Camp NaNoWriMo juillet 2017 : les trucs stimulants pour avancer le projet

Au douzième jour du Camp, je me dis que l’inscription à cet outil de compagnonnage et d’organisation d’écriture n’a pas été vaine. Elle donne un cadre de référence bien plus facile à suivre que les impératifs catégoriques kantiens que je m’imposais lors de la rédaction de mon premier guide pratique Scrivener plus simple pour Mac.

J’ai dépassé les 12 000 mots ce midi et donc rattrapé les deux jours sans écriture de la première semaine. En me posant chaque matin pour deux heures, j’avance naturellement, sans effort.

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Je me sens décontractée et concentrée, tout en continuant à faire les autres projets en cours, non moins impératifs, comme trouver un chaumier pour réparer la toiture de ma longère bretonne ou entretenir le domaine à une époque de l’année où les branches prennent facilement un mètre cinquante à deux mètres en moins d’un mois, où tout déborde de tous côtés et pourrait devenir claustrophobant si je n’y mettais bon ordre à l’aide du sécateur, de l’ébrancheur ou de la scie japonaise d’élagage. Sans parler des travaux de menuiserie entrepris pour changer un volet ancien, le recycler en portillon pour le jardin d’écriture d’une amie et copier l’ancien pour en faire un neuf.

Je me sens très à l’aise par rapport à tous les précédents projets que j’ai menés à bien, soit la publication de onze livres en quinze mois, dont un au moins fait plus de six cents pages, puisqu’il contient trois guides, avec de nombreuses illustrations. Les neuf derniers ont tous été écrits, construits et vérifiés sur l’application Scrivener pour iOS (disponible en anglais sur le site iTunes d’Apple).

Qu’est-ce qui me donne cette sérénité ? Sans doute l’expérience des précédentes publications, tant il est vrai que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, en écrivant qu’on devient écrivain, en publiant qu’on devient éditeur. Sans doute aussi l’utilisation d’un outil nomade que je maîtrise bien désormais, car je l’utilise comme unique support d’écriture : Scrivener for iOS, dont j’espérais beaucoup il y a un an quand je l’attendais, mais qui m’a donné bien plus que je ne l’aurais oser l’imaginer, soit une totale liberté d’écriture, partout où l’inspiration arrive, à chaque moment qu’une idée se forme.

Mais il y a en plus le cadre du Camp NaNo qui propose de nombreux trucs stimulants. Le NaNoWriMo a été conçu par des gens qui pratiquent l’écriture, qui en connaissent les failles et les faiblesses. Les risques d’abandonner en route un roman ou un essai  étant très courants, ses créateurs nous envoient chaque jour un mail d’encouragement. On peut aussi correspondre avec des camarades de cabane ou des potes (pote vient du breton paotr, gars) d’écriture, des « buddies » (buddy est le diminutif de brother, frère en anglais). Ma cabane m’a été choisie de façon aléatoire par le site, puisque je ne connaissais personne, mais je commence à correspondre avec quelques filles qui écrivent en même temps que moi, aux Etats-Unis, et j’ai été contactée par une jeune étudiante Erasmus en Pologne, qui m’a trouvée sur mon blog. Nous sommes « buddies » ! Elle a 21 ans, moi j’en ai 71,  un demi-siècle nous sépare, mais nos bateaux sont sister-ships, nous naviguons de conserve, au-delà de l’espace,  l’esprit est commun.

Dans les trucs stimulants, je relèverai deux d’entre eux :

  • les NaNoSprints lancés sur Twitter
  • les rendez-vous hebdomadaires d’une heure pour écrire ensemble.

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Ce mercredi 12 juillet a lieu le deuxième rendez-vous. Il est calé sur l’heure de la Californie, mais un lien renvoie à une conversion du temps selon les zones horaires.

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Pour ma zone horaire, le rendez-vous de 1 heure de l’après-midi en Pacific Zone Time serait à 22 heures ce soir.

Comme je me lève quand le merle chante au pignon de ma chaumière et que les oiseaux lui répondent depuis les grands frênes voisins, à 22 heures j’ai passé l’heure où la grive musicienne lance ses dernières trilles au plus haut sommet des grands arbres derrière le village. Je suis comme les poules, je m’endors avec le soleil couchant.

Mais, si je suis encore vaillante, après cette belle journée d’été où j’ai déjà écrit plus de 4000 mots, j’essaierai de suivre le jeu de l’écriture en une heure, en pensant que de nombreux auteurs feront la même chose, tout autour du monde. Ce qui est une belle vision de la planète.

Pour les NaNoSprints, c’est trop stressant pour moi, c’est l’application via Twitter de la méthode Pomodoro, vingt-cinq minutes d’écriture, dix minutes de pause. J’ai essayé, ça ne me va pas du tout. Je connais bien mes rythmes, je suis efficace quarante-cinq minutes avec pause de dix à quinze minutes, deux fois, et, en deux heures, j’ai fait l’essentiel de ma journée. Une session de vingt-cinq minutes ne m’est pas naturelle, elle casse mon élan, castre mon inspiration.

NaNoSprints donne le départ de la session et des mots pour soutenir l’inspiration. Je sais ce que j’ai à écrire, donc ce n’est pas une méthode dont j’ai besoin. Et puis, quand j’écris, je ne suis pas branchée sur Twitter.

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Mais ces techniques peuvent convenir à d’autres. Si ça vous tente, voici les liens :

https://twitter.com/NaNoWordSprints

https://fr.wikipedia.org/wiki/Technique_Pomodoro

Quelle que soit la méthode employée pour se stimuler, seul le plaisir d’écrire compte, quand vous sentez le bien-être vous saisir d’avoir fait ce que vouliez faire. Une sensation d’épanouissement, d’accomplissement. Quasiment orgasmique, quoi !

Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 12 juillet 2017


Auteur des guides Scrivener plus simple pour Mac, Windows, iOS, disponibles en tous formats numériques sur les principales librairies en ligne.


 

Camp NaNoWriMo juillet 2017 organisation du projet

Le programme défini pour le Camp est un exemple concret et aussi une mise en abîme, qui me donne un peu le vertige.

J’écris souvent mes réflexions dans mon Journal de Vie, au quotidien. Parfois, je me dis que cela concerne complètement le sujet du livre enregistré dans le Camp de Juillet 2017. Alors je copie un paragraphe, parfois plus, et je le colle dans un nouveau chapitre du livre. Tout se fait avec facilité et fluidité sur l’iPad. Je vois déjà, au 4ème jour de Camp, avancer mon projet de guide pratique sans fatigue, sans me prendre la tête dans les mains comme le Penseur de Rodin.

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Bien sûr, ce ne serait peut-être pas la même chose pour un roman, où il faudrait déterminer qui fait quoi, le passé des personnages, les lieux de l’intrigue. Mais tout peut servir.

Un modèle de roman pour le NaNoWriMo traduit en français

Vous pouvez trouver un modèle de roman conçu par Scrivener pour le NaNoWriMo traduit en français sur le site de autoedite.net qui assure des formations au logiciel Scrivener pour Mac ou Windows : http://autoedite.net/modele-scrivener-camp-nanowrimo/

Références personnelles

Depuis que j’ai acquis iPad et iPhone, après la sortie de l’application Scrivener for iOS, en août 2016, je n’écris plus que sur ce support nomade. Mes références seront donc essentiellement liées à cet outil d’écriture qui a libéré ma créativité dans des proportions que je n’aurais jamais imaginées. Par contre, je fais toujours la vérification générale et les corrections finales sur les logiciels Scrivener pour Mac et Windows.

Organisation du travail

Le fait de m’inscrire dans le Camp m’a donné un cadre de travail et une obligation de résultat. Je suis heureuse et rassurée de me tenir à un projet défini et structuré, au lieu de prendre des notes sur plusieurs projets à la fois, sans en mener aucun à bien. Je le vois en ouvrant mon Scrivener d’iPad ou d’iPhone : plusieurs projets attendent, des articles qui sont moins d’actualité à force d’en différer la publication. On finit par ne plus voir ce qu’on a sous les yeux et à ne rien avancer. C’est ainsi qu’on apprend.

Je ne dois garder sur Dropbox, dans le dossier SCRIVENER créé au départ, que ce qui est utile dans l’immédiat. C’est à vous de choisir votre dossier lors de la session de Dropbox Settings quand vous enregistrez Scrivener sur iOS (voir mes articles de blog ou mes guides sur Scrivener).

Les autres projets peuvent être mis en attente dans le dossier du Mac ou du PC de Bureau, mais ne doivent pas apparaitre sur l’iPad, où je travaille le plus souvent, l’iPhone servant surtout à prendre des notes lorsque je me réveille et que je veux juste ajouter une idée, avant de me rendormir comme une bienheureuse.

Pour bien avancer sur la route, il faut y voir clair. Mettre seulement les projets en cours dans Scrivener et les synchroniser sur tous les supports permet de mieux concentrer ses forces mentales.

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Objectifs du projet

Pour la longueur du projet : j’ai diminué le nombre de mots de 50 000 à 31 000 pour ne pas stresser sur l’objectif à atteindre.  Ce qui fait 1 000 mots par jour, défi facile à remplir. J’écris souvent plus que 1 000 mots tous les jours dans mon Journal de Vie et mon Cahier de Chantier. Disons que c’est un minimum. Si je fais plus de mots, tant mieux. C’est juste une base pour suivre les progrès chaque jour, encouragement notoire à la poursuite des idées.

Et puis, j’écris un guide pratique pour mieux s’organiser. Donc pour gagner du temps. Il ne faudrait pas trop en perdre à lire le livre.

Pourtant, je ne voudrais pas non plus donner à mes lectrices et lecteurs le sentiment de vide, de redondance ou de déjà vu qu’on a souvent dans des guides pratiques, qui compilent ce qui est déjà publié sur Internet.

Je vais axer principalement mes exemples sur des témoignages concrets, tirés souvent de l’histoire personnelle. Après tout, j’ai des années d’expérience derrière moi. On me demande souvent conseil. Je suis arrivée au stade de ma vie où je dois partager mes connaissances et transmettre mes compétences.

Point en cours de route

Au septième jour, il me semble avoir bien avancé la construction globale dans d’excellentes conditions. Je n’ai toujours pas trouvé de camarades de cabanes pour le Camp NaNoWrimo, mais j’ai l’habitude de la solitude du coureur de fond des bois.

Je n’ai pas écrit le sixième jour, j’avais trop de choses à faire en dehors du livre. Mais le repos est aussi salutaire. Je vais relire le projet entier et en entamer la rédaction proprement dite.


Belles écritures estivales !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 8 juillet 2017


Articles du blog sur l’application Scrivener pour iOS https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/


Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS, publiés par ACD Carpe Diem, 2016 (1ère édition) -2017 (2e édition).

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Camp NaNoWriMo 2017 programme

Au cours de ce mois d’écriture dans le cadre accompagné du NaNoWriMo, je vais noter le journal de mon expérience.

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Programme prévu

Première semaine : organisation

Deuxième semaine : rédaction

Troisième semaine : rédaction

Quatrième semaine : relecture


Feuille de route

Je pense consacrer la première semaine à la structuration détaillée du plan, élaboré en juin sur une carte mentale sur l’iPad 1 qui me sert à penser dans l’écran, via l’application SimpleMind+, disponible sur iTunes comme sur Google Play pour Android.

Point de départ

J’ai téléchargé la carte en OPML sur mon logiciel de bureau Scrivener pour Mac et l’idée de départ est devenu un projet déjà élaboré en chapitres. Ce projet a été enregistré dans mon dossier SCRIVENER sur Dropbox. Je peux y accéder depuis tous mes supports d’écriture, où que je sois, dans mon lit, comme au jardin, en balade au bord de la mer ou en campagne.

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Premier plan au format Texte issu de la Mindmap pour donner une idée de départ au projet

Les trois premiers jours ont été consacrés à l’inscription sur le site du Camp NaNoWriMo, à la vérification de la structure du plan et à compléter mes notes lorsque j’avais d’autres idées.

Je passerai la fin de la semaine à relire les titres de chapitres pour voir si je fais le tour de la question. Il est probable que je rédigerai déjà certains points, mais ce n’est pas ma préoccupation première.

Un peu d’écriture automatique

Pour l’instant, j’avance un peu en automatique, sans m’inquiéter de la forme, je m’occupe du fond, tendant de répondre à la question principale : quel message dois-je transmettre ?

Quand une idée arrive au cours de cette première semaine, je la note dès que possible dans un nouveau chapitre de mon projet Scrivener. Peut-être ai-je déjà noté cette idée, je ne recherche rien à ce stade, je note, c’est tout, à l’état brut. Avec une description sur la page, une Référence à rechercher en exemple. Ou rien. Juste l’idée pour ne pas oublier que c’est un point de vue utile à la démonstration du livre.

Quand j’en serai au stade de la rédaction, je verrai si l’idée a sa place ou pas. Je taillerai dans le vif plus tard au stade de la réécriture. Pour l’instant, je note.

La rédaction proprement dite

Ensuite, je pense rédiger pendant quinze jours, en me concentrant bien chaque jour sur un chapitre différent, ou plusieurs, suivant l’inspiration et la disponibilité.

Car pendant l’été, je me consacre aussi aux travaux extérieurs, en ce moment, je refais un volet ancien de ma chaumière ; je suis donc en pleine menuiserie et j’aime ça !

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Autoportrait en combinaison Adolphe Laffont et casquette de chantier Dick

La cohérence du projet

La dernière semaine sera consacrée à la révision pour vérifier la cohérence. Je verrai ainsi si le projet tient la route, s’il a besoin d’être scindé en plusieurs livres, concernant divers points de vue.

Je le laisserai sans doute reposer après la fin du mois de juillet, pour passer à d’autres projets en cours. La correction, la réécriture et la révision interviendront plus tard. Pas trop tard non plus. Il est bon de garder le fil.

Prévoir la couverture

Il va falloir contacter mon graphiste pour créer une couverture pour le nouveau guide pratique en cours. Elle est demandée sur le site. J’ai téléchargé la carte mentale, point de départ du livre.

Dès que j’aurai construit le plan développé du livre, je l’enverrai au graphiste pour inspirer sa création. En fin de première semaine, sans doute. Cette étape donne une matérialisation au projet, qui n’existe pas seulement dans la tête, mais prend vie au regard des autres. C’est toujours un moment émouvant de voir le livre revêtir son manteau royal d’intronisation.

Cadre de ce camp NaNoWriMo

C’est une bonne idée de faire cette écriture suivant le mois du Camp NaNoWriMo. L’été est stimulant. Il est bon de se reposer en faisant des balades à vélo pour aller se baigner, comme je puis le faire ici en Bretagne Sud dans de petites criques sauvages où je peux me poser dans un creux de rocher pour travailler sur l’iPad.

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Ecrire en liberté sur l’application Scrivener for iOS : l’outil d’un certain bonheur

Je vous souhaite le même bonheur pour vos propres projets et vous dis à bientôt pour la suite des aventures du Camp 2017.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, le 6 juillet 2017

P.S. Mine de rien, sans avoir commencé la rédaction, juste en prenant des notes quand viennent les idées, j’en suis à plus de 6 000 mots ce soir. J’ai réduit le projet à 31000 mots, 1000 mots par jour, pour ne pas me mettre trop de pression.

6336 / 31000 (20.44%)

Bonne soirée, belles écritures à vous !


Site du Camp http://campnanowrimo.org/campers/gaellekermen

Applications citées
SimpleMind+ pour iPad et iPhone (disponible aussi pour Abdroid)
Scrivener for iOS pour iPad et iPhone

Logiciel studio d’écriture : Scrivener pour Mac


 

Scrivener : le point sur les publications numeriques 3 plateformes 3 formats

Lorsque j’ai découvert les immenses possibilités de Scrivener, en janvier 2015, il dormait sur mon Mac mini depuis plus de six mois et  je n’avais pas encore ouvert le capot pour voir le moteur, je n’imaginais pas tout ce qui est arrivé ces deux dernières années. J’avais pourtant toujours écrit, mais jamais je n’avais aussi bien lié l’outil à son résultat, sauf, peut-être, lorsque je faisais mes premières publications sur Internet, il y a vingt ans avec le logiciel wisiwig (ce que je vois est ce que j’obtiens) Adobe Page Mill, qui était un formidable outil d’écriture et de publication html pour Macintosh, dans les années 90.

En janvier 2016, j’ai publié le premier guide Scrivener plus simple pour Mac, le guide que j’aurais aimé trouver moi-même quand j’essayais de comprendre un an plus tôt, l’abondante documentation en anglais, fournie avec le logiciel Scrivener, touffue comme un roncier inextricable.

Après tout ce temps, je peux faire le point des publications numériques permises par Scrivener. J’ai publié onze livres en seize mois, sur plusieurs plateformes, ce qui impliquaient chaque fois un formatage différent. J’ai désormais l’expérience et le recul nécessaires pour établir un bilan, inspirant et constructif pour les auteurs francophones qui me liront.

Scrivener a changé ma vie d’auteur et d’éditeur. Je ne veux pas me répéter, beaucoup d’articles de mon blog l’expliquent déjà. En écrivant sur Scrivener, je suis fière d’avoir contribué à changer aussi la vie de certains auteurs francophones qui m’ont dit avoir pu débloquer leur travail grâce à mes explications. Je suis fière d’avoir mieux fait connaître ce fabuleux logiciel d’écriture et de publication, majestueux vaisseau amiral et son annexe, la subtile application Scrivener for iOS, si légère qu’on se demande comment elle peut gérer des livres entiers avec illustrations, sans jamais renâcler. Elle est là, sous mes doigts sur le clavier de l’iPad mini où j’écris la plupart du temps, pour être au cœur du texte. Sans distance, en immersion, en création. Le recul vient quand je me mets au bureau devant l’écran LCD 21″ relié à mon Mac mini au moment des dernières corrections du projet et de son formatage avant les publications que je fais sur trois plateformes différentes.

Mon dernier guide pratique est le guide Smashwords plus simple pour les francophones. Comme les guides Scrivener ont bien marché, ouvrant l’utilisation du logiciel et de l’application même à des gens déjà bilingues, habitant par exemple au Canada, au Quebec, j’ai jugé utile de mieux faire connaître la plateforme de publication numérique Smashwords aux auteurs francophones.

Beaucoup d’auteurs indépendants ne jurent que par Amazon. Certains signent même un contrat d’exclusivité avec la plateforme en validant KDP Select (le contrat ne dure que trois mois et est renouvelable ou pas). Ce n’est pas mon cas. Je n’imagine pas donner l’exclusivité à une seule plateforme. De plus en plus de lecteurs me disent ne pas vouloir acheter sur Amazon. Je veux donc offrir à mon lectorat plusieurs formats numériques pour les différentes tablettes, iPad, Kobo, ou Android. Scrivener me permet les meilleures compilations dans les trois formats numériques les plus courants : mobi, epub et pdf.

Du côté de l’auteur, c’est se priver d’intéressantes sources de revenus que de se limiter à une seule plateforme. Si je n’avais publié mes guides pratiques que sur Amazon, ma vie matérielle serait restée frugale et spartiate, comme elle l’était depuis dix ans, quand, ex-femme d’artisan-commerçant non déclarée par le chef de famille (oui c’était encore le statut marital à l’époque), ma retraite, prise à 60 ans pour des raisons de santé était amputée de dix ans de labeur. Ma vie est nettement améliorée depuis plus d’un an, par les redevances perçues pour mon travail, diffusé non seulement par Amazon, mais aussi par Smashwords et maintenant par Iggybook.  J’en suis aussi très fière.

Voici quelques réflexions sur les différentes formes de publication que je fais avec Scrivener pour un formatage final professionnel avec table des matières.


Les compilations finales durant la période de précommande

Je mets les publications en précommande pour être sûre de publier une version aboutie de mes ouvrages lors de leur sortie. On peut faire les essais dans la version brouillon d’Amazon, mais on est moins stressé quand on prend le temps d’envoyer son livre en correction et en beta-lecture, afin de s’assurer que l’ouvrage ne sera pas lu avec coquilles et compagnie qu’on aurait oublié de draguer. C’est une question d’organisation professionnelle et de respect du lectorat. Je me préoccupe moins du classement sur Amazon que de la qualité de ce que je publie. Mes lecteurs trouvent mes livres par des recherches en ligne qui aboutissent à mes articles de blog, pas en cherchant sur le top 100, même si mes guides sont toujours en bonne place dans leurs catégories.

Pour moi la précommande est un passage obligé. Il m’est arrivé de ne pas pouvoir le faire, lors de périodes où je n’étais pas assez sûre de mes forces pour me projeter un mois plus tard. Je remarque que mes guides publiés en précommande font une meilleure carrière sur Amazon que ceux dont je n’avais pas pu prévoir la sortie à l’avance. Et je me sens plus sereine ainsi.

Publication sur Amazon : compiler en mobi

Amazon reste une plateforme pratique, bien organisée et en français. Lorsque mon manuscrit est terminé, bien vérifié sur l’application iOS,  je le compile sur le logiciel Scrivener pour Mac au format mobi. Je coche la case Table des matières en html. C’est tout. Ensuite je vérifie le livre sur l’outil de vérification en ligne pour m’assurer que tout est bien là : Table des matières et fichier NCX qui gère les métadonnées de l’ebook sur le Kindle ou l’application Kindle pour tous les supports.

En cliquant sur Affichage NCX, je vérifie la table des matières.


L’inconvénient d’Amazon est de ne fournir qu’un seul format de fichier numérique. Aussi, je ne saurais m’en contenter. Le service dû au lecteur est une priorité absolue de l’édition numérique telle que je la conçois.

Publication sur Smashwords : format doc

Pas une seule seconde, je n’imagine fournir un seul format de lecture à celles et ceux qui me font l’honneur d’acheter mes livres. Je fais les publications que j’aime trouver quand je télécharge un livre, en plusieurs formats pour lire sur plusieurs supports.

Dans le guide Smashwords plus simple pour les francophones, je raconte tout le bien que je pense de cette excellente plateforme, Smashwords, dont les conversions sont les meilleures que je connaisse après en avoir testé plusieurs depuis sept ans.

Un document .doc

Pour publier sur Smashwords, il suffit d’un seul format, le document .doc. Sur Scrivener, je compile au format Microsoft Word 1997-2004. Je fais tous les paramétrages nécessaires pour que ça passe la première barrière automatique de Smashwords, AutoVetter.

Avec Word, en 2010 et 2011, j’avais souvent des problèmes. Je n’en ai plus depuis que j’utilise Scrivener pour créer mon document final au format Word, en respectant les exigences de formatage de Smashwords pour que l’ouvrage soit lisible sur tous les supports après conversion.

J’exporte mon document .doc tel qu’il sort de Scrivener. Je ne l’ouvre pas. Je n’y touche pas. J’ai déjà tenté de retravailler le document sur Open Office. Le travail était long et fastidieux, le résultat catastrophique. Plus jamais !

Un document .epub

On peut aussi publier un document ePub. J’ai  récemment publié sur Smashwords la deuxième édition des trois premiers guides, actualisés après la sortie de la première mise à jour de l’application qui avait nécessité les mises à jour du logiciel sur Mac et sur Windows.

J’ai tenté la version .epub, qui a bien marché pour deux guides, le guide Mac et le guide iOS. Ça n’a pas marché pour le guide Windows, qui avait été écrit sur un notebook Asus, tournant sur Windows10. Je ne sais si ça a une relation de cause à effet. L’EPUBcheck Validator révélait des erreurs, que je n’avais ni le temps ni l’envie de corriger. J’ai donc compilé la version Windows du guide Scrivener plus simple en un document .doc, sans y toucher. C’est passé à l’AutoVetter.

Sur Smashwords, après le premier passage automatique, le document est vérifié par l’équipe et on attend le verdict : sera-t-il accepté au Catalogue Premium ? Ou faudra-t-il revoir la copie ?

Oui, ça a marché. J’ai d’abord eu un premier courriel sur le passage à l’EPUBcheck si on met un document epub en téléchargement.

Puis, j’ai eu le bonheur de recevoir le courriel de Smashwords m’avisant que l’ouvrage est accepté sur le Catalogue Premium. Voici celui de mon dernier ouvrage.

Le statut Premium est visible dans le Tableau de bord (Dashboard), Premium Status qui valide le fichier, et Retailer Tickets, dont j’ai déjà parlé à propos du refus d’Apple qu’on parle des concurrents dans un livre !

Si tout est vert, c’est bon.

Je peux donc vous assurer que Scrivener marche vraiment bien et que son investissement (léger par rapport à celui de Word) vous permettra de faire des publications fructueuses, avec des formatages en epub ou doc en quelques clics, sans passer par des logiciels extérieurs de conversion d’ebooks.

Publication sur Iggybook : 3 formats issus directement de Scrivener

Ma troisième plateforme de publication est désormais Iggybook. Elle est francophone, avec un site d’accueil également en anglais. J’ai pu offrir des services de presse aux Auteures américaines que je citais dans mes guides pratiques ; elles ont géré facilement la création de compte et le téléchargement des Scrivener plus simple pour Mac, Windows et iOS.

Iggybook a le grand mérite d’offrir trois formats de fichiers. Je peux télécharger directement les fichiers compilés par Scrivener en ePub, mobi et PDF.

Certes, il faut payer 49 € pour chaque livre, en Premium, mais cet investissement est léger pour une location sans limite de temps d’une boutique en ligne. C’est rentabilisé par les ventes faites sur la plateforme directement à l’auteur.

Le paiement par PayPal ou carte bancaire est très simple pour l’acheteur. L’auteur est réglé tout de suite et l’acheteur télécharge immédiatement ses trois formats.

C’est une formule idéale pour les deux parties. Elle est souvent l’occasion d’échanges entre l’auteur et le lecteur, ce qui est très rassurant. On a des relations humaines vivantes.

On peut trouver mes sept guides pratiques (Scrivener et Smashwords) sur la plupart des librairies numériques en ligne. On ne les trouvera pas en papier. Je laisse l’impression papier aux grandes maisons traditionnelles. Chacun son métier. Ma petite maison d’édition bretonne est compétente en publication numérique, elle était bien en avance sur le milieu français de l’édition traditionnelle, mais depuis que je lis en numérique, je trouve le papier lourd, inutile, encombrant, étouffant. Je m’en voudrais de contribuer au pilonnage (technique utilisé dans les librairies et les maisons de la presse pour résoudre le problème des invendus) ou au désherbage (technique des bibliothèques pour aérer leurs rayonnages en supprimant les livres qui sont « obsolètes » !).

Un document au format PDF

Pourtant, je peux comprendre que certaines personnes aient besoin de s’appuyer sur un support papier pendant la période d’apprentissage numérique. C’est pourquoi je tiens à publier une version PDF de mes guides pratiques. On peut ainsi imprimer les chapitres essentiels comme les raccourcis ou certaines manipulations qu’on n’a pas encore bien assimilées. On trouvera cette version PDF sur Smashwords et Iggybook.


Voila, j’ai fait un peu le tour de la question des formats et des plateformes de publication numérique. J’espère vous informer, documenter et inspirer. À vous de jouer ! Belles écritures et bonnes publications !

Gaelle Kermen,
Kerantorec le 10 mars 2017, publié le 31 mars 2017


Scrivener est diffusé par Literature & Latte, pour Mac et Windows. Scrivener for iOS est diffusé sur iTunes pour iPhone et iPad.
Les illustrations sont les copies-écrans des publications de mon roman de jeunesse, qui a cinquante ans ce mois-ci, Aquamarine Revisited. Scrivener ne sert pas qu’à faire des guides pratiques. Grâce à Scrivener je peux enfin envisager la publication de mes écrits littéraires sur un demi-siècle.

Page auteur sur Iggybook
Page auteur sur Smashwords
Page auteur sur Amazon

ScrivenerApp : corriger les titres francophones

Corriger les titres en français

Lorsque nous écrivons nos titres dans l’application Scrivener for iOS, les titres se mettent à l’anglo-saxonne avec des majuscules à chaque mot.

En langue française, les titres ont une lettre capitale au début et dans les noms propres.

Il faut donc corriger ce détail avant la publication.

Si on revoit l’ensemble sur le logiciel de bureau, on le fera facilement dans la barre de menu de la page en cours ou dans le titre qui s’affiche dans le classeur de gauche.

Si on corrige l’ensemble du tapuscrit dans l’application, il faut le faire in situ. C’est mon cas.
J’appuie sur le titre dans le classeur, l’inspecteur apparait, je sélectionne le titre en cliquant sur Select All, puis sur Copy.

Je retourne dans ma page en cours et je copie le titre en haut, en cliquant sur Paste.


Je le modifie. Je le resélectionne entièrement, le copie et le colle dans le titre du classeur.

Select All > Copy > Paste

Le résultat est plus conforme aux normes typographiques francophones.


Gaelle Kermen, Kerantorec, 3 janvier 2016

ScrivenerApp : aide-mémoire des icônes de l’application iOS

Cadeau : quatre fichiers PDF à télécharger pour se remémorer facilement le sens des icônes de l’application Scrivener sur l’iPad et sur l’iPhone, avec les modules des barres du clavier virtuel

Pour ceux qui ne maîtrisent pas l’anglais, j’ai traduit le sens général des icônes et de leur signification écrite en anglais. Il y a très peu de texte dans l’application, beaucoup moins que dans le logiciel de bureau. On peut donc l’acquérir sans attendre qu’elle soit francisé. Elle est très simple et efficace.

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repertoire-icones-iphone

repertoire-icones-ipad

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Avec cette dernière page, prend fin ma contribution sur ce blog à la formation des auteurs francophones à l’utilisation optimale de l’application Scrivener pour iOS. J’y ai consacré une année entière. Tout est concentré dans les trois guides Scrivener plus simple, les guides francophones pour Mac, Windows et iOS. Le blog complète et précise certains points.

On peut retrouver tous les articles dans les deux pages suivantes :

https://gaellekermen.net/repertoire-des-articles-sur-le-logiciel-scrivener/

https://gaellekermen.net/scrivenerapp-repertoire-des-articles-du-blog-sur-lapplication-scrivener-pour-ios-2/


Je vais maintenant me consacrer à mes écrits personnels. Car Scrivener est d’abord un outil d’écriture. Il est temps que je m’en serve pour travailler mes cahiers et documents. Mes projets sont déjà nombreux dans mes dossiers SCRIVENER de bureau, classés par année. Ils ne demandent qu’à sauter dans Dropbox pour être travaillés sur l’application mobile. Beaucoup d’articles sont aussi en gestation dans le Cahier de Vie 2016, que je gère sur tous mes supports mobiles et fixes. Certains seront publiés cette fin d’année, d’autres attendront 2017.

Scrivener avait beaucoup amélioré la gestion de mes écrits sur le MacBook et le Mac mini. Scrivener App a démultiplié ma productivité sur iPhone et iPad. Il me serait impossible de m’en passer. Savoir que mon travail est à portée de main en permanence a changé les perpectives de mon écriture. Je suis plus sereine, l’inspiration peut toujours s’exprimer.

Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année. J’espère que vous recevrez – ou que vous vous offrirez, on n’est jamais si bien servi que par soi-même – de bons outils en cadeau d’écrivain, comme un iPad ou un iPhone, avec l’application mobile qui leur va si bien.

Belles fêtes à tous, quelles que soient vos croyances !

Je crois au soleil, source de vie, et j’attends le solstice d’hiver, quand revient la lumière dans le ciel. D’ici là, j’imagine la station spatiale internationale passant devant la planète Vénus, à certaines heures des soirs clairs et ça m’émerveille. Un peu comme la vision d’Ezechiel, que j’avais rêvée jeune étudiante, quand j’ai commencé à écrire, à Paris, rue du Pot de Fer…

Belles écritures !

Gaelle,
Kerantorec, le 9 décembre 2016

Portrait de l'auteure en tenue de fête
Portrait de l’auteure en tenue de fête, coiffée par son petit-fils Noé© ana le doze-samson 2014

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (1969-72)


Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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L’application Scrivener pour iOS est disponible sur le site de l’App Store au prix de 19,99 euros.

ScrivenerApp : l’application est-elle indispensable ?

Est-il indispensable d’acquérir l’application Scrivener ?

On peut toujours se passer des choses, surtout de celles qu’on ne connaît pas encore.

L’écriture est un vecteur de communication qui peut se suffire d’un papier et d’un crayon et c’est une merveille de pouvoir faire autant de choses avec si peu de matériel et seulement 26 lettres. La musique se contente de 7 notes, mais pour être diffusée, il lui faut plus que la feuille avec les notes sur la portée de 5 lignes.

Si on veut diffuser ses écrits, les partager, les faire connaître, les sortir de l’oubli des tiroirs, on doit passer par des outils de communication plus lourds que la simple feuille de papier et le crayon. Les écrits doivent être transcrits sur un support numérique, afin d’être diffusés sur des plateformes de diffusion, que ce soit par courriel, par ebook, par PDF.

Alors, il vaut mieux avoir un bon logiciel d’écriture pour écrire directement sur un ordinateur et éviter la première étape du papier et du crayon. Je suis une utilisatrice quotidienne de Scrivener qui a transformé ma façon de concevoir l’écriture, non plus en linéaire, comme je le faisais depuis les années 6O sur les cahiers de mon journal de lycéenne à Paris, Hélène Boucher, puis Maurice Ravel (lycée des Maraîchers à mon époque, qui était celle de Sylvie Vartan et de Noëlle Jospin-Châtelet), mais de façon plus dynamique, plus spontanée et structurée à la fois.

Mes articles de blog et mes guides Scrivener pour Mac et Windows tentent de montrer à quel point le logiciel Scrivener permet de meilleurs comportements d’écritures, entre la gestion des documents de recherche et la mise au point des écrits finaux.

J’utilise l’application Scrivener pour iOS depuis maintenant quatre mois. A-t-elle apporté un mieux-être dans mes écrits quotidiennes ? Son acquisition est-elle indispensable ?

Je crois y avoir déjà répondu dans le guide pour iPad et iPhone et dans quelques articles. Mais je suis une bricoleuse qui aime enfoncer des clous.

Alors oui, on peut se passer de tout et faire avec ce qu’on a. Mon expérience de femme vivant avec très peu* m’a appris à me satisfaire de ce que j’ai et à bien sélectionner ce que j’acquiers pour être sûre que ce soit utile et indispensable à ma vie quotidienne. Et j’essaie d’utiliser les fonctions des logiciels en les fouillant à fond, pas seulement en n’utilisant que ses fonctions de base, ce qui m’a conduite à faire des guides pratiques, pour vous faire gagner du temps.

Vous pouvez vous passer de l’application Scrivener et continuer à travailler sur vos bons vieux traitements de texte ou sur le logiciel de bureau Scrivener, dans un espace dédié à l’écriture, où vous retrouvez vos marques. C’est ce que je faisais aussi avant.

Ancien bureau des années 2000 avant l’invention des tablettes mobiles, Apple eMac 2004 Ces appareils étaient parfaits pour un secrétariat intensif, j’y ai saisi des kilomètres de pages de cahiers dans des conditions de confort que ne permettraient pas les tablettes d’aujourd’hui.

Depuis cette photo et mon bureau, un de mes anciens bureaux, construit en kit bois, beaucoup de choses se sont dématérialisées. Plus besoin de dossiers papier comme nous entassions avant. Tout a été archivé. Presque tout est numérisé et rangé dans des dossiers virtuels sur les disques durs des ordinateurs et sauvegardé dans des nuages.

Alors bien sûr, on peut continuer comme avant. Chacun choisit ce qui lui convient le mieux, pour son confort intellectuel et physique.

Mais si vous avez envie de travailler votre livre dans votre jardin, comme je le faisais l’été 2016, lors de la rédaction du guide Scrivener plus simple pour iPhone et iPad, dans ma chaise longue, au milieu du chant des oiseaux qui me donnaient le rythme de la saisie sur mon iPad mini, je vous dirai oui, cette application est indispensable à votre créativité.

Ici on voit une photo de mon petit-fils Noé avec sa tablette Amazon-Fire. C’est dans cette chaise-longue que j’ai pris beaucoup de notes sur l’application Scrivener. Une grande partie du guide s’est écrite là. L’autre partie a souvent été dictée sur les chemins et dans les criques où j’allais me baigner à vélo.

Noé à la chaise-longue sur tablette Amazon Fire
Noé à la chaise-longue sur tablette Amazon Fire

Maintenant en hiver, comme les chats, je me déplace dans la maison, au coin du feu, ou derrière la vitre au soleil à certaines heures, ou le matin dans mon lit, l’endroit le plus confortable où je me concentre le mieux.

Du plaisir d’écrire dans son lit, bien au chaud, sur l’application Scrivener en hiver

Je ne sais pas comment je ferai sans l’application Scrivener qui m’est devenu si familière que je cherche certaines de ses fonctionnalités dans les autres applications dès que je dois écrire un texte, courriel ou commentaires sur les réseaux sociaux. Je crois qu’elle fait partie de moi, maintenant.

Si vous avez toujours rêvé de travailler vos écritures partout et en toutes sortes de lieux, sans la limite des écrans de bureau ou des fils de connexion, alors cette application est pour vous. Affranchissez-vous des cadres et écrivez ce que vous voulez quand vous voulez et où vous voulez.

Et c’est un plaisir et un honneur pour moi de vous guider dans son apprentissage comme j’ai guidé mes clients informatiques depuis près d’un quart de siècle, en leur apprenant à ne pas avoir peur de la technologie, mais à se faire des amis des outils numériques au service de leur cerveau créatif ou de leurs besoins professionnels.

Après, quand on a franchi l’étape de peur de l’inconnu, on se demande comment on pouvait faire avant.

Avant, c’était comme ça : l’expérience de l’écriture dans les années 60-70 et après. Ou plus récemment, ça pouvait aussi être comme ça avec les applications Android que j’ai dû utiliser pour tenter en vain de remplacer mon MacBook naufragé.

Franchement, je n’ai aucune envie de retourner en arrière !

Simple comme Scrivener !

Belles écritures !

Gaelle,
Kerantorec, le 7 décembre 2016

* Femme d’artisan non déclarée dans les années 70-80, j’ai vécu pendant dix ans avec une retraite pour maladie de moins de 500 euros par mois. Je ne vis mieux que depuis la sortie du guide pour Mac grâce à mes redevances Amazon, Apple et Smashwords. Je suis donc à même de bien conseiller celles et ceux qui ne veulent pas gaspiller leur argent dans des gadgets, mais cherchent comme moi les outils de base indispensables à l’expression de leur créativité.


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Cover Indiegraphics en rouge

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (72)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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ScrivenerApp : synchroniser avec Dropbox et le logiciel de bureau Scrivener

Un précédent article expliquait comment j’avais essayé la première synchronisation par iTunes. Ce n’est pas le meilleur exemple à suivre.

Heureusement, ScrivenerApp propose une autre solution, beaucoup plus simple. J’ai continué par Dropbox et la synchronisation s’est faite toute seule, ou presque.

Dans ma hâte à utiliser l’application, je n’avais pas pris le temps de sélectionner seulement les dossiers en cours. Mon dossier Scrivener de l’année était trop abondant. Ayant compris que j’avais beaucoup trop chargé la mule, je suis retournée alléger le dossier SCRIVENER16 qui me sert de plateforme de travail entre tous mes supports fixes et nomades.


Synchroniser le dossier des projets Scrivener via Dropbox

Je n’ai gardé que les quatre projets en cours, le Journal de vie et le Cahier de chantier 2016, sans lesquels je ne puis pas vivre, et les deux guides en préparation, un guide Smashwords et le guide Scrivener pour iPhone et iPad.

0-dossierdropbox

La synchronisation a été beaucoup plus rapide et l’est toujours.

Il n’y a plus qu’environ 600 fichiers à télécharger…

dropbox-settings-files

Ensuite, la synchronisation met à jour seulement un ou six ou vingt dossiers modifiés, selon la production de la journée et ça va très vite.


Paramétrer Dropbox sur l’iPad et/ou l’iPhone pour qu’il marche avec ScrivenerApp

Dans la partie gauche de votre tableau de bord de Scrivener, le Classeur (Binder), taper sur Edit en haut à droite.

2-edit

Puis taper sur la petite roue des réglages en bas de la fenêtre sur la droite.

3-rouedentee

Sélectionner Dropbox Settings.

5-dropboxsettings

Une fenêtre apparaît qui permet toujours d’actualiser l’application via iTunes, mais qui permet aussi de paramétrer Dropbox.

C’est par cette petite fenêtre que l’on procède pour récupérer les projets déjà faits sur un logiciel Scrivener de bureau, par iTunes, ou par Dropbox en liant l’application à un compte Dropbox via l’application Dropbox du mobile.

C’est là aussi que, en cas de problème, on pourrait supprimer temporairement le lien à Dropbox, pour récupérer les projets sauvegardés automatiquement sur le mobile. Une inquiétude en moins que nous verrons dans un chapitre du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone sur les Solutions.

L’application demande de choisir le dossier de travail sur Dropbox.

Par défaut ScrivenerApp crée un Dossier Apps/Scrivener.

Mais on peut toujours en choisir un autre, si on a l’habitude de travailler dans un autre dossier. C’est mon cas : j’ai choisi le dossier SCRIVENER16 pour garder mes repères de travail de bureau.

7-dropbox-settings-autre

Et pour être tranquille du côté des sauvegardes, on a intérêt à paramétrer tout de suite l’application. Une des terreurs de tous ceux qui écrivent est de perdre du texte.

Pour que tout se passe bien, il est bon de paramétrer tout de suite les Settings de l’application dans les Réglages de l’iPad et l’iPhone en demandant une sauvegarde à la fermeture de l’application.

dropbox_autodetect

Réglages -> Scrivener -> Syncing & Sharing -> Auto-Detect Changes et Sync Projets on Close : Always.

En standard, c’est Never (jamais) qui est activé.

Mettre Always (toujours), ainsi Scrivener rappellera qu’il faut mettre à jour Dropbox.

dropbox_autodetect

Dès que l’on ouvre l’ordinateur de bureau, Dropbox se met à jour si quelque chose a changé pour Scrivener, sur la version Mac ou PC, ou la version mobile.

Dans l’application Scrivener, une sauvegarde automatique est mise en place.

Dans les logiciels de bureau, une sauvegarde en local se fait aussi, si on a bien paramétré les Préférences (Mac) ou Options (Windows).

Ainsi, on ne risque pas de perdre du texte. Keith Blount a mis des garde-fous partout. Merci à lui.

Et ScrivenerApp est une application sacrément solide et fiable.

Belles écritures !

Gaelle,
Kerantorec, le 5 décembre 2016


Crédits : Scrivener est une application pour les mobiles iOS, développée par Keith Blount et diffusée par Literature & Latte sur l’App Store.


Portrait de l'auteur au panana et au bandana © MBB 2009
Portrait de l’auteur au panana et au bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne (66) et Paris-8 Vincennes (72)

Gaelle Kermen a écrit les guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener.

Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, sorti le 30 octobre 2016

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !

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Scrivener et ScrivenerApp vous parlent (MacOS et iOS)

Dans un précédent article, j’ai raconté comment on peut dicter son texte sur l’application Scrivener pour iOS sur son iPhone et son iPad.
ScrivenerApp : dicter son texte.

On peut aussi entendre son texte dit par Scrivener, une manipulation pratique pour vérifier son texte en faisant autre chose, pour voir si le rythme va bien, vérifier l’harmonie des phrases.

Attention
La procédure est valable sur l’application iOS et sur le logiciel Scrivener pour Mac. Je ne l’ai pas trouvée dans Scrivener pour Windows.

 

Scrivener pour iOS vous parle :

Il faut sélectionner le texte à lire.

Un appui long fait apparaître la barre du menu noir, on cherche vers la droite jusqu’à Speak.

img_1590

 

Si on veut ne lire qu’une phrase, on pose le point d’insertion devant la phrase choisie et l’appui long fait apparaître la barre du menu noir avec la proposition : Speak sentance.

img_1591

Le système iOS permet de lire n’importe quelle phrase d’un texte. En sélectionnant la phrase ou l’article entier, vous faites apparaître une barre de menu avec Enoncer. Simple.

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Sur mes mobiles, la voix est un peu énervée. Je n’ai pas encore trouvé comment la régler. Si vous savez, partagez l’info, merci !

Scrivener pour Mac vous parle :

La manip :
Scrivener > Sélection du texte  > Modifier > Parole > Démarrer la lecture.

scrivparle1

C’est au même endroit qu’on trouve l’outil de Dictée sur le logiciel de bureau Scrivener pour Mac, à condition de paramétrer les Préférences de Son dans le système MacOS.

Sur mon Mac, j’ai choisi la voix de Thomas. Elle est plus calme que celle de l’iPhone.

Réflexions sociologiques

Tous ces outils modifient nos comportements d’écriture. La création change au fil des évolutions technologiques. L’extraordinaire courant pictural de l’Impressionnisme est la conséquence directe de l’invention de la peinture en tube, qui a sorti les nouveaux peintres des grands formats imposés par les Académies pompeuses et prétentieuses. Le train a permis aux peintres de partir travailler sur le motif. La face de l’histoire de l’art en a été changée à la fin du XIXe siècle.

La possibilité d’écrire en nomade, sur des outils légers comme l’application Scrivener avec un petit micro et un dictaphone intégrés, participe de la même évolution du potentiel créatif humain. J’espère vivre assez longtemps pour voir ce qui va s’exprimer à partir des nouveaux outils nomades, délivrés des structures bureautiques lourdes et conformistes de la fin du XXe siècle.
Mon humble souhait est de contribuer à mieux faire connaître ces fabuleuses possibilités aux auteurs francophones, pour écrire on the go, on the road, sur la route du XXIe siècle.

Belles écritures !
Gaelle,
Kerantorec, le 5 décembre 2016


Crédits

Merci à Chris Simon pour son tweet qui m’a mis le nez sur cette possibilité, que je n’avais pas encore testée.
fullsizerender

fullsizerender-1Chris Simon @Qrisimon sur Twitter
Joseph Michael @ScrivenerCoach sur Twitter avec ses précieux Ninja Tips


© MBB 2019
Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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ScrivenerApp : s’adresse-t-elle à tout le monde ?

L’application Scrivener pour iOS s’adresse-t-elle à tout le monde ?

Non, pas à tout le monde !

Ne l’utiliseront pas :

Ceux qui refusent d’avoir du matériel Apple,

Ceux qui pensent que pour être un auteur sérieux, il faut écrire sur Word et rien d’autre,

Ceux qui ne se voient pas prendre de notes autrement qu’avec un calepin et un stylo,

Ceux qui écrivent en linéaire du début à la fin sans débander,

Ceux qui balancent leurs documents en vrac sur leur bureau d’ordinateur, en accumulant chapitres, notes, rapports, PDF, images, au petit bonheur la chance…

Ceux qui ne veulent pas apprendre quelque chose de nouveau au motif qu’ils sont trop vieux pour ça,

Ceux qui pensent qu’ils n’ont pas assez de temps pour se former à un nouvel outil d’écriture…

L’utiliseront :

Ceux qui ont déjà un mobile Apple, ou ceux qui, comme moi, sont prêts à investir dans du mobile Apple pour bénéficier de l’application Scrivener,

Ceux qui aiment planifier et structurer leurs projets avant de rédiger le corps du texte,

Ceux qui aiment avoir des dossiers de recherches et des documents bien organisés pour mieux se concentrer sur l’écriture et le sens du message à transmettre,

Ceux qui veulent utiliser le temps passé en transports en commun pour rédiger et publier des articles de blog,

Ceux qui écrivent mieux leurs romans s’ils sont entourés de monde dans un café,

Ceux qui veulent noter ce qu’il leur passe par la tête, où qu’ils soient, à bord d’un voilier, d’un train ou d’un avion,

Ceux qui aiment écrire dans leur lit, dans leur jardin en été, au coin du feu en hiver,

Ceux qui ne sont pas toujours connectés, mais veulent quand même relire et travailler leurs textes, qu’ils synchroniseront en rentrant au bureau,

Ceux qui veulent avoir leurs projets d’écriture dans leur poche ou leur sac, pour ne jamais perdre le fil de leur pensée,

Ceux qui pensent qu’il vaut mieux passer une semaine à se former pour ensuite gagner des mois et des années de travail,

Ceux qui sont prêts à changer leurs habitudes pour optimiser leur créativité,

Alors ceux-là vont adorer l’application Scrivener et ne lâcheront plus leurs mobiles iOS.

Ils en oublieront même leur version de bureau du programme, car l’application est désormais : « Simple comme Scrivener ! »

On a parfois reproché au logiciel d’écriture Scrivener d’être trop compliqué. Cette fois, l’application d’écriture Scrivener pour iOS est minimaliste. Faite d’icônes, elle est pleine de ressources aussi. Il suffit, comme dans les cuisines intégrées, de savoir ouvrir les bons tiroirs. Quand on a compris les procédures de base, on fait ce que l’on veut, quand l’on veut, où l’on veut.

J’ai dit ailleurs qu’elle est un jeu d’enfant et je la recommande aux collégiens, lycéens, étudiants, tout de suite, pour prendre de bonnes habitudes de travail et de gestion des documents.

Et comme Noël approche, l’application est le cadeau idéal à s’offrir quand on écrit tous les jours, couplé avec le guide francophone Scrivener plus simple pour iPad et iOS qui en explique les chemins.

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L’année 2017 sera productive. Belle fin d’année !

Gaelle,
Kerantorec, 3 décembre 2016


Scrivener est une application pour les mobiles iOS, développée par Keith Blount et diffusée par Literature & Latte sur l’App Store.


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Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009


Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74). Elle tient son journal depuis les années 60.

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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ScrivenerApp : la fin du voyage et le début de l’aventure

La fin du voyage
(chapitre de fin du guide Scrivener pour iPad et iOS)

J’arrive à la fin du voyage d’apprentissage de l’application Scrivener sur iOS. Je n’ai sans doute pas fait le tour complet, mais je pense avoir exploré au moins quatre-vingts pour cent de ses possibilités dans ce guide.

Scrivener sur iPhone et iPad : page d'accueil des projets en cours
Scrivener sur iPhone et iPad : page d’accueil des projets en cours

J’ai pris mon temps pour construire ce guide. J’ai dégusté l’application comme un grand cru. Scrivener for iOS v. 1.0 est un grand cru. Et c’est une petite fille de marchand de vins et spiritueux, ayant appris à lire sur des étiquettes de grands vins, qui vous le dit !

L’application ScrivenerApp est sortie le 20 juillet 2016. À ce moment-là, je n’avais pas l’argent disponible pour acheter les outils compatibles avec elle. Mon iPad 1 de 2010 ne pouvait pas être mis à jour en iOS 9. J’ai dû attendre la mi-août pour bénéficier d’un iPad mini 4 et d’un iPhone 5 achetés reconditionnés. Ces outils efficaces ont remplacé mon MacBook qui, après sa résurrection du naufrage, a fini par rendre l’âme. J’en ai fait mon deuil.

Enterrement du MacBook

Ma vie a changé complètement. J’aime bien quand ma vie change : d’un naturel optimiste, je veux toujours croire que c’est pour le meilleur. J’ai repris sérieusement le vélo, abandonné depuis plusieurs années, erreur fatale ! J’ai beaucoup nagé. Mes virées en pleine nature ont amélioré ma santé et j’aborde l’automne en pleine forme au moment de terminer ce guide. Surtout, je me sens plus libre. C’est un sentiment sans prix.

Dolmen, Ar Roc’h, Plœmeur

Le guide d’initiation à l’application Scrivener pour iOS est le fruit des découvertes des chemins creux bretons. Il est le fruit des nages estivales dans des criques sauvages et des méditations sur le sable chaud. Il est le fruit de l’énergie des dolmens et des menhirs de mon pays. Il est le fruit des bons petits plats que je me suis mijotés et des petits vins qui les ont accompagnés. Il est le fruit d’une pensée humaniste et universaliste.

Que cette inspiration qui m’a soutenue vous guide dans votre propre voyage d’écriture.

Le début de votre aventure

Chacun utilise l’application selon ses besoins. Trouvez vos chemins. Fouillez sous les icônes, pour chercher vos trésors. J’espère que vous serez comme moi ébloui(e) par les immenses richesses de ScrivenerApp. Je vous souhaite de bien les maîtriser, pour oublier la technologie et vous concentrer sur l’essentiel : vos écrits. Travaillez bien, partout, en toute liberté !

Belles écritures ! Tenez-moi au courant de vos publications. Merci.
Gaelle
Plœmeur, 5 septembre 2016 – Kerantorec, 25 octobre 2016

(Extrait du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone)

Les balades dans les chemins creux sont contées sur mon blog de voyage Hentadou .


L’application Scrivener pour iOS est disponible sur l’App Store.
Scrivener est une application créée par Keith Blount, diffusée par Literature & Latte.


Portrait de l'auteur au panana et au bandana © MBB 2009
Portrait de l’auteur au panana et au bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74). Conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener.

Gaelle Kermen a écrit les guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener.

Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, sorti le 30 octobre 2016

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
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ScrivenerApp : une application pour les Nouveaux Auteurs

L’application Scrivener pour iOS est le meilleur outil d’écriture nomade pour les Nouveaux Auteurs. Les nouveaux écrivains vont utiliser ScrivenerApp tous les jours, partout, en tous lieux, au gré de l’inspiration.

Déjà, certains en font état sur leur blog. Gwen Hernandez (auteur de Scrivener for Dummies) a fait un voyage dans le Montana et à la fin elle nous signale qu’elle écrit sur son iPad grâce à Scrivener for iOS, avec son nouveau clavier-housse à la coque dure, qui lui permet de travailler n’importe où, on the go.

À vous d’inventer la vie qui va avec ScrivenerApp, en saisissant les idées comme elles viennent sur votre iPhone en dictant comme je le fais en ce moment. En retravaillant votre texte sur le clavier virtuel de l’iPad ou sur un clavier externe, en étant bien installé sur votre table de jardin ou à la terrasse d’un café.

Que votre texte soit court pour un article de blog ou long pour un roman, un mémoire, un essai, une thèse, un scénario, votre travail est bien protégé. Vous pouvez écrire en toute sérénité et aspiration, Scrivener s’occupe du reste.

On peut dire avec cette application : c’est simple comme Scrivener !

(Extrait du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone)

Et comme l’époque des cadeaux approche avec les fêtes de fin d’année, l’application Scrivener est un des meilleurs choix pour un auteur. Faites-vous ce cadeau et écrivez !

Belles écritures !

Gaelle
Kerantorec, le 1 décembre 2016


Gwen Hernandez (auteur de Scrivener for Dummies)

Illustration Gaelle Kermen : écrire au jardin, iPad mini 4, support Omoton, clavier bluetooth Pearl, domino Orange


Portrait de l'auteur au panana et au bandana © MBB 2009
Portrait de l’auteur au panana et au bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74). Conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener.

Gaelle Kermen a écrit les guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener.

Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, sorti le 30 octobre 2016

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !

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ScrivenerApp : l’application est-elle utilisable sans le logiciel Scrivener ?

L’application Scrivener pour iOS est-elle utilisable sans le logiciel de bureau Scrivener pour Mac ou Windows ?

Non, si on veut garder l’extraordinaire potentiel du logiciel de bureau pour le formatage et la compilation avant publication, tout en bénéficiant de la légèreté de la mobilité pour la conception et le flux de l’écriture.
Oui, on pourrait utiliser seulement l’application. Je pense même que si cette application était utilisée très tôt par les enfants dans les écoles et a fortiori par les étudiants dès l’entrée à l’université, les enseignants recevraient de bien meilleurs documents à corriger et s’arracheraient moins les cheveux devant les mauvaises présentations des mémoires faits sur des traitements de texte mal maîtrisés et trop lourds à gérer.

Cette application est un jeu d’enfant. Il est simple de passer d’un projet à l’autre, de fusionner deux morceaux de texte dans une seule page ou d’exporter un morceau de document pour le récupérer dans un autre projet. Sans passer forcément par Dropbox, puisqu’on passe par le presse-papier du mobile Apple iOS.

Les formats de compilation offerts par l’application sont largement suffisants pour les besoins scolaires, lycéens ou étudiants. La présentation d’un document qui sort de l’application est impeccable.

Je sais que le concepteur a pris ses précautions légales pour dire que son application ne faisait que des brouillons. Il ne veut pas avoir d’ennui avec les grosses machines de guerre. Moi je dis que ce qui sort de cette application est bien mieux présenté que ce qui est conçu sur les grosses machines de guerre, conçues au départ pour des formatages d’impression papier, sans tenir compte des exigences du numérique. Si tout le monde bénéficiait de ce genre d’outil, on verrait des romans et des documents beaucoup mieux formatés et plus agréables à lire. On verrait aussi des mémoires et rapports bien présentés, avec légèreté et efficacité.

(Extrait du Guide Scrivener plus simple pour iPhone et iPad)

Gaelle
Kerantorec, 25 novembre 2016


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Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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ScrivenerApp : l’application peut-elle s’utiliser sur l’iPhone

Vous vous demandez peut-être si l’application Scrivener est utilisable sur l’iPhone, surtout sur un iPhone des premières générations avec un écran 4 pouces.

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Je dis oui, c’est un outil utile avec l’application Scrivener. Et sans doute qu’avec un écran d’iPhone 6 ou 7, un iPad deviendrait superflu.

L’iPhone est facile à dégainer quand on a juste une idée à noter, mais qu’on ne veut surtout pas la perdre en passant à autre chose. ScrivenerApp s’ouvre très vite et le fait de ne voir qu’une page permet de se concentrer sur son sujet.

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Dicter un texte avec l’iPhone est particulièrement rapide pour prendre une note ou préciser les idées que l’on a par exemple au réveil pour un nouveau chapitre ou les détails que l’on a oublié de noter la veille.

Dis Siri
Dis Siri

Avant, il fallait sortir un calepin avec un crayon, puis il fallait s’installer devant un ordinateur pour reporter tout ça dans des fichiers exploitables. Même avec mon MacBook performant, il était quand même beaucoup plus compliqué et long d’ouvrir le logiciel que ce ne l’est de réveiller l’iPhone et de trouver une page sur Scrivener pour noter ce qui passe dans la tête immédiatement.

Il suffit d’appuyer sur le petit micro et parler tranquillement en précisant sa pensée.

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Dans l’élaboration du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, j’ai gagné beaucoup de temps, d’énergie et de concentration mentale. L’iPhone, même avec un écran de 4 pouces, est parfaitement complémentaire d’un travail conséquent avec le logiciel Scrivener de bureau. Avoir son travail en cours avec soi partout change la donne.

J’ai aussi gagné une grande sérénité à partir du moment où j’ai réalisé que je pouvais effectivement prendre des notes en dictant. Il est très facile d’ouvrir une page dans le projet général sur l’iPhone et de préciser un détail qu’on avait oublié la veille par exemple.
Je n’imaginais pas combien j’allais utiliser l’iPhone. Je pensais que l’iPad était plus indispensable pour écrire confortablement en voyage ou déplacement. Je m’aperçois que l’iPhone, toujours à portée de main, qui tient dans le creux de la main, est un outil d’une extraordinaire puissance. Surtout avec la dictée. C’était plus difficile d’écrire avec un doigt ou deux. Je n’avais pas la dextérité de ma troisième fille dont l’iPhone est devenu un appendice corporel. Avec la dictée, c’est le relai immédiat de tout ce qui passe dans mon cerveau, qui se rapporte à mes sujets bien sûr.

Je vous souhaite d’en exploiter le potentiel selon vos propres paramètres.

Gaelle
Kerantorec, le 25 novembre 2016

(Extrait du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone)

Article sur la dictée Scrivener 


© MBB 2019
Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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ScrivenerApp : mes remerciements dans la découverte de l’application Scrivener

Mes remerciements les plus chaleureux vont d’abord à Keith Blount, le génial créateur de l’application Scrivener pour iOS et des logiciels de bureau Scrivener pour Mac et PC. Son implication dans l’amélioration de la vie des écrivains d’aujourd’hui est immense. Je lui suis infiniment reconnaissante. En savoir plus sur Keith Blount.

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Ecran final du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, feu vert

Merci à Benoit Salles, chroniqueur numérique, qui le premier m’a suggéré ce troisième guide.

Merci à Christian Senecaut qui m’a posé une question sur Scrivener for iOS, alors que je venais de l’installer sur mon nouvel iPad.

Merci à Xavier Théoleyre du blog Photolecture, qui m’a conseillé d’utiliser la fonction Dictée de l’iPhone. Il a aussi changé ma vie, car je n’y avais jamais pensé.

Merci à Apple, Inc., qui fait des outils qui marchent. Je gagne un temps fou depuis que j’ai iPad et iPhone. Je ne jure plus comme une charretière devant les écrans noirs de mes 7 tablettes Android, quand les applications refusaient de s’ouvrir. Je souris à l’écrit avec confiance et sérénité.

Merci à Steve Jobs d’avoir sorti l’iPhone et l’iPad qui ont changé nos vies. Ils ont été copiés, mais jamais égalés.

Merci à quelques auteurs de blogs, qui ont tout de suite publié en anglais des articles sur leur façon d’utiliser l’application qui venait de sortir. Ils ont été stimulants et inspirants. Merci en particulier à SilverDragon, Bela Lampert, Gwen Hernandez.

Merci au petit chat siamois Yuzu qui a accompagné toute la construction de ce guide. Sa patte de velours m’éveillait le matin pour me dire : « Il est temps de travailler. » Un chat est un bon compagnon d’écriture.

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Fidèle Yuzu sur canapé et iPhone 5C au fond

Merci à la commune de Plœmeur, où j’ai écrit la plus grande partie de ce guide en septembre, lors de l’été indien de fin de saison. La qualité de vie, le réseau des voies cyclables, la découverte des mégalithes, des chapelles et les nombreuses plages feront partie de mes meilleurs souvenirs. Circuler à vélo, nager et écrire sur ScrivenerApp m’a permis de garder « un esprit sain dans un corps sain », selon l’équilibre du cher Montaigne.

Merci à Ronan Loas, le maire le plus twitteur de l’Ouest, de France et de Navarre, pour le dynamisme tonifiant de sa commune.

Mens sana in corpore sano, c’est simple comme Scrivener.

 

(Extrait du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone)

Gaelle,

Kerantorec, le 25 novembre 2016


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Portrait de l’auteur au panama et bandana © MBB 2009

Gaelle Kermen est écrivain diariste, conseil en informatique et management du temps depuis 25 ans, experte du logiciel anglais Scrivener. Sociologue polyvalente, diplômée es Sciences Humaines et Sociales des Universités françaises de Paris : la Sorbonne et Paris-8 Vincennes (1964 à 74)

Gaelle Kermen a écrit des guides Scrivener plus simple pour Mac et Windows, pour permettre aux auteurs francophones d’écrire et publier plus facilement avec le logiciel anglais Scrivener. Le troisième guide est Scrivener plus simple pour iPad  et iPhone.

Chris Simon (auteur de Memorial Tour et Lacan et la boite de mouchoirs) :
« Nouveau Guide Scrivener pour ceux qui écrivent sur iPad et iPhone – Les guides de Gaelle Kermen sont complets, faciles à utiliser et vous feront gagner des heures de recherches et d’essais !« 

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Comment faisait-on avant Scrivener : une experience

Comment faisait-on avant Scrivener : une expérience

Depuis deux ans que j’utilise quotidiennement Scrivener pour tous mes projets d’écriture, personnels comme professionnels, je ne me pose plus la question de savoir comment je faisais avant sur AppleWords ou Word, je crois que j’ai oublié, comme j’oublie les mauvais souvenirs. Je travaille, je gère les documents, je crée des tables des matières, je formate, j’exporte et je publie, c’est tout.

Expliquer quelle est la plus-value de Scrivener par rapport aux traitements de texte créés dans les années 80 m’oblige à un retour en arrière, vers un vieux temps, qui n’était pas toujours si bon que ça.

Je ne vais pas ici vous faire un état de l’évolution de l’écriture au cours des âges depuis Sumer. Si je publie ces guides, ce n’est en aucune façon pour vous dire ce que vous avez à faire, mais pour vous apporter le témoignage d’une expérience riche et longue. Scrivener a le mérite de s’adapter à la plupart des besoins des gens qui écrivent. 

Comment je gérais mes documents dans les années 60-70-80.

L’écriture fait partie de ma vie au même titre que l’air, la nourriture, le sommeil, l’activité. C’est ma respiration, sans elle, je meurs.

J’ai tenu mon journal dans des cahiers cartonnés depuis mon arrivée à Paris en septembre 1960 et je le tiens encore, mais cette fois directement en numérique sur Scrivener, via mes ordinateurs fixes ou mobiles.

Cahier des années 60
Cahiers des années 60

Lorsque j’étais étudiante de 1964 à 72, entre la fac de Droit d’Assas, la Sorbonne et la fac de Vincennes-Paris 8, j’ai beaucoup écrit, pour les mémoires et exposés nécessités par les études, mais aussi pour préparer des articles publiés dans la Revue Esprit, des chroniques littéraires et artistiques pour la radio France-Culture ou quelques émissions de télévision avec Michel Polac à Post-Scriptum, ce qui me permettait de financer mes études. J’ai aussi écrit un roman de jeunesse Aquamarine 67.

Je prenais mes notes dans des carnets, que j’avais toujours sur moi, dans mon cartable en vinyle jaune ou mon panier d’Ibiza. Je travaillais ces notes sur des feuilles volantes, des feuilles pelure bleue (c’était aussi ce qu’utilisait Colette et ça m’inspirait). J’écrivais aussi sur du papier d’autres couleurs, selon les sujets, comme je différenciais mes fiches bristol par couleur selon les thèmes. Un peu comme ce que je vois au moment où j’écris ces lignes dans le classeur de gauche sur Scrivener iOS, où s’affiche mon plan général du projet en cours. Je viens d’ajouter un chapitre en créant cette nouvelle page inspirée par le réveil du matin.

Nouvelle page, nouveau chapitre. Couleur selon avancement écriture
Nouvelle page, nouveau chapitre. Couleur selon avancement écriture

Après avoir pris des notes et fait le plan de ce que je voulais raconter, je rédigeais un premier jet sur mes feuilles volantes. Je rangeais ces feuilles accumulées dans un classeur ou un dossier, qui s’amplifiait au fil des recherches. Les documents de recherche étaient trouvés en bibliothèque. J’ai eu la chance de fréquenter à Paris des bibliothèques prestigieuses, comme Sainte-Geneviève, la Sorbonne, la Mazarine, la Bibliothèque Nationale-Richelieu ou celles de la fac d’Assas et de Vincennes à l’époque pionnière de 69 à 72. J’achetais aussi beaucoup de livres, que j’ai encore dans ma bibliothèque bretonne, témoins de mes itinéraires. Et quand je devais finir un article ou un mémoire, mon bureau (une table à tréteau Prisu d’Andrée Putman, 1969) était couvert de papiers divers, carnets, feuilles, dossiers, classeurs, boites de notes volantes, etc.

Alors commençait la rédaction de l’écrit en cours directement sur une machine à écrire, une Underwood, puis une Olympia, et enfin, la dernière, une IBM à boule. Bien sûr, je mettais deux carbones pour avoir des doubles. J’allais très vite, car j’avais suivi des cours audio-visuels de dactylographie à Vincennes. Précieuse formation, comme celle que j’ai eue dans ces années 60-70 à la lecture rapide. Ce capital me sert encore à l’âge de ma maturité.

Ensuite, je relisais le résultat et je le modifiais en l’annotant, découpant aux ciseaux les passages que je voulais déplacer, puis je les collais aux bons endroits. Les feuilles prenaient une sacrée allure.

Et quand le résultat me satisfaisait, je reprenais à la machine tout le texte entier ! Pas de sauvegarde de texte à l’époque, on recommençait jusqu’à la version finale.

Manuscrits d'aquamarine 69-74
Manuscrits d’aquamarine 69-74

La gouvernante de Marcel Proust, Céleste Albaret, raconte dans son livre de souvenirs Monsieur Proust, Robert Laffont, 1973, comment elle devait gérer les paperoles de l’écrivain, lorsqu’il avait revu un chapitre de À la recherche du temps perdu.

Marguerite Yourcenar faisait aussi des copiés-collés manuels pour corriger ses écrits avant les ordinateurs.

Je me suis toujours laissée inspirer par les écrivains que j’estimais.

Puis, dans les années 80-90, les ordinateurs ont remplacé les machines à écrire.

J’ai d’abord continué à prendre mes notes dans des carnets, puis très vite sur SimpleText de mon premier Mac en 92, un LC III. Je me flatte d’être une grande paresseuse et je n’aime pas refaire ce qui a déjà été fait si je peux l’éviter. Donc très vite les notes ont été saisies directement sur clavier, pour être retraitées dans ClarisWorks, le traitement de texte fourni en standard sur les Mac, devenu AppleWorks, puis Pages. Je rangeais les textes les uns avec les autres dans des dossiers selon les sujets concernés. Pour corriger les écrits, je faisais encore des copiés-collés, non plus avec des ciseaux et de la colle, mais avec l’équivalent informatique, qui gardait d’ailleurs le symbole des ciseaux et de la colle (couper, copier, coller). Je reconstruisais l’ensemble du texte, bout à bout, en un seul document avec un Plan hiérarchique.

Plus tard, au début des années 2010, j’ai utilisé Word, lorsque j’ai commencé à publier mes cahiers des années sur Amazon Kindle Direct Publishing et Smashwords. C’était la même chose que Pages en plus compliqué et plus lourd. J’ai corrigé, mis en forme et publié plusieurs centaines de pages sur ce traitement de texte professionnel, en créant à la fin une table des matières cliquable pour publier des ebooks bien formatés.

Or, ce qui était valable en 2010 ne marche plus aussi bien en 2016. La technologie change très vite.

Il y a quelques mois, Smashwords m’a avisé que l’affichage NCX (ce qui gère la table des matières cliquable sur l’ebook de format ePub ou mobi) n’était pas valide sur un de mes fichiers publiés en 2011. Pourtant, tout avait été fait dans les règles expliquées par Mark Coker, créateur de la plateforme américaine d’édition indépendante numérique, dans le Guide des Styles, que j’avais lu en anglais et relu en français lors de sa traduction. J’avais à chaque titre et sous-titre créé un hyperlien relié à une cible et fait une table des matières cliquable. Ça marchait alors. Mais l’ouvrage faisait 700 pages, j’ai dû mal gérer quelque chose.

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Vérification de la table des matières sur Amazon KDP

Bref, il me fallait refaire ce que j’avais passé tant de temps à organiser. J’avoue qu’à l’idée de reprendre Word pour ça je déprimais, les bras m’en tombaient, tant j’avais trouvé ça long et fastidieux. J’ai dépublié le Journal 60 et le reprendrai dans Scrivener avec tous les autres.

La technologie a beaucoup évolué en six ans.

Heureusement, j’ai découvert Scrivener.

J’ai connu Scrivener par des auteurs étrangers dont je suivais les blogs, belges, américains, anglais.

Lorsque j’ai eu un peu de temps pour me pencher sur la question de l’écriture, lorsque j’ai eu assez d’argent pour remplacer mon MacBook par un Mac mini de bureau, j’ai téléchargé la version d’essai de Scrivener sur le site de l’Apple store. Très vite, je l’ai payée, tant elle correspondait à ma façon de faire : écrire sans me soucier de la forme, jamais en linéaire, mais par idée notée au fil de la réflexion ou des recherches, en me référant à des documents externes rangés dans le même projet, sans avoir à aller les pêcher sur mon ordinateur. En plus je pouvais formater ensuite un beau document selon les besoins de publication, en ebooks ePub ou mobi, ou PDF pour les correspondants n’ayant pas de liseuse.

Une de mes cousines du côté de ma mère écrivait un livre sur la propriété d’un de nos ancêtres. J’avais chez moi des archives familiales que je numérisais pour les lui envoyer. Selon les questions qu’elle me posait, je lui faisais quelques pages illustrées des photos d’archives et les lui formatais en PDF. C’était tout beau, comme j’aime, avec les précisions exigées par une méthodologie acquise au cours de mes études.

J’ai mis du temps à me former à Scrivener, mais j’en gagne beaucoup depuis.

Le logiciel était traduit en français, mais pas la documentation. J’avais lu la bible de Gwen Hernandez Scrivener for Dummies, de FirstEdition, 2012, non traduite en français. J’avais acheté d’autres ouvrages écrits par des auteurs américains. J’avais visionné de nombreuses vidéos, lu beaucoup d’articles d’auteurs anglophones enthousiastes, quelques uns de rares auteurs francophones utilisateurs de Scrivener. Je lisais avec attention le Tutorial et le Manual fournis par le logiciel. Mais parfois je butais sur des termes employés dans le logiciel traduit qui ne correspondaient pas à mes habitudes, comme Doublon dans la version Mac pour Dupliquer dans la version Windows, ce qui est plus explicite ; en général on évite les doublons dans nos bases de données. J’ai mis du temps à comprendre comment dupliquer un fichier ou un dossier avec le raccourci tout simple command+D.

Je reprenais alors les vidéos d’une certaine auteur américaine que j’avais vue dupliquer ses chapitres pour augmenter son plan dans le classeur. Et j’ai fini par comprendre comment ça marchait.

J’ai alors géré tous les cahiers saisis sur mes ordinateurs depuis plusieurs années pour les intégrer dans des projets Scrivener, organisés par année, scindés (cmd+K) par mois, avec les documents de recherches ou de publications annexés dans chacun des projets. Le travail est prêt pour les relectures, les modifications, les reformatages, les documentations des nombreux cahiers que j’espère publier de mon vivant.

Autant j’avais le sentiment de piétiner et d’être freinée quand je travaillais sur Word, autant j’ai été soulevée par une énergie incroyable qui m’a permis de gérer plus d’une centaine de cahiers en très peu de temps. Là où je pensais passer des mois et peut-être des années, j’avais passé quelques jours ou semaines à structurer un travail solide et fiable. Je n’allais plus être obligée d’aller à la pêche aux documents. Et surtout, je ne risquais plus de perdre un seul morceau de mes écrits. Sereine désormais !

Pourtant, j’en étais encore aux phases de découverte du logiciel. Maintenant que j’ai intégré l’essentiel des manipulations et des possibilités, je peux envisager de publier les 15 000 pages de cahier écrites entre 1960 et 2016, alors que j’ai failli renoncer à ce rêve devant l’ampleur de la tâche lorsque je travaillais sur Word et que je n’en voyais jamais le bout.

Qu’apporte Scrivener par rapport aux autres gestions de documents et d’écriture d’essais, rapports ou romans ? 

Quand on ouvre Scrivener on a en général deux fenêtres sur Windows : le classeur et l’éditeur, ou trois fenêtres sur Mac : le classeur, l’éditeur et l’inspecteur. L’inspecteur permet de régler les paramétrages de chaque page ou chapitre.

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Classeur et éditeur de page en cours d’écriture-Scrivener pour Mac

Tout est manipulable selon les habitudes de chacun. Afficher le classeur ou non. Afficher l’inspecteur ou non. On peut aussi écrire sur une seule page comme on le faisait sur une machine à écrire.

Si je garde les deux fenêtres essentielles, le classeur et l’éditeur, j’ai d’un côté le plan général de mon ouvrage en cours et dans le grand écran je peux lire chaque page. Je peux aussi en voir deux si j’écris en consultant un document de recherches. Ou consulter un document audio ou vidéo dans le dossier Recherches.

Dans le classeur de gauche, je vois tous les titres de chapitres, de parties, de sections ou sous-sections, selon le genre de document en cours. C’est mon plan qui se développe ou se réduit selon mes besoins. Lorsque je serai satisfaite du plan général pour le reporter dans une table des matières cliquable, je sélectionnerai toutes les têtes de chapitres pour un plan condensé, ou tous les dossiers avec les sous-dossiers pour un plan développé, très complet ou non selon les besoins, puis je les copierai en copie spéciale Table des matières et collerai l’ensemble dans une page du classeur au-dessous des pages de titres et copyrights en début d’ouvrage. Finalement j’exporterai un beau document exploitable par toutes les plateformes numériques ou solutions d’impression.

Plus efficace, je ne pouvais pas l’imaginer avant de le pratiquer.

Plus professionnel non plus, car, hélas ! sur Amazon, je vois trop d’ebooks écrits et formatés sous Word qui ne comportent même pas de table des matières, alors que c’est si facile à faire avec Scrivener.

Bien sûr, si je voulais, je pourrais reprendre l’exportation de mon document .doc dans Word pour le reformater selon les habitudes universitaires ou journalistiques. Scrivener précise bien que le logiciel n’est pas un outil de formatage des écrits, mais un organisateur, un planificateur, un outil d’aide à l’écriture. Il se trouve que depuis que j’utilise Scrivener je n’ai plus eu besoin de rouvrir Word, sauf pour vérifier que les formatages de compilation finale étaient corrects. Jamais je n’ai eu besoin de changer les paramétrages mis lors de la compilation sur Scrivener. Je ne me soucie donc plus de feuilles de style. J’écris, je construis, je planifie et à la fin seulement, je formate, compile et exporte. Et les formatages peuvent être différents selon leur destination, mais mon texte, lui, reste fidèle au poste, sans bouger, dans le projet Scrivener.

Dans le dossier Recherches, en bas du Classeur, je stocke tous les documents texte ou html récupérés sur le web ou ailleurs. Je n’ai donc plus besoin d’avoir des tas de papier autour de moi comme autrefois quand seuls le papier et la machine à écrire me permettaient d’écrire et publier.

Et encore, j’ai toujours été relativement organisée dans la gestion de mes écrits. Quand je vois comment certains gèrent des documents professionnels ou juridiques, je me dis que c’est beaucoup de temps perdu, et ça se compte très vite en mois et années, d’aller à la pêche aux documents par des recherches internes dans les arborescences de l’ordinateur, dans des dossiers éparpillés dans différents endroits de l’ordinateur, ou pire des fichiers balancés en vrac sur le bureau, alors qu’on peut tout classer dans des dossiers spécifiques réunis en un seul endroit : le projet dédié sur Scrivener, pour en faire un document impeccable avec des liens se rapportant aux pièces justificatives à transmettre aux avocats et juges. On peut perdre des mois à travailler de cette façon archaïque. Et c’est pourquoi j’apporte ma pierre à l’édifice en écrivant de modestes guides d’initiation francophone à ce logiciel dont la documentation est en anglais.

Scrivener m’apporte la sérénité dont j’ai besoin pour vivre en harmonie avec moi-même et le monde qui m’entoure.

Maintenant, je peux même écrire cette page sur l’application iOS dans mon jardin, dans la belle lumière de septembre et c’est un grand bonheur que je vous souhaite de connaître.

Ecrire dehors, un rêve de toujours, avant sur les cahiers, maintenant sur ScrivenerApp
Ecrire dehors, un rêve de toujours, avant c’était sur les cahiers en papier, maintenant c’est sur ScrivenerApp, partout où j’ai envie d’écrire.

Je suis rentrée chez moi, à Kerantorec, qui réclame mes soins de tonte, taille, débroussaillage et bientôt bûcheronnage. La date n’est plus fixée pour la publication du guide iOS en préparation. Ce sera dans le courant de cet automne 2016. Je veux prendre mon temps pour faire un beau guide.

En attendant, lancez-vous, l’application est simple d’accès, et si vous avez un souci n’hésitez pas à poser vos questions, nous tenterons d’y répondre au mieux.

Mail professionnel : kerantorec(at)iCloud.com

Belles écritures.

Gaelle,
Kerantorec, le 24 septembre 2016

Smashwords : Guide des Styles gratuit
Scrivener est diffusé par Literature&Latte en versions Mac, Windows (c. 49 €) et application iOS (c. 20€)

Photos : archives personnelles
© gaelle kermen 2016

ScrivenerApp : ne faites pas comme moi

Ne faites pas comme moi

Kamikaze, j’ai poussé à bout les possibilités de l’application. Vous n’êtes pas obligé(e) de faire comme moi. Voici pourquoi.

En découvrant l’application Scrivener, je ne trouvais pas de fonction Importer comme j’y suis habituée depuis vingt-cinq ans que je suis sur ordinateur.

J’ai donc choisi la synchronisation avec iTunes en branchant mon nouvel iPad mini 4 au Mac mini du bureau.

La procédure n’est pas très ergonomique et je ne vous la recommande pas.

Là, j’ai synchronisé, à partir de iTunes tous mes  dossiers Scrivener stockés dans Dropbox, y compris mes dossiers de l’an dernier.

Erreur fatale, ça faisait plus de 5 000 fichiers (files) à synchroniser, ce qui nécessitait plusieurs heures de téléchargement.

Ça a marché, ScrivenerApp est de bonne composition. Mais ce n’est pas indispensable au travail d’écriture quand on se veut mobile, réactif, nomade, bref quand on est un nouvel écrivain qui n’a plus besoin de Word pour se sentir important.

Sur votre iPad et votre iPhone, privilégiez la légèreté et la rapidité.

Il vaut mieux faire la synchronisation sur Dropbox à partir du logiciel de bureau. J’y reviendrai en détail dans un prochain article.

J’ai donc modifié mon dossier Dropbox depuis mon Mac de bureau pour ne garder que les dossiers en cours.

Depuis, la synchronisation est beaucoup plus véloce et je ne perds plus de temps.

Pourtant, je n’en avais encore fini avec les erreurs fatales. Et c’est tant mieux, parce que je sais maintenant les résoudre et vous guider avec précision et sûreté.

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amphithéâtre Descartes où officiait Raymond Aron en 1967 (photo prise en 2013) ©gaellekermen2016

J’ai appris en classe de philosophie, ou peut-être était-ce de la bouche de son ancien élève, Raymond Aron, mon professeur de sociologie politique en Sorbonne, cette citation du philosophe Alain qui avait été professeur dans mon premier lycée à Lorient :

« C’est la mer qui a façonné les canots bretons. »

Je n’ai jamais oublié la leçon.

Pour être sûr qu’un canot (prononcez canote en faisant sonner la dernière syllabe) tienne la mer, il faut le confronter aux pires conditions. Je mets à profit ce conseil pour tester les logiciels ou mes outils à fond. C’est ce que font les industriels  en principe avant de mettre un produit sur le marché. J’ai vu une vidéo sur l’AppleWash récemment lors de la dernière Keynote de Apple.

Ainsi j’ai testé à fond l’application. Un peu trop. Ne faites pas comme moi. Mais si vous le faites, sachez que vous retrouverez votre travail, quoi qu’il arrive.

En effet, lorsque mon MacBook a rendu l’âme, cette fois définitivement et qu’un kilo de riz ne le désoxyderait pas de son naufrage précédent, j’étais repassée sur le Mac mini de bureau, sans aucune perte, puisque tout était synchronisé par Dropbox, et que je pouvais passer du MacBook au notebook sur Windows pour le deuxième guide Scrivener plus simple, puis au Mac mini, sans aucun problème.

J’ai donc laissé de côté le MacBook pour le remplacer par deux outils nomades, qui me permettraient toujours d’écrire dans mon lit, mais aussi en vadrouille, quand je suis sur les chemins avec mon vélo, si l’inspiration m’accompagnait.

Par contre, j’ai récupéré les barrettes mémoire et le disque dur, à qui j’ai offert un bel étui connecté en USB sur mon Mac mini. Jusque là tout allait bien.

Mais je suis venue garder le petit chat de mes enfants en vacances, à Plœmeur, où j’écris ce troisième guide, tout en découvrant les chemins creux et les sentiers côtiers du pays. Il m’arrive d’écrire sur mon iPad ou mon iPhone devant la mer, là où autrefois il m’arrivait de m’arrêter pour prendre des notes dans mes cahiers en papier aux couvertures cartonnées. C’est un rêve enfin réalisé.

Bureau d'été dans sac à dos sur les sentiers côtiers
Bureau d’été dans sac à dos sur sentiers côtiers

J’ai connecté le disque dur du MacBook sur l’iMac 2009 de ma fille. iTunes m’a proposé la mise à jour en El Capitan, alors que le MacBook était encore en version Lion des Neiges (Mac OSX, 10.6.8).

Sans trop réfléchir, j’ai accepté. J’avais fait cette mise à jour en juillet sur l’iMac 2008 d’une cliente Mac, tout avait été parfait.

La mise à jour s’est bien faite. Tout semblait normal.

Respiration en suspens quand même et montée d’adrénaline.

C’est alors que j’ai vu que l’application Scrivener n’avait plus du tout la même tête qu’avant sur l’iPhone et l’iPad.

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Au lieu de sa belle mine Yin et Yang habituelle.

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Quand je l’ouvrais, je voyais les petites roues tourner deux secondes, la synchronisation essayait de se faire, mais l’application se refermait.

J’avais réussi à faire crasher ScrivenerApp !

Erreur fatale : Scrivener ne retrouvait plus du tout son chemin depuis la synchronisation de Dropbox qui n’avait pas été faite pendant près d’un mois sur le MacBook.

Heureusement, il doit y avoir des petits anges informatiques, le matin même, pour vérifier la bonne synchronisation entre toutes les versions de Scrivener de bureau et de mobiles, afin d’avoir une vue générale des possibilités de l’application d’écriture, j’avais actualisé les dossiers en cours sur le notebook PC Asus avec Scrivener version Windows, 1.9.

Je me rassurais en me disant que dans le pire des cas, je retrouverais la dernière version sauvegardée sur le notebook en local, si jamais la version conservée sur le Dropbox depuis le MacBook n’était pas la bonne.

Je ne suis pas du genre à paniquer, mais je déteste quand tout ne fonctionne pas parfaitement. Je découvrais la première faille dans l’application Scrivener que je triturais dans tous les sens depuis trois semaines.

J’ai pensé tout de suite qu’il allait falloir désinstaller l’application, puis la réinstaller en m’assurant d’abord que ce que j’avais écrit le matin sur le notebook était bien en place. Des applications qui crashaient sur Android, j’en avais vu pas mal.

Mais d’abord, j’ai consulté le forum Scrivener. J’ai trouvé tout de suite une rubrique avec mes deux mots clés : clash et Dropbox. Un utilisateur avait rencontré le même problème que moi et l’avait résolu en désinstallant et réinstallant l’application.

Le lendemain matin, j’ai rallumé le MacBook monté sur l’iMac de ma fille et j’ai vu que je n’avais pas laissé Dropbox finir sa synchronisation (des milliers de fichiers !).

J’étais la fautive. Scrivener ne pouvait pas faire son boulot.

C’est pourquoi je vous dis : Ne faites pas comme moi.

Assurez-vous toujours que Dropbox a fini sa synchronisation avant d’ouvrir vos applications, sur quelque support que ce soit.

J’ai donc attendu que la petite icône de Dropbox dans la barre de menu du Mac affiche « mis à jour », puis j’ai désinstallé ScrivenerApp sur l’iPad et l’iPhone, j’ai réinstallé l’application depuis iTunes et tout s’est remis en ordre.

Par contre, et c’est bien normal, ça se serait passé ainsi sur Android, j’ai perdu les deux projets d’essai que j’avais faits sur les deux mobiles. Ça n’avait pas d’importance, les textes avaient été déplacés dans les dossiers en cours.

Je vous dis ça pour que vous sachiez qu’il vaut mieux enregistrer ses projets de travail dans Dropbox pour les retrouver s’il arrive quelque chose aux supports fixes ou mobiles de votre travail.

Si jamais vous n’utilisez que votre iPad ou votre iPhone, sans avoir de Mac ou PC de bureau, veillez à prévoir vos enregistrements sur iCloud.

La morale de l’histoire est que la sauvegarde de Scrivener se fait parfaitement sur Dropbox si on lui laisse le temps de faire la synchronisation.

Pour que tout se fasse bien, il est bon de paramétrer les Settings de l’App dans les Réglages de l’iPad et l’iPhone en demandant une sauvegarde à la fermeture de l’application.

Réglages -> Scrivener -> Syncing & Sharing -> Auto-Detect Changes et Sync Projets on Close : Always.

En standard, c’est Never (jamais) qui est activé.

Mettez Always (toujours) ainsi Scrivener vous rappellera qu’il faut mettre à jour Dropbox.

Dès que nous allumons nos ordinateurs de bureau, Dropbox se met à jour.

Dans l’application Scrivener, une sauvegarde automatique est mise en place.

Dans les logiciels de bureau, une sauvegarde en local se fait aussi si vous avez bien paramétré vos préférences ou options.

Ainsi vous ne risquez pas de perdre du texte. Keith Blount a mis des garde-fous partout. Merci à lui.

Et ScrivenerApp est une application sacrément solide et fiable.

Nous reviendrons en détail sur les paramétrages de l’application.

 Je vous dis à bientôt. En attendant, écrivez bien !

Gaelle,
le 14 septembre 2016, à Plœmeur, Morbihan, Bretagne

Publication de mon guide sur ScrivenerApp apres le 1 octobre

Avis aux lectrices et aux lecteurs qui me font la grâce de me suivre sur ce blog-auteur.

Pardon de différer la publication de mon prochain guide sur l’application Scrivener pour iOS. Voici la Mindmap de son plan de départ.Mindmap Guide

J’avais prévu de publier le 22 septembre 2016, mais un petit accident aux mains me ralentit dans mon écriture. Pas très grave, heureusement. Les mains sont nos outils de travail, très précieux.

D’autre part, et c’est tant mieux pour nous les nouveaux écrivains, l’application est beaucoup plus riche que la plupart des applications que j’ai eu l’occasion d’utiliser jusqu’ici sur tablettes Android. Chaque jour, alors que je croyais en avoir fait le tour, je découvre d’autres subtilités qui peuvent vraiment améliorer notre vie d’écriture.

Alors, je prends ce délai comme une bénédiction en me donnant le temps de bien détailler toutes les possibilités de notre nouvel outil nomade, que vous adopterez sans doute comme moi avec enthousiasme.

C’est dans votre intérêt que je diffère la publication du troisième guide de ma série Scrivener plus simple, pour Mac, pour Windows, pour iOS. L’application est intelligente et pleine de ressources, je me dois d’être à sa hauteur !

Je vous dis à très bientôt, déjà pour de prochains articles en préparation sur l’installation de l’application sur iPhone et sur iPad, avec la synchronisation des anciens projets par iTunes ou Dropbox.

La publication de Scrivener plus simple pour iPad et iPhone aura donc lieu en octobre.

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Cover by Indiegraphies via Fiverr

En attendant, écrivez bien sur le logiciel de bureau Scrivener.

Ou si vous avez déjà l’application, faites-nous part de vos commentaires.

Si vous avez des questions, posez-les, j’essaierai d’y répondre au mieux.

Gaelle,
13 septembre 2016 à Plœmeur (Morbihan)

Crédits :
ScrivenerApp est une application de Keith Blount, diffusée par Litterature & Latte.
iPhone et iPad sont des mobiles d’Apple.

ScrivenerApp : Applications Android avant Scrivener pour iOS

Les performances de l’application Scrivener App sont bien plus importantes que celles des applications d’écriture que j’ai eu l’occasion de tester et d’utiliser pendant mes quatre ans de tablettes et smartphone Android. Aucune commune mesure.

Après la perte douloureuse de mon MacBook en 2011, je m’étais retrouvée sur tablette Android et j’avais testé tout ce qui était disponible sur Google Play en français comme en anglais. J’en avais conservées trois payantes, ce sont mes outils de travail et je trouve normal de rétribuer des développeurs au dur labeur. Il m’en fallait toujours plusieurs pour travailler à peu près correctement.

Si j’avais été abonnée à Word, enfin à Office 365, j’aurais bénéficié de l’application Word pour Android, mais je n’avais pas les moyens de payer des abonnements professionnels de 99 € chaque année.

Pour écrire

Write

Pour écrire mon journal de vie et mes cahiers de chantier, j’utilisais Write.

Write:Tablet Notepad pour Android
Write:Tablet Notepad pour Android

Quand j’écris, je n’ai pas envie d’être dérangée par des barres dans tous les sens avec des icônes innombrables, je veux ne voir que ma page et mon texte.

Write avait le mérite d’être simple, avec une interface sobre, permettant de se concentrer sur l’écriture, sans distraction. L’application était synchronisée avec Dropbox, tout s’enregistrait automatiquement. Mais j’ai quand même perdu du texte le jour où ma sixième tablette s’est arrêtée d’un coup et n’a jamais voulu repartir. La synchronisation n’avait pas eu le temps de se faire.

Pour corriger

Pour corriger les textes, j’en ai corrigé pas mal, mes anciens cahiers des années 60 et des romans de jeunes auteurs, j’utilisais deux applications réputées.

OfficeSuite Pro+PDF

OfficeSuitePro+PDF
OfficeSuitePro+PDF

Doc To Go Premium Key

Après installation de Doc To Go Free, j’avais installé la version professionnelle

Docs To Go Premium Key
Docs To Go Premium Key

Aucune ne me suffisait à elle seule. J’avais toujours peur de perdre du texte. Il fallait attendre trop longtemps le chargement des textes, au point que je suis devenue un peu cardiaque (plus les messages d’alerte sur le mobile Android, je suis devenue presque parano, moi qui suis une émerveillée de la vie par nature !). Et jamais je n’aurais tenté de publier quoi que ce soit à partir des fichiers de la tablette, je n’arrivais déjà pas à publier d’articles sur mon blog !

Pour noter
Simplenote pour noter les idées premières
Simplenote pour noter les idées premières

Simplenote est une application gratuite, qui fonctionne avec son propre système de nuage et permet une très bonne communication entre tous les systèmes, Mac, Pc, Android et iOS. Je la garde pour mes recettes de cuisine, entre autres.

http://simplenote.com

L’ensemble des trois applications payantes avait dû me coûter entre 25 et 30 euros, bien plus que ce que coûte actuellement l’application Scrivener pour iOS, qui fait tout ça à elle seule et bien plus encore, ce sera l’objet de mes prochains articles sur ce blog.

En fait, ScrivenerApp fait le boulot des quatre applications dont j’avais besoin sur mes tablettes Android pour noter, écrire et corriger mes textes, lorsque je n’avais plus de MacBook ni d’outils Apple récents.

ScrivenerApp le fait mieux, tout en restant léger. Il est très facile de noter quelque chose dans une page de l’application sur l’iPhone, même sur un petit écran de 4” comme l’est celui de mon iPhone 5c un peu ancien.

J’ai aussi remarqué que je préférais relire une page pour en voir les erreurs et les corriger sur l’iPhone que sur l’iPad, sur le notebook PC ou même sur l’écran de l’iMac, où je ne vois plus les défauts tant l’écran est grand.

L’iPhone n’affiche qu’une page à la fois et on voit tout de suite ce qui ne va pas.

Capture d'écran d'une page d'iPhone5
Capture d’écran d’une page d’iPhone5

Est-ce à dire que je corrigerais tout un livre sur l’iPhone ? Je n’en sais rien. Je vous tiendrai au courant des possibilités diverses ou des obstacles rencontrés.

Scrivener application sur AppStore
Scrivener application sur AppStore

L’application Scrivener pour iOS est disponible sur l’AppStore au prix de 19,99 €, utilisable sur iPad et iPhone, synchronisable avec les versions de bureau pour Mac et PC.

Belles écritures !

Gaelle,
10 septembre 2016
Plœmeur


Glossaire

Pour différencier les deux versions de Scrivener, j’appelle Scrivener la version bureautique fixe et ScrivenerApp la version nomade pour iPhone et iPad.

Scrivener App pour iOS : ordre et beaute luxe calme et volupte 

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Charles Baudelaire (L’invitation au voyage)
Ce vers de Baudelaire m’évoque l’environnement de l’application Scrivener.

Pour tester cette application longtemps attendue par les fans du logiciel Scrivener, je venais de faire l’acquisition d’un iPad mini 4, après plusieurs années de tablettes Android.

Apple iPad mini 4 de 2015
En déballant l’iPad, j’avais soudain retrouvé l’univers blanc connu lorsque je travaillais en Haute-Couture, chez André Courrèges en particulier. Ouvrir un paquet livré par Apple me rappelait mes années de jeunesse, dans les seventies, entre le Quartier latin à Paris et les beaux quartiers près des Champs Elysées, quand, au moment des collections, entre beaucoup de turbulences, je connaissais des épisodes de luxe, calme et volupté. Tout ce blanc ! Ce décor épuré où ne reste que l’essentiel ! Cet ordre sobre et efficace. Le chic absolu.

Maintenant, au moment de commencer la rédaction du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, je repense à ce vers de Baudelaire et il me semble correspondre à ce que j’ai appris de l’application.

Je l’ai testée sur un iPad mini de 2015, avec ou sans clavier Bluetooth, et sur un iPhone 5c de 2013. Ces deux outils Apple bénéficient de la mise à jour du dernier système i0S 9, compatible avec l’application développée par Keith Blount, le génial créateur du logiciel Scrivener de bureau.

Mon bureau en bord de mer au cours de mes virées à vélo de l’été 2016
J’ai oublié tout ce que je connaissais. Je suis allée à l’aventure, en sachant ce que je voulais en faire : écrire partout et en tous lieux sur des outils nomades, dans la poche, écrire à la terrasse d’un café, écrire au bord de la mer, écrire dans mon jardin, ou mon lit. Pouvoir saisir dans un outil fiable et sécurisé les idées quand elles passent. Construire des projets comme on le fait sur Mac ou Pc, les organiser, les réutiliser sur les ordinateurs de bureau ou les exporter pour les partager et les publier en articles de blog, documents PDF, Word, RTF, TXT, ou, pour les scénaristes, en FinalDraft.

Ecrire au lit, là où la concentration est maximale
J’ai poussé l’application dans ses retranchements, j’ai tenté de la mettre en difficulté. Rien à faire, tout marche et se synchronise à la perfection. Je peux l’utiliser sans crainte de perdre le moindre bout de texte sur tous mes supports : Mac, PC, iPad et iPhone.

Synchroniser les projets entre toutes les plateformes
J’ai découvert un petit bijou d’intelligence et d’utilité pratique. Ici rien n’est superflu, tout a un sens.

L’application Scrivener apporte “ordre et beauté, luxe, calme et volupté”. Savoir être simple et beau est la grande classe.

Je continue donc mon œuvre de sensibilisation francophone à l’utilisation du logiciel Scrivener avec un troisième guide sur l’application Scrivener. Pour de nouvelles manières d’écrire, liées à nos habitudes nomades.

Invitation au voyage au pays de l’écriture.

Gaelle Kermen, Plœmeur, 5 septembre 2016

Bientôt !

L’application Scrivener pour iOS est disponible sur l’AppStore d’Apple.

En savoir plus sur le site Literature & Latte