bien des chapitres prévus au plan de départ réfléchi sur la mindmap (carte mentale ou heuristique en français). Et comme une idée en fait jaillir une autre, j’ajoute de nombreuses pages au projet dans le classeur de Scrivener for iOS.

Pourtant, il ne faut jamais s’inquiéter de ne pas écrire tous les jours. Après le 14 juillet, j’ai repris l’écriture et la courbe du projet sur le site du Camp NaNoWriMo a repris de la hauteur.

Lors d’une nouvelle interruption forcée le jeudi 20 juillet pour aider une amie à corriger son manuscrit, je n’avais rien pu écrire sur le livre. Le vendredi 21, je lui ai montré comment revoir elle-même tout le roman, je l’ai laissée se débrouiller, j’ai pu me remettre à l’écriture. Entre le matin et le soir, j’ai écrit plus de 3 000 mots et dépassé les 22 000 mots du projet.

Ce temps suspendu a permis aussi au livre de s’approfondir, comme une maturation. Il semble acquérir sa vie propre, son souffle personnel. Je le trouve moins sec, moins injonctif, moins formaté, plus discursif, plus anecdotique, plus vrai. En fait, dans nos échanges, oraux ou écrits, ce sont les histoires qu’on se rappelle. On peut écouter ou lire une démonstration intéressante, mais c’est l’histoire racontée par le conférencier ou l’écrivain que le cerveau ludique mémorisera. Aussi, je lâche les chevaux, je les laisse aller où ils veulent en fonction du thème choisi dans chaque chapitre et sous-chapitre. Et l’écriture devient facile, logique et euphorisante.

J’allais oublier de parler de Virginia Woolf dans le chapitre sur l’environnement de travail que je croyais avoir fini quand je suis descendue déjeuner avec mon amie pour que nous reprenions des forces entre nos écritures parallèles, elle en bas, moi en haut. Et bien sûr, en écrivant sur Virginia, je suis arrivée à Vita, à sa writing-room si bien organisée dans la tour du château de Sissinghurst, dont les jardins restent une source d’inspiration pour le mien.

Ce concept de chambre d’écriture m’est cher depuis des années et j’ai enfin réussi à construire moi-même le cadre de la mienne. Je peux désormais transmettre mes secrets de construction et mes bonnes habitudes qui me permettent de gérer tant de choses avec peu de forces, encore moins de moyens matériels, mais beaucoup de stratégie, d’inventivité et de créativité. Pour beaucoup de bonheur.

Se soutenir dans l’écriture

Certains Camps NaNo se font en réunion de plusieurs écrivains dans un lieu comme une bibliothèque ou un café. La stimulation est réelle. On peut échanger ses points de vue, se soutenir, s’inspirer. Le site du NaNoWriMo propose de s’inscrire en ligne. C’est plus facile pour les Américains, mais je sais que ça existe aussi à Paris.

Chez moi, c’est un mini Camp. En bas, dans mon bureau, une amie travaille à son roman. Moi, je suis en haut dans mon lit, parce qu’il pleut et que je ne peux pas être dehors, j’avance le projet de mon essai sur la Vie créative plus simple. Nos échanges se font à l’occasion d’une interruption pour manger un peu et nous réhydrater après une session d’écriture matinale, rien d’obligatoire pour ne pas déranger l’autre, ou lorsque mon amie s’en retourne dans son village au bord de la mer. Nous respectons nos travaux mutuels. Nos discussions sont le plus souvent littéraires. Et l’inspiration surgit parfois…

Ce dimanche, Scrivener for iOS me signale que mon projet a dépassé les 26 000 mots. Je dépasserai sans doute les 27 000 dans la journée. Il pleut, c’est bien d’écrire, pendant que les bassins se remplissent,  le jardin reverdit, les plantes revivent.


Et le site affiche une flèche sur le rouge du centre de la cible. Le but est proche !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Trouver un lieu de Camp ou de NaNoWriMo pour travailler aux côtés d’autres auteurs : http://nanowrimo.org/local-volunteers

Camp NaNoWriMo : changer ses objectifs de projet

En standard, par défaut, sur le site du Camp NaNo de juillet ou lors du mois de novembre NaNoWrimo, le réglage du roman prévu pour un mois d’écriture est de 50 000 mots, soit l’équivalent d’un roman comme The Great Gatsby de F. Scott Fitzgerald (Gatsby le Magnifique). 50 000 mots représentent un roman de 200 pages environ, si on se base sur une page de 250 mots. Ceci varie selon les éditeurs et les paramètres de formatage. Ce n’est qu’une base de références.

Changer les objectifs du projet
Cet objectif élève le nombre de mots à écrire chaque jour à 1600 mots. Si on ne se sent pas confortable avec cette session d’écriture quotidienne, si on n’a pas assez de disponibilité dans l’emploi du temps, mais qu’on veut quand même aller au bout de son roman ou essai, on peut changer ses objectifs de projet. Il vaut mieux changer ses prévisions que de renoncer à son projet.

On le fait dans le champ Goal des paramètres du projet. Le site fera tous les calculs et graphiques en fonction de ce paramètre.

Personnellement, je n’aime pas me mettre de pression. Au bout de quelques jours, j’ai abaissé mes prétentions de 50 000 mots à 31 000 pour un objectif moyen de 1 000 mots quotidiens. Il n’est pas impossible que je remonte le total d’objectif du projet en fin de semaine puisque j’avance bien désormais. Je le fais sur Scrivener en cours de rédaction d’habitude, quand je vois que j’ai encore des choses à dire. Sinon le logiciel de bureau me signale régulièrement que j’ai dépassé mes objectifs. Le faire sur le site du Camp donne un cadre public à mon engagement.

Pour l’instant, 1000 mots en période estivale de vacances me sont possibles. Quand on habite dans une région touristique comme la Bretagne, on peut être interrompu dans son travail par des gens en vacances. Je limite les visites, mais parfois j’en accepte et ça change tout mon programme.

L’important est d’être régulier et un peu obstiné. Car, une fois qu’on est dans le vif de la rédaction, les idées viennent, s’entrechoquent et on n’est satisfait qu’après les avoir couchés sur la page du traitement de texte, ou de Scrivener for iOS si on a la chance d’utiliser l’outil nomade si pratique.

Valider son projet sur le site du Camp

Au 20 juillet, il devient possible d’enregistrer son texte dans le compteur de mots qui s’affichent sur le site du Camp NaNoWriMo à côté du compteur de mots du projet et de Update.

Alors s’affiche la fenêtre qui permet de copier le fichier entier pour en faire le décompte des mots écrits au cours du Camp NaNoWriMo. Le texte n’est pas conservé par le site, j’ai juste pour compter et valider le projet en tant que Winner (Gagnant-e).

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 23 juillet 2017

Tableau d’équivalence entre le nombre de mots et le nombre de pages à consulter sur l’article http://www.aproposdecriture.com/combien-de-mots-doit-compter-un-roman. Ce barême n’a pas de valeur absolue, tout dépend des éditeurs et des formatages adoptés.

Le nombre de mots se trouve en bas des pages en cours sur les traitements de texte ou dans Révision, statistiques, etc.

On ne doit pas confondre le nombre de mots avec celui des caractères (espaces comprises). Les deux s’affichent dans les statistiques. Un feuillet de journaliste se calcule en caractères, non en mots. Ici, dans le projet du Camp NaNo, on compte en mots.

Camp NaNoWriMo

Camp NaNoWriMo juillet 2017 : les trucs stimulants pour avancer le projet

Au douzième jour du Camp, je me dis que l’inscription à cet outil de compagnonnage et d’organisation d’écriture n’a pas été vaine. Elle donne un cadre de référence bien plus facile à suivre que les impératifs catégoriques kantiens que je m’imposais lors de la rédaction de mon premier guide pratique Scrivener plus simple pour Mac.

J’ai dépassé les 12 000 mots ce midi et donc rattrapé les deux jours sans écriture de la première semaine. En me posant chaque matin pour deux heures, j’avance naturellement, sans effort.

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Je me sens décontractée et concentrée, tout en continuant à faire les autres projets en cours, non moins impératifs, comme trouver un chaumier pour réparer la toiture de ma longère bretonne ou entretenir le domaine à une époque de l’année où les branches prennent facilement un mètre cinquante à deux mètres en moins d’un mois, où tout déborde de tous côtés et pourrait devenir claustrophobant si je n’y mettais bon ordre à l’aide du sécateur, de l’ébrancheur ou de la scie japonaise d’élagage. Sans parler des travaux de menuiserie entrepris pour changer un volet ancien, le recycler en portillon pour le jardin d’écriture d’une amie et copier l’ancien pour en faire un neuf.

Je me sens très à l’aise par rapport à tous les précédents projets que j’ai menés à bien, soit la publication de onze livres en quinze mois, dont un au moins fait plus de six cents pages, puisqu’il contient trois guides, avec de nombreuses illustrations. Les neuf derniers ont tous été écrits, construits et vérifiés sur l’application Scrivener pour iOS (disponible en anglais sur le site iTunes d’Apple).

Qu’est-ce qui me donne cette sérénité ? Sans doute l’expérience des précédentes publications, tant il est vrai que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, en écrivant qu’on devient écrivain, en publiant qu’on devient éditeur. Sans doute aussi l’utilisation d’un outil nomade que je maîtrise bien désormais, car je l’utilise comme unique support d’écriture : Scrivener for iOS, dont j’espérais beaucoup il y a un an quand je l’attendais, mais qui m’a donné bien plus que je ne l’aurais oser l’imaginer, soit une totale liberté d’écriture, partout où l’inspiration arrive, à chaque moment qu’une idée se forme.

Mais il y a en plus le cadre du Camp NaNo qui propose de nombreux trucs stimulants. Le NaNoWriMo a été conçu par des gens qui pratiquent l’écriture, qui en connaissent les failles et les faiblesses. Les risques d’abandonner en route un roman ou un essai  étant très courants, ses créateurs nous envoient chaque jour un mail d’encouragement. On peut aussi correspondre avec des camarades de cabane ou des potes (pote vient du breton paotr, gars) d’écriture, des « buddies » (buddy est le diminutif de brother, frère en anglais). Ma cabane m’a été choisie de façon aléatoire par le site, puisque je ne connaissais personne, mais je commence à correspondre avec quelques filles qui écrivent en même temps que moi, aux Etats-Unis, et j’ai été contactée par une jeune étudiante Erasmus en Pologne, qui m’a trouvée sur mon blog. Nous sommes « buddies » ! Elle a 21 ans, moi j’en ai 71,  un demi-siècle nous sépare, mais nos bateaux sont sister-ships, nous naviguons de conserve, au-delà de l’espace,  l’esprit est commun.

Dans les trucs stimulants, je relèverai deux d’entre eux :

  • les NaNoSprints lancés sur Twitter
  • les rendez-vous hebdomadaires d’une heure pour écrire ensemble.

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Ce mercredi 12 juillet a lieu le deuxième rendez-vous. Il est calé sur l’heure de la Californie, mais un lien renvoie à une conversion du temps selon les zones horaires.

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Pour ma zone horaire, le rendez-vous de 1 heure de l’après-midi en Pacific Zone Time serait à 22 heures ce soir.

Comme je me lève quand le merle chante au pignon de ma chaumière et que les oiseaux lui répondent depuis les grands frênes voisins, à 22 heures j’ai passé l’heure où la grive musicienne lance ses dernières trilles au plus haut sommet des grands arbres derrière le village. Je suis comme les poules, je m’endors avec le soleil couchant.

Mais, si je suis encore vaillante, après cette belle journée d’été où j’ai déjà écrit plus de 4000 mots, j’essaierai de suivre le jeu de l’écriture en une heure, en pensant que de nombreux auteurs feront la même chose, tout autour du monde. Ce qui est une belle vision de la planète.

Pour les NaNoSprints, c’est trop stressant pour moi, c’est l’application via Twitter de la méthode Pomodoro, vingt-cinq minutes d’écriture, dix minutes de pause. J’ai essayé, ça ne me va pas du tout. Je connais bien mes rythmes, je suis efficace quarante-cinq minutes avec pause de dix à quinze minutes, deux fois, et, en deux heures, j’ai fait l’essentiel de ma journée. Une session de vingt-cinq minutes ne m’est pas naturelle, elle casse mon élan, castre mon inspiration.

NaNoSprints donne le départ de la session et des mots pour soutenir l’inspiration. Je sais ce que j’ai à écrire, donc ce n’est pas une méthode dont j’ai besoin. Et puis, quand j’écris, je ne suis pas branchée sur Twitter.

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Mais ces techniques peuvent convenir à d’autres. Si ça vous tente, voici les liens :

https://twitter.com/NaNoWordSprints

https://fr.wikipedia.org/wiki/Technique_Pomodoro

Quelle que soit la méthode employée pour se stimuler, seul le plaisir d’écrire compte, quand vous sentez le bien-être vous saisir d’avoir fait ce que vouliez faire. Une sensation d’épanouissement, d’accomplissement. Quasiment orgasmique, quoi !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 12 juillet 2017


Auteur des guides Scrivener plus simple pour Mac, Windows, iOS, disponibles en tous formats numériques sur les principales librairies en ligne.


 

Camp NaNoWriMo juillet 2017 organisation du projet

Le programme défini pour le Camp est un exemple concret et aussi une mise en abîme, qui me donne un peu le vertige.

J’écris souvent mes réflexions dans mon Journal de Vie, au quotidien. Parfois, je me dis que cela concerne complètement le sujet du livre enregistré dans le Camp de Juillet 2017. Alors je copie un paragraphe, parfois plus, et je le colle dans un nouveau chapitre du livre. Tout se fait avec facilité et fluidité sur l’iPad. Je vois déjà, au 4ème jour de Camp, avancer mon projet de guide pratique sans fatigue, sans me prendre la tête dans les mains comme le Penseur de Rodin.

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Bien sûr, ce ne serait peut-être pas la même chose pour un roman, où il faudrait déterminer qui fait quoi, le passé des personnages, les lieux de l’intrigue. Mais tout peut servir.

Un modèle de roman pour le NaNoWriMo traduit en français

Vous pouvez trouver un modèle de roman conçu par Scrivener pour le NaNoWriMo traduit en français sur le site de autoedite.net qui assure des formations au logiciel Scrivener pour Mac ou Windows : http://autoedite.net/modele-scrivener-camp-nanowrimo/

Références personnelles

Depuis que j’ai acquis iPad et iPhone, après la sortie de l’application Scrivener for iOS, en août 2016, je n’écris plus que sur ce support nomade. Mes références seront donc essentiellement liées à cet outil d’écriture qui a libéré ma créativité dans des proportions que je n’aurais jamais imaginées. Par contre, je fais toujours la vérification générale et les corrections finales sur les logiciels Scrivener pour Mac et Windows.

Organisation du travail

Le fait de m’inscrire dans le Camp m’a donné un cadre de travail et une obligation de résultat. Je suis heureuse et rassurée de me tenir à un projet défini et structuré, au lieu de prendre des notes sur plusieurs projets à la fois, sans en mener aucun à bien. Je le vois en ouvrant mon Scrivener d’iPad ou d’iPhone : plusieurs projets attendent, des articles qui sont moins d’actualité à force d’en différer la publication. On finit par ne plus voir ce qu’on a sous les yeux et à ne rien avancer. C’est ainsi qu’on apprend.

Je ne dois garder sur Dropbox, dans le dossier SCRIVENER créé au départ, que ce qui est utile dans l’immédiat. C’est à vous de choisir votre dossier lors de la session de Dropbox Settings quand vous enregistrez Scrivener sur iOS (voir mes articles de blog ou mes guides sur Scrivener).

Les autres projets peuvent être mis en attente dans le dossier du Mac ou du PC de Bureau, mais ne doivent pas apparaitre sur l’iPad, où je travaille le plus souvent, l’iPhone servant surtout à prendre des notes lorsque je me réveille et que je veux juste ajouter une idée, avant de me rendormir comme une bienheureuse.

Pour bien avancer sur la route, il faut y voir clair. Mettre seulement les projets en cours dans Scrivener et les synchroniser sur tous les supports permet de mieux concentrer ses forces mentales.

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Objectifs du projet

Pour la longueur du projet : j’ai diminué le nombre de mots de 50 000 à 31 000 pour ne pas stresser sur l’objectif à atteindre.  Ce qui fait 1 000 mots par jour, défi facile à remplir. J’écris souvent plus que 1 000 mots tous les jours dans mon Journal de Vie et mon Cahier de Chantier. Disons que c’est un minimum. Si je fais plus de mots, tant mieux. C’est juste une base pour suivre les progrès chaque jour, encouragement notoire à la poursuite des idées.

Et puis, j’écris un guide pratique pour mieux s’organiser. Donc pour gagner du temps. Il ne faudrait pas trop en perdre à lire le livre.

Pourtant, je ne voudrais pas non plus donner à mes lectrices et lecteurs le sentiment de vide, de redondance ou de déjà vu qu’on a souvent dans des guides pratiques, qui compilent ce qui est déjà publié sur Internet.

Je vais axer principalement mes exemples sur des témoignages concrets, tirés souvent de l’histoire personnelle. Après tout, j’ai des années d’expérience derrière moi. On me demande souvent conseil. Je suis arrivée au stade de ma vie où je dois partager mes connaissances et transmettre mes compétences.

Point en cours de route

Au septième jour, il me semble avoir bien avancé la construction globale dans d’excellentes conditions. Je n’ai toujours pas trouvé de camarades de cabanes pour le Camp NaNoWrimo, mais j’ai l’habitude de la solitude du coureur de fond des bois.

Je n’ai pas écrit le sixième jour, j’avais trop de choses à faire en dehors du livre. Mais le repos est aussi salutaire. Je vais relire le projet entier et en entamer la rédaction proprement dite.


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 8 juillet 2017


Articles du blog sur l’application Scrivener pour iOS https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/


Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016 (1ère édition) -2017 (2e édition).

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Camp NaNoWriMo 2017 programme

Au cours de ce mois d’écriture dans le cadre accompagné du NaNoWriMo, je vais noter le journal de mon expérience.

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Programme prévu

Première semaine : organisation

Deuxième semaine : rédaction

Troisième semaine : rédaction

Quatrième semaine : relecture


Feuille de route

Je pense consacrer la première semaine à la structuration détaillée du plan, élaboré en juin sur une carte mentale sur l’iPad 1 qui me sert à penser dans l’écran, via l’application SimpleMind+, disponible sur iTunes comme sur Google Play pour Android.

Point de départ

J’ai téléchargé la carte en OPML sur mon logiciel de bureau Scrivener pour Mac et l’idée de départ est devenu un projet déjà élaboré en chapitres. Ce projet a été enregistré dans mon dossier SCRIVENER sur Dropbox. Je peux y accéder depuis tous mes supports d’écriture, où que je sois, dans mon lit, comme au jardin, en balade au bord de la mer ou en campagne.

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Premier plan au format Texte issu de la Mindmap pour donner une idée de départ au projet

Les trois premiers jours ont été consacrés à l’inscription sur le site du Camp NaNoWriMo, à la vérification de la structure du plan et à compléter mes notes lorsque j’avais d’autres idées.

Je passerai la fin de la semaine à relire les titres de chapitres pour voir si je fais le tour de la question. Il est probable que je rédigerai déjà certains points, mais ce n’est pas ma préoccupation première.

Un peu d’écriture automatique

Pour l’instant, j’avance un peu en automatique, sans m’inquiéter de la forme, je m’occupe du fond, tendant de répondre à la question principale : quel message dois-je transmettre ?

Quand une idée arrive au cours de cette première semaine, je la note dès que possible dans un nouveau chapitre de mon projet Scrivener. Peut-être ai-je déjà noté cette idée, je ne recherche rien à ce stade, je note, c’est tout, à l’état brut. Avec une description sur la page, une Référence à rechercher en exemple. Ou rien. Juste l’idée pour ne pas oublier que c’est un point de vue utile à la démonstration du livre.

Quand j’en serai au stade de la rédaction, je verrai si l’idée a sa place ou pas. Je taillerai dans le vif plus tard au stade de la réécriture. Pour l’instant, je note.

La rédaction proprement dite

Ensuite, je pense rédiger pendant quinze jours, en me concentrant bien chaque jour sur un chapitre différent, ou plusieurs, suivant l’inspiration et la disponibilité.

Car pendant l’été, je me consacre aussi aux travaux extérieurs, en ce moment, je refais un volet ancien de ma chaumière ; je suis donc en pleine menuiserie et j’aime ça !

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Autoportrait en combinaison Adolphe Laffont et casquette de chantier Dick

La cohérence du projet

La dernière semaine sera consacrée à la révision pour vérifier la cohérence. Je verrai ainsi si le projet tient la route, s’il a besoin d’être scindé en plusieurs livres, concernant divers points de vue.

Je le laisserai sans doute reposer après la fin du mois de juillet, pour passer à d’autres projets en cours. La correction, la réécriture et la révision interviendront plus tard. Pas trop tard non plus. Il est bon de garder le fil.

Prévoir la couverture

Il va falloir contacter mon graphiste pour créer une couverture pour le nouveau guide pratique en cours. Elle est demandée sur le site. J’ai téléchargé la carte mentale, point de départ du livre.

Dès que j’aurai construit le plan développé du livre, je l’enverrai au graphiste pour inspirer sa création. En fin de première semaine, sans doute. Cette étape donne une matérialisation au projet, qui n’existe pas seulement dans la tête, mais prend vie au regard des autres. C’est toujours un moment émouvant de voir le livre revêtir son manteau royal d’intronisation.

Cadre de ce camp NaNoWriMo

C’est une bonne idée de faire cette écriture suivant le mois du Camp NaNoWriMo. L’été est stimulant. Il est bon de se reposer en faisant des balades à vélo pour aller se baigner, comme je puis le faire ici en Bretagne Sud dans de petites criques sauvages où je peux me poser dans un creux de rocher pour travailler sur l’iPad.

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Ecrire en liberté sur l’application Scrivener for iOS : l’outil d’un certain bonheur

Je vous souhaite le même bonheur pour vos propres projets et vous dis à bientôt pour la suite des aventures du Camp 2017.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 6 juillet 2017

P.S. Mine de rien, sans avoir commencé la rédaction, juste en prenant des notes quand viennent les idées, j’en suis à plus de 6 000 mots ce soir. J’ai réduit le projet à 31000 mots, 1000 mots par jour, pour ne pas me mettre trop de pression.

6336 / 31000 (20.44%)

Bonne soirée, belles écritures à vous !


Site du Camp http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen

Applications citées
SimpleMind+ pour iPad et iPhone (disponible aussi pour Abdroid)
Scrivener for iOS pour iPad et iPhone

Logiciel studio d’écriture : Scrivener pour Mac


 

Tracer ses progres d ecriture sur le Camp NaNoWriMo

Suivre ses progrès d’écriture est une bonne garantie pour aller au bout de son projet.
Un petit outil en ligne permet de suivre la progression du livre en mots écrits chaque jour. Le traçage de la progression de la production peut être publié sur un blog.
3266 / 50000 (6.53%)

L’outil complète celui que l’on trouve bien sûr dans le compte du site Camp NaNoWriMo directement sur la page du site à son nom, en haut à Current Word Count. Il suffit de noter là le total de mots du projet en cours, tel qu’on le repère sur nos traitements de texte.


L’actualisation du nombre de mots se fait aussi à la page Edit Project Info sur http://campnanowrimo.org, une fois qu’on a créé son compte, éditer ses infos personnelles et celles de son projet d’écriture.



Des statistiques apparaissent en cliquant sur My Camp NaNo au-dessus de la photo, en bas : Stats.

Ou dans l’édition du comptage des mots par jour dans Edit Word Counts by Day.


Et bien sûr on trouve les mots écrits chaque jour en consultant le tableau des objectifs sur le traitement de texte utilisé pour le Camp de Juillet. Pour moi, c’est Scrivener, pour bureau fixe ou nomade.


Scrivener pour iPad et iPhone

Dans n’importe quelle page, en mode d’écriture, on clique sur le nombre de mots de la page (en haut sur l’iPhone, en bas sur l’iPad) pour faire apparaître les objectifs du projet (Targets et Draft) : on note le total des mots écrits du projet par rapport aux nombres de mots déterminés au départ. Par standard, un roman américain est au minimum de 50 000 mots. C’est la base que je me suis fixée aussi, mais qui peut changer en cours de route.
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Scrivener pour Mac

Dans la barre de menu, on va dans Projet —> Afficher les objectifs du projet.


Scrivener pour Windows

Dans la barre de menu du haut, on va dans Projet —> Cibles du projet.

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On reporte la somme dans le champ number de Progress sur le site http://honorless.net/progressbar.htm


C’est un peu obsessionnel, j’en conviens, mais on a besoin de rituels un peu bêtes pour avancer la création. Un peu comme un encouragement virtuel, un engagement personnel. Déjà, je constate qu’ayant commencé cet article hier, ce matin en allumant le notebook pour voir ce que ça donne sur Windows, je vois que j’ai écrit 848 mots, alors que cette première semaine de Camp est réservée à la structuration du plan, pas encore à la rédaction. Mais quand une idée arrive, je la note tout de suite.A bientôt, pour la suite de l’écrit dans l’écrit. Une sorte de mise en abîme.

Belles écritures estivales !
Gaelle,
Kerantorec, le 4 juillet 2017

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016-2017.

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Camp de juillet du NanoWriMo 2017

Une nouvelle aventure commence, celle du Camp de juillet du NaNoWriMo 2017.

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Qu’est-ce que le NaNoWriMo ? Littéralement c’est le National Novel Writing Month, le mois national d’écriture d’un roman, ainsi qu’on peut le voir sur le site du mouvement : http://nanowrimo.org/ , dont voici une capture de l’écran d’accueil (tout est en anglais).

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J’ai connu le NaNo en travaillant sur mes guides Scrivener. Le logiciel avait été testé sur le NaNoWriMo de novembre 2007 (ou 8). J’ai eu l’occasion de suivre les blogs d’auteurs utilisant Scrivener lors du mois où ils se concentraient sur l’écriture dynamique de leurs romans. C’est une communauté d’auteurs pour se stimuler et se soutenir le cas échéant. Le mouvement national parti de Berkeley en Californie est devenu mondial par la grâce de l’Internet.

Je n’écris pas de roman à vrai dire, j’ai hésité le matin du 1 juillet à m’inscrire, prenant les choses stricto sensu, mais j’ai trouvé le champ Non Fiction dans les catégories d’écriture et je me suis lancée. Il me semble que ce sera stimulant de reporter chaque jour les statistiques données par Scrivener, de voir la progression de mon travail en ligne. Avoir un engagement public permet aussi de se donner un cadre avec des rendez-vous, des bilans, des dates butoir.

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Pour écrire ce nouveau livre, j’utilise avec un immense bonheur renouvelé l’application Scrivener for iOS, sur mon iPad mini 4 (pour l’écriture fluide par chapitre) et sur mon iPhone 5c (pour la restructuration du plan, la révision, ou la prise de notes en dictée). J’avais conçu la carte mentale du nouveau projet en juin sur SimpleMind+ sur le vieil iPad historique de 2010. J’ai fait des coins d’écritures dans mon jardin pour être confortablement installée. C’est parti pour de nouvelles aventures !

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Le principe du Camp de juillet est celui du camping, on peut retrouver d’autres auteurs autour d’un feu de camp virtuel dans une cabane (Cabin). Je n’ai pas encore trouvé de cabane francophone. Je suis une sauvage qui vit en ermite auprès des bois, non loin de la mer, du genre à ne pas supporter de contraintes extérieures. Mais je crois en la force de l’esprit dans une dynamique synergique. Si l’aventure vous intéresse, on peut faire une cabane.

Voici mon adresse de camp : http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen

Twitter : https://twitter.com/gaellekermen

Facebook : https://www.facebook.com/gaellekermen

Le NaNoWriMo doit rester fun, dit une conseillère qui nous envoie des mails de soutien. L’écriture est et doit rester un plaisir.

Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 3 juillet 2017

***

Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016. Une deuxième édition a été publiée en 2017.

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Scrivener pour Mac : une expérience sur un roman

Comment une amie, qui écrit encore à la main, qui n’a pas l’internet et n’est pas aussi geek que moi, a pu retravailler le document Word de son roman en dix jours sur Scrivener pour Mac dans mon beau bureau conçu pour le confort d’écriture.


Ces derniers jours, j’ai prêté mon bureau à une amie pour retravailler le manuscrit d’un roman dont une partie avait été écrite à Kerantorec, inspirée par un événement de mon histoire. Nous ne nous étions pas vues depuis plusieurs années. Elle revenait m’annoncer que son roman allait être publié en septembre et elle souhaitait photographier ma prairie, pour la photo de couverture.

Nous avons refait le parcours du roman et, d’instinct, je redevenais le personnage qu’elle a fait de moi dans certains chapitres, une druidesse initiée par la nature.

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En fait, elle était aussi bloquée pour retravailler le manuscrit sur un notebook qu’on lui avait prêté avec Word et avait besoin d’aide. Je dois préciser qu’elle a trois ou quatre ans de plus que moi et qu’elle n’a pas été geek comme je le suis depuis le début des années 90. Elle n’a donc ni ordinateur ni internet et elle a découvert chez moi une terra incognita, un nouveau monde dont elle ignorait tout, ses informations étant données par la radio, la télé, et le journal local. Elle écrit encore à la main, ce qui pour moi est aussi exotique que si je devais écouter de la musique sur un phonographe en 78 tours.

J’ai téléchargé son manuscrit sur mon Mac mini et restructuré le document .doc sur Scrivener pour Mac. Elle a très vite intégré les manips nécessaires pour travailler son texte, après une rapide formation de ma part. Elle s’est mise au boulot dans mon bureau, émerveillée du cadre de travail où tout est fait pour le confort d’écriture. J’avoue que j’étais assez fière de voir mes bureaux et bancs, réalisés par mes petits bras musclés, aux bonnes hauteurs, lors des belles saisons 2011 et 2014, être utilisés et appréciés par d’autres que moi. Cette chaumière a été longtemps été une maison d’artiste, elle redevenait une maison d’écrivain.

Mon bureau était disponible. J’avais publié cinq livres depuis le début de l’année, je prenais un peu de recul avant d’entamer le suivant. J’avais des travaux de jardin à faire, il faisait beau, j’écrivais dehors sur mon iPad quand une idée me venait. Nous partagions certains repas, d’autres pas, pour ne nous sentir obligées à rien, afin de garder nos concentrations mutuelles et nos rythmes personnels.

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Ces dix jours étaient particuliers, puisque le dimanche nous devions voter au premier tour des élections présidentielles 2017 et que c’était la semaine d’une grande marée au coefficient de 110 que je ne voulais pas rater. Nous avons donc fait quelques sorties, ce qui était excellent pour notre équilibre physique.

Mon amie a terminé hier son roman. Elle a fini les corrections qu’elle voulait apporter. Nous avons fait un premier formatage, allons laisser reposer trois jours et ferons les corrections sur Antidote mercredi avant d’envoyer le manuscrit à son éditrice parisienne. En quinze jours, elle aura ainsi terminé son livre, alors qu’elle pensait y consacrer les trois ou quatre prochains mois.

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Elle a été émerveillée par l’outil Scrivener sur Mac. Les chapitrages lui ont permis de reprendre chaque scène en se concentrant sur les détails. La relecture sur l’iPad1 que je lui ai prêté lui a permis de vérifier la cohérence globale du roman dans son déroulement logique et de faire les dernières modifications.

Elle va oublier ses mauvais outils pour s’acheter un iPad pro et Scrivener for iOS. Quand on veut écrire, il faut de bons outils. C’est comme en mécanique, en menuiserie, jardinage ou cuisine. Après, le talent, l’imagination, l’inspiration, la méthode et la pratique font le reste.

Mon amie a eu l’impression de travailler sur un Stradivarius. Elle espère que la musique sera à la hauteur de l’instrument. Verdict à la rentrée littéraire.

Gaelle Kermen
Kerantorec, 3O avril 2017


Lien aux pages sur Scrivener pour Mac

Manip pour structurer un document Word dans un nouveau projet Vide Scrivener

  • faire un # hashtag devant chaque tête de Partie, de chapitre et de scène
  • organiser les Parties et chapitres en dossiers
  • glisser les textes dans chaque dossier
  • retravailler le manuscrit pas à pas

Lien aux pages de mes chantiers sur le blog kerantorec.net

 

Scrivener : le point sur les publications numeriques 3 plateformes 3 formats

Lorsque j’ai découvert les immenses possibilités de Scrivener, en janvier 2015, il dormait sur mon Mac mini depuis plus de six mois et  je n’avais pas encore ouvert le capot pour voir le moteur, je n’imaginais pas tout ce qui est arrivé ces deux dernières années. J’avais pourtant toujours écrit, mais jamais je n’avais aussi bien lié l’outil à son résultat, sauf, peut-être, lorsque je faisais mes premières publications sur Internet, il y a vingt ans avec le logiciel wisiwig (ce que je vois est ce que j’obtiens) Adobe Page Mill, qui était un formidable outil d’écriture et de publication html pour Macintosh, dans les années 90.

En janvier 2016, j’ai publié le premier guide Scrivener plus simple pour Mac, le guide que j’aurais aimé trouver moi-même quand j’essayais de comprendre un an plus tôt, l’abondante documentation en anglais, fournie avec le logiciel Scrivener, touffue comme un roncier inextricable.

Après tout ce temps, je peux faire le point des publications numériques permises par Scrivener. J’ai publié onze livres en seize mois, sur plusieurs plateformes, ce qui impliquaient chaque fois un formatage différent. J’ai désormais l’expérience et le recul nécessaires pour établir un bilan, inspirant et constructif pour les auteurs francophones qui me liront.

Scrivener a changé ma vie d’auteur et d’éditeur. Je ne veux pas me répéter, beaucoup d’articles de mon blog l’expliquent déjà. En écrivant sur Scrivener, je suis fière d’avoir contribué à changer aussi la vie de certains auteurs francophones qui m’ont dit avoir pu débloquer leur travail grâce à mes explications. Je suis fière d’avoir mieux fait connaître ce fabuleux logiciel d’écriture et de publication, majestueux vaisseau amiral et son annexe, la subtile application Scrivener for iOS, si légère qu’on se demande comment elle peut gérer des livres entiers avec illustrations, sans jamais renâcler. Elle est là, sous mes doigts sur le clavier de l’iPad mini où j’écris la plupart du temps, pour être au cœur du texte. Sans distance, en immersion, en création. Le recul vient quand je me mets au bureau devant l’écran LCD 21″ relié à mon Mac mini au moment des dernières corrections du projet et de son formatage avant les publications que je fais sur trois plateformes différentes.

Mon dernier guide pratique est le guide Smashwords plus simple pour les francophones. Comme les guides Scrivener ont bien marché, ouvrant l’utilisation du logiciel et de l’application même à des gens déjà bilingues, habitant par exemple au Canada, au Quebec, j’ai jugé utile de mieux faire connaître la plateforme de publication numérique Smashwords aux auteurs francophones.

Beaucoup d’auteurs indépendants ne jurent que par Amazon. Certains signent même un contrat d’exclusivité avec la plateforme en validant KDP Select (le contrat ne dure que trois mois et est renouvelable ou pas). Ce n’est pas mon cas. Je n’imagine pas donner l’exclusivité à une seule plateforme. De plus en plus de lecteurs me disent ne pas vouloir acheter sur Amazon. Je veux donc offrir à mon lectorat plusieurs formats numériques pour les différentes tablettes, iPad, Kobo, ou Android. Scrivener me permet les meilleures compilations dans les trois formats numériques les plus courants : mobi, epub et pdf.

Du côté de l’auteur, c’est se priver d’intéressantes sources de revenus que de se limiter à une seule plateforme. Si je n’avais publié mes guides pratiques que sur Amazon, ma vie matérielle serait restée frugale et spartiate, comme elle l’était depuis dix ans, quand, ex-femme d’artisan-commerçant non déclarée par le chef de famille (oui c’était encore le statut marital à l’époque), ma retraite, prise à 60 ans pour des raisons de santé était amputée de dix ans de labeur. Ma vie est nettement améliorée depuis plus d’un an, par les redevances perçues pour mon travail, diffusé non seulement par Amazon, mais aussi par Smashwords et maintenant par Iggybook.  J’en suis aussi très fière.

Voici quelques réflexions sur les différentes formes de publication que je fais avec Scrivener pour un formatage final professionnel avec table des matières.


Les compilations finales durant la période de précommande

Je mets les publications en précommande pour être sûre de publier une version aboutie de mes ouvrages lors de leur sortie. On peut faire les essais dans la version brouillon d’Amazon, mais on est moins stressé quand on prend le temps d’envoyer son livre en correction et en beta-lecture, afin de s’assurer que l’ouvrage ne sera pas lu avec coquilles et compagnie qu’on aurait oublié de draguer. C’est une question d’organisation professionnelle et de respect du lectorat. Je me préoccupe moins du classement sur Amazon que de la qualité de ce que je publie. Mes lecteurs trouvent mes livres par des recherches en ligne qui aboutissent à mes articles de blog, pas en cherchant sur le top 100, même si mes guides sont toujours en bonne place dans leurs catégories.

Pour moi la précommande est un passage obligé. Il m’est arrivé de ne pas pouvoir le faire, lors de périodes où je n’étais pas assez sûre de mes forces pour me projeter un mois plus tard. Je remarque que mes guides publiés en précommande font une meilleure carrière sur Amazon que ceux dont je n’avais pas pu prévoir la sortie à l’avance. Et je me sens plus sereine ainsi.

Publication sur Amazon : compiler en mobi

Amazon reste une plateforme pratique, bien organisée et en français. Lorsque mon manuscrit est terminé, bien vérifié sur l’application iOS,  je le compile sur le logiciel Scrivener pour Mac au format mobi. Je coche la case Table des matières en html. C’est tout. Ensuite je vérifie le livre sur l’outil de vérification en ligne pour m’assurer que tout est bien là : Table des matières et fichier NCX qui gère les métadonnées de l’ebook sur le Kindle ou l’application Kindle pour tous les supports.

En cliquant sur Affichage NCX, je vérifie la table des matières.


L’inconvénient d’Amazon est de ne fournir qu’un seul format de fichier numérique. Aussi, je ne saurais m’en contenter. Le service dû au lecteur est une priorité absolue de l’édition numérique telle que je la conçois.

Publication sur Smashwords : format doc

Pas une seule seconde, je n’imagine fournir un seul format de lecture à celles et ceux qui me font l’honneur d’acheter mes livres. Je fais les publications que j’aime trouver quand je télécharge un livre, en plusieurs formats pour lire sur plusieurs supports.

Dans le guide Smashwords plus simple pour les francophones, je raconte tout le bien que je pense de cette excellente plateforme, Smashwords, dont les conversions sont les meilleures que je connaisse après en avoir testé plusieurs depuis sept ans.

Un document .doc

Pour publier sur Smashwords, il suffit d’un seul format, le document .doc. Sur Scrivener, je compile au format Microsoft Word 1997-2004. Je fais tous les paramétrages nécessaires pour que ça passe la première barrière automatique de Smashwords, AutoVetter.

Avec Word, en 2010 et 2011, j’avais souvent des problèmes. Je n’en ai plus depuis que j’utilise Scrivener pour créer mon document final au format Word, en respectant les exigences de formatage de Smashwords pour que l’ouvrage soit lisible sur tous les supports après conversion.

J’exporte mon document .doc tel qu’il sort de Scrivener. Je ne l’ouvre pas. Je n’y touche pas. J’ai déjà tenté de retravailler le document sur Open Office. Le travail était long et fastidieux, le résultat catastrophique. Plus jamais !

Un document .epub

On peut aussi publier un document ePub. J’ai  récemment publié sur Smashwords la deuxième édition des trois premiers guides, actualisés après la sortie de la première mise à jour de l’application qui avait nécessité les mises à jour du logiciel sur Mac et sur Windows.

J’ai tenté la version .epub, qui a bien marché pour deux guides, le guide Mac et le guide iOS. Ça n’a pas marché pour le guide Windows, qui avait été écrit sur un notebook Asus, tournant sur Windows10. Je ne sais si ça a une relation de cause à effet. L’EPUBcheck Validator révélait des erreurs, que je n’avais ni le temps ni l’envie de corriger. J’ai donc compilé la version Windows du guide Scrivener plus simple en un document .doc, sans y toucher. C’est passé à l’AutoVetter.

Sur Smashwords, après le premier passage automatique, le document est vérifié par l’équipe et on attend le verdict : sera-t-il accepté au Catalogue Premium ? Ou faudra-t-il revoir la copie ?

Oui, ça a marché. J’ai d’abord eu un premier courriel sur le passage à l’EPUBcheck si on met un document epub en téléchargement.

Puis, j’ai eu le bonheur de recevoir le courriel de Smashwords m’avisant que l’ouvrage est accepté sur le Catalogue Premium. Voici celui de mon dernier ouvrage.

Le statut Premium est visible dans le Tableau de bord (Dashboard), Premium Status qui valide le fichier, et Retailer Tickets, dont j’ai déjà parlé à propos du refus d’Apple qu’on parle des concurrents dans un livre !

Si tout est vert, c’est bon.

Je peux donc vous assurer que Scrivener marche vraiment bien et que son investissement (léger par rapport à celui de Word) vous permettra de faire des publications fructueuses, avec des formatages en epub ou doc en quelques clics, sans passer par des logiciels extérieurs de conversion d’ebooks.

Publication sur Iggybook : 3 formats issus directement de Scrivener

Ma troisième plateforme de publication est désormais Iggybook. Elle est francophone, avec un site d’accueil également en anglais. J’ai pu offrir des services de presse aux Auteures américaines que je citais dans mes guides pratiques ; elles ont géré facilement la création de compte et le téléchargement des Scrivener plus simple pour Mac, Windows et iOS.

Iggybook a le grand mérite d’offrir trois formats de fichiers. Je peux télécharger directement les fichiers compilés par Scrivener en ePub, mobi et PDF.

Certes, il faut payer 49 € pour chaque livre, en Premium, mais cet investissement est léger pour une location sans limite de temps d’une boutique en ligne. C’est rentabilisé par les ventes faites sur la plateforme directement à l’auteur.

Le paiement par PayPal ou carte bancaire est très simple pour l’acheteur. L’auteur est réglé tout de suite et l’acheteur télécharge immédiatement ses trois formats.

C’est une formule idéale pour les deux parties. Elle est souvent l’occasion d’échanges entre l’auteur et le lecteur, ce qui est très rassurant. On a des relations humaines vivantes.

On peut trouver mes sept guides pratiques (Scrivener et Smashwords) sur la plupart des librairies numériques en ligne. On ne les trouvera pas en papier. Je laisse l’impression papier aux grandes maisons traditionnelles. Chacun son métier. Ma petite maison d’édition bretonne est compétente en publication numérique, elle était bien en avance sur le milieu français de l’édition traditionnelle, mais depuis que je lis en numérique, je trouve le papier lourd, inutile, encombrant, étouffant. Je m’en voudrais de contribuer au pilonnage (technique utilisé dans les librairies et les maisons de la presse pour résoudre le problème des invendus) ou au désherbage (technique des bibliothèques pour aérer leurs rayonnages en supprimant les livres qui sont « obsolètes » !).

Un document au format PDF

Pourtant, je peux comprendre que certaines personnes aient besoin de s’appuyer sur un support papier pendant la période d’apprentissage numérique. C’est pourquoi je tiens à publier une version PDF de mes guides pratiques. On peut ainsi imprimer les chapitres essentiels comme les raccourcis ou certaines manipulations qu’on n’a pas encore bien assimilées. On trouvera cette version PDF sur Smashwords et Iggybook.


Voila, j’ai fait un peu le tour de la question des formats et des plateformes de publication numérique. J’espère vous informer, documenter et inspirer. À vous de jouer ! Belles écritures et bonnes publications !

Gaelle Kermen,
Kerantorec le 10 mars 2017, publié le 31 mars 2017


Scrivener est diffusé par Literature & Latte, pour Mac et Windows. Scrivener for iOS est diffusé sur iTunes pour iPhone et iPad.
Les illustrations sont les copies-écrans des publications de mon roman de jeunesse, qui a cinquante ans ce mois-ci, Aquamarine Revisited. Scrivener ne sert pas qu’à faire des guides pratiques. Grâce à Scrivener je peux enfin envisager la publication de mes écrits littéraires sur un demi-siècle.

Page auteur sur Iggybook
Page auteur sur Smashwords
Page auteur sur Amazon

Scrivener plus simple : deuxieme edition des trois premiers guides pour Mac, Windows et iOS

Sur ce blog auteur, j’avais parlé début janvier de la deuxième édition des trois premiers guides Scrivener, publiés, pour la version Mac le 10 janvier 2016, la versionWindows le 21 juin 2016 et la version iOS le 28 octobre 2016. J’ai publié la deuxième édition le 10 janvier 2017 sur Iggybook et sur Amazon. C’est l’occasion de faire le point sur les pratiques d’édition indépendante, avec le point de vue de l’auteur et celui de ses lecteurs.

La deuxième édition porte le bandeau rouge 2e édition 2017. La date d’édition reste la même. L’ISBN ne change pas. C’est le même livre qui évolue, suivant l’avantage de la publication numérique. Ils gardent la première date d’édition.

Amazon n’a pas voulu informer mes lecteurs de la mise à jour des fichiers. Leurs explications étant peu probantes, j’ai laissé tomber la discussion.

Chez Apple, dès qu’une édition est mise à jour, le lecteur en est avisé sur son iPhone ou iPad. Tout se fait en un clic.

Le refus d’Amazon est une des raisons qui m’ont incitée à publier les guides sur Iggybook. Grace à ce support que je gère moi-même, je pourrai toujours fournir aux premiers lecteurs qui le désirent, le lien vers un coupon Iggybook leur permettant le téléchargement du guide en trois formats. Iggybook permet de faire des coupons gracieux en service de presse, une fonction très pratique. Le site est en anglais et en français.

Page auteur sur Iggybook

L’avantage d’Iggybook est de mettre en contact direct l’auteur et le lecteur. En me payant directement, par PayPal ou carte bancaire, certaines personnes m’ont fait part de leur enchantement et de la facilité de la plateforme.

Il est en effet rassurant de savoir que l’auteur n’est pas loin et qu’il peut répondre aux questions, si besoin en était. Le blog est là aussi pour ça, mais savoir qu’on peut écrire à l’auteur en toute intimité est rassurant. Beaucoup de lecteurs n’aiment pas que leurs commentaires soient exposés à tous les vents de l’Internet.

D’autres supports qu’Amazon

Beaucoup me font part aussi de leur volonté de ne plus acheter sur Amazon, pour des raisons d’éthique souvent, mais aussi parce qu’ils lisent sur iPad, liseuse autre que le Kindle ou support Android, préférant le format ePub au format propriétaire d’Amazon, le mobi.

Trois formats de fichiers sur Iggybook

Je tiens donc à fournir à mon lectorat plusieurs formats de fichiers, au moins les trois de bases : ePub, mobi et PDF.

Les trois guides 2e édition 2017 sont aussi sur Smashwords

Ce n’est que récemment que j’ai fait la mise à jour sur Smashwords, après la sortie du guide d’utilisation de cette plateforme numérique américaine par les auteurs francophones : Smashwords plus simple pour les francophones.

Je viens de publier la deuxième édition des trois premiers guides sur Smashwords. Ils ont été compilés par Scrivener pour Mac, acceptés par l’AutoVetter, sans erreur de formatage, enregistrés sur le catalogue Premium. Ils sont donc disponibles sur Kobo, Nook et Apple et quelques librairies en ligne.

Demandez-moi la deuxième édition

Si jamais la plateforme de téléchargement ne vous fournissait pas cette mise à jour automatique, veuillez me contacter, kerantorec at icloud point com. Envoyez-moi une preuve d’achat de votre guide dans sa première édition (masquez votre adresse, je ne vous écrirai jamais, je n’écris plus en papier depuis que je suis sur Internet, ça fait plus de vingt ans). Je vous enverrai le lien à ma page auteur Iggybook avec un coupon gracieux pour un téléchargement en trois formats.

Truc sur Iggybook

Après le premier téléchargement, pensez à revenir en arrière (flèche du haut à gauche sur votre navigateur) pour télécharger un deuxième, puis un troisième format. Ces trois formats seront stockés dans votre espace Lecture.

Opinion

Une de mes lectrices, enchantée de me payer directement, m’a confié :

Très simple et fluide cette plateforme.

Contact plus facile

Et, si jamais vous bloquiez sur une question que je n’aurais pas abordée, ou pas assez développée, dans le guide, n’hésitez pas à me contacter, j’essaie d’être réactive. Priorité au service :)

Les articles du blog sont complémentaires des chapitres du guide. Les deux sont utiles. Travaillez bien ! Belles écritures et bonnes publications !

Gaelle Kermen,
Kerantorec le 11 mars 2017, publié le 23 mars 2017


Page auteur sur Iggybook
Page auteur sur Smashwords
Page auteur sur Amazon

Sortie du guide pratique Smashwords plus simple pour les francophones

Ce 3 mars 2017 a été publié mon nouveau guide pratique : Smashwords plus simple pour les francophones ou comment publier sur la plateforme numérique américaine quand on écrit en français.

L’expérience de l’édition traditionnelle

Autrefois, quand j’étais encore parisienne, j’ai connu l’édition traditionnelle, lorsque j’ai été chroniqueur littéraire et artistique au Panorama culturel de la France, sur la radio France-Culture, ou quand j’ai assisté aux émissions littéraires de Michel Polac qui tenait le mythique Post-Scriptum. Je ne suis pas restée longtemps dans ce milieu, où on préférait toujours un chroniqueur homme à une chroniqueuse femme. Et puis, je suis partie vivre le retour à la terre en Ariège, dans les Pyrénées, où j’ai participé à la construction de nouveaux modes de vie et de pensée, héritages du Mai 68 que j’avais vécu au sein du Comité d’occupation de La Sorbonne libre, après avoir été étudiante sorbonnarde des années 60.

Quand Internet est sorti, j’ai pensé que j’y serais plus à ma place que dans les salons germanopratins des grandes maisons d’édition dont j’avais pu apercevoir quelques couloirs.

Vingt ans d’expérience de publication sur Internet

Dès 1995, je me connectais sur Compuserve pour être reliée au monde entier, sans quitter mon terroir breton. Dès le mois de février 1997, je publiais mon roman de jeunesse Aquamarine sur mon premier site web personnel. J’ai fait de belles rencontres à cette occasion et j’ai gardé quelques amitiés, maintenant via Facebook, de cette période pionnière.

Quand les plateformes numériques ont ouvert leurs espaces aux auteurs francophones, j’étais une des premières à publier sur ce support que j’attendais depuis ma jeunesse. Amazon a ouvert sa plateforme DTP (Digital Transfert Publishing) le 9 janvier 2010. Le 10 janvier, car je m’y préparais depuis l’annonce faite en décembre 2009, je publiais Aquamarine 67.

Le 21 janvier 2010, Steve Jobs annonçait la sortie de l’iPad pour le 21 avril suivant. Cette annonce me semblait une révolution dans la conception de l’écriture et de la publication aussi importante que l’Internet par rapport à l’imprimerie traditionnelle.

Les nouveaux comportements des grands lecteurs : le numérique

Un ami m’avait dit lire sur le Reader de Sony depuis trois ans, c’était génial de lire des ebooks sur un support dédié, il lisait beaucoup plus qu’avant, le seul problème était qu’il ne trouvait pas assez de livres en français.

J’ai fait des recherches sur Sony Reader. Et là, magie, magie, je suis tombée sur une page de publication américaine : Publish de Smashwords. C’est ainsi que j’ai connu la plateforme numérique américaine Smashwords.

Magie supplémentaire : Smashwords venait de passer un contrat de diffusion avec Apple. Les livres publiés sur Smashwords le seraient sur Sony Reader, mais aussi sur Apple, sur l’iBookstore, dès la sortie du premier iPad. La révolution était en marche et bien sûr, je voulais en être.

J’ai donc publié mon premier livre sur Smashwords le 10 mars 2010, livre qu’on pouvait télécharger de son iPad au format ePub.

Sept ans d’expérience de publication numérique 

Si je me permets d’écrire des guides pratiques sur l’édition indépendante, c’est que j’ai quelque expérience de la publication numérique : onze livres en sept ans, en ayant fait le tour de tous les outils disponibles. Ma production s’est accélérée récemment depuis que j’ai enfin trouvé des outils adaptés à l’écriture, au formatage et à la publication numérique : Scrivener pour Mac et Scrivener for iOS. J’ai fait six guides pour que les auteurs francophones puissent eux-aussi utiliser ces outils, comme les auteurs anglophones, fans enthousiastes de Scrivener depuis dix ans.

Depuis cette période, j’ai expérimenté d’autres plateformes, comme Draft2Digital et Iggybook. Mais je reste fidèle à Smashwords pour sa belle philosophie humaine, sa défense de l’indépendance des auteurs numériques et la qualité de ses conversions d’un document doc en ePub, mobi, PDF, LRF, html, Plain text.

Un guide permafree

Le guide de publication numérique sur Smashwords est et restera gratuit, comme le sont les livres d’initiation de Mark Coker, le créateur de Smashwords, ou leurs traductions en français ou d’autres. C’est ma contribution pour aider les auteurs francophones à utiliser une autre plateforme qu’Amazon.

La plateforme de publication Amazon est devenue Kindle Digital Publishing, KDP, qui peut être Select en contrat d’exclusivité, ce que je ne saurais conseiller, au motif qu’il vaut mieux ne jamais mettre tous ses œufs dans un seul panier. Si le panier tombe, tout se casse et on perd tout. On a déjà vu Amazon fermer des comptes d’Auteurs.

J’ai une grande confiance en Mark Coker et en son équipe. Smashwords est une valeur sûre.

En plus, la plateforme s’est simplifiée pour les auteurs hors des États-Unis d’Amérique, pour ne plus avoir à payer 30% de taxes sur leurs redevances, et, depuis le début de 2017, les paiements sont mensuels par PayPal, une excellente formule, qui évite de payer des droits bancaires.

Tout est expliqué dans le guide que vous pouvez trouver dans plusieurs librairies numériques en cliquant sur le lien universel de Books2Read.

Le cas Apple

Ce guide n’est pas et ne sera pas sur Apple iBookstore. Pour qu’il y soit, il me faudrait supprimer toute référence aux sites et produits concurrents comme Amazon et Kindle. Or, dans mon guide, je fais une analyse critique de tout ce que j’ai utilisé en sept ans et bien sûr je fais référence à Amazon et au Kindle, qui me permet encore, après sept ans de bons et loyaux services, de lire des œuvres du monde entier, même si j’utilise aussi un iPad pour lire les livres au format ePub, dont je préfère la présentation.

Le guide est sur les plateformes plus tolérantes et ne sera pas sur Apple. Sur Smashwords, on trouvera tous les formats. Donc ce n’est pas vraiment un problème.


Le cas Amazon

J’utilise toujours Amazon, depuis sept ans. Amazon n’a pas fait de difficulté pour publier un livre qui parle des autres plateformes de diffusion numérique. Un bon point pour elle.

Par contre, pour que le guide soit aussi gratuit sur ce support, il faut lui signaler qu’on a trouvé un prix inférieur ailleurs.

En bas, dans Détails sur le produit : cliquer sur nous signaler un prix inférieur.

https://www.amazon.fr/Smashwords-plus-simple-pour-francophones-ebook/dp/B06WD8YJYT/

Amazon décidera demain le 6 mars si elle aligne son prix sur celui de Kobo que je lui ai transmis moi-même. Si vous voulez cliquer sur « nous signaler un prix inférieur », vous soutiendrez ma demande. Merci.

Je vous souhaite de belles écritures et de belles publications.

Maintenant que j’ai écrit les Guides pratiques d’aide aux auteurs francophones, je vais pouvoir m’occuper de mes propres projets qui piaffent d’impatience sur mon iPad dans Scrivener for iOS.

Gaelle Kermen, Kerantorec, le 5 mars 2017

***

Post-Scriptum du 7 mars 2017

Amazon a changé le prix sur le site du Canada. On trouve désormais le guide avec ceux de Mark Coker, quand on tape Smashwords.

Mais, comme Amazon se réfère au site d’Apple pour aligner ses prix en France, il n’est toujours pas gratuit ce 7 mars. Si vous pouviez les contacter, il serait possible de mettre ce guide en permafree aussi en France. Merci à vous.

Enfin, le 8 mars 2017 au soir, Amazon France a aligné le prix sur celui de Smashwords, Nook, Kobo et les autres. Désormais, ce livre est en permafree. En tapant Smashwords, vous le trouverez avec les Guides de Mark Coker, en particulier le Guide des Styles traduit en français.

Lien universel : https://books2read.com/u/baPVGy

https://www.smashwords.com/books/view/700440

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/smashwords-plus-simple-pour-les-francophones

https://www.amazon.fr/Smashwords-plus-simple-pour-francophones-ebook/dp/B06WD8YJYT/

Belles éditions et bonnes publications !

Quand le livre prend comme une pâte à pain

Le 3 mars prochain sera publié mon dernier guide pratique Smashwords plus simple pour les francophones. J’arrive à la fin de la construction du manuscrit mis en précommande sur la plateforme numérique Smashwords que je pratique depuis sept ans.

Tout à l’heure, j’ai vécu un moment intense que j’ai envie de partager avec vous, car il fait partie des meilleurs moments de l’écriture.

Avant la nuit, je suis redescendue ranger mon projet Scrivener sur le Mac mini, et, par je ne sais quel état de grâce, en moins d’une demi-heure, tout était rassemblé, cohérent. Les titres avaient été corrigés des majuscules mises par Scrivener for iOS, le mode Composer avait formaté tout le manuscrit dans une seule police, une seule présentation sans indentation, j’avais déplacé quelques chapitres et tout était fait.

L’essentiel du manuscrit est structuré, les parties sont rédigées, les chapitres sont illustrés, l’introduction et la conclusion sont complétées.

Je pourrai demain revoir chaque image pour la centrer, la renommer si jamais elle n’avait pas un titre simple, la tenir dans des dimensions compatibles avec la page standard de 600 pixels de large. Je pourrai aussi revoir l’ensemble du texte à la moulinette d’Antidote, puis tout compiler en epub et mobi pour le relire sur l’iPad et le Kindle.

C’est assez incroyable, parce qu’en m’arrêtant pour déjeuner vers 13:00, j’avais l’impression qu’il me restait encore beaucoup à faire. Et d’un coup, comme la pâte à pain quand elle se met à bouger sous les mains pétrissantes, le livre s’est mis à vivre sa vie à lui.

Sentiment d’euphorie et d’accomplissement.

Mercredi, je devrais pouvoir l’envoyer à des bêta-lecteurs. C’est ce que j’avais noté sur mon agenda Calendar (électronique bien sûr, il y a quinze ans que je n’utilise plus mes classeurs en papier !).

À bientôt pour de nouvelles aventures.

Si vous avez envie de lire le guide avant tout le monde, en bêta lecture, contactez-moi sur l’adresse kerantorec at icloud point com.

Lien vers le guide Smashwords plus simple pour les francophones en précommande

Le guide sera gratuit après publication. Pour l’instant, il est à 0,99$, un livre en précommande ne pouvant pas être gratuit.

Gaelle Kermen

Kerantorec, le 13 février 2017

Crédits

Le logiciel d’écriture Scrivener et l’application Scrivener for iOS sont diffusés par Literature & Latte.

La couverture est réalisée par Adam MOLARISS pour Fiverr.

Scrivener en 4 questions et 1 conseil

Chris Simon, qui vient de publier Brooklin Paradis, m’a récemment invitée dans le Mag des Indés pour partager ma passion pour Scrivener et son application, les outils indispensables pour les nouveaux auteurs indépendants. Je transcris sur mon blog mes réponses à ses questions.


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1. Quelles sont les meilleures raisons d’utiliser Scrivener pour un auteur ?

Légèreté, rapidité, efficacité, sécurité.

En cinquante-cinq ans d’écriture, j’ai utilisé tout ce qui se faisait pour exprimer mes idées, du porte-plume de mon enfance, aux machines à écrire de ma jeunesse étudiante, jusqu’aux ordinateurs de ma maturité et enfin aux mobiles de ma sagesse productive. J’ai bien sûr utilisé la plupart des outils informatiques depuis un quart de siècle que je suis sur Mac et depuis vingt ans que je publie sur Internet.

J’ai toujours cherché ce qui était le plus simple et le plus rapide à gérer. Pour taper les 15 000 pages manuscrites des cahiers de mon Journal, je n’ai pas utilisé Word, trop lourd, trop lent, mais SimpleText, le traitement de texte basique fourni par Mac, rapide à ouvrir et enregistrer, sur un ordinateur ancien, un eMac de 2004, toujours performant. Sans fioritures.

Je trouve la même simplicité d’écriture avec Scrivener qui ne m’encombre pas de choses inutiles. Le logiciel s’ouvre très vite, l’application encore plus vite. Les fichiers, même de livres illustrés de nombreuses captures d’écran, restent très faciles à gérer, beaucoup moins lourds que sur les traitements de texte traditionnels.

Mes guides illustrés Scrivener plus simple ne m’ont posé aucun problème. Au début, je ne savais pas où j’allais quand j’ai écrit le premier guide. Je testais Scrivener, parce que j’ai de nombreuses publications en perspective. La gestion de plus de deux-cents pages et de deux-cent-cinquante images se faisait en toute légèreté et rapidité. Jamais je n’attendais devant un écran en chargement comme j’attendais devant les PC, ou pire, devant les écrans noirs des tablettes dont les applications refusaient de s’ouvrir.

Les guides étaient si simples à gérer, qu’à la fin de l’année 2016, j’ai testé encore plus fort en faisant des coffrets (boxsets) de deux guides en un seul ouvrage, pour la version Mac ou Windows avec la version iOS. Puis, encore plus fort, les trois versions ensemble. Aucun problème : 650 pages et 575 photos vérifiées sur l’application de l’iPad mini 4 passaient comme une lettre à la poste lors de la compilation sur le logiciel de bureau pour Mac, convertis en ePub, mobi et PDF pour une publication sur IggyBook et en mobi sur Amazon. Un jeu d’enfant.

La sauvegarde bien paramétrée est automatique. Si on est inquiet de nature, il suffit de cliquer sur Done sur l’application mobile, puis sur l’icône de synchronisation en bas de la page à droite et sur Sync Now. Si on oublie, dès qu’on ferme le projet en cours, ScrivenerApp nous rappelle qu’il faut le synchroniser et ça se fait tout seul. Sur les versions de bureau, tout s’enregistre automatiquement.

On ne peut pas perdre de texte sur Scrivener ni sur ScrivenerApp. Cette sécurité apporte une grande sérénité de travail.

2. Scrivener permet d’organiser son travail, de quelles façons penses-tu que c’est efficace pour un auteur ?

Scrivener permet de gérer un seul projet pour un manuscrit entier et d’y classer tous ses documents de recherches. On range tout dans un seul endroit. On ne passe pas son temps à se demander où on a mis tel chapitre qu’on avait écrit à tel moment d’inspiration, en faisant des recherches sur son ordi parce qu’on a tout balancé sur le bureau ou dans des dossiers au fil du temps. Tout est organisé dans un classeur, une fenêtre étroite sur la gauche, qui sert aussi de plan général, qu’on peut changer comme on veut.

La grande fenêtre, celle de l’éditeur, est celle où on peut lire et rédiger ses textes. On peut écrire sur un seul écran, pour mieux se concentrer, sans distraction. Sur la version fixe, une troisième fenêtre peut apparaître sur la droite pour régler certains paramètres de la page en cours, comme le Saut de page, l’Insertion dans la compilation du texte final, ou Compiler Tel Quel pour les pages centrées du titre et du copyright, par exemple.

3. En quoi Scrivener fait gagner du temps aux auteurs qui l’utilisent ?

Tous les écrits sont accessibles sur tous les supports, fixes ou nomades, qu’on soit connecté ou pas en wifi. Tout se synchronise automatiquement ensuite via Dropbox. Mes Guides expliquent les procédures de paramétrages indispensables au début. Après, quand tout est réglé et qu’on a acquis les automatismes, en écrivant tous les jours, on oublie la technique et on se concentre sur ses écrits.

On accède en un clin d’oeil au dernier fichier en cours, surtout sur l’application, hyper rapide. On n’a plus à attendre dix minutes ou plus que le PC se réveille et que Word ou OpenOffice veuillent bien se charger.

Tout est sauvegardé sur tous les supports, mobiles et fixes. Tout communique, qu’on soit sur Mac ou Windows et sur iOS, le système des iPad et iPhone, tout marche ensemble. On ne s’en occupe plus. On écrit, c’est tout, et on avance ses projets et ses publications.

Exemple : j’avais écrit 26 articles sur mon blog-auteur gaellekermen.net de novembre 2009 à novembre 2015, j’en ai écrit 70 entre décembre 2015 et décembre 2016, la plupart sur le logiciel d’écriture Scrivener et son application pour iOS (le système des mobiles Apple™). La version mobile a décuplé ma production publiée. Tout est plus facile et plus simple, donc plus rapide. J’ai pu faire beaucoup plus de publications que si j’étais restée sur Word ou OpenOffice. J’ai gagné plusieurs mois de travail.

4. Scrivener propose de nombreuses fonctions, quelles sont à ton avis celles qu’il faut connaître pour pouvoir écrire son premier projet ?

Il faut apprendre tout de suite quelques manips et raccourcis et adopter les habitudes qui nous conviennent le mieux.

Faire son plan d’abord sur Mindmap fait gagner beaucoup d’efficacité de travail. Scapple est diffusé par Literature & Latte. J’utilise SimpleMind+. L’export en OPML sur Scrivener pour Mac ou Windows permet de construire un projet de livre entier avec ses parties et ses chapitres, ou sections ou sous-sections.

Il faut aussi apprendre tout de suite à bien manipuler les dossiers et fichiers, à les faire glisser avec la souris pour les déplacer sur les versions de bureau Mac et Windows, ou en faisant Edit sur la version mobile et en poussant en haut ou en bas les poignées de déplacement, puis en faisant Done quand on a fini.

Pour certains procédés, j’ai eu du mal à comprendre au début, ils étaient difficiles à trouver dans les broussailles denses de la documentation en anglais (c’est pour ça que j’ai fait trois guides et trois coffrets pour les auteurs francophones) :

Dupliquer un fichier ou un dossier sur la version Mac, « doublon » au lieu de Dupliquer = cmd+D.

Scinder un fichier .doc en chapitres, 2 manières :

préparer le fichier avant sur Word ou Pages ou LibreOffice en mettant un # devant chaque titre de chapitre

scinder le document en faisant le raccourci cmd+K devant chaque titre.

C’est magique. Déjà, si j’avais compris ça tout de suite, j’aurais gagné beaucoup de temps.

Sur la version mobile, il faut fouiller les icônes. Comme à la pêche à pied. Soulever le goémon et les pierres pour voir ce qu’on trouve comme ressources. Puis tout remettre en place comme on doit le faire avant de quitter la grève quand la marée remonte.

Les pages répertoires de mon blog donnent les équivalents des icônes. On les trouve aussi en annexe du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone et dans les trois coffrets.

Les pages aide-mémoire donnent les raccourcis, également en annexe des guides Mac et Windows.

5. Un conseil Gaelle Kermen ?

Utiliser ensemble les deux versions de Scrivener, la mobile et la fixe.

La version mobile apporte une liberté de travail jamais connue auparavant. Elle permet d’avoir ses projets dans sa poche, de dicter une idée dès qu’elle arrive, où qu’on soit, sur une page de l’application sur l’iPhone, même un petit comme le 5c. Sur l’iPad mini 4, j’ai construit et rédigé le guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, en partie dicté sur l’iPhone 5c. J’ai tout relu, structuré, vérifié, tout illustré et formaté la présentation sur l’iPad mini 4. Un vrai régal. Relire des milliers de pages ne m’a posé aucun problème. Désormais, c’est sur l’iPad mini que je relis tous mes textes.

La version de bureau pour Mac offre un grand confort de travail. J’ai corrigé les six guides avec Antidote 8 d’abord, sur mon ancien MacBook, puis 9 sur le Mac mini en système Mac OS X El Capitan. Enfin, j’ai compilé les six guides remis à jour en ebook mobi pour publier sur la plateforme d’Amazon.

Il suffit de cocher une case pour que la table des matières se forme sur mobi, puis en trois formats pour IggyBook (pour l’ePub, on décoche la case de table des matières, mise pour le mobi).

La compilation de Scrivener offre de nombreuses possibilités, dont l’export en .doc et .docx. Mais, maintenant que je maîtrise bien Scrivener, je n’ai plus du tout envie d’utiliser un outil comme Word, qui date des années 80. Scrivener est né avec l’édition indépendante numérique. Il est adapté à nos besoins de publication actuels. Je me sens enfin en affinité totale avec un outil d’écriture.

J’ai écrit mes guides Scrivener plus simple pour que les auteurs francophones bénéficient comme les auteurs anglophones des immenses richesses de Scrivener et ScrivenerApp. Cette dernière application est une rencontre avec l’intelligence pure et le génie humain, qui nous stimulent et nous rendent vibrants et créatifs. Simplement heureux d’écrire.

Gaelle Kermen pour Chris Simon
Kerantorec, 28 janvier 2017


Scrivener, Scapple et Scrivener for iOS sont diffusés par Literature & Latte

Scrivener for iOS est disponible sur l’App Store.

Blog auteur : gaellekermen.net

Sur Scrivener : https://gaellekermen.net/repertoire-des-articles-sur-le-logiciel-scrivener/

Sur ScrivenerApp : https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/

https://gaellekermen.net/modeles-scrivener-pour-auteurs-francophones/

Page auteur sur Amazon

Page auteur sur IggyBook

Illustration : la fin du projet du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, quand tous les fichiers sont passés au vert, signifiant que tout est fait (Done).