Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Charles Baudelaire (L’invitation au voyage)
Ce vers de Baudelaire m’évoque l’environnement de l’application Scrivener.
Pour tester cette application longtemps attendue par les fans du logiciel Scrivener, je venais de faire l’acquisition d’un iPad mini 4, après plusieurs années de tablettes Android.
Apple iPad mini 4 de 2015En déballant l’iPad, j’avais soudain retrouvé l’univers blanc connu lorsque je travaillais en Haute-Couture, chez André Courrèges en particulier. Ouvrir un paquet livré par Apple me rappelait mes années de jeunesse, dans les seventies, entre le Quartier latin à Paris et les beaux quartiers près des Champs Elysées, quand, au moment des collections, entre beaucoup de turbulences, je connaissais des épisodes de luxe, calme et volupté. Tout ce blanc ! Ce décor épuré où ne reste que l’essentiel ! Cet ordre sobre et efficace. Le chic absolu.
Maintenant, au moment de commencer la rédaction du guide Scrivener plus simple pour iPad et iPhone, je repense à ce vers de Baudelaire et il me semble correspondre à ce que j’ai appris de l’application.
Je l’ai testée sur un iPad mini de 2015, avec ou sans clavier Bluetooth, et sur un iPhone 5c de 2013. Ces deux outils Apple bénéficient de la mise à jour du dernier système i0S 9, compatible avec l’application développée par Keith Blount, le génial créateur du logiciel Scrivener de bureau.
Mon bureau en bord de mer au cours de mes virées à vélo de l’été 2016J’ai oublié tout ce que je connaissais. Je suis allée à l’aventure, en sachant ce que je voulais en faire : écrire partout et en tous lieux sur des outils nomades, dans la poche, écrire à la terrasse d’un café, écrire au bord de la mer, écrire dans mon jardin, ou mon lit. Pouvoir saisir dans un outil fiable et sécurisé les idées quand elles passent. Construire des projets comme on le fait sur Mac ou Pc, les organiser, les réutiliser sur les ordinateurs de bureau ou les exporter pour les partager et les publier en articles de blog, documents PDF, Word, RTF, TXT, ou, pour les scénaristes, en FinalDraft.
Ecrire au lit, là où la concentration est maximaleJ’ai poussé l’application dans ses retranchements, j’ai tenté de la mettre en difficulté. Rien à faire, tout marche et se synchronise à la perfection. Je peux l’utiliser sans crainte de perdre le moindre bout de texte sur tous mes supports : Mac, PC, iPad et iPhone.
Synchroniser les projets entre toutes les plateformesJ’ai découvert un petit bijou d’intelligence et d’utilité pratique. Ici rien n’est superflu, tout a un sens.
L’application Scrivener apporte “ordre et beauté, luxe, calme et volupté”. Savoir être simple et beau est la grande classe.
Je continue donc mon œuvre de sensibilisation francophone à l’utilisation du logiciel Scrivener avec un troisième guide sur l’application Scrivener. Pour de nouvelles manières d’écrire, liées à nos habitudes nomades.
Invitation au voyage au pays de l’écriture.
Gaelle Kermen, Plœmeur, 5 septembre 2016
Bientôt !
L’application Scrivener pour iOS est disponible sur l’AppStore d’Apple.
Écrire au lit (le passage du papier au numérique) article actualisé le 3 janvier 2017
Un article de Chris Simon repassé sur Twitter me fait me poser des questions sur ma propre pratique de l’écriture dans le lit, comme elle l’explique en donnant des exemples d’écrivains célèbres, dont Colette et Proust, les inspirateurs de ma jeunesse asthmatique et diariste.
Aussi loin que je me rappelle, je me revois écrire mon Journal dans mon lit. Sans doute parce que j’étais très malade et que les crises d’asthme nocturnes m’obligeaient à rester au lit dans la journée. Je lisais donc aussi dans mon lit et prenais des notes dans mes cahiers.
À la lecture de l’article de Chris Simon et des commentaires écrits à sa suite, dont celui de Charlie Bregman, qui écrit sur tablette, sur son canapé ou dans son lit, je réalise que j’ai continué à écrire dans mes cahiers même après être passée sur ordinateur Macintosh en décembre 1993. À l’époque, les ordinateurs de bureau étaient conséquents, bien que mon LC III avec son unité centrale de type » boîte à pizza » eût été un des plus petits du marché et le moniteur relativement peu encombrant.
Avant le Mac, j’écrivais sur une petite machine à écrire électrique, Underwood, que j’avais depuis les années 80. Je tapais mes mémoires pour la fac de Vincennes depuis 1969 sur une machine à écrire portable et j’avais déjà commencé la saisie des premiers cahiers par ce biais dès les années 70.
Je n’avais jamais eu l’idée d’écrire mon journal quotidien sur ce support, utilisé pour rendre des devoirs ou des articles quand mon professeur de Droit en Libertés Publiques de la fac de Vincennes, Maître Serge Fuster, dit Casamayor, m’a fait entrer à la revue Esprit en novembre 70 pour mon premier article sur le Festival de Wight 70, Rien que pour ça.
Mon Journal a subi des périodes de grande vacuité. Quand j’ai fait le récolement en 2009, j’ai constaté que ces périodes correspondaient à celles où je vivais en couple, quand mon écriture était moins libre de ses gestes. Comme ma vie d’ailleurs !
À quel moment ai-je changé de support d’écriture du journal ?
Dès 1995, je me suis abonnée à Compuserve et j’ai commencé à échanger des mails avec quelques correspondants encore rares. Les recherches sur le grand réseau qui commençait à s’étendre sur la planète ont remplacé la compulsion d’ouvrages nombreux.
Très vite, j’ai pris l’habitude de mémoriser sur écran, en commençant à écrire des pages de sites Web. Je me suis formée en 1996 en faisant venir des États-Unis le logiciel Adobe PageMill 1.0, puis la version 2.0, avec le logiciel de gestion de sites entier Adobe SiteMill.
Je n’ai pas tenu mon Journal pendant cette période, sans doute parce que je faisais part de mes conceptions, de mes soutiens ou de mes chocs sur mes sites internet, d’abord sur le club-internet dès que cela a été possible en France, fin 96, puis sur Wanadoo et Neuf, enfin sur free.fr.
C’est donc beaucoup plus tard, sept ans, que j’ai eu besoin de reprendre un cahier pour écrire mes pensées, pour reprendre rendez-vous avec moi-même, pour faire le point sur ma vie, souvent chaotique.
Une date mémorable, le 11 juillet 2005, le matin du jour de la naissance de mon premier petit-fils, comme si j’avais pressenti un changement de vie personnelle, alors qu’il ne devait naître qu’à la mi-août.
Le Journal a été timide au début. Je ne savais plus écrire sur papier au stylo. Mais j’éprouvais le besoin de garder en mémoire les actions que j’exerçais sur mon domaine, dont le jardin devenait un parc au fil des travaux que j’y faisais, stimulée par des amis qui m’apportaient de nombreux plants, fleurs, arbustes, arbres.
J’avais lu dans une revue de Jardinage héritée de mon jeune frère paysagiste, mort en 97, qu’une jardinière anglaise avait écrit un livre, dont j’avais mémorisé le titre : We Made A Garden. Depuis, j’ai lu son livre sur mon Kindle, il s’agissait de Margerie Fish dans son domaine d’East Lambrook Manor dans le Somerset anglais à partir de 1938, qui a lancé la mode du jardinage particulier, du Do It Yourself, comme nous le pratiquons désormais. J’ai eu envie de suivre son exemple sans l’avoir encore lue, tenir un Journal de jardin me semblait une nécessité pratique. Une amie m’avait offert Une année à la campagne de Sue Hubbel, qui m’a aussi bien inspirée. Je nous trouvais bien ridicules, mes amies et moi, avec nos petits travaux de jardinage par rapport à elle qui bûcheronnait dans sa montagne américaine sauvage des Monts Ozacks dans le Missouri, près de ses abeilles, avec son gros camion et sa grosse tronçonneuse thermique pour abattre des arbres. Grâce à elle, j’ai osé ensuite me mettre à abattre moi-même les arbres de Kerantorec et à gérer mon bois de chauffe. Mais dans des proportions plus raisonnables pour mes forces, une tronçonneuse électrique et des scies japonaises.
J’avais lu Colette bien sûr, dans ma jeunesse, Flore et Pomone en particulier, ses fabuleuses descriptions de plantes et jardins avaient été une inspiration constante, restée enfouie et ne demandant qu’à se réveiller au contact de ma réalité environnementale. Et Proust m’accompagnait depuis les années 60, chaque printemps revenait le souvenir des haies d’aubépines de Combray, premier signe de renouveau sur la campagne.
Dehors, je laissais le jardin me guider, m’inspirer, m’initier aux mystères de la nature. Dans mon cahier, je voulais être pratique, ne pas faire de littérature, ne pas prendre la pose, ne pas me regarder écrire. Mais très vite la littérature a repris ses droits, car elle reste ma meilleure référence, ma source inépuisable de connaissances. En écrivant, presque chaque jour, le style revenait, s’affinait, se précisait.
J’ai donc écrit dans mes cahiers au fil des travaux. Puis la vie aussi a repris ses droits, avec ses exigences, ses découvertes, ses enthousiasmes, parfois ses énervements ou ses rancœurs, vite cicatrisées grâce à l’analyse, au recul et à la relativisation que permet le Journal quotidien.
J’écrivais toujours dans mon lit, comme je lisais toujours dans mon lit, l’endroit où je peux être le plus confortablement installée en grande paresseuse qui sait économiser ses forces, sans doute parce que des années durant le moindre geste pouvait être source de souffrance et d’angoisse.
Alors, quand donc ai-je commencé à écrire sur un ordinateur portable ?
Il ne me serait pas venu à l’idée de me mettre au bureau devant le gros moniteur de mon deuxième Mac, un PowerPC 860, pour confier mes écrits personnels à un fichier. Pourtant j’écrivais facilement des pages Internet et jamais, au grand jamais, je n’ai connu l’angoisse de la page blanche. Depuis 96, quand j’avais un sujet à traiter, je me mettais devant le Mac, j’ouvrais Adobe PageMill et les idées venaient toutes seules pour travailler un sujet ou défendre une cause, car nous vivions alors l’Internet démocratique et citoyen, avant que les Marchands du Temple ne s’en emparent à l’aube du nouveau millénaire, en l’an 2000, où j’ai vu changer l’esprit des débuts et s’afficher sur nos écrans des publicités grossières.
L’outil crée la fonction
Je crois que c’est le MacBook qui a suscité l’envie de tenir mon Journal sur informatique. En août 2008, trois ans après avoir repris le journal en cahiers papier, je suis passée à l’écriture numérique. Et le Journal a pris une autre dimension.
Sans doute parce que tout de suite, comme Charlie Bregman le dit, j’ai pu écrire sur mon canapé d’abord, puis dans mon lit, sur un support que j’ai construit aux bonnes dimensions. Maintenant je suis bien installée, comme Colette au Palais Royal, sur mon radeau, avec parfois la chatte à côté de moi.
La vieille chatte m’a quittée le 4 mars 2016. Son esprit veille encore sur les lieux.
J’ai abandonné les cahiers papier après avoir trouvé le bon logiciel pour écrire sans souci sur le MacBook : MiLife pour Mac (il n’est plus supporté hélas, par son créateur).
Et ce fut un vrai drame quand j’ai perdu le MacBook lors d’un naufrage à la tisane le jour funeste du 2 mars 1911, la veille de mon anniversaire, horrible cadeau. Un drame castrateur, dont je ne me suis remise qu’en 2015, quand j’ai pu le désoxyder avec un kilo de riz.
Quatre ans de traversée de désert sans publication
J’ai essayé pendant quatre ans de remplacer le cher MacBook par des tablettes. Il m’a fallu en écumer sept, sans jamais parvenir à travailler normalement. Heureusement, oui, je pouvais y écrire mon Journal, sur l’application Write pour Android, avec un clavier bluetooth pour être plus confortable. Mais jamais je n’ai pu aller au-delà de la simple prise de notes, jamais je n’ai réussi à bloguer à partir de la tablette en cours, malgré mes nombreux, très nombreux, trop nombreux essais de mise en forme et publication. Jamais je n’étais satisfaite comme je l’avais été avec le MacBook. Une perte de temps abominable.
Sept tablettes Android ont tenté en vain de remplacer le travail sur MacBook ou sur iPad en quatre ans.
J’ai toujours craint de perdre mes fichiers, malgré les sauvegardes, malgré tous les tuyaux que, vieille routarde du Web, je connais bien, parce que je suis toujours prête à tester de meilleures solutions, pour être plus efficace. J’ai même racheté en urgence une nouvelle tablette Cube parce que j’avais perdu un pan de journal quand la première s’était arrêtée comme ça, sans prévenir, au bout d’un an. La deuxième était moins performante malgré ses specs (spécificités) bien plus avancées. Les tablettes, c’est beau, ça a de la gueule même parfois, mais c’est juste un décor, il n’y a rien de fiable à l’intérieur et je suis navrée qu’Android devienne un standard, c’est de l’argent gaspillé en pure perte.
J’y ai quand même corrigé quelques centaines de pages, les miennes et celles d’un auteur ami. Mais j’en suis restée là, je n’ai rien mis en forme, rien publié, pendant quatre ans. J’avais eu des PC entre les mains, prêtés par des ami(e)s, qui tentaient de m’aider à remplacer mon MacBook. Mais là encore, ça n’a rien à voir. Aucune ergonomie. Des hiérarchies lourdes, fastidieuses, il faut cliquer trois ou quatre fois, là où un clic de Mac suffit. Et trois clics de plus pour chaque manipulation au bout d’une journée, ça fait beaucoup de clics surnuméraires, épuisants, pour les doigts, les mains, les bras, de vrais freins à l’expression de la pensée. Bref, c’était démotivant.
L’eMac 2004 a permis la saisie confortable des 15 000 pages des cahiers entre 1960 et 2008.
Pendant cette traversée du désert, j’ai continué la saisie des cahiers sur l’eMac 2004, très confortable pour une frappe informatique aux kilomètres, 15 000 pages quand même. Mais je n’ai jamais eu l’idée d’y tenir mon Journal. Trop de distance entre le texte et mon cerveau. Le clavier de bureau met de la distance. La position assise droite et rigide met de la distance.
Or l’écriture doit jaillir de l’inconscient, comme le dit Chris Simon, et la position allongée est la plus adaptée pour laisser l’inconscient se révéler, selon les indications de Freud pour la cure analytique. Tenir son journal procède d’ailleurs pour moi de la cure analytique au quotidien. Cette cure a le mérite d’être gratuite, efficace et de ne déranger personne autour de soi…
Écrire au lit avec Scrivener sur un MacBook
Aussi quand j’ai retrouvé l’usage miraculeux du MacBook, j’ai immédiatement repris la position de l’écriture inconsciente, assise dans mon lit, les jambes allongées, le cerveau connecté au clavier et à l’écran, au plus près du texte.
Maintenant j’écris mon journal avec Scrivener et je gère tous mes projets d’écriture avec Scrivener.
Tenue du Journal sur la version Scrivener de bureau pour Mac
Depuis que j’ai retrouvé le bonheur d’écrire dans mon lit sur un Macbook en prenant d’abord des notes sur un iPad 1, j’ai repris confiance pour la publication de certains écrits, une confiance que j’avais perdue avec les PCs et les tablettes. Quand je vois tout ce que j’ai écrit et publié en quelques mois depuis mars 2015, je me dis que rien ne vaut d’écrire dans son lit, mais sur un MacBook avec Scrivener et un iPad avec Simplenote et SimpleMind+. Car l’iPad a remplacé aussi la tablette Android, pour de grands avantages, plus de stabilité, jamais de plantage, une bonne ergonomie, un clavier fluide et rapide, des recherches sur le Web sans attente…
Écrire au lit est toujours une promesse de bonheur avec soi-même
Écrire dans mon lit implique maintenant d’écrire sur un Macbook et un iPad. C’est comme être connectée directement à mon cerveau, il n’y a aucune distance entre la pensée et sa saisie. Et au moins, je n’ai plus besoin de recopier ce qui était avant écrit sur papier.
Écrire au lit est comme une respiration bienfaisante. Ce n’est jamais une fatigue ni une corvée, c’est plutôt une relaxation qui me donne le sentiment d’exister. Je me dis que j’ai au moins fait ça dans ma journée, tracer quelques lignes noires sur une page blanche…
Écrire au lit est toujours une promesse de bonheur, un petit moment passé avec moi-même, loin de l’agitation du monde, au plus profond de l’essentiel, à la recherche de la quintessence du sens de la vie.
***
Ferai-je un article de cette longue réflexion matinale induite par la relecture de l’article de Chris Simon, l’Américaine parisienne qui a écrit Lacan ou la boite de mouchoirs ?
Je crois, puisque je passe de Scrivener à WordPress en deux ou trois clics.
Et voilà !
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 14 avril 2016
Post-Scriptum du 3 janvier 2017
Depuis cet article, j’ai eu le bonheur de pouvoir acquérir de vrais outils de travail d’écritures quotidiennes, l’iPad mini 4 et l’iPhone 5c. Je continue donc plus que jamais à écrire dans mon lit, surtout en hiver. Le résultat est d’une grande efficacité.
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, 2016.
Une valeur sûre : depuis sa sortie, le guide est en tête des meilleures ventes dans les catégories Logiciels, Bureautique et publication, Informatique et Internet, sur Amazon comme sur Apple. Il remplit donc sa mission d’aide à l’écriture et à la publication pour les auteurs et les éditeurs francophones.
Quelles plateformes numériques pour quels formats d’ebooks ?
Cet article entame une série sur les différents supports de publication et de lecture numérique, côté lecteur et côté auteur, dont les intérêts se rejoignent, car il est difficile d’imaginer un auteur qui ne lirait pas.
Amazon est-elle la seule plateforme d’édition numérique valable ?
Pourquoi autant d’auteurs me disent ne pas vouloir se disperser et publient seulement sur Amazon, et même sur KDP Select, ce qui semble inconcevable à mon cœur d’indépendante rebelle ?
Amazon est-elle la seule voie valable pour un auteur et pour un lecteur ?
Amazon recueille la clientèle d’une grande part du marché de la lecture numérique. Beaucoup d’auteurs-éditeurs ne songent pas à aller voir ailleurs pour publier leurs ebooks. Pourtant, il existe d’autres plateformes de diffusion numérique qui présentent des choix plus larges. Il est vrai qu’elles sont en anglais, alors qu’Amazon a fait l’effort de localiser ses boutiques virtuelles.
Je n’ai pas expérimenté les plateformes francophones, qui ne me semblaient pas aussi intéressantes que les solutions Amazon et Smashwords, que j’utilise depuis six ans. J’ai récemment expérimenté Draft2Digital pour mon guide illustré Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié le 10 janvier 2016.
Je ne demande qu’à être convaincue qu’on peut aussi publier en francophonie. Si vous avez une expérience de Bookelis par exemple, dont j’ai lu qu’il était le « Smashwords français », n’hésitez pas à m’en faire part.
Pour l’instant, par principe, je ne parle que de ce que je connais et de ce que j’utilise moi-même. Voici ce que j’ai expérimenté ces dernières années en lectrice boulimique et auteur numérique.
Le point de vue du lecteur
Les formats d’ebooks pour la lecture
Le haut de la mindmap montre qu’il existe 4 formats de lecture : LRF, Mobi Kindle, ePub, PDF.
Par respect pour les ancêtres, je citerai pour mémoire le format LRF de Sony. Sony a inventé le premier E-Reader en 2004, pour interrompre sa fabrication en 2014. Le catalogue Sony a été confié à Kobo. Comme certaines liseuses marchent encore très bien, Smashwords continue à proposer ce format.
Les trois formats de lecture numérique les plus courants en 2016 sont :
PDF, format Adobe d’échange de documents à l’identique, lisibles sur tous les ordinateurs de la terre,
mobi Kindle, format Amazon, lisible sur les liseuses et tablettes Kindle, ainsi que sur les applications pour ordinateurs et tablettes, ou dans le Kindle Cloud Reader,
ePub, format open source, adopté par les liseuses Kobo, Nook et toutes les tablettes Android ou iOs : iPad, iPhone, iPod.
Certaines plateformes de lecture numérique imposent un format numérique à leur lectorat :
Amazon : Kindle
Apple : ePub lisible par iBooks
Kobo : ePubNook : Nook Book
Le point de vue de l’auteur
Quelle(s) plateforme(s) de publication numérique choisir pour offrir le meilleur choix à votre lectorat ?
Le bas de la mindmap révèle les formats de fichiers qu’un auteur récupérera après avoir téléchargé un document .doc, .epub, ou .mobi ou html sur une ou des plateformes numériques.
Amazon KDP (Kindle Direct Publishing)
Amazon, depuis janvier 2010, a ouvert sa plateforme de publication numérique aux auteurs francophones. Le site est en français, tout est bien expliqué, très clair, le service d’assistance est très rapide si on a besoin d’aide. On trouve aussi des forums et des groupes très actifs d’Auteurs indépendants sur Kindle.
Sur Amazon, l’ebook n’est vendu que sous le seul format mobi Kindle, ce qui nécessite d’avoir une liseuse Kindle ou une tablette Kindle Fire, ou de lire sur l’application Kindle.app, adaptée il est vrai à tous les mobiles et ordinateurs, mais moins confortable qu’une liseuse.
Qu’en est-il si le lecteur est sur iPad ou Kobo ? Doit-il passer par une application pour lire ce qui pourrait être téléchargeable directement sur l’appareil ? Ce n’est pas toujours facile, dès qu’on a un matériel un peu vieillissant, l’application Kindle.app devient trop lourde.
Faut-il convertir son fichier par une application comme Calibre ?
Compliqué pour qui ne maîtrise pas bien les arcanes de l’ordinateur et surtout pour qui désire lire, vite, ce qu’il vient d’acquérir !
Un des avantages de la lecture numérique est qu’on dispose sans attendre de son fichier sur Kindle, liseuse ou tablette de lecture. Le téléchargement d’un ebook au format Kindle prend 30 secondes, chrono en main, dès qu’on connecte le Kindle en WiFi.
Des plateformes de diffusion numérique plus ouvertes
Il existe au moins deux plateformes numériques qui permettent de diffuser des ebooks sous un autre format que mobi Kindle.
Draft2Digital
L’auteur-éditeur récupère son texte en ePub, Mobi et PDF.
Smashwords
L’auteur-éditeur récupère son texte en ePub, Mobi Kindle, PDF, LRF, et son document original est sauvegardé en .doc.
Le fait qu’un auteur-éditeur puisse, à n’importe quel moment, retrouver son document d’origine, au format .doc, peut épargner beaucoup de temps de recherche sur des sauvegardes diverses quand il s’agit de corriger un ebook, reprendre une table des matières, comme cela vient de m’être demandé par Smashwords pour répondre aux nouvelles normes après six ans de publication pour un de mes cahiers construit sur Word à l’époque.
Quels formats d’envoi de document pour quels formats d’ebooks ?
Curieusement, Amazon, du genre monomaniaque pour son format de lecture, permet aux auteurs d’envoyer leurs fichiers à publier dans tous les formats possibles : Word, ePub, html, etc.
J’ai essayé récemment quelques-uns d’entre eux, le meilleur rendu est fait par le fichier mobi compilé par Scrivener, beaucoup plus simple à utiliser que lorsque je devais utiliser Calibre et Sigil, ou quand je passais par le HTML filtré sur mon MacBook.
Je suppose même que Scrivener a été inventé pour régler tous ces problèmes de conversion.
Sur Smashwords et Draft2Digital, un document au format .doc suffit à assurer la meilleure présentation possible.
En utilisant Scrivener pour compiler le manuscrit de mon guide au format Microsoft Word 97-2004 .doc, j’ai eu la chance de voir le fichier accepté dès le premier téléchargement, alors qu’autrefois (il y a six ans), je galérais pour faire une présentation impeccable sur Word.
Et Draft2 Digital ?
Le guide de Bruno ChallardEn moins d’une après-midi Publiez vos livres sur les plus Grandes Plateformes de Publication: Et dites adieu aux formatages compliqués ! m’avait mise sur la piste de cette nouvelle plateforme numérique, américaine une fois de plus. Je l’ai testée pour la publication de mon guide Scrivener plus simple. Le guide a de nombreuses captures d’écran et contient près de 150 illustrations pour 175 pages. La présentation n’était pas idéale sur Draft2Digital, les lignes blanches mises avant et après les images étaient supprimées dans la mise en page et je ne pouvais pas m’en satisfaire. J’ai donc retiré les publications faites par Draft2Digital sur Apple, Kobo et Nook, pour les remettre sur Smashwords, où la présentation est toujours impeccable. Mais pour de futures publications au format texte, il est possible que je revienne à Draft2Digital dont l’interface est très belle et ergonomique. Plus moderne, disons, que celle de Smashwords.
Pour les auteurs qui tiennent encore au papier (ce qui n’est pas mon cas), Draft2Digital permet à la fin de la conversion en ebook de passer à la version papier par CreateSpace. Tout est simple.
L’exigence de Smashwords
L’exigence de Smashwords pour répondre aux critères du catalogue Premium en a fait la terreur de beaucoup d’auteurs qui se privent des meilleurs services en refusant de publier sur ce support de diffusion.
Si le fichier est accepté par leur moulinette, on est sûr que la présentation sera parfaite partout, aussi bien sur l’iPad, le Kindle, une tablette Android, que sur une Kobo.
Bien sûr il y a des règles de mise en forme à respecter, j’y reviendrai dans d’autres articles.
Smashwords reste pour moi la garantie de l’excellence en ebook. Je parle bien sûr de formatage, pas de qualité littéraire, ni même de typographie, qui sont d’autres sujets.
La liberté du choix du support de lecture numérique pour le lecteur qui achète l’ebook sur le site Smashwords est un net avantage.
***
Alors, Amazon ou Smashwords ?
Pour moi c’est Amazon et Smashwords.
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 21 mars 2016
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
Voir un extrait sur Amazon
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Une fonction pratique de Scrivener est la synchronisation avec l’application Simplenote.
Pour prendre des notes rapides, beaucoup d’auteurs utilisent Evernote, application aussi portée sur Mac, Pc et tablettes Android. J’ai tout essayé. La version gratuite ne m’a pas convaincue comme celle de Simplenote.
Je reste donc fidèle à Simplenote que j’ai sur tous mes supports, fixes et nomades. Il a l’avantage de se synchroniser avec Scrivener, sur lequel j’écris tous les jours.
Simplenote me sert à gérer :
La liste de courses, pratique à regarder sur le smartphone quand je suis dans un magasin, pour vérifier que je n’oublie rien, car j’ai horreur de faire des courses.
La liste des travaux que je prévois de faire sur mes chantiers de bricolage et jardinage à la belle saison.
La prise de notes de mon Journal quand le MacBook est éteint et que j’écris sur iPad, dans mon lit, comme sur la terrasse, ou en dehors de mon territoire de sécurité.
La collecte de citations quand je lis un ebook sur iPad.
La garde de quelques liens en cours.
Les recettes de cuisine…
etc.
Pour récupérer les citations prises lors de lectures sur iPad, je mets un mot-clé, ici smashwords.
Puis je vais dans mon projet Scrivener où j’ai besoin de garder ces citations.
La manip : Fichier > Synchroniser > avec Simplenote…
Pour chercher les notes concernées, je tape le mot-clé dans le champ du bas de l’écran de Synchronisation Simplenote.
Je sélectionne les documents à synchroniser.
Pour être sûre de ne pas le mettre dans mes autres dossiers en cours, je crée une autre page.
Je vérifie où se trouvent les notes de citations smashwords.
En fait Scrivener, pour éviter tout écrasement de fichier précédent, l’a rangé dans le dossier Recherche. C’est toujours comme ça avec Scrivener, il fait en sorte que jamais nous ne perdions un document. Il a même créé un dossier Collections pour conserver ces notes spécifiques pour une recherche future.
J’étudierai bientôt le concept, propre à Scrivener, des Collections. Pour l’instant, en cliquant sur mon classeur original, je retrouve le fichier de citations dans le dossier Recherche. Après j’en ferai ce qui me semblera bon selon mes projets de blog ou d’ebook.
Et vous comment prenez-vous vos notes, sur Evernote ou sur Simplenote ? Sur votre iPad ou vos tablettes ?
Belles écritures !
Gaelle
Kerantorec, 9 février 2016
P.S. On peut aussi bien sûr continuer à prendre des notes sur papier. Je l’ai fait pendant plus de 60 ans, dans mes cahiers d’écolière et d’étudiante, puis dans de super classeurs-agendas. Mais j’ai opté pour un monde numérique, que je trouve bien plus confortable que l’ancien. J’aurai 70 ans dans quelques jours, je n’ai plus de temps à perdre avec des outils obsolètes, alors qu’on a la chance d’avoir une technologie efficace. Je transmets dans ce blog les expériences qui me permettent de faire en six mois ce que je ne pouvais pas faire avant en six ans.
Crédits Simplenote Evernote
Scrivener est diffusé par Literature & Latte Smashwords est une plateforme d’édition numérique californienne qui fait d’excellentes conversions de fichiers en ebooks de tous formats et les diffusent sur les grands supports comme Apple, Barnes & Noble, Kobo, Sony etc. Guide Marketing eBook (en anglais).
En français il existe le guide de formatage de bons eBooks : Guide des Styles Smashwords.
*** Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
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Pour importer un modèle dans un nouveau projet Scrivener, il faut d’abord télécharger le modèle. J’ai mis trois modèles en français à votre disposition pour faciliter vos débuts ou vos progrès sur Scrivener sans vous sentir submergé(e) par toutes ses possibilités.
Il suffit de cliquer sur le lien pour que le modèle zippé se télécharge sur votre ordinateur. Récupérez le modèle dans le dossier Téléchargements. Dézippez-le.
Ouvrez Scrivener, Fichier > Nouveau projet > Options (en bas de la colonne de droite) > Importez des modèles… allez chercher le modèle dans Téléchargements et cliquez sur Importer.
Le modèle est mis par le logiciel dans le dossier Project Templates du dossier Scrivener que l’on peut faire apparaître en cliquant sur Scrivener dans la barre de menus et descendant sous Préférences : Afficher le dossier Support dans le Finder.
Pour utiliser le nouveau modèle, faut chercher dans les différents modules de Fiction, Non-Fiction et Ecriture de scripts pour trouver les modèles traduits en français par Gaelle Kermen.
Bonnes écritures,
Gaelle
*** Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié sur toutes les plateformes numériques par ACD Carpe Diem, 2016.
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Le projet du guide francophone pour débuter avec le logiciel d’écriture Scrivener a été commencé le 3 décembre 2015 et terminé le 18 décembre. Deux semaines ont permis de le construire et le mettre en forme. Je m’étais lancé un défi. Il a été respecté, grâce à Scrivener.
Voici le tableau d’affichage final du Projet au 18 décembre :
Il a fallu encore autant de jours pour élaguer le projet, enlever des pages entières, ajouter une Partie PUBLIER, corriger encore et encore, revoir, modifier des captures d’écran, désactiver les liens vers Amazon pour être accepté par Apple et passer le cap du Premium Catalogue de Smashwords, vérifier les conversions des plate-formes et le publier enfin. Le 31 décembre 2015, l’ebook a été mis en précommande pour la sortie du 10 janvier 2016.
175 pages. 14 500 mots. 144 illustrations. 177 heures. Un mois de travail d’écriture intense.
Bien sûr, je maîtrisais mon sujet, avec une expérience de plusieurs mois intensifs sur Scrivener. Je ne me lançais pas en quinze jours dans l’inconnu. Sauf que je me demandais si l’ajout d’images dans les pages allait passer. J’avais renoncé à publier en 2012 un livre illustré sur le Festival de Wight 70 (avec Jimi Hendrix, Leonard Cohen, Melanie, Joan Baez, etc.) parce que le travailler sur Word était un cauchemar, avec un fichier trop lourd, qui plantait et me décourageait. Avec Scrivener, 144 illustrations sur 175 pages sont passées !
Ce dont je suis sûre, c’est qu’aucun autre traitement de texte ne m’eût permis une telle rapidité d’exécution ni ne m’aurait autant motivée à construire ce guide. Peut-être aurais-je renoncé à aller au bout de l’aventure. Avec Scrivener, j’ai été stimulée, émerveillée même, par ce que j’apprenais encore en balisant vos chemins dans ses méandres.
Maintenant, c’est à vous de prendre Scrivener en main, de l’adapter à vos besoins, d’en faire un outil productif, un compagnon de vie, une ressource d’expression de vos richesses les plus précieuses.
Que ce guide vous accompagne dans vos premiers pas ! Il n’est pas complet, il faudra faire une suite pour les utilisateurs avancés, mais déjà il vous permet de vous lancer dans votre écriture.
Avec mes meilleurs vœux pour la nouvelle Année 2016, qu’elle soit productive, riche et épanouissante.
En guise d’étrennes, vous pouvez télécharger le Roman-modèle (avec parties et chapitres) que j’ai traduit du modèle proposé dans Scrivener.
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Dans Scrivener, on peut importer un projet déjà conçu en amont dans une Mind Map, exporté au format OPML. Scrivener le transforme en chapitres et sections. C’est ma méthode préférée.
Apprendre cette procédure a changé complètement mes perspectives d’écriture. C’est en fouillant le net à la recherche d’explications en français sur Scrivener que je suis tombée sur la vidéo de Marie Bo Solutions et sa façon de créer ses chapitres sur une mindmap en les exportant dans Scrivener dans le format OPML. Depuis, Marie Bo est devenue une amie Facebook et je lui redis ici toute ma gratitude. Sa solution peut aussi améliorer vos projets d’écriture.
Créer une mindmap (carte mentale ou carte heuristique en français) est une des choses les plus gratifiantes que je connaisse.
Pour un cerveau créatif, la construction d’un projet ne se fait pas par raisonnement linéaire, mais par association d’idées.
Sur la mindmap, on commence par écrire au centre le sujet sur lequel on veut réfléchir. Puis, on note les idées en vrac, par des rayons qui tournent autour du soleil dans le sens des aiguilles d’une montre.
En fait, on les met dans n’importe quel sens d’abord et on les range ensuite dans l’ordre que l’on souhaite.
Le cerveau ne fait pas de censure sur une mindmap, la relecture la fera, ça fait toute la différence du monde pour laisser exprimer les idées. On efface, on ajoute, on met du texte, une photo, un lien, on fait ce qu’on veut, du moment que ça a un rapport avec le sujet central.
Lorsque j’ai eu l’idée du projet de ce Guide Scrivener, j’ai pris mon iPad, et j’ai laissé venir les idées, un peu dans un état second, me laissant porter par le flux.
Voici le résultat de la projection cérébrale du matin du 2 décembre 2015.
Ce type de document est devenu le point de départ de tous mes projets d’écriture.
Le logiciel s’appelle SimpleMind+, il est disponible sur tous les supports mobiles (je l’ai aussi acheté pour ma tablette et mon smartphone sur Android, mais ça marche mieux sur l’iPad). Une version Desktop est aussi disponible pour synchroniser avec les ordinateurs de bureau.
Je peux écrire, prendre une note, créer un article, élaborer un projet, partout où je suis, sans limite, sans distance. Une idée et hop ! je la saisis au vol. Après, je l’exporte et la récupère dans Scrivener ! La mindmap est faite directement sur l’iPad et exportée sur le MacBook ou le Mac mini, mes deux supports de logiciel Scrivener.
Exporter par mail en png txt OPML html
Quand la mindmap me satisfait, que je pense avoir envisagé tous les embranchements, toutes les ramifications du sujet, je la mets en œuvre sur Scrivener.
Depuis l’iPad, je l’enregistre toujours sur Dropbox, le nuage qui me permet de synchroniser mes fichiers essentiels entre les différents supports, nomades et fixes.
Je clique sur la fonction de Partage de l’application, Send to Mail.
Je l’exporte en trois formats, .PNG, .Txt et OPML.
Si je faisais un site Internet, je l’exporterais en html. Pour Scrivener, j’ai juste besoin de trois exports.
Sur Gmail, je récupère mes pièces jointes, je les enregistre sur le MacBook.
Dans Scrivener, je récupère les fichiers, PNG, le format d’image que j’ai choisi, .TXT pour écrire un article de blog et .OPML pour un projet entier d’écriture avec chapitres, qui peut devenir un ebook.
Importer un fichier Txt en article de blog
Si je veux ne faire qu’un article de blog, il me suffit d’importer le fichier .TXT.
Je vais donc dans Scrivener -> Fichier −> Importer -> Fichiers…
Je choisis le fichier TXT et la page de l’article s’affiche dans le projet Scrivener sur lequel je travaille.
Voici ce que ça donne. Le texte s’est mis en ordre comme j’avais organisé les branches autour du sujet central, de l’est au midi, de l’ouest au sud, du sud à l’est, dans le sens du soleil, dans une belle harmonie universelle.
Construire un projet entier avec OPML
La mindmap exportée au format OPML permet de construire un projet entier avec Scrivener.
Je vais dans Scrivener -> Fichier −> Importer -> Fichiers…
Je cherche le fichier OPML et je l’importe dans mon projet Vide.
Et voilà le résultat !
J’ai tout de suite un projet bien construit, clair et net. Il ne me reste plus qu’à rédiger chacun des chapitres.
C’est ce que j’ai fait. Depuis le 3 décembre, le projet de GuideScrivener francophone pour Mac a évolué dans les détails, il s’est étoffé, illustré, mais les grandes lignes de sa structure, élaborées sur la mindmap, sont toujours là.
Merci Marie Bo pour la super solution ! Immense gratitude ! Au plaisir d’écrire !
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Un auteur que j’ai aidé à prendre en main Scrivener a intégré le maniement du logiciel en moins de quatre semaines, là où j’avais mis quatre mois à comprendre en lisant des manuels et regardant des vidéos en anglais.
L’histoire
Récemment, un auteur m’a demandé de l’aider à remettre en forme ses romans policiers, dont la présentation laissait à désirer sur Kindle, lui attirant des commentaires désobligeants. De plus, honte suprême, ses romans n’avaient pas de table des matières. La lectrice numérique compulsive que je suis depuis plus de cinq ans maintenant, sans retour en arrière possible au papier, ne supporte pas les ebooks ou livrels sans Table des Matières. J’ai failli refermer l’ensemble, agacée, insultée même, me sentant dans mon bon droit de trouver la meilleure présentation possible quand j’achète un livrel.
En fait, j’ai fini par comprendre, au fil de nos très très très nombreux échanges, qu’il avait toujours en tête l’impression papier pour Create Space, la plate-forme d’impression à la demande. Ses fichiers numériques étaient paramétrés sur Word au format de pages papier. Ce n’était pas bon du tout pour un affichage serein et fluide sur Kindle, iPad ou autre liseuse.
Je lui ai conseillé Scrivener. Il était réticent, craignant que la version de Scrivener ne marche plus sur son ancien système Mac OS 10.6.8 sur son MacBook pro de 2011. Mais elle marche sur le même système de mon MacBook de 2008. Et même sur les versions anciennes de Mac OS
Il avait de grands bloquages, pensant encore papier, quand il fallait penser numérique.
Je répondais du mieux que je le pouvais à chacune de ses questions. J’ai fait un premier article de blog sur Scrivener pour lui expliquer comment faire une Table des Matières sur PDF pour une publication papier avec table des matières numérotant les pages.
Pour l’aider à prendre en main lui-même ses derniers paramétrages d’impression au moment de la compilation, j’ai fini par lui faire toute une série de copies-écran à chaque étape.
Le résultat
En quelques jours, au cours de ces quatre semaines intenses de corrections en novembre 2015, il avait pris en main Scrivener et s’émerveillait de la richesse et des possibilités de ce studio d’écriture, qui l’incitait à écrire encore plus qu’avant, en maîtrisant mieux chaque chapitre, en pouvant suivre ses personnages, les lieux des intrigues, d’un tome à l’autre. Il pouvait se concentrer sur l’écriture au lieu de penser à la mise en forme comme il le faisait sur Word depuis toujours. Scrivener avait gagné !
Quand j’ai vu la masse de notes que j’avais accumulées pour lui répondre, bien classées au fur et à mesure dans mon Projet Scrivener pour ses corrections, j’ai pensé qu’il n’y avait pas de raison de les réserver à un seul auteur. Ces réponses, ces manipulations, ces procédures, bien expliquées, pouvaient servir à plus d’une personne.
J’ai pensé à vous, qui écrivez en français et avez besoin d’un bon outil de travail, en oubliant la mise en forme fastidieuse et lourde que vous avez subie jusque là.
J’ai alors décidé de publier un premier Guide Kermen sur Scrivener. Je dis premier, car j’ai beaucoup de trucs en réserve dans mon Journal de Vie ou mes Cahiers de Chantier, à transmettre, entre comment allumer son feu sans attendre 20 minutes, ou comment tailler une branche à la scie japonaise, ou comment écrire un ebook en un mois, mon dernier défi. Mais je digresse !
Pour vous qui écrivez dans le monde francophone, je conçois le Guide que j’eusse moi-même aimé trouver quand j’ai commencé à chercher ce qui se faisait comme initiation à Scrivener.
Gaelle Kermen,
Kerantorec, 11 décembre 2015
P.S. Le guide a été mis en ligne sur les plateformes numériques en précommande le 31 décembre 2015. Sortie officielle le 10 janvier 2016.
***
Gaelle Kermen est l’auteur de Scrivener plus simple, le guide francophone pour Mac, publié par ACD Carpe Diem, 2016.
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Scrivener est un formidable studio d’écriture, qui remplace désormais tous les traitements de texte utilisés depuis trente ans de travail sur ordinateur personnel.
Ce que Scrivener peut faire pour vous
Ouverture facile et rapide
Écriture créative et dynamique, plus jamais linéaire
Possibilité de récupérer un document écrit sur Word, Open Office, ou Pages, en le scindant en chapitres
Travail par chapitre, scène, idée, note, pour écrire sans se soucier de la mise en forme
Possibilité de changer de place aux chapitres pour refaire le plan
Plan facile à faire à partir d’un document exporté en OPML d’une MindMap
Page facile à faire à partir d’un document exporté en TXT d’une MindMap
Article de blog facile à faire à partir d’une page
Gestion de nombreux documents en un seul lieu Recherches (pages web, photos, notes) pour ne plus jamais égarer ses notes de travail
Une idée égale une note ou une page, classée, ou en attente dans le module Recherches
Table des matières automatique pour ebook (Kindle, iPad, liseuse)
Table des matières pour PDF dans l’édition papier à la demande (CreateSpace, Draft2Digital, Lulu)
Mise en forme à la fin du document selon les critères d’exportation
Publication sur toutes les plate-formes numériques au format ePub (toutes tablettes et liseuses) et mobi (Kindle)
Exportation en la plupart des formats d’écriture (rtf, html, doc, docx, etc.)
Modèles (en anglais) pour les thèses, les romans, les pièces de théâtre, les poèmes, les scénarios
Possibilité de faire rapidement ses propres modèles
Sauvegarde possible sur Dropbox pour continuer un projet sur un autre ordinateur
Sauvegarde automatique
Plus jamais de plantage quel que soit l’ampleur du projet
Que vous soyez étudiant, écrivain, auteur, blogueur, doctorant, journaliste, professeur, responsable, éditeur, scientifique, dans votre travail comme votre vie personnelle, que vous écriviez comme moi votre Journal, que vous ayez besoin d’écrire des rapports, des mémoires, une thèse, un roman, une pièce de théâtre, ou que vous vouliez publier le recueil de vos poèmes, vous avez tous besoin de Scrivener.
La maîtrise de Scrivener m’a ouvert des possibilités créatives et éditoriales que j’attendais depuis longtemps. Pour vous, ce le sera aussi, en suivant le Guide simple en français que je vous prépare sur Scrivener et dont je publie ici quelques chapitres.
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J’ajoute une page, qui devient un chapitre, quand j’en ai besoin, où je le souhaite, quitte à changer mon plan ensuite.
Cette nouvelle page peut être un document pour une thèse ou un mémoire, un poème, une scène de roman, de scénario, de pièce de théâtre, ou tout ce que vous voulez. L’imagination est au pouvoir !
Un des gros avantages de Scrivener sur les traitements de texte.
Au fil des années j’ai accumulé les livres, je les ai dévorés, relus, prêtés, perdus, retrouvés. Je ne saurais pas me passer de la lecture, j’en ai autant besoin que de l’écriture au quotidien. En septembre 2010, j’ai changé ma façon de lire, je suis passée à la lecture exclusivement numérique. Et je ne reviendrai pas au papier. Voici un aperçu de ce que j’ai pu lire en cinq ans de lecture numérique, plus de 500 livrels, un voyage littéraire dans les deux derniers siècles.
En découvrant le Kindle, j’ai exploité les ressources du Domaine Public, plus accessibles en numérique qu’en papier.
Comme Alexandre Dumas était un des deux auteurs français (l’autre étant Jules Verne) présentés sur mon Kindle 3, j’ai commencé par le lire dans la version Amazon. Je l’ai dévoré plutôt, car à peine avais-je fini La Reine Margot, le premier lu, que j’avais envie d’attaquer un autre livrel du cher Alexandre. C’est l’effet Kindle : une certaine compulsivité de lecture. Alors, j’ai dévoré tout ce que j’ai pu trouver comme romans historiques, me donnant une idée plus vivante des Rois de France et de notre Histoire européenne que les études historiques plus sérieuses sur les ancêtres d’une jeune amie aristocrate dont j’avais fait l’arbre généalogique (Généalogie Charette-Bourbon) en 2006.
Dans la foulée, j’ai attaqué tout Michel Zevaco, dans le style des romans populaires d’Alexandre Dumas, un journaliste anarchiste dont les premiers romans ont été publiés en feuilleton dans le journal de Jean Jaurès, et qui a revu certains épisodes historiques avec truculence. D’ailleurs je préfère son personnage de Pardaillan à celui de D’Artagnan. Làencore j’ai lu tout ce que je trouvais de lui, un vrai régal.
Puis, restant dans la littérature populaire, que j’avais ignorée tout au long de ma vie de grande lectrice, j’ai attaqué Eugène Sue, Les Mystères du Peuple, des ouvrages de longue haleine, qui occupent bien les jours pluvieux d’hiver.
J’ai relu toute la Comtesse de Ségur, le premier auteur que j’avais lue dès que j’avais su lire, vers cinq ans, dans la bibliothèque rose de ma grande sœur, avant d’attaquer la bibliothèque verte de mon grand-frère avec Jack London et Joseph Kessel un peu plus tard. La comtesse m’a fait régresser avec délice dans un monde où les serviteurs employaient parfaitement les subjonctifs imparfaits.
J’ai aussi lu presque tout Stendhal et Sand, écrivains ennuyeux. J’ai vécu ça comme un pensum à chaque fois.
Pour me remettre, je me suis offert les œuvres complètes de Marcel Proust, le genre de choses que je ne peux pas imaginer en version papier Pléiade, hors de ma bourse, et j’aime toujours me replonger dans quelques morceaux aimés à jamais, que la table des matières numériques me permet de trouver quand j’en ai besoin.
La littérature traditionnelle contemporaine
Avant de mourir, j’ai tant de trous à combler dans ma culture littéraire que je ne suis pas tentée par ce qui sort. Pour moi la littérature n’est pas un bien de consommation, avec une date limite de péremption, qu’on jette après usage. Les livres sont des monuments, des œuvres d’art, dont le temps conserve les meilleurs, qui ne sont pas forcément dans l’air du temps. Je ne m’intéresse donc pas aux rentrées littéraires, ni aux Prix, ni aux Best-Sellers, ni aux Tops 10 ou 100. Dans le numérique, j’apprécie de pouvoir trouver des ouvrages relatifs à mes sujets de recherche ou d’intérêt, même quand on ne parle plus d’eux.
Je ne sais donc pas grand chose des auteurs « à la mode », je vois passer quelques infos sur les réseaux sociaux, c’est tout. J’ai juste lu Le Goncourt piraté de Michel Houellebecq, La Carte et le Territoire, que j’ai trouvé encore plus ennuyeux que Sand ou Stendhal, c’est peu dire ! On ne m’y reprendra plus. Pas de temps à perdre.
La jeune Charline Schierer avait publié un premier roman fantastique écrit à 16 ans, L’appel du Shatral, en février 2012. Elle vient d’en publier un deuxième, pas encore lu, mais que je le lirai. Le premier était prometteur.
Cercle de sagesse, Adam Molariss, un sage parle de la place Jmaa el Fna de Marrachech, 2013
Je suis une fidèle des gros pavés thriller deJacques Vandroux, ses thèmes celtiques et culturels ont tout pour me plaire. Il faut juste prévoir une journée entière de récupération des forces devant soi, car une fois qu’on commence le livrel, on a envie d’aller au bout !
Écran tablette Cube Pierres couchées de Jacques Vandroux
Dans les auteurs francophones indépendants, j’ai aussi découvert Florian Rochat, un ancien journaliste suisse, qui a écrit un très beau livrel : La Légende de Little Eagle, l’héroïque histoired’un pilote de guerre américain de 18 ans. Cette histoire m’a sensibilisée aux sacrifices de certains pilotes anglais ou américains pendant la guerre de 39-45, comme il y en eut sur ma propre commune.
Le livre a eu aussi des suites historiques réelles, que Florian Rochat raconte dans son dernier billet de blog, merveille de l’écriture qui relie les générations au-delà du temps.
Culture anglo-saxonne
Au début de ma lecture numérique sur Kindle, j’ai d’abord dévoré les écrivains classiques français ou francophones que j’avais délaissés au cours de mes vagabondages de jeunesse, quand la littérature anglo-saxonne des années 50 me formait plus que celle de ma propre culture française, comme Jack Kerouac, Henry Miller, Anaïs Nin, Lawrence Durrell ou Malcolm Lowry.
Depuis vingt ans que je suis sur Internet, la facilité de lecture sur le support numérique me permet de lire en anglais ou en américain tous les jours. J’ai rarement l’occasion de pratiquer mon anglais à l’oral, mais je peux lire des articles ou des livrels dans cette langue que j’ai eu la chance d’apprendre en Angleterre même, avant de l’apprendre au lycée de Lorient en seconde langue en Quatrième (à mon époque on était au lycée dès la classe de Sixième).
Lectures en anglais
Je me suis longuement plongée dans l’œuvre de John Galsworthy, un peu le Marcel Proust anglais, qui eut le Prix Nobel de Littérature en 1932. J’ai lu en version originale des livres dont j’avais étudié des extraits au lycée Hélène Boucher en arrivant à Paris l’année scolaire 1960-61, Forsyte Saga. La BBC en avait tiré une très célèbre série télévisée diffusée en 1967 en Angleterre, diffusée par l’ORTF sur la 1ere chaîne française en octobre 1970.
Puis, j’ai lu presque tout R.L. Stevenson, reprenant avec délices en anglais des livres lus autrefois en français, comme Voyage autour des Cévennes avec un âne, ou L’île au Trésor. J’ai particulièrement apprécié Kidnapped.
Et comme Stevenson faisait référence à son compatriote Walter Scott, j’ai lu aussi presque tout Walter Scott, commençant d’abord par la traduction faite par Alexandre Dumas de son Ivanhoé, dont je regardais à 12 ans les épisodes à la télévision anglaise avec Roger Moore.
J’ai continué à lire en anglais tout ce que je trouvais, essayant de lire par ordre chronologique les œuvres de Sir Walter Scott, baronet de Abbotsford. J’ai passé un hiver avec son Journal, une merveille pour comprendre la genèse de l’œuvre d’un grand écrivain. J’ai fini par acheter ses œuvres complètes.
Walter Scott m’a donné envie de relire Jane Austen, qui elle-même m’a donné envie de me plonger dansla lecture de Ann Radcliffe, aux romans effrayants, la première romancière gothique, qui eut beaucoup d’influence sur la littérature de l’époque, puis sur le cinéma fantastique. Une féministe aussi, pas assez connue.
Complete Works of Ann Radcliffe, Delphi Classics
J’ai relu certains romans des sœurs Brontë et tous ceux que je n’avais pas lus dans ma jeunesse, avec souvent de bonnes surprises en découvrant ce qui est moins connu, comme les trois romans de la troisième sœur qui a publié sous le nom de plume de Anne Brontë, dont The Tenant of Widldfell Hall. J’ai lu aussi une biographie passionnante de leur frère Branwell Brontë. Le destin tragique de cette famille m’a accompagnée plusieurs mois. J’avais acheté la version complète et je lisais tout dans l’ordre. Ce fut un hiver très riche.
Complete Works by The Brontes, Delphi Classic
Désirant lire des livres plus contemporains, j’ai lu une grande partie de Virginia Woolf. Mais par l’hommage qu’elle rendait à sa grand sœur féministe George Eliot, elle m’a donné envie de me plonger dans l’œuvre complète de celle-ci, qui m’a beaucoup plus passionnée que notre George Sand, dont la vie est un chef-d’oeuvre en soi, qu’elle n’a jamais su rendre par sa littérature. Toutes deux avaient choisi un prénom masculin pour être éditées dans un monde sexiste.
Complete Works by George Eliot
Puis ma condition d’auteur Smashwords m’a fait bénéficier d’un abonnement ‘un an sur Scribd, la bibliothèque américaine numérique. Et pendant un an j’ai dû lire sur tablette, car l’application Scribd ne passait pas sur mon vieux Kindle 3.
Lecture en américain sur Scribd
J’ai relu en version originale tous les livres de Tony Hillerman, aux polars ethnologiques dans les réserves indiennes du côté d’Albuquerque au Nouveau-Mexique, que je lisais au fur et à mesure de leur parution en français en les empruntant à la bibliothèque de mon bourg. J’ai retrouvé l’esprit navajo de « marcher dans la beauté », de rendre grâces le matin au soleil levant, toutes choses que j’aime à pratiquer dans ma propre vie, avec mes critères personnels de travail sur mon paysage breton, qui animent mes cahiers de chantier, cahier autant pratiques que littéraires.
Après, pour rester dans la littérature féministe, j’ai relu Marylin French célèbre dans les années 70, dont j’ai relu en version originale certains ouvrages qui avaient fait sa réputation. Mais elle m’a presque autant ennuyée que George Sand.
Alors, j’ai découvert le livre de Walter Isaacson : Steve Jobs et je me suis laissée emporter par sa vie passionnante, qui, comme celles de tous les grands hommes, dépassent tous les romans qu’on pourrait en faire. J’ai lu tout sur Steve Jobs, en reconnaissant que rien n’égalait la bio d’Isaacson.
Puis j’ai lu tout ce que je trouvais sur Mark Zuckerberg, en commençant par The Facebook Effect, de David Kirkpatrick. Et quand on me parle du film sorti sur son histoire, je ne vois aucun rapport avec ce que j’ai lu sur lui, écrit par des gens qui l’ont fréquenté depuis sa jeunesse. Je préfère la version de la réalité à celle de la fiction. Respect ! On peut suivre Zuck sur son compte Facebook.
Bilan de 5 ans de lecture numérique
La lecture traditionnelle sur les livres papier que j’ai pratiquée pendant près de 65 ans m’avait comblée et rien ne me semblait aussi beau qu’une bibliothèque chargée de livres.
J’ai changé de conception de lecture en recevant le Kindle3 il y a cinq ans, je lis encore plus qu’avant, et j’ai amélioré ma mémorisation, je me sens plus riche en ressources intérieures.
Mais j’ai aussi changé ma conception de l’habitat pour un désencombrement général.
Désormais, je rêve d’une maison plus petite, plus aérée, sans papiers envahissants, sans accumulation d’objets prenant la poussière. Les murs ne seraient plus chargés de livres comme ils le sont encore chez moi, remparts de sécurité contre la vacuité et la peur de la mort.
Je rêve que les murs laissent place à plus de tableaux, œuvres uniques gardant la vibration des artistes qui les ont conçues au delà du temps.
Je rêve d’un mobilier simple et beau, sobre et noble, comme les meubles Knoll de ma jeunesse parisienne des années 60-70, une table et des chaises Saarinen, dont les lignes m’émeuvent toujours, et sur un guéridon assorti, je vois un Kindle, un iPad, un MacBook.
C’est tout. C’est tant.
Ceci sera, j’espère, une autre histoire, que je pourrai raconter dans mes cahiers de chantier et sur le blog de mes travaux d’Hercule, Kerantorec.
Bonnes lectures à vous, qui m’avait suivie jusqu’ici dans ce voyage littéraire à travers le temps, ce qui prouve que vous êtes vous-mêmes de grands lecteurs ou de grandes lectrices. Bien à vous !
La lecture est le plus grand loisir de ma vie, celui qui me détend après mes gros chantiers, intellectuels ou physiques, celui qui m’apprend le monde, me cultive, me fait rêver et voyager, me nourrit et me comble depuis mes toutes jeunes années. Au fil des années j’ai accumulé les livres, je les ai dévorés, relus, prêtés, perdus, retrouvés. Je ne saurais pas me passer de la lecture et longtemps j’ai pensé ne pas pouvoir me passer des livres, en tant qu’objets. Pourtant en septembre 2010, j’ai changé ma façon de lire, je suis passée à la lecture exclusivement numérique. Et je ne reviendrai pas au papier. Si vous hésitez encore à franchir le pas, mon expérience peut vous guider dans vos choix de supports de lecture numérique.
Je lis tous les jours, plusieurs heures par jour en hiver, en été au moins un quart d’heure ou une demi-heure avant de m’endormir, moment sacré entre les deux mondes de la vie et des songes.
Ma bibliothèque personnelle est assez conséquente, elle recèle plus de trois mille ouvrages. Elle a été importante tout au long de ma vie et je n’imaginais pas me passer de livres.
Sauf depuis cinq ans ! Cinq ans qui ont changé les habitudes que j’avais depuis cinquante ans, souris papivore que j’étais jusque là.
La date du changement est le 16 septembre 2010 et c’était à Toulouse, avant le Festival numérique de la Novela 2010 (album Flickr).
Ce jour-là j’ai reçu mon Kindle 3, précommandé sur le site d’Amazon, à l’époque uniquement U.S, depuis le 23 août. J’en ai testé la première citation le 23 septembre, dans le message adressé par le créateur d’Amazon, Jeff Bezos.
Welcome gaelle
– Highlight Loc. 9-15 | Added on Thursday, September 23, 2010, 10:50 PM
Our top design objective was for Kindle to disappear in your hands – to get out of the way – so you can enjoy your reading. We hope you’ll quickly forget you’re reading on an advanced wireless device and instead be transported into that mental realm readers love, where the outside world dissolves, leaving only the author’s stories, words, and ideas. Thank you and happy reading!
Sincerely,
Jeff Bezos
Founder and CEO Amazon.com
La réception du Kindle a changé ma vie. La mutation d’un monde en papier à un monde numérique s’est faite en un quart d’heure pour la prise en main de l’appareil et en quelques jours pour abandonner le papier, le temps de finir un gros pavé de Ken Follet que ma fille m’avait prêté (Les piliers de la terre). Depuis ce jour, j’ai laissé les auteurs s’adresser directement à mon cerveau, à mon cœur, à mon âme, en oubliant le support pour ne garder que le texte et ses messages.
J’ai apprécié tout de suite :
– Sa facilité d’emploi, je pouvais l’avoir dans la poche de mon manteau de voyage, ou dans une pochette en bandoulière à sa taille avec mes papiers et mon petit appareil photo, numérique lui aussi.
– Le confort de l’écran E-Ink, lisible même en plein soleil et c’est bien agréable en été de pouvoir lire au soleil. Aucun autre écran ne permet cette lecture. On peut lire des heures sans fatigue visuelle.
– Sa solidité : j’ai raconté à l’époque les mésaventures subies par mon Kindle, j’avais marché sur lui une nuit, plus tard il avait reçu du café à Paris. Malgré tout ça, cinq ans après il marche toujours !
– La gestion d’Amazon : j’ai apprécié l’aisance avec laquelle je pouvais télécharger des ebooks de mon compte en 30 secondes, pas une de plus. Comme je fouillais surtout le Domaine public, Amazon me proposait le même type d’achat, gratuits la plupart du temps.
– Send to Kindle : une extension de navigateur permet d’envoyer sur la liseuse tous les documents qu’on a besoin de lire, que ce soit un article de blog trouvé sur le net ou un document personnel.
– L’envoi par email : Amazon fournit un email special pour l’envoi de documents sur la liseuse, une fonction très pratique pour relire ses manuscrits, les afficher sur l’écran du Kindle permet de voir tout de suite lesfautes et de les souligner, pour une correction ultérieure dans le support d’origine (Word, Pages, Scrivener, etc.).
Contrairement à ce qui s’est souvent dit, Amazon n’emprisonne pas ses clients et il est très facile de copier les livres trouvés sur d’autres plateformes au format .mobi pour les mettre dans le dossier Documents de la liseuse qui s’affiche sur l’écran dès qu’on connecte le Kindle à l’ordinateur. J’ai donc trouvé beaucoup de mes bonheurs en littérature francophone sur :
–Ebooks gratuits : livres francophones du domaine public, des bénévoles y font un travail remarquable, leurs corrections sont impeccables, et ils pourraient donner des leçons à bien des professionnels.
– BNR la Bibliothèque Numérique Romande : on y trouve Jean-Jacques Rousseau, par exemple. – Feedbooks : livres francophones du domaine public, et autres catégories, payantes. – Gallica: pour les PDF, car les textes en .epub ne sont pas corrigés par un œil humain après le scan et on n’a pas toujours le temps de le faire soi-même.
J’ai donc changé avec le Kindle toutes mes habitudes de Grande Lectrice devant l’Éternel.
Abandon quasi immédiat du livre papier En 5 ans, je n’ai pas dû lire plus de dix livres sur papier – des relectures de ma bibliothèque lors de la correction de mes 50 ans d’écriture sur cahiers – ou parce que j’avais prêté mon Kindle à un jeune ami opéré pendant sa convalescence.
Abandon du besoin d’aller chercher des livres à la bibliothèque Désormais je trouvais tout sur Internet qui depuis quinze ans déjà (l’été 1995) était ma principale source de richesses et d’information.
Abandon du plaisir d’aller parfois dans des librairies chercher de quoi combler mon besoin de connaissance J’avais déjà perdu cette habitude que mon petit budget ne me permettait plus d’assouvir, j’avais la chance d’avoir des amis voisins aux bibliothèques bien fournies et nous échangions nos livres avec passion. Désormais je pouvais tout trouver tout de suite, sans attendre, sans me déplacer, sans bouger de mon ermitage choisi.
Abandon des livres des éditions traditionnelles En me connectant sur l’Internet dès la mi-1995, j’avais délibérément décidé de changer de monde et d’aider à le changer aussi. Depuis vingt ans, le monde numérique me convient, je m’y sens mieux que dans l’ancien. J’y reste. Je me fie plus aux billets de blogueurs passionnés comme moi, ou à d’autres auteurs francophones, qu’aux articles de critiques, journalistes, ou animateurs télé, puisque je ne regarde plus la télé non plus. C’est peut-être une forme d’autisme social, mais j’y trouve ma sérénité et préserve ma créativité.
Le prochain billet de 5 ans de lecture numérique détaillera les lectures que j’ai faites sur les différents supports.
Comparaison entre les supports de lecture numérique
Tablettes
En tant qu’auteur Smashwords, j’ai bénéficié d’un Abonnement gratuit d’un an à Scribd, bibliothèque numérique américaine, qui m’a un peu obligée à lire sur les tablettes, l’application n’existant pas pour le Kindle3 (mais est valable pour le Kindle Fire).
J’ai fait l’essai de diverses Apps Android, peu convaincantes. Aucune ne m’a satisfaite comme le Kindle ou l’iPad.
J’ai éprouvé une grande fatigue des yeux.
Les batteries ne tiennent jamais longtemps sur les tablettes, alors que le Kindle reste chargé des semaines et l’iPad des jours.
Le seul point positif que j’ai apprécié dans les tablettes, c’est que les couvertures sont plus attrayantes en couleurs que sur le Kindle en noir et blanc, disons même gris. On en voit un exemple avec la couverture du livrel de Jacques Vandroux, Les Pierres Couchées, sur Kindle et tablette. Les tablettes sont donc pratiques pour voir le catalogue de la bibliothèque, moins agréables pour lire les livrels.
Ecran Kindle de Pierres couchées de Jacques VandrouxEcran tablette Cube Pierres couchées de Jacques Vandroux
J’ai quand même dû lire 100 livres en trois ans sur mes tablettes, la plupart l’année de l’abonnement Scribd.
Sur Kindle j’ai lu 400 livres, la plupart énormes, en quatre ans, sans fatigue, ni des yeux, ni des bras. Car lire des gros livres m’étaient devenu très pénible en vieillissant (bientôt 70 ans quand même !).
L’iPad1 que j’ai reçu d’une amie début juillet 2015 est le plus récent support numérique que j’ai testé.
La bibliothèque de l’iPad (je cherche des livres de jeunesse pour mes petits-fils)
Son étagère de bibliothèque en faux bois est vraiment moche et ne cadre pas avec le style Apple. C’est sans doute pour garder les habitudes visuelles de lecture sur papier, ce dont je ne me soucie plus guère depuis cinq ans que j’ai abandonné la lecture sur papier.
Confort, réactivité, écran :
L’iPad présente un certain confort par la réactivité des pages et son écran est plus agréable que tous ceux que j’ai eus sous les yeux en trois ans de tablettes Android (six tablettes en trois ans, à éviter !). Il est le meilleur pour voir les illustrations des ouvrages illustrées. Je n’ai pas essayé les bandes dessinées, ni les mangas, mais j’imagine que ce doit être parfait.
Traduction, recherches, citations :
L’iPad est aussi le plus pratique pour traduire (il suffit de mettre le pointeur devant le mot), souligner, rechercher sur le Web ou sur Wikipedia, ou extraire des citations. J’y ai lu six ebooks en trois mois, ce qui est une bonne moyenne d’été.
Pourtant, pour lire, ne faire que lire, et partager des citations, le Kindle reste mon favori, même dans sa version 3, avecson clavier archaïque d’avant le Minitel.
Confort Le Kindle reste le plus confortable pour les yeux, et je sais de quoi je parle, il m’arrive de lire entre trois et six heures par jour en hiver.
Traduction, recherches, citations, partage Le Kindle reste facile pour traduire, il faut un peu plus de manips que sur l’iPad, mais ça marche très bien, et ce doit être parfait avec les nouveaux Kindle tactiles. Il est parfait aussi pour souligner, copier des citations, les partager sur Facebook et Twitter. Au bout de cinq ans je l’utilise toujours.
Le Kindle actuel vaut moins de 70 euros. C’est beaucoup moins cher que celui que j’ai payé 150 euros il y a cinq ans. Certaines fonctions de recherche ont dû être améliorées depuis cet ancêtre.
Amazon vient de sortir une nouvelle tablette à moins de 60 €. J’ai eu en main la tablette Kindle Fire de mon petit-fils, c’est un meilleur outil que toutes les tablettes Android que j’ai eues en main. L’écran est beau, la manipulation est agréable, la batterie tient bien, l’outil est solide et il marche bien.
Cette nouvelle tablette peut réunir l’avantage de gestion du compte par Amazon et celui du partage des lectures. Si je n’étais déjà bien équipée avec mes Kindle et iPad de 2010, géniales antiquités, ce serait mon choix.
***
Bilan de cinq ans
Moins de lectures disparates, soumises aux modes, ou aux parutions.
Plus de lectures suivies, approfondies, comme si je comblais en fin de vie les lacunes culturelles de ma jeunesse.
De grande lectrice sur papier, je suis devenue lectrice compulsive, boulimique, commençant un nouveau livrel dès que j’en ai fini un, cherchant à lire les œuvres par chronologie d’écriture, pour mieux comprendre l’évolution de l’écrivain, la genèse de son œuvre.
Inconvénient Je ne tiens plus une bibliographie à jour par année sur une base de données et je ne fais plus de fiches de lecture comme j’en publiais autrefois sur mon site internet quand des livres me marquaient particulièrement.
Avantage Je prends plus de notes de lectures dans mon Journal de Vie, que je pense publier un jour. Et je suis persuadée que cette méthode me permet de mieux mémoriser les ouvrages lus, puisque je m’en souviens des années après, quand certaines de mes contemporaines ont tout oublié au bout de quelques jours ce qu’elles ont lu sur papier.
En attendant la publication de mes derniers cahiers, car j’ai le projet de les publier dans leur ordre chronologique, je prévois de publier quelques fiches sur mon blog d’auteur. Certaines lectures marquent les prises de conscience importantes et induisent certains tournants de vie. Il est bon de les partager, c’est ainsi qu’on s’informe et progresse. À bientôt !
4 ans sans MacBook c’est trop dur, mais j’ai sauvé le mien avec 1 kilo de riz
Ces dernières années, mes blogs ont été bien négligés. Le naufrage de mon MacBook en mars 2011 avait stoppé toutes mes velléités d’écriture de blog ou de publication de photos. Je n’ai quasiment rien écrit ni publié pendant quatre ans. J’en ai profité pour faire d’autres choses, comme saisir 15.000 pages de Journal et de Chantier sur un eMac de 2004. Ou abattre 210 arbres à la tronçonneuse. Ou faire tous les meubles dont j’avais besoin pour être confortablement installée pour écrire. Mais ça m’a manqué de ne pouvoir bloguer quand j’en avais besoin, ni de publier aisément les photos que je continuais à prendre.
1 an d’essais de Windows
J’ai bien essayé d’autres solutions proposées par des amis sincèrement désireux de m’aider, en me prêtant, l’une un NoteBook Sony, l’autre un PC portable HP. Hélas ! trois fois hélas ! Windows n’a pas l’ergonomie de Mac OS X, j’y ai perdu mon temps et mon inspiration s’est tarie. Des essais, mais rien de concret.
3 ans d’usages d’Android
Puis j’ai passé trois ans sur des tablettes Android et là j’ai perdu de l’argent, de l’énergie et encore beaucoup de temps.
Android, c’est bien au début, c’est tout beau, tout neuf. Ça fait même semblant d’être comme Apple.
On ajoute les applications dont on a besoin et là ça commence à coincer. Très vite on a des écrans noirs nous avisant que l’application en question ne veut pas s’ouvrir, juste quand on voulait l’utiliser.
Si on met une application de nettoyage pour optimiser la batterie, on risque de devenir cardiaque par les messages de mauvaise santé affichés sur l’écran dès le réveil, alors qu’on n’a encore rien fait avec la machine. Et on devient parano avec des messages de vol de mémoire. Et on piaffe pendant les mises à jour quotidiennes avant de commencer quoi que ce soit.
Alors on est obligé de désinstaller les applications dont on a vraiment besoin (Facebook, ou un dictionnaire Latin que j’étais si contente de mettre sur mes tablettes) et on finit par se demander à quoi ça sert.
Je n’ai jamais tant juré de ma vie, tant ça marche mal. Une vraie charretière.
Pour que Android marche correctement, il faudrait changer de tablette ou de smartphone tous les six mois ou tous les ans, ce qui devient très onéreux.
Je trouve dommage qu’Android soit devenu un standard et que tant de gens pensent faire une bonne affaire en achetant moins cher une tablette ou un smartphone Android qu’un produit Apple. C’est deux fois moins cher, peut-être, mais ça marche dix fois moins bien et moins longtemps, ça c’est sûr.
Pour avoir pratiqué d’autres systèmes pendant quatre ans, je sais maintenant que rien ne remplace un MacOs ou un iOS.
Sauvetage du MacBook par un simple sac de riz d’un kilo
Heureusement pour ma créativité, j’ai récupéré mon MacBook. En l’enfermant pendant quatre jours dans un grand sac plastique avec un kilo de riz dans une pièce bien sèche, ma chambre, il est ressuscité de son oxydation, alors que les experts qui l’avaient vu à l’époque du naufrage avaient diagnostiqué une carte mère grillée, que mon modeste budget n’avait jamais permis de remplacer, les assurances ayant trouvé une clause d’exclusion pour ne pas prendre l’accident en charge.
J’ai eu l’idée du sac de riz en regardant un épisode de Meurtres au Paradis où le premier inspecteur anglais préconisait de mettre un portable tombé dans l’eau de mer dans du riz, sans l’allumer, et ça marchait. Moi, j’avais tenté d’allumer le MacBook. J’ai essayé quand même, je n’avais rien à perdre, le MacBook était inerte depuis quatre ans. Ça a marché. Je n’oublierai jamais le bonheur d’entendre le bruit du MacBook qui se réveille de son long sommeil.
J’ai récupéré mon MacBook en bonne forme, sa batterie reste chargée comme autrefois, j’ai retrouvé mes petits là où je les avais laissés.
Il a juste perdu la lettre t en cours de route, t sans doute parce qu’il avait été noyé par une tisane, comme me l’a suggéré Frédéric Daubagna de l’agence Aestetype de Toulouse, dont je conte la visite sur mon blog de voyage.
— Il manque un t parce qu’une tisane l’a noyé, dit Frédéric.
— Avec un café, il manquerait un c, dit Jacques.
— Et avec du whisky il manquerait un w, ajoutai-je.
Alors, j’ai offert un petit clavier acheté chez Pearl, comme celui que j’avais pour écrire plus vite sur mes tablettes Android. Je le pose sur le clavier du MacBook et je travaille aussi bien qu’avant son naufrage, car même âgé de sept ans, mon MacBook marche mieux que ma dernière tablette de six mois seulement.
Toujours est-il que depuis le 18 mars, date historique de mes retrouvailles avec mon cher MacBook, j’ai pu aussi récupérer mes photos (je n’avais plus de système me permettant d’ouvrir iPhoto 09′) quelque chose comme 25.000, plus celles que j’avais prises en quatre ans, stockées sur mes tablettes. Elles s’affichent en un clic, alors que j’attendais des minutes pour moins de 2000 sur les tablettes. Je les ai classées et sauvegardées, sur Google Photos pour partager les albums privés et sur Flickr pro pour les albums publics pour illustrer mes blogs.
J’ai aussi un iPad depuis juillet, donné par une amie, qui, m’entendant râler une fois de plus contre les tablettes Android qui ne marchaient jamais, a pensé que je ferai meilleur usage qu’elle de son iPad. C’est vrai. C’est mon meilleur ami d’écriture de notes de départ. C’est le premier iPad, l’historique, celui qui a bouleversé le paysage des tablettes. Mais même obsolète avec son système iOs 5.1.1, mon vieil iPad one marche mieux que toutes les tablettes que j’ai eues entre les mains en trois ans.
Au mois d’août 2015, j’ai repris l’écriture de blogs et la publication des albums photos. J’ai publié quelques articles sur mon blog de voyages : hentadou.
L’inspiration est revenue avec l’iPad pour la prise de notes sur Simplenote pour mon Journal et sur SimpleMind+ pour construire les articles. Tout s’exporte vers le MacBook pour la mise en forme des articles, ou des cahiers que je suis en train de travailler, sur Scrivener. Je n’ai plus à me soucier de technique, tout roule, tout marche, tout fonctionne. Je peux avoir tous les programmes dont j’ai besoin ouverts en même temps. Rien ne me ralentit. Je n’ai plus qu’à écrire, à reprendre des notes restées en brouillon, des projets restés en instance, quand tout était si compliqué que les bras m’en tombaient, que le désespoir me guettait, que la dépression m’accablait.
Maintenant je peux aller au bout de mes rêves, juste portée par de bons outils, dans l’harmonie retrouvée.
Je vous dis donc à bientôt pour de nouvelles lectures. Bel équinoxe d’automne 2015 !
Gaelle
23 septembre 2015 Kerantorec
Extrait du Journal de vie 2015 Sauvetage du MacBook apres 4 ans d’inaction
Mercredi 18 mars 2015 21:19
Un miracle a eu lieu aujourd’hui, 18 mars, entre la Saint Patrick hier et la Saint Joseph demain. Le MacBook est revenu à la vie. Incroyable, mais vrai ! Après quatre jours de repos dans un sac en compagnie d’un kilo de riz Basmati, j’ai rechargé la bête ce matin. Cet après-midi, après ma sieste, j’ai tenté de la démarrer. Et j’ai entendu le doux bruit de rallumage du MacBook, pas entendu depuis le 2 mars 2011 de sinistre mémoire. Je croyais au miracle et le miracle est arrivé. J’ai vu l’écran s’allumer, restant blanc d’abord, puis un dossier s’afficher avec un point d’interrogation, il cherchait un système d’exploitation et ne le trouvait pas, j’avais dû mal remettre le disque dur d’origine dans le boitier. Alors j’ai branché l’ancien disque dur sur un port USB. J’ai vu une pomme, puis un écran bleu, un peu trop longtemps à mon goût, l’adrénaline montait, car je ne savais pas si l’ordinateur allait remarcher, mais en définitive j’ai attendu moins longtemps que chaque fois que j’allume la tablette, surtout quand je dois la redémarrer parce que l’écran reste noir. Et j’ai retrouvé mon environnement d’autrefois, le tableau de Samson, Carribean Moonen fond d’écran et tous les dossiers tels que je les avais laissés. Enfin, je vais pouvoir reprendre mon vrai travail d’écriture. Ouf !
Vous désactivez l’Adult filter, sinon vous ne verrez que mes deux premiers, car mon écriture devient de plus en plus chaude au fil des années et des amants ;-).
Vous créez un compte de Library.
Vous cliquez sur le livrel pour l’acheter, là un cadre s’affiche demandant si vous avez un Coupon Code. C’est dans cette case qu’il faut mettre le code correspondant au livrel. Vous actualisez et le montant est de 0 $USD.
Vous pouvez alors télécharger le livrel aux formats qui vous intéressent.
Si vous changez de support de lecture, pour un Kindle, un eReader, un iPad, ou une tablette, vous pourrez revenir télécharger d’autres formats, autant que vous le souhaiterez.
Ce premier livrel commence à mon arrivée à Paris, venant du port de pêche de Lorient, il va de 1960 à 1965. Je parle de Paris, de l’internat du lycée Hélène Boucher, de mes passions amicales, presque amoureuses, et aussi de la Bretagne l’été 1962, à Quimper et aux Glenan, de la guerre d’Algérie parce que mon grand-frère y était, de l’assassinat du président Kennedy, qui a bouleversé ma vision du monde, de mon séjour à l’Arche de Lanza del Vasto, disciple de Gandhi… Les fins de semaine et les vacances, je venais chez mes parents à Saint-Leu-la-forêt, participant au cours de théâtre. Dans cette découverte de la vie par les yeux d’une très jeune fille de 14 à 18 ans, vous vous reconnaîtrez souvent, car c’est le témoignage d’une intériorité universelle.
Et surtout n’hésitez pas à faire vos commentaires sur le site, avec ma reconnaissance.
Gaelle Kermen
7 mars 2012
crédit photo : Photographie universitaire David et Vallois, photo de la classe 2nde 8b lycée Hélène Boucher, Paris, 20e, année 1960-61, détail
Depuis mars 2011, je n’ai plus de MacBook, je n’interviens donc plus dans la blogosphère ni sur les réseaux sociaux. Je pensais survivre difficilement à une telle perte, car j’ai le cerveau à fleur de clavier.
J’ai survécu à ce drame.
Certes j’avais la lecture sur Kindle en compensation et j’ai dévoré 250 livres électroniques en 13 mois, mais le Kindle n’est pas une tablette permettant de taper du texte et bloguer tranquillement. C’est un outil de lecture qui nourrit mon cerveau avec allégresse, mais ne remplace pas un MacBook.
J’ai quand même fait beaucoup de choses, que je n’eusse sans doute pas pris le temps de faire aussi intensément si j’avais eu le MacBook : comme ranger ma chaumière de fond en comble, retrouver quelques trésors, réaménager mon bureau, construire quelques meubles, refaire ma chambre, un coin cuisine et la salle de bains. J’ai pris des notes dans mon cahier de chantier afin de les publier, un jour, quand je serai dans la période « cahier de chantier à publier ».
J’ai quand même à la maison un bel eMac vintage qui me permet de tenir mon journal, car sans cette respiration naturelle de l’écriture quotidienne, là vraiment je meurs…
autoportrait flou en soie féraud 70
J’ai donc continué à saisir mes cahiers de l’année 70 et en lisant la description d’une robe du soir en crêpe de Chine imprimé de Per Spook, que j’avais taillée dans une chute récupérée à la boutique Louis Féraud, où je travaillais pendant mes études à la fac de Vincennes, j’ai réalisé que j’avais conservé de nombreux modèles de l’époque des cahiers.
En effet, j’ai à peu près trente ans de mode et haute-couture dans mes garde-robes. J’ai tout photographié après avoir remis en état, par ravaudage les vêtements, par cirage et recollage les sacs, ceintures, souliers et accessoires. Les photos illustreront les articles de blog que je pense faire pour compléter les livrels déjà publiés et ceux qui sont en attente de publication ou de saisie.
J’ai aussi bien travaillé sur la correction des premiers cahiers saint-loupiens et parisiens. Sur mes cinquante ans d’écriture en cahiers, les années 60 sont disponibles en cinq ebooks, Au Loin un Phare, Le Vent d’Avezan, Le Soleil dans l’Oeil, Aquamarine 67, Les Maquisards du Bois de Vincennes, et une compilation du texte de tous les cahiers, sans commentaire, Journal 60(les liens donnés ici permettent d’acquérir tous les formats de liseuses à votre convenance).
Si je peux reprendre ce mois-ci la gestion de mes blogs, photos, vidéos, ou intervention sur Facebook, Twitter, c’est que je suis venue à Toulouse passer les fêtes avec mes filles, je squatte leurs MacBook et iMac. Chez moi en novembre, deux amis m’avaient prêté leur netbook ou PC portable, j’ai pu parer au plus pressé, mais leurs outils sont sans commune mesure avec les Macs. J’ai de meilleurs moyens d’expression dès que je remonte le disque dur de mon défunt MacBook sur un des Macs de mes filles, avec la simple suite iLife, iPhoto et iMovie, ou Bento pour les bases de données.
Je vais donc patienter pour pouvoir m’offrir un MacMini l’an prochain et l’iPad dans deux ans, c’est tout ce que mon très petit budget me permet de prévoir… tant que mes droits d’auteur sont confidentiels sur Amazon, Apple, Sony ou Smashwords, mais quand tout le monde sera équipé d’une liseuse ou d’une tablette, mes livrels trouveront leur public… ;-)
J’ai pu bloguer un peu récemment.
Deux articles sont sur mon blog de voyages hentadou :
J’ai évidemment encore beaucoup de choses à gérer, quelques photos à télécharger sur ma galerie Flick pro, des vidéos à monter sur iMovie et à mettre sur YouTube, mais que de bonheurs en perspective à partager avec vous qui me lisez.
Je vous souhaite un très beau solstice d’hiver 2011 et de belles fêtes de Noël chaleureuses, où que vous soyez dans le monde, avec mes meilleures vibrations.
Je vous souhaite de recevoir une liseuse pour Noël ;-)
Gaelle
livres lus sur le Kindle mi octobre 2011 en 13 mois
Née en 1946 en Bretagne sud, France, Gaelle Kermen a reçu à Paris de 1964 à 1972 une formation en philosophie, sociologie et droit aux universités de la Sorbonne, Droit-Assas et Vincennes-Paris-8.
Portrait de Gaelle Kermen par Ana Le Doze-Samson, 2010
L’internet et Gaelle Kermen, une belle aventure humaine
Gaelle Kermen est une pionnière du Web depuis 1995 dès les débuts sur Compuserve, alors que rien n’existe encore en français, considérant qu’il faut s’impliquer en tant qu’auteur, pour que le Web ne reste pas anglophone.
Elle publie son roman de jeunesse Aquamarine 67 en février 1997 sur son premier site internet du Club-Internet, puis sur ceux de Wanadoo et Free (archives de 1997 à 2009.
Elle ouvre une des premières boutiques en ligne francophones (chronodynamie.com, service en gestion du temps) dès mars 1998 sur un serveur américain implanté en Europe, ce qui permet de lever l’interdiction française de cryptage des données, réservé encore aux militaires.
Le réseau de l’Internet a bien évolué depuis les débuts. Désormais Gaelle Kermen blogue sur WordPress, selon ses sujets de prédilection : chantiers maison et jardin, voyages, écriture.
Elle expérimente les réseaux sociaux comme une expérience sociologique et une discipline quotidienne d’écriture, dans les statuts Twitter de 140 signes et les profils Facebook en 420 signes.
Fidèle d’Apple™ depuis 1992, elle rêve d’avoir un iPad®, dont l’innovation lui parait une révolution aussi importante que lui apparaissait celle de l’Internet en 1995, alors que peu de gens y croyaient et se formaient à ce changement de comportements.
Pour l’instant elle a un Kindle®, qui lui permet de voyager avec tous les grands auteurs de l’humanité, elle retrouve ce que Barthes appelait Le Plaisir du Texte en lisant près d’un livre par jour et elle corrige ses livrels avec une précision inégalée jusque là.
Lorsque Amazon ouvre sa plate forme d’édition numérique aux auteurs et éditeurs non anglophones le 18 janvier 2010, elle publie immédiatement Aquamarine 67 sur ce support de diffusion dès le 20 janvier. Elle s’y sent un peu seule comme auteur francophone, étant entourée de gens éminents certes, mais tous morts, comme Verne, Hugo, Dumas, Racine, Corneille, Zola…
Aussi lorsque Steve Jobs présente l’iPad la semaine suivante, elle décide d’être présente sur ce support révolutionnaire dès les débuts. Grâce à l’éditeur numérique Mark Coker, créateur de Smashwords Inc, le pari est tenu (pour l’instant sur l’iBookstore US, UK, CA, DK mais non FR, IT, etc).
Les oeuvres sont publiées sans DRM (Digital Rights Management ou bloquage désagréable des fichiers numériques). La publication des oeuvres en numérique permet de les rendre accessibles de tous les pays du monde. Leur bas prix les met à la portée de tous. Enfin, Gaelle Kermen reste propriétaire de tous ses droits. Matriarche bretonne de 64 ans, elle apprécie de n’avoir de compte à rendre qu’à ses lectrices et lecteurs.
Relation directe de l’auteur au lecteur
L’auto-édition est une notion courante chez les anglo-saxons (Indie Authors) mais peu crédible en France, où on se laisse empeser par des structures que l’on croit immuables, alors qu’elles sont obsolètes. Gaelle Kermen fait le pari de l’indépendance des auteurs. Elle appelle les auteurs francophones à investir le réseau en sortant des chemins balisés pour de nouveaux paradigmes, de meilleurs droits et une meilleure relation avec le lectorat, but premier de l’écriture.
Gaelle Kermen écrit sur la vie, le rythme des saisons, la politique, l’histoire du monde, les technologies qui améliorent la vie des êtres vivants, la littérature, la musique, la peinture, le jardin, le travail du bois ou du chanvre, pour la construction d’un cadre de vie permettant l’épanouissement de chacun en harmonie avec le monde qui le porte.
Gaelle Kermen, 64 ans, vit en ermite sur un domaine en Bretagne qu’elle restaure et entretient volontairement seule. Elle y écrit ses cahiers (1960-2010) et reste connectée au monde par internet et les réseaux sociaux. Elle fait le choix de ne publier ses écrits qu’en mode numérique.
Je vois que l’on emploie le mot « tablette » qui nous renvoie au scribe accroupi égyptien du Louvre.
Credit photo : Source Flickr, groupe Musée du Louvre, par Caribb, de Montreal
Curieux que nous ayons toujours besoin de nous référer à ce que nous connaissons même quand nous nous trouvons en présence d’une innovation. Je crois que je préfère le terme d’ardoise magique.
L’iPad, même si certaines de ses qualités sont mises en valeur, y est considéré comme un « gadget ultime ». Un gadget me semble-t-il est quelque chose d’inutile, de non indispensable.
Pourtant je reste persuadée depuis la fin janvier de cette année 2010, que cet outil est aussi important que l’invention de l’imprimerie par Gutemberg ou celle de l’internet plus récemment.
On lui oppose le manque de Flash, de webcam, de Skype, de connectique, notamment pour imprimer.
A la lumière de ma propre expérience des ordinateurs Macs, voici ce que j’en pense.
Flash :
Je serai enchantée de ne plus subir les agressions visuelles des pubs générées par les Flash « bling bling » que je ne supporte pas. Que l’on ne me dise pas que la publicité est un passage obligé pour publier sur le net, car j’ai des sites depuis 1997 et je n’ai jamais fait le moindre contrat avec un organisme de publicité, malgré un très petit budget mensuel de vie, afin de rester indépendante.
Webcam :
J’ai une webcam intégrée en standard sur mon MacBook mais je ne m’en sers jamais. Je remarque que Apple supprime au fil des nouvelles séries de ses machines les fonctions que les consommateurs n’utilisent pas vraiment.
Skype :
Je n’aime pas le téléphone et n’utilise donc pas Skype que je trouve chronophage. Le contact est tellement plus simple avec les réseaux sociaux que sont Twitter et Facebook (je parle de ce que je connais) que j’ai même perdu l’habitude de faire mes courriels avec Mail. Il parait que les jeunes utilisent plus leur téléphone pour « texter » que pour parler. Evolution…
Impression :
On reproche à l’iPad de ne pas avoir de prise USB pour imprimer. Mais est-il vraiment besoin d’imprimer ? Déjà nous recevons tous nos relevés de banque ou nos factures en ligne, en accédant à nos serveurs. Cela fait des années que je n’imprime plus rien, ayant pris l’habitude de tout lire en ligne. Sauf courriers administratifs exigés en papier. Et encore ! De plus en plus tout passe par internet, heureusement.
L’impression papier va disparaitre. Elle n’est pas écologique, elle est source de gaspillages inconvenants dans les bureaux et administrations. C’est une nécessité que de limiter nos impressions.
Apple montre l’exemple en supprimant cette fonction de sa « tablette », comme elle avait supprimé le lecteur de disquette à la sortie du premier iMac en août 1998.
Nuage :
Si Apple se permet de supprimer des fonctions qui paraissent encore indispensables à ceux qui s’accrochent à leurs acquis, c’est que sa formule Mobile.me permet la connection entre tous les appareils iPhone, iPod, iPad, iMac ou MacBook. Un inconvénient, elle est trop chère encore pour moi. Mais elle me parait excellente. Car la synchronisation des données entre nos applications comme Carnet d’Adresse, Mail, iCal, iWorks ou Bento, se fait non pas par câble mais par le nuage. J’aime bien l’idée que mes idées partent dans les nuages…
iTunes Store :
On reproche à Apple sa « politique fermée ». Bon ! Ce qui est sûr c’est que je n’ai pas hésité à créer un compte iTunes en donnant mon numéro de carte bancaire, en toute confiance, n’ayant jamais eu le moindre problème avec la marque. Je trouve formidable de pouvoir acheter en ligne mes musiques, juste ce que je veux, un titre ou deux, pour un tarif moins lourd que celui de l’album plastique et papier, que je ne sais plus où mettre ensuite, car de toutes façons tout est dans les ordis, comme les DVD destinés aussi à disparaitre, qui justifiaient leur prix par des emballages ressemblant aux livres mais aussi inconvenants que l’impression papier.
En plus je peux télécharger sur l’iTunes Store des podcasts gratos, écouter la radio, voir des vidéos ! Et Apple n’interdit à personne d’acheter aussi chez Virgin, à la FNAC ou sur Amazon !
Si je peux avoir les livres dans un iBookstore avec autant d’aisance que la musique, je dis : « Merci Apple ! »
Prix :
On en a toujours pour son argent. Un de mes amis, responsable informatique à Auchan Toulouse, m’a dit récemment qu’il n’y avait aucun retour sur les produits Apple dans le SAV. C’est bon à savoir quand même. Les seuls problèmes que j’ai eus avec mes ordinateurs Macintosh depuis 1992 étaient liés aux périphériques, jamais au matériel ni aux logiciels.
Quand on paie « cher » un beau matériel comme l’est celui d’Apple, on en prend soin, il est sacralisé, respecté, manipulé avec précaution. Et on le garde plus longtemps.
Un seul regret :
Moi, la seule chose que je pourrais regretter pour l’iPad, c’est qu’il ne soit pas rechargeable par l’énergie solaire. J’ai fait hier un mail à Steve Jobs pour lui dire ça. Steve me répondra-t-il ? En fait il a déja dû y penser mais il a paré au plus pressé eu égard à la concurrence. Un de mes jeunes amis Facebook, Gilles Seiller, me dit qu’il existe des stations solaires pour recharger les iPhones, alors je suis rassurée, ça devrait marcher aussi pour l’iPad.
La sortie de l’iPad est prévue pour demain, samedi 3 avril.
Apple iPad Store product-wifi
L’iPad a reçu beaucoup de moqueries, genre « bah il a même pas de prise usb ! », qui m’ont rappelé celles qui avaient accueilli le premier iMac en 1998, genre « bah il a même pas de lecteur de disquettes ! ». Qui utilise encore les disquettes ?
Malgré ça, l’iPad avant sa sortie a déjà changé les comportements, et toutes les grosses entreprises ont prévu d’y être. Même Amazon, concurrent direct, sort son application Kindle pour être lue sur l’iPad. Même Adobe, dont le Flash est méprisé, développe pour l’iPad.
Sauf les éditeurs français qui boycottent Google, Amazon et Apple, au lieu de négocier !!!
Moi, dans mon coin, tranquille, au fond des landes et des bois, je me suis dit que c’était le moment de publier mes écrits sur ce support, sans attendre que des éditeurs français sortent de leur torpeur et comprennent que c’est maintenant qu’il faut prendre la mer.
J’ai trouvé un éditeur californien, qui a tout mis en route, tout est prêt pour la sortie de l’iPad…
Mon premier roman de jeunesse est déjà disponible sur Smashwords :
Book : Aquamarine 67
Author : Gaelle Kermen (gaellekermen)
Publisher : Smashwords Inc.
Published : 2010-03-10
ISBN : 978-1-4523-0101-3
ISBN assigned : 2010-03-28
1 avril 2010 : examen par Apple pour l’expédition sur l’iBook Store
Et je pense déjà à tous mes Cahiers, ceux de chantier et de jardin notamment, que je vais pouvoir publier, avec des illustrations, au format ePub.
Que de projets en perspective !
J’aime vraiment ça !!!
Notes prises sur mon profil Facebook au fil de la présentation de la Keynote d’Apple le 27 janvier 2010 à San Francisco et revisitées le 2 avril 2010 la veille de la sortie de l’iPad
pfffff ça va coûter une fortune,
je vais devoir attendre des années avec mon very very petit budget !
l’avantage sur la lecture des journaux sur l’iPad (ici le New-York Times) c’est qu’on n’aura plus besoin de consommer du papier
sans le Flash : chouette !
on n’aura plus de pubs blings blings à supporter en naviguant
la présentation est impeccable comme toujours sur Mac
format A 4, portrait ou paysage,
confortable pour lire dans son lit, comme j’aime
sans s’abimer le pouce ou les mains à tenir le livre, le garder ouvert
Brushes inside
on peut faire des tableaux avec les doigts pour retrouver notre créativité de la maternelle !
et voilà l’iBooks Store et la liseuse iPad : iBooks app
c’est bien plus grand que le Kindle
vraiment comme un livre qu’on feuillette avec le doigt
mais sans le poids
« And the new iBooks application. You can carry literally thousands of books around. »
toute la bibliothèque dans l’iPad
comme déjà notre discothèque dans nos Macs
choix des polices et couleurs pour lire confortablement
les liseuses Kindle et Sony sont en noir et blanc
format ePub ouvert
new tool Page Navigator pour aller sur le net
glissé déposé exponentiel
je vois bien ça dans les mains de mon petit fils de 4 ans et demi
iWorks avec Keynote Pages et Numbers
chaque app d’iWorks = 9,99€ soir 30 dollars les trois, moins cher que la suite à 79 euros actuels sur nos Macs
donc l’iPad n’est pas fait que pour jouer voir des vidéos ou lire mais aussi travailler partout
ça remplace un ordinateur, ça fait tout, sauf le café
750 g de poids, epaisseur 11,5 mm
wi-fi et 3G
fin mars
ici en Europe faudra attendre… juin juillet
iPad 3G débloqué
999$ ?
non 499$ !
alors que le Kindle DX en N&B plus petit avec beaucoup moins de fonctions vaut 489$ !
bravo Apple !!!
« So $499 for 16GB of iPad. That’s our base model. 32GB is $599, 64GB is $799. 3G models cost an extra $130. $629, 729, and 829 with 3G. »
disponible dans 60 jours dans le monde entier
90 jours pour les modèles 3G
on peut avoir un clavier en plus… keyboard dock
à mon sens pas indispensable ou alors on sort de ses fonctions de nomadisme, légèreté et efficacité
c’est un mini ordinateur qui démode tous les autres, même mon cher MacBook
j’attendais ça depuis au moins 15 ans
super confort
ardoise magique
c’est encore mieux que ce que j’imaginais
je suis sûre que ça va redonner le goût de lire
je n’aime plus les journaux ni les revues qui encombrent,
là, ouah !
quant aux livres, j’adopte
et je publie sur ce support, sûr…
c’est mon vecteur d’expression
idéal pour les gamins dans les classes !
superdémocratique, simple pour tout le monde, à prix abordable
mieux qu’un laptop à utiliser sur canapé
« This is a magical device, at a breakthrough price. »
« We’ve always tried to be at the intersection of technology and liberal arts — we want to make the best tech, but have them be intuitive. It’s the combination of these two things that have let us make the iPad. »
11:33AM That’s it. Time for a hands-on!
si les gamins pouvaient n’avoir que ça à emmener à l’école au lieu des livres lourds, chers, qu’il faut renouveler chaque années, sincèrement moi je n’hésiterais pas
j’imagine ça aussi entre les mains de mes vieilles amies (comme entre les miennes) qui trouvent trop lourds les livres à tenir…